Catégorie : Mon cahier de troisième

  • Emparez-vous artistiquement de la cour !

    Emparez-vous artistiquement de la cour !

    Après avoir choisi un endroit singulier de la cour de récréation, vous proposerez un projet d’intervention artistique sur ce lieu et vous le présenterez sous la forme d’un diaporama intégrant vos croquis, photomontages ou photographies de votre maquette, etc.

    Objectifs :

    • Prendre en considération, dans une production artistique, les données physiques d’un espace.
    • Réaliser une production artistique qui implique le corps (geste, mouvement, déplacement, positionnement. dans l’espace).
    • Produire du sens en disposant des objets, des matériaux, des volumes dans un espace déterminé.
    • Prendre en compte le lieu et l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique.
    • Transformer la perception d’un espace (représenté construit).

    Mots clefs : installation, in situ, performance/ happening, éphémère, objet, corps, projet, photomontage, document.

    Références artistiques possibles :

    Le plein, Arman, galerie Iris Clert, 1960.
    A line made by walking, England, Richard Long, 1967.
    Gandamaison, Tadashi Kawamata, Versailles, 2008.
    Pixel Pour, installation new-yorkaise de Kelly Goeller, 2008.
    Bodies Urban Space, Willi Doner, Berlin, le 22 aout 2009.
    Little People, Slinkachu, 2008-2010 (www.slinkachu.com).
    Art Attacks, Octupied Building, Flithy Luker, 2012 (www.filthyluker.org).

    Installation : disposition de matériaux et éléments divers dans un espace donné.
    In situ : expression latine qui indique qu’une œuvre est réalisée uniquement pour le lieu qu’elle occupe.


    Octopus Attacks in Dublin, Filthy Luker, pieuvre gonflable, 2014.

  • Réalité augmentée

    Réalité augmentée

    Extrait de Matrix, film australo-américain de science-fiction, un cyberfilm, réalisé par Larry et Andy Wachowski et sorti en 1999.

    La réalité augmentée (ou RA) est la technologie qui permet d’ajouter des éléments virtuels (texte, image, vidéo, animation, son, sensation tactile…) à notre environnement proche, dans le but de compléter notre perception du monde réel par l’ajout d’éléments fictifs non réels. Il ne faut pas confondre la réalité augmentée avec la réalité virtuelle qui plonge l’utilisateur dans un environnement virtuel.

  • OBEY – The FIRST AIM OF PHENOMENOLOGY

    OBEY – The FIRST AIM OF PHENOMENOLOGY

    The OBEY sticker campaign can be explained as an experiment in Phenomenology. Heidegger describes Phenomenology as “the process of letting things manifest themselves.” Phenomenology attempts to enable people to see clearly something that is right before their eyes but obscured; things that are so taken for granted that they are muted by abstract observation.

    The FIRST AIM OF PHENOMENOLOGY is to reawaken a sense of wonder about one’s environment. The OBEY sticker attempts to stimulate curiosity and bring people to question both the sticker and their relationship with their surroundings. Because people are not used to seeing advertisements or propaganda for which the product or motive is not obvious, frequent and novel encounters with the sticker provoke thought and possible frustration, nevertheless revitalizing the viewer’s perception and attention to detail. The sticker has no meaning but exists only to cause people to react, to contemplate and search for meaning in the sticker. Because OBEY has no actual meaning, the various reactions and interpretations of those who view it reflect their personality and the nature of their sensibilities.

    Many people who are familiar with the sticker find the image itself amusing, recognizing it as nonsensical, and are able to derive straightforward visual pleasure without burdening themselves with an explanation. The PARANOID OR CONSERVATIVE VIEWER however may be confused by the sticker’s persistent presence and condemn it as an underground cult with subversive intentions. Many stickers have been peeled down by people who were annoyed by them, considering them an eye sore and an act of petty vandalism, which is ironic considering the number of commercial graphic images everyone in American society is assaulted with daily.

    Another phenomenon the sticker has brought to light is the trendy and CONSPICUOUSLY CONSUMPTIVE nature of many members of society. For those who have been surrounded by the sticker, its familiarity and cultural resonance is comforting and owning a sticker provides a souvenir or keepsake, a memento. People have often demanded the sticker merely because they have seen it everywhere and possessing a sticker provides a sense of belonging. The Giant sticker seems mostly to be embraced by those who are (or at least want to seem to be) rebellious. Even though these people may not know the meaning of the sticker, they enjoy its slightly disruptive underground quality and wish to contribute to the furthering of its humorous and absurd presence which seems to somehow be antiestablishment/societal convention. Giant stickers are both embraced and rejected, the reason behind which, upon examination reflects the psyche of the viewer. Whether the reaction be positive or negative, the stickers existence is worthy as long as it causes people to consider the details and meanings of their surroundings. In the name of fun and observation.

    La campagne d’autocollants OBEY peut être expliquée par une expérience en phénoménologie. Heidegger décrit la phénoménologie comme « le fait de laisser les choses se manifester par elles-mêmes ». La phénoménologie vise à rendre les gens capables de voir clairement ce qui est juste devant leurs yeux, mais masquer  les choses qui sont tellement prises pour acquises qu’elles sont voilées par l’observation abstraite.
    Le premier but de la phénoménologie est de réveiller le jugement de chacun sur son environnement. Le sticker OBEY cherche à stimuler la curiosité et à amener les gens à se questionner à la fois sur l’autocollant et sur leur relation avec leur environnement. Parce que les gens n’ont pas l’habitude de voir de la publicité ou de la propagande pour laquelle le produit ou le motif n’est pas évident, les rencontres fréquentes et nouvelles avec l’autocollant provoquent la réflexion et une frustration possible, néanmoins revitalisant la perception du spectateur et son attention pour le détail. Le sticker n’a pas de signification, mais existe uniquement pour pousser les gens à réagir, à contempler et chercher un sens dans l’autocollant. Parce qu’OBEY n’a pas de signification véritable, les diverses réactions et interprétations de ceux qui le voient reflètent leur personnalité et la nature de leurs sensibilités.
    Beaucoup de personnes qui connaissent le sticker trouvent l’image en elle-même amusante, la reconnaissant comme absurde, et sont capables d’en dégager un simple plaisir visuel sans s’encombrer avec des explications. Le paranoïaque ou conservateur qui verrait l’autocollant risque d’être confus par sa présence persistante et de le considérer comme issu d’une secte clandestine ayant des intentions révolutionnaires. Bon nombre d’autocollants ont été arrachés par des gens qui étaient dérangés par eux, les considérant comme une horreur et un acte de vandalisme insignifiant, ce qui est ironique si l’on pense à toutes les images commerciales qui agressent tout le monde chaque jour dans la société américaine.
    Un autre phénomène que l’autocollant a mis en avant est la nature branchée et manifestement consommatrice de nombreux membres de la société. Pour ceux qui ont été entourés par le sticker, sa familiarité et sa résonnance culturelle sont réconfortantes, et le fait d’en posséder un permet un souvenir, une mémoire. Les gens ont souvent demandé l’autocollant simplement parce qu’ils l’avaient vu partout et que le fait de le posséder permettait une sensation d’appartenance. Le sticker The Giant semble principalement être compris par ceux qui sont (ou au moins veulent avoir l’air) révoltés. Même si ces gens peuvent ne pas connaitre le sens de l’autocollant, ils apprécient son caractère légèrement perturbateur et souhaitent encourager sa présence drôle et absurde qui semble en quelque sorte être une convention contestataire/sociétale. Les stickers Giant suscitent à la fois l’adhésion et le rejet, avec raison à l’appui, fondés sur l’examen qui reflète le psychisme de celui qui le voit. Que la réaction soit positive ou négative, l’existence de l’autocollant en vaut la peine, à partir du moment où il pousse les gens à considérer les détails et les significations de leur environnement. Au nom de l’amusement et de l’observation.
    Shepard Fairey, 1990
    http://www.obeygiant.com/about


  • Évocation spatiale d’une journée

    Évocation spatiale d’une journée

    « Je suis le ciné-œil. Je suis l’œil mécanique. Moi, machine, je vous montre le monde comme seul je peux le voir. […] C’est là que nous travaillons, nous maîtres de la vue, organisateurs de la vie visible […], maîtres des mots et des sons, les virtuoses du montage de la vie. »
    Dziga Vertov, l’Homme à la caméra, 1929

    Réalisez une très courte vidéo numérique, évoquant les lieux traversés dans une journée. D’environ 50 secondes, elle répondra à un story-board et à un montage précis.

    Ancrage dans les programmes d’arts plastiques : l’espace, l’œuvre et le spectateur.

    • Prise en compte et compréhension de l’espace de l’œuvre, rapport entre l’espace perçu et l’espace représenté, le corps du spectateur et l’œuvre (être devant, dedans, déambuler, interagir).
    • Produire in situ, s’approprier l’environnement quotidien.

    En s’appuyant sur ce que vous avez déjà vu dans d’autres disciplines, notamment en français, faites prendre conscience aux spectateurs des dispositifs artistiques (ou non) de la prise en charge du souvenir, de la mémoire.

    Répondre à ces questions peut vous aider à l’écriture du story-board.

    • Quels sont les moyens pour conserver, cristalliser le passé et donc se souvenir (d’un lieu, d’une action, d’un événement ou d’une personne) ? Photographie, croquis, album de photos, film, vidéo, stèle, tombe, monument funéraire, mémorial, musée, post-it, journal intime, agenda, calendrier, nœud à son mouchoir.
    • Est-ce que le souvenir et la mémoire sont l’exact compte-rendu ou traduction de la réalité ? Notions d’écarts : œuvre subjective ou objective ? Documentaire ou fiction ? Vision parcellaire et incomplète ?

    Références artistiques :

    Les films des frères Auguste et Louis Lumière (La sortie des usines Lumière à LyonLa MerLa Place des Cordeliers à LyonL’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat) ;
    Nanouk l’esquimau, Robert J. Flaherty, 1922 (sur Arte+7, du 2 au 9 décembre 2014) ;
    L’Homme à la caméra, Dziga Vertov, 1929 ;
    La Jetée, Chris Maker, 1962.

    La Jetée est un film français de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962 et d’une durée de 28 minutes.
    Ce film expérimental, considéré comme un chef-d’œuvre par nombre de critiques et de réalisateurs, est en fait, à l’exception d’un seul plan filmé, un diaporama de photographies en noir et blanc (un « photo-roman » selon le générique), commentées par un narrateur unique et accompagnées d’une bande-son réalisée par Trevor Duncan. Cela donne à ce récit très singulier un fort contenu poétique et sert à représenter une face de la « réalité » : les souvenirs que l’on a d’un moment de sa vie sont partiels, tronqués et lorsqu’on regarde un album photo, les souvenirs viennent dans le désordre avec des sauts dans le temps.
    (Source Wikipédia)

  • ZEVS

    ZEVS

    Artiste urbain contemporain français, il est connu depuis les années 1990 pour ses diverses œuvres de Street art, notamment dans la ville de Paris. Le pseudonyme de ZEVS — prononcé Zeus — a été choisi en hommage au nom du RER A ZEUS, qui faillit l’écraser en 1992 alors qu’il réalisait un graffiti. Une interprétation complémentaire fait du pseudonyme un acronyme : Zone d’Expérimentation Visuelle et Sonore.

    À la fin des années 1990, il forme avec Space Invader, un mini collectif, les @nonymous. Duo réalisant de petites vidéos, ils co-envahissent ensemble la ville de Montpellier en août 1999. Aux mosaïques de son partenaire, Zevs répond par des « surlignages » d’abord en bombant une manière de blason-monogramme (un nuage orageux dont deux éclairs jaillissent où se lisent le Z, le E, le V et le S) puis en silhouettant au sol d’un trait argenté les ombres d’éléments du mobilier urbain. Lors de l’exposition Street Art chez agnès b. en 2001, les @nonymous s’associent à André. Une vidéo les montre intervenant tous trois sur la façade de l’hôtel délabré Le Diplomate, rue Oberkampf à Paris. Cette période est documentée dans le film de Banksy Faites le mur ! lors de la séquence musicale Kelly Watch the Stars, tube du groupe Air datant de 1998.

    Il vit et travaille à Berlin.
    (source Wikipédia)

    Extrait de Remix cultures urbaines, Tracks, 30 août 2014, Arte

  • Exercice de recherche

    Exercice de recherche

    Légender ces six images :

    • nature de l’objet,
    • titre,
    • auteur,
    • lieu, date.

    Installation
    The Portable War Memorial
    Edward Kienholz
    1968, Musée Ludwig, Cologne, Allemagne

    Logo
    National Museum of the Marine Corps
    2006, https://www.usmcmuseum.com/

    Architecture
    National Museum of the Marine Corps
    Curtis W. Fentress
    2006, Triangle, États-Unis

    Photographie
    Raising the Flag on Iwo Jima
    Joe Rosenthal
    23 février 1945, Iwo Jima, Japon

    Sculptures
    USMC War Memorial
    Felix De Weldon
    1954, Cimetière national d’Arlington, Rosslyn, États-Unis

    Graffiti
    Iwo Jima Mc Donald’s
    Fukt
    2011, Sidney, Australie

  • The Tribute in Light illuminates one more time the sky above lower Manhattan

    The Tribute in Light illuminates one more time the sky above lower Manhattan

    The Tribute in Light illuminated the sky above lower Manhattan on Wednesday night, the eve of the 13th anniversary of the September 11 attacks. The tribute, an art installation of the Municipal Art Society, consists of 88 searchlights placed next to the site of the World Trade Center creating two vertical columns of light in remembrance of the 2001 attacks.


    source @NBCNews (http://twitter.com/nbc)

  • The Time Elapsed Between Two Frames

    The Time Elapsed Between Two Frames


    The Time Elapsed Between Two Frames : 102 years. Great grandmother Maria on the right, around 1910. Great granddaughter Claire on the left, 2012.

    In this ongoing project Orly Zailer has reproduced old photographs from various family albums with descendants of the people photographed in the original ones. She has chosen people with significant physical resemblance to their relatives. What initiated this project was a self portrait with her partner, reproducing a photograph of her parents which was taken 40 years earlier.

    http://orly-zailer.com/

  • Spectra de Ryoji Ikeda

    Spectra de Ryoji Ikeda

    La nuit du 4 au 5 août dernier, une tour de lumière brillait au-dessus de Londres pour marquer le centenaire du déclenchement de la Première Guerre Mondiale.
    Intitulée Spectra et conçue par l’artiste japonais Ryoji Ikeda, l’œuvre monumentale dominera l’horizon du crépuscule tous les soirs jusqu’au 11 août.
    L’événement fait partie de la série « Lights Out » faisant écho à une remarque faite par le secrétaire des Affaires étrangères Lord Grey quand la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne. « Les lampes s’éteignent dans toute l’Europe, » a-t-il dit, « nous ne les reverrons pas s’allumer de notre vie ».

    La pièce spectaculaire se compose de 49 projecteurs de forte puissance statiques installés à Victoria Tower Gardens, à côté de la Tamise, derrière la Chambre des Lords.
    Bien qu’elle soit visible de n’importe où à Londres, Spectra offre une expérience très différente à Victoria Tower Gardens, où une composition sonore d’ondes sinusoïdales pures est jouée en continu.

    « Spectra est une œuvre sculptée en son et en lumière, une sublime combinaison des mathématiques et de l’architecture. » James Lingwood et Michael Morris (Artangel-Event).


    Ryoji Ikeda est un artiste sonore et visuel japonais. Il est né en 1966 à Gifu et vit actuellement à Paris.
    Membre du groupe musical : Dumb Type

    Dumb Type est un collectif d’artistes multidisciplinaire fondé en 1984 à Kyoto par des étudiants de l’Université municipale des Arts de Kyoto. Il regroupe des comédiens, graphistes, vidéastes, architectes, danseurs, ingénieurs du son, musiciens, et expose ses œuvres en tous lieux, investissant l’espace par des installations complexes, pour critiquer avec un humour féroce la transformation de notre quotidien par la technologie, remettre en cause la toute-puissance des médias, ou questionner sur les frontières entre la vie et la mort.
    (source Wikipédia)