Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • Diorama

    Diorama

    Sous la forme d’un diorama miniature, mettez un souvenir en boîte.

    #mise en scène #jeu de lumière #installation #environnement

    Dans la représentation de la scène de souvenir, vous utiliserez l’étagement des plans à partir de l’ouverture de la boîte pour créer un effet de profondeur. Vous serez particulièrement attentif à l’éclairage du diorama et à l’efficacité narrative de votre modalité de présentation.

    Diorama

    De dia-, à travers et du français moderne (pano)rama.
    Surtout en usage surtout au 19e siècle, le diorama par certains jeux de lumière donne l’illusion du mouvement de la réalité à de grands tableaux peints.

    Celui de Louis Daguerre créé en 1822 — appelé « polyorama panoptique » — consistait en une grande peinture qui donnait l’illusion de s’animer par la magie d’un ingénieux système d’éclairage, jeux de lumière, miroirs réfléchissants. Diorama de Louis Daguerre — Wikipédia

    Dans son principe actuel, le diorama comporte une base ou un socle supportant le modèle et son environnement en volume complétés par un fond de décor peint en deux dimensions.
    La véracité est obtenue par un rendu des textures et des couleurs proches de la réalité voire par l’utilisation des véritables matériaux et objets (végétaux séchés, reconstitution d’habitats en matériaux d’origine (peaux, brique, etc.), mise en situation d’objets archéologiques ou de fossiles dans leur environnement contemporain ou des reconstitutions de sites de fouilles).
    L’échelle de la représentation dépend principalement du sujet exposé : une bataille historique, une scène de jeu, une scène avec des habitations se feront à échelle réduite ; a contrario un animal dans son environnement (renard, mammouth, calmar géant…) sera exposé à l’échelle 1 du réel pour plus de véracité et de didactisme. Diorama — Wikipédia

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, Boîte-en-valise, 1936-1941, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage… 1946-1966, installation*, 153 x 111 x 300 cm, Philadelphia Museum of Art.
    • Hiroshi SUGIMOTO, Dioramas Hyena-Jackal-Vulture, 1976, photographie réalisée avec une chambre noire, tirage argentique, 50,2 x 60,4 cm.
    • Charles MATTON, l’Atelier d’Alberto Giacometti, 1987, boîte.
      C’est durant les années 1980 que Charles Matton va développer sa technique dite des Boîtes, préalablement appelée Reconstitutions de lieuxRéductions de lieux ou Espaces miniatures. Charles Matton — Wikipédia
    • Ronan-Jim SÉVELLEC, Les bains d’Asnières, 1999, décor miniature.
    • Richard BARNES, Desert Scene with Woman and Coyote, 2005, photographie.
      Le photographe arpente les coulisses des musées d’histoire naturelle pour révéler ce qui se cache au visiteur. Il met à jour l’artificialité des dioramas par des photographies qui confrontent avec humour un homme passant l’aspirateur au pied d’un buffle, ou une gazelle bâchée au milieu de la savane. Animal Logic — Richard Barnes
    • SLINKACHU, The Little People Project, série photographique depuis 2006.
    • Gilles BARBIER, Le monde comme une maison sur un arbre, 2010 technique mixte sur bonzaï, environ 250 x 165 x 130 cm.
    • Pierrick SORIN, I would like to live in a doll house, 2011, théâtre optique, vidéo.
    • Kent MONKMAN, Bête noire , 2014, installation (technique mixte) et toile de fond (acrylique sur toile), 488 x 488 x 305 cm.
    • Patrick JACOBS, Yellow slime mold with blue pinkgills, 2015, diorama vu par une fenêtre de 5 cm.
    • Siah ARMAJANI, Bridge builder, 2016, installation au Kemper Museum of Contemporary Art, Kansas City.
    • Mark DION, Paris Streetscape, 2017, installation, fer, bois, animaux empaillés et divers matériaux, 190 x 150 x 250 cm.
    • Anselm KIEFER, Family Pictures, 20013-2017, métal, verre, plomb, contreplaqué, acrylique, émulsion, photographie, aquarelle sur papier, matériaux mixtes.
    • TALWST, Quarantine and Basketball, 2020, diorama miniature dans une boîte à bijoux.

    * Installation : Aujourd’hui l’installation est le lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste, lieu des implications formelles que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations entre art et spectateur.

    Anselm KIEFER, Family Pictures, 2013-2017,
    Vue de l’exposition Dioramas, 2017, Palais de Tokyo, Paris.

    Anselm KIEFER, Family Pictures, 2013-2017, détail.

    Richard BARNES, Desert Scene with Woman and Coyote, 2005, photographie,
    Mise en place d’un diorama à l’Académie des Sciences de Californie, San Francisco, USA.

    Charles MATTON, L’Atelier de Giacometti, 1987, boîte.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    _ Marvin Gaye CHETWYND, Diorama, 2012. Nottingham Contemporary, 2014, vue de l’installation, (photographie de David-Sillitoe)

  • Collectionneur à l’heure du net

    Collectionneur à l’heure du net

    Choisissez, regroupez, sélectionnez des photographies du Web consacrées à un sujet précis et présentez-les sous une forme dédiée. Ce n’est pas du copier-coller, mais une démarche artistique de récupération d’images en série qui interroge nos usages du réseau et nos rapports au rôle de la photo dans la société contemporaine.

    « Tout collectionneur, par définition, se situe dans l’accumulation. »

    En juillet 2011, s’ouvre aux Rencontres photographiques d’Arles l’exposition From here on. Les cinq commissaires de l’événement signent un très court manifeste offrant une reconnaissance officielle à 36 artistes dont le matériau brut est l’image diffusée sur le Web. Ces derniers agissent comme des « agrégateurs », sorte d’équivalent du collectionneur à l’heure du net.

    Certains artistes – Jon RAFMAN et Doug RiCKARD – utilisent le logiciel Google Street View et d’autres – Penelope UMBRICO et Corinne VIONNET – s’emparent des réalisations photographiques d’amateurs présentes sur la toile.

    C’est le choix dans ce réservoir immense d’images soumises à une circulation sans fin qui donne à la collecte sa valeur artistique.

    Bernd et Hilla BECHER, Wassertürme, Deutschland, Vereinigte Staaten, Frankreich, Belgien, Luxemburg (Water Towers, Germany, United States, France, Belgium, Luxembourg), 1963-1995, photographies, 170,69 x 464,19 cm

    Références artistiques possibles

    • Bernd et Hilla BECHER, Châteaux d’eau, 1970-1998, 15 photographies en noir et blanc, tirages argentiques, 40 x 30 cm, K20K21 Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen.
    • Art KELLER, La Chose, 1992, Collection YOON-JA et Paul DEVAUTOUR, série comprenant : Production idéologique, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Théorie malheureuse, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Commodité pratique, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Champ social, acrylique sur toile, 65 x 100 cm.
    • Corinne VIONNET, Photo Opportunities, depuis 2005, série de photographies superposant des clichés de monuments touristiques – https://www.corinnevionnet.com/
    • Penelope UMBRICO, Suns from Sunsets from Flickr, depuis 2006, série de photographies de couchers de soleil ; Sunset Portraits from Sunset Pictures on Flickr, depuis 2008, série de portrait devant des couchers de soleil (vue de l’exposition à PACE Gallery de NYC en bandeau) –  http://penelopeumbrico.net/
    • Jon RAFMAN, Nine Eyes of Google Street View, 2008, série de photographies – https://9-eyes.com
    • Doug RICKARD, A new american Picture. 2010, série de photographies de scènes de rue provenant de Google Street View – https://dougrickard.com/a-new-american-picture/
    • Dina KELBERMAN, I’m Google, depuis 2011, série de photographies d’exploration de recherche thématique utilisant Google Image – https://dinakelberman.tumblr.com
    • Mishka HENNER Feedlots, 2012-2013, série de photographies réalisées en assemblant des centaines de captures d’écran haute résolution à partir du logiciel d’imagerie par satellite Google Earth – https://mishkahenner.com/Feedlots

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Star Destroyer infiltrating a Constable Painting

    Star Destroyer infiltrating a Constable Painting

    Star Destroyer infiltrating a Constable Painting

    John CONSTABLE était un peintre paysagiste britannique du 19e siècle.
    Le destroyer stellaire est le vaisseau de base de l’Empire galactique dans les films de Star Wars.

    En Occident, le paysage peint prend de l’importance à la Renaissance pour situer l’action d’un sujet religieux ou mythologique ; le goût pour le paysage en lui-même se constitue au 17e siècle dans le Nord de l’Europe. La théorie distingue les paysages composés, qui visent à produire l’impression que donne une contrée par la composition picturale d’éléments qui s’y trouvent, et les vues qui présentent ce qu’on voit dans un site particulier. Source Wikipédia

    À partir d’une reproduction d’un paysage peint daté entre le 13e et 19e siècle trouvée sur le web (licence Creative Commons), vous réaliserez un photomontage* numérique utilisant GIMP en collant un objet étranger et anachronique** à la peinture. Vous respecterez le point de vue, l’échelle, la notion de profondeur et les couleurs du peintre, afin d’intégrer au mieux l’élément ajouté.

    #photomontage #anachronisme

    *Photomontage : pratique qui consiste à assembler des éléments photographiques dans un certain ordre et les coller. Les morceaux recollés forment une nouvelle image.
    **Anachronisme : confusion au cours de laquelle un évènement n’est pas placé à sa bonne date ou à sa bonne époque ; confusion entre les époques.

    Méthodologie

    1. Choisir le paysage peint et analyser la structure de l’image : marquer sa ligne d’horizon, son point de perspective, ses lignes fortes… Télécharger l’image (env. 1200 pixels de large)
    2. Choisir l’élément anachronique. La structure de l’image de cet objet devra coïncider avec celle du tableau. Télécharger la photographie.
    3. À l’aide de GIMP, détourer l’objet : le fond est supprimé pour être transparent (ajouter un canal alpha au calque d’arrière-plan et travailler avec l’outil gomme).
    4. Copier-le et coller-le dans l’image du paysage en tant que nouveau calque.
    5. Placer-le, transformer-le et redimensionner-le afin d’obtenir une nouvelle image cohérente.
    6. À cette étape, une ombre peut être ajoutée, un ajustement des couleurs de l’objet peut être opéré.
    7. Exporter votre réalisation au format .jpg ou .png.

    Références possibles

    • BANKSY, UFO Invasion, 2009, huile sur aluminium et toile, Banksy vs Bristol Museum, Royaume-Uni.
    • Hendrik KERSTENS, Doily, portrait photographique, 2011.
    • Philippe MORILLON, Coucher de soleil sur un port des Antilles, 1765-2011
    • David LYLE, Everyone’s a critic, 2015, peintures réalisées à partir de photographies des années 50-60.
    • Romina RESSIA, Red Lips, photographie de l’exposition How would have been? Part II, 2015.
    • Agence SeRiAL KOLoRs, projet Renaissance-Instagram, 2016.
    • Gerard MAS, Dama de Salou, 2017, sculpture polychrome en résine.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photomontage anonyme d’après La jeune fille à la perle (1665) de Johannes VERMEER

  • « Obey – Watch TV – Work – Consume – Sleep »

    « Obey – Watch TV – Work – Consume – Sleep »

    Extrait du film They Live de John Carpenter (1988)

    They Live (Invasion Los Angeles, titre français) est un film de science-fiction de John Carpenter, d’après la nouvelle Les Fascinateurs (Eight O’Clock in the Morning) de Ray Faraday Nelson.

    Synopsis

    John Nada parcourt les routes à la recherche de travail comme ouvrier sur les chantiers. Embauché à Los Angeles, il rejoint un bidonville où il va entrer en possession d’une paire de lunettes hors du commun. Elles permettent de voir la réalité telle qu’elle est : le monde est gouverné par des extra-terrestres.

    Après avoir visionné et analysé la scène, où le héros utilise la première fois les lunettes, concevez un projet en jouant tout comme l’extrait sur la dichotomie* du visible et non visible.

    #dystopie

    *Dichotomie : (du grec dikhotomos, division en deux), division qui marque l’opposition entre deux éléments.

    En quoi notre rapport à la société de consommation, à la consommation, au fonctionnement de la marchandise peut-il être une source d’inspiration artistique ?

    Photographie promotionnelle d’Universal Pictures

    Références artistiques possibles

    • René MAGRITTE, La condition humaine, 1933, huile sur toile, 100×81 cm
    • Andy WARHOL, Brillo Box, 1964, sérigraphie et peinture polymère sur bois, 44x43x33,5 cm
    • Alain JACQUET, Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, 1964, huile sur toile, 220×105 cm
    • Duane HANSON, Lady’s Market, 1969, polyester, fibre de verre, peinture acrylique, peinture à l’huile, cheveu, prothèse oculaire, chariot de supermarché, boîte de conserve, 166x130x65 cm
    • Barbara KRUGER, I shop therefore I am (J’achète donc je suis), 1987, photomontage, sérigraphie sur vinyle, 281,90×287 cm
    • Markus RAETZ, YES-NO, 1996, anamorphose typographique
    • Philippe RAMETTE, L’Ombre (de moi-même), 2007, installation
    • Oliver JEFFERS, Without a Doubt Part 1 (Dipped Paintings), huile sur toile partiellement  trempée dans l’émail, 2012
    • Ron ENGLISH , What’s in your body ? Mc Supersized, XXIe

    Cayetano FERRER, série City of Chicago, photographies, 2004-2008


    Histoire des arts – Thématiques, objets d’étude possibles

    • Les arts entre liberté et propagande (1910-1945) – Art et pouvoir : contestation, dénonciation ou propagande
    • Les arts à l’ère de la consommation de masse (de 1945 à nos jours) – Les arts face à la réalité contemporaine

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    TheyLiv
  • Cendrillon à 18h

    Cendrillon à 18h

    La jeune demoiselle ne s’ennuyait point, et oublia ce que sa marraine lui avait recommandé ; de sorte qu’elle entendit sonner le premier coup de minuit, lorsqu’elle ne croyait pas qu’il fût encore onze heures : elle se leva et s’enfuit aussi légèrement qu’aurait fait une biche. Le prince la suivit, mais il ne put. Elle laissa tomber une de ses pantoufles de verre, que le prince ramassa bien soigneusement. Cendrillon arriva chez elle bien essoufflée, sans carrosse, sans laquais, et avec ses méchants habits, rien ne lui étant resté de toute sa magnificence qu’une de ses petites pantoufles, la pareille de celle qu’elle avait laissée tomber.

    Extrait de Cendrillon ou la petite pantoufle de verre de Charles PERRAULT, 1697

    Les chaussures, comme les vêtements renseignent sur la vie des gens qui les portent. Elles participent à la culture, aux mentalités, à l’histoire d’une société et reflètent le prestige de ceux qui les portent ou l’inverse la misère. Remarquons que la forme des chaussures varie à l’infini, notamment en fonction de la mode et que, très tôt, elles jouent un rôle important et signifiant dans l’art.

    Le 14 janvier 2021, le Premier ministre annonce à la télévision l’avancée du couvre-feu à 18h00 sur l’ensemble du territoire métropolitain. L’objectif du couvre-feu est de limiter les rassemblements où le virus circule durant lesquels les mesures barrières peuvent être moins bien appliquées.

    À nouveau pressée pour rentrer chez elle, Cendrillon perd une de ses chaussures spéciales « confinement », mais heureusement vous l’avez retrouvée ou presque…

    #design #chaussure #confinement

    Vous allez réaliser cette chaussure en tenant compte de son caractère spécial. Pour cela :

    1. Définissez par écrit ses caractéristiques en répondant aux questions suivantes :
      En quoi cette chaussure est spéciale ?
      Comment rappelle-t-elle le couvre-feu ou la COVID ou l’actualité épidémique ?
      Quelles autres contraintes implicites doit-elle donc prendre en compte ?
    2. Dessinez-la en couleur de trois-quarts, de profil et de haut.
    3. Réalisez un prototype à l’échelle. Pour ce faire, prenez comme modèle ou comme support une chaussure existante. La technique est libre.
    Gravure publiée dans les Contes de Charles Perrault avec des dessins par Gustave DORÉ.
    J. Hetzel (Paris), 1862

    Quelques célèbres chaussures

    • Les talaria, les sandales ailées du Dieu Hermès (mythologie grecque).
    • Les bottes de sept lieues de l’ogre dans le conte du Petit poucet, Les Contes de PERRAULT, 1697.
    • Les cuissardes du Chat botté, Les Contes de PERRAULT, 1697 et Shrek, 2001.
    • Les pantoufles de verre de Cendrillon, Les Contes de PERRAULT, 1697.
    • Les chaussons rouges du conte de Hans Christian ANDERSEN, 1845.
    • Les ballerines rouges à paillette de Dorothy dans le Magicien d’Oz, 1939.
    • Les GoGo Boots d’André Courrèges, 1964.
    • Les Nike Cortez rouges et blanches de Forest Gump, 1994.
    • Les Onitsuka Tiger Mexico 66 de la marque Asics, Game With Death, 1978 et Kill Bill, 2003.
    • Les Nike Air Mag Back to the Future modèle 2016, sneakers portées par Marty McFly dans Back to the Future Part II, 1989.
    René MAGRITTE, Le Modèle rouge, 1935

    Références artistiques possibles

    • Jean Honoré FRAGONARD, Les Hasards heureux de l’escarpolette, 1766-1767, peinture à l’huile, 81 cm x 64 cm, Wallace Collection, Londres
    • Yinka SHONIBARE, The Swing (after Fragonard), 2001, installation avec mannequin qui pousse plus en avant la confrontation entre identités culturelles, canons représentationnels et périodes historiques.
    • Vincent VAN GOGH, Vieux souliers, 1886, huile sur toile, 37,5 x 45 cm, Amsterdam, Musée Van Gogh.
    • René MAGRITTE, Le Modèle rouge, 1935, huile sur toile marouflée sur carton, 56 x 46 cm, Centre Pompidou, Paris. Le Modèle rouge est réalisé dans un style réaliste minutieux, perceptible dans le rendu du bois, des cailloux ou des veines des pieds. Pourtant, l’étrange paire de souliers-pieds renvoie à une réalité inventée, au rêve, voire au monstrueux. Le titre désoriente d’autant qu’il ne semble pas correspondre au tableau, Magritte questionnant tout au long de son œuvre l’interaction entre langage, image et réalité.
    • Andy WARHOL, Diamond Dust Shoes, 1980, sérigraphie, 102,2 x 151,8 cm, The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, New York.
    • Claude LÉVÊQUE, Valstar Barbie, 2003, installation, peinture rose, polystyrène, contreplaqué peint en rose, ampoules recouvertes d’un cache en plastique rose, taffetas blanc, ventilateurs, néons en verre, gélatine rose, projecteur de lumière, 1 CD son, escarpin : 200 x 357 x 100 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Tove JANSSON et Per EMANUELSSON, Chain Shoes, 2009, design.
    • Joana VASCONCELOS, Marilyn, 2011, casseroles et couvercles en acier inoxydable, 290 x 157 x 410 cm. Cet escarpin fait de marmites dénonce la condition des femmes dans leur rôle social où les apparences et ses fonctions sont soumises au regard des hommes: être belle et faire à manger.
    • Andreia CHAVES, Invisible Shoe, 2011, design.
    • Zoulikha BOUABDELLAH, Silence, 2008-2014, installation : 24 tapis de prière, 24 paires d’escarpins, 300 x 560 cm.
    • Chiharu SHIOTA, Over the Continents, 2014, installation, vielles chaussures, laine rouge, Arthur M. Sackler Gallery, Washington DC, USA – CHIHARU SHIOTA – chiharu-shiota.com.
    • Anja LUITHLE, Das Erbe (L’Héritage), 2014, bronze ciré, 80 cm.

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Shin MURAYAMA, Shoe Face, 2008, en bandeau.
    Né à Niigata au Japon en 1977, l’artiste Shin MURAYAMA lance ses collections de vêtements au Japon, à Londres et à Hong Kong. En 2004, il commence à vendre ses créations dans une boutique située à Harajuku appelée Is Real Store, un nom inspiré de la galerie d’art fictive de Yoko ONO. Depuis lors, les créations de Shin sont largement exposées dans les grandes galeries et espaces d’art du monde entier, avec sa série de masques « Valhalla », un de ses projets les plus réussis. Les masques à collectionner et surréalistes sont une combinaison d’esthétique DIY et d’accessoires de théâtre, inspirés par la nature et le sombre avenir de notre planète, avec des titres ironiques comme Mangeur de chaussettes, Visage de chaussure et Nez de mandrill.

  • Double sens, double lecture

    Double sens, double lecture

    Le Français, comme les autres langues, comporte de nombreuses expressions imagées souvent utilisées, mais dont le sens et l’origine ne sont pas connus. Dans la plupart des cas, ces expressions avaient un sens précis, mais, à force de jouer de la différence entre la signification et le sens, elles ont pris un sens plus abstrait. Par exemple, si l’on dit : « Pierre a cassé sa pipe », la signification est claire, car on comprend « casser » et « pipe », en revanche le sens est tout autre ; puisqu’il veut dire qu’il est mort.

    Le principe du langage est de jouer sur les significations en employant différents niveaux de lecture. Dans la langue française, n’existe-t-il pas de nombreuses expressions imagées pour lesquelles nous pourrions tenter, peut-être par jeu, de combiner la double lecture de leur sens propre et figuré ?

    Exemples de sérigraphies révélant la surimpression par les illustrat·eur·rice·s :
    Amélie FONTAINE, Agata KULCZYK, Morgan GILBERT,
    Kristian JONES, BONNEFRITE, Studio Valistika,
    Hélène GUERTIK, Carnovsky (Francesco RUGI et Silvia QUINTANILLA) et Évelyne MARY

    Proposez un dessin qui mêle le sens propre et le sens figuré d’une expression.

    Le sens propre d’un mot est son sens premier. En général, il renvoie au sens concret.
    Les sens figurés d’un mot sont les sens qui en dérivent. Les sens figurés sont souvent des sens abstraits ou imagés.

    Noma BAR, Pinning Her Down, affiche (source : Dutch Uncle)

    Pas à pas

    a/ Choisissez une expression dans le tableau ci-après. Trouvez sa signification. Définissez le sens propre (si possible, trouvez son origine) puis le sens figuré. Illustrez-les séparément.

    b/ Réfléchissez aux solutions possibles pour mêler les deux dessins préparatoires en un seul. Gardez à l’esprit la compréhension du double sens de lecture de l’expression.

    c/ Réalisez le dessin en utilisant une des solutions envisagées.

    Sauter du coq à l’âne : passer d’un sujet à un autre sans lien.
    Faire d’une pierre deux coups : atteindre deux objectifs en même temps.
    Avoir le diable au corps : déployer une vivacité excessive.
    Couper la poire en deux : choisir une position médiane.
    Mettre la charrue avant les bœufs : se précipiter et ne pas commencer par le commencement.
    Tirer à hue et à dia : agir de manière contradictoire.
    Ne pas être dans son assiette : ne pas se sentir en forme.
    Avoir l’estomac dans les talons : avoir très faim.
    Mettre les points sur les i : apporter des précisions claires.
    Brûler la chandelle par les deux bouts : dépenser sans se soucier de l’avenir.
    Courir deux lièvres à la fois : viser deux buts et risquer de les perdre tous les deux.
    Se mettre en quatre : faire tout son possible.
    Se regarder en chiens de faïence : se regarder avec mépris.
    Ménager la chèvre et le chou : ménager des intérêts contradictoires.
    Ne faire ni une ni deux : ne pas hésiter.
    Vider son sac : dire ce qu’on a sur le cœur.
    Dormir sur ses deux oreilles : dormir profondément.
    Mettre les bouchées doubles : se dépêcher.
    Bayer aux corneilles : avoir l’air absent.
    Être dans ses petits souliers : être très mal à l’aise.
    Déshabiller Pierre pour habiller Paul :  résoudre un problème en aggravant un autre.
    Reprendre du poil de la bête : se ressaisir.
    Prendre son courage à deux mains : faire des efforts.
    À la six-quatre-deux : réalisation bâclée.

    Espace négatif

    Dans la mise en page du dessin, l’espace blanc : la surface du papier non recouvert par les figures ou objets dessinés est souvent appelée espace négatif. L’espace négatif ne doit pas être considéré simplement comme un espace « vide » – c’est un élément important de la conception qui permet l’équilibre avec le positif (ou non blanc. De fait, l’utilisation d’espaces négatifs est la clé de la composition.

    Cependant, une utilisation imprudente des espaces blancs peut donner l’impression qu’une page est incomplète. Lorsque l’espace est limité, comme dans certains types de publicité, l’espace négatif est limité, afin d’obtenir autant d’informations vitales que possible sur la page. Une page remplie de textes et de graphiques avec très peu d’espace blanc risque de paraître surchargée et est généralement difficile à lire.

    À l’inverse, une utilisation judicieuse de l’espace négatif peut donner à une page un aspect classique, élégant, esthétique. Pour les graphistes, cet espace blanc est très important. Les affiches peuvent d’ailleurs être imprimées sur une variété de papiers différents, qui peuvent avoir différentes couleurs, textures, etc., et dans ces cas, un espace blanc est utilisé pour offrir une bonne présentation et pour mettre en valeur les différentes qualités des supports.

    Source : 16 things about white space | Propagandum

    Affiche National Geographic
    Affiche Dirty Harry d’Olly MOSS (Oliver Jonathan)

    Références artistiques possibles

    • Hans HOLBEIN (1497-1543), Les Ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 209 x 207 cm, Londres, National Gallery
    • Giuseppe ARCIMBOLDO (1530-1593), L’Homme potager I, 1590, huile sur bois 25,8 x 24,2 cm, Cremone Museo Civico Ala Ponzone
    • Joseph JASTROW, Canard-Lapin, Fact and Fable in Psychology (fig. 19), dessin paru dans la presse vers 1892
    • Cadavre exquis
    • Maurits Cornelis ESCHER (1898-1972), Jour et nuit, gravure sur bois de fil, deux planches, 1938, 36 x 68 cm
    • Salvador DALĺ (1904-1989), Marché d’Esclaves avec le buste invisible de Voltaire, 1940, huile sur toile, 47 x 66 cm, St Petersburg, USA
    • Raetz MARKUS (né en 1941), Métamorphose I, 1990-91, fonte, 32,2 x 27 x 12,5 cm, Genève, Musée d’art et d’histoire
    • Sigmar POLKE,
    • Tim NOBLE (né n 1966) et Sue WEBSTER (née en 1967), British Wildlife, 2000, 88 animaux taxidermisés, projecteur, 150 x 90 x 180 cm, Londres
    • Kumi YAMASHITA (né en 1968), Origami Shadows, 2009, installation, sculpture murale avec jeu d’ombre en fonction de la bonne orientation de la lumière
    • Noma BAR, Little Red Riding Hood, 2009. Les aplats de couleurs, le minimum de détails, l’usage de l’espace négatif pour créer des images à significations doubles caractérisent la série Negative Space.
    • Olly MOSS, Optical Illusion #1 (Wolf) , illustration en bandeau (source : ollymoss.com)

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Rythme

    Rythme

    ,

    Proposez une peinture murale destinée à agrémenter l’escalier ouest (image à télécharger). Votre projet exclusivement abstrait emploie le langage plastique développé par Sonia et Robert DELAUNAY : simplification à l’extrême des formes géométriques, notamment le cercle et le triangle, variations rythmiques des enchevêtrements circulaires et hélicoïdaux grâce à la couleur qui s’opposent en complémentaires.

    #couleurscomplémentaires #abstraction #rythme

    À propos de Robert DELAUNAY

    Peintre français né le 12 avril 1885 à Paris et mort le 25 octobre 1941 à Montpellier. Avec sa femme Sonia Delaunay et quelques autres, il est le fondateur et le principal artisan du mouvement orphiste, branche du cubisme et important mouvement d’avant-garde du début du 20e siècle.

    Rythme n°1, Robert DELAUNAY, 1938, huile sur toile, 529 x 592 cm, décoration pour le Salon des Tuileries,
    Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, photographie de @matchwithart (Art Lover living in Paris)

    À la suite des théories de la couleur du 19e siècle, Robert DELAUNAY poursuit, avant la première guerre mondiale la recherche d’une peinture fondée sur la loi des contrastes de couleurs se développant dans le temps et se percevant simultanément. Cette tendance du cubisme, dénommé « Orphisme » par Apollinaire, donnant l’illusion du mouvement, se met au service d’une thématique d’un monde moderne en plein essor : Tour Eiffel, hélices d’avions en rotation, sport.

    En 1930, Delaunay renoue avec l’art « inobjectif » dans les Rythmes et les Rythmes sans fin où s’exprime la couleur seule qui, par son organisation, sa dimension, ses rapports dans l’espace, détermine les rythmes des formes. Les possibilités dynamiques des disques colorés qui entrent en mouvement par la seule action physique du regard, sont exploitées pour donner leur rythme à la composition. Par un effet simultané, la vision est activée par les jeux de courbes et de contre-courbes, des disques aux cercles concentriques de diverses épaisseurs qui se contrarient, et surtout par les couleurs qui s’opposent en complémentaires (rouge/vert, bleu/orangé) et en dissonances (rouge/bleu ; rose/rouge, etc.). Ces toiles dont le musée possède également les maquettes, constituent l’aboutissement des recherches de Delaunay avant sa disparition précoce en 1941.

    Sonia DELAUNAY, Prisme électriques, 1914, huile sur toile, 250 x 250 cm, MNAM, Paris

    Références artistiques

    • Sonia DELAUNAY, Prisme électriques, 1914, huile sur toile, 250 x 250 cm, MNAM, Paris
    • Robert DELAUNAY, Rythme n°1, 1938, huile sur toile, 529 x 592 cm, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
    • Piet MONDRIAN, Composition avec rouge, jaune et bleu, 1942, huile sur toile, 72 x 69 cm, Tate Modern, Londres
    • Ellsworth KELLY, Red Blue Green, 1963, huile sur toile, 345 x 212 cm, Musée d’art contemporain de San Diego
    • Josef ALBERS, Homage to the Square: Broad Call, 1967, 121,9 x 121,9 cm, MoMA, NY
    • Bridget RILEY, Red with red triptych, 2010, huile sur lin, 570 x 169,4 cm. Réalisés à partir de structures géométriques et, progressivement, de couleurs, ses immenses tableaux donnent une impression de mouvement et d’espace. En replaçant la perception au cœur de l’expérience esthétique, elle invite tout un chacun à s’interroger sur ce qu’il voit ou ce qu’il pense voir.

    Palier escalier ouest

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Le diable se cache dans les détails

    Le diable se cache dans les détails

    Réalisez une proposition visuelle à l’expression : « le diable se cache dans les détails ».

    #jeu_optique #camouflage

    Par différents moyens plastiques, faites que la figure du diable devient l’élément de votre réalisation le moins voyant.

    Comment rendre invisible une figure ? Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons et ce que nous regardons ?

    Le diable se cache dans les détails

    « Le diable* se cache dans les détails » est un idiome qui fait référence à un élément mystérieux caché et signifie qu’il ne faut jamais négliger les détails, car ils peuvent être source de désagréments importants.

    S’il n’est pas directement fait référence à la religion, l’image renvoie à un être maléfique, le diable, qui s’immisce discrètement dans le détail pour agir.

    * Le diable (en latin : diabolus, du grec διάβολος / diábolos, issu du verbe διαβάλλω / diabállô, signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « trompeur, calomniateur ») est un nom propre général personnifiant l’esprit du mal. Le mot peut aussi être un nom commun désignant des personnages mythologiques malfaisants.

    Pour se cacher

    Le camouflage disruptif, aussi connu sous le nom de Razzle Dazzle aux États-Unis (Dazzle signifiant « embrouiller » en anglais), était une technique de camouflage destinée à protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. Attribué à l’artiste Norman Wilkinson, ce camouflage repose sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, afin de briser la silhouette du navire.

    Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016

    Peu à peu les images sont devenues plus nettes, puis elles se sont mêlées, camouflées l’une dans l’autre comme la passion des caméléons ; ça devenait trop complexe.

    Alain Jacquet, www.alain-jacquet.fr

    Références artistiques possibles

    • Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre, se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/
    • Hans Holbein (1497-1543), Les Ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 209×207 cm, Londres, National Gallery
    • Salvador DALÍ, Marché d’Esclaves (avec le buste invisible de Voltaire), 1940, huile sur toile, 47 x 66 cm, The Dali Museum, St Petersburg, Floride, USA
    • Alain JACQUET, Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, 1964, sérigraphie.
      Dans la série Camouflages (1961-1964), des formes abstraites recouvrent le sujet : l’image devient ambiguë, indéterminée. Elle se fend, se déguise, entre formes abstraites et figures identifiables. Alain Jacquet joue avec l’image et s’en amuse, avec un humour évident, à la transformer, à la détourner. Comme le veut le Pop Art, il mélange des images populaires et familières et des emprunts à l’art classique. Les superpositions, le jeu de mots et l’homonymie dissimulent – et révèlent – le regard de Jacquet, parfois critique, souvent très drôle.
    • Martin HANDFORD, Où est Charlie ? (Where’s Wally? Where’s Waldo?), série de livres-jeux britannique où le lecteur doit réussir à retrouver un personnage, Charlie, à l’intérieur d’une image. La difficulté vient du fait que les endroits où se trouve Charlie sont très colorés, et surtout remplis de personnages et d’objets divers. Il y a également d’autres personnages déguisés comme Charlie, ce qui augmente encore la difficulté.
    • Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
      Détail de Supermarket No1, 2009, en bandeau
      http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
      https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/
    • Desiree PALMEN, Interior camouflage, 2004, peinture acrylique sur combinaison coton.
      L’artiste photographe, à partir de 1999, décide, en réaction à l’installation de caméras de surveillance à Rotterdam d’entamer son impressionnante série « Camouflage ». Elle photographie alors les endroits surveillés, puis peint un camouflage unique sur les habits des personnes qui seront ensuite mis en scène dans l’espace surveillé. Par la suite, elle réalisera aussi des camouflages en intérieur.
    • Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016, installation, technique mixte.
      Shigeki Matsuyama s’inspire directement d’une technique de camouflage utilisée lors de la première guerre mondiale.
      https://www.sgk7.net/

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Sortir de la feuille

    Sortir de la feuille

    En 3 étapes, votre héros dessiné sort de sa feuille. 

    #bd #mise en scène #pop-up

    Réalisez un travail narratif qui prendra en compte la possibilité évoquée en classe :
    un travail en pop-up*.

    *Un livre pop-up est un livre, généralement destiné aux enfants, dont les pages contiennent des mécanismes développant en volume ou mettant en mouvement certains de leurs éléments. 

    Exemples de types d’animations dans un livre animé (source Wikipédia)

    • Une fenêtre ou trappe peut être soulevée pour dévoiler un élément caché par le décor (lapin derrière un buisson) ou un changement d’attitude d’un personnage (grenouille assise, grenouille qui saute).
    • Un pop-up est à l’origine un élément qui se déploie à l’ouverture de la page (décor qui se met en place, dragon qui déploie ses ailes). Ce mot est devenu plus général et peut aujourd’hui désigner toutes sortes d’animations.
    • Une tirette actionne le déplacement d’un sujet dans la page, l’ouverture d’une fenêtre, le remplacement d’un décor par un autre grâce à un système de lamelles ou d’un élément par un autre dans une découpe de la page.
    • Une roue insérée dans la page dépasse sur un côté et peut être tournée, faisant apparaître dans des découpes de la page des éléments variés, souvent coordonnés.
    • Un sujet peut être attaché au livre par un ruban et accomplir différentes actions à chaque page du livre.
    • Un trou peut accueillir le doigt du lecteur, éventuellement décoré d’un petit visage dessiné sur l’ongle, pour devenir un personnage de l’histoire.

    Vocabulaire : bord, cadre, limite, relief/ volume (et leur spécificité), espace bidimensionnel, espace de la représentation, espace fictif, espace tridimensionnel, espace de la présentation, espace réel…

    Références artistiques possibles

    • Pere BORRELL DEL CASO, Escapando de la crítica, trompe-l’œil, 1874
    • Martial RAYSSE, Soudain l’été dernier, assemblage : peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge, 1963
    • Martial RAYSSE, À Propos de New York en Peinturama, assemblage : flocage sur toile et projection de film super 8, 1965 (détail en bandeau)
    • Frank STELLA, Giufà e La Statua Di Gesso, technique mixte sur toile, 1984
    • Giulio PAOLINI, Jamais vu, installation, 2005
    Gilbert GARCIN, Flash Back, photographie, 2001

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine