Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • Exposé

    Exposé

    Le trajet entre chez vous et le collège peut devenir un véritable périple, faites-en l’exposé (: développement par lequel on présente quelque chose).

    Supports possibles :

    • Diaporama : projection de diapositives (PowerPoint, Keynote, etc.).
    • Planche de bande dessinée.
    • Affiche : feuille imprimée destinée à être placardée dans un lieu public et portant un avis officiel, une annonce publicitaire, etc.
    • Pocket film : type de film réalisé soit avec une caméra de poche, soit avec un téléphone mobile.
    • Vine : application mobile de Twitter qui héberge de courtes vidéos de 6 secondes.


    La parabole du bon Samaritain, vitrail, Cathédrale de Bourges, XIIIe siècle.

    La parabole du bon Samaritain met en scène un voyageur, attaqué et laissé pour mort par des bandits. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bon_Samaritain)

    Une parabole est une allégorie, une comparaison entre une histoire narrative et une morale ou une doctrine. Ici le texte de référence est l’Évangile de Luc (chap X, v. 25-37). Ce récit permet à Jésus de définir le sens du mot prochain dans la Loi « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Pour les Évangiles, il s’agit d’établir un parallèle entre l’Ancien et le Nouveau Testament dans le but de montrer la continuité de la présence et de l’action de Dieu. Ce texte était lu et commenté durant les sermons et les messes : les vitraux sont à regarder dans ce contexte.

    Ce vitrail en lancette est composé de 22 saynètes réparties, comme dans toutes les grandes pièces, en différents registres :
    – la parabole elle-même dans les 5 médaillons au centre se lit de haut en bas,
    – des commentaires dans les demis ou les quarts de médaillons sur les côtés, le sens de lecture n’est jamais identique,
    – la dédicace des donataires en bas du vitrail, ici la corporation des tisserands,
    – un encadrement végétal ceinture les scènes narratives,
    – des panneaux mosaïques décoratifs comblent les surfaces interstitielles.

    Aux temps carolingiens, les artistes privilégient plutôt la présentation en registres. Dans les Bibles, ils superposent volontiers trois registres, où les images ne sont pas disposées en cases mais en bandes. Au Xe siècle, la mise en page ne progresse guère dans le sens séquentiel. Pour l’essentiel, les pleines pages enluminées figurent deux épisodes seulement, en deux registres superposés. Ce n’est, semble-t-il, qu’à la fin du siècle que les peintres renouent avec la case. On assiste dès lors à la véritable naissance du compartimentage, qui culmine au tournant du XIe siècle et correspond sans doute à une modification des processus intellectuels.
    Dès les premiers siècles du Moyen-Âge, deux systèmes de narration figurée s’affrontent : la case et la bande. Ce dernier système, dont témoigne encore la broderie de Bayeux, renvoie à un déroulement fluide du récit. Il est peut-être inspiré des manières de conter ou de chanter les événements. Le rythme de la récitation de la « chanson de geste » incite sans doute les artistes à représenter les histoires en narration continue. Quant à la case, elle paraît renvoyer à un récit syncopé, mais les documents manquent pour conforter ces hypothèses.


    *Détail du vitrail Le Bon Samaritain soigne à l’auberge l’homme blessé, Cathédrale de Chartres

  • Chérie, j’ai…

    Chérie, j’ai…

    Honey, I Shrunk the Kids est une comédie américaine réalisée par Joe Johnston, sortie en 1989.
    Synopsis : Wayne Szalinski est un savant excentrique qui a transformé sa maison en véritable laboratoire, au grand désespoir de ses voisins, les Thompson, qui ne supportent plus le bruit quotidien du fer à souder. La dernière invention de Szalinski est une machine capable de miniaturiser la matière qu’il garde dans son grenier à l’écart de sa femme Diane et de leurs deux enfants, Amy et Nick.
    Un jour, une balle de baseball lancée par Ron, le fils cadet des Thompson, déclenche l’appareil. Alors qu’Amy, Nick, Ron et son grand frère Russ Jr. tentent de récupérer la balle perdue au grenier, la machine les réduit à la taille d’une tête d’épingle. Mis à la poubelle par Szalinski qui pense que son invention ne fonctionnera jamais, les quatre minuscules enfants se retrouvent alors dans le jardin qui prend des allures de jungle impénétrable et menaçante…

    Imaginez que les enfants rétrécis soient ici, dessinez la salle de classe comme ils la voient – adoptez leur point de vue, signifiez le rapport d’échelle inhabituel.


    Chérie, j’ai rétréci les gosses, 1989

  • Pictogramme

    Pictogramme

    Pictogramme : un pictogramme est une représentation graphique schématique, un dessin figuratif stylisé fonctionnant comme un signe d’une langue écrite et qui ne transcrit pas la langue orale. Il sert généralement à la signalétique pour s’orienter dans l’espace réel ou communicatif comme l’Internet. Lorsque possible, il constitue une alternative à la signalisation bilingue, permettant de diminuer la quantité d’information inscrite sur un panneau.

    Imaginez puis dessinez un pictogramme illustrant une des règles (ou son contraire) du règlement intérieur.
    Pour cela, vous utiliserez Inkscape, un logiciel de dessin vectoriel et la tablette graphique.

    Termes utilisés : esquisse, croquis, dessin, schéma, clipart, pictogramme, icône.

  • Créature imaginaire

    Créature imaginaire

    Réalisez une carte de type anthropométrique* d’une créature imaginaire.
    Donnez un nom à la créature, représentez-la dans tous ses détails, mais aussi dans son habitat et lors de ses activités.

    * L’anthropométrie est la technique qui concerne la mesure des particularités dimensionnelles d’un homme. Elle est particulièrement utilisée en ergonomie.

    La verbalisation permettra de se questionner sur la ressemblance et la vraisemblance, la citation et de s’interroge sur les significations, les symboliques auxquelles l’image se réfère, ses relations avec les mythologies (cf. « l’image et son référent » et « les images dans la culture artistique », programmes de l’enseignement des arts plastiques, août 2008).

    Kaijū est un terme japonais pour désigner des créatures étranges, particulièrement des monstres géants des films japonais appelés kaijū eiga. La notion japonaise de monstre est différente de celle des Occidentaux, un kaijū est plutôt vu comme une force de la nature devant laquelle l’homme est impuissant et non pas une force du mal.

  • Mise en scène héroïque

    Mise en scène héroïque

    Proposez une mise en scène héroïque fictionnelle — ayant un caractère narratif, sous la forme d’une maquette utilisant photographie(s) de vous-même et petits objets de diverses natures. Dans un second temps, vous photographierez votre réalisation : une attention toute particulière sera portée au cadrage, à la mise au point et à l’éclairage de l’objet.

    Termes utilisés lors de la verbalisation :
    autofiction : (néologisme de Serge Doubrovsky, source Wikipédia) récit fondé, comme l’autobiographie, sur le principe des trois identités (l’auteur est aussi le narrateur et le personnage principal), qui se réclame cependant de la fiction ;
    fiction : invention, création qui doit davantage à l’imagination qu’à la réalité ;
    scène narrative : figuration d’une histoire ou d’un événement ;
    narration : suite de faits articulés dans le temps entre un début et une fin, récit ;
    simulacre : apparence sensible qui se donne pour une réalité ;
    point de vue ; cadrage ; plans ; composition ; vraisemblance et ressemblance.

    Références artistiques possibles :
    Louis XIV en costume de sacre, Hyacinthe Rigaud, huile sur toile, 277×194 cm, 1701
    Raising the Flag on Iwo Jima, Joe Rosenthal, photographie, 23 février 1945
    Singing Sculpture, Gilbert et George, photographie, 1969
    Saynètes comiques : je suis content, c’est mon anniversaire, Christian Boltanski, photographie rehaussée au pastel, 98×68 cm, 1974
    Untitled #153, Cindy Sherman, photographie, 1985
    Story Art (avec fantôme des Beaux-Arts), Jean Le Gac, dessin et projecteur de cinéma, 250×340 cm, 1986
    Photo Under Water, William Wegman, photographie, 1971 (www.williamwegman.com)
    Chorégraphie d’aujourd’hui, Pierrick Sorin, installation vidéo et aquarium, 2001 (www.pierricksorin.com)
    La perplexité de Sisyphe, Gilbert Garcin, photographie, 2002 (www.gilbert-garcin.com/)

    « Débris rescapés du Meccano de son fils, bouts de ficelles et petits cailloux, armé de colle de ciseaux et de son appareil photo, Gilbert Garcin bricole de minuscules maquettes, pour lesquelles il bidouille des éclairages « pour faire vrai » et photographie ainsi, jour après jour, les différents actes de son petit théâtre intérieur. Jouant avec ses autoportraits, et clonant sans complexe sa silhouette de « Monsieur Tout-le-Monde » il se met ensuite en scène dans des situations les plus surréalistes ; le voici donc tour à tour Sisyphe poussant son énorme pierre, ou pauvre hère derrière une pendule à Courir après le temps, L’égoïste jouant à saute-mouton avec lui même à perte de vue, ou Le Paon faisant la roue avec sa propre effigie. »
    Extrait de Le petit théâtre de M Garcin, un article d’Armelle Canitrot, dans Pour voir n°4, sept 2000


    Le danger des images, Gilbert Garcin, 2009

  • Whaam !

    Whaam !

    Whaam ! Roy Lichtenstein, diptyque, 170×400 cm, 1963, Tate Modern, Londres.

    Après avoir découvert cette œuvre de Roy Lichtenstein, vous effectuerez des recherches au CDI (ou sur Internet) pour mieux saisir la démarche artistique de l’artiste. La courte verbalisation au début de la séquence, vous aidera à proposer une expansion* du célèbre Whaam !
    *Expansion : fait de s’étendre ou de prendre du volume ; synonyme : accroissement.
    Termes utilisés : diptyque, plan, aplat, couleurs primaires, bande dessinée, comic, trame, onomatopée, Pop Art.


    Lampe Boom Bang par Ingo Maurer


    Contre-reliefs d’angle, Vladimir Tatline, matériaux mixtes, 1915
    « Les trois dimensions sont trop à l’étroit sur la surface de la toile. »
    Konstantin Umansky, 1920 (source Musée Tinguely, www.tinguely.ch)

  • Plan vs plan

    Plan vs plan

    Plusieurs reproductions en N&B d’atlas, de cartes routières constituant un registre de réseaux (entrelacs) de différentes densités (valeurs) sont mises à la disposition des élèves.
    Suggérez la profondeur par le découpage et le collage de ces plans. Passez par des morceaux de plans du bord, de l’orifice, de la surface au fond.
    Profondeur : caractère de ce qui a le fond éloigné du bord, de l’orifice, de la surface.
    Plan : représentation graphique d’un objet en projection ; surface plane (plat) ; projet.

    L’évaluation portera sur la verbalisation des différentes approches ( : dispositifs) suggérant la profondeur et des notions mises en œuvre à la traduction de cet effet :
    densité et grain des trames (réseau de lignes), dégradé de valeurs, perspective, effet de profondeur, espace suggéré

    Zeitraum (Textscapes), Ars Electronica Futurelab, Vienna International Airport

    Plans

    Travaux d’Édouard, Laurent, Charlotte et Olivier

  • Paysage hivernal

    Paysage hivernal

    « Novembre est un beau mois. Mais il faut aimer le gris. Et l’œil en saisir la lumière. »
    Gilles Vigneault, extrait de La Petite Heure

    Termes utilisés lors de la verbalisation : valeur, ton, contraste, nuance, sfumato, perspective atmosphérique.
    Références artistiques :
    La Pie, Claude Monet, huile sur toile, 130×89 cm, région d’Étretat, 1868
    La Charrette. Route sous la neige à Honfleur, Claude Monet, huile sur toile, 92,5×65 cm, vers 1867
    La campagne recouverte de neige donne à Monet l’occasion d’étudier les variations de la lumière et de jouer sur les nuances. Souhaitant rénover la représentation du paysage, l’artiste utilise un nombre limité de teintes.
    Source https://www.musee-orsay.fr/

  • La ville dans le brouillard

    La ville dans le brouillard

    « Le brouillard se dissipe sur la ville grisâtre ».
    Illustrez cette proposition à l’aide de votre crayon à papier 4B (mine grasse).

    Termes utilisés lors de la verbalisation :
    valeur de gris (intensité du gris, par rapport au noir et au blanc), dégradé, aplat, perspective atmosphérique, contraste, gris optique (trame), clair/obscur, etc.

    Références artistiques :
    Paysage, Kano Masanobu, estampe, XVe siècle
    Point de vue pris d’une fenêtre du Gras à St Loup de Varennes, Nicéphore Niépce, héliographie, 1826
    Avenue de l’Opéra, matinée d’hiver, Camille Pissaro, huile sur toile 73 x 92 cm, 1898
    Les sujets de dessin de Johannes Itten au Bauhaus, 1919-1923
    Winter on Fifth Avenue, New York, Alfred Stieglitz, photographie, 1905
    Central Yard, New York, Alfred Stieglitz, photographie, 1910
    New York Sereies – Nighttime et Daytime, Alfred Stieglitz, photographie, 1935


    Photogramme de Metropolis, Fritz Lang, 1927


    À propos du dessin à l’encre de Chine :
    Le sumi-e (ou suiboku-ga) est un dessin monochrome japonais à l’encre. Cette technique de dessin d’origine chinoise a été reprise par les artistes japonais au XIVe siècle grâce aux moines bouddhistes Zen.
    Le sumi-e représente une forme d’art à part entière, mais s’approche également d’une philosophie. Il est l’expression de la perception de l’artiste et il transmet l’essence de ce qu’il représente, la suggestion supplante le réalisme.