Catégorie : Mon cahier de quatrième

  • BOUM !

    BOUM !

    BOUM !

    #sculpture cinétique #éclatement #espace

    Votre réalisation consiste à partir d’une feuille de papier à donner à voir son éclatement, c’est-à-dire son morcellement brutal et spontané dans un mouvement centrifuge (: qui tend à s’éloigner du centre). La forme originelle et à venir ne feront alors qu’une. Si besoin, la couleur pourra renforcer la nouvelle forme.

    Vocabulaire

    • Installation : 1. Disposition de matériaux et d’éléments divers dans un espace. 2. Œuvre ainsi obtenue. 3. Mode d’expression artistique apparue au troisième tiers du XXème siècle.
    • Sculpture : activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des formes en volume, en relief, soit en ronde-bosse (statuaire), en bas-relief, par modelage, par taille directe, par soudure ou assemblage. Le terme de sculpture désigne également l’objet résultant de cette activité.
    • Assemblage : Procédé artistique qui consiste à assembler divers objets (ou parties) dans le cadre d’une réalisation en trois dimensions.
    • Origami : Art du pliage du papier.
    • Pop up : Découpe et pliage en papier se développant en volume ou mettant en mouvement certaines parties (carte ou livre à système).

    Références artistiques possibles

    • Giacomo BALLA, Lampe à Arc, 1909-1910, huile sur toile, 175 x 115 cm, MoMA, New York
    • CÉSAR, Compression Ricard, 1962, tôle peinte, 153 x 73 x 65 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Roy LICHTENSTEIN, Explosion no1, 1965, métal émaillé, 248,9 x 170,2 cm
    • Damián ORTEGA, Cosmic Thing, 2002, installation, pièces automobiles suspendues, câbles, dimensions variables
    • Damián ORTEGA, Controller of the Universe, 2007, installation, objets divers, outils à main, dimensions variables
    • E.V. DAY, Bride Fight, 2006, installation – deux robes de mariée en soie blanche, deux diadèmes, deux voiles, deux paires de chaussures, deux paires de gants, postiche, jarretières, culotte, collier de fausses perles, filament, matériel de pêche et tendeurs, approximativement 350 x 550 x 490 cm
    • Jen STARK, Coriolis Effect, 2007, papier découpé sur bois, 30 x 30 cm
    • Subodh GUPTA, Line of Control, 2008, ustensiles de cuisine en acier, 1000 x 1000 x 1000 cm
    • Kim BYOUNGHO, Soft Crash, 2011, installation, aluminium, piezo, arduino, 330 x 330 x 165 cm
    • Marc QUINN, Upshot-Knothole Grable, 2012, sculpture, marbre blanc travaillé numériquement, 180 x 150 x 150 cm
    • Alain GUERRA et Neraldo De La PAZ, Atomic, 2009, installation, vêtements, dimensions variables
    • Thomas EDWARDS et Ujin LEE, extrait de la série photographique Dust, 2009. L’œuvre est un mélange de photographie et de sculpture, qui met en scène des explosions de nuages de poussière dans différents lieux (photographie en bandeau).
    Ingo MAURER, lampe Comic Explosion, 2010, prototype, acier, aluminium, plastique
    Ingo MAURER, lampe Boom Bang, 2010, acier, aluminium, plastique, 270 x 80 x 80 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Paysage de novembre

    Paysage de novembre

    « Novembre est un beau mois. Mais il faut aimer le gris. Et l’œil en saisir la lumière. »
    _ Gilles Vigneault, extrait de La Petite Heure

    #gris #valeur #lumiere #plans

    Proposez un paysage de novembre* en révélant dans votre réalisation l’étagement des différents plans** qui structure la vue d’ensemble.

    * La perspective atmosphérique sera à privilégier dans la mesure où elle participe pleinement à l’illusion de la profondeur. Cette technique picturale consiste à marquer la profondeur de l’espace par le dégradé progressif des couleurs et l’adoucissement progressif des contours. Elle joue également sur les effets de contraste entre les plans du tableau. Ce type de mise en perspective apparaît au début au 15e siècle dans les paysages des maîtres flamands.
    Source : Perspective aérienne — Wikipédia

    ** Les plans différencient les parties de l’espace suggéré d’une représentation bidimensionnelle. Ils permettent de donner l’impression de profondeur à l’image. Le premier plan est celui qui semble être le plus près de notre regard. Le second plan est par définition celui qui se présente derrière le premier. Le dernier plan est appelé l’arrière-plan.

    Questions à se poser

    Comment rendre compte dans un paysage de la profondeur de l’étendue ? Qu’est-ce qui ne se voit pas, mais qui fait partie du paysage automnal ? Comment une œuvre plastique peut-elle rendre visible l’invisible, le sonore, l’olfactif, les sensations ?

    Essai de définition

    Dans les divers dictionnaires, le paysage est toujours défini à la fois comme une étendue
    géographique, une vue d’ensemble saisie par le regard et comme la représentation de cet
    ensemble.
    Un paysage n’existe pas en soi, c’est le spectateur qui l’invente. C’est dans le regard de celui-ci que
    s’effectue la transformation d’un espace naturel en paysage en fonction de l’interprétation culturelle qu’il en fait. Le lieu naturel est esthétiquement perçu à travers le paysage qui exerce dons la fonction d’artialisation.
    En peinture, le genre du paysage concerne tout autant la campagne, la mer (les marines) ou tout
    autre élément naturel sans oublier les villes (paysage urbain). Il peut être combiné avec d’autres
    genres et apparaît dans des scènes religieuses, des scènes de genre, dans lesquelles il prend alors le rôle de fond.

    Source dossier pédagogique Le paysage au Musée des Beaux-Arts de Nantes

    Claude MONET, La Pie, 1868

    Références artistiques possibles

    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, Paysage d’hiver, 1565, Musée des Beaux-Arts, Anvers
    • Utagawa HIROSHIGE, Nuit de neige à Kambara (estampe de la série des Cinquante-trois Stations du Tōkaidō), 25,6 x 38,3 cm, nishiki-e, 1833
    • Claude MONET, La Charrette. Route sous la neige à Honfleur, huile sur toile, 92,5 x 65 cm, vers 1867, Musée d’Orsay, Paris.
      La campagne recouverte de neige donne à Monet l’occasion d’étudier les variations de la lumière et de jouer sur les nuances. Souhaitant rénover la représentation du paysage, l’artiste utilise un nombre limité de teintes.
      Source https://www.musee-orsay.fr/
    • Claude MONET, La Pie, huile sur toile, 130 x 89 cm, région d’Étretat, 1868, Musée d’Orsay, Paris
    • Gustave COURBET, Paysage d’hiver (La Gorge aux loups, forêt de Fontainebleau), huile sur toile, 60 x 73 cm, 1870, Collection privée, François Bertin/ Granvaux/ Prolitteris
    • Alfred SISLEY, La Place du Chenil à Marly, effet de neige, huile sur toile,  61,5 x 50 cm, 1876, Musée des Beaux-Arts de Rouen

    • Robinet TESTARD, Le secret de l’histoire naturelle contenant les merveilles et choses mémorables du monde, 1480-1485, Bibliothèque Nationale de France
    • Caspar David FRIEDRICH, Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, huile sur toile, 95 cm x 75 cm, Kunsthalle de Hambourg, Hambourg
    • Paul CÉZANNE, La montagne Sainte Victoire,  1890,65 x 95,2, Musée d’Orsay, Paris. Les peintres au 19ème siècle sortent de leur atelier pour peindre le paysage tel qu’ils le voient ou le ressentent. “Tout dans la nature se modèle sur la sphère, le cône et le cylindre, il faut apprendre à peindre sur ces figures simples, on pourra ensuite faire tout ce qu’on voudra.” a dit Cézanne.
      Montagne Sainte-Victoire (Cézanne) — Wikipédia (wikipedia.org)
    • Edward HOPPER. Essence, 1940, huile sur toile, 102,2 x 66,7 cm, Museum of Modern Art, New York. Lumière et saturation des couleurs caractérisent ses scènes souvent désertiques traduisant une ambiance de solitude et de vide existentiel.
    • David HOCKNEY, Pearblossom Highway, 11 – 18th April 1986, #2, 1986, impression photographique, 181.6 x 271.8 cm, The J. Paul Getty Museum
    • Pierre MALPHETTES, Un arbre en bois sous un soleil électrique, 2005-2007, Collection IAC, Rhône-Alpes. Une installation qui propose un pâle avenir pour la nature dépouillée où rien ne pousse sur un sol qu’on dirait de plastique.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    En bandeau, Caspar David FRIEDRICH, La Mer de Glace, 1824, détail, huile sur toile, 96,7 × 126,9 cm, Kunsthalle de Hambourg

  • À table !

    À table !

    Proposez une production plastique bi ou tridimensionnelle répondant en écho à l’expression suivante : à table !

    #table #naturemorte #nourriture #(s)cène

    Vous accompagnerez votre réalisation avec une fiche comportant obligatoirement une carte mentale explorant l’expression : à table ! , un croquis et une phrase d’explication de votre travail.

    Nature morte

    Terme qui désigne la représentation dessinée, peinte ou photographiée d’objets inertes, de fleurs, de fruits, de légumes, de gibier ou de poissons composée d’une certaine manière dans le cadre défini par l’artiste, souvent dans une intention symbolique, par exemple la vanité évoquant la destinée mortelle de l’être humain.

    Gilles BARBIER, Festin, 2013, installation
    Revisitant les natures mortes flamandes opulentes du XVIIe siècle, Gilles Barbier s’amuse de notre voracité jamais rassasiée et nous déstabilise avec malice pour mieux nous renvoyer à l’absurdité de notre société de consommation.

    Références artistiques possibles

    • NIKIAS, Scène de banquet : des banqueteurs jouent au cottabe pendant qu’une jeune fille joue de l’aulos, 420 av. J.C. cratère en cloche attique à figures rouges, 33 cm, Salamanca Collection, Espagne
    • Léonard DE VINCI, La Cène, 1495-1498, peinture murale (tempera sur gesso), 460 x 880 cm, Église Santa Maria delle Grazie, Milan
    • Paul VÉRONÈSE, Les Noces de Cana, vers 1563, 660 x 990 cm, Musée du Louvre
    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, Le Repas de noce, huile sur bois, 114 x 164 cm, 1568, collection du Kunsthistorisches Museum, Vienne (Autriche)
    • Pieter CLAESZ, Nature morte à la tourte avec une dinde, 1627, huile sur bois, 75 x 132 cm, Rijksmuseum, Amsterdam
    • Jean Siméon CHARDIN, Raisins et grenade, huile sur toile, 47 x 57 cm, 1763, Musée du Louvre, Paris
    • Édouard MANET, Le déjeuner sur l’herbe, 1863, huile sur toile, 207 x 265 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Victor BRAUNER, Loup-table, 1939 – 1947, assemblage bois et parties d’un renard naturalisé, 54 x 10 x 261 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Robert DOISNEAU, Le repas des travailleurs de la chaussée, Champs Elysées, 1959, photographie
    • Claes OLDENBURG, Pastry Case I, 1961-1962, sculptures en plâtre peint, assiettes, plats et coupes, vitrine, 52,7 x 76,5 x 37,3 cm, MoMA, NY
    • Tom WESSELMANN, Still Life #24, 1962, peinture acrylique, objet en polymère, rideau, 122 x 152 cm
    • Daniel SPOERRI, Le repas hongrois (tableaux-pièges, le restaurant de la galerie J. Paris), mars 1963, métal, verre, porcelaine, tissu sur aggloméré peint, 103 x 205 x 33 cm, 114 kg, Galerie J. 8, rue Montfaucon, Paris VI
    • ERRÓ, Foodscape, 1964, peinture glycérophtalique sur toile, 201 x 302.5 cm
    • Joseph KOSUTH, One and three tables, 1965, installation dimensions variable – table : 74.5 x 58 x 88 cm, photographie : 104 x 110 cm et texte : 38 x 89 cm
    • Gordon MATTA-CLARK, Food, 1971 – 1973, restaurant-coopératif, Soho, NY
    • Daniel SPOERRI, Tableau piège, 1972, assemblage, verres, bouteilles, couverts, assiettes… sur plateau de table, sous plexiglas, 40 x 71 x 71 cm
    • Irving PENN, Frozen Foods with String Beans, 1977, photographie, NY
    • Jorgen LETH, Andy Warhol eating a hamburger (extrait du documentaire 66 scenes from America), vidéo, 4’30, 1981
    • Vik MUNIZ, Action Photo, after Hans Namuth (Pictures Of Chocolate), 1997, épreuve chromogénique, MoMA, NY
    • BASSERODE, Table de lettres, 1998, bois de hêtre, mousse multicolore, colle, 100 x 600 x 400 cm. La Table de lettres, comme son titre l’indique littéralement, est constituée d’une table en bois avec six chaises, qui comporte une accumulation de lettres en mousse multicolore. Œuvre participative, elle donne aux visiteurs la possibilité de composer librement des mots ou des phrases, à disposer sur la table ou sur le sol.
    • Natacha LESUEUR, Sans titre, 2006, photographie (d’un plateau repas), épreuve ilfochrome, 49 x 59 cm
    • Gérard RANCINAN, The Big Supper (La Cène), photographie, 2009
    • Rirkrit TIRAVANIJA, Soup/ No Soup, événement public, avril 2012, Palais de Tokyo

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art – les représentations et statuts de l’objet en art.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Détail en bandeau : Abraham BOSSE, Les Cinq sens, 1638, planche gravée à l’eau-forte

  • Valeur de gris

    Valeur de gris

    Photographiez à l’aide d’un smartphone ou d’un appareil photo numérique une composition révélant l’arrangement d’objets du gris le plus clair au plus foncé.

    #challenge #photographie en noir et blanc

    La composition en photographie est l’art d’arranger les différents éléments (les couleurs, les formes, les lignes, les différents plans) qui entrent dans le cadre photographié. Elle doit être simple pour être efficace et attirer très vite le regard du spectateur. 

    Les conseils suivants à appliquer lors de la prise de vue vous permettront d’obtenir de meilleurs résultats :

    • suivre la règle des tiers (https://fr.wikipedia.org/wiki/Règle_des_tiers), construire l’image à partir les lignes directrices et la perspective pour diriger l’oeil humain ;
    • penser la lumière, son contraste ;
    • remplir le cadre (se rapprocher du sujet), utiliser l’espace négatif pour mettre en avant le sujet ;
    • jouer l’encadrement, la symétrie ;
    • montrer la répétition à votre avantage ;
    • composer selon le point de vue, la profondeur de champ ;
    • montrer un nombre impair de sujets ;
    • simplifier votre composition ;
    • casser les règles.

    You don’t take a photographyou make it.

    Ansel Adams

    Les valeurs de gris sont toutes les nuances qui peuvent exister entre le noir et le blanc. Autrement dit, il en existe une infinité.

    Pour aborder les valeurs, l’outil incontournable reste le crayon à papier. Il offre une large et suffisante gamme de nuances. Par ailleurs, ses mines graphites se déclinent en différents degrés de dureté pour s’adapter à vos besoins :  

    • Les plus couramment utilisées sont de dureté moyenne (HB et B). 
    • Les mines tendres, plus foncées, sont idéales pour le travail de détail ou de croquis (2B ou 4B). 

    Avec la craie, le fusain est l’un des instruments à dessin les plus anciens, à la fois simple d’usage et économique ! Le bâtonnet est parfait pour réaliser les croquis et les travaux d’ombre et de lumière, car contrairement à la mine graphite, il est mat et ne reflète pas la lumière.

    Comme le graphite, il se décline en différents degrés de dureté. Pour commencer, préférez un fusain à la mine tendre et au diamètre large, plus facile à manier. Selon la pression que vous exercerez sur lui, vous obtiendrez une large palette de nuances, du gris léger au noir intense.

    Igor OVSYANNYKOV, Stylish wardrobe, 2017, photographie en noir et blanc

    Références artistiques possibles

    • Nicéphore NIÉPCE, Point de vue du Gras, 1827, héliographie
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Point_de_vue_du_Gras
    • Jacques DAGUERRE, Composition avec fossiles et coquillages, 1837, daguerréotype
    • Hippolyte BAYARD, Jardin, 1842, photographie
    • James Abbott McNeill WHISTLER, Arrangement en gris et noir no 1, dit aussi Portrait de la mère de l’artiste, 1871, huile sur toile, 144,3 x 163 cm, Musée d’Orsay
    • Edouard STEICHEN, Le Flat-Iron, Soir, 1906, photographie
    • Alfred STIEGLITZ, À ma fenêtre, NY, 1907, photographie
    • Hein GORNY, Sans titre (Cols de chemise), 1928, photographie
    • Irving PENN, Frozen Foods, NY, 1977, photographie
    • Peter FISCHLI et David WEISS, La Masturbine de la série « Un après-midi tranquille », 1984-1985, photographie
    Irving PENN, Collapse, NY, 1980, photographie

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    W. CARTER, Nine Steps Stair in Lysekil, Sweden, 5 décembre 2017, photographie en noir et blanc, Creative Commons – CC0 – Détail en bandeau

  • La nuit

    La nuit

    La nuit sert aussi à rêver, à voir autrement ou à ne plus voir… 

    #clair/obscur #lumière #graphisme

    Par la seule utilisation de votre stylo à bille, vous créerez sur feuille un travail graphique expressif (: la peur de la nuit, le trouble, l’angoisse, etc.) et narratif (: ça se passe la nuit !).

    La nuit peut ou doit être envisagée comme un objet d’étude, riche d’enjeux culturels, plastiques, artistiques. La nuit est également un temps et un espace particulier qui change notre regard sur les objets les plus banals du quotidien.

    L’objectif de cette séquence est d’expérimenter les qualités expressives d’un outil (d’écriture plus que de dessin) et de vous amener à travailler les questions liées à la représentation à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles, imaginaires.

    Sources : FRAC des Pays de la Loire et InSitu, site académique de Nantes

    Parodie de Nighthawks de E Hopper, source inconnue

    Références artistiques possibles

    • Georges DE LA TOUR, L’apparition de l’ange à Saint Joseph dit le Songe de Saint Joseph, vers 1628-1645, huile sur toile, 93,0 x 82,2 cm, Musée des Beaux Arts de Nantes
    • Vincent VAN GOGH, Terrasse du café le soir, 1888, huile sur toile, 80,7 x 65,3 cm, Musée Kröller-Müller
    • Vincent VAN GOGH, Nuit étoilée, 1889, 73 cm x 92 cm, MoMA, NY
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_étoilée_(1889)
    • Léon SPILLIAERT, Digue et plage, Chalet Royal et galeries d’Ostende, 1908-1909, encre de Chine et aquarelle sur papier, 64 x 48 cm (détail en bandeau)
    • Georg SCHOLZ, Nächtliche Strassenszene, 1923, aquarelle, 32 x46 cm, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe
    • Paul KLEE, Fire, Full moon, 1933, huile sur toile, 65 x 50 cm, Museum Folkwang
    • Edward HOPPER, Nighthawks, 1942, 84 x 152 cm, The Art Institute of Chicago.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nighthawks
      https://www.artic.edu/artworks/111628/nighthawks
    • René MAGRITTE, Empire des lumières II, 1950-1951, 78,8 x 99,1 cm, MoMA, NY
      https://www.moma.org/collection/works/78456
    • Gerhard RICHTER, Sternbild 255-4 (Constellation), 1969, huile sur toile, 92 x92 cm, Museum Frieder Burda, Allemagne

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Haute montagne blanche

    Haute montagne blanche

    « Haute montagne blanche, sapins noirs, petites maisons blanches, prairies vertes avec des vaches noires et blanches. » U Klemm, Berlin, 1926

    #contraste #clair-obscur

    Le contraste du clair-obscur est l’un des moyens d’expression des formes les plus expressifs. Dans la composition proposée, une forme grande et sombre prend plus d’importance quand elle s’oppose à une forme petite et claire. Un ton gris paraît plus clair ou sombre selon qu’il est comparé à un ton plus sombre ou plus clair.

    Mettez en image le court texte « Haute montagne blanche ». Pour cela, vous n’utiliserez qu’un crayon à papier 2B, une estompe et une gomme. Au cours de la réalisation, vous serez attentif aux effets de contrastes. Les contrastes haut-bas, grand-petit et clair-obscur doivent être respectés dans la composition et utilisés judicieusement.

    Références artistiques possibles

    • LE CARAVAGE, Le Martyre de saint Matthieu, 1600, huile sur toile, 323 x 343 cm, Chapelle Contarelli, Église Saint-Louis-des-Français de Rome
    • REMBRANDT, Le philosophe en méditation (ou Intérieur avec Tobie et Anne), 1632, huile sur panneau de bois, 28 x 34 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Georges DE LA TOUR, Madeleine à la veilleuse, 1640 – 1645, huile sur toile, 128 x 94 cm, Musée du Louvre, Paris
      Georges de La Tour a traité, à trois reprises au moins, le thème de la Madeleine pénitente comme le prouvent les tableaux conservés au County Museum of Art de Los Angeles, à la National Gallery de Washington et au Metropolitan Museum de New York. Dernier en date, le tableau du Louvre est le plus strictement composé.
    • Edward STEICHEN, Portrait de Rodin, 1900-1903, photogravure dans Camera Work
    • Ansel ADAMS, Winter Sunrise, Sierra Nevada, from Lone Pine, 1944, photographie (en bandeau)
    • Anish KAPOOR, Descent into Limbo (Descente dans les limbes), 1992, installation à l’occasion de la Documenta 9 de Cassel (Allemagne)
      L’installation est abritée dans un bâtiment de forme cubique et éclairée par des ouvertures zénithales. Le visiteur pénètre dans une pièce aux murs blancs et distingue au sol, au milieu de la pièce, un disque noir. Il s’agit en réalité d’une illusion d’optique puisque le disque noir se révèle en fait être un trou, creusé par l’artiste dans le sol et peint en noir.
      Jouant sur un effet d’optique, l’œuvre invite le spectateur à se questionner sur ses perceptions visuelles parfois trompeuses. Source Wikipédia
      En 2016, l’artiste britannique Anish Kapoor dépose le brevet de l’ultranoir : ce noir profond qui absorbe la lumière. Il peut de manière incroyable transformer une surface noire en trou.
    Edward STEICHEN, Portrait de Rodin, 1900-1903

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Une forêt inquiétante

    Une forêt inquiétante

    Arrivés à l’orée de la forêt, les randonneurs hésitèrent un instant avant de se glisser sous la couverture sombre des arbres. À cause de l’enchevêtrement des branches qui formait une voûte au-dessus de leurs têtes, le ciel disparut de leurs champs de vision. L’obscurité se fit de plus en plus présente, plus pesante. Les ronces et les branches rendaient leur marche difficile. Le chant des oiseaux s’éloigna, le bruit de la campagne se dissipa, puis le silence les enveloppa complètement. C’était comme s’ils étaient seuls au monde, perdus dans ce chaos végétal.

    Traduisez par le dessin au fusain ce que voient les randonneurs et l’impression inquiétante qui s’en dégage.

    Objectifs

    • Exploiter les possibilités offertes par le fusain ; explorer les propriétés matérielles et plastiques du dessin.
    • S’adapter au grand format (geste, posture).
    • Identifier les relations entre l’image et son référent originel ; comprendre que l’écart avec la réalité est porteur de sens.

    Sur votre bloc-notes, vous réaliserez quelques essais et croquis préparatoires avant de travailler sur le support donné (format raisin) puis vous noterez vos observations concernant le dessin, les exploitations du fusain et des effets de noirs obtenus pour rendre la forêt inquiétante.

    Gustave DORÉ (1832 – 1883), le Cimetière dans la forêt de Chactas et Atala, 1863, monographie imprimée, illustration de Gustave Doré et gravure de Antoine-Alphée Piaud (1813 – 1867)

    Références possibles

    • John CONSTABLE, Lisière d’un bois, 1801, huile sur toile, 92 x 72cm, Art Gallery of Ontario. Le peintre s’attache à illustrer avec renfort de détails les arbres et les fougères du sous-bois. L’intrusion en bas à gauche d’un paysan et de son âne renvoit aux modèles hollandais du 17e siècle.
    • Gustave DORÉ, En marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu’il avait dans ses poches, dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de François Pierdon, 24,2 x 19,7 cm, éditée en 1862 – https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10322203w?rk=85837;2
    • Piet MONDRIAN, Arbre argenté, 1911, huile sur toile, 78,50 x 107,5 cm, Musée municipal de La Haye, Pays-Bas.
    • Jean COCTEAU, La Belle et la Bête, 1946, film, 96 min.
    • Anselm KIEFER, Mann im Wald (Homme dans la forêt), 1971, acrylique sur toile de coton, 174 x 189 cm, Collection particulière, San Francisco.
    • Andy GOLDSWORTHY, Snow ball in Trees, 1980, Robert Hall Wood, Yorkshire, photographie Cibachrome, 40,5 x 51 cm.  
    • Giuseppe PENONE,  Le vert du bois, 1987, frottage au fusain, peinture sur toile, branche d’arbre.
    • Xavier VEILHAN,  La Forêt, 1998, tissu synthétique, installation de dimensions variables, Genève, Collection MAMCO. À la lumière des néons, du feutre synthétique gris-brun recouvre irrégulièrement sols et murs et simule, autour de pièces de bois, d’immenses troncs d’arbres sur une surface de 200 m2 au travers desquels le visiteur est amené à circuler.
    • Nils UDO, Nid de lavande, 1998, Parc de Crestet, Vaison-la-Romaine, photographie couleur, 120 x 120 cm. L’œuvre s’inscrit dans le paysage, elle est photographiée mais également se visite. D’un diamètre impressionnant (15 mètres environ), le nid est composé d’un enchevêtrement de branches et de troncs noueux de chênes autour d’une cuvette circulaire en terre. Le fond est tapissé de plants serrés de lavande, interdisant d’y pénétrer au risque de les détruire. Le spectateur est donc contraint d’observer le nid de l’extérieur s’il veut préserver la nature comme le lui suggère l’artiste.
    • Giuseppe PENONE, L’Arbre aux voyelles, 1999 (installé en décembre 1999, inauguré en 2000),  bronze patiné (14 m) et arbres, Paris. Le moulage d’un chêne déraciné donne matière sculpturale au temps, conserve la mémoire du dernier état de l’arbre et crée un fossile pérenne et réaliste par ses formes, matériaux et couleurs, d’autant qu’il est placé au sein d’une végétation vivante. L’artiste intègre de plus dans son installation in situ, la plantation de cinq arbustes d’essences différentes en contact avec l’arbre moulé et en réponse aux cinq voyelles des racines de ce dernier. Ces arbres vivants vont croître avec le temps et varier avec les saisons, transformant lentement l’œuvre puis enserrant et masquant progressivement l’arbre en bronze.
    • Samuel ROUSSEAU, L’Arbre et son ombre, 2012, installation vidéo projetant des ombres portées sur un arbre réel et un écran et retraçant le cycle complet de la vie de l’arbre au fil des saisons, Clermont-Ferrand, Galerie Claire Gastaud.
    • Henrique OLIVEIRA, Baitagogo, 2013, exposition, Paris, Palais de Tokyo. L’artiste propose une installation hybride, entre urbanisme et nature, architecture et organique, en bois de Tapumes, bois utilisé au Brésil pour les palissades des chantiers. Ce nœud de bois qui s’adapte et semble naître du bâtiment même, crée un environnement fantastique et déstabilisant évoquant métaphoriquement la construction des favelas et l’agrandissement tentaculaire de la ville de Sao Paolo.
    Bois, Armoy-Thonon-les-Bains

    Questionnements

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Compétences

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Avec du ruban adhésif

    Avec du ruban adhésif

    Utilisez du ruban adhésif pour réaliser une œuvre personnelle dans laquelle il ne vous servira ni à fixer ni à coller, mais il devra jouer de manière évidente un rôle primordial, à votre choix celui de support, matériau, outil…

    #scotch

    Enjeu

    Dans cette séance, vous allez utiliser du ruban adhésif de manière à ce qu’il devienne artistique. Pour cela, il vous faudra explorer les qualités physiques de ce matériau (brillance, transparence, souplesse, plasticité, capacité à coller, à modifier l’effet de matière, à capturer des poudres, à masquer, à recouvrir, etc.) et in fine détourner le scotch de sa fonction initiale pour s’en servir à autre chose que ce pour quoi il est fait au départ.

    Les questions et les références artistiques ci-après proposées, vous permettront de vous interroger sur les changements possibles de statut du ruban adhésif.

    Questionnement

    Comment prendre en compte les caractéristiques d’un matériau pour l’utiliser à des fins artistiques ? Quelles incidences et caractéristiques ce matériau a-t-il sur la pratique plastique en deux dimensions et en volume ? Comment la qualité physique d’un matériau induit-elle une pratique ? Comment tirer parti d’un matériau et l’exploiter pour lui donner une valeur expressive ? Comment les caractéristiques d’un matériau, sa transformation, son altération, constituent-elles l’œuvre ?

    Références artistiques possibles

    • Tatiana TROUVÉ, Fantômes, 1996-97, ruban adhésif transparent dimensions variables. Du scotch transparent utilisé dans les objets fantômes, Tatiana Trouvé dit que « ces matériaux fonctionnent comme l’épiderme de ces pièces ».
    • Olivier BLANCKART, The Remix Saigon, 1998, installation de 3 personnages, kraft, carton et scotch, 300 x 400 x 350 cm. Le plasticien réalise ses sculptures au moyen de matériaux d’emballage détournés : carton, papier kraft et scotch d’emballage qui donnent à ses sculptures un aspect caractéristique. Ses sculptures sont généralement une réinterprétation d’icônes de la photographie d’art ou de reportage.
    • Douglas GORDON, Monster, photographie couleur, 1997. Dans cet autoportrait, il s’exhibe selon une double image : au naturel et défiguré, du moins déformé à l’aide de rubans adhésif.
    • Maurizio CATTELAN, A perfect day, 1999, photographie couleur, plexiglas, aluminium, 258 x 192 cm. Cette pièce n’exista que le soir du vernissage et présentait au public le galeriste Massimo De Carlo de Milan complètement attaché au mur par de l’adhésif, le recouvrant presque entièrement, comme une grotesque mais non moindre saisissante crucifixion.
    • Mark JENKINS, Tape Men, 2003, corps en ruban adhésif. Ce street artiste américain est principalement connu pour ses installations de rue, commencées en 2003. Il a en particulier développé une technique qui consiste à mouler des formes (le plus souvent des corps) avec du ruban adhésif transparent.
    • Mark JENKINS, Traffic-Go-Round , 2007, cette installation a été faite sur le rond-point Thomas Circle, dans la capitale américaine. L’artiste a installé des moulages de petits chevaux sur les lampadaires autour de la place, dans le sens inverse de celui de la circulation, pour donner l’impression aux automobilistes que les chevaux tournaient comme dans un carrousel.
      http://xmarkjenkinsx.com
    • Mark KHAISMAN, You See I Know All About You From Your File, 2019, ruban adhésif brun sur panneau rétro éclairé, 91,4 x 121,9 x 15,2 cm. Mark Khaisman crée ses œuvres en appliquant des couches translucides de scotch brun d’emballage sur des panneaux en plexiglas rétro-éclairé afin de créer des zones d’ombre et de lumière qui, vues dans leur ensemble, composent des images de personnes ou d’objets reconnaissables provenant de diverses sources, notamment de l’histoire de l’art, de vieux films, de l’art de la propagande du XXe siècle et de ses propres photographies. (détail en bandeau)
    • Rebecca WARD, Rip and pull, 2009, installation, ruban adhésive isolant rouge
    • Santiago SIERRA, Passerelle obstruée par du ruban d’emballage, 1996, Mexico, Calzada Churubusco, épreuves noir et blanc (la deuxième : 150×277 cm), la passerelle piétonne permettant de passer au-dessus de l’autoroute étant obstruée, le passant se retrouve comme face à un défi de l’autorité.
    Monika GRZYMALA, Raumzeichnung, 2011, installation, ruban adhésif noir

    Sujet proposé sur le site académique de Grenoble


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – l’objet comme matériau en art.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Caché.e.s

    Caché.e.s

    Faites une proposition photographique d’un endroit de votre maison, où, si on regarde bien, on vous voit, mais au premier regard on ne voit pas que vous êtes là.

    #cache #camouflage #miseenscene

    Cette séance est proposée par le groupe « ressources » de l’académie de Grenoble.

    Comment être présent dans une photographie sans être vu ? Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons et ce que nous regardons ?

    Méthodologie

    Vous explorerez votre intérieur, et vous chercherez comment faire une photographie où vous soyez en même temps présent.e.s mais aussi caché.e.s. Vous pourrez jouer sur la mise en scène, sur la composition : déplacer les objets, modifier votre tenue, votre position, construire l’espace…
    Le corps devra cependant être présent dans l’image – il n’est pas nécessaire de voir le visage, le corps suffit.

    Une fois le dispositif mis en place, soit vous calez votre téléphone pour faire la photo à l’aide du retardateur, soit vous demandez à quelqu’un de prendre la photographie. Vous réaliserez plusieurs prises de vue et conservez celle qui répond le mieux à votre attente.

    Références artistiques

    Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre, se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/

    Gilles BARBIER, Planqué dans l’atelier, 2015, photographie

    Gilles BARBIER, Planqué dans l’atelier, 1996-2015, photographies couleur. Dans la série Planqué dans l’atelier, Gilles BARBIER s’amuse à se cacher dans la photographie. Il utilise un espace désordonné, plein de détails qui font que son corps se perd dans l’espace et il nous faut regarder longuement la photographie pour trouver l’artiste caché dans son atelier. http://www.documentsdartistes.org/artistes/barbier/repro13.html

    Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
    Détail de Supermarket No1, 2009, en bandeau
    http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
    https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/

    Choisissez, parmi les références proposez ci-dessus, celle qui vous semble être la plus proche de votre production. Vous expliquerez le lien que vous faites entre votre production et l’œuvre choisie.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine