Catégorie : Mon cahier de quatrième

  • Nuages

    Nuages

    — Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
    — J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… les merveilleux nuages !

    Extrait de l’Étranger de Charles BAUDELAIRE, Petits poèmes en prose, 1869

    Votre réalisation révèlera la part insaisissable, fugitive et éphémère des nuages.

    Comment rendre leur caractère insaisissable ? De quelles façons intégrer l’intangible dans une production plastique ? Dans quelle mesure l’effacement du contour crée-t-il l’informel ?

    Leandro ERLICH, Champignon Collection de Nuages, 2018,
    verre extra clair, impression numérique à l’encre céramique, vitrine en bois, lumières LED,
    199,5 x 175 x 81 cm

    Références artistiques possibles

    • Léonard de VINCI, La Joconde, vers 1503-1516, huile sur panneau de bois de peuplier, 77 x 53 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Le CORRÈGE, Io et Jupiter, 1533, huile sur toile, 164 x 70 cm, Kunsthistorisches Museum Wien
    • Caspar David FRIEDRICH, Le Voyageur au-dessus de la mer de nuages, 1817-1818, huile sur toile, 94,4 x 74,8 cm, Kunsthalle, Hambourg
    • Eugène BOUDIN, Étude de ciel, vers 1885-1895, huile sur bois, 38 x 46 cm
    • John CONSTABLE, Étude de nuages (entre 11h et 12h), 1822, huile sur papier sur panneau, 47,6 x 57,5 cm, Tate Gallery, Londres
    • Alfred STIEGLITZ, A dirigible, 1910, épreuve photomécanique à partir d’un négatif original, 17,9 x 18 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Vik MUNIZ, Equivalent-Cloud Pictures Series, Dürer’s Praying Hands, 1993, photographie tirage argentique, 32,5 x 25,5 cm.
    • Ange LECCIA, Fumées, 1995, vidéo couleur, silencieux, 51 min
    • Gilbert GARCIN, Le Poids des nuages, 2000, tirage baryté noir et blanc, 30 x 40 cm
    • Charlotte CHARBONNEL, ADN, aperçu de nuage, verre, eau distillée, alcool, lait – dimensions variables, 2005-2013
    • Axel ANTAS, Cloud Formation suspended, 2006, C-Print framed, 90 x 114 cm
    • Leandro ERLICH, Single Cloud Collection, 2012, bois, verre, acrylique, Buenos Aeres, Galeria Ruth Bencazar. La stratification de panneaux de verre peints à l’acrylique donne l’illusion de nuages en 3D
    • Smilde BERNDNAUT, Nimbus d’Aspremont, 2012, tirage digital C-Print, 75×110 cm et 125×184 cm, Rekem, Kasteel d’Aspremont (détail en bandeau)
    • Kohei NAWA, Foam, 2013, installation, Triennale d’Aichi (Japon), mousse (mélange de détergent, d’eau et de glycérine)
    • Smilde BERNDNAUT, Nimbus Sankt Peter, 2014, tirage digital C-Print, 75 x 109 cm et 125 x 181 cm, Sankt Peter Kunst-Station, Cologne

    Sfumato

    Léonard De VINCI, Portrait de Mona Lisa, dite La Joconde, 1503-1516
     

    Le sfumato signifie évanescent, avec une notion d’enfumé : ce mot dérive de l’italien fumo, la fumée. C’est une technique de peinture que Léonard de VINCI mit au point, et décrivit comme sans lignes ni contours, à la façon de la fumée ou au-delà du plan focal. Cet effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates, donne au sujet des contours imprécis. Il est utilisé pour donner une impression de profondeur aux tableaux de la Renaissance.

    Sfumato — Wikipédia
    Perspective aérienne — Wikipédia


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Minuscule

    Minuscule

    Vraiment minuscule !

    #minuscule #mise en scène #point de vue #échelle

    Proposez une photographie numérique d’un point de vue singulier, d’une mise en scène particulière, afin d’affirmer le sens de la proposition suivante : « vraiment minuscule ! ». Accompagnez votre réalisation de croquis préparatoires et d’une note explicative.

    En quoi la mise en scène de votre sujet modifie-t-elle la perception du spectateur ? Comment le point de vue peut-il modifier l’échelle des choses ?

    Vocabulaire

    • Mise en scène : organisation préméditée d’objets, de personnages, de mouvements dans un espace et un temps choisis.
    • Échelle : rapport entre les dimensions réelles d’un objet et celles de sa représentation , ce qui permet, par comparaison, d’évaluer un ordre de grandeur.
    SLINKACHU, The Stream (Royal Victoria Dock, Londres), 2014, photographie

    Références possibles

    • Francisco De GOYA, Le Colosse, 1810, huile sur toile, 116 x 105 cm, Musée du Prado, Madrid 
    • René MAGRITTE, La Chambre d’écoute, 1952, huile sur toile, 45 cm x 54.7 cm, Menil Collection, Houston, Texas (en bandeau)
    • Claes OLDENBURG, Spoonbridge and Cherry, 1988, acier inoxydable et aluminium, peinture émail polyuréthane, 8,8 x 7,9 x 14,9 m, Minneapolis Sculpture Garden, Walker Art Center.
    • Ron MUECK, Boy, 1999, sculpture hyperréaliste de 4,5 m de haut et 500 kg, Biennale de Venise
    • Gilbert GARCIN, Le Poids des nuages, 2000, Je me Souviens des Jours, 2004, Icare Contrecarré, 2012, photographies
    • Do-Ho SUH, Floor, 1997-2000 et Karma, 2003, installations interrogeant les notions conventionnelles d’échelle
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006, https://slinkachu.com
    • Robert THERRIEN, No title (Folding table and chairs, green), 2008, table : 2,44 x 3,04 x 3,04 m, 4 chaises : 2,64 x 1,62 x 1,83 m chacune
    • Tomoaki SUZUKI, exposition au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, sculptures réalisées entre 1999-2014
    • Patrick TOSANI, Le Piéton, 2014, photographie, 98 x 133 cm
    • Tatsuya TANAKA, Miniature Life, exposition 2018 à Nagoya, Japon

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle – la mise en regard et en espace.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’hétérogénéité et la cohérence plastiques – l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Comment montrer un travail de mémoire ?

    Comment montrer un travail de mémoire ?

    Nous sommes dépositaires d’une histoire qui n’est pas la nôtre, qui est celle de nos ancêtres et que nous hébergeons sans le savoir.

    #mémoire #histoire #récit

    Questionnements

    Comment devenir acteur d’une mémoire collective et citoyenne ? Comment l’artiste commémore*-t-il un événement ou un personnage pour perpétuer le souvenir d’une présence ? En quoi votre présentation favorise-t-elle l’expression d’un travail de mémoire ? La commémoration* induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ?

    * Commémorer : célébrer la mémoire d’un événement ou d’une personne.
    * Commémoration : action de rappeler le souvenir d’une personne ou d’un événement.

    À partir de photographies d’un aïeul

    Chaque élève numérise les photographies choisies à l’aide d’un appareil photo numérique ou d’un scanner afin de préserver les originaux.

    Méthodologie :

    1. suite à la présentation du sujet, réalisation commune d’une carte mentale qui aidera les élèves à s’interroger sur la présentation des images
    2. regroupement par équipe de deux ou trois ; écriture du projet de présentation
    3. croquis des points de vue les plus significatifs du lieu de monstration ; liste des caractéristiques intrinsèques au lieu (: galerie de l’établissement, couloirs ou autres lieux)
    4. en salle informatique, intervention sur les images numériques retenues : retouche, correction, modification…
    5. optimisation pour l’impression (numérique ou sérigraphique ou autre) ou de la vidéo projection
    6. préparation des accessoires et des matériaux utilisés pour le projet
    7. mise en espace des images pour leur présentation au public : installation, accrochage, vidéo projection

    Attention, les élèves n’ont à leur disposition que le matériel habituel.

    Butadès de Sicyone

    La fille du potier Butadès de Sicyone amoureuse d’un jeune homme qui partait pour un lointain voyage, renferma dans des lignes, l’ombre de son visage projeté sur une muraille par la lumière d’une lampe ; le père appliqua de l’argile sur ce trait et en fit un modèle qu’il mit au feu avec ses autres poteries. On rapporte que ce premier relief se conserva dans le Nymphaeum (monument consacré aux nymphes) jusqu’à la destruction de Corinthe par Mummius (soit env. 200 ans).

    Ce mythe relaté par Pline l’Ancien (23-79) fut considéré au début du 18ème siècle comme l’origine de la peinture et de la sculpture.

    Christian BOLTANSKI, Reliquaire, 1990
     

    Références artistiques possibles

    • Ernest PIGNON-ERNEST, Rimbaud, 1978, 400 sérigraphies. Les sérigraphies, tirées à plusieurs exemplaires sont collées sur différents lieux, diverses surfaces à Charleville et Paris. Les photographies permettent de conserver la mémoire de l’évènement.
    • Hiromi TSUCHIDA, photographies faites en 1979 à partir des restes d’objets trouvés à Hiroshima ou conservés par les survivants et exposés au Mémorial d’Hiroshima – une robe déchirée, le verre d’une paire de lunettes, une boîte à repas carbonisée, une chevelure. Ici aussi, seuls les objets sont montrés, en noir et blanc, dans un cadrage serré, sur un fond neutre, comme des signes du désastre qui suffisent, sans effet spectaculaire, à montrer l’indicible. 
    • Christian BOLTANSKI, Reliquaire, 1990, installation, photographies, cadres en acier, tissu, lampes et fils
    • Jochen GERZ, 2146 Pierres, Monument invisible contre le racisme, 1993. L’œuvre est constituée de plus de deux mille pavés, progressivement descellés sur la place du château de Sarrebrück – ancien siège de la Gestapo – gravés chacun du nom d’un cimetière juif profané entre 1933 et 1945, puis replacés, face contre terre.
    • Jochen GERZ, Monument vivant de Biron, 1996, monument aux ports, 360x316x316 cm. Sur l’ancien monument aux morts situé devant une halle en bois dans la commune française de Biron, dans le département de la Dordogne, l’artiste a disposé, de manière aléatoire et anonyme, des plaques sur lesquelles sont gravées les réponses des habitants à la question : « Qu’est ce qui serait assez important, selon vous, pour risquer votre vie ? ».
    • Arno GISINGER, Invent Arisiert, 2000, photographies d’une centaine d’objets confisqué à huit familles juives en 1938. Cette œuvre réalisée à la demande du Mobilier national autrichien (Hofmobiliendepot) s’inscrit pleinement dans la continuité de la réflexion de l’artiste sur la représentation visuelle de l’Histoire et de la mémoire.
    • Éric BAUDELAIRE, The Dreadful Details, 2006, photographie. Tout est faux ! Les photographies de presse sont reconstituées dans des studios d’Hollywood jusqu’aux détails les plus macabres.
    • Anselm KIEFER, Chevirat Hakelim (Le bris des vases), 2007, plomb, verre. Pour l’artiste « l’histoire est un matériel comme la couleur, la toile » il l’utilise comme un matériau plastique.
    • Sophie CALLE, Souvenirs de Berlin-Est, 2013, Éd. Actes sud, 79 pages. À Berlin, de nombreux symboles de l’ex-Allemagne de l’Est ont été effacés. Sophie Calle enquête dans la ville et remarque que ces symboles ont laissé des traces dans le paysage. Elle photographie alors leur absence et interroge les passants pour la description de leurs souvenirs. Son exposition met en parallèle les photographies et les témoignages.
      « J’ai remplacé les monuments manquants par le souvenir qu’ils ont laissé, » dit-elle.
    • Anne et Patrick POIRIER, Alep, 2015, tapis en laine, soie et fibre de bambou, 370×440 cm, Galerie Mitterrand, Paris.

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • La Nature & moi

    La Nature & moi

    Réalisez une production dans le cadre d’une démarche artistique personnelle éclairant votre perception de la relation entre la Nature et l’humain ou explorant l’impact de l’empreinte humaine sur la Terre. 

    #anthropocène #fait artistique #démarche artistique

    Techniques, supports, matériaux et formats libres
    3 heures

    Questionnement

    En quoi votre réalisation plastique problématise-t-elle les choix éthiques qui régissent nos modes d’existence ? Comment la Nature peut-elle redéfinir les codes de l’Art ? Comment les œuvres pensent-elles aujourd’hui la notion d’anthropocène* ? Que peut l’art face aux grands désordres écologiques ? Comment appréhender les formes de l’esthétique de la catastrophe, du désastre ?

    *Anthropocène définit une nouvelle ère géologique dans laquelle l’Homme est devenu l’acteur central et laisse une empreinte décisive sur la planète.

    Méthodologie

    1. À partir de cette proposition ouverte, définissez votre projet sous la forme d’une fiche synthétique comportant vos notes et vos différentes esquisses.
    2. Optimisez votre travail en préparant un planning que vous suivrez.
    3. La réalisation achevée, préparez sa présentation orale à la classe en concevant un diaporama.
    Edward BURTYNSKY, Nickel Tailings #34, 1996, diptyque photographique
     

    Références artistiques possibles

    Tetsumi KUDO, Jardin greffé /pollution-cultivation-nouvelle Écologie, 1971, métal, contreplaqué, isorel, fleurs plastiques, lumière noire électronique, cheveux artificiels, grillage, ampoules, ficelles, écriteau avec texte, 270 x 430 x 527 cm, Centre Pompidou, Paris

    André CADERE, Peinture sans fin – Six barres de bois rond, installation de 6 bâtons, 120 x 10 cm (chaque), 1972, Centre Pompidou, Paris

    Paul ARDENNE, Dans une pierre (L’enfant trouvé), 1978, performance, sept heures à l’intérieur d’une pierre prédécoupée et creusée

    Joseph BEUYS, 7000 chênes, 1982, l’artiste fait planter ces milliers arbres autour de Kassel lors de la Documenta 7

    François MÉCHAIN, Trois petites maisons, bois et paille, 1994, parc du Château de Bailleul, Angerville-Bailleul

    GILBERT & GEORGE, Underneath the Arches, Singing Sculpture, performance, 1995, Londres

    Edward BURTYNSKY, Nickel Tailings #34, Sudbury, Ontario, 1996, photographies de la pollution au nickel, edwardburtynsky.comThe Anthropocene Project

    Jan FABRE, Mappemonde, 1997, globe terrestre recouvert de scarabées, 2,50 m de diamètre, 5e Biennale d’Art Contemporain de Lyon (2000)

    Chris JORDAN, CF000313, 2009, photo d’un jeune albatros mort dont l’estomac est rempli de détritus en plastique, photographie de la série Midway: Message from the Gyre

    Chih CHIUI, Voyage on the Planet, 2013
     

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Dissimulation

    Dissimulation

    Dissimulation : n. f. 12e siècle. Emprunté du latin dissimulatio, « dissimulation, feinte ».
    Dissimuler : v. tr. 14e siècle. Emprunté du latin dissimulare, « cacher, feindre ». Dérober une chose aux regards, à l’attention ; faire en sorte qu’elle passe inaperçue.

    « En suivant les indices que j’ai discrètement laissés à la prise de vue, le spectateur révélera l’objet singulier que j’ai dissimulé dans ma photographie ».

    #mise en scène #camouflage #voile

    Par différents moyens plastiques qui vous restent à élaborer, faites que votre objet – choisi et unique en son genre – ne devienne l’élément de votre photographie le moins voyant, mais réellement présent dans la scène photographiée (quelques indices révéleront d’ailleurs sa présence).

    Un soin tout particulier de la composition, du cadrage, de la mise au point et de l’éclairage est attendu à la prise de vue.

    Questionnement

    Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons, ce que nous regardons et percevons ?

    Références artistiques possibles

    • Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/
    • André MARE, Canon de 280 camouflé, 1915, encre de Chine et aquarelle sur papier (carnet)
    • Edward WADSWORTH, Liverpool shipping, 1918, gravure sur bois, 36,2 x 26,7 cm, The Met, NY
    • Pierre GATIER, Bateau camouflé en rade de Toulon, 1919, huile sur toile, 54,5 x 65 cm, Musée national de la Marine, Paris
    • Man RAY (1890-1976), L’Énigme d’Isidore Ducasse, 1920, objet inconnu enveloppé dans une étoffe
    • René MAGRITTE, La condition humaine, 1933, huile sur toile, 1 m x 81 cm, National Gallery of Art, Washington (détail en bandeau)
    • Salvador DALÍ, Marché d’Esclaves (avec le buste invisible de Voltaire), 1940, huile sur toile, 47 x 66 cm, The Dali Museum, St Petersburg, Floride, USA
    • Victor VASARELY, Zèbres, 1944, lithographie, 39 x 33 cm, Centre Pompidou, Paris
    Alain JACQUET, Camouflage Henri Matisse Luxe, Calme et Volupté, 1963,
    203 x 144 cm, Centre Pompidou, Paris
     
    • Alain JACQUET, Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, 1964, sérigraphie. Dans la série Camouflages (1961-1964), des formes abstraites recouvrent le sujet : l’image devient ambiguë, indéterminée. Elle se fend, se déguise, entre formes abstraites et figures identifiables. Alain Jacquet joue avec l’image et s’en amuse, avec un humour évident, à la transformer, à la détourner. Comme le veut le Pop Art, il mélange des images populaires et familières et des emprunts à l’art classique. Les superpositions, le jeu de mots et l’homonymie dissimulent – et révèlent – le regard de Jacquet, parfois critique, souvent très drôle.
    • Ana MENDIDIETA, Silueta Works in Iowa and Oaxaca Mexico, 1973-78, photographies
    • François ROUAN, Figures/paysages, 1977, gouache, encre, pastel et collage de papier sur papier, 76 x 57 cm
    • Andy WARHOL, Joseph Beuys in memoriam, 1986, sérigraphie, acrylique sur toile, 81 x 61cm, MoMA, NY
    • Franz ACKERMANN, Hiding Place II, 2000, acrylique sur toile, 190,2 x 280 cm
    • Desiree PALMEN, Interior camouflage, 2004, acrylique sur combinaison coton, photographie
    • Fred LEBAIN, Un printemps à New-York, 2009, photographies
    • Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
      http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
      https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/
    • Cecilia PAREDES, Corinthians-blue, 2014, photographie
    • Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016, installation, technique mixte. Shigeki Matsuyama s’inspire directement d’une technique de camouflage utilisée lors de la Première Guerre mondiale. https://www.sgk7.net/

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Postrait

    Postrait

    La séance commence par la présentation de divers objets apportés pour l’occasion par l’enseignant. Sortis d’un sac ou d’une valise, les objets suscitent l’attention de l’ensemble des élèves : une pelle, une guitare sans corde, un maillet, une scie égoïne, un porte-monnaie, un filet de pommes de terre… Les élèves sont amenés à définir rapidement ce qui caractérise chaque objet : fonction, industrialisé, inutilisable, forme, contour, couleur, matière, taille. Vient ensuite le temps de la découverte de la demande :

    « Un objet parmi ceux présentés a son compte Instagram et il vous faut réaliser la photographie de sa prochaine publication ».

    #selfie #story #tag #hashtag #handle

    Sans intervenir ou presque sur l’objet quotidien mis à votre disposition et librement choisi, réalisez une prise de vue (ou une illustration) de celui-ci : portrait ou selfie répondant à une mise en scène que vous imaginerez. Pour que la publication soit crédible, il vous faudra également créer son handle, écrire le contenu du post en utilisant des hashtags, etc. en utilisant la gabarit proposé ci-dessous.

    Gabarit à télécharger
     

    Portrait ou selfie

    Portrait : œuvre picturale, sculpturale, photographique ou littéraire représentant une personne réelle ou fictive, d’un point de vue physique ou psychologique.
    Les portraits ont différentes fonctions, au-delà de la volonté de perpétuer le souvenir d’une personne et de vouloir créer une image historique du commanditaire, le portrait a souvent une fonction immédiate de représentativité. Il exprime souvent le désir d’ubiquité, à usage politique ou religieux. Pendant longtemps, on a pensé que le portrait devait être l’exercice de figuration le plus mimétique, mais l’étude attentive de son histoire a pour le moins modéré ce jugement.

    Pour Étienne Souriau, Vocabulaire esthétique 1990 : Au sens général, représentation d’une personne ; mais la définition du portrait comme concept esthétique appelle quelques précisions.

    Dans les arts plastiques, portrait se dit pour une œuvre en deux dimensions, peinture ou dessin. Le portrait est donc une interprétation et transcription pour rendre l’apparence extérieure d’une personne, quel que soit le degré de réalisme. Bien qu’uniquement visuel, le portrait peut rendre très sensible la personnalité intérieure du modèle, par de nombreux indices tels que la pose, l’expression de la physionomie, etc.

    Selfie : autoportrait photographique (narcissique) pris dans un contexte social, festif ou touristique avec un smartphone.

    _ Les termes utilisés et le mot-valise postrait (: post + portrait) sont expliqués et reformulés par un élève.

    Composition

    La composition est l’organisation des éléments visuels à l’intérieur des limites d’une image. Elle s’envisage comme pratique et réflexion au moment de la réalisation de l’image ou comme sujet de l’analyse d’une image existante.

    Les éléments visuels pris en considération pour composer l’image :

    • la forme du cadre et ses proportions
    • la ligne : le chemin visuel qui permet à l’œil de se déplacer dans le tableau
    • la direction : les itinéraires visuels
    • la forme : un espace géométrique ou organique
    • la couleur et le ton : avec leurs diverses valeurs et intensités
    • les lumières et ombres
    • les dimensions et proportions des formes les unes avec les autres
    • la perspective : l’expression de la profondeur

    Questions

    Qu’est-ce qui montre que votre réalisation répond à la demande ? En quoi ce qui est représenté peut-être considéré comme un portrait ? Dans quelle mesure son statut d’objet n’est plus ? Quels éléments vous permettent de l’affirmer ?

    Références artistiques possibles

    • Giuseppe ARCIMBOLDO, Le Bibliothécaire, 1570, huile sur toile, 97 x 71 cm, Château de Skokloster, Håbo, Suède
    • Pablo PICASSO, Figure (capsule de bouteille en étain), 1943, photographie, 40 x 49 cm,
    • CÉSAR, Petit Déjeuner sur l’herbe, 1957, fer soudé (boites de conserve), tôle, 54 x 64,5 x 2 cm. Collection des Musées de Marseille
    • ARMAN, Violon brûlé, 1970, bois et résine, 72 x 26 x 9 cm
    • Jean-luc VILMOUTH, Foule, 1982, objets divers, dimensions variables. Masque des Hautes Terres du Sud en Nouvelle-Guinée, vallée Mendi, XXe siècle, calebasse, graines, peinture et ficelle, 21,3 x 16,5 x 7,4 cm (source : revue Dada n°88).
    • Patrick TOSANI, Talon réf. 960-38, 1987, photographie couleur Cibachrome, 200 x 112 cm
    • Bernard PRAS, Hommage au Facteur Cheval, 2014, photographie, 158 cm x 118 cm
    • Richard PRINCE, Exposition New Portraits, 2014, 38 captures d’écran de post Instagram, 167 x 123,8 cm, Galerie Gargosian, New York
    • Daniel FIRMAN, RAW, 2018, résine acrylique, mousse polyuréthane, acier, peinture acrylique, vêtements, objets divers, 224 x 131 x 146 cm
  • Carto graphie(s)

    Carto graphie(s)

    – Voilà une chose que nous avons apprise de votre pays, dit Mein Herr, faire des cartes. Mais nous en avons poussé l’art beaucoup plus loin que vous. À votre avis, quelle serait la plus grande échelle de carte utile ?
    – Je dirais un centimètre pour un kilomètre.
    – Seulement un centimètre ! s’exclama Mein Herr. Nous avons très vite atteint dix mètres pour un kilomètre. Puis nous avons tenté cent mètres pour un kilomètre. Puis vint l’idée grandiose ! Nous avons réellement fabriqué une carte du pays, à l’échelle d’un kilomètre pour un kilomètre !
    – Vous vous en êtes beaucoup servie ? demandai-je.
    – Elle n’a jamais été déroulée, dit Mein Herr ; les fermiers ont protesté : ils ont dit que ça couvrirait tout le pays et que ça cacherait le soleil ! Aussi utilisons-nous le pays lui-même comme sa propre carte, et je vous assure que ça marche aussi bien.

    Lewis CARROLL, Sylvie et Bruno, 1893, texte traduit de l’anglais par Fanny Deleuze, Édition du Seuil, 1972

    En vous emparant des logiques et des codes de la cartographie, vous créerez une composition à dimension cartographique ayant des fins expressives. Comprenez que votre réalisation explore les potentialités de la carte qu’elle soit réelle ou imaginaire. Il est donc utile de solliciter un temps sur les codes et légendes et d’effectuer une mise en projet préalable. La question du support est également prédominante, lequel peut être transformé, érodé avant ou après toute intervention.

    Les objectifs de la séquence seront d’amener les élèves à :

    • comprendre, sélectionner et s’emparer des codes de la cartographie pour inventer des mondes,
    • solliciter des effets plastiques à des fins d’évocation / justifier ses choix, présenter son travail en incluant un registre fictionnel.

    Cartographie

    Le principe majeur de la cartographie est la représentation de données sur un support réduit représentant un espace généralement tenu pour réel. L’objectif de la carte, c’est une représentation concise et efficace reposant sur un code légendé pour rendre compte de la réalité d’une zone géographique.

    Rosana RICALDE, Lisbonne, 2008, 2008, papier, colle, 157 × 187 cm

    Références artistiques possibles

    Thomas MORE, Île d’Utopia, XVIème siècle, gravure. Le mot utopie est formé à partir du grec ou-topos, qui signifie en aucun lieu ou bien lieu du bonheur (du grec eu : bien, heureusement et topos : lieu, endroit).

    Nicolas POUSSIN, L’Été, XVIIème siècle, huile sur toile, 118 x 160 cm, Collection du Louvre, Paris.

    Piet MONDRIAN, New York Boogie Woogie, 1943, huile sur toile, 127 x127 cm, MoMA (détail en bandeau). Malgré l’abstraction radicale de ses tableaux, Mondrian a toujours gardé un intérêt très vif pour les structures urbaines et pour la musique et la danse modernes. Les rectangles asymétriques de Broadway Boogie-Woogie correspondent à la mélodie syncopée du boogie-woogie, les petites lignes brisées faisant écho aux cascades d’accords brisés de la base rythmique, mais on peut évidemment ajouter que le plan en damier de New York trouve aussi un écho chez un artiste pour qui le motif de la grille a toujours revêtu une grande importance.

    Jasper JOHNS, Map, encaustique, huile et collage sur toile, 1961, MoMA.

    Mel BOCHNER, Measurement room, à partir de 1969, ruban adhésif noir et lettrage sur mur, dimensions variables.

    Alighero e BOETTI, Mappa, tissage, série initiée en 1971.

    CHRISTO et JEANNE-CLAUDE, Running Fence, Sonoma and Marin Counties, California, 1972-1976, installation, long rideau en toile de nylon blanc déroulé sur plus de 40 kilomètres au nord de San Francisco,

    Pierre ALECHINSKY, Arrondissement, 1983, encre de Chine sur vélin (plan du 10ème arrondissement de Paris), 20,9 x 27 cm, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, Paris.

    Jochem HEINDRICKS, Eye Drawings, 1983, encre sur papier. Un dispositif technique permet enregistrer les mouvements de l’œil lorsqu’il regarde les objets, pour les numériser puis pour les imprimer.

    Hamish FULTON, Dauphiné Mountain, Skyline, Vercors, France, 1995, crayon et encre sur papier, 71 x 78 cm, Musée de Valence.

    Thomas HIRSCHHORN and Marcus STEINWEG, The Map of Friendship between Art and Philosophy, 2007, carton, papier, feuille de plastique, scotch transparent, feutre, impressions, stylo à bille, 240 x 400 cm.

    Mona ATOUM, 3-D Cities, 2008-2009

    Mona ATOUM, 3-D Cities, 2008-2009, découpes sur cartes imprimées. Cette installation est un triptyque de cartes des villes de Beyrouth, Bagdad et Kaboul, posées à plat sur des tables. Des cercles ont été délicatement découpés à la surface de ces cartes pour former des zones concaves ou convexes, évoquant des dômes ou des cratères. Ces structures en relief rendent ainsi visibles les séquelles de la guerre et l’empreinte qu’elle a laissé dans la mémoire des habitants. Elles rappellent aussi comment ces 3 ville subissent depuis plusieurs années un cycle permanent de destruction et de reconstruction, à la fois de manière positive et négative.

    Jonathan MONK, The World in Jeans and T-shirts, 2008-09, 116,5 x 202,5 cm.

    Claude CLOSKY, Mont-Sainte Victoire, 2011, dispositif utilisant Google View.

    Rosana RICALDE, Planta do Rio de Janeiro – From the series Invisible Cities, 2011, découpes, 80 x 100 cm.

    Céline BOYER, Madeleine, 42 ans, série Empreintes, 2013, photographie sur Dibond, 100 x 150 cm
    (Les premières Empreintes en bandeau – celineboyer.com).

    Exploration abstraite des villes du monde par le graphiste Jazzberry Blue – jazzberryblue.com

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Espace personnel

    Espace personnel

    Espace mental ou réel, virtuel ou tridimensionnel, mais personnel.
    Sous la forme d’une maquette en papier, créez un lieu – expressif ou offrant une expérience sensorielle – qui vous ressemble !

    #installation #environnement #lieu

    En quoi votre réalisation révèle-t-elle ou favorise-t-elle l’expression de votre personnalité ? Dans quelle mesure l’expérience sensorielle du spectateur permet la compréhension de votre celle-ci ?

    Références artistiques possibles

    • Gordon MATTA-CLARK, Conical intersect, 1975-1978, Paris, 27-29 rue Beaubourg, Paris
    • Ilya KABAKOV, The Man Who Flew into Space from His Apartment, 1981-1988
    • Tadashi KAWAMATA Tadashi (né en 1953), Apartment Project, Tetra House N-3 W-26, 1983
    • Daniel BUREN, Points de Vue ou Le Corridorscope, mai-juin 1983, travail in situ à l’intérieur du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, peinture blanche, tableaux provenant des réserves du musée, miroir, tubes en acier, tissu, son (août-septembre), Sapporo (Japon)
    • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession, Infinity Mirrored Room , 1998, installation. peinture, miroirs, ballons, adhésifs, hélium, 280 x 600 x 600 cm, Les Abattoirs, Toulouse
    • Claude LÉVÊQUE, Le Grand Sommeil, MAC/VAL, 2006
    • Thomas HIRSCHHORN, Too Too-Much Much, 2010, Deurle (Belgique), Dhondt-Dhaenens Museum.
    • Anish KAPOOR, Léviathan, 2011, Grand Palais, Paris
    • Barbara KRUGER, Belief+Doubt arrives, 2012, Hirshhorn Museum, Washington, USA
    • rAndom international, The rain room , 2012, Lacma (Los Angeles County Museum of Art)
    • James TURRELL, Roden Crater, près de Flagstaff (Arizona), 1974-2014
    • Olafur ELIASSON, Riverbed, 2014, installation in situ, envahissant l’aile sud du Louisiana Museum of Modern Art
    • Ann Veronica JANSSENS, yellowbluepink, 2015, Wellcome Collection, London, UK
    • Chiharu SHIOTA, Me Somewhere Else, 2018, laine rouge, corde et matière plastique, Blain|Southern, London, UK

    Installation

    L’installation trouve sa singularité, semble-t-il, dans l’idée d’agencement, de diverses techniques ou différentes manières de faire, d’un environnement muséal ou extérieur.

    En effet nous pouvons remarquer, dans les pratiques d’artistes des années 1970-80, le décloisonnement entre les disciplines artistiques et leur cohabitation dans une même production et du même coup dans un même lieu.

    Ainsi, chez un artiste comme Joseph BEUYS, il sera caractéristique de retrouver diverses formes de productions : dessins, films d’action, objets, ensembles de sculptures…

    Dans une pièce qu’il a installée à la galerie Durand-Dessert en janvier 1992, intitulée : Dernier espace avec introspecteur (1964-82) apparaissent différents matériaux associés, ainsi que diverses pratiques : deux volumes angulaires en cire d’abeille moulée dans du plâtre, entre ceux-ci, une chaise à graisse réplique de Fettstuhl, réalisée en 1964 ; au bout de cet espace, un trépied sur lequel est fixée une relique de l’accident, juste derrière le rétroviseur, fixée au mur de la galerie, une photo de rétroviseur. Dans l’utilisation et dans l’agencement de la pièce, les matériaux forment un tout, une nature propre à la pièce, nature enfermée dans l’espace d’une galerie dont il s’agit de célébrer le nouvel espace. Il s’agit bien ici d’une installation qui mêle diverses manières de faire pour engendrer un ensemble cohérent.

    Tout comme dans Dernier espace avec introspecteur, le Mastaba de Jean-Pierre RAYNAUD reflète l’état d’esprit d’un créateur puisqu’il définit ce lieu ni comme une maison, ni comme un atelier mais comme un espace pour voir ses propres œuvres. Parmi ces œuvres, une centaine de bassines d’hôpitaux sont rangées soigneusement sur le sol et contiennent des morceaux de son ancienne maison. « Je suis très attaché à cette maison et je continue à vivre avec elle […] j’ai vécu vingt-trois ans dans une maison qui était tout en carrelage, dans laquelle il n’y avait pas d’œuvre, justement parce que l’œuvre était la maison. Il fallait lui laisser son espace […]. » La maison et le Mastaba apparaissent donc comme des installations : la présentation actuelle de la maison démolie, morcelée dans des bassines, confirme ici le sens donné à l’installation.

    Dans ces exemples, l’œuvre unique en tant qu’objet est transformée par son espace de présentation : non seulement c’est le lieu qui définit l’œuvre mais elle ne peut exister sans celui-ci.

    Environnement

    Variante de l’installation.
    Les « environnements » que les artistes développent étendent le concept d’architecture au-delà du construit pour envisager un espace qui s’expérimente physiquement et psychiquement. Les dispositifs immersifs que certains mettent au point pour modifier les perceptions des individus confinent à l’immatérialité et à une redéfinition des liens qui unissent espace et corps, art et architecture.

    Barbara KRUGER, ans titre, 1994-1995, installation, sérigraphie et collage, dimensions variables,
    Mu­sée Lud­wig, Cologne, Allemagne
    Chiharu SHIOTA, Dialogue from DNA, 2004, installation
    Chiharu SHIOTA, Labyrinth Of Memory, 2012, installation, robes blanches, laines noires, La Sucrière, Lyon
    Yayoi KUSAMA, With All My Love for Tulips, I Pray Forever, installation,
    vue de l’exposition à Singapore 2017
    Yayoi KUSAMA, Infinity Room-Gleaming Lights of Soul, installation,
    vue de l’exposition à Singapore 2017

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * SQUIDSOUP, Submergence, 2017, installation immersive, Scottsdale Museum of Modern Art, USA
    Submergence – squidsoup.org

  • It’s watching you

    It’s watching you

    En désorganisant, en utilisant de manière ludique un système de surveillance ou en lui inventant de nouveaux usages, vous proposerez une installation ou une performance qui proposent une lecture critique face à de tels dispositifs.
    Votre proposition sera présentée sous la forme d’un projet dessiné ou photographique.

    #art et pouvoir #représentation et subjectivité

    Terminologie

    Une installation artistique est une œuvre d’art créée pour un lieu spécifique (in situ) et conçue pour modifier la compréhension de cet espace. Souvent, elle se caractérise par une mise en scène, un agencement d’objets et d’éléments indépendants les uns des autres, mais constituant un tout avec le lieu. Dans certains cas, le public est amené à interagir avec l’installation. La distance entre le public et l’œuvre est plus ou moins abolie : le public pénètre dans le périmètre propre à l’œuvre, engendrant de nouveaux types de relations entre la création et le regardeur.

    Une performance est une œuvre d’art ou un présentation artistique créée par l’action éphémère menée par l’artiste ou d’autres participants et peut être en direct, documenté, spontané ou écrit, présenté à un public. L’objectif est de susciter une réaction, parfois à l’aide de l’improvisation et de la mise en scène artistique. Le thème est généralement lié aux processus de vie de l’artiste, au besoin de dénonciation ou de critique sociale et à un esprit de transformation.

    Comment l’art peut-il contribuer à la compréhension de notre société de surveillance ?

    Comment nos désirs personnels façonnent-ils les outils utilisés pour nous surveiller ? Quelles en sont les incidences sociales et culturelles ? Comment pouvons-nous disparaître des écrans de vidéo surveillance et des méta données ? 


    Références artistiques possibles

    Big Brother  est un personnage de fiction du roman 1984 de George ORWELL publié en 1949. 1984 est communément considéré comme une référence du roman d’anticipation, de la dystopie*, voire de la science-fiction en général. La principale figure du roman, Big Brother, est devenue une figure métaphorique du régime totalitaire, de la société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés. 1984 de George ORWELL — Wikipédia

    Andy WARHOL, Outer and Inner Space, 1965, film en noir et blanc avec avec Edie Sedgwick, 16 mm, 33 min. Avec ce film, Andy Warhol a sans doute posé les premiers jalons, d’une mécanique redoutable faisant du spectateur le voyeur d’une étrange conversation enregistrée.

    Bruce NAUMAN, Video Surveillance Piece : Public Room, Private Room, 1969-1970, dispositif vidéo. Les spectateurs entrent dans une pièce où figure au sol, dans un coin, un moniteur. Une caméra placée au plafond, à l’opposé du moniteur, filme la pièce. Ils s’attendent donc à se voir apparaître dans ce moniteur mais, contre toute attente, c’est dans un autre moniteur, figuré sur l’écran du premier, que sont retransmis les mouvements des spectateurs dans la pièce… Sortant de cette pièce, ils longent un autre espace, de même dimension, mais qui reste totalement inaccessible : cette Private Room, on le comprend, est équipée du même dispositif que la Public Room, et elles s’échangent leurs images respectives (la caméra de l’une transmet sa prise de vue au moniteur de l’autre, et vice-versa).

    Denis BEAUBOIS, In the event of Amnesia the city will recall, 1996

    Denis BEAUBOIS, In the event of Amnesia the city will recall, 1996, performance.

    BANKSY, What are you looking at ?

    BANKSY, What are you looking at ? 2002. Avec ce pochoir, Banksy entre en interaction avec le lieu et provoque en demandant à la caméra ce qu’elle regarde. 

    Marie SESTER, Access, 2003, installation numérique. Avec Access, l’artiste propose de « traquer des individus anonymes dans l’espace public, en les pourchassant avec un spotlight automatisé et un système de projection acoustique ». La plupart des gens essaient immédiatement d’échapper au cercle lumineux mais d’autres semblent s’y trouver plutôt bien. Créé en 2003, le projet a beaucoup voyagé depuis – signe qu’il est toujours aussi pertinent.

    Jill MAGID, Evidence Locker, 2004, vidéo. L’artiste est filmées par la police à l’aide des caméras de surveillance publiques du centre-ville de Liverpool. Vêtue d’un trench-coat rouge vif, elle appelait la police donnant des détails sur l’endroit où elle se trouvait et leur demandait de la filmer dans des poses, des endroits particuliers ou même de la guider à travers la ville les yeux fermés.

    Jonas DAHLBERG, Safe Zones #7

    Jonas DAHLBERG, Safe Zones #9, 2004, installation, maquettes architecturales, caméra de surveillance, moniteur. Un moniteur est situé à l’extérieur des WC, sur lequel on peut voir l’intérieur des toilettes. Les visiteurs supposent qu’une caméra de surveillance a été installée à l’intérieur. Tout visiteur assez audacieux pour s’aventurer à l’intérieur est surpris de découvrir une copie exacte des toilettes et que c’est en fait ce modèle qui est surveillé.

    La vidéo Faceless (2007) est un film de 50 min de la réalisatrice Manu LUKSCH. Construit à partir d’images de vidéosurveillance devant lesquelles la réalisatrice s’est volontairement placée, la vidéo dénonce clairement la société de contrôle, mais son efficacité tient aussi au statut particulier de ces images, qui relève ici encore de la fascination.

    Trevor PAGLEN, They Watch the Moon, 2010, photographie, San Francisco Museum of Modern Art. Cet artiste — géographe et écrivain américain, pionnier du mouvement Surveillance Art — photographie les zones classées secret défense, comme les bases américaines de la NASA ou de la CIA. Son art documentaire se veut politique et sociale, renversant la politique de collecte d’informations sur les citoyens en une collecte d’informations sur l’État.

    Depuis 2012, l’artiste italien Paolo CIRIO installe dans l’espace public des reproductions grandeur nature de silhouettes qu’il a trouvées sur Google Street View, exactement à l’endroit où elle ont été prises la première fois. Les passants sont alors confrontés à l’irruption de ces images, qui leur rappellent que leurs déambulations peuvent être photographiées. Comme Google, l’artiste n’a pas demandé l’autorisation de reproduction des images. Certaines des personnes photographiées lui ont demandé de retirer les collages – mais d’autres, à l’inverse, l’ont contacté pour savoir si elles pouvaient avoir un de ces portraits grandeur nature.

    The New Town (2013) est une série de photographies de la vie quotidienne dans une petite ville du Midwest aux États-Unis, prises par l’artiste Andrew HAMMERAND au moyen des caméras de surveillance installées dans la ville. Depuis son ordinateur, à des milliers de kilomètres, Hammerand avait réussi à accéder à ces caméras de surveillance, y compris à leur faire faire des zooms et des panoramiques.

    Le projet Database, pour sa part, matérialise la surveillance à l’échelle des personnes. Il s’agit d’un projet allemand de 2014, installé dans une rue de Trèves en Allemagne pour une durée de 46 jours. Dans cette installation, les visages des passants sont filmés, imprimés puis passés au broyeur de papier. De jour en jour, les papiers déchiquetés s’accumulent, offrant aux passants une image concrète des données qui s’amoncellent sur eux.

    Jakub GELTNER, Nest 06, 2015

    Jakub GELTNER, Nest 06, 2015, installation dans l’espace urbain de caméras de surveillance, Sydney – Australia – http://www.geltner.cz/


    Histoire des arts – Thématiques, objets d’étude possibles

    • Les arts entre liberté et propagande (1910-1945) – Art et pouvoir : contestation, dénonciation ou propagande

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Dystopie : récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. Source Wikipédia