Catégorie : Mon cahier de troisième

  • Autoréférencé

    Autoréférencé

    Proposez une nouvelle version d’une œuvre préalablement choisie et analysée.

    Appropriation : Dans le sens le plus étroit, on parle d’appropriation si « les artistes copient consciemment et avec une réflexion stratégique » les travaux d’autres artistes. Dans ce cas, l’acte de copier et son résultat doivent être compris également comme de l’art (sinon, on parle de plagiat ou de faux), cf. emprunt.
    Remake : (mot anglais), nouvelle version d’un film, d’une œuvre littéraire, théâtrale, etc.
    Détournement : Le détournement est la réutilisation par un artiste de slogans, d’images publicitaires, de campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, souvent opposé au message original. C’est une sorte de parodie satirique, qui réutilise ou imite l’œuvre originale. Le détournement le plus connu est le détournement publicitaire. Le terme fut d’abord employé par l’Internationale situationniste. Le détournement diffère de la récupération dans laquelle les œuvres sont destinées aux médias dominants. L’utilisation faite par Barbara Kruger du détournement popularisa la technique.
    (source Wikipédia)
    Parodie : Imitation consciente et volontaire d’une œuvre littéraire ou artistique dans une intention moqueuse ou simplement comique.

    Notions abordées : détournement, modèle, copie, citation, emprunt, appropriation, interprétation…

    En quoi l’art devient-il, en quelque sorte, conscient de lui-même, c’est-à-dire autoréférentiel et réflexif ?

    Références possibles :

    • Vénus d’Urbino du TITIEN (1538)/ Olympia d’Édouard MANET (1863)/ I Like Olympia in Black Face de Larry RIVERS (1970)
    • Les Ménines de Diego VÉLASQUEZ (1656)/ Las Meninas de Pablo PICASSO (1957)
    • La Joconde de Léonard DE VINCI (1503)/ L.H.O.O.Q. de Marcel DUCHAMP (1919)
    • La Grande odalisque de Jean-Auguste-Dominique INGRES (1814)/ Made in Japan de Martial RAYSSE (1964)
    • Le Cri d’Edvard MUNCH (1893)/ Le Cri d’ERRÓ (1967)
    • Gilles BARBIER, L’Hospice, 2002, installation


    Concert champêtre du TITIEN (1508-1509)
    Le Jugement de Pâris, gravure de RAIMONDI (1514-1518)
    Déjeuner sur l’herbe d’Édouard MANET (1863)


    David avec la tête de Goliath du CARAVAGE (1606)/ Intervention d’Ernest PIGNON-ERNEST à Naples (1993)


    *Détail de Made in Japan – La Grande Odalisque (1964) de Martial RAYSSE

  • Jiro Taniguchi

    Jiro Taniguchi

    Jiro Taniguchi, l’un des grands noms de la bande dessinée japonaise, auteur notamment de Quartier lointain et L’Homme qui marche, est décédé, hier, à Tokyo, à l’âge de 69 ans.

  • Photographie non photographique

    Photographie non photographique

    Vous réaliserez une photographie révélant des caractéristiques étrangères à la photographie, à la réalité du sujet.
    Votre photographie et sa relation particulière au réel provoquent un dialogue entre l’image et son référent « réel », source d’expressions poétiques, symboliques, métaphoriques, allégoriques.

    Vous prêterez attention au cadrage, au point de vue, à la lumière, à la mise au point […] et n’utiliserez aucun filtre.

    Photographie : technique qui permet d’obtenir une image durable par l’action de la lumière ; image obtenue par ce procédé.

    Dès son invention, la photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation ; le procédé donne à voir une représentation du réel objective. L’homme ne représente plus le réel tel qu’il le voit et tel qu’il le peut, mais c’est le « réel » qui impressionne le support (par l’action directe de la lumière qui est réfléchie, ou émise, de l’objet à la surface sensible). Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l’anthropométrie (: inventée par Alphonse Bertillon). Les photographes ambitionnent de réaliser un inventaire du monde.

    Toutefois, cette objectivité a ses limites. La photographie argentique permettait déjà de travestir la réalité, d’ajouter ou de retrancher des éléments d’une image (cf. photomontage) et avec l’avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n’étaient auparavant accessibles qu’à des connaisseurs, deviennent presque à la portée de tous.
    De plus, les choix du photographe importent : choix du sujet, du cadrage, de la mise au point, mais aussi du développement, du tirage (recadrage), des retouches, etc.

    Le photographe interprète à sa façon le réel qui s’offre à lui. Ainsi, en noir et blanc, une ambiance peut être rendue dramatique par certaines techniques alors que la réalité ne l’était pas autant. Le simple fait d’attirer l’œil sur un élément, en le photographiant, modifie la perception des spectateurs (récepteurs de l’image) face à la globalité de la scène qui se voit de plus réduite à une ou plusieurs images.
    S’ajoutent à cela les limites technologiques pour représenter les couleurs, les perspectives, les sujets en mouvement, etc. Un appareil photo ne retransmet pas exactement ce que l’observateur voit. Il peut déformer, créer des aberrations chromatiques, exagérer la perspective, etc.
    (source Wikipédia)

    Objectifs :

    • Produire des images et prendre conscience de leurs spécificités : la dématérialisation par exemple.
    • Appréhender les relations entre l’image et son référent : absence du référent, prégnance du référent, image comme référent.
    • Comprendre que l’acte photographique est porteur de sens.

    Références artistiques :

    • Edouard STEICHEN, Rodin, 1903
    • Frank EUGENE, Adam et Eve, 1910
    • Paul STRAND, Photographie, 1917
    • Man RAY, Retour à la raison, 1923
    • Laszlo MOHOLY-NAGY, Sans titre, 1928
    • André KERTESZ, Distorsion, série, 1933
    • Lucas SAMARAS, Photo-Transformation, 1973
    • Franco FONTANA, Comacchio, Italie, 1976
    • Cindy HERMANN, Untitled Film Stills #15, 1978
    • Jeff WALL, La chambre détruite, 1978
    • Jan DIBBETS, GDN Rotterdam, 1981
    • Paolo GIOLI, Torso, Omagio impuro a Bayard, 1983
    • Corinne VIONNET, Photo Opportunities, 2005-2014
    • Pictorialismes : documentaire de la collection PHOTO – les grands courants de la photographie d’Arte France, Camera lucida productions.

    La photographie est-elle un art ou une simple technique de reproduction du réel ?
    Le débat ressurgit à la fin des années 1880 avec le mouvement pictorialiste, qui rejette le réalisme et l’exactitude pour une photographie artistique dont les effets cherchent à rivaliser avec le dessin et la peinture.


    Robert DEMACHY, Lutte (Camera Work 1904, N°5, janvier 1904, planche VI), 1904, Musée d’Orsay, Paris


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Suspendre le temps

    Suspendre le temps

    Évoquez la suspension du temps dans une production numérique que vous expliquerez en quelques mots.

    En quoi le numérique peut-il questionner la perception du temps du spectateur ?
    Comment l’œuvre confronte-t-elle le spectateur au temps ?

    Référence artistiques possibles :

    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, Chute d’Icare, huile sur toile, 73,5×112 cm, 1558, Musées Royaux des Beaux-arts, Bruxelles.
    • Jacques Henri LARTIGUE, Bichonnade, 40, rue Cortambert, Paris, photographie, 1905.
    • Henri Cartier BRESSON, Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, photographie, 1932.
    • Yves KLEIN, Saut dans le vide, photographie, 16 octobre 1960.
    • Bas Jan ADER, Broken Fall, performance, 1971.
    • Martin KERSELS, Falling, triptyque photographique, 1994 : la cascade d’accidents corporels se poursuit avec les Falling Photos de Martin Kersels qui avant de faire des sculptures a étudié les lois de la gravité avec son propre corps. Prenant la forme d’un triptyque, les photographies sont comme autant d’arrêts sur image d’une chute. Encore suspendu dans les airs, le corps massif de l’artiste se découpe sur fond d’étendue neigeuse.
    •  Denis DARZACQ, La série La Chute met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Breakdance, de Capoeira et de danse contemporaine. Très pures, évitant aussi bien la pose habituelle du genre que la description, ces photographies qui mettent en valeur la performance physique dans sa perfection, mais aussi dans ses déséquilibres, mêlent une incroyable énergie au sentiment de la possible perdition. De fait, ces corps en apesanteur, qui ne sont jamais accompagnés d’ombre portée, deviennent des révélateurs de l’espace urbain. (source http://www.laboratoiredugeste.com)
    • BILL VIOLA, The Reflecting Pool, 1977-1979, vidéo
    • Douglas GORDON, 24 Hour Psycho, film réalisé en 1993.
      Cette œuvre est une version très ralentie du grand classique d’Alfred Hitchcock, Psychose (1960). Le film propose 2 images par seconde au lieu de 24. La version proposée par Gordon dure donc 24 heures au lieu de 109 minutes d’où le titre de « 24 Hour ».

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie mise en avant d’Allan Mas – pexels.com

  • Vertoverie

    Vertoverie

    En quoi l’expérimentation visuelle peut-elle participer à la construction d’un langage ? Comment l’œuvre cinématographique ou vidéo expérimentale fait-elle sens ?

    Réalisez une très courte vidéo numérique, évoquant une journée. D’environ 50 secondes, elle répondra à un story-board et à un montage précis.
    En s’appuyant sur ce que vous avez déjà vu dans d’autres disciplines, notamment en français, faites prendre conscience aux spectateurs des dispositifs artistiques (ou non) de la prise en charge de l’évocation.

    Références possibles :

    • L’Homme à la caméra (en russe : Человек с киноаппаратом, Chelovek s kinoapparatom) est un film soviétique réalisé par Dziga Vertov en 1929. Tourné à Odessa et d’autres villes soviétiques, le synopsis de ce film muet repose sur le quotidien de ses habitants, du matin au soir (soit une journée), explorant toutes les facettes du travail, des loisirs, de la ville.
    • La Jetée est un film français de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962 et d’une durée de 28 minutes. Ce film expérimental est en fait, à l’exception d’un seul plan filmé, un diaporama de photographies en noir et blanc (un photo-roman selon le générique), commentées par un narrateur unique. Le film est accompagné d’une bande-son réalisée par Trevor Duncan. Cela donne à ce récit très singulier un fort contenu poétique et sert à représenter une face de la réalité : les souvenirs que l’on a d’un moment de sa vie sont partiels, tronqués.

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la narration visuelle
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
      S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

    Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)
      Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Pas l’ombre de lui-même

    Pas l’ombre de lui-même

    Proposez un dispositif donnant à voir l’ombre de silhouettes d’objets alors même que ces objets sont absents.

    En quoi la lumière ou l’ombre peuvent-elles faire sens dans une œuvre ?

    Références artistiques possibles :

    • Jean-Baptiste REGNAULT, L’Origine de la Peinture. 1786, à voir comme contre-exemple puisque l’ombre y représente de la façon la plus fidèle possible son modèle.
    • Philippe RAMETTE, L’Ombre (de moi-même), 2007, installation.
    • Tim NOBLE et Sue WEBSTER, François LORIOT et Chantal MÉLIA sont des exemples directement en lien avec l’incitation où il y a bien un décalage entre l’origine de l’ombre et celle-ci.
    • Jean-Léon GÉRÔME, Jérusalem dit aussi Golgotha, consumatum est, 1867.
    • Christian BOLTANSKI, Les Ombres, 1987, installation, bougies et figurines sur équerres. L’intérêt de cette référence étant la bougie comme source lumineuse qui contribue au caractère poétique de l’œuvre.
    • Sergueï EISENSTEIN, Ivan Le Terrible, 1945.
    • Tim BURTON, Vincent, 1982, court métrage d’animation.

    • Questionnements :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Métamorphose emblématique du lieu

    Métamorphose emblématique du lieu

    Comment une œuvre questionne la perception et la réception d’un lieu ?

    Proposer un projet collectif ayant pour objectif de métamorphoser la perception habituelle d’un lieu emblématique du collège. Votre projet d’intervention plastique questionnera les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace construit.


    Tadashi KAWAMATA, Gandamaison, Versailles, 2008


    Lawrence WEINER, REDUCED, 1970, Text on wall, Dimensions variable, Collection of the Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution, Washington, DC.

    Références possibles :

    • Hans HOLBEIN le Jeune, Les ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 206 x 209 cm, Renaissance, National Gallery.
    • Marcel DUCHAMP, 16 miles of string, 1942. Exposition First paper of surrealism, New York.
    • Lawrence WEINER, Reduced, 1970, Art conceptuel.
    • Georges ROUSSE, Anamorphose(s), juin-octobre 2013, Chapelle de la Visitation, Thonon-Les-Bains.
    • Felice VARINI, Vingt-trois disques évidés plus douze moitiés et quatre-quarts, 2013, vidéo de 3 minutes de la RMN ; Extension, 2004.
    • Tadashi KAWAMATA, Gandamaison, Versailles, 2008
    • Joseph EGAN, It’s a point of view, 2011.
    • Chiharu SHIOTA, Infinity, 2014.

    Source : site disciplinaire de l’Académie de Grenoble


    Questionnements :

    • L’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.
    • Le dispositif de représentation.
    • La présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres ; l’architecture.
    • L’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; l’espace et le temps comme matériaux de l’œuvre, la mobilisation des sens ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée.

    Compétences :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain.

    *Vue de l’installation Magic Carpets de Miguel CHEVALIER au Milton Keynes, 2016

  • À mettre ensemble

    À mettre ensemble

    En quoi les objets dans leur modalité de présentation peuvent-ils modifier la perception du contexte* ?

    Réalisez une mise en scène d’objets (sans valeur) qui permette de modifier la perception que l’on a d’eux.

    *Contexte : Ensemble des circonstances dans lesquelles s’insère un fait, un événement. Synonymes : situation, circonstance, climat, condition, conjoncture, cours des choses, état de choses, état de fait, paysage, position, situation, tenants et aboutissants.

    Assemblage : équivalent tridimensionnel du collage. Œuvre constituée d’éléments initialement distincts, souvent de natures différentes, rendus solidaires : objets ou fragments d’objets naturels ou manufacturés, formes façonnées, etc. C’est aussi le procédé qui conduit à ces œuvres.

    Installation : œuvre d’art contemporain dont les éléments, de caractère plastique ou conceptuel, sont organisés dans un espace donné.


    Questionnements

    • L’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique.
    • Les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art ; l’œuvre comme objet matériel, objet d’art, objet d’étude.

    Compétences :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Références possibles :

    • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 200×300 cm. Modern Art Museet Stockholm
    • Tadashi KAWABATA, Chairs for Abu Dhabi, 2012. Chaises, fauteuils, sofa, bancs, tabourets et structure métallique 6x7x6 m
    • Bernard PRAS, Louis XIV, Inventaire 47, 2003, photographie d’assemblage d’objets réels issus de la consommation alimentaire
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, installation, 1982
    • Joana VASCONCELOS, Marilyn, 2011, 297x155x410 cm, Galerie des Glaces, Château de Versailles
    • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d’eau, photographies en noir et blanc, 1981, Musée Guggenheim, NY
    • Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006
    • Claes OLDENBURG, Giants, sculpture, 1980


    Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982


    Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006


    *Photographie mise en avant de Stas Knop – pexels.com

  • Mort de Marc Riboud

    Mort de Marc Riboud

    Marc Riboud, le dernier des grands reporters de l’époque Capa & Cartier-Bresson, s’est éteint le 30 août dernier à l’âge de 93 ans.

    La Jeune Fille à la fleur — USA. Washington DC. 1967.
    Une jeune fille américaine, Jan Rose Kasmir, affronte les forces américaines à l’extérieur du Pentagone pendant une manifestation contre la guerre au Vietnam. Cette marche a aidé au retournement de l’opinion contre ce conflit.
    © Marc Riboud/ Magnum Photos