Catégorie : Mon cahier de troisième

  • Licorne

    Licorne

    Mattheus PLATEARIUS, Livre des simples médecines XVe siècle BNF, Manuscrits français

    La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Son origine, controversée, résulte de multiples influences, en particulier de descriptions d’animaux tels que le rhinocéros et l’antilope, issues de récits d’explorateurs.
    La licorne occidentale se distingue de ses consœurs asiatiques par son apparence, son symbolisme et son histoire. Sous l’influence du Physiologus, les bestiaires occidentaux et leurs miniatures la décrivent comme un animal sylvestre hardi et très féroce, symbole de pureté et de grâce, s’approchant volontiers de jeunes filles vierges.
    Son aspect symbolique, très riche, l’associe à la dualité de l’être humain, la recherche spirituelle, l’expérience du divin, la femme vierge, l’amour et la protection.
    La représentation physique de la licorne occidentale se fixe entre le cheval et la chèvre blanche à la fin du Moyen Âge. Elle se voit dotée d’un corps équin, d’une barbiche de bouc, de sabots fendus, et surtout d’une longue corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique, comme dans la série de tapisseries La Dame à la licorne .
    La licorne devient l’animal imaginaire le plus important de l’Occident chrétien depuis le Moyen Âge jusqu’à la fin de la Renaissance. Depuis la fin du XIXe siècle, elle figure parmi les créatures typiques des récits de Fantasy et de féerie, grâce à des œuvres comme De l’autre côté du miroir de Lewis CARROLL, La Dernière Licorne de Peter S. BEAGLE, Legend de Ridley Scott, ou encore Unico d’Osamu TEZUKA. Son imagerie moderne s’éloigne de l’héritage médiéval, pour devenir celle d’un grand cheval blanc « magique », avec une corne unique au milieu du front. 

    Enjeux de la séance

    • Découvrir et comprendre le rapport à l’animal au travers d’œuvres d’artistes.
    • Réfléchir sur la conception de l’animalité.
    • Affirmer des choix formels et expressifs pour développer leur créativité.
    • Croiser les sciences, le numérique, l’histoire, la littérature, la poésie et les arts plastiques.
    • Cultiver une attitude de curiosité pour les productions artistiques primitives ou contemporaines, locales ou internationales.

    Pour cette séance, vous réaliserez une représentation minutieuse d’un monstre* ou d’un hybride**.
    En vous appuyant sur les références artistiques proposées, votre travail graphique, pictural, photo-numérique ou sculptural vous amènera à vous interroger sur la construction du corps de la bête et plus particulièrement sur le caractère hybride de celui-ci.

    * Le monstre est un animal présentant des anomalies graves : un cheval à huit pattes
    ou un canard à trois becs. Si l’étymologie du mot « monstre » vient du latin monstrum, dérivé de monere qui signifie « faire penser, attirer l’attention sur », monstrum reste un terme du vocabulaire religieux désignant un prodige avertissant de la volonté des dieux, un signe à déchiffrer. Le monstre est donc un signe divin, une chose incroyable. Ce n’est qu’au xiie siècle que le mot désignera des êtres mythologiques ou légendaires. Il est également appliqué,
    à la même période, aux hommes qui possèdent un physique effrayant, un homme, par exemple, défiguré par la peste.
    ** L’hybride vient du latin classique ibrida signifiant « bâtard, de sang mêlé » et, spécialement, « produit du sanglier et de la truie ». C’est un être composite procédant de la réunion de plusieurs éléments caractéristiques d’espèces différentes comme la serre, la licorne, le dragon, le basilic. Le martichore, par exemple, que Pline situe en Éthiopie, ressemble à un lion rouge
    à queue de scorpion. Il est très cruel. Son nom en persan signifie « mangeur d’homme ».
    Source dossier pédagogique Les animaux fabuleux de la BnF
    Hybride : adj. constitué de deux ou plusieurs éléments qui ne se trouvent pas normalement ensemble.

    Références artistiques

    • La Dame à la Licorne,  1484 -1538, composition de six tapisseries, Musée national du Moyen-Âge, Musée de Cluny, Paris, https://youtu.be/WQh2QYt7i8A
    • Bernhard DE BREYDENBACH, Pèlerinage en Terre sainte et au Saint-Sépulcre, 1486, gravure sur bois, impression sur peau de vélin
    • Jérôme BOSCH, Le Jardin des Délices, 1503-1504, triptyque, peinture à l’huile, Musée du Prado, Madrid, https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jardin_des_délices
    • Jérôme BOSCH, La Tentation de Saint Antoine, 1506, trityque, Musée National de Lisbonne
    Conrad GESSNER, Historia Animalium, 1558
    • Conrad GESSNER, Bestiaire Historia Animalium, 1558, Bayerische Staatsbibliothek München :
      – Satyrus marinus (satyre de mer)
      – Cetus britannicus (baleine britanique)
      – Leo Marinus (lion de mer)

      Hormis les anecdotes sur les cétacés réels mais peu connus, Gessner présente tout un éventail d’observations de monstres et établit une connexion entre sirènes classiques, fées aquatiques et sirènes prémodernes. L’approche encyclopédique de Gessner montre que sa discussion s’insère dans les discussions savantes du milieu du XVIe siècle ; elle nous fait mieux connaître les pensées de plusieurs de ses contemporains sur les cétacés, la position des monstres dans la classification des espèces et l’existence des monstres marins.
    • Conrad GESSNER, Monocerote, Historia animalium I : de quadrupedibus, 1551, gravure sur bois (en bandeau)
    • Paolo CALIARI, dit VÉRONÈSE, Persée délivrant Andromède, 1568, huile sur toile, 260 x 211 cm
    • Domenico ZAMPIERI, Jeune fille vierge et licorne, 1604-1605, détail d’une fresque au Palais Farnèse à Rome
    • Antoine DIEU, Pan et Syrinx, huile sur toile 32,5 x 43,5 cm
    • Redmer HOEKSTRA, Portefolio 2012, redmerhoekstra.nl
    • Claude et François-Xavier LALANNE, L’Homme à la tête de chou, 1970, sculpture en bronze
    • CÉSAR, Centaure, 1983, statue-assemblage en bronze, Place Michel-Debré, Paris
    Joan FONCUBERTA, Alopex Stultus, 1985-1989
    • Joan FONTCUBERTA, Fauna, 1985-89, photographies
      Dans cette série, l’artiste prétend montrer des animaux chimériques qu’il aurait découverts, empaillés, en Écosse, à partir des recherches d’un scientifique mystérieusement disparu. Dans son bestiaire apparaissent : des serpents à pattes, des singes ailés, des oiseaux à carapace et même un monstre du Loch Ness. Il a lui-même fabriqué ces monstres, constitués de parties réelles d’animaux empaillés. Pour rendre cette œuvre plus réaliste, Fontcuberta a créé de faux documents prouvant l’existence de ces animaux.
      Ex. Alopex Stultus : photo du bipède poilu à tête de tortue, pouvant se camoufler verticalement comme un arbuste
    • Rona PONDICK, Animal/ Human Hybrids, 1998-2013,
    • https://www.ronapondick.com/animal-human-hybrids
    • Thomas GRÜNFELD, Misfit, 2000, taxidermie
      Collages improbables d’animaux empaillés de différentes espèces, les Misfits matérialisent des chimères semblant tout droit sorties d’un rêve. Le spectateur découvre ces animaux hybrides présentés derrière des vitrines qui ne sont pas sans rappeler les cabinets des curiosités du 18ème siècle.
    Thomas GRÜNFELD, Misfit, 2000

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art – les représentations et statuts de l’objet en art – le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Iconoclaste

    Iconoclaste

    Dans un premier temps, définir avec la classe le tableau type, le tableau idéal en utilisant le sondage de KOMAR et MELAMID (Cf. L’Art par les masses, page 68, Beaux Arts n°167, avril 1998). Puis esquisser une peinture proche de cette définition.

    À quoi ressemblerait un tableau, une peinture qui plaît à tous ? Définissons ses critères.
    La culture d’une société pourrait-elle être régie par les sondages d’opinion ? Pourrait-elle ne répondre qu’aux « likes » des réseaux sociaux ? Que produirait-elle alors ?

    À partir de ce premier tableau, modifier votre travail en répondant à l’incitation : iconoclaste ! ( « Je détruis donc je crée »)

    Iconoclaste n. et adj. – n. 1. Partisan de l’iconoclasme. 2. Celui qui veut supprimer, qui mutile ou détruit volontairement les images saintes, les oeuvres d’art, les édifices. Les iconoclastes de la Révolution mutilèrent les statues des cathédrales. Par ext. Celui qui détruit, par modernisme ou ignorance, les œuvres du passé. – adj. 1. Qui concerne l’iconoclasme. La crise, la querelle iconoclaste. 2. Par ext. Réformateurs animés d’une rage iconoclaste.

    Retina VI, Shinro Ohtake
    Shinro OHTAKE, Retina VI, 1988-1990, encre, ruban adhésif, plâtre et plastique sur photographie

    L’échange à l’oral portera sur le paradoxe de l’acte destructeur devenant dans certaines pratiques contemporaines un acte créateur.
    Termes relevés lors la verbalisation : ajout, collage, trace, stigmate, cicatrice, macule, éclaboussure, brûlure, coupure, […] et les verbes correspondant aux actions : gratter, racler, gommer, effacer, recouvrir, éclabousser, brûler, dissoudre, couper, coller, découper, scarifier, user, écraser, …

    • Utopie : représentation d’une société idéale sans défaut. C’est un genre d’apologue (: petite fable) qui se traduit, dans les écrits, par un régime politique idéal, une société parfaite ou encore une communauté d’individus vivant heureux et en harmonie, souvent écrites pour dénoncer les injustices et dérives de leurs temps.
    • Dystopie : récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. Source Wikipédia

    Artistes référents :

    • Raphael Montañez ORTIZ ET Paul PIERROT, Piano Destruction Concert, performance at the Destruction in Art Symposium, London 1966 (photographie en bandeau)
    • Sigmar POLKE, Sans titre (Hannelore Kunert), 1970-1980, photographie
    • Wolf VOSTEL, Endogen Depression, 1980, installation, 40 postes de télévision, 40 tables, béton, dimensions variables
    • Bertrand LAVIER, Giulietta, 1993, voiture accidentée, 166 x 420 x 142 cm
    • CÉSAR, Compression « Ricard », 1962, tôle d’acier laquée compressée, 153 x 73 x 65 cm
    • Christian JACCARD, Anonyme calciné (flagellation du 17e), 1980, combustion et technique mixte sur toile, 228 x 151 cm, FRAC Auvergne
    • Jean-Pierre RAYNAUD, La Maison, 1969-1993
    • ARMAN, Chopin’s Waterloo, 1962, piano détruit fixé sur panneau, 186 x 302 x 48 cm
    • Robert RAUSCHENBERG, Erased de Kooning Drawing, 1953, 64,1 x 55,2 x 1,3 cm
    • Alain JACQUET, Bulldozer 2, 8, 9 et 11, 1973, 4 sérigraphies sur papier montées sur panneau et titrées au crayon au dos, issues d’une série initialement de 12 variations, 27 x 32 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux..

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Extrait des résultats de l’enquête de KOMAR et MELAMID

    If you had to put a painting in your home, which colour would you like to see mainly?
    Blue: 39%
    No answer: 21%
    Green: 17%

    And which other colours would you like to see?
    Green: 30%
    Blue: 18%
    Yellow: 18%
    Red: 16%

    When you choose a painting, a photograph or an object for your home, do you prefer a traditional or modern style?
    Traditional: 60%
    Modern: 22%
    Both/it depends: 15%
    No answer: 3%

    Do you prefer paintings with outdoor or indoor scenes?
    Outdoor scenes: 69%
    Both, it depends: 17%
    Indoor scenes: 10%

    Which of the following subjects do you like best?
    Paintings of:
    Lakes, rivers, oceans: 42%
    Fields & rural scenes: 24%
    Forests: 10%

    Which season would you like to see in this painting?
    Fall: 39%
    Spring: 33%
    Summer: 14%

    Which of these two sentences describes how you feel the best?
    I prefer paintings that represent reality.The more they look like photographs, the better.: 69%
    I prefer abstract paintings that do not look like reality, otherwise, you may as well look at photographs.: 21%

    Source : http://awp.diaart.org/km/fra/fra.html

  • Livre-objet de voyage

    Livre-objet de voyage

    Préambule

    Qu’est ce qu’un carnet de voyage ?
    Voyage dans l’espace et le temps, le carnet de voyage est le récit vivant, visuel et littéraire d’un périple, qui oscille entre l’art graphique, le journalisme et la poésie. Il présente un art singulier et hybride, témoin subjectif de l’histoire personnelle de l’auteur.

    Qu’est-ce qu’un livre-objet ?
    Un livre-objet est un produit complexe dans lequel interviennent à la fois des éléments d’ordre textuel et/ou typographique et des éléments d’ordre artistique, le tout prenant l’apparence d’un objet qui se réfère au livre. 
    Plus qu’un simple livre, lequel, dans sa forme courante « papier », est principalement destiné à être lu et n’est conçu que par l’éditeur selon un processus industriel fixé par l’imprimeur, le livre-objet, édité à quelques exemplaires, peut être vu à la fois comme une œuvre d’art, un multiple, une sculpture convoquant différents matériaux dont le papier, mais aussi, en tant qu’il cristallise la vision singulière d’un auteur (et d’un éditeur), comme un livre total parfois inclassable, surprenant voire déroutant.
    Source Wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre-objet)

    Un livre d’artiste ?
    Un livre d’artiste est une œuvre d’art singulière prenant la forme ou adoptant l’esprit d’un livre.

    Demande

    Sur un support rappelant le livre et composé de textures que vous aurez préalablement choisies pour leur signification et leur pertinence au sujet, vous raconterez par l’image une scène de la vie quotidienne.

    Soyez attentif à la cohérence plastique dans l’utilisation des matériaux. Comment la matière du support peut-elle intervenir dans l’interprétation d’un travail plastique ? Mais aussi, soyez rigoureux au sens de lecture de votre réalisation (cf. bande dessinée et roman-photo).

    • Texture : disposition des fils (d’une chose tissée), disposition (des éléments d’une matière), arrangement de la matière.
    • Matière : ce dont une œuvre d’art est faite ; ce à quoi l’activité de l’artiste donne forme.

    Déroulé de la séquence

    1. Écrire votre projet : intention, descriptif, schéma, échantillons, 1ers essais : charte colorée, typographie, etc. Dessiner si besoin une carte mentale.
    2. Fabriquer les éléments nécessaires à la réalisation de votre livre-objet.
    3. Faire le point : décrire le travail en utilisant un vocabulaire adéquat.
    4. À la dernière séance, présenter le plus pertinemment possible le travail (: accrochage, installation, performance, etc.) et l’expliquer.
    Kurt SCHWITTERS, Merz 458 Wriedt, 1922, collage

    Références artistiques possibles :

    • Eugène DELACROIX, les carnets du Maroc, 1832, Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
    • Kurt SCHWITTERS, Merz 458 Wriedt, 1922, collage
    • Marcel DUCHAMP, La Boîte verte, 1934
    • Marcel DUCHAMP, Prière de toucher, 1947
    • Raymond HAINS, Paix en Algérie, 1956, affiche déchirée
    • William S. BURROUGHS and Brion GYSIN, Untitled (Primrose Path, the Third Mind, p.12), 1965
    • Tom PHILLIPS, A humument, 1966
    • Warja LAVATER, Blanche Neige, 1974
    • Shinro OHTAKE, Scrapbook #42 et #43, 1985
    • Dave McKEAN et Grant MORRISON, Arkham Asylum, 1989, roman graphique
    • Patrick SINGH, Carnet d’Amérique du Sud, 2001-2002
    • Christelle GUENOT, Grimoire de Brest, 2002
    • Mathias SCHMIED, Nuff Said, magazine découpé, 2005, 26 x 99 cm (en bandeau)

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Topos+graphein

    Topos+graphein

    Topos, terme issu du grec ancien τόπος signifie « lieu » et graphein : « dessiner ». 
    Étymologiquement, la topographie consiste à représenter graphiquement un lieu.

    Concevez un dispositif numérique capable de répondre à cette dernière définition.
    Sa réalisation devra être comprise comme une « création artistique topographique 2.0 » et sera libellée #topographic
    Soyez vigilant à la prise en compte de la partie graphique et à la mise en œuvre de la partie numérique. De plus, il serait souhaitable que la présentation tienne également compte de l’espace de monstration. 
    Enfin, dans le cadre d’une documentation du travail réalisé, filmez avec soin et commentez votre réalisation (ex : expliquez votre intention). 

    À propos de l’installation :
    Le dispositif spatial propre à l’installation se présente comme un espace particulier recréé, un lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste, le lieu des implications formelles symboliques et idéologiques que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations art et spectateur.

    Festival de la Création Artistique Numérique de l’Académie de Grenoble

    Comment représenter au moyen de lignes, de traits, d’outils numériques un espace géographique ou social, réel ou imaginaire ? Comment en restituer et en partager l’expérience sensible ? Comment le numérique transforme notre expérience du territoire ?
    À ces questions, trouvez des éléments de réponse en développant une carte mentale autour du mot « topographie » puis concevez et réalisez votre projet.

    Collectif 1.0.3, Projet MISMA

    Références artistiques possibles :

    • HOMÈRE, L’Iliade – le mythe du labyrinthe et du fil d’Ariane
    • Charles PERRAULT, Le Petit Poucet (Les Contes de ma mère l’Oye), 1697
    • Étienne-Jules MAREY, chronophotographies
    • Marcel DUCHAMP, Nu descendant un escalier, 1912
    • Jackson POLLOCK, Number 26 A, « Black and White », 1948, peinture glycérophtalique sur toile, 205×121,7 cm
    • Mel BOCHNER, Measurement: Room, 1969, installation
    • Giuseppe PENONE, Souffle 6 [Soffio 6], 1978, terre cuite, 158x75x79 cm
    • Saburo MURAKAMI, Passage, 8 novembre 1994, reconstitution à Paris d’une performance de l’artiste réalisée à Tokyo en 1956 lors de la deuxième exposition Gutai. Sept châssis en bois recouverts sur chaque coté de feuilles de papier craft (14 feuilles) couvert de poudre d’or, 240×240 cm
    • Heather HANSEN, Live Performance at Ochi Gallery – The Value of a Line – group show. Dec. 31, 2013
    • Rafael LOZANO-HEMMER, Voice Tunnel, 2013, installation interactive
    • Michelle TERAN, Life: A User’s Manual, 2003, performance
    • Camille UTTERBACK, Abundance, 2007, installation interactive
    • Marie SESTER, ACCESS, 2003, installation interactive
    • RobotLAb, The Big Picture (Drawings of Martian Landscape), 2014, performance robotique
    • Collectif 1.0.3, Projet MISMA – 2003 — 2018, planiscope DIASEC® contrecollé sur aluminium, 150×100 cm
    • Leonel MOURA, Bebot, 2018, installation robots traceurs, Grand-Palais, Paris
    Leonel Moura Bebot, 2018, Grand-Palais, Paris

    « – Voilà une chose que nous avons apprise de votre pays, dit Mein Herr, faire des cartes. Mais nous en avons poussé l’art beaucoup plus loin que vous. À votre avis, quelle serait la plus grande échelle de carte utile ?
    – Je dirais un centimètre pour un kilomètre.
    – Seulement un centimètre ! s’exclama Mein Herr. Nous avons très vite atteint dix mètres pour un kilomètre. Puis nous avons tenté cent mètres pour un kilomètre. Puis vint l’idée grandiose ! Nous avons réellement fabriqué une carte du pays, à l’échelle d’un kilomètre pour un kilomètre !
    – Vous vous en êtes beaucoup servie ? demandai-je.
    – Elle n’a jamais été déroulée, dit Mein Herr ; les fermiers ont protesté : ils ont dit que ça couvrirait tout le pays et que ça cacherait le soleil ! Aussi utilisons-nous le pays lui-même comme sa propre carte, et je vous assure que ça marche aussi bien. »

    Lewis CARROLL, Sylvie et Bruno, 1893. Traduit de l’anglais par Fanny Deleuze, Édition du Seuil, 1972 (Texte cité par Wim DELVOYE au début de son Atlas.)


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Sur les murs d’une salle obscure, le curseur trace, sans cesse, la silhouette de la ville. Placés au centre de la projection 360°, les spectateurs ressentent le battement imposé du dessin, le pouls de la cité. 

    Réalisation de Julie
  • Éternelle vitesse

    Éternelle vitesse

    « Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux tels des serpents à l’haleine explosive… une automobile rugissante, qui a l’air de courir sur de la mitraille, est plus belle que la Victoire le Samothrace. »
    Extrait du Manifeste du Futurisme, Filippo-Tommaso Marinetti, Le Figaro, 20 février 1909

    Comment les illustrateurs de ces 8 affiches représentent-ils la vitesse* ?

    La vitesse est le fait de parcourir un espace ou d’accomplir une action avec rapidité.
    Dynamique : relatif aux forces d’action, au mouvement.
    Un mouvement est le déplacement d’un corps par rapport à un point fixe de l’espace et à un moment déterminé. 
    Statique : qui concerne l’équilibre des forces ; à l’intérieur duquel rien n’entre en action.

    Umberto, BOCCIONI, La rue entre dans les maisons, 1911, huile sur toile, 100 x 100,6 cm

    Quels principes Umberto Boccioni applique-t-il à sa peinture la Rue entre dans les maisons (1911) ?

    • Lignes diagonales, contrastes colorés, formes enchevêtrées, compénétrations d’espaces, dédoublement, redoublement, démultiplication, entremêlement, déformation, etc.
    • Le Futurisme (1909) se caractérise par une recherche de l’expression picturale du mouvement au travers une certaine géométrisation des formes. Le mouvement est principalement fondé sur la fascination des machines, de la vitesse, et sur la décomposition du mouvement et sa représentation.

    En tenant compte des références données en préambule, comment suggérerez-vous la vitesse dans une sculpture immobile, une statue ?
    Vous réaliserez une maquette de 30 cm maximum dans la plus grande des dimensions.

    Quelques suggestions de techniques :

    • modelage (voire moulage) en plâtre,
    • modelage en pâte autodurcissante, pâte à sel*,
    • assemblage à partir d’éléments en carton, bois, fer,
    • papier mâché,
    • paper craft, origami.

    Le modelage est une technique de sculpture qui se pratique sur des matières malléables, principalement des terres comme l’argile, les pâtes à modeler (pâte à sel*), la cire, les pâtes autodurcissantes.
    Le modelage permet d’obtenir des formes par façonnage, en utilisant des outils comme des ébauchoirs et des spatules et aussi par le simple emploi des mains. Il existe plusieurs techniques de modelage, on peut par exemple obtenir une forme en retirant ou en ajoutant de la matière, ou en déformant le matériau. Pour les travaux de grandes dimensions, les sculpteurs utilisent une armature pour éviter que le matériau ne s’effondre sur lui-même. Un modelage peut être destiné à une œuvre définitive ou servir de travail préparatoire à une sculpture. Source Wikipédia

    * Pour réussir votre pâte à sel, mélanger les ingrédients suivants jusqu’à obtenir une pâte souple qui ne colle pas aux doigts. Pour ajouter de la couleur à votre pâte à sel le mieux est d’insérer ces couleurs dès la préparation de base.

    • 1 verre (20cl) de sel fin  
    • 1 verre d’eau tiède
    • 2 verres de farine
    • des colorants alimentaires

    L’assemblage est un procédé artistique consistant à fixer entre eux divers éléments (objets manufacturés, fragments d’objets) découverts par l’artiste et mis en scène par celui-ci dans le cadre d’une composition tridimensionnelle.

    Références artistiques possibles :

    • Étienne Jules MAREY, Envol du goéland, moulage de plâtre, Musée d’Orsay
    • Eadweard MUYBRIDGE, Femme descendant un escalier, 1887, photographies
    • Auguste RODIN, L’Homme qui marche, 1907, bronze
    • Raymond DUCHAMP-VILLON, Joueurs de football, 1905, bronze
    • Raymond DUCHAMP-VILLON, Le Cheval majeur, 1914
    • Umberto BOCCIONI, Formes uniques de continuité dans l’espace, 1913, tirage en bronze du plâtre original
    • Gjon MILI, photographie de Picasso dessinant, 1924
    • Alberto GIACOMETTI, Homme qui marche I, 1960, bronze
    • Costas VAROTSOS, The Runner, 1988-1994, plaques de verre
    • Peter JANSEN, Runner, 2007, polyamide, 21 x 64 x 56 cm
    • Jesús Curiá PEREZ, Downstairs, 2015-2016
    • Xavier VEILHAN, Le Carrosse, 2009. tôle d’acier, peinture acrylique ; 2,80 x 15 x 1,80 m
    Umberto BOCCIONI, Formes uniques de continuité dans l’espace, 1913
    Xavier VEILHAN, The Skater, 2015, Osan, South Korea

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Jouons !

    Jouons !

    Chloé RUCHON, Barbie-foot, 2009, fabrication Bonzini, mélaminé, hêtre naturel, acier peint, métal, plastique, liège, tissu.

    Dans quelle mesure le jeu peut-il influencer la création artistique ?

    S’emparer d’un jeu célèbre et revisiter-le pour l’utiliser comme un élément constitutif de votre réalisation plastique, proposant ainsi une réflexion sur les liens entre notre monde pratique et quotidien et le champ de l’art.
    Présenter oralement votre projet ou production en prenant appui sur vos recherches, croquis, photomontages numériques, analyser votre pratique, celle de vos pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5).

    Références artistiques possibles :

    • Wim DELVOYE, Saint Stephanus II, 1990, vitrail, acier et émail, 211 x 316 x 110 cm.
    • Marurizio CATTELAN, Stadium, 1991, baby-foot pour 22 joueurs, bois, métal et verre.
    • Chris BURDEN, Another World, 1992, métal, plastique, bois, verre et moteur électrique 110 volts avec transformateur, 220x 150 x 150 cm.
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Shuttlecocks, 1992, aluminium et plastique renforcé ; émail polyuréthane, 5,5 m de haut x 4,6 m de diamètre.
    • Pierrick SORIN, Pierrick et Jean-Loup font du foot, 1994, vidéo.
    • Gabriel OROZCO, Ping Pond Table, 1998., tables de ping-pong modifiées, eau, matériaux divers.
    • Fabrice Hyber, P.O.F. n°65 – Ballon carré, 1998–2006, cuir cousu.
    • Pierre HUYGHE, Atari Light, 1999, installation du jeu Pong, plafond lumineux de 12×12 dalles, deux manettes.
    • Laurent PERBOS, Le plus long ballon du monde, 2003, ballon de football en cuir, 175 x 25 x 25 cm.
    • Carsten HÖLLER, Unilever Series, 2006, tobogans installés à la Tate Gallery de Londres.
    • Benedetto BUFALINO, Le stade de foot dans le ciel, 2010, photomontage.
    • Belu-Simion FAINARU, Ping-Pong, 2010, table de ping-pong, filet, deux raquettes, balle, carte Israël/Palestine.
    • François CURLET, GoGolf, 2014, œuvre collective, parcours de mini-golf.
    Wim DELVOYE, Saint Stephanus II, 1990, https://wimdelvoye.be/work/goals/

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique – la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Shuttlecocks, 1992
  • Rhizome

    Rhizome

    ODEITH (né en 1976, à Damaia au Portugal) est un grapheur considéré comme une référence dans le domaine du lettrage 3D.

    Très tôt, le street artist a montré un intérêt particulier pour la perspective et l’ombrage, dans un style clair-obscur, qu’il a appelé « 3D sombre » ; ses réalisations se distinguent alors par leur réalisme et leur technique.

    En 2005, Odeith est reconnu internationalement pour ses incursions dans le domaine de l’anamorphose. Il se distingue par ses compositions créées en perspective et peintes sur surfaces particulières, telles que dans des angles à 90° entre murs ou entre mur et sol, créant ainsi un effet optique d’anamorphose.

    • Lettrage : en arts graphiques, le lettrage est le fait de tracer à la main des lettres et des textes, sans recourir à la typographie (polices de caractères numériques), ni pratiquer la calligraphie au sens strict.
    • Graff, tag : inscription ou peinture réalisées sur des murs, des monuments ou des objets souvent situés dans l’espace public.
    • Anamorphose : déformation réversible d’une image à l’aide d’un système optique ou une transformation mathématique.
    • Perspective : procédé par lequel un volume est représenté sur une surface.
    ODEITH, Anamorphic Chrome Letters Ground Reflection, 2015
    Anamorphic News

    Vous êtes invité à proposer un projet de lettrage pour un lieu proche de la salle d’arts plastiques : couloir ou montée d’escalier.
    Le lettrage que vous concevrez, évoluant en permanence, dans toutes les directions et dénué de niveaux tel un rhizome* visera notamment à s’opposer à la hiérarchie des murs du lieu que vous aurez choisi.
    Pour votre l’élaboration de votre projet à rendre sous la forme d’un visuel (planche, diaporama, etc.), vous utiliserez principalement le logiciel de modélisation 3D Google SketchUp et le logiciel de retouche d’images the GIMP.

    *Rhizome : le rhizome est la tige souterraine, généralement horizontale, de certaines plantes vivaces. Il diffère d’une racine par sa structure interne, et en ce qu’il porte des feuilles réduites à des écailles, des noeuds et des bourgeons, qui produisent des tiges aériennes et des racines adventives. C’est souvent un organe de réserve stockant de l’amidon ou de l’inuline.
    Le rhizome peut dans certains cas se ramifier considérablement et permettre ainsi la multiplication végétative de la plante, qui peut devenir proliférante ou traçante ; c’est le cas du chiendent ou des bambous.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Je lave la lumière

    Je lave la lumière

    « (…) j’accentue, je lave la lumière, la lumière, qui ronge le blanc, le blanc se change en clarté, je plonge un dessin obscur dans la lumière, la lumière dessine l’obscur (…) » Bernick, janvier 1976, Art actuel, 1976, p. 67.
    Traduisez par une production plastique ce texte, en noir ou en couleurs.

    Références possibles :

    • Le CARAVAGE, La Flagellation du Christ, 1607, huile sur toile, 286 x 213 cm
    • REMBRANDT, Le Philosophe en méditation, 1632, huile sur bois, 29 x 33 cm
    • Claude MONET, La Série des Cathédrales de Rouen , 30 tableaux représentant principalement des vues du portail occidental de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, peintes à des angles de vues et des moments de la journée différents, réalisées de 1892 à 1894.
    • Lázló MOHOLY-NAGY, Modulateur Espace-Lumière, 1930, métal, celluloïd, bois, moteur électrique.
    • MAN RAY, Le baiser, 1922, rayographie
    • MAN RAY, Solarisation, 1931, photographie
    • Dan FLAVIN, Monument for Vladimir Tatlin, 1966-1969, tubes néon
    • Christian BOLTANSKI, Théâtre d’ombres, 1984, installation
    • Anish KAPOOR, Descent into limbo, 1992, installation
    • Pierre SOULAGE et Jean-Dominique FLEURY, les vitraux de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, 1994
    • Tim NOBLE & Sue WEBSTER, Miss Understood & Mr Meanor, 1997, « sculpture d’ombre »
    • Pierre SOULAGE, Peinture 300×235 cm, 9 juillet 2000, huile sur toile
    • Olafur ELIASSON, The Project Weather, 2003, installation à la Tate Modern de Londres 
    • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation, projecteurs, machine à brouillard
    • Philippe RAMETTE, L’Ombre (de moi-même), 2007, installation
    • Ellis GALLAGHER, Cobble Hill, Brooklyn, NY, 2008, dessin au sol
    • Manfred KIELNHOFER, Time Guards / Madonna, 2010, installation

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Palimpseste contemporain

    Palimpseste contemporain

    Peut-on empiler du temps comme on empile des briques ?
    Donner à voir la matérialité du temps, restituer ce processus d’agrégation et de désagrégation, œuvrer par séquences, stratifications, dépôts successifs…

    • Éditer un champ lexical (: désigne un ensemble de noms, d’adjectifs et de verbes appartenant à une même catégorie syntaxique et liés de branches par leur sémantique) relevant de l’usure du temps ou des traces du temps.
      Exemple : rouille, oxydation, vermoulure, corrosion, craquelure, fissure, abrasion, patine, etc.
    • Lister des actions qui pourraient reproduire cette usure ou ces traces sur des matériaux habituellement utilisés en arts plastiques (: peinture, vernis, médium, papier, toile, bois, pierre, métal, etc.).
    • Proposer un mode d’emploi détaillé (: croquis, texte, échantillon) permettant de réaliser une œuvre présentant cette usure ou ces traces.

    Références artistiques possibles :

    • Kurt SCHWITTERS, Sans titre, collage signé pour Henry Cowel, 1928
    • Jacques VILLEGLÉ, ABC – 04 mars 1959, affiches lacérées marouflées sur toile 150,4 x 188,7 cm, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
    • Raymond HAINS, Sans titre, affiches déchirées sur tôle, 1963, collection Frac Nord-Pas-de-Calais (détail ci-dessus)
    • Ernest PIGNON-ERNEST, Naples, sérigraphies d’après dessins originaux au fusain et à la pierre noire, 1988-1995
      « L’histoire de Naples ne s’efface pas ; s’y superposent mythologies grecque, romaine, chrétienne. »
    Ernest PIGNON-ERNEST, Épidémies, Naples, sérigraphie, 1988-1995

    Un palimpseste est un parchemin manuscrit dont la première écriture a été effacée afin d’écrire un nouveau texte. 
    Gérard Genette emploie le mot Palimpsestes comme titre d’un ouvrage de théorie littéraire sur La littérature au second degré (Paris : Seuil, 1982). Il s’agit pour lui d’étudier sous cette catégorie un type de transtextualité qu’il baptise hypertextualité. Il comprend donc le terme palimpseste au sens figuré, métaphorique, pour montrer qu’un texte littéraire peut toujours en cacher un autre, mais que, comme dans les palimpsestes anciens, il le dissimule rarement tout à fait, de sorte que le texte se prête souvent à une double lecture où se superposent, au moins, un hypertexte et son hypotexte.
    Source Wikipédia


    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine