Catégorie : Mon cahier de troisième

  • #gunleg

    #gunleg

    Ces derniers jours, des milliers d’internautes du monde entier se sont photographiés en train d’épauler leur propre jambe. C’est l’artiste militant chinois Ai Weiwei qui a lancé le mouvement. L’artiste iconoclaste et pacifiste, bête noire des autorités communistes, a publié un cliché où on le voit, coiffé d’un chapeau de paille, mettre en joue une cible imaginaire en tenant dans ses mains sa jambe.
    Ai Weiwei, très actif sur les réseaux sociaux, a créé un mème, une image déclinée en masse sur l’internet, avec l’hashtag #gunleg. Il a lui-même sélectionné et mis sur ses comptes Instagram et Twitter une sélection de photos prises aux quatre coins de la planète et représentant des internautes dénonçant le recours aux armes à feu avec ce geste moqueur.
    Ai Weiwei a souvent par le passé critiqué l’omniprésence et l’omnipotence des forces de sécurité en Chine et ses oeuvres d’art véhiculent des messages qui agacent le pouvoir — pouvoir qui a récemment lancé une campagne de répression musclée alliant vagues d’arrestations de suspects, procès sommaires, voire exhibitions publiques de condamnés.



    http://instagram.com/aiww

  • Remake, reprise, répétition

    Remake, reprise, répétition

    La Baigneuse Valpinçon, du nom de l’un de ses propriétaires au XIXe siècle, également désignée sous le titre de Grande Baigneuse, est un tableau du peintre français Jean-Auguste-Dominique Ingres, daté de 1808 et conservé au Musée du Louvre à Paris.

    • La Baigneuse de Valpinçon, Jean-Auguste-Dominique Ingres, huile sur toile, 1808
    • Modèle nu de dos, Eugène Durieu, photographie, 1854
    • Galel, Armand Cambon, huile sur toile, 1864
    • Violon d’Ingres, Man Ray, photographie rehaussée à la mine de plomb, 1924
    • Woman once a Bird, Joël Peter Witkin, photographie, 1990
    • Femmes passives femmes faciles elles ont bon dos, Miss Tic, pochoir, 2000
  • Glitch

    Glitch

    Débordement de pixels, images distordues, le glitch art est à la mode. Le terme glitch désigne une défaillance électronique et, par extension, tout type d’accident informatique. Né dans l’underground du réseau en 2005, le genre a été popularisé par le rappeur superstar Kanye West en 2009 avec son clip Welcome to Heartbreak qui recourt à ces images en lambeaux pour illustrer un amour déliquescent. Cette esthétisation de l’erreur informatique contamine désormais la publicité, le design, et le cinéma.

    « Le glitch est l’expérience magnifique d’une interruption qui détourne un objet de sa forme et de son discours ordinaire. »
    Rosa Menkman (auteure de The Glitch Momentum et coorganisatrice du GLI.TC/H Festival).

    Manipuler, plier et casser le médium (le code) jusqu’à ce qu’il devienne quelque chose de neuf.

  • Inauguration du Musée du 11 septembre

    Inauguration du Musée du 11 septembre

    Le Musée du 11 septembre a été inauguré jeudi 15 mai à New York, après trois ans de retard. L’édifice, construit en mémoire des attentats qui ont frappé New York en 2001, se trouve à la base des tours du World Trade Center.

    Voyage 20 mètres sous terre
    Le bâtiment géométrique constitue la pointe de l’iceberg. Les visiteurs plongent progressivement jusque dans les entrailles des anciennes tours, 20 mètres en dessous de la surface.
    L’exposition In memoriam rend hommage aux victimes. Une autre, Historica, raconte le déroulement de la journée du 11 septembre, avec de nombreuses photos, des extraits des journaux télévisés et des unes de journaux.

    Le National September 11 Memorial & Museum sera ouvert au public dès le 21 mai 2014.


    Construit dans les fondations des tours du World Trade Center, le National September 11 Memorial & Museum a été inauguré jeudi à New York en présence du président Barack Obama.

  • Lieu de simulation et d’expérience visuelle

    Lieu de simulation et d’expérience visuelle

    Après avoir choisi un endroit singulier de la salle d’arts plastiques (S213), vous (équipe de trois) interviendrez sur le lieu et le donnerez à voir différemment.
    Pour se faire, il vous faudra : observer les caractéristiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits et/ ou naturels, les couleurs, la lumière, etc. Relever (croquis) les points de vue les plus significatifs du lieu ; noter et analyser le comportement qu’induit le lieu.

    Vous vous approprierez le lieu et le rendrez réactif au regard des spectateurs.
    L’œuvre unique en tant qu’objet est transformée par son espace de présentation : non seulement c’est le lieu qui définit l’œuvre mais elle ne peut exister sans celui-ci.

    Objectifs :

    • Prendre en considération, dans une production artistique, les données physiques d’un espace.
    • Réaliser une production artistique qui implique le corps (geste, mouvement, déplacement, positionnement. dans l’espace).
    • Produire du sens en disposant des objets, des matériaux, des volumes dans un espace déterminé.
    • Prendre en compte le lieu et l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique.
    • Transformer la perception d’un espace (représenté construit).

    Compétences :

    • Utiliser de façon pertinente le vocabulaire technique, analytique et sémantique des images.
    • Concevoir et conduire un projet, l’évaluer.
    • Saisir les enjeux des dispositifs de présentation.
    • Acquérir un comportement autonome et responsable.
    • Travailler en équipe, animer un groupe.

    Évaluation :

    • Capacité à expliquer.
    • Prise en compte du lieu et de l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique.
    • Cohérence de la relation entre le lieu et la production.

    Références artistiques possibles :
    Exposition du vide, Yves Klein, galerie Iris Clert, 1958.
    Le plein, Arman, galerie Iris Clert, 1960.
    A line made by walking, England, Richard Long, 1967.
    Steam (1967), Robert Morris reconstitution 1995 au CAPC.
    Untitled, Dan Flavin, tubes fluorescents, 1977.
    The Lightning Field, Walter de Maria, 1977.
    Superposition d’une surface exposable avec cette même surface basculée à 5°, François Morellet, ruban adhésif, 1977.
    Écran Total, Christian Robert-Tissot, acrylique sur bois, métal, 1998.
    Purification Room, Chen Zen, installation, 2000.
    Red, Blue & Yellow, Ann Veronica Janssens, installation jeu de lumières, 2001.
    The Project Weather, Olafur Eliasson, installation dans le Hall de Turbine de la Tate Modern de Londres, 2003.
    Estal, Georges Rousse, photographie, 2003.
    Dots Obsession, Infinity Mirrored Room, Yayoi Kusama, installation, 2011.
    Excentrique(s) Monumenta 12, Daniel Buren, Grand Palais, Paris, 2012.
    Chairs for Abu Dhabi, Tadashi Kawamata, chaises, 2012.
    Inside Out, JR, photographies, 2013.
    Vingt trois disques évidés plus douze moitiés et quatre quarts, Felice Varini, Grand Palais, Paris, 2013.


    Double porte, Michel Verjux, projecteurs de diapositives, parallélépipèdes rectangles en bois, 1985.

  • Pour une pratique artistique de l’HdA

    Pour une pratique artistique de l’HdA

    L’Histoire des arts invite les élèves à exercer un regard critique sur l’ensemble de leurs recherches et productions, à émettre des hypothèses, à établir des corrélations, à conceptualiser, à confronter des points de vue. Ici émerge une véritable pratique propre à l’HdA, que l’on associerait volontiers à toute pratique artistique.

    Aussi convient-il de tenter une exploration des différents aspects que pourrait revêtir cette pratique :

    • Appréhender l’œuvre : percevoir et interroger l’œuvre en sollicitant tous ses sens — appréhender tant les constituants plastiques (formes, grandeur, format, échelle, matérialité, couleurs…) que les significations sous-jacentes.
    • Interroger le statut des œuvres : les situer dans la chronologie temporelle, dans l’espace, de questionner leur contemporanéité et le discours qui les commente, de les confronter.
    • Présenter des œuvres : donner à voir les œuvres sélectionnées, les présenter dans des dossiers, les exposer, à les mettre en valeur… Les élèves doivent se sentir responsables et auteurs de leur présentation.
    • Réfléchir sur les enjeux professionnels.
    • Conceptualiser : commenter ses prises de position, justifier ses choix d’œuvres, donner sens à sa production, construire une démarche personnelle et la justifier.

    La pratique en Histoire des arts se conçoit alors dans une perpétuelle auto interrogation de son parcours intellectuel, de ses expériences plastiques, littéraires ou musicales, du sens et des prises de position adoptées au cours de son cheminement.

  • West Berlin, Henri Cartier-Bresson

    West Berlin, Henri Cartier-Bresson

    « La photo est, dans un même instant, la reconnaissance d’un fait en une fraction de seconde et l’organisation rigoureuse des formes aperçues visuellement qui expriment la signification du fait. »
    Henri Cartier-Bresson

    Avec Robert Capa, David Seymour, William Vandivert et George Rodger, Henri Cartier-Bresson fonde en 1947 la célèbre agence coopérative Magnum Photos. Connu pour la précision au couperet et le graphisme de ses compositions (jamais recadrées au tirage), il s’est surtout illustré dans le reportage de rue, la représentation des aspects pittoresques ou significatifs de la vie quotidienne. Il est l’inventeur du concept d’instant décisif.
    Ces photographies de Cartier-Bresson prises en 1962 dans la partie ouest de Berlin représentent des enfants jouant le long du mur de Berlin.
    Le mur semble sans fin. Cette diagonale, rugueuse et sombre, coupe l’image en deux et trace une perspective centrée sur l’extrémité de la rue ouest-allemande. D’un côté, des enfants, des jeux, du ciel, de l’autre côté, derrière les barbelés, les façades des immeubles du reste de la ville. Le mur en béton contraste avec le mouvement des enfants s’amusant.
    Cette photographie illustre la séparation des deux blocs, la rupture entre les deux pouvoirs. Le photographe expose la situation absurde. Il témoigne de son temps et des répercussions d’une telle opposition politique dans la vie courante des Berlinois.
    Le mur fut la source d’une grande polémique et permit aux États-Unis de dénoncer la politique totalitaire de l’URSS (« Ich bin ein Berliner », discours de JFK, 1963).

    West Germany 1962 West Berlin, Henri Cartier-Bresson (source www.magnumphotos.com)

    Être capable de voir et de comprendre une œuvre à partir de sa reproduction (méthodologie d’analyse d’œuvre à l’usage des élèves proposée en stage à la Villa du Parc, Annemasse)

    1/ Ce que je vois (et qui saute aux yeux) : Qu’est-ce qui est mis sous mon regard ?
    Une image en couleur sur papier ou projetée. L’ai-je déjà vue ? En reproduction ou de visu ? En ai-je vu une reproduction en noir et blanc et/ou en couleurs ? Celle-ci me paraît-elle fidèle à l’original ? Quelle est la nature de cette œuvre ? Peinture – sculpture – assemblage – installation – dessin – collage… œuvre composite ? Est-elle présentée en totalité ou partiellement ? Dans quel environnement ? Comporte-t-elle un cadre ? Quelles indications sont-elles fournies ? Légende : son format, son titre, sa datation, la technique ou le procédé utilisés…

    2/ Ce que je perçois : Comment est-ce fait ? Pourquoi ? Qu’est-ce que je comprends ?
    Est-ce une ébauche, une esquisse, une maquette, une œuvre achevée ? Sa matière (et les matériaux qui la constituent) sont-ils apparents ? Quels sont ses composants plastiques ? S’agit-il d’une composition, d’une organisation d’éléments homogènes ou non, d’une œuvre aléatoire, d’une œuvre éphémère ?
    – S’il s’agit d’une peinture :
    Quel est son degré d’iconicité (l’œuvre « fait-elle » ou non image) ? Quels en sont les rythmes principaux, quel est le rapport fond/forme en quantité et en qualité ? Perçoit-on les effets de transparence, de fluidité, d’épaisseur, de recouvrement, d’opacité, d’effacement… Quels sont les choix chromatiques, la dominante, le registre de valeurs, la lumière (éclairage ou lumière suggérée), l’organisation de I’espace, les bordures, le traitement proprement dit (touche, aplats, modelé, modulations), la gestualité apparente ou non, le dessin (cernes ou sertis, ou absence de graphisme) ?
    – S’il s’agit d’une œuvre tridimensionnelle :
    La photographie se présente-t-elle sur un fond neutre ou non ? Rapport des vides et des pleins, texture… Y a-t-il un socle ? L’œuvre est-elle montrée dans un espace spécifique, in situ, intégrée à un monument ou I’ornant ? A-t-elle une fonction, in situ, dans son contexte muséal… ? Le titre de l’œuvre et la relation titre/sujet. Les effets produits sur le spectateur. Comment sont-ils obtenus ?

    3/ Ce que je sais : (connaissances culturelles et hypothèses)
    Dans quelle période historique s’inscrit l’œuvre ? Dans quel courant artistique ? Dans quelle période de l’œuvre peinte, sculptée, gravée de I’artiste a-t-elle été réalisée ? À quoi renvoie-t-elle ? Les sources, les prolongements… Si l’œuvre est en relation étroite avec une thématique étudiée ? Quelle est la problématique générale de l’œuvre, celle plus spécifique à l’artiste ? Quelle interprétation raisonnée puis-je en faire ? Quels liens peut-on tisser avec des créations analogues, avec des modes de production différents, voire ceux d’une autre époque ?


    *Recadrage de la photographie Berlin, Henri Cartier-Bresson, 1963

  • Chino Otsuka

    Chino Otsuka

    Chino Otsuka utilise la photographie comme véhicule pour explorer les notions de mémoire et de soi, en lien avec le passage du temps. À l’âge de 10 ans, elle a volontairement quitté le Japon pour fréquenter une école alternative en Grande-Bretagne. L’expérience qu’a faite Otsuka de se familiariser avec un nouveau lieu, une différente langue et de nouvelles coutumes, à une période où elle était tout au développement de son identité d’adolescente, a profondément marqué ses œuvres. Sa série Imagine me trouver moi ressemble à une collection de photos de voyage de deux femmes, l’une jeune, l’autre plus âgée, dans divers lieux du monde : Paris, Londres, place Tiananmen. Les sujets pourraient être des sœurs, ou une mère et sa fille. Or, en réalité, les deux sujets sont Otsuka elle-même, photographiée à différents moments de sa vie.
    Par une insertion numérique d’images de sa vie adulte dans des photos de son enfance, Otsuka considère la relation souvent fluide entre passé et présent.
    (source http://chino.co.uk)

  • Sinkende Mauer

    Sinkende Mauer

    Le mémorial du « Sinkende Mauer » à Invalidenpark, en partie réaménagé entre 1996 et 1998, accueille depuis 1997 une œuvre d’art de Christophe Girot. Il s’agit d’une fontaine intitulée « Sinkende Mauer » (sinken : s’enfoncer, sombrer, décliner ; Mauer : mur) — un morceau de mur praticable, qui émerge de l’un des bassins, aspergé en été par une cascade d’eau.
    Cette œuvre est édifiée à la place de l’église Gnadenkirche, démolie en ce même lieu en 1967, à l’endroit même où se trouvait de 1967 à 1989 la caserne de la police des frontières qui gardait le point de passage d’Invalidenstraße.

    Sinkende Mauer, Christophe Girot, Berlin, Germany, 1997

    Le parc a été construit entre 1994 et 1997 à partir du projet de l’architecte Christophe Girot. Dans sa forme actuelle, il se compose de deux parties : le long d’Invalidenstraße, le parc a un aspect plus carré avec le bassin et le mur ; plus au sud, il est aménagé avec une pelouse et une partie boisée (avec des chênes) et une aire de jeux.
    Au centre de la place se trouve le bassin pavé. La surface de l’eau, sans mouvement, reflète le ciel. Le large bord du bassin est idéal pour le repos et le songe. Le « Sinkende Mauer » se dresse penché hors de l’eau et rappelle que le mur de Berlin passait juste à côté. Cette œuvre de 50 mètres de long faite de granit s’élève à son point le plus haut à 7 mètres au-dessus du niveau de l’eau et comporte un chemin qui monte progressivement vers le sud, offrant un magnifique point de vue. Au nord, le chemin enfoncé dans le sol comme une tombe met à nu une partie de la fondation de l’ancienne église Gnadenkirche.


    À partir de vos recherches et de vos connaissances, proposez puis réalisez un projet évoquant le Mur de Berlin. Vous vous donnerez les moyens de concrétiser un projet d’arts plastiques, une intention artistique. Votre réalisation, aboutie ou non, doit être l’occasion de mettre en évidence, entre intention et réalisation, le processus mis en jeu – ce qui importe, c’est que vous développez une démarche personnelle.

    1. Établir la fiche du projet : intention, descriptif sommaire, schéma, échantillons, 1ers essais.
    2. En cour de recherche, faire le point : décrire le travail et la démarche plastique en utilisant un vocabulaire adéquat.
    3. Seul ou avec l’aide du professeur, trouver au moins une œuvre pouvant être mise en relation avec le travail en cours.
    4. Rédiger quelques lignes soulignant les points importants du travail et argumenter le choix de l’œuvre mise en relation.
    5. À la dernière séance, présenter le plus pertinemment possible le projet.