Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • A Film Still

    A Film Still

    Réalisez une mise en scène, de l’extrait du film que vous aurez choisi, dans un espace défini (la boîte) en jouant sur : la narration, le point de vue du spectateur, l’étagement des plans, l’intérieur/ l’extérieur.
    Remarques :
    Dessinez les éléments ou servez-vous de photos de magazines, introduisez des objets…
    Pensez à toutes les faces de la boîte, en particulier à ménager au moins une ouverture pour permettre à la lumière d’éclairer la scène.
    Soyez attentif à varier l’échelle des plans, du premier plan à l’image de fond, décor de la mise en scène et à la combinaison des perspectives (naturelle / illusionniste).

    Notions abordées : cadrage, champ et hors champ, profondeur de champ, point de vue, échelle, mise en scène, scénographie, narration.

    « Film Still » (: film immobile) caractérise une photographie prise hors ou sur le plateau de tournage d’un film ou d’une émission de télévision au cours de sa production. Ces photographies sont habituellement prises par des photographes de studio pour des fins promotionnelles. Ces prises de vue peuvent consister en des images posées ou candides prises sur le plateau lors de la production du film ; elles peuvent inclure des stars et les membres de l’équipe de tournage. Le but principal est de promouvoir les studios et leurs nouveaux films et les acteurs.

    Untitled Film Still #14, Cindy Sherman, photographie, 1978, Collection The Museum of Modern Art, New York

    Untitled film stills est la première série réalisée par Cindy Sherman entre 1977 et 1980 qui l’imposera sur la scène artistique internationale. Dans cette série de photographies en noir et blanc inspirée de l’esthétique des « stills » des films de série B, l’artiste se met en scène tout en plagiant les photographies d’actrices de cinéma des années 1950 et 1960.
    Le sujet est une femme, seule, dans des situations diverses dans lesquelles Cindy Sherman y incarne des personnages féminins stéréotypés, ce qui lui permet de jouer, de détourner les clichés.
    Dans un décor réel, elle interprète et représente 69 personnages de la starlette à la femme fatale. Le spectateur a le sentiment d’être face à des personnages féminins de vieux films en noir et blanc, il est libre de construire ses propres histoires car le véritable visage de l’artiste reste une énigme. Son identité est absente. Elle ne se dévoile pas et elle démonte par ce travail la notion même d’identité : la photo devient l’outil de cette déconstruction.

    Mac- ADAMS, The Pond (L’Étang), 2009, photographies

    L’œuvre de Mac Adams le rattache au courant conceptuel développé dans les années 70 et plus particulièrement au Narrative Art. Mais contrairement à nombre d’artistes de ce mouvement associant souvent image et texte, Mac Adams utilise la photographie seule pour raconter des histoires inspirées des séries noires. Le spectateur en fait la lecture grâce aux multiples indices mis en scène par l’artiste dans ses clichés ; dans la série Mysteries , développée dès 1974 autour de scènes de crimes, l’histoire n’est jamais complète ; seules les images de deux ou trois instants du récit concourent à évoquer une intrigue que le spectateur reconstitue mentalement. Ce dernier se trouve, de fait, libre de son interprétation, faisant intervenir ses projections personnelles les plus inconscientes.

    Autres références possibles :
    Duane Michals, Things are Queer, 1973rn
    David Levinthal, Untitled, from the series Hitler Moves East, 1972 – 1975
    Jeff Wall, La Chambre détruite, 1978rn
    Thomas Demand, Kontrollraum / Control Room, 2011

    Cf. PHOTO (DVD)
    Réalisateur : Stan Neumann, Luciano Rogolinirn
    Producteurs : ARTE FRANCE, CAMERA LUCIDA PRODUCTIONS
    LA PHOTOGRAPHIE MISE EN SCÈNE – Réapparue avec éclat dans la photographie nord-américaine des années 60, la « photographie mise en scène » a connu à partir du milieu des années 70 un regain au sein des avant-gardes artistiques.

  • Cinq images pour une attente

    Cinq images pour une attente

    Vous attendez. Le temps passe.
    Réalisez cinq photographies montrant les moments différents de votre  attente. Variez au maximum les cadrages de vos images, puis organisez-les afin de montrer la durée de l’attente. Éventuellement, utilisez les fonctions de cadrage et de redimensionnement d’un logiciel infographique.

    Références artistiques possibles :

    Le mariage des parents, Saynètes comiques, Christian Boltanski, 1974, photographie, montage de trois épreuves aux sels d’argent et texte à l’encre blanche sur carton noir, 37,9 x 71 cm. Chaque photo : 28,5 x 18,3 cm. Musée national d’art moderne/ Centre Georges Pompidou, Paris.
    Extrait de La mort aux trousses, Alfred Hitchcock, 1959, film, la séquence de l’attente à l’arrêt de bus.
    Extrait de Il était une fois dans l’ouest, Sergio Leone, 1968, film, la séquence du générique du film.

    Objectifs :

    • Construire une narration à partir de plusieurs images (organisation, cadrage…),
    • Utiliser les appareils numériques à des fins de création,
    • utiliser un logiciel infographique (recadrer dans une image, agrandir ou réduire une image, organiser des images dans un espace bidimensionnel).


    Something more, Tracey Moffat, 1989, série de six photographies cibachromes et trois photographies noir et blanc, chaque photo : 100 x 130 cm.

    Source : ArtPla, académie de Grenoble

  • Au fil du temps

    Au fil du temps

    Exprimez la durée, le temps qui passe selon un rythme que vous fixerez, dans une réalisation plastique de votre choix.

    Références artistiques possibles :
    Homère : L’Odyssée, Ulysse et Pénélope, vers la fin du VIIIe siècle av J.C., littérature.
    Claude Monet : La Cathédrale de Rouen, Le Portail, temps gris, harmonie grise, 1892, huile sur toile, 100×65 cm. Musée d’Orsay, Paris.
    Claude Monet : La Cathédrale de Rouen, Le Portail, soleil matinal, harmonie bleue, 1893, huile sur toile, 91×63 cm. Musée d’Orsay, Paris.
    On Kawara : Date paintings, Série Aujourd’hui, 1966… 14, 15, 16 août 1975, Liquitex sur toile, 25,9×33,3 cm.
    Roman Opalka : Opalka 1965/1- ∞, à partir de 1965, photographie, 30,5×24 cm et acrylique sur toile.
    Sophie Calle : La Filature, 1981 (détail), diptyque composé de textes et de photographies noir et blanc, 162×110 cm. Musée national d’art contemporain/ Centre Georges Pompidou, Paris.
    Pierrick Sorin : Réveils, 1988, vidéo auto filmage, court métrage, 5 minutes. Musée national d’art contemporain/ Centre Georges Pompidou, Paris.


    Alfred Stieglitz : Équivalent, 1926, épreuve au gélatino-bromure d’argent, 9,2 x 10,8 cm. Musée d’Orsay, Paris.


    On Kawara : Date paintings


    Roman Opalka : Opalka 1965/1- ∞, à partir de 1965, photographies

    Questions abordées :
    L’élève se questionnera sur sa relation au temps : rythme, durée, mémoire, effacement, cycle, évolution, répétition.
    Comment faire trace du temps qui passe ? La photographie, vidéo, peinture comme trace, mémoire, indice d’un événement.
    Quel regard porter sur son quotidien ? Cadrage, capture, enregistrement, collection, accumulation, mesure… Dispositif de présentation, installation.

  • Livre

    Livre

    « L’ivre d’images »

    Analysez le sens de cette proposition. En tenant compte de la réalité de notre environnement quotidien et de la place qu’y occupent les images et en utilisant obligatoirement comme support le livret comportant textes et images, créez une histoire visuelle intitulée « L’ivre d’images ».

    Références artistiques possibles :

    • Claude Gellée dit Le Lorrain : Livre de vérité, XVIIe siècle. British Museum, Londres.
    • Eugène Deiacroix : Pages de l’Album d’Afrique du Nord et d’Espagne, 1832, plume et encre brune ou traits à la mine de plomb, rehauts d’aquarelle,rn19 x 12 cm. Musée du Louvre, département des Arts graphiques, Paris.
    • Paul Gauguin : Album Noa Noa, 1894-1901. Musée d’Orsay, dépôt au Département des arts graphiques. Musée du Louvre, Paris.
    • Bill Vola : The Passing, 1991, NTSC, vidéo noir et blanc, 54 min. Musée d’art moderne/ Centre Georges Pompidou, Paris.
    • Pierrick Sorin : J’ai même gardé mes chaussons pour aller à Ia boulangerie, 1993, moniteurs, 6 bandes vidéo couleur, son, 4 min. Dépôt du FNAC aurnMusée d‘art moderne/ Centre Georges Pompidou, Paris.
    • Doug Aitken : New Skin, 2001, 4 écrans elliptiques, 4 vidéo projecteurs, un synchroniseur, 8 haut-parleurs, 2 bandes video, PAL, couleur, sonrnquadriphonique, 20 min. Production du service Nouveaux Médias. Musée d’art moderne/ Centre Georges Pompidou, Paris.

    Repères

    1. Les codes de la mise en séquence

    • Le morcellement, dans l’espace de représentation, du récit (glyphes, bas-reliefs, vignettes…).
    • La narration au service de l’articulation des unités.
    • Les signes expressifs : irrégularité du format des vignettes, perméabilité d’une à l’autre, distorsions, expansion, éclatement du cadre, circulation des personnages dans l’espace du support, et hors des vignettes, rapport graphique avec le texte, la bulle…

    2. La continuité/ discontinuité spatio-temporelle

    •  La prise en charge de celle-ci par des éléments iconiques sous la forme de relais visuels (raccords), soit par la répétition métonymique du même espace identifié comme continu d’une unité à l’autre, soit par la citation métonymique des personnages et de leurs caractéristiques.
    • L’utilisation de codes spécifiques obéissant à une rhétorique qui assume la fonction narrative : cadrages, angles de vue, raccords sur le mouvement, sur le regard, présence du hors-champ, jeu de profondeur…


    Planche extraite de The Tragical Comedy of Mr. Punch de Dave Mc Kean


    Image

    Étymologie
    Du latin imago : portrait, effigie, représentation. Dans l’antiquité romaine, les images sont des effigies représentant les ancêtres des patriciens et ayant la vertu de protéger les villas et leurs habitants. Les Grecs utilisent un mot synonyme, l’icône, pour désigner les sculptures et représentations de figures divines.

    Définition
    Représentation d’un réel ou d’un imaginaire. Les images peuvent être de natures différentes : images iconiques (figuratives) et aniconiques (non figuratives) ; images fixes (photographies, peintures) et images animées (films, vidéos); images matérielles (qui ont une réalité concrète) et images immatérielles, dites parfois virtuelles (qui n’existent que par une projection lumineuse ou un effet optique par exemple). Elles peuvent avoir différents statuts: images artistiques, documentaires ou de communication visuelle par exemple; différents modes de fabrication: images photographiques, peintes ou numériques, etc., ainsi que différents modes de diffusion : livre, affiche, Internet, etc. Image d’Épinal : estampe populaire vendue au XIX siècle par les colporteurs, dont Épinal s’est fait une spécialité ; par extension, présentation simpliste et naïve d’un fait.

    Glossaire (mots associés)
    abstraction – abstrait – affiche – allégorie – anaglyphe – anamorphose – angle (de prise de vue) – aquarelle – art pariétal – autochrome – autoportrait, portrait – bande dessinée – bestiaire – bidimensionnel – bitmap – cadrage – cadre – calligramme – calligraphie – calotype – caricature – champ, contre-champ, hors champ – cinéma – citation – clip – combine-painting – commande, commanditaire – connotation – croquis – daguerréotype – déchirure – décollage – dématérialisation – dénotation – dessin – détournement – diaporama – diorama – documentaire – écart – échelle des plans – écran – effigie – emprunt – estampe – esquisse – fiction – figuratif – film – flicker – flip book – folioscope – fondu – format – fresque – frise – gif – glyphes – hiéroglyphes – gommage – graffiti – grain – gravure – gros plan – hologramme – icône – iconographie – idéogramme – illustratif, illustration – image – image d’Épinal – image 2D – image 3D – image numérique – imagier – incrustation – infographie – instantané – Internet – interprétation – lacération – lithographie – logotype – modèle – montage – mosaïque – narration – paraglyphe – perspective – pictorialisme, pictorialiste – pictogramme – pixel – photogramme – plan – plan fixe – point de fuite – plongée – contre-plongée – polysémie – prédelle – prélèvement – prise de vue – profondeur de champ – publicité, publicitaire – quadrichromie – raccord – raccourci – rayogramme – recouvrement – référent – regardeur – résolution – ressemblance – retable – retouche – rushes – schéma – séquence – série – sérigraphie – sfumato – signe – solarisation – spectre – sténopé – stéréoscope – story-board – symbole, symbolique – touche – travelling – trompe-l’œil – typographie – vidéo – vignette – xylographe – zoom.

  • Mon cahier

    Mon cahier

    Proposez le projet, puis sa réalisation en gravure, d’une couverture pour votre cahier d’arts plastiques. Il s’agit de rendre le cahier singulier.

    Couverture de l’Almanach du Blauer Reiter, Vassily Kandinsky, 1912

    Der Blaue Reiter (le cavalier bleu) est un groupe d’artistes d’inspiration expressionniste, qui s’est formé à Munich. Ce groupe organise deux expositions (en 1911 et en 1912) et publie un almanach en 1912. Ses acteurs principaux sont Vassily Kandinsky, Franz Marc et August Macke. D’autres artistes comme Gabriele Münter, Heinrich Campendonk, David Burljuk, Alexej von Jawlensky, Paul Klee y ont également participé.


    La révolution Gutenberg

    L’élaboration de nouvelles techniques d’imprimerie et de typographie par Gutenberg vers 1450 marque ce qu’on a considéré comme une véritable révolution du livre, qui est désormais reproduit à de nombreux exemplaires, mais reste à l’échelle artisanale. En effet, sur le moment, l’événement n’est pas une révolution en soi, mais est en réalité une révolution technique et industrielle. Le livre n’est plus un objet unique, écrit ou reproduit à la demande. L’édition d’un livre devient une entreprise, nécessitant des capitaux pour sa réalisation et un marché pour sa diffusion. En contrepartie, le coût de chaque exemplaire baisse sensiblement, ce qui augmente peu à peu la diffusion du livre, dont l’expansion est cependant freinée par l’analphabétisme.

    L’Église catholique est plutôt réticente lors de l’avènement de l’imprimerie du fait de la large opportunité de diffusion des idées. Cependant, cette révolution technique permet surtout une plus large diffusion de la Bible en latin. À l’inverse, la Réforme protestante mettra l’accent sur la diffusion d’une bible en langues vulgaires. Toutefois, les premiers best-sellers semblent s’affranchir du problème que constitue la langue latine, les imprimeurs mettant très tôt sur le marché des ouvrages en langue vernaculaire, comme le Calendrier des bergers ou La Chronique de Nuremberg, recueils d’anecdotes, de contes, d’informations pratiques, illustrés de gravures rehaussées parfois à la couleur. Il est utile de rappeler que la technique de la gravure sur bois a permis, quelques décennies avant Gutenberg, de diffuser dans toute l’Europe des savoirs religieux ou vulgaires.

    Dès le milieu du XVe siècle, le livre conserve son format codex, mais ce sont désormais des cahiers de papier qui sont cousus entre eux selon différents rapports de pliage (in-folio, in-octavo, in-quarto, etc.), tels que nous les connaissons aujourd’hui.
    (source : Wikipédia)


    *Photographie mise en avant de Roman Odintsov – pexels.com

  • Gravure

    Gravure

    L’apprentissage des arts plastiques demande du temps. L’approche pédagogique de la « classe inversée » peut aider à retrouver ce temps si précieux essentiel à la pratique.

    5 raisons pour instaurer une approche de classe inversée :

    • Offre la possibilité aux élèves d’écouter autant de fois qu’ils le désirent les contenus théoriques nécessaires à leur travail en classe d’art.
    • Favorise une responsabilisation des élèves en les impliquant davantage dans leur apprentissage.
    • Permets d’accorder plus de soutien aux élèves en difficulté.
    • Autorise davantage d’interactions positives et centrées sur les apprentissages.
    • Permets une meilleure utilisation du langage plastique disciplinaire.

    Les techniques de l’estampe

    La gravure désigne l’ensemble des techniques artistiques qui utilisent l’incision ou le creusement pour produire une image ou un texte. Le principe consiste à inciser ou à creuser à l’aide d’un outil ou d’un mordant une matrice. Après encrage, celle-ci est imprimée sur du papier ou sur un autre support. L’œuvre finale ainsi obtenue s’appelle une estampe.
    Par abus de langage, les termes « gravure », « estampe » et « tirage » sont souvent confondus.

    Vidéo de 4min30 (source : Artisanales de Chartres 2011)

    Procédés de gravure

    • La gravure en taille d’épargne :
      La planche est creusée partout où l’impression ne doit pas avoir d’effet ; le dessin seul est conservé au niveau initial de la surface de la planche, il est épargné. L’impression d’une gravure en taille d’épargne peut se faire à la main, ou sur une presse typographique. C’est la technique employée pour la gravure sur bois et la linogravure.
    • La gravure en taille-douce :
      La gravure en taille-douce, ou gravure en creux, se pratique le plus souvent sur du cuivre. Contrairement à la taille d’épargne, l’encre va se déposer dans les creux gravés par l’artiste. L’impression de la plaque se fait sur une presse à taille-douce.
    • La gravure à plat :
      Certains ajoutent la gravure à plat (ou impression à plat, ou planographie) aux deux précédentes catégories. C’est le cas de la lithographie ou du monotype qui ne nécessitent pas de reliefs, et ne sont donc pas des gravures au sens strict du terme mais assimilés comme tels. Cependant, la première forme de la lithographie, inventée et lentement mise au point par Aloys Senefelder à partir de 1796, était une technique d’impression basée sur un très faible relief.

    A. La reproduction A est le détail d’une gravure :

    1. en taille d’épargne.
    2. en taille-douce.
    3. à plat.

    B. La reproduction B est le détail d’une gravure :

    1. en taille d’épargne.
    2. en taille-douce.
    3. à plat.

    C. La reproduction C est le détail d’une gravure :

    1. en taille d’épargne.
    2. en taille-douce.
    3. à plat.
  • Photo ratée

    Photo ratée

    Réussir une photo ratée !

    Après avoir expérimenté la prise de vue en classe et s’être interrogé sur les codes photographiques et de tirer parti des erreurs, vous réaliserez une photographie dans laquelle vous exploiterez volontairement les accidents de prise de vue pour leur donner une signification.
    Vous devez justifier votre parti-pris.

    Notions et termes utilisés lors de la verbalisation :
    rapport peinture/photographie, pictorialisme, effet d’Instagram, pixel, cadrage, hors champ, angles de prise de vue (: plongée, contre plongée), flou, bougé, surexposition, contre-jour, déformation optique, etc.

    Références artistiques possibles :
    WANG DU, Photographs, 2007, installation.
    JOHN STANMEYER, Signal, Djibouti City, 26 février 2013, photographie.
    PAUL GRAHAM, Untitled #11, de la série « American Night », 2000, photographie.
    GERHARD RICHTER, Liseuse, 1994, peinture.
    BILL ARMSTRONG, #301, #302, #308, #315, de la série « Portraits », 2000, photographie.
    HIROSHI SUGIMOTO, Mediterranean, La Ciotat 2 (D), 1989, de la série « Seascapes », photographie.
    MIKKO SINERVO, Afterimage #1 (turquoise), #9 (Rhodamine), 2008 ; Afterimage #17 (Gleam), #21 (White circle), 2009.

     Mediterranean, La Ciotat 2 (D), Hiroshi Sugimoto, photographie, 1989

    Hiroshi Sugimoto left his native Japan in 1970 to study art in Los Angeles in 1971 at a time when Minimalism and Conceptual art—both of which informed his work—dominated art practice. Inspired by the systemic aspects of Minimalist painting and sculpture, he has consistently explored several themes with rigorous seriality throughout his career.
    rnHis Seascapes series (begun in 1999) are photographed with cartographic precision. Each image, titled for the body of water depicted, is comprised of sea and sky bisected by the horizon. Rather than taming the subject through repeated documentation, the series grows more awesome and sublime, and the images reveal that only the temporary atmospherics—the thickness of fog or stillness of the water—distinguish one sea from the next.
    (source : http://www.guggenheim.org)

  • Neuvième art 2.0

    Neuvième art 2.0

    La bande dessinée est une forme d’expression artistique, désignée comme le neuvième art, utilisant une juxtaposition de dessins (ou d’autres types d’images fixes), articulés en séquences narratives et le plus souvent accompagnés de textes (narrations, dialogues, onomatopées). Will Eisner l’avait définie avant l’émergence d’Internet comme « la principale application de l’art séquentiel au support papier ».

    Proposer une réalisation numérique dans laquelle vous appliquerez l’art séquentiel au support-écran en prenant le parti de ne pas juxtaposer les images fixes.

    Séquence (du latin ‘suivant’) : Suite ordonnée d’éléments selon le Petit Robert ; ensemble de plans se déroulant dans un même lieu et dans un même temps pour le cinéma.

  • Je… Un égoportrait

    Je… Un égoportrait

    Révélez dans un autoportrait fictionnel un trait de caractère caché, un sentiment.

    Autoportrait : portrait de soi-même. Dans les arts plastiques, comme tout portrait, un autoportrait peut être ressemblant et donner à voir l’aspect extérieur de l’auteur (son apparence visible) ou au contraire donner à voir des aspects de son intimité, de son esprit, de son affect, de sa mémoire, de ses goûts, de sa culture, etc. Alors, il ne « copie pas le visible, il rend visible » (citation de Paul Klee définissant l’art en général, mais qui peut éclairer cette définition).


    Le Désespéré, Gustave Courbet, tableau réalisé entre 1843 et 1845, huile sur toile de 45×54 cm.

    « Avec ce masque riant que vous me connaissez, je cache à l’intérieur le chagrin, l’amertume, et une tristesse qui s’attache au cœur comme un vampire. » GC

    Le portrait questionne l’identité et interroge le concept de la représentation :

    • En quête de soi

    Les avant-gardes ont œuvré à l’édification d’un monde nouveau et ont relégué au second plan le sujet : le motif autant que l’individu. Dans l’après-guerre, temps des failles et de la désillusion, on tente de reconstruire le monde autour de l’homme, celui qui s’exprime comme celui qu’on représente. On constate un retour dans les œuvres à des formes qui révèlent un rapport au monde individualisé.
    Photographie et psychanalyse transforment radicalement les enjeux du portrait, interrogeant la fonction d’identité et exhibant les conflits internes qui tiraillent l’individu et menacent son intégrité.

    • Autoportrait

    Apparu à la fin du Moyen Âge, ce genre obéit pour l’artiste à des motivations diverses : pallier l’absence d’autre modèle, se présenter dans une position sociale, sonder le mystère de son être.
    Dans le prolongement de cette tradition, Picasso multiplie les représentations du peintre au travail face à son modèle, mêlant souvent l’autoportrait professionnel à l’intimité de la relation amoureuse.
    Francis Bacon tente de saisir la matière mouvante de son propre visage.
    Beckmann avec ses 80 autoportraits réalisés entre 1899 et 1950 se situe dans la filiation de Rembrandt : la vision qui se dégage de l’ensemble est celle d’une existence frappée de discontinuité, d’un individu aux prises avec les aléas de l’histoire et avec ses propres troubles.
    En 1948-49 Warhol se dessine avec un doigt dans le nez, corrigeant ironiquement ce visage qu’il n’a pas choisi. « Si vous voulez tout savoir sur Andy Warhol, vous n’avez qu’à regarder la surface de mes peintures, de mes films, de moi. Me voilà. Il n’y a rien dessous ».


    À propos du Cri d’Edvard Munch (HdA) :

    « Un soir, je marchais suivant un chemin. D’un côté se trouvaient la ville, et en dessous de moi, le fjord. J’étais fatigué, malade. Je me suis arrêté pour regarder vers le fjord. Le soleil se couchait. Les nuages étaient teintés en rouge, comme du sang. J’ai senti passer un cri dans la nature ; il m’a semblé que je pouvais entendre ce cri. J’ai peint ce tableau, peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient. C’est devenu le tableau Le Cri pour la Frise de la Vie. »
    22 janvier 1892, EM


    1893, crayon sur  carton,  74×56 cm, Munch Museum, Oslo
    1893, huile, pastel et tempera sur carton, 91×73,5 cm, National Gallery, Oslo
    1895, pastel sur planche, 79×59 cm, collection privée
    1910, tempera sur carton, 83×66 cm, Munch Museum, Oslo


    1895, lithographie imprimée en noir, colorée à la main, 33,5×25,1 cm sur feuille de 49,4×37,3 cm, imprimé à Berlin, Oslo Gundersen Collection

    La barrière et le sol du ponton forment des lignes de force convergentes vers deux personnages à gauche offrant ainsi une profondeur et une perspective au tableau. Ce qui est intéressant à remarquer dans cette composition reste sans doute l’attitude du personnage central, tourné vers le spectateur, si bien que celui-ci se sent irrémédiablement impliqué.
    Les touches de peinture sont épaisses et tortueuses ; les mouvements du pinceau expriment à eux seuls une émotion, une douleur criante, symbolisée par les courbes qui déforment le paysage. En observant le ciel couleur de sang avec ses courbes sinueuses, nous comprenons aisément l’expression « langues de feu » employée par l’artiste. Les traits et les contours apparaissent flous, comme s’ils vibraient encore sous la puissance de ce cri tragique. L’utilisation de couleurs et l’usage presque systématique de la déformation dans de nouvelles combinaisons de forme et de couleur présentent au spectateur une interprétation toute particulière de la réalité.
    L’opposition des couleurs chaudes et froides que sont le rouge-orangé et un bleu presque noir, couleurs complémentaires est pleine de symboles. Le rouge d’abord, qui renvoie au feu, au sang et à la souffrance ; et puis le bleu-noir qui lui symbolise la mort, le vide, l’absence de vie. L’effet d’enroulement du tableau agit alors tel un tourbillon d’angoisse et de tourments, auquel nous ne pouvons échapper.

    Pour aller plus loin :
    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Munch/ENS-Munch.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Munch
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Expressionnisme