Catégorie : Mon cahier de quatrième

  • 20×20

    20×20

    Donnez à voir de différentes façons un « espace profond » sur ces feuilles au format carré de 20×20 cm.

    #carré #square #20×20

    Contrainte : 20 minutes

    Questions abordées

    En quoi une représentation sur une surface s’impose ou prend en compte plusieurs dimensions : la profondeur, la surface, la dimension ? Dans quelle mesure la composition et l’organisation plastique des éléments participent-elles de la représentation ? En quoi la représentation de l’espace tridimensionnel est-il régit par des règles d’organisation et de composition ? En quoi l’installation de l’œuvre participe-t-elle au dispositif de représentation ?

    Objectifs pédagogiques

    La séance a pour objectifs d’amener les élève à :

    • comprendre que le dispositif de représentation induit des codes de lectures spécifiques à l’image
    • saisir que certaines modalités du dispositif de représentation peuvent permettre à l’auteur d’impliquer le regardeur
    • réaliser un travail artistique qui entraine une pluralité de sens de lecture selon l’angle de vue.

    Références artistiques possibles

    • Kasimir MALEVITCH, Carré noir, 1923-1930, huile sur plâtre, 36,7 × 36,7 × 9,2 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Piet MONDRIAN, Composition with Red, Blue and Yellow, 1930, huile sur toile, 45 × 45 cm, Kunsthaus Zürich
    • Josef ALBERS, Study for Homage to the Square: Night Shades, 1956, huile sur bois, 60,7 × 60,7 cm, MoMA, NY
    • Lucio FONTANA, Concetto spaziale, 1958, peinture vinylique sur toile, incisions, 125 × 100,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Yves KLEIN, IKB 3 – Monochrome bleu, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199 × 153 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Günther UECKER, Bewegtes Feld, 1964, clous et toile sur bois, 87 × 87 cm
    • Daniel BUREN, Mur de peintures, 1966-1977, ensemble de vingt toiles, réalisées entre 1966 et 1977, peinture acrylique sur toile de coton tissée à rayures, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
    • Victor VASARELY, Vega 200, 1968, acrylique sur toile, 200 × 200 cm, Fondation Vasarely
    • Georges ROUSSE, Esch sur Alzette – Luxembourg, 2011-2019, épreuve pigmentaire, 92 × 112 cm, Édition de 30 exemplaires – Éditions Galerie Catherine Putman
    • Wolfgang LAIB, Pollen from Hazelnut (Pollen de noisetier), 2013, installation d’un rectangle de pollen dans l’Atrium Donald B. et Catherine C. Marron au MoMA, 630 × 540 cm
    • Anish KAPOOR, Non-Object Black, 2015, matériaux mixtes, 39 × 39 × 12 cm

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition ; l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres,
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie de Matej – pexels.com

  • Piège d’espace

    Piège d’espace

    Réalisez la maquette d’une installation qui devra interagir sur l’espace du spectateur, jusqu’à le « piéger ». Accentuez cet effet autant que possible.

    #piège #enfermement

    Questions

    En quoi une production artistique peut-elle interagir avec le spectateur ? Dans quelle mesure le déplacement du spectateur peut-il faire partie du processus artistique ? En quoi une production artistique peut-elle impliquer le spectateur dans une expérience sensible ? En quoi l’expression de nos différents sens dans l’appréhension de l’espace perçu, ressenti d’une œuvre apporte-t-elle d’avantage que la seule image de cet espace ?

    Objectifs

    Les objectifs de la séquence sont d’amener les élèves à :

    • comprendre que le format d’une œuvre répond à des intentions précises de l’artiste afin de permettre au spectateur une expérience sensible de l’espace
    • saisir que le format impose un temps d’exploration et de lecture de l’œuvre
    • comprendre que le lieu choisi pour la présentation de l’œuvre peut avoir une incidence, un impact sur son format et sa réception et que certaines œuvres ne s’appréhendent que par la déambulation, l’exploration, la découverte et ne se réduisent pas uniquement à la vue.

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, Le Fil (Mile of String), 1942, installation dès le vernissage de l’Exposition First Papers of Surrealism, New-York, oct-nov 1942
    • CHRISTO et JEANNE-CLAUDE, Wall of Oil Barrels – The Iron Curtain, 1962, installation rue Visconti à Paris
    • GEGO (Gertrud Goldschmidt), Reticulàrea, 1968, acier inoxydable, 540 × 350 × 500 cm
    • Wolfgang LAIB, Le Passage, 1988, construction en bois avec cire d’abeille et deux ampoules électriques, dimensions intérieures : 333,6 × 86,6 × 572,1 cm, New-York, MoMA
    • Anish KAPOOR, Descent Into Limbo (Descente dans les Limbes), 1992, installation, Documenta 9 de Cassel 
    • Richard SERRA, Snake, 1994-1997, plaque d’acier résistant aux intempéries, trois unités, chacune de 4 x 15,85 m pour un ensemble de 4 × 31,7 × 7,84 m, Musée Guggenheim, Bilbao
    • Peter KOGLER, Chaos, 1996, Wahnsinn, Kunsthalle Krems, sérigraphies sur papier
    • Ernesto NETO, We stopped just here at the time, 2002, Lycra, clou de girofle, curcuma, poivre450 × 600 × 800 cm
    • Ann Veronica JANSSENS, Hot Pink Turquoise, 2006, installation
    • Maja PETRIC, outSIDEin, 2006, New York City Subway
    • Thomas HIRSCHHORN, Too Too-Much Much, 2010, Deurle (Belgique), Dhondt-Dhaenens Museum.
    • Henrique OLIVEIRA, Bololô, 2011, bois contre-plaqué, 430 × 920 × 760 cm, Smithsonian National Museum of African Art, Washington DC
    • Chiharu SHIOTA, In Silence, 2012, piano brulé souvenir autobiographique, New York, GalerieLe Goff + Rosenthal
    • James TURRELL, Split Decision (Décision partagée), 2018, installation, Sammlung Kunsthalle Mannheim

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée
    • les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : les croisements entre arts plastiques et les sciences, les technologies, les environnements numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie de BM – pexels.com

  • Extension/ expansion corporelle

    Extension/ expansion corporelle

    Réalisez pour votre corps une extension/ expansion artistique qui obligera le spectateur à s’interroger sur les notions de limite et de dépassement.

    #prothèse #extension #expansion

    Vous présenterez votre réalisation sous la forme d’un défilé.

    Question

    Dans quelle mesure une production artistique peut-elle s’adresser au corps du spectateur ? Le corps de l’artiste peut-il devenir artistique ? Le corps de l’artiste peut-il faire œuvre ?

    Objectifs

    Les objectifs de la séquence sont d’amener les élèves à :

    • comprendre que le corps et la gestuelle de l’auteur sont des signifiants de l’œuvre
    • saisir que le corps de l’artiste peut être un matériau parmi d’autres
    • comprendre que l’espace de présentation est une partie intégrante de l’œuvre et que la place du spectateur devient décisive dans la perception de cette dernière

    Références artistiques possibles

    • Raoul HAUSMANN, L’esprit de notre temps – Tête mécanique, 1920, assemblage, bois et matériaux divers, 32,5 × 21 × 20 cm, MNAM, Paris
    • Piero MANZONI, Magic Base, 1961, bois, feutre et métal, 61 × 79,5 × 79,5 cm
    • Rebecca HORN, Finger Gloves, 1972 ; Pencil Mask, 1972 ; Mechanical Bodyfan, 1973–1974. Après avoir réalisé un ensemble de performances et d’objets en relation au corps, Rebecca Horn construit des machines animées. Son travail mêle allusions littéraires (à Joyce, Beckett ou Willy) et références métaphysiques ou cinématographiques, autobiographiques.
    • Jesús Rafael SOTO, Pénétrables BBL Bleu, 1999, installation, métal, PVC, 400 × 450 × 600 cm
    • Erwin WURM, The Artist who swallowed the world when it was still a disc, 2006, sculpture, résine synthétique, textile, 190 × 140 × 140 cm
    • STELARC, The Third Hand and Extended Arm, 1976-1981, prothèse robotique ; Extra Ear, 2007, implant
    • Michael BURTON et Michiko NITTA, Algaculture, 2010, projet de symbiose entre humain et algues
    • Sun YUAN et Peng YU, Can’t Help Myself, 2016, robot industriel, acier inoxydable et caoutchouc, éther de cellulose dans de l’eau colorée, grille d’éclairage avec capteurs de reconnaissance visuelle et paroi en polycarbonate avec cadre en aluminium, dimensions variables, Solomon R. Guggenheim Museum, NY
    • Heather HANSEN, DrawnInward, 2019, performance, Ochi Gallery Los Angeles

    Questionnement(s)

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • la transformation de la matière : la réalité concrète d’une œuvre ou d’une production plastique ; le pouvoir de représentation ou de signification de la réalité physique globale de l’œuvre
    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique
    • les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la relation du corps à la production artistique : l’implication du corps de l’auteur ; la lisibilité du processus de production et de son déploiement dans le temps et dans l’espace : traces, performance, théâtralisation, événements, œuvres éphémères, captations, etc.
    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit .

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Vue de l’installation Can’t Help Myself de Sun YUAN et Peng YU, Musée Guggenheim, NY, 2016

  • La Chute

    La Chute

    Chuter : basculer, tomber, verser ;
    [Familier] aller choir, dinguer, prendre un billet de parterre, prendre une bûche, prendre une gamelle, ramasser un gadin, ramasser une bûche, ramasser une pelle, s’allonger, s’étaler, se casser la figure, se casser la gueule, se fiche par terre, se rétamer, valdinguer…

    Évoquez la chute, son mouvement, sa dramaturgie dans une production plastique que vous présenterez en quelques mots.

    #chute #mouvement

    Problèmes

    Dans quelle mesure l’évocation visuelle de la chute intègre-t-elle la dimension temporelle et séquentielle ? En quoi la narration modifie-t-elle le dispositif de représentation ?  De présentation ?

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • bouleverser, déstructurer, renouveler le schéma narratif,
    • comprendre que certains dispositifs de présentation installent le spectateur dans une relation temporelle à l’œuvre, que le montage, l’association, la collision sont des notions essentielles à la compréhension des images dans un schéma narratif,
    • comprendre que l’emprunt, la citation peuvent être source d’expression.
    BRUEGHEL l’Ancien, La chute d’Icare, 1558, huile sur bois, montée sur bois, 74 × 112 cm,
    Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Brussels

    De nombreux historiens d’art se sont penchés sur le sens de ce tableau. Icare est une figure exemplaire du péché d’orgueil, de l’envie. C’est pourquoi une opposition peut être vue entre la figure du laboureur au premier plan du tableau, allégorie de l’espoir ou de l’espérance et celle d’Icare, allégorie de la chute, écho de la chute originelle qui compose l’arrière-plan des souffrances de l’homme déchu, condamné à se racheter par son travail. Mais Icare c’est aussi l’appel de la liberté et le rêve d’évasion. Prisonnier du roi Minos, il s’enfuit avec son père Dédale, dont l’ingéniosité leur fournit le moyen de cette fuite : les ailes.
    Son seul défaut est de succomber à la griserie de la réussite.

    La chute d’Icare d’après Rubens, Jacob Peter GOWY,
    peinture sur toile, 195 × 180 cm, 1636

    Références artistiques possibles

    • Pieter BRUEGHEL l’Ancien, Chute d’Icare, huile sur toile, 73,5x × 112 cm, 1558, Musées Royaux des Beaux-arts, Bruxelles
    • Pieter BRUEGHEL l’Ancien, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 × 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
    • Jacques-Henri LARTIGUE, Bichonnade, 40, rue Cortambert, Paris, photographie, 1905
    • Henri CARTIER-BRESSON, Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, photographie, 1932
    • Aaron SISKIND, Pleasures and Terrors of Levitation #37, photographie, 1956
    • Yves KLEIN Saut dans le vide d’Yves Klein, photographie, 16 octobre 1960
    • Bas Jan ADER, Broken Fall, performance, 1971
    • Chris BURDEN, Sculpture in three parts, 1974, photographies
    • Martin KERSELS, Falling, triptyque photographique, 1994 : la cascade d’accidents corporels se poursuit avec les Falling Photos de Martin Kersels qui avant de faire des sculptures a étudié les lois de la gravité avec son propre corps. Prenant la forme d’un triptyque, les photographies sont comme autant d’arrêts sur image d’une chute. Encore suspendu dans les airs, le corps massif de l’artiste se découpe sur fond d’étendue neigeuse.
    • Denis DARZACQ, série La Chute, 2005-2007, photographies. La série La Chute met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Breakdance, de Capoeira et de danse contemporaine. Très pures, évitant aussi bien la pose habituelle du genre que la description, ces photographies qui mettent en valeur la performance physique dans sa perfection, mais aussi dans ses déséquilibres, mêlent une incroyable énergie au sentiment de la possible perdition. De fait, ces corps en apesanteur, qui ne sont jamais accompagnés d’ombre portée, deviennent des révélateurs de l’espace urbain (source http://www.laboratoiredugeste.com).
    • Susanna HERTRICH, Chrono Shredder, 2007-2010, déchiqueteur, éphéméride
    • Yu HONG, Ladder to the sky, 2008, acrylique sur toile, 600 × 600 cm
    • Yoann BOURGEOIS, Fugue / Trampoline, musique Metamorphosis II de Philip GLASS. Une danse tout en déséquilibre qui s’attache à faire de la chute un motif chorégraphique.
    • Philippe RAMETTE, Sans Titre (Deauville), 2014, photographie

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : l’in situ, les dispositifs de présentation
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; le point de vue du spectateur dans ses relations à l’espace.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Femme en robe blanche tombant sur le sol, photographie de Tim Grundtner libre d’utilisation – pexels.com

  • Perdu dans la couleur

    Perdu dans la couleur

    Dans le champ artistique, la couleur apparaît comme un moyen de retranscrire les nuances, de créer les contrastes et les modelés des objets réels. Avec la naissance de l’art moderne, la couleur s’affranchit de ce rôle mimétique pour devenir une fin en soi. C’est ce que l’on appelle l’autonomie de la couleur : sa capacité à se suffire à elle-même sans avoir à se référer à autre chose.

    Votre intention sera de créer une expérience contemplative immergeant le spectateur dans la (matière) couleur de par ses aspects sensoriels, ses rapports à la perception, à l’espace.

    #aspect sensoriel #expressivité #rapport à la perception

    Dans quelle mesure la qualité et la quantité de la couleur influent-elles la perception de cette couleur ? En quoi la couleur et sa matérialité confèrent-elles une valeur expressive à l’œuvre ?

    Monochrome

    Qu’est-ce qu’un monochrome ? « Monochrome » : d’une seule couleur. Le terme fut longtemps dans l’histoire de l’art un adjectif qualifiant un camaïeu ou une grisaille. Au 20e siècle, il devient un substantif puis un genre au même titre que le paysage ou le ready-made.

    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-monochrome/ENS-monochrome.html

    Références artistiques possibles

    • Claude MONET, La Série des Cathédrales de Rouen , 30 tableaux réalisés de 1892 à 1894 représentant principalement des vues du portail occidental de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, peintes à des angles de vues et des moments de la journée différents
    • Kasimir MALEVITCH, Carré noir, 1923 – 1930, huile sur plâtre, 36,7 x 36,7 x 9,2 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Morris LOUIS, Blue Veil, 1958, acrylique sur toile, 233 x 396 cm
    • Yves KLEIN, IKB 3 – Monochrome bleu, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199 x 153 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Mark ROTHKO, Untitled (Black, Red over Black on Red), 1964, huile sur toile, 205 x 193 cm, Pompidou Paris
    • Claude RUTAULT, Toiles à l’unité, 1973/Légendes, 1985, 1973 – 1985, installation, peinture acrylique sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Ellsworth KELLY, Three Panels: Orange, Dark Gray, Green, 1986, huile sur panneau, 294,6 x 1047,7 cm, MoMA, NY
    • Anish KAPOOR, Descent into limbo, 1992, installation
    • Pierre SOULAGE et Jean-Dominique FLEURY, les vitraux de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, 1994
    • Olivier DEBRÉ réalisant le rideau de l’Opéra de Shangai, Chine, novembre 1998, photographié de Marc Deville
    • Pierre SOULAGE, Peinture 300×235 cm, 9 juillet 2000, huile sur toile
    • Olafur ELIASSON, The Project Weather, 2003, installation à la Tate Modern de Londres 
    • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation, projecteurs, machine à brouillard
    • Craig COSTELLO, Untitled (Toulouse), 2016, acrylique sur mur, dimensions variables.

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Claude RUTAULT, d/m 263. toile recto-verso avec un châssis de Gottfried Honegger, 2014, acrylique sur toile, 150 x 150 cm

  • Au Bic

    Au Bic

    Dessinez sur un grand format (A3+, format raisin) au stylo à bille la barbe de Compère Gredin et tout ce que l’on peut y trouver. Vous n’utiliserez pas votre crayon de papier.

    #geste #ecriture #bic #ressemblance

    Le dessin englobe une grande pluralité de pratiques. L’usage du stylo à bille aura ici, ainsi que le format et le geste, une incidence sur votre production. C’est pourquoi dans un premier temps, vous devrez expérimenter les variations possibles avec cet outil unique.

    Questions

    Qu’est-ce que cela change de dessiner au stylo à bille ? Est-ce l’outil que vous auriez choisi représenter la barbe de ce personnage et pour travailler sur ce support ? En quoi l’écart entre le référent et sa représentation peut-il
    être source de valeur expressive ?

    Temps de réalisation : de 60 à 80 minutes

    Une barbe dégoûtante

    « Tout le monde le sait, un visage sans barbe, comme le vôtre ou le mien, se salit si on ne le lave pas régulièrement. La chose n’a rien d’étonnant. Mais pour un barbu, le problème est différent. Tout reste collé à ses poils, surtout la nourriture. La sauce, par exemple. Vous et moi, nous pouvons nous débarbouiller la figure avec un gant de toilette et avoir vite l’air plus ou moins présentable. Impossible pour les barbus. Nous pouvons aussi, avec un peu d’attention, manger sans nous faire des moustaches. Impossible pour les barbus. Observez bien un barbu manger, et vous verrez que, même s’il ouvre grand la bouche, il lui est difficile d’avaler du ragoût, de la glace ou de la crème au chocolat sans en laisser des traces sur sa barbe. Compère Gredin, lui, ne prenait même pas la peine d’ouvrir grand la bouche quand il mangeait. Et comme il ne se lavait jamais, les restes de ses repas se collaient à sa barbe. Soyons justes, il s’agissait de petits restes, car, en mangeant, il s’essuyait la barbe du revers de la manche ou du plat de la main. Mais si l’on y regardait de plus près (ce qui n’avait rien d’agréable !) on découvrait de petites taches d’œufs brouillés, d’épinards, de ketchup, de poisson, de hachis de foie de volaille. Bref, de toutes les choses dégoûtantes que Compère Gredin aimait ingurgiter. Si l’on s’approchait encore plus près (attention ! attention ! mesdames et messieurs, bouchez-vous le nez !) et si l’on examinait bien sa moustache en bataille, on apercevait des rogatons plus consistants qui avaient échappé au revers de sa manche depuis des mois et des mois : du fromage vert grouillant de vers, un vieux cornflake moisi et même la queue visqueuse d’une sardine à l’huile. Avec cette barbe dégoûtante, Compère Gredin n’était jamais mort de faim. Il lui suffisait d’explorer sa jungle poilue d’un coup de langue pour trouver de quoi grignoter çà et là un morceau de choix. Vous voyez que Compère Gredin était un vieux bonhomme sale et malodorant. Mais ce que vous allez découvrir bientôt, c’est qu’il était aussi affreusement méchant. »
    Extrait de Les deux gredins de Roald DAHL, Éd. Folio junior

    Références artistiques

    • Alighiero BOETTI, Vice Versa, 1980, stylo à bille sur papier, 70 x 100 cm
    • Robert MORRIS, The Miyuki Bridge (Firestorm Series), 1982, encre, fusain et graphite sur papier, 224 x 193,5 cm
    • Jan FABRE, Les années de l’heure bleue, 1977-1992, exposition à Saint-Étienne 2012, détail d’un Bic Art en bandeau
    • Thomas MÜLLER, Sans titre, 2013, 160 x 115 cm
    • Il LEE, MBL 1302, 2013, stylo à bille sur papier, 84,5 x 63,5 cm
    • Karl BEAUDELERE, KXB7, Entité jaune, 2015, stylo-bille sur papier, 29,5 x 21 cm, collection de l’Art Brut, Lausanne
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182 x 182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture, Fauve d’or – Prix du Meilleur album 2019, Festival d’Angoulême
    • Exposition La Collection d’art contemporain BIC® au CENTQUATRE-PARIS-2018
      https://youtu.be/JDbcp1LqbSU

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Métamorphose

    Métamorphose

    Voyage dans l’univers des aléas et des incertitudes de la métamorphose. Votre réalisation en fait le récit, en conte les mésaventures qui sont autant de fabuleuses constructions imaginaires.

    #métamorphose #conte #récit

    Attention à ne pas confondre métamorphose avec hybridation : croisement entre deux individus d’une même espèce ou pas en vue d’obtenir des hybrides, hybride : se dit de qqn, de qqch qui est composé d’éléments disparates.

    Questions

    En quoi la narration modifie le dispositif de représentation ? En quoi la narration visuelle intègre-t-elle la dimension temporelle et séquentielle ?

    Hannah DOUGHERTY
    Ways to win or lose (the hunt, the race, and all the dead soldiers), 2007,
    mixed media, 250 x 680 cm

    Vocabulaire

    Métamorphose :
    μετά, méta (: au-delà, après, ensuite) ; μορφή, morphê, (: forme).
    Transformation, changement d’une forme en une autre. Changement de cette nature opéré par les Dieux dans la mythologie grecque et latine (cf. la métamorphose d’Actéon en cerf, de Daphné en laurier).

    Conter : faire le récit de ; relater une histoire qu’on a imaginée, pour amuser.

    Plasticité : (de plastique + -⁠ité ; du latin plasticus, « relatif au modelage »). Qualité de ce qui est plastique, malléable, modifiable. Qualité sculpturale d’une œuvre d’art.
    Plastique : Adj. Qui ne reprend pas sa forme originale lorsqu’il a été déformé. Beaux-arts – Qui concerne l’art de donner une forme à partir d’un matériau.

    Notions abordées

    • plasticité, assemblage, composite, imbrication, hétérogénéité, cohérence plastique, écart, ressemblance, narration, temporalité.

    Références possibles

    • Les Métamorphoses, poèmes de quinze livres d’OVIDE
    • L’étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde, nouvelle de Robert Louis STEVENSON, 1886
    • La Métamorphose, nouvelle de Franz KAFKA, 1915
    • The Incredible Hulk, personnage de Stan LEE et de Jack KIRBY, Marvel Comics, 1962
    • An American Werewolf in London, film de John LANDIS, 1981
    • The Fly, film de David CRONENBERG, 1986
    Johann Caspar LAVATER, Figure humaine comparée avec celle d’un aigle, 18e siècle
    • Le TITIEN, Mort d’Actéon, 1559-1575, huile sur toile, 178,4 x 198,1 cm, National Gallery, Londres
    • Il Cavalier d’ARPINO, Diane et Actéon, 1600-1625, huile sur bois, 47 x 66 cm, Le Louvre, Paris
    • Le BERNIN, Apollon et Daphné, 1622-1625, sculpture conservée à la Galerie Borghèse à Rome
    • Johann Caspar LAVATER, L’art de connaître les hommes par la physionomie, 1775, gravures
    • Charles PHILIPON, Louis-Philippe en poire, 1831, caricature
    • MC ESCHER, Dag en nacht (Jour et nuit), 1938, gravure sur bois, Musée Escher, La Haye, Pays-Bas
    • Giuseppe PENONE, Sentier de Charme, 1986, bronze, charme, Coll. Fonds régional d’art contemporain de Bretagne
    • Markus RAETZ, Métamorphose I, 1991, fonte de fer, 32,3 x 27 x 12,5 cm
    • LAWICK/MÜLLER, La Folie à Deux, 1992-1996, série de portraits photographiques de couples d’artistes – LawickMüller (lawickmueller.de)
    • Roman OPALKA, Opalka 1965/1 à l’infini, détail, série de photographies

    Le BERNIN, Apollon et Daphné, 1622-1625, sculpture conservée à la Galerie Borghèse à Rome

    Ce sujet mythologique met en œuvre le dieu Apollon et la nymphe Daphné. Le mythe provient des métamorphoses d’Ovide. Daphné est une nymphe, fille du Dieu fleuve Pénée. Pour se venger d’Apollon, qui s’est moqué de lui, Éros, dieu de l’amour (appelé aussi Cupidon) décoche simultanément deux flèches, une en or sur le dieu lui-même, qui le rend fou amoureux de la belle Daphné, l’autre en plomb sur la nymphe, qui lui inspire le dégoût de l’amour. Alors qu’Apollon la poursuit, celle-ci, épuisée, demande à son père, le dieu fleuve Pénée, de lui venir en aide. Il métamorphose alors sa fille en laurier.

    C’est un thème assez souvent représenté en peinture, mais beaucoup moins en sculpture car il est très difficile de reproduire la tension de la scène et la transformation de la nymphe en laurier.

    La composition de l’œuvre est hélicoïdale. C’est une idée que Le Bernin utilise souvent dans ses œuvres. Il alterne les surfaces rugueuses, polies, et ciselées. L’œuvre est faite pour avoir plusieurs points de vue. Le spectateur peut tourner autour et il y est même invité car sinon il ne peut pas voir l’œuvre en entier. De plus, toute l’œuvre est traitée avec le même souci du détail, aucune partie n’est laissée brute.

    Apollon dispose d’une draperie avec énormément de détails sur les plis très profonds. Le rendu est très réaliste sur les chairs. La musculature d’Apollon est légèrement marquée. La posture des corps amplifie le côté dramatique de la scène. La torsion des corps est réelle. Apollon court pour rejoindre la nymphe. On peut voir sa jambe gauche en l’air ce qui donne la sensation d’un mouvement rapide. De plus le drapé n’est pas collé au corps. Il donne l’impression d’être entraîné par la course du Dieu. La nymphe dans un dernier effort se jette en avant comme pour se rapprocher du ciel. L’ultime saut du désespoir est perceptible par la torsion du corps et la sensation de mouvement. Le traitement des visages est très soigné. On aperçoit Daphné apeurée, son visage révélant sa peur. Tandis qu’Apollon a l’air surpris. Il ne comprend pas ce qui se passe. Le traitement des chairs est impressionnant mais celui des cheveux l’est plus encore. De fines ciselures sur la coiffure d’Apollon imitent une vraie chevelure. Des boucles finement ciselées sont faites de petites torsades. Le traitement de la coiffure de la nymphe est légèrement différent. L’artiste alterne un ciselé fin, avec une sorte de non-finition. Cela renforce l’effet réaliste de la chevelure. Le traitement est très important sur les parties qui commencent à se métamorphoser, par exemple sur les doigts de pieds qui se transforment en racine, ou sur l’écorce qui commence à envelopper la jeune nymphe, sur ses doigts des mains qui deviennent des branches de laurier ou même de sa chevelure qui se transforme peu à peu. La femme laisse place au végétal, à l’arbre. On constate cette évolution du corps de la nymphe en même temps que l’étonnement d’Apollon.

    Le Bernin réalise une prouesse exceptionnelle en parvenant à montrer aussi bien le mouvement de la poursuite et la transformation de la nymphe lors de l’instant fatidique du mythe.

    Il s’est avéré, lorsque cette sculpture a été nettoyée voici quelques années, que les feuilles de laurier en marbre tintaient comme du cristal.

    Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Apollon_et_Daphné_(Le_Bernin)


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Déluge de couleurs

    Déluge de couleurs

    Le Déluge désigne une très ancienne inondation catastrophique causée par des pluies diluviennes (pluies très abondantes) et continues durant sept ou quarante jours, selon les versions. Surtout connu par le récit de l’Arche de Noé, ce mythe est présent dans de nombreuses cultures.

    Tout au long des siècles, la pluralité des mythes du Déluge et des théories catastrophistes qui en découlent a en effet « eu la particularité d’avoir donné à repenser continuellement l’histoire de l’humanité ».

    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Déluge

    Proposez une réalisation bidimensionnelle porteuse de sens construisant une réflexion sur l’association des termes Déluge et couleur dans la proposition incitative : Déluge de couleurs.

    #figuration/ abstraction #all over

    Méthodologie

    1. Sous la forme d’une carte mentale, représentez visuellement le cheminement associatif de votre pensée montrant les liens que vous faites entre le mythe et les couleurs.
    2. Au regard de ce premier travail, interrogez-vous sur la fonction de la couleur, sur sa matérialité, son étendue sur le support…
      Dans quelle mesure l’utilisation de couleurs engendre-t-elle des sensations qui lui sont propres ? Produit-elle du sens ? Comment montrer l’impact de l’utilisation des couleurs sur un espace en modifiant leur quantité, leur qualité et leur proximité ?
    3. Après avoir mis en lumière les liens qui existent entre les différents termes de la proposition et les informations qui leur sont associées, choisissez une idée potentielle de réalisation.
    4. Dessinez-la sous la forme d’un croquis en couleur.
    5. Après le temps de verbalisation en classe entière, réalisez votre projet.
    6. Attention, adaptez vos outils et vos gestes aux contraintes de votre travail.

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à savoir :

    • exprimer une intention et produire du sens par des choix chromatiques pertinents
    • donner corps à la couleur en interrogeant ses qualités : d’absorption, de réflexion, de transparence, en sachant que certaines couleurs produisent des jeux optiques, des rapports de contrastes qui influencent la perception d’un espace
    • que la couleur peut être un langage plastique autonome en expérimentant son potentiel sensoriel, expressif, métaphorique, symbolique à des fins artistiques
    • distinguer les différentes matérialisations de la couleur (lumières, matières) et apprendre à en produire – peindre, utiliser des objets et/ou des matériaux colorés, projeter de la lumière colorée, etc. – en exploitant les effets produits pour modifier la perception d’un espace
    Léon François COMERRE, Le Déluge, 1911

    Références artistiques possibles

    • Léonard DE VINCI, Un Déluge, 1518, craie noire, plume et encre, lavis sur papier, 20 x 16 cm, Royal Collection trust, Londres
    • Léon François COMERRE, Le Déluge, 1911, huile sur toile, 345 x 448 c, Musée des Beaux-Arts, Nantes – https://museedartsdenantes.nantesmetropole.fr/home
    • Vladimir KANDINSKY, Improvisation. Deluge, 1913, huile sur toile, 95 x 150 cm, Musée Lenbachhaus, Munich
    • Jackson POLLOCK, Convergence: Number 10, 1952, huile sur toile, 393,7 x 237,5 cm, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY
    HUNDERTWASSER, Herbe de terre, pluie du ciel, 1958

    • HUNDERTWASSER, Herbe de terre, pluie du ciel, 1958, techniques mixtes : aquarelle, huile et vernis sur papier, 54 x 65 cm
    • Victor VASARELY, Berc, 1967, acrylique sur toile, 170 x 170 cm
    • Bridget RILEY, Louxor, 1982, huile sur lin, 223 x 197 cm
    • Patrick TOSANI, La Pluie (de la série Les Écritures de pluie), 1986, tirage Cibachrome, 123 x 163 cm
    • Robert COMBAS, Le Déluge, 1991, acrylique sur papier, 65 x 50 cm
    • ZEVS, Liquidated Louis Vuitton, 2007, peinture murale, Wakin Up Nights, Galerie De Pury & Luxembourg, Zürich, Suisse
    • Bill VIOLA, The Deluge, 2014, installation vidéo, Grand Palais, Paris – https://youtu.be/TTJy6NxvKx8
    • Sheila HICKS, Lianes de Beauvais, 2011-2012, installation, lin, coton perlé, laine, soie et nylon, dimensions variables : 430 x 400 cm version haute (lianes suspendues), 380 x 350 cm version basse (lianes reposant au sol), Centre Pompidou, Paris
    • Ian DAVENPORT, Spring (Bluebonnet), 2018, acrylique sur aluminium (six panneaux avec une section de plancher), 330 x 600 x 100 cm, Paul Kasmin Gallery, NY
    • Matteo MAURO, Deluge, 2021, gravure numérique sur aluminium, 166,7 x 125 cm

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • Thérèse n’est pas moche

    Thérèse n’est pas moche

    « Figurez-vous que Thérèse n’est pas moche, elle n’a pas un physique facile… c’est différent. »

    Thierry LHERMITTE – Le père Noël est une ordure de la troupe du SPLENDID – 1979
    Photogramme du film (1982) de Jean-Marie POIRÉ en bandeau

    Réalisez une production dans le cadre d’une démarche artistique personnelle éclairant votre compréhension de cette réplique culte du Père Noël est une ordure.

    Questions

    Qu’est-ce qui est beau et ne l’est pas ? Comment le définir ? En quoi la notion de norme peut-elle être un sujet de questionnement ? Comment la beauté d’une représentation pourrait-elle être évaluée indépendamment d’un concept de la chose représentée ? L’Art doit-il être beau ? La laideur peut-il être artistique ?

    Cindy SHERMAN, Untitled #362, 2000, photographie

    Vocabulaire

    Esthétique : Adj. du grec aisthētikos, ‘relatif à la perception’. Relatif au sentiment du beau. Conforme à une certaine beauté, à une certaine harmonie. Relatif aux moyens développés pour maintenir ou améliorer l’apparence physique. Nom féminin. 1. Théorie, conception du beau, de la beauté, dans la nature et dans l’art. 2. Principes et caractéristiques du style d’un artiste ou d’un courant artistique. 3. Harmonie, beauté.

    Beau : Adj. du latin bellus ‘joli’. 1- Qui fait naître une émotion esthétique favorable, un plaisir admiratif ; qui plaît à l’œil par l’harmonie de ses formes, de ses couleurs. Qui correspond à certains canons de beauté, à l’idée que l’on a de la beauté. 2- Qui fait naître un sentiment d’admiration ; qui a une certaine valeur esthétique sur le plan intellectuel ou moral. 3- Qui est satisfaisant, très réussi, en parfaite conformité avec ce qu’on attend ou espère. 4- Qui est remarquable par sa qualité, son importance.

    Laid : Adj. du francique laith, ‘désagréable’. Qui est d’un aspect désagréable, repoussant, inesthétique.

    Méthodologie

    1. Problématisez cette réplique au regard de vos questionnements sur le non beau en Art : constituez l’ensemble des sous-problèmes et des hypothèses associés au concept de beauté et de laideur. Établir une carte mentale vous aidera à définir la question à laquelle vous tâcherez de répondre.
    2. Établissez la fiche du projet, verbalisez vos intentions : décrivez le projet, estimez la durée de sa réalisation, choisissez les références artistiques à rapprocher de votre réalisation, dessinez quelques croquis, faites des essais.
    3. En cour de recherche, décrivez le travail et la démarche plastique en utilisant un vocabulaire adéquat, rappelez la visée artistique et éventuellement formulez de nouvelles hypothèses.
    4. Rédigez quelques lignes soulignant les points importants de votre travail et le choix de l’œuvre mise en relation.
    5. À la dernière séance, présentez le plus pertinemment possible votre réalisation (: accrochage, installation, performance) et expliquez-la.
    Quentin METSYS, Vieille femme grotesque, 1513

    Références artistiques possibles

    • Quentin METSYS, Vieille femme grotesque, 1513, huile sur panneau, 62,4 x 45,5 cm, National Gallery, Londres
    • Jérôme BOSCH, Portement de Croix, 1515-1516, huile sur panneau de bois, 76,7 x 83,5 cm, Musée des Beaux-arts, Gand, Belgique
    • Peter Paul RUBENS, Bacchus , 1638-1640, à l’origine huile sur panneau, 190 x 160 cm, Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
    • Francisco de GOYA, Les Vieilles ou Le Temps, 1808-1812, huile sur toile, 181 x 125 cm, Palais des Beaux-Arts, Lille
    • Henri de TOULOUSE-LAUTREC, Femme tirant son bas, 1894, huile sur carton, 58,0 x. 46,0 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Egon SCHIELE, Autoportrait nu à la grimace, 1910, crayon, fusain et gouache sur papier, 56 x 36,5 cm, Albertina, Vienne
    • Georg SCHOLZ, Industriebauern, 1920, lithographie sur papier, 39,4 x 48,3 cm, Los Angeles County Museum of Art
    • Otto DIX, Portrait de Sylvia van Harden, 1926, huile et tempera sur bois, 121 x 89 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Georges GROSZ, Le poète Max Herrmann-Neisse, 1927, huile sur toile, 59,4 x 74 cm, MoMA, NY
    • Freaks, 1932, film de Tod BROWNING
    • Pablo PICASSO, Portrait de Dora Maar, 1937, huile sur toile, 92 x 65 cm, Musée national Picasso, Paris
    • Elephant Man, 1980, film de David LYNCH
    • Bernard BUFFET, 1981, Autoportrait no11, huile sur toile, 130 x 81 cm, collection privée
    • Francis BACON, Selfportrait, 1984, huile sur toile, 35,5 x 30,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Lucian FREUD. Benefits Supervisor Sleeping (Sue Tilley), 1995, huile sur toile, 151.3 x 219 cm, collection privée
    • ORLAN, Refiguration/Self-Hybridation no2, 1998, Cibachrome contrecollé sur aluminium, 167 x 117 x 4,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Patricia PICCININI, La couette, 2010, sculpture : silicone, fibre de verre, acier, cheveux humains et fourrure de renard, vêtements, 60,0 x 80,0 x 80,0 cm
    Patricia PICCININI, Graham, 2016,
    Imaginé dans le cadre d’une campagne de sécurité routière,
    ce corps difforme, mais costaud a été pensé pour résister
    aux violents chocs subis lors d’accidents
    Graham, l’être humain taillé pour résister aux accidents de la route – Le Temps

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine