Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • Saut

    Saut

    Jacques-Henri LARTIGUE, Bouboute à Rouzat, août 1908, photographie

    « Le mouvement apparaît comme une manifestation dans l’espace de l’écoulement temporel. Un corps mobile change de position à mesure que le temps passe et modifie ainsi le milieu perçu. L’évocation par la photographie de la globalité d’un mouvement s’accompagne nécessairement du renvoi à une durée et non pas à un instantané. »

    Proposez, par un traitement graphique et un choix judicieux des couleurs, une image magnifiant le saut du personnage de la photographie de Jacques-Henri Lartigue.

    Références artistiques possible :

    • Étienne-Jules MAREY, chronophotographie, fin XIXe siècle
    • Diving Horse (cheval plongeur), Eunice Winkless dives into a pool of water from a high tower on horseback on July 4, 1905 in Pueblo, Colorado
    • Jacques-Henri LARTIGUE, Grand Prix de l’ACF, automobile Delage, circuit de Dieppe, 26 juin 1912, 1912, photographie
    • Giacomo BALLA, Dynamisme d’un chien en laisse, 1912, huile sur toile, 90,8 x 110 cm, Albright-Knox Art Gallery
    • Luigi RUSSOLO, Automobile in corsa (Dynamisme d’une automobile), 1912-1913, huile sur toile, 106 x 140 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Umberto BOCCIONI, Dinamismo di un ciclista (Dynamisme d’u cycliste), 1913, huile sur toile, 70 x 95 cm, Collection Peggy Guggenheim, Venise
    • Yves KLEIN, Saut dans le vide, octobre 1960, photographie
    • Kerry SKARBAKKA, Office, 2005, de la série photographique Falling
    • Denis DARZACQ, La Chute, 2005-2006, série photographique

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance –  la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Objet oublié

    Objet oublié

    La visite sur Terre d’extraterrestres a conduit à la création de zones. Ces zones présentent des phénomènes étranges et dangereux, incompris par les humains. Dans ces zones les visiteurs ont abandonné des objets de toutes sortes (artéfacts). Objets-pièges, objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers* convoitent et viennent dérober au risque de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait, sans rien y comprendre, les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d’un chemin.

    Adapté au cinéma en 1979 par Andreï Tarkovski, Stalker ou Pique-nique au bord du chemin est le chef-d’œuvre des frères Strougatski.

    *Stalker : (mot anglais) chasseur-traqueur, rôdeur.

    Concevez (notes et croquis) puis proposez la modélisation 3D d’un des objets oubliés et retrouvés par un stalker. Pour cela, vous utiliserez le logiciel Google SketchUp ou l’outil en ligne 3D Slash (https://www.3dslash.net/).

    Ces objets imprimés constitueront la collection principale du cabinet de curiosités.

    Problématiques abordées lors des séances d’EPI :
    Comment le dialogue entre pratiques traditionnelles et numériques interroge-t-il nos sens ?
    En quoi la présentation d’un objet en modifie son statut ? Comment l’espace d’exposition peut-il changer la perception d’un objet scientifique en un objet artistique ?
    En quoi le langage et les codes scientifiques peuvent-ils être réinvesti artistiquement ?

    Termes utilisés :

    • Typologie : démarche méthodique consistant à définir ou étudier un ensemble de types, afin de faciliter l’analyse, la classification et l’étude de réalités complexes,
    • Pinacothèque : musée exposant des œuvres picturales (peintures),
    • Cabinet de curiosités : lieu où étaient entreposés et exposés des objets collectionnés, avec un certain goût pour l’hétéroclisme et l’inédit,
    • Inventaire : dénombrement, comptage, liste,
    • Accumulation : rassemblement, entassement ou arrangement d’un grand nombre d’objets,
    • Série : ensemble ou suite d’éléments de même nature ou possédant des points communs, musée, album, catalogue, banque d’images, etc.

    Références artistiques possibles :

    • Le Cabinet de curiosités, Johann Georg HINZ, 1666, huile sur toile
    • Le Cabinet de curiosités, Domenico REMPS,1690, huile sur toile (reproduction ci-dessus)
    • Composition avec fossiles et coquillages, Jacques DAGUERRE, daguerréotype, 1837-1839
    • Tableau synoptique d’oreilles, service d’identification de la Préfecture de Police, Alphonse BERTILLON, photographies, 1880
    • Catalogue Manufrance (Manufacture française d’armes et cycles de Saint-Étienne), 1885-1985
    • Intérieur de M.B., collectionneur, rue de Vaugirard, Eugène ATGET, photographie, 1910
    • Home Sweet Home, ARMAN, accumulation de masques à gaz dans une boîte sous plexiglas, 1960
    • Le Magasin de Ben, Ben VAUTIER, 1958-1972
    • Masques, Jean-Luc VILMOUTH, 1982
    • Over Ten Thousand Individual Works, Allan Mc COLLUM, 1987-1989
    • Joan FONTCUBERTA, Fauna (secreta), 1985-1989, Musée-Château d’Annecy, 2008

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
      Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Chocs émotifs !

    Chocs émotifs !

    « Le fauvisme est venu du fait que nous nous placions tout à fait loin des couleurs d’imitation et qu’avec des couleurs pures nous obtenions des réactions plus fortes. »
    « La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération. » Henri Matisse, Écrits et propos sur l’Art.

    Régulièrement accrochés dans les premières salles du Musée national, les artistes fauves annoncent par la couleur la modernité et les bouleversements artistiques du début du XXe siècle.
    En donnant aux chocs émotifs, selon le mot d’Henri Matisse, une palette franche et pure, le fauvisme prête à la couleur la tonalité d’une émotion et d’une sensation. Il se caractérise par l’audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques. Les peintres ont recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, et revendiquent un art fondé sur l’instinct. Ils séparent la couleur de sa référence à l’objet, afin d’accentuer l’expression, et réagissent de manière provocatrice contre les sensations visuelles et la douceur de l’impressionnisme : ce courant est à rattacher à celui de l’expressionnisme.

    Comment interagissent les couleurs ?
    Réalisez une peinture qui provoquera chez le spectateur — en raison du choix des couleurs et de leur agencement — un effet visuel des plus forts.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fauvisme
    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Fauvisme

    Références artistiques possibles :
    Le talisman, Paul SÉRUSIER, 1888
    La cuisine, 1904, Maurice DE VLAMINCK, 1904
    La joie de vivre, Henri MATISSE, 1906
    Trois personnages assis dans l’herbe, André DERAIN, 1906
    L’Estaque, Route tournante, André DERAIN, 1906
    Joie de vivre, Robert DELAUNAY, 1930
    Interaction of Color, Josef ALBERS, publication, 1963


    Le joie de vivre, Henri MATISSE, 1906, huile sur toile, 176,5 x 240,7 cm.

    * Le port de pêche – Collioure (détail), André DERAIN, 1905, huile sur toile, 81,5 x 100 cm.


    • Questionnements :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance.
      La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
      Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Expression des couleurs

    Expression des couleurs

    « Pour chacune des quatre saisons, il faut trouver […] les couleurs qui, par rapport à l’ensemble, appartiennent sans hésiter à l’expression de la saison considérée. » Johannes Itten

    Johannes Itten (1888-1967), peintre et enseignant suisse

    Il commence à dessiner et à peindre à l’âge de seize ans et suit les cours de l’École des Beaux-Arts de Genève, tout en poursuivant des études scientifiques. En 1910 il découvre à Paris le cubisme, Picasso et Cézanne, et en 1911 à Munich le groupe du Blaue Reiter. Il termine sa formation à Stuttgart chez Adolf Hölzel de 1913 à 1916. Il fonde alors une école d’art et participe au Sturm à Berlin.
    De 1919 à 1923, il enseigne au Bauhaus. Il prit dès son arrivée une influence majeure sur l’enseignement de cette institution. Il dirigea les enseignements ayant trait à la forme. Il fut contesté tant par les élèves, dont Josef Albers, que par Walter Gropius et la direction, en raison de ses méthodes d’enseignement empreintes de sectarisme.
    Après un séjour en Suisse, il fonde en 1926 une nouvelle école à Berlin, puis dirige une école professionnelle à Krefeld. En 1938, il émigre à Amsterdam, puis retourne à Zurich où il dirige la Kunstgewerbeschule (école des arts appliqués), qu’il quitte en 1954 pour se consacrer entièrement à la peinture et à l’écriture de ses ouvrages théoriques, dont le plus célèbre est L’art de la couleur, publié en 1967.

    « Les théories sur la couleur de Kandinsky, Klee, Itten, Albers, et par ailleurs Robert et Sonia Delaunay, ne peuvent être séparées de leur œuvre picturale, didactique et artisanale. »
    — Manlio Brusatin (source Wikipédia)

    Vocabulaire :

    • Dégradé (n. m.) : Modification progressive d’une couleur ou d’une valeur. Un dégradé peut être continu ou discontinu (en suivant des bandes par exemple).
    • Harmonie (n. f.) : En décoration et dans le langage courant, on parle d’harmonie lorsque des teintes créent une combinaison agréable à l’œil. En règle générale, ces couleurs comportent une couleur de base commune. Un tel jugement repose essentiellement sur des valeurs subjectives. Mais harmonie signifie surtout « équilibre » et « symétrie des forces », de cette remarque pourrait naître un questionnement – peut-être plus objectif – que certains professeurs du Bauhaus ont relayé.
    • Luminosité (n. f.) : Degré d’éclat d’une couleur, d’une surface colorée.
    • Monochrome (adj. ou n. m.) : D’une seule couleur unie (contraire de polychrome). Klein a peint les premiers tableaux monochromes connus, dont I’IKB (International Klein Blue).
    • Nuance (n. f.) : La nuance d’une couleur résulte du mélange de cette couleur avec une faible quantité de ses voisines du cercle chromatique.
    • Teinte (n. f.) : Synonyme de couleur, la teinte est la qualité qui distingue une couleur d’une autre.
    • Ton (n. m.) : Le ton d’une couleur est le mélange de cette couleur avec du noir ou du blanc. On obtient ainsi des tons plus ou moins foncés ou plus ou moins clairs.
    • Valeur (n. f.) : La valeur, c’est le degré de clair ou d’obscur, de lumière ou d’ombre (variant entre le blanc et le noir), abstraction faite des couleurs.

    Références artistiques possibles :
    La Pie, Claude MONNET, 1868-1869, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris
    La méridienne ou La sieste (d’après Millet), Vincent VAN GOGH, décembre 1889 – janvier 1890, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris
    Einst dem Grau der Nacht enttäuscht, Paul KLEE, 1918, aquarelle, Centre Paul Klee, Berne


    • Questionnement :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Jeu d’association

    Jeu d’association

    Au cours de votre année en sixième, plusieurs œuvres vous ont été présentées. Sauriez-vous, sans vous tromper, associer les légendes aux différentes reproductions ?

    Fiche à compléter – œuvres de 6e

  • À table ! Une œuvre à manger

    À table ! Une œuvre à manger

    Proposez une réalisation plastique bi ou tridimensionnelle qui suscitera chez le spectateur l’appétit.

    • La fiche accompagnant votre réalisation comportera obligatoirement une carte heuristique analysant la proposition – À table ! Une œuvre « à manger », un croquis couleur et une phrase d’explication.

    Questions : Comment une réalisation plastique peut-elle suggérer la nourriture ou le désir de nourriture ? Par quels moyens plastiques peut-on créer une réalisation à manger ?

    Références artistiques possibles :

    • Peter CLAESZ, Nature morte à la tourte avec une dinde, 1627, huile sur bois, 75×132 cm, Rijksmuseum, Amsterdam
    • Claes OLDENBURG, Pastry Case I, 1961-1962, sculptures en plâtre peint, assiettes, plats et coupes, vitrine, 52,7×76,5×37,3 cm, MoMA, NY
    • Daniel SPOERRI, Le repas hongrois (tableaux-pièges, le restaurant de la galerie J. Paris), mars 1963, métal, verre, porcelaine, tissu sur aggloméré peint, 103x205x33 cm, 114 kg, Galerie J. 8, rue Montfaucon, Paris VI
    • Jannis KOUNELLIS, Senza titolo (Sans titre), 1969, acier, café moulu, 254x12x37 cm, série de 10 pesons en acier suspendus les uns aux autres et chargés de café moulu, Centre Pompidou, Paris
    • Gordon MATTA-CLARK, Food, 1971-1973, restaurant-coopératif, Soho, NY
    • Irving PENN, Frozen Foods with String Beans, 1977, photographie, NY
    • Vik MUNIZ, Action Photo, after Hans Namuth (Pictures Of Chocolate), 1997, épreuve chromogénique, MoMA, NY
    • Rirkrit TIRAVANIJA, Soup/ No Soup, événement public, avril 2012, Palais de Tokyo
    Natacha LESUEUR, Sans titre, 2006, épreuve ilfochrome, 49×59 cm
    Will COTTON, Modern Times, 2015, huile sur toile, 152×243 cm

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Manipulation numérique

    Manipulation numérique

    Affirmez l’essence digitale d’une photographie numérique en usant de toutes les opérations informatiques qui vous sembleront nécessaires.

    GLITCH : Un glitch est une défaillance électronique ou électrique qui correspond à une fluctuation dans les circuits électroniques ou à une coupure de courant (une interruption dans l’alimentation électrique), ce qui entraîne un dysfonctionnement du matériel informatique (hardware) et occasionne à son tour des répercussions sur les logiciels (software).
    Le glitch art est l’esthétisation d’erreurs analogiques ou numériques, comme des artéfacts ou des bugs, par corruption de code ou de données ou manipulations d’appareils électroniques.
    PIXEL : Le pixel (souvent abrégé px) est l’unité de base permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle. Son nom provient de la locution anglaise picture element, qui signifie « élément d’image ».
    JPEG (acronyme de Joint Photographic Experts Group) est une norme qui définit le format d’enregistrement et l’algorithme de décodage pour une représentation numérique compressée d’une image fixe.
    (source Wikipédia)

    En quoi la retouche numérique change-t-elle la photographie ? Quelle est la nature de l’image digitale ?

    Références artistiques possibles :

    • Nancy BURSON, Second Beauty Composites (: Jane Fonda, Jacqueline Bisset, Diane Keaton, Brooke Shields, Meryl Streep), 1982
    • AZIZ+CUCHER, Rick (série Dystopia), 1994, C-Print, 127×101,6 cm
    • SHREDDER 1.0
      En 1998, Mark Nappier crée un logiciel en ligne qui détruit (shred en anglais signifie déchiqueter, comme les machines à réduire en lanières les documents officiels) des pages web que l’on lui soumet. Affichant par couche les éléments mélangés, code source et images, textes, la page devient une version déformée « à la minute » de la page originale.
      → Shredder
    • Andreas GURSKY, 99 Cent, 1999, 207×337 cm, épreuve chromogène
    • Friederike VAN LAWICK et Hans MÜLLER, Apollo from Olympia, 1999, photographie numérique contre-collée sur aluminium, 80×59 cm
    • Thomas RUFF, JPegs, 2004, C-print. 246×188 cm
    • Charlie WHITE, Champion, 2006, C-print, 126×110 cm
    • Desiree DOLRON, Xteriors XIII, 2001-2006, épreuve chromogène sur papier montée sur aluminium, 80×62 cm
    • JODI
      Le couple d’artistes belgo-hollandais Jodi (Joan Heemskerk et Dirk Paesmans), pionniers du net art, ont commencé par la production d’interface anti-ergonomiques, low-tech, sale et moche. La homepage changeante de leur site fait tout ce qu’il est possible de mauvais code pour votre navigateur : réduction de page, popups en chaine, lettres illisibles, etc.
      En 2006, ils participent à la Documenta avec « maxpaynecheatonly », une installation vidéo réalisée à partir du jeu « Max Payne », qu’il ont chargé d’erreurs 3D diverses, les mêmes que celle que l’on peut voir en jouant sur des jeux buggés, sauf qu’ici la vidéo n’est que bug. Un montage anarchique achève l’idée de faire de cette vidéo une expérience impossible.
    • SYSTAIME
      De son vrai nom Michaël Borras, Systaime est un plasticien contemporain français qui travaille avec les possibilités de remix des bugs et autres glitches.


    Desiree DOLRON, Xteriors XIII, 2001-2006, épreuve chromogène sur papier montée sur aluminium, 80×62 cm


    SYSTAIME | FRENCH TRASH TOUCH 2017, www.systaime.com


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Prendre part au débat suscité par le fait artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • De l’idée dans l’image

    De l’idée dans l’image

    Proposez le projet d’une œuvre tridimensionnelle utilisant « Le poids des mots, le choc de l’image » (cf. slogan de Paris Match). Effectuez sur votre temps libre au CDI des recherches sur les artistes qui utilisent le texte, le langage dans leurs œuvres.

    Vous réaliserez des croquis accompagnés au choix d’une maquette (papier, carton, etc.) ou d’un photomontage ou d’une maquette modélisée en 3D.

    Vocabulaire :

    • Environnement : transposition de l’espace scénique du tableau à celui de la réalité.
    • In situ : œuvre réalisée sur place.
    • Installation : environnement-cadre des actions, happenings et performances ; lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste.

    Objectif : Distinguer la représentation d’une chose concrète et celle d’une idée.

    En quoi la représentation d’une idée se distingue-t-elle de celle d’une chose concrète ?

    Références possibles :

    • Eugène DELACROIX, La Liberté guidant le peuple, 1830, huile sur toile, 260×325 cm, Musée du Louvre
    • René MAGRITTE, La Trahison des images, 1929, huile sur toile, 59×65 cm
    • Joseph KOSUTH, One and Three Chairs, 1965, chaise en bois, photographie de la chaise et agrandissement photographique de la définition du mot « chaise » dans le dictionnaire, 118x271x44 cm
    • BEN, Je peut tout me permettre, 1971, acrylique sur toile, 97×130 cm
    • Barbara KRUGER, You Are Not Yourself, 1982, photo collage, 182,9×121,9 cm
    • Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311x730x11 cm


    Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311x730x11 cm


    Barbara KRUGER, Untitled, installation à la galerie Mary Boone Gallery, New York, Janvier 1991


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) : Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • D’ici

    D’ici

    Proposez le projet d’une peinture murale d’un mot, de telle façon à ce qu’il apparaît de manière différente ou n’apparaît pas du tout suivant la distance et l’angle de vue avec lesquels le spectateur tente de le lire. Le mot créera un sens tout particulier de par sa signification et le choix du lieu de l’anamorphose.

    Anamorphose oblique : les anamorphoses avec un angle de vue oblique furent les premières anamorphoses créées à la fin du 15e siècle. L’anamorphose peut être considérée comme une dérive des travaux sur la perspective de Piero della Francesca.


    (cf. Les Ambassadeurs d’Hans Holbein)


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    ① Point de fuite, point décalé sur la droite de la distance de vision définie au préalable.
    ② Point de vision (œil) est placé à la verticale du point de fuite : plus ces deux points sont proches, plus la distorsion est grande.

    Remarque : plus la distance de vision est grande, plus l’anamorphose est étirée ; le spectateur doit donc s’éloigner pour voir apparaître l’image non déformée.

    Objectifs :

    • faire découvrir aux élèves certaines lois simples de l’optique ;
    • sensibiliser les élèves aux questions de la présentation et de la réception d’une œuvre en regard du lieu où elle est exposée/ installée.

    Comment une réalisation plastique peut-elle modifier la perception d’un espace ? En quoi la place du spectateur peut-elle influer sur les conditions de la perception et de la réception de l’œuvre ?

    Anamorphose : image déformée d’un objet obtenue à l’aide de certains systèmes optiques comme le miroir courbe ; procédé à l’origine de la production d’une telle image. Peinture, dessin qui déforme volontairement l’objet représenté et dont l’apparence initiale ne peut être retrouvée qu’en observant l’œuvre d’un certain angle ou en ayant recours à un miroir courbe.

    • Hans HOLBEIN, Les Ambassadeurs, huile sur panneau de chêne de 207×209,5 cm, 1533
    • Tjeerd ALKEMA, 1 mètre cube (Polyèdre anamorphique), contreplaqué, acier, polyester, acrylique, 120x143x275 cm, 1998 – 2010
    • Christian ROBERT-TISSOT, VOID, 100×580 cm, 2005
    • Felice VARINI, Cinq ellipses, Metz, 2009
    • RERO, ESCAPE – Salton Sea, 2013 ou DEGAGE, 81 rue Chevaleret, Paris, 2011


    Georges ROUSSE, Icône, Reims 2008


    *Projet d’habillage graphique d’une galerie de liaison au Terminal 3 de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry, Graphéine 2012