Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • Plug-in

    Plug-in

    À partir de la photographie numérique d’un paysage (largeur minimale de 800px) libre de droits trouvée sur Internet et d’un volume 3D que vous créerez dans le logiciel SketchUp, proposez un montage numérique et une présentation répondant à la proposition suivante où le terme de plug-in prendra un sens tout iconique : « non l’un sans l’autre ».
    En informatique, un plug-in est un programme qui interagit avec un logiciel principal pour lui apporter de nouvelles fonctionnalités. Le terme plug-in provient de la métaphore de la prise électrique standardisée et désigne une extension prévue.

    • Contraintes techniques : utilisation de The GIMP ou d’une application de RA et de SketchUp Make.
    • Pour découvrir la RA : la réalité augmentée est la superposition de la réalité et d’éléments (sons, images 2D, 3D, vidéos, etc.) calculés par un système informatique en temps réel. Elle désigne souvent les différentes méthodes qui permettent d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images. Elle s’applique aussi bien à la perception visuelle (superposition d’images virtuelles aux images réelles) qu’aux perceptions proprioceptives comme les perceptions tactiles ou auditives. Ces applications sont multiples et touchent de plus en plus de domaines, tels que les jeux vidéo, l’éducation par le jeu, les chasses au trésor virtuelles, le cinéma et la télévision (post-production, studios virtuels, retransmissions sportives…), les industries (conception, design, maintenance, assemblage, pilotage, robotique et télérobotique, implantation, étude d’impact, etc.) ou le champ médical.
      – AUGMENT : Augment est une application mobile qui permet de visualiser vos modèles 3D en réalité augmentée, intégrés en temps réel et en taille réelle dans leur environnement.
      – HP REVEAL (anciennement Aurasma) : l’application modifie la façon dont nous interagissons avec le monde physique et permet de créer et découvrir des expériences de réalité augmentée (RA).
    Sous-bois

    Sous-bois de Dylan

    Pour réaliser avec The GIMP le photomontage entre l’image 2D de votre objet 3D et la photographie du paysage, suivez les indications de ce tutoriel :

    Références possibles : Alain Bublex, Patrick Blanc (concepteur du mur végétal du musée du Quai Branly), Giuseppe Penone, Ernest Pignon Ernest, Frank Lloyd Wright.

    Vocabulaire utilisé lors de la verbalisation : structure/ module, image composite, photomontage, modélisation, hybridation, définition des liens plastiques et sémantiques, RA : réalité augmentée…

    Plug-in City (2000) – Houston crosby-bagby, Alain Bublex, 2006,
    épreuve chromogène laminée diasec sur aluminium, 175 x 220 cm


    • Questionnement(s) :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Fantasmagorique monde en noir et blanc

    Fantasmagorique monde en noir et blanc

    L’expression « noir et blanc » désigne des genres techniques en photographie, au cinéma, à la télévision, ainsi que des types de représentations esthétiques. Elle peut se rapporter à :

    • une œuvre comportant outre le noir et le blanc, tous les gris intermédiaires (par exemple une photographie en niveau de gris) ;
    • une œuvre ne comportant que le noir utilisé comme encre sur le papier blanc.

    Par le dessin d’un monde fantasmagorique*, vous mettrez en évidence dans la réalisation d’un monotype**, les qualités du noir, notamment sa capacité à faire ressentir la lumière.

    * Fantasmagorique : adj. de fantasmagorie + -ique ; du latin phantasma, « image de l’esprit ». Qui appartient à l’imaginaire.
    ** Le monotype est une estampe obtenue par un procédé non reproductible et de ce fait ne peut être classé dans la catégorie des gravures. Le terme de gravure induit que la surface de la plaque ne soit creusée, gravée. Or pour réaliser un monotype, l’artiste enduit directement sur sa plaque de métal ou de verre une fine couche d’encre, puis, avant que celle-ci ne sèche, il dessine avec un outil (stylet, pointe, pinceau…) sur la surface. Le dessin achevé, il dépose une feuille de papier qu’il presse sur la plaque ; l’encre est alors transférée sur la feuille. Avec cette technique, l’artiste ne peut réaliser qu’un seul exemplaire.

    Références artistiques possibles :

    • Edgar DEGAS, Le Tub, 1876-1877, monotype, 42×54 cm, Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, Paris (détail dans la bandeau)
    • Edgar DEGAS, Le Foyer (La Cheminée), 1880-1885, monotype sur papier, 42,5×58,6 cm, The Metropolitan Museum of Art, NY
    • Ernst Ludwig KIRCHNER, Five Cocottes, gravure sur bois, 1914, Museum of Modern Art, NY
    • Erich HECKEL, Strahlsund, 1913, gravure sur bois, 21×46 cm
    • Frans MASEREEL, Planche extraite de La Ville, gravure, Paris, 1925
    • Ludwig MEIDNER, Rue, encre, 1913
    • Giacomo BALLA, Profondeurs dynamiques, fusain, 1912
    • Mark ROTHKO, Untitled (Black, Red over Black on Red), 1964, huile sur toile, 205×193 cm
    • Pierre SOULAGES, Peinture 202×453 cm 29 juin 1979, diptyque, huile sur toile (http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-soulages/ENS-soulages.html)
    • Robert RYMAN, Chapter, 1981, huile sur toile de lin, 4 attaches métalliques, 223,5×213,5 cm

    Les techniques de l’estampe

    La gravure désigne l’ensemble des techniques artistiques qui utilisent l’incision ou le creusement pour produire une image ou un texte. Le principe consiste à inciser ou à creuser à l’aide d’un outil ou d’un mordant une matrice. Après encrage, celle-ci est imprimée sur du papier ou sur un autre support. L’œuvre finale ainsi obtenue s’appelle une estampe.
    Par abus de langage, les termes « gravure », « estampe » et « tirage » sont souvent confondus.

    Procédés de gravure

    La gravure en taille d’épargne :
    La planche est creusée partout où l’impression ne doit pas avoir d’effet ; le dessin seul est conservé au niveau initial de la surface de la planche, il est épargné. L’impression d’une gravure en taille d’épargne peut se faire à la main, ou sur une presse typographique. C’est la technique employée pour la gravure sur bois et la linogravure.

    La gravure en taille-douce :
    La gravure en taille-douce, ou gravure en creux, se pratique le plus souvent sur du cuivre. Contrairement à la taille d’épargne, l’encre va se déposer dans les creux gravés par l’artiste. L’impression de la plaque se fait sur une presse à taille-douce.

    La gravure à plat :
    Certains ajoutent la gravure à plat (ou impression à plat, ou planographie) aux deux précédentes catégories. C’est le cas de la lithographie ou du monotype qui ne nécessitent pas de reliefs, et ne sont donc pas des gravures au sens strict du terme, mais assimilés comme tels. Cependant, la première forme de la lithographie, inventée et lentement mise au point par Aloys Senefelder à partir de 1796, était une technique d’impression basée sur un très faible relief.

    Jodi Hauptman, curateur du MoMA et  Karl Buchberg, conservateur explore le procédé des monotypes d’Edgar DEGAS avec les imprimeurs Andrew Mockler et Jennifer Marshall des Éditions Jungle Press :

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    • Questionnement(s) :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :  la matérialité et la qualité de la couleur.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

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  • Loup-garou

    Loup-garou

    Dessinez en noir et blanc sous la forme de deux planches de BD, le texte suivant :

    1. Il est bientôt minuit à l’église du village.
    2. La pleine lune apparaît derrière les nuages.
    3. Une ombre court sur le long des murs.
    4. Un homme essoufflé s’abrite sous un porche.
    5. Il lève la tête,
    6. Regarde la lune.
    7. Soudain, il se plie en deux,
    8. Tombe,
    9. Se roule par terre.
    10. Son dos se voûte,
    11. Ses membres se déforment.
    12. L’homme crie de douleur.
    13. L’église sonne minuit.
    14. L’homme est maintenant loup-garou.

    Comment avez-vous traduit la continuité ? Qu’est-ce qui, dans chaque vignette, vous conduit à retrouver la suivante, à identifier le raccord spatial, temporel, le raccord du mouvement, du regard, le jeu du hors-champ ?

    Loup-garou
    Planche de Noémie à gauche et celle de Véronique à droite

    « Il existe des sortes de lois qui permettent à des séries d’images de vivre dès l’instant où elles en ont trouvé d’autres pour fonctionner picturalement. Ainsi je cherche, parfois longuement, le ou les documents qui vont donner vie à ces images stockées. Pour que le mariage entre documents puisse enfin se réaliser, il faut que je ressente les possibilités d’un contraste ou d’une tension commune. Il arrive aussi que l’accord tienne par la force de leur affrontement. » Erró

    Plans

    Lexique :
    synopsis, scénario, découpage, cadrage, plan d’ensemble (1), plan général (2), plan moyen (3), plan rapproché (4), gros plan (5), insert (6), point de vue, vue en plongée, vue en contre-plongée, champ/ contrechamp, hors-champ, usage du cadre horizontal ou vertical, onomatopée, figuration du mouvement.

    Plans

    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.

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  • Onomatopée

    Onomatopée

    Onomatopée : n.f. mot dont le son suggère celui de la chose qu’il dénomme.

    1. Choisissez une onomatopée, prononcez-la, écoutez-la.
      Puis, mettez-la en page , choisissez son graphisme, ses couleurs, une composition appropriée, couvrez éventuellement le support.
    2. Votre onomatopée doit maintenant « sortir de la feuille ». Questionnez-vous sur :
      Comment votre réalisation dépasse-t-elle la contrainte du support, de la limite du format ?

    Liste non exhaustive d’onomatopées :
    Areu areu – Argh – Atchoum – Aglagla – Boum – Badaboum – Bam – Bim – Bang – Baoum – Bê ou mê – Berk – Beurk – Bip – Blablabla – Blam – Blong – Bling – Burp – Bzz – Crac – Clac – Clang – Clap – Clic – Coin coin – Cocorico – Coa – Cot cot – Cric crac – Cui cui – Critch – Cratch – Ding Dong – Dong – Drelin Drelin – Dring – Frou frou – Flip flop – Flap flap – Gla gla – Glou Glou – Grrr – Groin groin – Gruik gruik – Hiii – Hi Han – Hop – Hips – Miam Miam – Miaou – Mhh – Meuh – Mouarf-Ouaf – Paf – Pang – Pan – Patati-Patata – Patatras – Pfff – Pin Pon – Plif – Plaf – Plouf – Pouêt – Prout – Pschit – Ron ron – Splatch – Slurp – Snif – Tic Tac – Tchou tchou – Toc Toc Toc – Tüt – Vraoum – Vroum – Waouh – Wouf – Wouaf – Waf – Zzz.

    Références artistiques :

    • Roy LICHTENSTEIN, Wham!, 1963, peinture acrylique et peinture l’huile sur toile, 1,72 x 4,06 m.
      Whaam! est basée sur une image publiée en 1962 dans le DC comic, All American Men of War.
    • Roy LICHTENSTEIN, As I Opened Fire, 1964, peinture acrylique sur toile, 1,70 x 4,30 m.
      Source : « Wingmate of Doom » in All American Men of War, no 90 (March–April 1962), DC Comics.
    • Roy LICHTENSTEIN, Explosion no1, 1965, métal émaillé, 248,90 x 170,20 cm.
    • Serge GAINSBOURG, Comic Strip, Brigitte Bardot Show du 1er janvier 1968.
      • Viens petite fille dans mon comic strip
        Viens faire des bulles, viens faire des WIP !
        Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP et des ZIP !
        SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ !
    • Hsia-Fei CHANG, Hi, 2008, polystyrène, fleurs synthétiques, 210 x 165 x 6 cm.
    • Achraf TOULOUB, Onomatopée, Hallal, 2009, sculpture en bois (laqué), 130 x 150 x 65 cm.

    Roy LICHTENSTEIN, Whaam!, 1963

    Roy LICHTENSTEIN, Explosion no1, 1965, métal émaillé, 248,9 x 170,2 cm.


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Typo

    Typo

    « Recomposition : découper, déchirer, échantillonner… »

    Sélectionnez une dizaine de vos polices préférées dans des revues, des journaux, des livres, etc. ; sortez-les de leur contexte d’origine, avec ou sans arrière-plan coloré ou texturé ; enfin, recomposez-les en d’autres mots, en visant à la fois juxtapositions harmonieuses ou dissonantes, recherchant à donner un esprit dadaesque**, ou proposant des compositions plus raffinées.
    Soyez attentif aux liens plastiques (organisation, composition, ligne, harmonie, etc.) et aux distinctions entre les différents styles typographiques.

    Références possibles :

    • Pablo PICASSO, La Bouteille de vieux marc, printemps 1913, fusain, gouache, papiers collés et épinglés sur papier, 63 x 49 cm.
    • Raoul HAUSMANN, Plakatgedicht (Poème-affiche), 1918, tirage typographique sur papier vert, contrecollé sur papier, 32,5 x 47,5 cm.
    • Raoul HAUSMANN, ABCD, 1923-1924, encre de Chine, reproduction de photographie et imprimés découpés, collés sur papier, 40,4 x 28,2 cm.
    • Kurt SCHWITTERS, Merzzeichnüng 54. Fallende Werte, 1920, aquarelle, gouache, encre, mine graphite, papiers et tissu collés sur papier, 30 x 22,5 cm.
    • Jacques VILLEGLÉ, Tapis Maillot, 1959, affiches lacérées collées sur papier journal marouflé sur toile, 118 x 490 cm.
    • Jamie REID, God Save the Queen, pochette du single homonyme des Sex Pistols, 1977 (ci-dessous).

    Jamie Reid, dont le style a défini l’esthétique de la culture punk-rock, a conçu cette affiche pour les Sex Pistols et leur single « God Save The Queen ». Cette image, incorporant le drapeau emblématique de l’Union Jack et le profil de la reine Elizabeth, a, comme le groupe, été inscrite dans l’histoire de la musique.

    Source http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Lettre_image/

    *En bandeau : Alan FLETCHER, Collage of COLLAGE, 2001, 30 x 40 cm.
    The collage of COLLAGE both spells out what it is and demonstrate what it does (: Le collage de COLLAGE à la fois précise ce qu’il est et démontre ce qu’il fait).

    **Dada : En pleine période de guerre, les artistes dada vont précipiter le décloisonnement des disciplines, intégrant dans leurs œuvres mots et lettres. Marcel Duchamp et Francis Picabia en font le moteur ironique de leurs curieux objets qui remettent en cause les catégories traditionnelles de l’art, Raoul Hausmann et Kurt Schwitters un matériau à la fois visuel et sonore, jetant de nouveaux ponts entre littérature et arts plastiques.
    Typographie : ensemble des procédés de composition et d’impression en utilisant des caractères et des clichés en relief ; agencement des éléments d’un texte (et d’images) qu’on imprime.
    Calligraphie : art de bien former les caractères de l’écriture.


    Utilisations de la lettre

    • The Force of Typography, illustration du Studio graphique H-57
    • ABCD, collage de Raoul Hausmann, 1918
    • Bauhaus Ausstellung, affiche de l’exposition de 1923 réalisée par Joos Schmidt
    • Affiche du film russe L’homme à la caméra (D Vertov) réalisée par Vladimir et Georgii Stenberg
    • Dark Vador, affiche typographique de Pete Ware
    • Zelda, image ASCII de Win128 @DeviantArt
    • Bouteille, journal et verre sur une table, Pablo Picasso, 1912
    • Cheval, calligramme de Guillaume Apollinaire, 1918

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • En trois panneaux

    En trois panneaux

    Polyptyque : tableau formé par un ensemble de panneaux peints ou sculptés liés entre eux. 
    Du latin polyptychum, ‘livre composé de plusieurs feuilles’.
    Triptyque : ouvrage de peinture ou de sculpture en trois panneaux mobiles fixés les uns aux autres et superposables.
    Du grec triptukhos,‘plié en trois’.

    Vous présenterez un triptyque (inspiré par, et non calqué sur, les documents fournis) en vous appuyant sur la notion d’articulation plastique et vous mettrez en évidence les relations assurant la cohérence entre les différents panneaux dont vous choisirez forme(s) et format(s).

    La verbalisation définira les notions d’articulations plastiques et de liens entre différents panneaux du polyptyque.


    Le retable d’Issenheim, Matthias Grünewald, tempera et huile sur bois de tilleul, 1512 et 1516, Musée Unterlinden, Colmar (page Wikipédia)


    President Elect
    , James Rosenquist, huile sur isorel, 228×366 cm, 1960-1961
    James Rosenquist mit à profit dans son œuvre son savoir-faire de peintre publicitaire (: son sens de l’échelle, de la simplification et de l’impact propre aux images de grand format), profession qu’il exerça jusqu’au début des années 1960.


    Three Figures in a Room (Trois personnages dans une pièce), Francis Bacon, huile sur toile, 198×441 cm, 1964
    Titre trompeur que celui de ce triptyque, qui pourrait laisser entendre qu’il renvoie à la représentation de « trois personnages » dans une pièce, donnant ainsi à la scène une dimension narrative. Les trois personnages ne font qu’un. Il s’agit de George Dyer.

    *Pascal KERN, Nature, 1990, triptyque, tirages Cibachrome contrecollés sur aluminium, encadrement bois, cadre : 207 x 80 cm

  • Un endroit comme une révélation – Invader

    Un endroit comme une révélation – Invader

    Après avoir choisi un endroit singulier du collège, vous proposerez un projet de réalisation de mosaïque* pour ce lieu. Vous le présenterez sous la forme d’un diaporama ou d’une infographie intégrant vos croquis, photomontages ou photographies de votre maquette.

    * Mosaïque

    Composées de petits morceaux de verre ou de pierre (les tesselles) fixés dans du ciment ou du plâtre, les mosaïques existent au moins depuis le VIII siècle avant J.-C.
    D’abord apparue dans l’Antiquité – au Proche-Orient et en Grèce sous forme d’images et de motifs complexes sur le sol et les murs, la mosaïque a été développée par les artistes byzantins avant de céder la place à la fresque (à la Renaissance) puis à la peinture à huile.
    Les plus anciennes mosaïques connues se composaient de galets, remplacés ensuite par de minuscules cubes, ou tesselles, en pierre ou en verre disposés de manière à créer des motifs parfois complexes.
    Entre le premier siècle avant J.-C. et le troisième siècle de notre ère, les sols grecs et romains ont été décorés de mosaïque – souvent en pierre calcaire ou en marbre – formant des motifs. Quand le christianisme devient la religion des Romains, les mosaïques gagnent les murs des églises ; faites de tesselles en verre, elles brillaient à la lueur des cierges. Entre 402 et 476, de somptueuses mosaïques sont ainsi créées à Ravenne, qui est alors la capitale de l’Empire romain d’Occident. Elles symbolisent la puissance du christianisme. Depuis, l’Histoire de l’art a connu des périodes de résurgence de la mosaïque, notamment avec l’Art nouveau.


    Cave Canem, mosaïque, vestibule de la maison du poète, Pompéi

    Pixel art

    Le pixel art désigne une composition numérique qui utilise une définition d’écran basse et un nombre de couleurs limité (même si cette double limitation n’est rigoureuse qu’historiquement parlant).
    De fait, le matériau de base du pixel art est la représentation plastique du pixel (contraction anglophone de picture element : élément d’image). C’est-à-dire une surface plus ou moins carrée et colorée, comme composante élémentaire de toute création de pixel art.
    Ces contraintes de moyens minimalistes imposent une stylisation, au cœur d’une recherche esthétique où chaque pixel a son importance. Ainsi, créer une œuvre où les pixels seraient simplement discernables les uns des autres, n’est pas une condition suffisante pour en faire du pixel art. (source Wikipédia)





    Mosaïques d’Invader

    Invader est un artiste de rue français, né en 1969.
    Il est diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.
    Depuis plus de 20 ans, l’artiste installe des Space Invaders réalisés en carrelage ou en petits carreaux de mosaïques sur les murs des grandes métropoles internationales, et ce jusque dans l’espace.
    Son pseudonyme et l’esthétique de ses œuvres sont inspirés d’un jeu vidéo de 1978 appelé Space Invaders.

    Autres références :

    • Playtime, Lars Arrhenius, aménagement d’une station de métro, Stockholm, 2008
    • Digital Orca, Douglas Coupland, Vancouver, 2011 – Douglas Coupland est par ailleurs l’inventeur de l’expression Generation X, au travers de son roman, qui mettait déjà en exergue la perte de repères et la saturation des médias dont était victime sa génération, ceux là même qui avaient entre 10 et 15 ans dans les années 1980, installation interactive
    • Wooden Mirror, Daniel Rozin, 2003

    • Questionnements :
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Tableau/ tableur

    Tableau/ tableur

    Une image matricielle (bitmap), est une image constituée d’une matrice (tableau) de points colorés. C’est-à-dire, constituée d’une grille, où chaque case possède une couleur qui lui est propre et est considérée comme un point. Il s’agit donc d’une juxtaposition de points de couleurs formant, dans leur ensemble, une image.

    Cette expression est principalement utilisée dans les domaines de l’imagerie numérique (infographie, photographie numérique, etc.) afin de marquer l’opposition de ce concept avec celui des images vectorielles. Dans ces domaines, les points de couleurs les constituant s’appellent des pixels (pour « picture element »).

    « L’agencement des couleurs sur les carrés résultait d’un processus aléatoire, de façon à obtenir un effet général diffus, non différencié, associé à des détails stimulants : la grille rigide interdit la production de figurations même si celle-ci se devine facilement. »
    Gerhard RICHTER

    – Créer un « tableau » à l’aide d’un tableur, un tableau fascinant d’un savant fou. Interdiction d’ajouter des images.

    Tableau : 1/ Peinture déplaçable exécutée sur un panneau de bois ou d’autre matériau ou sur une toile tendue sur un châssis. 2/ Support mural d’écriture, sur la surface duquel on écrit avec un morceau de craie ou un feutre (tableau noir de la classe). 3/Panneau destiné à recevoir des inscriptions, des renseignements (tableau d’horaires de bus). 4/ En informatique, structure de données contenant le plus souvent plusieurs cellules organisées à une ou plusieurs dimensions (lignes et colonnes).

    Tableur : programme informatique capable de manipuler des feuilles de calcul. À l’origine destinés au traitement automatisé des données financières, les logiciels tableurs sont maintenant utilisés pour effectuer des tâches variées, de la gestion de bases de données simples à la production de graphiques, en passant par diverses analyses statistiques. Ex. MS Excel et LibreOffice Calc.

    Questions et notions abordées :

    • Composer : art d’agencer par des signes graphiques (points, lignes, formes) géométriques la surface d’un tableau/peinture ou directement les sujets (figures, signes, objets) sur la toile.
    • Organiser : arranger dans un but donné, par exemple classer, ranger, hiérarchiser, aligner, décaler en quinconce.
    • Figuratif : qui représente une réalité perceptible par les sens, notamment la vue. Le contraire est non figuratif.
    • Abstraction : qui ne fait pas référence à une réalité extérieure à l’œuvre.
    • Règles de composition : art des diagonales, règle du nombre d’or, des lignes de force, du point de force, centre d’intérêt…
    • Rôle de la composition : harmonie (équilibre), narration, renforcement du contenu/message, des couleurs.
    • Rythme : Régularité & irrégularité ; Symétrie & dissymétrie ; Dense & dispersé ; Équilibre & déséquilibre ; forme & fond ; ombre & lumière
    • Matérialité de l’œuvre : ou immatérialité, question de la temporalité (exposition et conservation).

    Références artistiques possibles :

    • Jacques Louis DAVID, Le serment des Horaces, 1785, 329,8 x 424,8 cm
    • Vassily KANDINSKY, Composition 4, 1911, huile sur toile, 159,5 x 250,5 cm, allusion à la composition musicale.
    • Kazimir MALEVITCH, Construction 18, 1915 53 x 53 cm, huile sur toile, composition régulière/dense/déséquilibrée/dissymétrique La couleur sert à composer, lignes, formes géométriques, rythmes & contrastes colorés.
    • Jean ARP, Rectangles selon les lois du hasard, 1916, composition aléatoire.
    • Piet MONDRIAN, Broadway Boogie-Woggie, 1942-1943, huile sur toile, 127 x 127 cm, MOMA N.Y.
    • Piet MONDRIAN, Tableau #1, 1921-1925 (huile sur toile, 75,5 x 65,5 cm, Basel)
    • Gerhard RICHTER, Spectrum color arranged by chance III, 1951, configurations/combinaisons aléatoires de grilles chromatiques agencées par un programme informatique.
    • Gerhard RICHTER, 1024 Farben #350-3 (1024 couleurs), 1973, laque sur toile, 254 x 478 cm
    • Pierre BURAGLIO, Gauloises bleues, 1978, composition sans centre.
    • James HUGONIN, Rythme binaire, 2011, touche invisible/grille géométrique/chromatique.
    • Donald JUDD, Untitled, 1989, aluminium peint, 150 x 750 x 165 cm
    • François MORELLET, Répartition aléatoire de 40 000 carrés suivant les chiffres pairs et impairs d’un annuaire de téléphone, 50% bleu, 50% rouge, 1963 (papier mural sérigraphié, ampoule électrique)

    Sujet proposé par Julien Macias et Romuald Masset, Académie de Grenoble


    L’agence Brad a fait le choix de Microsoft Excel pour proposer une réflexion sur la stratégie de communication avec la campagne du concours Prix Média 2012.
    Derrière le tableur, derrière les chiffres, se cache une réflexion : une œuvre.

  • Comic Strip – The Wild One

    Comic Strip – The Wild One

    « Dans le bruit de la machine et du tuyau d’échappement
    Il bondit comme un diable avec des flammes dans les yeux »
    _ Jean Dréjac, 1956

    L’Équipée sauvage (The Wild One) est un film américain réalisé par László Benedek, sorti en 1953. Le film est célèbre pour la prestation de Marlon Brando en chef d’une bande de motards, devenant l’icône du rebelle.
    The Black Rebels Motorcycle Club (BRMC), menés par Johnny Strabler (Marlon Brando), une quarantaine de jeunes gens vêtus de blousons de cuirs marqués d’une tête de mort, arrivent à moto à une course de motos. Ils envahissent la piste, sèment la pagaille, se voient finalement intimer l’ordre de quitter les lieux, non sans avoir volé un prix. Ils disparaissent jusqu’à la petite ville voisine, dans laquelle leur arrivée pétaradante fait grande impression…

    Réalisez une planche de BD de l’arrivée des motards en ville où l’histoire, le dessin, la typographie s’adapteront parfaitement au format des vignettes.

    Références possibles :
    Jacques-Henri LARTIGUE, Grand Prix de l’Automobile Club de France, Automobile Delage, 1912.
    Luigi RUSSOLO, Automobile in corsa (Dynamisme d’une automobile, Composition), 1912-1913, huile sur toile, 106 x 140 cm, Centre Pompidou, Paris.
    Giacomo BALLA, Rumore di moto, 1913, peinture à l’huile et gouache sur papier, 73 x 101 cm.
    L’Équipée sauvage (The Wild One) film américain réalisé par László Benedek, avec Marlon Brando, 1953.
    Katsuhiro ŌTOMO, Akira, Éd.Kōdansha, 1982-1990


    Comic strip : bande dessinée de quelques cases disposées en une bande le plus souvent horizontale. Ce nom provient de la juxtaposition des termes anglais « comic » (drôle) et « strip » (bande).
    Les comic strips désignent depuis la fin du 19e siècle aux États-Unis des bandes dessinées paraissant dans la presse quotidienne. En semaine, elles se composent d’une seule bande, en noir et blanc (daily strip), tandis qu’elles bénéficient le dimanche d’un espace plus important, en couleur (sunday strip).
    The Yellow Kid est généralement présenté comme le premier comic strip.

    Bande dessinée : La BD est une forme d’expression artistique, souvent désignée comme le neuvième art, utilisant une juxtaposition de dessins (ou d’autres types d’images fixes, mais pas uniquement photographiques), articulés en séquences narratives et le plus souvent accompagnés de textes (narrations, dialogues, onomatopées). Will Eisner l’a définie (avant l’émergence d’Internet) comme « la principale application de l’art séquentiel au support papier ».

    Manga : Le mot japonais « manga » souvent traduit littéralement par « image dérisoire » ou « dessin non abouti », est composé de « ga » (画), qui désigne la représentation graphique (dessin, peinture ou toute image dessinée – comme l’estampe), et « man » (漫), involontaire, divertissant, sans but, mais aussi exagérer, déborder (qui peut être interprété comme caricature), ainsi qu’au fil de l’idée. Ainsi on pourrait aussi bien traduire ce mot par « dessin au trait libre », « esquisse au gré de la fantaisie », « image malhabile » ou tout simplement caricature ou grotesque dans le sens de Léonard de Vinci.
    Il ne prend le sens précis de bande dessinée qu’au cours du 20e siècle, avec l’introduction de celle-ci au Japon. Lorsqu’elle y devient très populaire, après 1945 et grâce à Osamu Tezuka, le terme s’impose pour finir par ne plus désigner qu’elle.

    Onomatopée : n.f. mot dont le son suggère celui de la chose qu’il dénomme.


    • Questionnement :
      La représentation ; images, réalité et fiction :  la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine