Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • Abécédaire photographique

    Abécédaire photographique

    Le potentiel collectif de la classe est grandement supérieur au potentiel de chaque élève*.
    Dans cette optique d’utiliser le potentiel de la classe, vous êtes invité à travailler en collaboration — en ayant un usage critique des outils collaboratifs mis à votre disposition, afin de réaliser un abécédaire** photographique.

    Pour ce faire, vous choisirez au sein de votre groupe :

    • un thème et les modalités de prises de vue (remarque : aucun élève sur les photos),
    • les outils collaboratifs de partage pour la mise en commun (ex : ENT, Padlet, Flickr, Instagram).

    * Le crowdsourcing (ou l’externalisation ouverte) a pour but une mise en commun de l’intelligence collective. Cette façon émergente de travailler valorise l’utilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir-faire d’un grand nombre de personnes et non d’un seul individu.
    ** Un abécédaire (ABCD) est un support visuel présentant (sous diverses variantes) l’ensemble des symboles d’un alphabet, presque toujours listés dans l’ordre alphabétique.

    Travail de cadrage photographique réalisé par Lisa Rienermann où les espaces entre les immeubles dessinent sur fond de ciel un abécédaire.

  • Quelle perspective !

    Quelle perspective !

    En changeant, en modifiant votre point de vue, les lignes bougent, s’étirent, rétrécissent, les plans s’éloignent, se rapprochent… L’espace se modifie et pourtant révèle des invariants.

    Réalisez une photographie magnifiant la perspective de l’architecture du collège.
    Prenez soin de choisir le point de vue le plus efficient (: qui donne un bon résultat), l’angle de vue le plus adapté, le cadrage le plus adéquat. Pour cela, confectionnez et utilisez un viseur.

    Point de vue : endroit d’où l’on perçoit un objet, un personnage, un paysage. Notion centrale liée à la représentation de l’espace dans la perspective classique avec un point de vue unitaire. Dans la modernité, la multiplicité des points de vue, la perte de la frontalité, la production de séries, etc. ont libéré le spectateur de sa position statique en l’invitant à mener sa propre expérience visuelle et corporelle par rapport à l’œuvre d’art. Ainsi la question est-elle parfois centrale dans les œuvres de Georges Rousse ou Felice Varini.
    Angle de vue : dans la prise de vue, ce terme précise la position et la direction de l’objectif ou du regard (voir plongée, contre-plongée). L’angle de vue « normal » suppose que l’objectif ou les yeux du regardeur sont au même niveau que le sujet regardé.
    Perspective : art de représenter en trois dimensions, sur une surface plane, un espace ou une partie, des objets tels qu’ils apparaissent au regard.

  • Interior View

    Interior View

    Interior View of Heliker/Lahotan HouseWalker Evans
    Walpole, Maine, 1962
    Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art

  • Di-vision

    Di-vision


    La flagellation du Christ, Piero Della Francesca, tempera sur bois de peuplier de 59×81 cm, vers 1445-1470

    Le tableau de Piero Della Francesca représente simultanément deux scènes situées à deux époques différentes. Dans la moitié gauche, le Christ après son arrestation par les Romains reçoit des coups de fouet et dans la moitié droite, trois personnages en habits d’époque Renaissance discutent. La moitié gauche représente un espace intérieur et la moitié droite un espace extérieur. La perspective utilisée par Piero della Francesca et le réseau de lignes ainsi créé permettent de donner à ce tableau toute son homogénéité.

    Votre proposition rendra visible en une seule image un déplacement dans l’enceinte du collège. Vous vous interrogerez sur la perception du temps dans votre image (le temps de l’image, le temps de faire l’image, le temps du regard), ses relations à l’espace, sur l’organisation des éléments la composant.

    Notions abordées : organisation, composition, homogénéité, déplacements suggérés, déplacements du regard, liens.
    Dans l’image obtenue perçoit-on le temps ? Comment ? De quel(s) temps s’agit-il ?

    Quelques rappels sur la perspective :

    1. Point de vue normal : Le niveau des yeux coïncide toujours avec la ligne d’horizon de l’image. Si le spectateur est debout. La ligne d’horizon est à hauteur de ses yeux.
    2. Point de vue haut : Si le spectateur se tient sur une échelle, en face de la même scène, la ligne d’horizon se trouve encore au niveau de ses yeux, mais le sol occupe une plus grande place.
    3. Point de vue bas  : Si le spectateur est à terre, le sol occupe une moins grande place dans la représentation.


    Le point de fuite
    Dans cette perspective centrale, à point de fuite unique, l’espace est réduit à une pièce cubique, avec un pavement en damier, des murs et un plafond. Toutes les parallèles orthogonales au plan de représentation – lignes du pavement, bords de la table, bases et sommets de la fenêtre et de la porte – fuient vers un seul point de fuite central (PF) situé sur la ligne d’horizon (LH).


    Le point de distance
    Le point de distance (PD) est le point vers lequel convergent les diagonales d’un pavement. Il est situé sur la ligne d’horizon (LH). Il est situé à 45° du point de fuite et permet de déterminer le point de vision.

  • Skyphos attique à figures rouges

    Skyphos attique à figures rouges

    Proposez une relecture plasticienne (interprétation graphique, picturale ou autre) de Pénélope à son métier à tisser (cf. L’Odyssée, Homère, VIe siècle av. J.-C. ).
    Vous porterez plus particulièrement votre attention sur le sens (ou le non-sens) à donner de « défaire son propre travail ».

    Notions et termes évoqués lors la verbalisation : mythe, narration, référence, syndrome de Pénélope, fini/ non-fini, images séquentielles, installation, environnement, dispositif, performance.


    Rue de Bretagne, Paris, de Sten Lex, pochoir lacéré, 2012

    Références possibles :
    La dentelière, de Johannes Vermeer, peinture à l’huile, 24×21 cm, 1669–1670,
    les œuvres affichistes de Jacques de Villéglé et de Mimmo Rotella,
    Cassone VII, de François Rouan, huile sur toile, 220×350 cm, 1982-1983,
    Bounden, d’Ann Hamilton, installation, organisa cousu main, cadres de broderie en bois, chaises, gouttelettes d’eau, 1997-1998,
    Knit Graffiti ou Yarn Bombing, forme d’art urbain (ou de graffiti) qui utilise le tricot, voir le travail de Magda Sayeg, 2005.


    Réplique du skyphos Pénélope à son métier à tisser et Télémaque du Museo Civico, Chiusi, Italie.

    L’objet est un skyphos attique (: région d’Athènes), un vase à boire d’une vingtaine de centimètres de haut en céramique à anses horizontales insérées sous le bord à figures rouges (cf. technique) représentant deux scènes de l’Odyssée d’Homère (cf. mythologie grecque). La scène principale évoque la tristesse de Pénélope en compagnie de son fils Télémaque, et de l’autre côté, Ulysse reconnu par Euryclée.
    Sur la face A, la scène montre Pénélope assise sur un siège devant son métier à tisser, tournée vers la gauche. Elle porte une robe longue et a la tête couverte par un pli de son vêtement. Elle s’accoude du bras droit au bras du siège, repose sa tête sur sa main et a la tête baissée avec une expression triste. Sur la gauche, Télémaque, tournée vers la droite, regarde Pénélope ; vêtu d’une tunique qui couvre son épaule gauche et laisse voir l’épaule droite ainsi qu’une partie de sa poitrine, il tient trois lances dans sa main gauche et appuie sa main droite contre sa hanche. Derrière les deux personnages, le métier à tisser, plus haut qu’eux, montre dans sa partie supérieure deux toiles inachevées, tandis que, dans la partie inférieure, seuls les fils de la chaîne ont été mis en place (la trame n’est pas encore tissée).
    La face B montre Ulysse reconnu par sa vieille nourrice Euryclée qui reconnaît un signe particulier (: une cicatrice faite jeune à la chasse) du héros pendant qu’elle lui donne un bain de pieds.
    Le peintre de ce vase a été nommé « Peintre de Pénélope » en référence à la scène de la face A. Le vase est conservé au Museo Civico de Chiusi en Italie sous la référence Chiusi 1831 (source Wikipédia).

  • Une définition de l’architecture moderne

    Une définition de l’architecture moderne

    Les démarches stylistiques sont établies depuis la Première Guerre mondiale par des mouvements d’architectes, avec des manifestes faisant référence. Ces mouvements architecturaux ont les ingrédients conceptuels principaux pris parmi :

    • la forme découle de la fonction
    • la forme (selon l’option de la théorie) :
      • est régulière
      • est irrégulière
    • la forme est riche de sa pureté et non pas de son habillage
    • la rationalité est maîtresse du jeu
    • la production de la forme est industrielle
    • la structure est habillée

    Le mouvement moderne caractérise en général un retour au décor minimal avec des lignes géométriques pures, une tendance à la subordination de la forme au prédicat fonctionnel (le besoin humain est la base de la forme spécifique donnée à la construction) en un exergue de la rationalité (l’art est dans la civilisation industrielle), grâce notamment au déploiement de techniques et de matériaux nouveaux tels que le fer-acier le béton et le verre. Les façades sont reconceptualisées avec des baies devenues ouvertures à principe horizontal aboutissant avec le temps à la façade rideau. Dans le même temps, la conception de rue de ville formée initialement par la continuité des édifices aboutit à sa structure discontinue.

    Les architectes : Walter Gropius, Adolf Loos, Auguste Perret, Ludwig Mies van der Rohe, Oscar Niemeyer et Le Corbusier.

    La Farnsworth House, conçue et réalisée par Ludwig Mies van der Rohe entre 1945 et 1951, est une maison de week-end (env. 135m²) d’une seule pièce dans un site autrefois rural, située à environ 75 km au sud-est de Chicago, Illinois. La maison a été reconnue National Historic Landmark en 2006, après avoir rejoint le National Register of Historic Places en 2004.

    (source Wikipédia)

  • Plateau de jeu

    Plateau de jeu


    L’œuvre « Montée et Descente » est une lithographie de M.C. Escher imprimée en mars 1960. L’image représente une ascension et descente perpétuelle grâce à un escalier de Penrose*, un objet impossible.

    * L’escalier de Penrose est une représentation en deux dimensions d’un escalier faisant quatre virages à angle droit, revenant ainsi à son point de départ ; en principe, il devrait y avoir une différence de niveau entre les deux extrémités, mais les perspectives de la représentation sont distordues de sorte qu’au contraire, elles paraissent se rejoindre. De cette manière, la figure donne l’impression que les marches forment une boucle, constituant une perpétuelle montée (ou descente, selon le sens de rotation) ; en d’autres termes, il semble n’y avoir ni point le plus haut ni point le plus bas.

    Références :

    La pochette de l’album Angles du groupe The Strokes reprend aussi cette figure.
    Certaines œuvres de fiction utilisent un escalier de Penrose dans leur intrigue, exploitant ses propriétés uniques — la figure a inspiré en 2006 à Goo-Shun Wang un court métrage d’animation intitulé Hallucii (ci-dessous), dans lequel un homme ivre se retrouve piégé dans un escalier de Penrose, le paradoxe de l’escalier de Penrose est également mis en évidence en 1998 dans le film Chapeau melon et bottes de cuir, ainsi qu’en 2010 dans le film Inception (dans ce dernier, l’escalier permet d’échapper aux menaçantes projections des subconscients : en effet, étant un escalier complexe, le rêveur peut le passer car il en est le créateur, mais pas les projections, car elles ne s’attendent pas à cela).
    (source Wikipédia)

    Réalisez un plateau de jeu où vous utiliserez une des caractéristiques peu ordinaires de cet objet impossible.

    Références possibles d’objets impossibles :
    les objets de Roger Penrose (le triangle, le carré et l’escalier de Penrose),
    l’œuvre de M.C. Escher (escalier, rampe à chute d’eau),
    le blivet (trident à deux dents).