Catégorie : Mon cahier de troisième

  • Volume à facettes

    Volume à facettes

    « Je pense que dans la statuaire, en éliminant toute tentative de portrait psychologique, et en s’en tenant à un strict relevé corporel, on atteint une représentation plus universelle. »
    Xavier Veilhan

    Avec un scanner, le plasticien analyse un modèle en trois dimensions. Le fichier numérique obtenu pilote une machine qui sculpte l’objet selon la conception de l’artiste. Si le rhinocéros rouge est lisse, le lion bleu est fait de larges pans coupés qui réfléchissent la lumière. Xavier Veilhan reproduit les facettes correspondantes aux pixels de la modélisation sur ordinateur. La sculpture renvoie aux animations virtuelles en 3D des jeux vidéo au dessin anguleux imparfait.


    Le lion, Xavier Veilhan, Résine PU, 5×8,50×3 m, 2004

    À l’heure où les images 3D créées pour le cinéma sont de plus en plus difficiles à distinguer des prises de vues réelles, apparaît dans d’autres domaines, graphisme, web, photo, sculpture, vidéo une certaine nostalgie pour les premières représentations 3D facettées. Ce qui était au départ une contrainte technique devient un choix artistique (comme pour le pixel art).



    Papercraft Self Portrait, Eric Testroete, 2009

    Références possibles :
    Xavier Veilhan, Eric Testroete, Rebecca Allen (clip pour Musique non-stop de Kraftwerk datant de 1986).

  • Véronique

    Véronique

    La proposition « Emprunt/ empreint de réalité » invite à se questionner sur le rapport à la réalité que nous entretenons dans nos pratiques artistiques numériques. Elle ouvre au dialogue entre l’image et son référent, source d’expressions poétiques, symboliques, métaphoriques, allégoriques ; elle met en regard la matérialité et la virtualité.

    Remarque : l’image indicielle résulte d’une cause extérieure directe, une empreinte. Elle renvoie à une autre chose avec laquelle elle a un lien direct (: il y a eu dans la réalité un référent analogue).

    • Objets et techniques :
      Empreintes par contact : gravure, moule (idée de matrice), trace (marque), cicatrice,
      Empreintes  » à distance  » : photographie, photogramme, photocopie, scan, ombre, brûlure.
    • Références artistiques possibles :
      Marcel Duchamp, Yves Klein, Claude Viallat, George Segal, Andy Warhol, Jasper Johns, Gina Pane, Man Ray, corps de Pompéï, ombres d’Hiroshima
    • Iconographie :
      Véronique est un personnage dont l’histoire s’est développée entre le VIIe siècle et le VIIIe siècle. Dans sa version la plus connue, il s’agit d’une femme pieuse de Jérusalem qui, poussée par la compassion lorsque Jésus-Christ portait sa croix au Golgotha, lui a donné son voile pour qu’il pût s’essuyer le front. Jésus accepta et, après s’en être servi, le lui rendit avec l’image de son visage qui s’y était miraculeusement imprimée (voile de Véronique). L’iconographie chrétienne représente traditionnellement Véronique tenant un tissu où est imprimé le visage de Jésus.

    L’empreinte au XXe siècle : De la Véronique au « Verre ironique », un livre de Marie-Christine Poirée
    L’auteur propose trois stratégies artistiques autour de la légende de la Véronique, pièce d’étoffe vénérée à Rome portant l’empreinte de la face du Christ. Elle appartient aux légendes d’origine de la peinture comme celle de Narcisse ou moins connue de la Dibutade qui tente de retenir près d’elle son amant en traçant sur un mur le contour de son ombre. Le verre ironique fait référence au conseil de Léonard de Vinci qui recommandait à ses élèves l’utilisation du verre pour reproduire la nature et à propos duquel Duchamp ironisera. La Véronique en tant qu’empreinte est abordée du point de vue de la trace et de l’ombre.


    Lamps, Man Ray, rayographie, env. 1923


    Ombre portée, photographie, Hiroshima, 1945


    Corps moulés des victimes de l’éruption de 79 apr. J.-C., site de Pompéi


    With my Tongue in my Cheek, Marcel Duchamp, plâtre, crayon et papier, 1959


    Study for Skin I, Jasper Johns, fusain sur papier, 55,8×86,3 cm, 1962


    Trademarks, Vito Acconci, performance, 1970

  • Absence

    Absence

    Proposez le projet d’un travail photographique révélant l’absence.

    Absence : fait pour quelqu’un, quelque chose de ne pas se trouver à l’endroit où l’on s’attend à ce qu’il soit ; temps pendant lequel quelqu’un est absent de ce lieu ; perte momentanée de la mémoire, moment d’inattention.

    « L’ombre, le reflet et l’écho sont les attributs obligés de tout objet réel, quelle qu’en soit la nature ; s’ils viennent à manquer, […] ils déboutent par leur absence n’importe quel objet d’une prétention à la réalité. »
    Impressions fugitives : L’ombre, le reflet, l’écho, Clément Rosset, Éd. Les Éditions de Minuit, 2004

    Références possibles :
    Réserve, Canada, Christian Boltanski, Toronto, Ydessa Hendeles Art Foundation, 1988
    Tracing Shadows, Ellis Gallagher, New York, 2005
    L’Ombre (de moi-même), Philippe Ramette, 2007
    Personnes, Christian Boltanski, Grand Palais, Paris, 2010
    National September 11 Memorial & Museum, Michael Arad (architecte), Peter Walker (paysagiste), NY, 2012


    Vue aérienne du Mémorial du 11 septembre

    La nuit du 11 au 12 septembre 2013 de New York a été illuminée une fois de plus par ces deux colonnes de lumière, hommage connu sous le nom de Tribute in Light.


    Tribute in Light, septembre 2013


    *Photographie de Pol Úbeda Hervàs (série : I’m not there)

  • Face à face

    Face à face

    Élaborez un travail bidimensionnel suggérant par des moyens graphiques et picturaux un face à face, une confrontation dans un même espace entre deux volumes antagonistes*.

    *antagoniste : adverse, concurrent, ennemi, opposant, opposé, rival.

    Références possibles :
    La Bataille de San Romano, Paolo Uccello, trois panneaux de 3×2 m, 1456 ;
    El Tres de Mayo, Francisco de Goya, huile sur toile, 2,66×3,45 m, 1814 ;
    La Charge des lanciers, Umberto Boccioni, collage et gouache sur carton, 32×50 cm, 1915 ;
    Le pavillon soviétique face au pavillon allemand, Exposition universelle de 1937 à Paris ;
    Marcel Duchamp, Bilboquet, jeu en bois, hauteur de 22,2 cm, 1910
    Quelques œuvres d’Alberto Giacometti :

    • Homme et Femme, le couple, bronze 40x40x16,5 cm, 1928-1929 (en photo ci-dessous) ;
    • Objet désagréable à jeter, bois 19,6x31x29 cm,1931 ;
    • Boule suspendue, plâtre et métal 60,6×35,6×36,1 cm, 1931 ;
    • Pointe à l’œil (Relations désagrégeantes), bois et fer peint, 12,7×58,5×29,5 cm, 1932 ;

    Accession III, Eva Hesse, tubes en plastique et fibre de verre, 1968 ;
    Action sentimentale, Gina Pane, performance, 1973 ;
    Spider, Louise Bourgeois, acier et tricot, 22,9×30,5×35,6 cm, 2003.

    Notions abordées :
    composition, contraste clair-obscur, contraste coloré, matière, lisse/ rugueux, mat/brillant, forme/ contre-forme.


    *René MAGRITTE, Les Amants, 1928, huile sur toile, 54 × 73,4 cm, détail

  • Yarn Bombing

    Yarn Bombing

    « Le Street Art et le Graffiti sont habituellement dominés par les hommes. Le Yarn Bombing est plus féminin, c’est comme faire du Graffiti avec des pulls de grand-mère. »
    Jessie Hemmons pour le New York Times

    Le Yarn Bombing ou Knit Graffiti est une des multiples formes du Street Art. Ce mouvement inventé par Magda Sayeg apparaît aux États-Unis en 2005. Cette pratique qui consiste à recouvrir certains éléments urbains de pièces de tricot aux couleurs vives est désormais présente en Europe. Cette forme de Street Art est surtout pratiquée par des femmes.


    Lien vers le site officiel de Magda Sayeg : http://www.magdasayeg.com/

  • Autrement

    Autrement

    Après avoir choisi un endroit singulier du collège, vous proposerez une réalisation pour ce lieu, afin de le voir autrement, de le rendre réactif au regard des spectateurs.

    Pour se faire, il vous faudra documenter votre projet :

    1. Observez les caractéristiques plastiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits et/ ou naturels, les couleurs, la lumière.
    2. Relevez (croquis ou photographies numériques) les points de vue les plus significatifs du lieu.
    3. Notez et analysez le comportement qu’induit le lieu sur les élèves, le personnel du collège et notez (déduisez) les fonctions culturelles, sociales de celui-ci.

    Vous proposerez in fine votre projet d’installation* ou d’environnement* sous la forme d’une petite maquette à l’échelle.

    Environnement : d’origine anglaise et rapporté à l’art, ce terme désigne toute forme d’art constitué par la combinaison de matériaux, d’objets et d’éléments tirés du monde quotidien, répartis dans un espace que l’on peut parcourir et demandant au spectateur une pratique active.
    Installation : disposition de matériaux et d’éléments divers dans un espace ; œuvre ainsi obtenue ; mode d’expression artistique apparue au troisième tiers du XXe siècle.

    L’évaluation portera sur :
    la capacité à expliquer sa démarche,
    la capacité à interroger le lieu où se réalise la production,
    la capacité à montrer la relation entre le lieu et la production.


    Le MERZBau est une œuvre d’art dont l’auteur est Kurt Schwitters, consistant en une construction habitable de dimension variable constituée d’objets trouvés.
    Le terme MERZ provient d’un fragment de papier où se trouvait inscrit le mot allemand Kommerz, de Kommerz Bank ; Bau signifie construction en allemand.
    Kurt Schwitters travailla de 1919 à 1933 sur la forme MERZBau qui atteint la taille de huit pièces dans sa maison de Hanovre. L’arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne en 1933 contraignit Schwitters à l’exil en Norvège. Il y entama la construction d’un nouveau MERZBau dans les environs d’Oslo, mais le laissa inachevé suite à l’invasion du pays ; les restes de ce site brûlèrent en 1951. (source Wikipédia)

  • Exit Through the Kwik-E Mart

    Exit Through the Kwik-E Mart

    Canal+ a diffusé Exit Through the Kwik-E-Mart le 501ème épisode des Simpson (S23E15) invitant quatre superstars du street art américain Kenny Scharf, Ron English, Shepard Fairey et Robbie Conal.
    Dans Exit Through the Kwik-E-Mart (en référence, bien sûr, à Exit Through The Gift ShopFaites le Mur), Bart entame une carrière de street artist en réalisant des pochoirs et en collant des affiches du portrait de Homer/DOPE dans Springfield.
    La chute est inattendue et l’épisode fait écho au débat actuel : le street art en galerie est-il encore du street art ?