Catégorie : Mon cahier de quatrième

  • Portrait sans visage

    Portrait sans visage

    1. Concevez et créez une cagoule ou un masque artistique (: attention, un masque enveloppant). Son port doit exprimer une idée forte qui donne à voir son porteur autrement.
    2. Ensuite, réalisez Portrait à la cagoule ou Portrait au masque, un portrait photographique modifiant (voire perturbant) – de par la présence de la cagoule ou du masque, mais aussi par la mise en scène – la perception que le spectateur a habituellement du modèle. Votre projet (notes et croquis), réalisation de la cagoule ou du masque et prise de vue s’inspireront à votre gré du physique ou du psychique. 
      • physique : aspect extérieur général de quelqu’un, 
      • psychique : relatif à la pensée.
    #autoportrait #portrait #ressemblance #écart #masque #visage

    Portrait, cagoule et masque

    Un portrait est une œuvre picturale, sculpturale, photographique ou littéraire représentant une personne réelle ou fictive, d’un point de vue physique ou psychologique.

    Le portrait a différentes fonctions, au-delà de la volonté de perpétuer le souvenir d’une personne et de vouloir créer une image historique du commanditaire, il a souvent une fonction immédiate de représentativité. Il exprime souvent le désir d’ubiquité, à usage politique ou religieux. Pendant longtemps, il a été entendu que le portrait devait être l’exercice de figuration le plus mimétique, mais l’étude attentive de son histoire a pour le moins modéré ce jugement.

    La cagoule et le passe-montagne sont des couvre-chefs descendant en dessous du menton, masquant ainsi presque toute la tête et une partie du cou, à l’exception d’une ou plusieurs ouvertures réservées aux yeux et parfois à la bouche. La façon dont ils couvrent le visage garantissant un certain anonymat à celui qui la porte.

    Le masque assure de nombreuses fonctions, variables selon les lieux et l’époque. Simple protection, divertissement ou associé à un rite, œuvre d’art ou produit normalisé, il se retrouve sur tous les continents. Même lorsqu’il n’y exerce pas son rôle principal, le masque constitue lui-même une œuvre d’art en tant qu’il est fait de recherches formelles. Des artistes comme Auguste Rodin en sculptent ainsi sans leur impartir une autre fonction. Des masques originellement dévolus à des pratiques magiques ou mystiques inspirent également des peintres comme Georges Braque et Pablo Picasso au début du 20e siècle. Néanmoins, le masque apparaît souvent comme l’élément d’un costume, un accessoire destiné à changer l’allure de son porteur. Sa signification se précise alors à la lumière d’événements particuliers, comme le théâtre ou la fête.

    Questions

    En quoi le port d’un masque révèle-t-il une part d’invisible ? Dans quelle mesure le masque confectionné et le portrait photographique interrogent-ils notre rapport au réel ? En quoi la mise en scène opérée à la prise de vue participe-t-elle à la représentation de l’expression recherchée par la présence de l’accessoire ?

    Guillaume WEILER (designer), Dazzle Camouflage, 2015

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques
    • comprendre que l’écart peut être source d’expression
    • tirer parti de l’écart entre réalité et fiction.

    Références artistiques possibles

    • Gustave COURBET, Le Désespéré, 1844-1845, huile sur toile, 45 × 55 cm
    • Sonia DELAUNAY, costume pour les « Ballets Russes », 1909-1911
    • Sophie TAEUBER-ARP, costumes dada d’inspiration Hopi, 1922
    • Frida KAHLO, Les Deux Fridas, 1939, huile sur toile, 173 × 173,5 cm, Musée d’art moderne de Mexico
    • Francis BACON, Selfportrait, 1971, huile sur toile, 35,5 × 30,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Jean-Michel JOURNIAC, Hommage à Freud, 1972, photographies
    • Erwin WURM, One Minute Sculpture, 1998, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/Été, 2001, photographies numériques
    • Cindy SHERMAN, Clowns, 2003-2004, photographies
    • Daniel FIRMAN, Esther, 2004, installation
    • Sascha NORDMEYER, Hyperlip, prothèse de communication, 2009, objet de design en matière plastique rouge
    • Ben HEINE, Pencil vs Camera, depuis 2010, série de photographies. Les œuvres Pencil Vs Camera représentent des dessins réalisés, photographiés et tenus par Ben Heine dans un endroit spécifique. Elles marient la photographie et le dessin et ajoutent à des scènes ordinaires de nouveaux éléments surréels, visionnaires ou romancés.
      https://benheine.com/fr/art/pencil-vs-camera/
    • Hideki KUWAJIMA, Euphoria 100320 et Euphoria 100701, divers objets en matière plastiques, 2010
    • John STEZAKER, Mariage (Portrait cinématographique – collage) LXXXVIII, 2013
    • Willie COLE, Zebratown Mask 1, chaussures en cuir, 2013
    • Cf. bookface ou sleveface (: phénomène internet qui consiste pour une ou plusieurs personnes à être pris en photographie en posant avec une pochette de disque vinyle représentant des parties du corps, de façon à prolonger l’image de la pochette et ainsi créer une illusion)

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur

    Je ne mène pas à terme ma production, même avec l’accompagnement du professeur.

    Je commence à m’engager dans mon projet individuel, mais ai besoin de plus de soutien pour le mener à son terme.

    +-

    Je mène à terme ma production individuelle dans le cadre du projet accompagné par le professeur.

    +

    Je montre une réelle capacité à mener à bien une production individuelle souvent de manière autonome.

    ++

    3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques

    Je ne porte aucun regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel. Je ne sais pas apprécier la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Je commence à développer un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, mais ai besoin d’être guidé dans l’appréciation de la diversité des images.

    +-

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en reconnaissant la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    +

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en saisissant avec acuité la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques, et en tirant des influences pertinentes pour mes créations artistiques.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art ; les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini
    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • 2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
  • TƎЯƆƎƧ·SECRET

    TƎЯƆƎƧ·SECRET

    Proposez une production plastique mystérieuse dont le dispositif* de monstration (présentation) en révèle le secret**.

    #monstration #dispositif #installation #anamorphose #point de vue

    *Dispositif : ensemble des composantes de toutes natures (temporelle, spatiale, instrumentale, etc.) choisies dans un dessein particulier. La notion de dispositif est ici évoquée pour penser les structures visibles et invisibles, les machines à faire voir.

    **Secret : information connue que par un groupe réduit de personnes, qui est tenue d’être cachée, qu’il ne faut dire à personne.
    Termes connexes : mystérieux, confidentiel, clandestin, occulte, caché, inexplicable, insondable, ténébreux, souterrain, voilé, hermétique, obscur, dérobé, dissimulé, impénétrable, insaisissable, intime, intérieur, fuyant, renfermé, discret, réservé…

    Citations

    « Il n’est point de secrets que le temps ne révèle. » Jean Racine (dramaturge et poète)
    « Un secret n’existe que s’il est connu de quelqu’un. » Louis Scutenaire (écrivain et poète)
    « La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache. » André Malraux (écrivain, aventurier, homme politique et intellectuel)


    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que la réception d’une œuvre peut être conditionnée par son mode de présentation
    • s’interroger sur le dispositif de présentation et sur sa capacité à affecter le spectateur
    • penser la place du spectateur au sein du dispositif plastique, construire le regard de ce dernier, lui faire ressentir une expérience esthétique.

    Questions

    En quoi les dispositifs de présentation ont-ils une incidence sur le spectateur ? Dans quelle mesure les modalités d’exposition et le contexte de monstration changent-ils la perception de l’œuvre ?

    En quoi le désir d’expression, quel que soit le médium, induit-il une organisation, une syntaxe, des codes ?

    Références artistiques possibles

    • Hans HOLBEIN, Les Ambassadeurs, 1533, huile sur panneau, 207 × 209 cm, National Gallery, Londres
    • Giovanni STRAZZA, Vierge Voilée, 1850, sculpture de marbre, 48 cm
    • Marcel DUCHAMP, À bruit secret (With Hidden Noise),1916/1964, ficelle, laiton, vis, 12,7 × 15,2 × 15 cm
    • CHRISTO, Package on a Table (Empaquetage sur une table), 1961, guéridon, objets divers, bois, velours, toile, ficelle, peinture, enduit, 134,5 × 43,5 × 44,5 cm
    • Man RAY, L’Énigme d’Isidore Ducasse, 1920, machine à coudre, laine et ficelle
    • Piero MANZONI, Pacco, 1961, 45 × 45 cm, paquet scellé
    • Daniel BUREN, Diagonale pour un lieu, 1986, installation in situ, Le Magasin, Centre National d’Art Contemporain, Grenoble
    • Gregor SCHNEIDER, Der Wunschsohn (Le Fils désiré), 2004, silicone, vêtements, sac poubelle, 180 × 80 × 18 cm
    • Felice VARINI, Trois cercles désaxés, MAC VAL, 2005, peinture acrylique, dimensions variables
    • Christophe STEINBRENER & Rainer DEMPF, Delete!, 2005, https://www.steinbrener-dempf.com/portfolio-item/delete/
    • Ryan GANDER, I is… (IV), 2013, sculpture en marbre

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique

    Je ne tiens pas compte des conditions de réception de ma production et ne prête pas suffisamment attention à la présentation, y compris numérique.

    Je commence à prendre en compte les conditions de réception de ma production, mais ai besoin d’aide en ce qui concerne les modalités de présentation.

    +-

    Je prends en compte de manière satisfaisante les conditions de réception dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de présentation, y compris numérique.

    +

    Je considère avec soin les conditions de réception de ma production, en adaptant la présentation, y compris numérique, pour renforcer l’impact artistique de ma réalisation.

    ++

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci

    Je ne confronte pas mon projet à ma réalisation et ne parviens pas à l’adapter ou à le réorienter en conséquence.

    Je commence à confronter mon intention artistique avec la réalisation de mon projet, mais ai besoin de plus de pratique pour l’adapter ou le réorienter de manière satisfaisante.

    +-

    Je confronte mon intention artistique avec la réalisation de mon projet et ajuste ou réoriente ma démarche pour assurer la dimension artistique de celui-ci.

    +

    J’articule avec maîtrise la confrontation entre mon intention artistique et la réalisation de mon projet, en adaptant ou en réorientant ma démarche avec justesse pour garantir une dimension artistique convaincante.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    PostSecret est un projet artistique collaboratif organisé par Frank Warren, né à la fin de l’année 2004. L’artiste se propose de recevoir des cartes postales dans lesquelles les expéditeurs dévoilent anonymement un secret personnel. Ces cartes sont ensuite exposées chaque semaine sur un site internet de type blog.
    https://postsecret.com


    Marcel DUCHAMP, À bruit secret (With Hidden Noise), 1916/1964, ficelle, laiton, vis, 12,7 × 15,2 × 15 cm
    À bruit secret est considéré par Marcel Duchamp comme un « readymade aidé », c’est-à-dire réalisé collectivement. L’œuvre est en effet le fruit d’une collaboration avec le collectionneur Walter Arensberg et la dramaturge Sophie Treadwell. La passion d’Arensberg pour les écritures cryptées inspire les inscriptions gravées sur les plaques ; Treadwell contribue à leur traduction. Pour Duchamp, les lettres manquantes, remplacées par des points, évoquent ces enseignes au néon dans lesquelles certaines lettres restent parfois éteintes. Arensberg introduit en secret, dans la pelote de corde enserrée entre les deux plaques à vis, un objet que l’on entend si l’on secoue l’œuvre.


  • Du son !

    Du son !

    En prenant en compte l’incitation : « Du son ! », rendez sensible le caractère sonore de votre production plastique.

    #œuvre sonore #son #dispositif #environnement

    Œuvre sonore plastique

    Votre propos sera centré sur la réalisation plastique d’une œuvre sonore, c’est-à-dire :

    • soit une production dans laquelle la dimension sonore induit la dimension plastique (sonorité et plasticité sont intimement mêlées),
    • soit une production exclusivement sonore mais produite par conception plasticienne.

    Questions abordées

    En quoi les matériaux jouent-ils un rôle dans la (re)présentation ? Dans quelle mesure font-ils sens ? En quoi l’objet non artistique peut-il devenir le matériau principal de l’œuvre d’art ? À quel point le son peut-il changer la perception d’une œuvre ? En quoi le son peut-il redéfinir l’espace d’exposition ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que les qualités physiques et symboliques des matériaux sont porteuses de sens
    • saisir que la matérialité d’une œuvre peut évoluer dans un but expressif
    • penser qu’une œuvre d’art peut être autre chose qu’un objet unique
    • comprendre que la force d’une œuvre peut résider dans le fait de ne pas tout montrer
    • voir qu’un lien peut émerger de l’association de matériaux hétérogènes.

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, À bruit secret, 1916/ 1964, ready-made aidé : pelote de ficelle serrée entre 2 plaques de laiton noir jointes par 4 vis et contenant un objet, ficelle, laiton, vis, 12,7 × 15,2 × 15 cm
    • Studio Walt DISNEY, Fantasia, 1940. Le troisième long-métrage d’animation des studios Disney est une expérimentation dont le but est d’illustrer ou d’accompagner avec l’animation des thèmes de la musique classique.
    • Robert RAUSCHENBERG, Oracle, 1962-1965, environnement sonore – 5 éléments montés sur roulettes, tôle galvanisée, métal, verre, bois, eau et systèmes électromécaniques (batteries, postes récepteurs, poste émetteur et haut-parleurs), dimensions variables
    • Roy LICHTENSTEIN, Whaam!, 1963, diptyque, peinture acrylique et peinture à l’huile sur toile, 172 × 406 cm, Tate Modern, Londres
    • Vassilakis TAKIS, Musicale, 1977, haut-parleur, électro-aimant, corde de violon, archer, 250 × 100 cm. Deux grands panneaux blancs sont traversés chacun par une corde oblique ; une grosse aiguille de matelassier, accrochée à un fil nylon presque invisible, se balance. Selon les impulsions d’un électro-aimant fixé derrière les panneaux, l’aiguille s’approche ou s’éloigne de la corde de façon aléatoire ; par moments elle la touche et son tremblement génère une trille (: battement rapide et ininterrompu sur deux notes voisines)
    • Steina VASULKA et Woody VASULKA, Sound Size, 1974, l’œuvre donne à entendre des sons électroniques répétitifs qui génèrent, par un processeur à balayage, des géométries dans l’espace
    • Nam JUNE PAIK, My jubilee ist unverhemmet, 1977, marqué par l’influence de John CAGE, développe un vidéo-synthétiseur qui crée des images produites par le son
    • SARKIS, I love my Lulu, 1984, bandes magnétiques, métal, bois, peinture, projecteurs
    • Joseph BEUYS, Plight, 1985, 284 rouleaux de feutre, un piano à queue, un thermomètre médical, un tableau noir, 310 × 890 × 1813 cm, chaque rouleau : 145 × 160 × D. 30/40 cm
    • Shilpa GUPTA, Singing Cloud, 2008, objet sculptural construit avec 4000 microphones multicanaux, 457 × 61 × 152 cm, diffusant une boucle audio de 9 min 30 sec
    • Rebecca HORN, Cinéma vérité / Ombres de cœur pour Pessoa / Chant de lumière, 2015, acier, bassin, moteur, eau et projecteur, Centre Pompidou-Metz
    • Maya DUNIETZ, Thicket, 2016, 1 sculpture en fibre de verre, 11500 écouteurs, 83 répartiteurs sonores, 1 amplificateur modifié, 1 mac, 1 carte son, fichiers son. Cette œuvre, une chorégraphie sonore, est un enchevêtrement de milliers d’écouteurs, 11 500, composant une sorte de nuage ou buisson, comme l’indique le titre. L’installation amorce une réflexion sur les écouteurs en tant que médium, inversant l’usage habituel qui en est fait. Conçue pour une écoute individuelle dans un espace public, leur agrégation crée ici un paysage sonore collectif. Source Centre Pompidou

    Maya DUNIETZ – Sound Requires a Medium

    • Tarek ATOUI, The Ground, 2019. Tarek Atoui est un musicien spécialiste de l’électroacoustique. Il explore, en artiste plasticien, les vibrations de la matière et les sons qui en résultent. Avec The Ground, il emmène ainsi le spectateur au cœur de l’infinité des sons inscrits dans la matière. Ces sons sont créés par les contacts, les chocs, les frottements, dans les mouvements désordonnés de ses dispositifs.
    • Tanguy CLERC, Crinoïdophone, 2021, lambeaux de bandes magnétiques plongés dans l’eau d’un cylindre en verre lu aléatoirement par deux têtes de lecture, Exposition à l’École et Espace d’Art Contemporain Camille Lambert, Juvisy-sur-Orge – http://www.tanguyclerc.com/

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive

    J’ai du mal à m’engager dans une réflexion artistique personnelle et à établir des liens avec ma propre pratique.

    Je commence à explorer des questions artistiques, mais ai des difficultés à les approfondir de manière réflexive.

    +-

    Je m’approprie des questions artistiques en les reliant à ma pratique et en développant une réflexion personnelle.

    +

    Je fais preuve d’une réflexion approfondie et originale sur mon travail artistique, en m’appropriant des questions artistiques complexes.

    ++

    3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques

    Je ne porte aucun regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel. Je ne sais pas apprécier la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Je commence à développer un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, mais ai besoin d’être guidé dans l’appréciation de la diversité des images.

    +-

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en reconnaissant la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    +

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en saisissant avec acuité la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques, et en tirant des influences pertinentes pour mes créations artistiques.

    ++

    4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre

    J’ai du mal à proposer une analyse et une interprétation cohérente d’une œuvre d’art.

    Je commence à formuler des analyses et des interprétations, mais celles-ci manquent de clarté et de précision.

    +-

    Je propose de manière fiable une analyse et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en fournissant des arguments probants pour soutenir mes propos.

    +

    Je propose une analyse approfondie et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en apportant des éclairages pertinents et convaincants. Je démontre une réelle compréhension de l’œuvre.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les relations entre intentions artistiques, médiums de la pratique plastique, codes et outils numériques.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • la transformation de la matière : le pouvoir de représentation ou de signification de la réalité physique globale de l’œuvre
    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini
    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique
    • le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports) : les dialogues entre pratiques traditionnelles et numériques.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : les évolutions repérables sur la notion d’œuvre et d’artiste, de créateur, de récepteurs ou de public ; les croisements entre arts plastiques et les sciences, les technologies, les environnements numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
  • The Six Million Dollar Man

    The Six Million Dollar Man

    Proposez un travail graphique en noir et blanc élaboré à partir de cet extrait sonore où la succession des événements décrits et le rythme jouent un rôle primordial.

    Extrait du générique de la série télé L’Homme qui valait trois milliards.

    The Six Million Dollar Man (L’Homme qui valait trois milliards) est une série télévisée américaine de science-fiction et de fantastique en 99 épisodes de 50 minutes et 6 téléfilms, série créée par Kenneth Johnson d’après le roman Cyborg de Martin Caidin et diffusée entre le 16 janvier 1974 et le 6 mars 1978 sur le réseau ABC.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • bouleverser, déstructurer, renouveler le schéma narratif de la bande dessinée,
    • comprendre que le gaufrier en bande dessinée n’est pas une fin en soi de la mise en page,
    • penser que la lecture de la mise en page est une source de narration au même titre que l’image,
    • comprendre que le montage, l’association, la collision sont des notions essentielles à la compréhension des images dans un schéma narratif,

    Questions

    Que se passe-t-il dans les cases ? Comment une suite d’images fait-elle sens ? Dans quelle mesure le découpage graphique peut-il créer la continuité narrative ? En quoi la narration modifie-t-elle le dispositif de représentation ?

    La planche, une unité narrative

    La planche se dévoile à l’œil du lecteur dans sa globalité. Celui-ci n’aperçoit pas seulement une case, mais toutes les cases qui composent la page et fragmentant à la fois l’espace et le temps de la narration. Dès lors, seule la compréhension de l’intervalle entre deux cases permettra au lecteur de relier ces instants et de construire mentalement un tout, une unité, une continuité. Dans ces conditions, la construction de la planche doit inévitablement respecter la règle des trois unités, c’est-à-dire, appliquer l’unité de lieu, de temps et d’action.

    • L’unité de lieu implique qu’une planche BD tente idéalement de conserver le même endroit. Dans le cas contraire, l’auteur en multipliant les changements de lieux risque de susciter la confusion chez le lecteur qui passe rapidement d’une case à l’autre. Ce dernier ne comprendra pas forcément qu’il y a déplacement physique et interprétera mal la vignette.
    • L’unité de temps est l’assurance d’une lecture fluide de la page, qui facilite l’estimation par le lecteur du temps qui se passe dans le récit.
      Remarque : Dans les deux cas, quand l’auteur veut changer de lieu ou de moment, il est préférable de changer de page. Le passage d’une planche à l’autre marque une rupture plus nette et elle crée automatiquement un gap qui facilite la lecture d’ellipses plus importantes.
    • L’unité d’action n’est pas aussi nécessaire, mais souhaitable, car il est plus simple et divertissant pour l’esprit et l’œil de (re)sentir qu’une page entière est imprégnée d’une idée, d’un thème, d’un sens précis.
    • Contrairement à la vidéo ou au cinéma, la lecture d’une page BD donne à voir un aperçu fugitif des scènes et des plans qui suivent. Et pour le dessinateur, cette impossibilité de cacher les cases suivantes, génère une contrainte créative : mettre en scène le découpage visuel de la page. Il ne s’agit pas seulement ici d’organiser le meilleur enchaînement ou d’accorder plus de place à la case qui a besoin de plus d’espace. Mais il faut penser la page dans son ensemble, ce qu’elle dévoile de l’action, de l’ambiance, de l’univers…

    Références artistiques

    • Tapisserie de la Reine Mathilde, dite tapisserie de Bayeux,11e siècle, broderie sur toile de lin, 70 mètres de long
    • Winsor McCAY, Little Nemo in Slumberland, première publication 1905
    • George HERRIMAN, Krazy Cat, première publication 1913
    • James ROSENQUIST, President Elect, huile sur panneau, 228 × 366 cm, 1960-1961
    • Roy LICHTENSTEIN, WHAAM !, peinture acrylique sur toile, 170 × 400 cm, 1963, Tate Modern, Londres
    • John BALDESSARI, Two stories, 1987, huile, acrylique et photographies sur panneaux, 243,7 × 128,3 cm
    • Serge BAEKEN, Sugar, 2014, planche dessinée, Éd. Dargaud
    • Pierre ALECHINSKY, Soleil coupé, gravure,1970
    • Jacques MONORY, La vie imaginaire de Jonc’ Erouas, 2002, huile sur toile
    • Yu HONG, Ladder to the sky, 2008, peinture

    Niveaux de maîtrise

    CompétencesMaîtrises
    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.
    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.+-
    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.+
    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.++
    1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive J’ai du mal à m’engager dans une réflexion artistique personnelle et à établir des liens avec ma propre pratique.
    Je commence à explorer des questions artistiques, mais ai des difficultés à les approfondir de manière réflexive.+-
    Je m’approprie des questions artistiques en les reliant à ma pratique et en développant une réflexion personnelle.+
    Je fais preuve d’une réflexion approfondie et originale sur mon travail artistique, en m’appropriant des questions artistiques complexes.++
    2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci Je ne confronte pas mon projet à ma réalisation et ne parviens pas à l’adapter ou à le réorienter en conséquence.
    Je commence à confronter mon intention artistique avec la réalisation de mon projet, mais ai besoin de plus de pratique pour l’adapter ou le réorienter de manière satisfaisante.+-
    Je confronte mon intention artistique avec la réalisation de mon projet et ajuste ou réoriente ma démarche pour assurer la dimension artistique de celui-ci.+
    J’articule avec maîtrise la confrontation entre mon intention artistique et la réalisation de mon projet, en adaptant ou en réorientant ma démarche avec justesse pour garantir une dimension artistique convaincante.++
    4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre J’ai du mal à proposer une analyse et une interprétation cohérente d’une œuvre d’art.
    Je commence à formuler des analyses et des interprétations, mais celles-ci manquent de clarté et de précision.+-
    Je propose de manière fiable une analyse et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en fournissant des arguments probants pour soutenir mes propos.+
    Je propose une analyse approfondie et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en apportant des éclairages pertinents et convaincants. Je démontre une réelle compréhension de l’œuvre.++

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    *Capture d’écran du générique de The Six Million Dollar Man (L’Homme qui valait trois milliards) – Steve Austin (alias Lee Majors)

  • Le pixel envahit le monde réel

    Le pixel envahit le monde réel

    Réalisez sous la forme de croquis détaillés ou d’un photomontage, un projet d’installation répondant à : « le pixel envahit le monde réel ».

    #numérique

    Si possible, mettez en place votre installation.

    Pixels est un court métrage créé et dirigé par le réalisateur français Patrick Jean, et produit par Benjamin Darras et Johnny Alves. Le film dépeint l’invasion de New York par des jeux vidéo classiques en 8-bit, tels que Space Invaders, Pac-Man, Tetris, Arkanoid.
    Pixels a reçu le Cristal du meilleur court métrage d’animation lors du festival d’Annecy 2011.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence à pour objectifs d’amener les élèves à :

    • à comprendre qu’un lieu peut agir en résonnance avec l’œuvre, la démarche de l’artiste et être source de création
    • penser que l’œuvre peut révéler le lieu et inversement (aspect historique, sociologique ou sensible)
    • comprendre que l’installation est une forme de procédé narratif et/ou fictionnel.

    Questions

    Quelle est la place de la création dans un environnement numérique ? En quoi les technologies génèrent-elles de nouvelles formes artistiques ? Dans quelle mesure une production artistique peut-elle interagir avec son espace d’exposition ? En quoi l’espace de présentation peut-il devenir une partie de l’œuvre ?

    Références artistiques possibles


    Cave canem, mosaïque représentant un chien de garde, placée dans la Maison d’Orphée à Pompéi

    Vidéo clip de Fell In Love with a girl des White Stripes, 2001, de Michel Gondry,
    stop-motion réalisé en LEGO® – https://youtu.be/fTH71AAxXmM ;


    Yellow, Nathan Sawaya, briques de LEGO®, 2006


    Pixel Pour, installation new-yorkaise de Kelly Goeller, 2008


    Playtime, Lars Arrhenius, aménagement d’une station de métro, Stockholm, 2008


    Digital Orca, Douglas Coupland, Vancouver, 2009 – Douglas Coupland est par ailleurs l’inventeur de l’expression « Generation X », au travers de son roman, qui mettait déjà en exergue la perte de repères et la saturation des médias dont était victime sa génération, ceux-là même qui avaient entre 10 et 15 ans dans les années 1980 ;

    Vidéo clip de We Come Together des Goldfish, 2010, réalisé par Mike Scott
    https://youtu.be/7-tNUur2YoU ;


    Super Oor’s World de Jonathan Silvestre, sprite-comic, 2011


    #141 – 5e invasion de Space Invaders à NY, Invader, novembre 2013


    Installation interactive Wooden Mirror, Daniel Rozin, 2014


    Sprites « Star Wars » de Michaël Myers


    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques

    J’ai du mal à explorer les différents champs de la pratique plastique et leurs hybridations.

    J’explore certains champs de la pratique plastique, mais n’aborde pas encore les hybridations avec les pratiques numériques de manière approfondie.

    +-

    Je considère différents champs de la pratique plastique et leurs hybridations, y compris avec les pratiques numériques, dans le cadre de ma création artistique.

    +

    J’explore et exploite avec justesse tous les champs de la pratique plastique et leurs hybridations, en intégrant de manière innovante les pratiques numériques dans mes réalisations.

    ++

    1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création

    Je n’exploite ni les informations ni la documentation iconique, pour soutenir mon projet.

    Je commence à recourir aux informations et à la documentation, notamment iconique, mais ai besoin de plus de pratique pour les intégrer de manière cohérente dans mon projet artistique.

    +-

    J’exploite les informations et la documentation, en particulier iconique, pour nourrir et enrichir mon projet de création.

    +

    J’utilise avec attention les informations et la documentation, notamment iconique, en les intégrant de manière perspicace et créative dans mon projet artistique.

    ++

    2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur

    Je ne mène pas à terme ma production, même avec l’accompagnement du professeur.

    Je commence à m’engager dans mon projet individuel, mais ai besoin de plus de soutien pour le mener à son terme.

    +-

    Je mène à terme ma production individuelle dans le cadre du projet accompagné par le professeur.

    +

    Je montre une réelle capacité à mener à bien une production individuelle souvent de manière autonome.

    ++

    3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées

    J’ai des difficultés à établir des liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    Je commence à percevoir certains liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe, mais ceux-ci restent évidents ou imprécis.

    +-

    J’établis des liens pertinents entre mon travail et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    +

    J’établis des liens complexes et nuancés entre mon travail, les œuvres et les démarches artistiques observées en classe, démontrant une compréhension approfondie.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les incidences du numérique sur la création des images fixes et animées, sur les pratiques plastiques en deux et en trois dimensions.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art
    • le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports) : les dialogues entre pratiques traditionnelles et numériques.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
  • Petits cubes

    Petits cubes

    Dessinez une architecture ludifiée en utilisant la perspective isométrique.

    #pixel art #isometric #architecture

    Questions abordées

    Dans quelle mesure la technique du numérique peut-elle créer l’esthétique d’une œuvre ? En quoi l’aspect technique de la création peut-il faire œuvre ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • aborder une pratique du numérique au service de la production d’une image,
    • s’approprier une technique,
    • s’interroger sur l’esthétique de image numérique.

    Le pixel art isométrique

    Une des façons de faire du pixel art, est de réaliser des compositions en utilisant la perspective isométrique.
    Cette perspective a l’avantage de permettre des représentations de toutes tailles, et extensibles à l’infini. La perspective est différente de celle à point de fuite : si on compare deux objets de même taille, l’un placé au premier plan, et l’autre plus éloigné, tous deux conserveront sur la composition la même taille (ce qui est éloigné n’est ni plus petit ni moins visible).

    Dans l’univers du pixel art, cette perspective offre plusieurs possibilités de création : favicon, dollz, avatars, sprite comics…

    La perspective isométrique et le jeu vidéo

    Voxel

    Le voxel, mot-valise créé en contractant « volume » et « pixel » (ce dernier est lui-même une contraction de « picture » et « element »), est à la 3D ce que le pixel est à la 2D. Il stocke une information physique (couleur, densité, intensité, etc.) d’un point d’un volume sur un maillage régulier. Ses coordonnées spatiales, voire temporelles, ainsi que sa taille ou d’autres informations telles qu’une matière sont stockées parfois avec sa valeur, parfois en parallèle.

    Voxel

    Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Voxel

    Références artistiques possibles

    • Antonello da MESSINA, Saint Jérôme dans son étude, 1475, huile sur panneau de tilleul, 45,7 × 36,2 cm, National Gallery, Londres. https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Jérôme_dans_son_étude_(Antonello_de_Messine)
    • Piero Della FRANCESCA ou Luciano LAURANA ou Francesco Di GIORGIO ou Melozzo de FORLI, La Cité idéale, 1475-1490, tempera sur panneau, 67,7 × 239,4 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cité_idéale_(Urbino)
    • Piero della FRANCESCA, La Flagellation du Christ, 1444-1478, tempera sur bois de peuplier, 58,4 × 81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Flagellation_du_Christ_(Piero_della_Francesca)
    • CANALETTO, Le Grand canal et San Simeone Piccolo, 1738, huile sur toile, 125 × 205 cm, National Gallery, Londres.
    • M. C. ESCHER, Autre monde, 1947, gravure sur bois mise en couleur, 32 × 26 cm.
    • Theo VAN DOESBURG et Cornelis VAN EESTEREN, Contra-Construction Project (Axonometric), 1923, gouache sur lithographie, 57,2 × 57,2 cm, MoMA, NY.
    • Victor VASARELY, Duo-2, 1967, gouache et acrylique sur bois, 31,1 × 40,6 cm.
    • eBoy, @eboarts – https://www.instagram.com/eboyarts/ 
    • Miguel CHEVALIER, Janus, 2013, impression 3D en sable de silice et résine, 100 × 100 × 100 cm

    Maison-atelier de Theo Van Doesburg, 1929

    Selon Theo VAN DOESBURG, l’architecture devait être abordée d’une manière entièrement nouvelle, ce qui, selon lui, donnerait finalement naissance à un agrégat universel de peinture de chevalet, de sculpture et d’architecture. Comme le suggère ce dessin axonométrique pour une maison privée qui n’a jamais été construite, l’architecture, animée par des couleurs plates, devait être économique et dynamique, avec des éléments planaires équilibrés de manière asymétrique autour d’un noyau ouvert. De telles structures permettraient à l’individu moderne d’atteindre l’harmonie avec son environnement.

    Maquette de la maison-atelier Van DOESBURG, 1929

    Villa Savoye, 1929

    Villa Savoye, Le Corbusier, Poissy, 1929

    La villa Savoye a été construite par les architectes Le CORBUSIER et Pierre JEANNERET entre 1928 et 1931. Chef-d’œuvre de renommée internationale, elle est la parfaite application de la théorie des « cinq points d’une architecture nouvelle » développée par l’architecte suisse : les pilotis, les toits jardins, le plan libre, la fenêtre en longueur et la façade libre. Villa de week-end pour la famille Savoye, Le Corbusier les décrit comme des clients dépourvus totalement d’idées préconçues : ni modernes, ni anciens. Elle est le résultat de plusieurs années de recherches formelles, qui aboutirent au bouleversement des codes traditionnels de l’habitat domestique. Le bâtiment en forme de parallélépipède blanc et à la surface lisse, ouvert de fenêtres en bandeau, soutenu par de fins pilotis et surmonté d’un toit terrasse, est posé au milieu d’une pelouse : c’est un véritable manifeste d’une architecture nouvelle.


    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive

    J’ai du mal à m’engager dans une réflexion artistique personnelle et à établir des liens avec ma propre pratique.

    Je commence à explorer des questions artistiques, mais ai des difficultés à les approfondir de manière réflexive.

    +-

    Je m’approprie des questions artistiques en les reliant à ma pratique et en développant une réflexion personnelle.

    +

    Je fais preuve d’une réflexion approfondie et originale sur mon travail artistique, en m’appropriant des questions artistiques complexes.

    ++

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées

    J’ai des difficultés à établir des liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    Je commence à percevoir certains liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe, mais ceux-ci restent évidents ou imprécis.

    +-

    J’établis des liens pertinents entre mon travail et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    +

    J’établis des liens complexes et nuancés entre mon travail, les œuvres et les démarches artistiques observées en classe, démontrant une compréhension approfondie.

    ++

    4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre dans un contexte.

    +

    J’identifie avec précision et finesse les caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, démontrant ainsi une connaissance approfondie et nuancée de celle-ci.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les incidences du numérique sur la création des images fixes et animées, sur les pratiques plastiques en deux et en trois dimensions.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : les évolutions repérables sur la notion d’œuvre et d’artiste, de créateur, de récepteurs ou de public ; les croisements entre arts plastiques et les sciences, les technologies, les environnements numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir un projet artistique, le mener à son terme.
    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    – S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    *Image de PikiSuperstar – freepik.com

  • Antipub

    Antipub

    Toute publicité dans un lieu public qui ne vous laisse pas le choix de la voir ou non est à vous. Elle vous appartient. À vous de la prendre, de la réarranger, de la réutiliser. Demander la permission serait comme demander si vous pouvez garder la pierre qu’on vient de vous jeter à la figure.

    Banksy, Guerre et Spray, Éd Alternatives, Paris

    Après avoir effectué quelques recherches sur le collectif Brandalism, proposez une antipub sous la forme d’une publicité détournée* replacée dans son espace public. Ayez pour cette réalisation une véritable réflexion critique de la société décriée par Banksy.

    *Détourner : en arts plastiques, c’est utiliser une image ou un objet existant en modifiant son sens original ou sa fonction. Le détournement est la réutilisation par un artiste de slogans, d’images publicitaires, de campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, souvent opposé au message original. C’est une sorte de parodie satirique, qui réutilise ou imite l’œuvre originale. Le détournement le plus connu est le détournement publicitaire. (Wikipédia)

    Bill POSTERS, Mc Bomb, 2012, affiche

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • être capable de donner une nouvelle signification à une image publicitaire
    • tirer parti des codes de communication de la publicité et des techniques du street-art
    • être capable de maîtriser l’outil informatique (recherche et logiciel de retouche photo).

    Questions abordées

    Comment donner à voir une nouvelle image, faire évoluer son statut ? Quels liens existent entre l’art et la société de consommation ? Dans quelle mesure l’art glorifie-t-il ou dénonce-t-il la société de consommation ?

    Références (Wikipédia)

    ZEVS, Visual Attack, 2001, affiche publicitaire bombée

    Références artistiques possibles

    • John HEARTFIELD, Adolf l’Übermensch : avale de l’or et recrache des insanités, 1932, photomontage, AIZ 11. no. 29, J. Paul Getty Museum
    • CÉSAR, Compression « Ricard« , 1962, tôle d’acier laquée compressée, 153 × 73 × 65 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Andy WARHOL, Campbell’s Soup Cans, 1962, peinture polymère synthétique peinte sur 32 cadres, chaque cadre mesure : 50,8 × 40,6 cm
    • Andy WARHOL, Green Coca-Cola Bottles, 1962, peinture acrylique, sérigraphie et graphite sur toile, 210,2 × 120,53 cm, Whitney Museum of American Art
    • Andy WARHOL, Brillo Boxes, 1964, boîtes en contre-plaqué avec sérigraphie et acrylique, boîte : 43,2 × 43,2 × 35,6 cm chacune
    • ERRÓ, Foodscape, 1964, collage marouflé sur toile, 200 × 300 cm
    • Duane HANSON, Lady Market, 1969, polyester, fibre de verre, peinture acrylique, huile, cheveu, prothèse oculaire, chariot de supermarché, boîte de conserve et nourriture, 166 × 130 × 65 cm
    • Barbara KRUGER, Untitled (I Shop therefore I Am), 1987, sérigraphie, 280 × 283 cm
    • Shepard FAIREY, André the Giant Has a Posse, 1989, sticker
    • Andreas GURSKY, 99 cent, 1999, photographie, 206,5 × 337 × 5,8 cm, Centre Pompidou, Paris
    • ZEVS, Visual Attack, 2001, affiche publicitaire, peinture rouge. L’artiste « exécute » les top modèles d’affiches publicitaires en leur bombant un point rouge dégoulinant au milieu du front.
    • Jean-Baptiste MONDINO, pochette disque de J’accuse de Damien SAEZ, 2010, photographie
    • BANKSY, La Chute, nov 2011, pochoir, Londres
    • Vermibus, Dissolving Europe, 2013, affiches publicitaires (dans abribus) modifiées au dissolvant
    • Wang GUANGYI, Great Criticism, Coca Cola, 2015, huile sur toile, 150 ×120 cm
    • Jani LEINONEN, The Most Terrible Things, 2015, acrylique sur polystyrène, 920 × 391 × 40 cm

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les incidences du numérique sur la création des images fixes et animées, sur les pratiques plastiques en deux et en trois dimensions ; les relations entre intentions artistiques, médiums de la pratique plastique, codes et outils numériques.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie mise en avant : NO-AD Project de Vermibus, nov 2012, Berlin. Le projet avait pour objectif de réduire l’impact de la publicité à laquelle les citoyens sont exposés, en enlevant les affiches et en laissant l’espace vide. Source : https://vermibus.com/ (site de l’artiste)

  • Étrange autoportrait

    Étrange autoportrait

    Proposez un autoportrait modifiant, voire inversant, la perception que le spectateur a de vous en révélant votre Mr Hyde*.
    Votre projet (notes et croquis) et réalisation s’inspireront, à votre gré du physique ou du psychique. 
    _ physique : aspect extérieur général de quelqu’un, 
    _ psychique : relatif à la pensée.

    #autoportrait #ressemblance #écart

    *The Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde est une nouvelle écrite par Robert Louis Stevenson et publiée en janvier 1886. Il conte l’histoire d’un avoué, Charles Utterson, qui enquête sur le lien étrange entre le docteur Henry Jekyll et Edward Hyde.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/L’Étrange_Cas_du_docteur_Jekyll_et_de_M._Hyde

    Vous expliquerez votre réalisation, notamment en répondant aux questions suivantes.  
    Dans quelle mesure votre autoportrait interroge-t-il votre rapport au corps, à votre image ?
    En quoi cette réalisation révèle-t-elle une partie invisible de votre être ?
    En quoi l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être source d’expression ou de valeur expressive ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • réaliser une image en mettant en évidence la notion d’écart
    • comprendre que l’écart peut être source d’expression
    • tirer parti de l’écart entre réalité et fiction.

    Références artistiques possibles

    • Jan VAN EYCK, Les Époux Arnolfini, 1434, huile sur bois, 82,2 × 60 cm, National Gallery, Londres
    • Giuseppe ARCIMBOLDO, L’Homme potager I, 1590, huile sur bois 25,8 × 24,2 cm, Cremone Museo Civico Ala Ponzone
    • Gustave COURBET, Le Désespéré, 1844-1845, huile sur toile, 45 × 55 cm
    • Frida KAHLO, Les Deux Fridas, 1939, huile sur toile, 173 × 173,5 cm, Musée d’art moderne de Mexico
    • Salvador DALÍ, Marché d’Esclaves avec le buste invisible de Voltaire, 1940, huile sur toile, 47 × 66 cm, St Petersburg, États Unis
    • Norman ROCKWELL, Triple autoportrait, 1960, huile sur toile, 113,5 × 87,5 cm
    • Francis BACON, Selfportrait, 1971, huile sur toile, 35,5 × 30,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Jean-Michel JOURNIAC, Hommage à Freud, 1972, photographies
    • Nancy BURSON, Second composite (Jane Fonda, Jacqueline Bisset, Diane Keaton, Brook Shields and Meryl Streep), photographie numérique, 1982
    • Joel-Peter WITKIN, Woman once a Bird, 1990, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/Été, 2001, photographies numériques
    • Cindy SHERMAN, Clowns, 2003-2004, photographies
    • Sascha NORDMEYER, Hyperlip, prothèse de communication, 2009, objet de design en matière plastique rouge
    • Ben HEINE, Pencil vs Camera, depuis 2010, série de photographies. Les œuvres Pencil Vs Camera représentent des dessins réalisés, photographiés et tenus par Ben Heine dans un endroit spécifique. Elles marient la photographie et le dessin et ajoutent à des scènes ordinaires de nouveaux éléments surréels, visionnaires ou romancés.
      https://benheine.com/fr/art/pencil-vs-camera/
    • John STEZAKER, Muse (Film Portrait Collage) XVIII, 2012
    • John STEZAKER, Mariage (Portrait cinématographique – collage) LXXXVIII, 2013
    • Hombre McSTEEZ (@Hombre_McSteez), Napkin eater, oct 2019, GIF animé. Hombre Mc Steez utilise les feuilles de Rhodoïd pour faire entrer le virtuel (ses dessins) dans le réel. Il photographie ses dessins et crée un montage en stop motion afin de donner vie à ses personnages.
    • Cf. bookface ou sleveface (: phénomène internet qui consiste pour une ou plusieurs personnes à être pris en photographie en posant avec une pochette de disque vinyle représentant des parties du corps, de façon à prolonger l’image de la pochette et ainsi créer une illusion)
    John STEZAKER, Lui (Portrait cinématographique – collage) XXV, 2012

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art ; les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Détail de l’affiche du film Dr Jekyll and Mr Hyde de 1931

  • Avec ces matériaux…

    Avec ces matériaux…

    1. Avec des matériaux bruts, rigides, réalisez une structure en volume qui semble à la fois légère et fragile.
    2. Avec des matériaux souples, réalisez une structure en volume qui semble à la fois rigide et pesante.
    3. Mettez en scène les structures précédentes, afin que la rencontre des matériaux de ces dernières crée du sens. Expliquez-le.

    Matériaux divers, paire de ciseaux, colle, ruban adhésif…

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que l’hétérogénéité dans une œuvre créer du sens,
    • voir que les qualités physiques et symboliques des matériaux sont porteuses de sens et qu’un lien peut émerger de l’association de matériaux hétérogènes,
    • saisir que la matérialité d’une œuvre peut évoluer dans un but expressif,
    • comprendre qu’une œuvre d’art peut être autre chose qu’un objet unique et que l’inachèvement peut être un choix.

    Questions abordées

    En quoi les matériaux de la production artistique portent-ils en eux un potentiel de (re)présentation ? Dans quelle mesure l’agencement des matériaux de la production artistique constitue-t-il une partie du dispositif de (re)présentation ?

    Références artistiques possibles

    • Pablo PICASSO, Guitare, 1912, tôle découpée, 65 × 33 × 19 cm, MoMA, NY
    • Vladimir TATLINE, Maquette du Monument à la Troisième Internationale, 1919-1920 (reconstitution 1979), maquette en bois et métal, hauteur : 420 cm, diamètre : 300 cm, base : 80 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Alexander CALDER, Constellation, 1943, bois peint et fil de fer, 62 × 72,5 × 40 cm, Centre Pompidou, Paris
    • CÉSAR, Compression « Ricard », 1962, tôle d’acier laquée compressée, 153 × 73 × 65 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Robert MORRIS, Wall Hanging, 1969-1970, pièce de feutre suspendu au mur, 250 × 372 × 30 cm, Centre Pompidou, Paris
    • SARKIS, I love my Lulu, 1984, métal, bois, bandes magnétiques, 199 × 70 × 60 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Andy GOLDSWORTHY, Before the mirror – Wooven bamboo, windy, 1987, installation, bambous tressés, Kiinagashima-cho, Japon
    • Annette MESSAGER, Les Piques, 1992-1993, acier, crayon de couleur et pastel sur papier, verre, tissu, bas nylon, ficelle, peluches, 250 × 800 × 425 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Nils UDO, Clemson Clay – Nest – South Carolina, 2005, troncs de pin, glaise, boue, photographie couleur, 131 × 200 cm – https://www.nils-udo.com/
    • Ernesto NETO, We stopped just here at the time, 2002, tissu Lycra, clou de girofle, curcuma, poivre, 450 × 600 × 800 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Arne QUINZE, Uchronia, 2006, Festival Burning Man (Nevada), construction de bois monumentale de 30 × 60 m
    • Tadashi KAWAMATA, Cathédrale de chaises, 2007, œuvre in situ, Reims, Domaine Pommery
    • Rainer GROSS, Installation, 2011, œuvre in situ, Manoir de Kernault, Bretagne
    • Bartek ELSNER, The Branch, 2012, carton

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini ; l’agencement de matériaux et de matières de caractéristiques diverses (plastiques, techniques, sémantiques, symboliques)

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine