Catégorie : Mon cahier de troisième

  • Série noire

    Série noire

    « Série noire », cette expression peut être comprise de plusieurs manières. 
    Vous mettrez en évidence dans votre réalisation et par des moyens plastiques adéquats, la lecture que vous en faites en évitant cependant d’en rester au niveau de l’illustration ou de l’anecdote. Pour cela, vous utiliserez les supports et matériaux apportés (ou trouvés dans la réserve) dans un assemblage ou un collage ou un dispositif qui reste à créer.

    Un soin tout particulier sera porté à la présentation (accrochage, installation…) de la production.

    Notions abordées :
    noir-lumière, noir-couleur, matité, brillance, contre-couleur, monochrome, dégradé, composite, série, art sériel, système.

    Références artistiques possibles :

    • Kasimir MALEVITCH, Carré noir, peinture, 1914
    • Louise NEVELSON, Shadow & Reflection I, bas-relief, 1966
    • Pierre SOULAGE, Peinture, 29 juin 1979 
    • Allan McCOLLUM, photographie de l’installation de l’exposition « Allegories of Modernism : Contemporary Drawing » au MoMA, NY, 1992 (détail en bandeau)
    • Gilles TOUYARD, Série enflures, le piano d’après Joseph Beuys, caoutchouc, 1993
    • Anish KAPOOR, Descent Into Limbo (Descente dans les Limbes), installation, 1992
    • Zhu HONG, La photographie dans l’art contemporain, crayon sur papier noir, dimensions variables, (199 pièces), 2009
      Cette œuvre en dessin est construite d’après le livre de Charlotte Cotton intitulé La photographie dans l’art contemporain (Thames & Hudson, 2004). Reproduire les images de ce livre, c’est une façon de « rendre hommage » à la matière photographique, une façon d’affirmer que l’ensemble de mon travail se fait « d’après photo ».
    • Mike NELSON, A7 (Route du Soleil), installation, pneus, 2015
    Allan McCollum, Collection of Forty Plaster Surrogates, 1982
    Vue de l’exposition – Zhu HONG,La photographie dans l’art contemporain
    2009, crayon sur papier noir, dimensions variables, (199 pièces)

    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) : Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
      Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Dans le vif du sujet

    Dans le vif du sujet

    « L’art se nourrit de l’art. »
    André MALRAUX

    Cindy Sherman, Untitled n°224 et n°209, 1990

    Untitled n°224 et n°209, Cindy SHERMAN, 1990

    Au CDI, recherchez ce qui, dans l’histoire de l’art, relève de la citation. Comprenez comment des artistes empruntent à l’art du passé pour nourrir leur démarche plasticienne.
    Puis choisissez une œuvre peinte (œuvre emblématique) d’un artiste connu, procédez à une analyse sur le sens de l’œuvre et la démarche de l’artiste, de situer celle-ci dans son contexte historique et d’effectuer une analyse des composantes plastiques.

    En classe, provoquez un questionnement autour des œuvres trouvées, par exemple, en projetant simultanément la Vénus d’Urbino du TITIEN (1538), l’Olympia d’Édouard MANET (1863) et I Like Olympia in Black Face (1970) de Larry RIVERS.

    « Dans le vif du sujet »
    En s’appuyant sur l’œuvre retenue et sur son analyse, répondez par prise de vue photographique à l’incitation « dans le vif du sujet ».
    La photographie numérique sera privilégiée.

    Notions abordées : modèle, copie, parodie, détournement, citation, emprunt, appropriation et interprétation.

    Artistes référents : Cindy SHERMAN, David BUCKLAND, Alain JACQUET, PIERRE et GILLES, STURTEVANT, Andy WARHOL, Joel-Peter WITKIN, Ernest PIGNON-ERNEST, Gérard RANCINAN, Bernard PRAS, Martial RAYSSE…

    Chloé and Co

    Chloé Raysse, Cécile Warhol, Cécile Magritte,
    Virginie Magritte, Lise Van Gogh et Yannick Bellini.

    *The Destroyed Room, Jeff WALL, 1978, photographie, caisson lumineux, 159 x 234 cm, détail en bandeau.


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

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  • GATTACA

    GATTACA

    Dans le cadre de l’EPI « GATTACA – Progrès et rêves scientifiques », réalisez une illustration répondant à un des thèmes étudiés en classe* en utilisant principalement, voire exclusivement, les quatre signes graphiques suivants :
    _ A, C, G et T.
    Attention, conservez tous les éléments graphiques préparatoires à votre réalisation : carte mentale, croquis, compositions typographiques.

    Bienvenue à Gattaca (GATTACA) est un film américain d’anticipation réalisé par Andrew Niccol, sorti en salle en 1997.
    Acteurs : Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law.
    Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Bienvenue_à_Gattaca

    Synopsis :
    Jerome Morrow est génétiquement parfait, comme presque tous les enfants de cette société future. Amélioré dès sa conception et promis à faire parti de l’élite, Jerome est navigateur à Gattaca, le centre d’études spatiales. Il est respecté par ses supérieurs, admiré de la belle Irene et fera partie de la prochaine mission d’exploration vers Titan.
    Seulement, Jerome n’est pas celui qu’il prétend être : son vrai nom est Vincent, un non-valide, un enfant conçu naturellement, condamné aux basses besognes par sa myopie et son cœur défaillant, qui s’est révolté contre son destin. Mis en contact avec Jerome Morrow, un Anglais au profil génétique impeccable mais cloué dans un fauteuil roulant suite à une tentative de suicide, Vincent se transforme physiquement en Jerome – qui voudra désormais être appelé Eugene – et intègre, grâce à mille précautions et subterfuges, l’élite de Gattaca. Tout se déroule à merveille jusqu’à ce que le directeur du programme spatial soit assassiné…

    *Thèmes abordés lors de l’analyse du film :

    • Désir d’accomplissement,
    • Lutte contre une société inégalitaire,
    • Lutte contre sa propre nature,
    • Eugénisme,
    • Dérives technologiques ou scientifiques de la société,
    • Dualité — deux Jerome, deux frères, deux cœurs fragiles : Vincent et Irene, deux univers : Terre et Titan, deux décors : Gattaca et la maison,
    • Triomphe de l’acquis sur l’inné, du vécu sur le déterminisme.

    Références cinématographiques possibles :

    • Metropolis, Fritz LANG, 1926, 
    • Soleil Vert, R. FLEISCHER, 1973, 
    • THX-1138, George LUCAS, 1974,
    • Blade Runner, Ridley SCOTT, 1982, 
    • Brazil, Terry GILLIAM, 1985, 
    • Matrix, Andy et Larry WACHOWSKI, 1999,
    • Série Black Mirror, 2011 – .

    Références visuelles (source https://typomanie.fr) :

    La typographie (souvent abrégée en « typo ») désigne les différents procédés de composition et d’impression utilisant des caractères et des formes en relief, ainsi que l’art d’utiliser les différents types de caractères dans un but esthétique et pratique.

    Anatomy of a Murder d’Otto Preminger, 1959. Affiche de Saul BASS.

    Saul BASS est un graphiste américain (8 mai 1920, New York – 25 avril 1996, Los Angeles). Célèbre pour son travail dans le domaine cinématographique, il a collaboré avec les plus grands réalisateurs, à la fois pour la création de génériques et pour la conception d’affiches.


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

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  • Mise en boîte

    Mise en boîte

    Réalisez une mise en scène de l’extrait du film que vous aurez choisi : une scène culte ou marquante, dans et hors l’espace défini par la boîte en travaillant plus particulièrement :

    • le point de vue du spectateur (A),
    • l’étagement des plans (1, 2, 3)
    • le cadrage, les liens champ/ hors-champ (B).

    Remarques : dessinez les éléments ou servez-vous de photos de magazines, introduisez des objets… Pensez à toutes les faces de la boîte, en particulier à ménager au moins une ouverture pour permettre à la lumière d’éclairer la scène. Soyez attentif à varier l’échelle des plans, du premier plan à l’image de fond, décor de la mise en scène et à la combinaison des perspectives (naturelle/ illusionniste).

    Notions abordées : cadrage, champ/ hors-champ, profondeur de champ, étagement des plans, point de vue, échelle…



    Vue du Musée d’histoire naturelle du comté de Los Angeles
    Le diorama (de panorama avec le préfixe dia- qui se substitue au préfixe) est un dispositif de présentation par mise en situation ou mise en scène d’un modèle d’exposition (un personnage historique, fictif, un animal disparu ou encore vivant à notre ère), le faisant apparaître dans son environnement habituel.

    Boîte optique de Samuel VAN HOOGSTRATEN, 1650
    L’intérieur de la boîte est peint sur trois côtés, ainsi qu’en haut et en bas. Le sixième côté est ouvert. À l’origine, la lumière aurait pu pénétrer dans la boîte par ce côté-ci, peut-être par le biais d’un papier spécialement traité. La boîte aurait été placée près d’une fenêtre ou d’un éclairage fourni par une bougie. Il y a des trous dans les deux côtés courts qui donnent l’illusion d’une vue en trois dimensions de l’intérieur d’une maison.
    La boîte de Samuel Van Hoogstraten peinte à Dordrecht à la fin des années 1650 est un exemple inhabituel. Ornée à l’extérieur de peintures allégoriques correspondant à des chapitres d’un livre théorique que l’artiste devait écrire plus tard, elle illustre également sur son côté long l’amour de la richesse de l’artiste, qui apparaît avec un putto (angelot) tenant une corne d’abondance. L’amour de l’art et de la gloire sont les sujets des peintures représentées sur les côtés courts, tandis que le dessus est décoré d’une allégorie de l’amour physique, représentant Vénus et Cupidon au lit, peints en projection anamorphique (perspective déformée).

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, Boîte-en-valise, 1936-1941, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage… 1946-1966, installation, 153,1 x 111,2 x 300,3 cm, Philadelphia Museum of Art
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006.
    • ABSALON, Cellule # 1, 1992/1994, carton et peinture blanche.
    • Gilles BARBIER, Le monde comme une maison sur un arbre, 2010 technique mixte sur bonzaï, environ 250 x 165 x 130 cm.
    • Siah ARMAJANI, Bridge builder, 2016, installation au Kemper Museum of Contemporary Art, Kansas City.


    Joseph CORNELL, Object (Abeilles), boîte, 1940, photographie ci-dessous.


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :  les représentations et statuts de l’objet en art.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Au fil du temps, le film du temps

    Au fil du temps, le film du temps

    À défaut de pouvoir définir le temps, il est donné à chacun de le ressentir, de l’expérimenter.
    Votre réalisation (dispositif, photographie, vidéo) donnera à voir la matérialité du temps, questionnera l’idée de la durée.

    Comment l’œuvre confronte-t-elle le spectateur au temps ? En quoi votre réalisation questionne-t-elle la perception du temps du spectateur ?

    Références possibles :

    • Animal Locomotion, Eadweard MUYBRIDGE, 1872-1885, photographies
    • Pélican volant, Étienne-Jules MAREY, 1887, chronophotographie sur plaque fixe
    • La cathédrale de Rouen, Claude MONNET, 1892-1894, série de 30 tableaux
    • Nu descendant un escalier, Marcel DUCHAMP, 1912, huile sur toile
    • Date Painting, On KAWARA, à partir de 1966, peinture
    • OPALKA 1965/1-∞, Roman OPALKA, à partir de 1965
      Roman Opalka est un artiste que l’on pourrait caractériser de protocolaire. En effet, depuis 1965, il peint des lignes de nombres sur une toile. Ses nombres sont en blanc sur fond noir, il commence par peindre du coin supérieur gauche jusqu’au coin inférieur droit. Partant de 1 en 1965, il a atteint en 1972 le nombre 1 000 000. À partir de cette date, il décide d’ajouter 1% de blanc au fond de chaque toile qu’il appelle Détail. Chaque Détail s’éclaircit donc progressivement, jusqu’à ce que chaque Détail soit de nos jours presque blanc. Chaque Détail est une toile de 196 x 135 cm, les chiffres sont réalisés avec un pinceau N° 0. Lors de la réalisation de chaque Détail, il énumère la suite de nombres qu’il peint. Cette énumération est enregistrée à l’aide d’un magnétophone.
      Aussi, pour bien marquer le temps qui passe, lorsqu’il termine une séance de travail, il prend une photographie de lui-même dans des conditions invariablement identiques d’une photo à l’autre : fond blanc (en fait le Détail en cours), avec une chemise blanche, baignant dans un éclairage blanc, avec toujours la même expression sur le visage.
      Le 22 juillet 2004, Opalka en est à son 227e Détail, il était arrivé au nombre 5 486 028 (source : Le Monde du 31 juillet 2004).
    • Définitions/ méthodes, Claude RUTAULT, à partir de 1973, peinture-installation
    • The Reflecting Pool, Bill VIOLA, 1977-1979, vidéo
    • Z.O.O. (A Zed and Two Noughts), Peter GREENAWAY, 1985, film
      cf. références au peintre Johannes VERMEER (1632-1675, peintre baroque néerlandais parmi les plus célèbres du siècle d’or. Il réalisa surtout, dans un style raffiné, des peintures de genre, principalement des intérieurs montrant des scènes de la vie domestique).
    • 24 Hour Psycho, Douglas GORDON, 1993, vidéo
    • Still Life, Sam TAYLOR-JOHNSON, 2001, vidéo

    Restituer le processus d’agrégation et de désagrégation du temps et œuvrer par séquences, stratifications, dépôts successifs peuvent être des approches relativement simples à mettre en œuvre.

    Palimpseste :
    Manuscrit sur parchemin d’auteurs anciens que les copistes du Moyen Âge ont effacé pour le recouvrir d’un second texte.
    Œuvre dont l’état présent peut laisser supposer et apparaître des traces de versions antérieures.

    Œuvre éphémère :
    L’expression est couramment employée pour désigner une œuvre dont la détérioration et disparition, que ce soit par les éléments naturels, par son auteur ou par autrui, est prévue et anticipée par son auteur.


    • Questionnement(s) :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Bandeau : Détail de La Persistance de la mémoire, Salvador Dalí, 1931. C’est une huile sur toile connue dans le grand public sous le titre Les Montres molles et l’un des plus célèbres tableaux du peintre.

  • Je regarde le monde

    Je regarde le monde

    « Je regarde le monde »
    Sous la forme d’un diptyque numérique, vous créerez un dialogue entre deux écrans vidéo pour donner à voir ce que nous ne voyons plus à force de le regarder.

    « La juxtaposition de deux fragments de film ressemble plus à leur produit qu’à leur somme. » Sergei EISENSTEIN
    _ Hors-cadre, Postface au Cinéma japonais de Nikolaï Kaufman, Tea-Kino-petchat, février 1929, pp. 72-92 ; Les Cahiers de l’Art, 1930, n°1 et n°2 (sous le titre Le principe cinématographique et la peinture japonaise).

    Remarques :

    Filmer à partir d’un téléphone permet plus que d’autres appareils vidéo de rendre visible des instants fugitifs, pris sur le vif. Une caméra vidéo classique impose la décision de filmer à un moment choisi alors que cet outil permet de filmer des moments spontanés.

    Dans ce projet-là, il n’y a pas spécialement d’écriture, essayez tout de suite de répondre à la demande en faisant de petites séquences dans le genre journal extime* filmé : regarde ce que je vois, regarde ce que je fais, puis analysez-les afin de dégager un élément, une notion ou une idée qui vous serviront de lien sémantique** pour créer le dialogue avec la deuxième vidéo qui vous restera alors à filmer.

    *Extime : relatif à la part d’intimité qui est volontairement rendue publique notamment par l’usage du réseau social.
    ** Sémantique : adj. relatif à l’étude du sens.

    Aspects techniques : les contraintes de l’outil et les défauts du médium : séquence limitée, son d’une qualité moyenne, problème d’export et de postproduction… Problématique des réseaux sociaux.

    Verbalisation : rappel de quelques règles à respecter (lois), téléphone comme outil de création, film en correspondance, extimité, videoblog, vocabulaire lié au cinéma…

    Mots clefs : vidéo numérique, travaux d’élèves, usage du numérique (: créer, produire, traiter, exploiter des données), mise en scène, narration…


    Commentaires audio de Gus Van Sant : les « non moments » dans le cinéma,
    On aura tout vu, émission du 19 octobre 2007 sur France Inter.

    Filmographie de Gus Van Sant : Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot (2018), The Sea of Trees (2015), Promised Land (2012), Restless (2011), Harvey Milk (2008), Paranoid Park (2007), Last Days (2004), Elephant, Palme d’or et Prix de la mise en scène au Festival de Cannes (2003), Gerry (2002), À la rencontre de Forrester (2000), Psycho (1998), Will Hunting (1997).


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique. Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Rendre visible ce qui n’est plus

    Rendre visible ce qui n’est plus

    Comment rendre visible ce que l’image ne montre pas, ce qui n’est plus ?
    Comment l’image peut-elle mettre en évidence ce qui échappe au regard ?
    Si l’image est généralement associée au statut de preuve, pourquoi ne peut-elle pas tout représenter ?

    Pour saisir ces enjeux subtils, pour aborder à votre tour ces notions, la proposition « rendre visible ce qui n’est plus » vous invite à vous questionner sur votre rapport à la mémoire, au réel et au temps. Elle ouvre au dialogue entre le souvenir et le présent, source d’expressions poétiques, symboliques, métaphoriques, allégoriques ; elle met en regard la matérialité et la virtualité.

    Remarque :
    L’œuvre d’art est ce qui dévoile, ce qui convertit et transforme notre regard sur le monde en nous donnant à voir autrement que dans notre rapport au quotidien. Comme une sorte de révélation sur ce que nos yeux ne voient pas, ne veulent pas voir ou ne voient plus.

    Références possibles :
    La démarche photographique du Photo Album de Chino OTSUKA – http://chino.co.uk
    La série photographique The Time Elapsed Between Two Frames de Orly Zailer – http://orly-zailer.com/ (détail en bandeau)
    Réserve, Canada, Christian BOLTANSKI, Toronto, Ydessa Hendeles Art Foundation, 1988
    Tracing Shadows, Ellis GALLAGHER, New York, 2005
    L’Ombre (de moi-même), Philippe RAMETTE, 2007
    Photo Opportunities #New York, Corinne VIONNET, 2005-2013

    Monument : du latin monumentum, « ce qui fait souvenir ».



    En annexe, les documents vus en classe : fiche, carte heuristique et WTC en images.


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive. Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • P_RTR__T

    P_RTR__T

    Olympe Aguado, Autoportrait dans l’atelier à Paris, 1853-1857, tirage sur papier albuminé,
    Paris Bibliothèque Natiinale de France

    Étienne Souriau dans son Vocabulaire d’esthétique propose une définition très complète :

    « Au sens général, représentation d’une personne ; mais la définition du portrait comme concept esthétique appelle quelques précisions.
    Dans les arts plastiques, on n’emploie pas le terme de portrait pour la sculpture, et pourtant la chose y existe, mais on dit tête, buste ou statue ; portrait se dit pour une œuvre en deux dimensions, peinture ou dessin. Le portrait est donc déjà une interprétation et transcription, donc choix, pour rendre l’apparence extérieure d’une personne, quel que soit le degré de réalisme. Bien qu’uniquement visuel, le portrait peut rendre très sensible la personnalité intérieure du modèle, par de nombreux indices tels que la pose, l’expression de la physionomie, etc.
    Définition du portrait, Étienne SOURIAU, Vocabulaire d’esthétique, Paris : P.U.F., 1990, pp.1161-1162.

    En vous interrogeant sur le regard que l’on porte aujourd’hui au portrait (: notamment aux selfies, aux publications sur les réseaux sociaux), vous réaliserez un portrait photographique singulier, car paradoxal : un portrait caché. À l’oral, vous aurez à répondre aux questions suivantes : en quoi est-ce encore un portrait ? Qu’apportent à votre travail la partie cachée, l’effacement ou la disparition du sujet photographié ?

    • Portrait : L’ancien français a forgé le terme de portrait à partir de pour (préfixe à valeur intensive) et de traire (tirer) dans le sens de dessiner. Cette remarque étymologique indique le lien qui existe entre le désir de fixer les traits d’une personne et la production des images.
    • Trait : Marque caractéristique distinctive ; élément qui permet de reconnaître, d’identifier. Les traits : ensemble des lignes caractéristiques du visage de quelqu’un.
    • Caché : Qu’on ne voit pas à cause d’un obstacle. Difficile à connaître.
    • Paradoxal : Dont les caractéristiques s’opposent. Contradictoire.

    Objectifs d’apprentissage :

    • Questionner la réalité de l’image.
    • Aborder les codes, les conventions, les normes, la nature, les fonctions ou finalités d’une image.
    • Développer un regard critique sur une pratique photographique normalisée et banalisée.

    Références artistiques possibles :


    Planche extraite du Mécanisme de la physionomie humaine ou analyse électrophysiologie de l’expression des passions (1862) du Docteur G.B. Duchenne, photographie d’A.Tournachon.
    Portrait de la Comtesse Castiglione de Pierre-Louis Pierson, atelier Mayer et Pierson, 1860.


    The Photojournalist (1951) et Portrait of a woman wearing a scuba diving mask (1955) d’Andreas Fininger


    Like Every Day de Shadi Ghadirian, 2000-2001
    Fiche PDF présentant la démarche de Shadi Ghadirian

    Liu Bolin, Hiding in the City 110, Puffed Food, 2013 63 x 80 cm

    « J’ai décidé de me fondre dans l’environnement. Certains diront que je disparais dans le paysage ; je dirais pour ma part que c’est l’environnement qui s’empare de moi ».
    Liu Bolin



    Oliver Jeffers, Dipped Paintings, 2015, Oil on canvas dipped in enamel, 42 x 38 cm


    John STEZAKER, Mask XIV, 2006

    Mask XIV est un collage créé en superposant une carte postale sur une photographie en noir et blanc. La photographie est un portrait publicitaire d’un acteur non identifiable réalisé dans les années 1940 ou 1950. La carte postale est une image couleur montée sur le visage de l’acteur. Elle montre une caverne rocheuse dans laquelle une piste sablonneuse se courbe autour d’un pilier central.
    Stezaker a positionné la carte sur le visage de l’acteur afin que la silhouette sombre des ouvertures rocheuses et la courbure de la caverne s’alignent avec les contours du visage de l’acteur provoquant une lecture anthropomorphique de l’image de la carte postale : les deux ouvertures de la lumière suggèrent des yeux séparés par la colonne centrale rocheuse qui recouvre le visage de l’acteur dans la position de son nez.

    Lancée vers 1980, la série de collages de masques fut élaborée à partir des collages de photographies de plateau. Les collages suivent tous un format similaire et trompeusement simple : un portrait promotionnel d’une étoile dont le visage est recouvert d’une carte postale – ostensiblement un masque – qui ouvre une fenêtre sur un autre espace. Initialement, les cartes postales étaient des images de ponts et de grottes qui, dans certains cas, réunissaient deux protagonistes ou plus. Au fil des ans, Stezaker a élargi sa gamme d’images pour inclure des tunnels, des cavernes, des formations rocheuses telles que stalactites et stalagmites, voies ferrées, ruines et monuments historiques, des clairières et des chemins ruisseaux, cascades, les lacs et la mer.

    Source : https://www.tate.org.uk/art/artworks/stezaker-mask-xiv-t12347


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Extension corporelle

    Extension corporelle

    Créez une extension corporelle – une prothèse poétique qui modifie notre comportement et notre perception de la réalité. Inventez la fonction de cette prothèse et réalisez une photographie mettant en scène son fonctionnement.

    Stelarc, connu pour ses performances d’Art corporel dans lesquelles il mêle le corps biologique à des composants électroniques ou robotiques, suivant le principe selon lequel le corps humain est obsolète.

    Stelarc, de son vrai nom Stelios Arcadiou (né le 19 juin 1946 à Limassol, Chypre) est un artiste performer australien dont le travail explore le concept du corps et étend celui-ci à la technologie par des interfaces hommes-machines intégrant l’imagerie médicale, les prothèses, la robotique, les systèmes de réalités virtuelles et l’Internet.

    « Nous n’avons jamais eu à l’esprit notre intégrité corporelle et nous exécutons souvent des gestes involontaires. Depuis que nous avons évolué en hominidés et avons développé la locomotion bipède, nos membres supérieurs sont devenus manipulateurs et ont permis de construire des objets façonnés, des instruments et des machines. En d’autres termes, nous avons toujours été couplés à la technologie. Nous sommes des corps de prosthèses. Nous craignons ce que nous avons toujours été et ce que nous sommes déjà devenus : des zombies et des cyborgs. »

    Autres références possibles :

    Michael BURTON et Michiko NITTA, AlgaCulture, 2012
    • Rebecca HORN, The Feathered Prison Fan (Prison de plumes), 1978 (ci-dessous)
    • Rebecca HORN, Finger Gloves (ci-dessous) ou Feather Fingers (Doigts de plumes), 1972
    • Rebecca HORN, Pencil Mask (Masque-crayons), 1972
    Rebecca HORN, The Feathered Prison Fan
    Rebecca HORN, Finger Gloves

    • Questionnements :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Joachim ROTTEVEEL, Vision Machines, 2011 – GALERIE MX7
    Vision Machines est un ensemble de prothèses qui forcent à regarder l’art autrement. Dans ses recherches actuelles, Joachim Rottevee questionne dans cette série sur : comment les gens regardent l’art ? Est-il possible de forcer quelqu’un à vraiment voir une œuvre d’art ? Un spectateur doit-il être ouvert à un sujet critique et apprécier une peinture ?
    Les œuvres réalisées pour l’exposition influencent l’espace situé entre l’observateur et l’objet d’art. Le processus de regarder l’art, et la perception elle-même, sont remis en question à travers une série d’objets et de documents photographiques. Ils révèlent la propre façon de voir du spectateur et fournissent une passerelle alternative au processus de visualisation.
    Les prothèses portables sont constituées d’objets recyclés construits avec des cadres en fil de laiton et de la soudure d’argent. Les objets sont accrochés dans la galerie au niveau des yeux comme si elles étaient portées par des visiteurs invisibles. Sont également exposées des photographies de modèles qui montrent le travail.

    Blinkers – Vision Machines,  Joachim ROTTEVEEL,  2011