Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • Par le trou de la serrure

    Par le trou de la serrure

    Décrivez dans un court texte d’imagination le point de vue d’un personnage caché derrière une porte observant au travers le trou de la serrure une scène particulièrement étrange et intrigante.

    Réalisez un récit graphique en trois parties restituant ce qu’il voit. La scène représentée devra tenir compte de la situation singulière et révéler l’intrigue.

    #triptyque #BD #narration

    Dans un second temps, créez un dispositif de présentation mettant le spectateur dans la même situation que le personnage observateur.

    Questions

    En quoi la volonté de raconter induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ? En quoi la succession des points de vue crée-t-elle une narration ? De quelle façon le choix du cadrage et du point de vue peut-il faire sens ? Comment votre intention initiale devient-elle lisible aux yeux du spectateur ? Le titre de la réalisation dirige-t-il la compréhension de votre réalisation ?

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • créer un récit graphique
    • exploiter avec pertinence le cadrage et les points de vue objectifs et subjectifs dans leur réalisation
    • réaliser une prémisse de perspective
    What? photographie de Brett SAYLES (pexels.com)

    Perspective

    Références artistiques possibles

    • Piero della FRANCESCA, La Flagellation du Christ, 1410-1420, huile et tempera sur panneau de bois, 59 x 82 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Flagellation_du_Christ_(Piero_della_Francesca)
    • Jan Van EYCK, Les Époux Arnolfini, 1434, huile sur panneau de chêne, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres
    • Carlo CRIVELLI, Annonciation d’Ascoli, 1486, huile et tempera, 207 x 147 cm, National Gallery, Londres. https://fr.wikipedia.org/wiki/Annonciation_d’Ascoli
    • Diego VÉLASQUEZ, Les Ménines, 1656, huile sur toile, 316 x 276 cm, Musée du Prado, Madrid
    • Henri CARTIER-BRESSON, Bruxelle, 1932, cabinet de la photographie, Centre Pompidou, Paris
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1. la chute d’eau 2. le gaz d’éclairage…, 1946-1966, installation, 153 x 111 x 300 cm, Philadelphia Museum of Art
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d’eau 2° le gaz d’éclairage…, 1946-1966, installation, 153 x 111 x 300 cm, Philadelphia Museum of Art
    • Alfred HITCHCOCK, Rear Window (Fenêtre sur cour), 1954, avec James Stewart et Grace Kelly, 109 min et Psycho (Psychose), 1960, avec Anthony Perkins et Janet Leigh, 109 min
    • Duane MICHALS, Things are queer, suite de neuf photographies, 1973.
      Les jeux entre les espaces perçus et les changements d’échelle lors de la lecture des différentes images font perdre les repères au spectateur, plaçant le spectateur en face des contradictions entre ce qui est vu et ce qu’il pense voir.
    • Mac ADAMS, The Mysteries, 1973-1980, série photographique. http://www.macadamsstudio.com
    • Jacques MONORY, Antoine no6, 1974, sérigraphie sur papier Vélin, 53 x 73 cm
    • Sophie CALLE, La filature, 1981, diptyque composé de textes et de photographies, Centre Pompidou, Paris.
      « Selon mes instructions, dans le courant du mois d’avril 1981, ma mère s’est rendue à l’agence Duluc détectives privés. Elle a demandé qu’on me prenne en filature et a réclamé un compte rendu écrit de mon emploi du temps ainsi qu’une série de photographies à titre de preuves. » Le récit à double-voix pose la question de la subjectivité. Qui observe qui ?

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle, la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • Jeu de cadre(s)

    Jeu de cadre(s)

    Faites une œuvre dont le cadre sera le sujet. Vos choix iconiques, plastiques ou symboliques seront induits par la représentation ou l’objet encadrés.

    #cadre #limite #lien #emboîtement

    Questionnement

    Comment le dispositif de présentation peut-il être objet d’un questionnement artistique ?
    Comment le cadre peut-il transformer les conditions de réception d’une œuvre ?
    Où commence le cadre, où finit-il ? Quelles interactions avec l’œuvre présentée ?

    Références artistiques possibles

    • Pere BORRELL DEL CASO, Escapando de la crítica, 1874, huile sur toile, Banco de Espana, Madrid
    • Robert DELAUNAY, Les Fenêtres simultanées sur la ville, 1912, huile sur toile et cadre, 40 x 46 cm, Kunsthalle, Hambourg
    • Pablo PICASSO, Nature morte à la chaise cannée, 1912, huile et toile cirée sur toile encadrée de corde, 29 x 37 cm, Musée national Picasso, Paris
    • Salvador DALÍ, Couple avec leur tête pleine de nuages, 1937, huile sur panneau de bois personnage masculin : 92,5 x 69,5 cm, personnage féminin : 82,5 x 62,5 cm, Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam
    • Pierre ALECHINSKY, Central Park, 1965, acrylique sur papier marouflé sur toile avec remarques marginales à l’encre de Chine, 162 x 193 cm
    • Louis CANE, Toile découpée, 1971, huile vaporisée et appliquée au pinceau sur toile, 240 x 189 x 98 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Frank STELLA, Mas o Menos (Plus ou moins), 1964, poudre métallique dans émulsion acrylique sur toile, 300 x 418 cm
    • Claude RUTAULT, Toiles à l’unité, 1973 / légendes, 1985, 1973-1985, peinture acrylique sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Esther FERRER, Perfile (Profil), 1984, installation, Fondation Joan Miró, Barcelone
    • Annette MESSAGER, Mes Vœux, 1989, photographies, cadres suspendus, 320 x 160 cm, Centre Pompidou, Paris. Mes vœux, composés de dizaines de photographies de détails de corps, met en scène une identité fragmentée qui se décompose et se recompose comme les éclats d’un kaléidoscope. Le dispositif qui en résulte, les photographies étant suspendues par une multitude de longues ficelles apparentes, rappelle les ex-voto, ces images ou ces objets qui invoquent une guérison
    • Giulio PAOLINI, Mnemosine (Les Charmes de la Vie/8), 1981-1990, toile peinte, huit châssis, toile préparée, 315 x 450 x 240 cm
    Allan Mc COLLUM , 60 Plaster Surrogates (No. 3), 1982-1990, 223.5 x 569 cm
    The Museum of Contemporary Art, Los Angeles
    • Gilbert GARCIN, Flash Back, photographie, 2001
    • KOLKOZ, La Chevauchée, 2008, moulures, encadrement, feuille d’or. 153 x 255 cm, Galerie Emmanuel Perrotin
    Chiharu SHIOTA, A Room of Memory, 2009, installation, vielles fenêtres (cadre en bois), dimensions variables
     
    • Studio Babak GOLKAR, Untitled (Azadi Square) – Parergon, 2011, plaquage acrylique, bois, laque, 147 x 137 x 12,7 cm, Parergon / — Studio Babak Golkar
    • BANKSY, Love Is in the Bin, 2018, pochoir déchiqueté, cadre, 101 x 78 cm. Love is in the Bin est une intervention artistique de 2018 de Banksy chez Sotheby’s London, avec une autodestruction inattendue de son tableau de 2006 de Girl with Balloon immédiatement après sa vente aux enchères pour un montant record de 1 042 000 £ (en bandeau)

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Hollywood Chewing-gum !

    Hollywood Chewing-gum !

    Hollywood chewing-gum !
    Réalisez une production plastique, utilisant de la gomme à mâcher, qui mette en relation l’univers que chaque terme évoque pour vous.

    Méthodologie

    1. Pour rechercher, créer ou visualiser des relations à venir entre le groupe de mots : Hollywood chewing-gum ! et votre réalisation, utilisez la technique du remue-méninges (brainstorming)
    2. Puis, réalisez à partir de votre collecte d’idées ou de notions une carte mentale, afin de créer des liens logiques permettant de structurer voire faire converger vos idées vers une unique réponse
    3. Pour faire suite à ce travail écrit préparatoire, dessinez quelques croquis de votre projet
    4. Malgré l’emploi obligatoire de chewing-gum (mâché ou non), vous êtes libre de la technique et des autres matériaux à utiliser. Cependant, utilisez au mieux les qualités plastiques chewing-gum : élasticité, mollesse, dureté, malléabilité, pégosité, adhérence, gonflable, viscosité, transparence, translucidité, opacité, matité, brillance…

    Questions en jeu

    En quoi l’apport du chewing-gum est-il porteur de sens dans l’œuvre ?
    Comment ce matériau inhabituel peut-il être expressif ?
    Dans quelle mesure est-il décontextualisé lorsqu’il est intégré à une œuvre d’art ? Est-ce uniquement le détournement artistique d’un objet banal ?
    Comment l’agencement des différents éléments constituant la production artistique participe-t-il en partie au dispositif de représentation ? Comment créez-vous une cohérence plastique, sémantique ou symbolique ?

    Roe ETHRIDGE, Louise Blowing a Bubble, 2011, photographie
     

    Références artistiques possibles

    • Claes OLDENBURG, Floor Burger, soft-sculpture, 1962, toile remplie de mousse de caoutchouc et de boîtes en carton, peinture acrylique, 132 cm de haut et 213 cm de diamètre
    • CÉSAR, Valise expansion, 1970, polyuréthane expansé peint et valise, 53 x 160 x 90 cm
    • Roy LICHTENSTEIN, Bubblegum is back, 1974, illustration pour une pochette de disque 33 tours
    • Sylvie FLEURY, Skin Crime (Givenchy no318), 1997, voiture épave peinte en rose vif, 90 x 150 x 390 cm
    • Simone DECKER, Chewing-gum à Venise, 1999, série photographique
    • Michael MASSAIA, Transmogrify#2-Chewed Gum Sculptures, 2006, série photographique. La gomme à macher est sculptée avec la bouche avant d’être photographiée en macro ou scannée sur plaque de verre (Transmogrify#2 – Chewed Gum Sculptures).
    • Maurizio SAVINI, Le lacrime dell impero (Les larmes de l’empire), 2009, 155 x 230 x 98 cm, chewing-gum, fibre de verre (en bandeau)
    • Jeremy LAFFON, Chlorophénylalaninoplastomecanostressrhéologoductilviridiscacosmog-raphigum, 2011, sculpture en chewing-gums, bois et tréteaux modifiés, dimensions variables
    • Ben WILSON, ce street-artiste utilise les chewing-gums collés aux trottoirs comme support pour de minuscules peintures pop et naïves

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Hollywood Sign, Mont Lee, Los Angeles, USA
  • 3, 2, 1… Partez !

    3, 2, 1… Partez !

    Au clap de départ du 100 mètres, un sprinter s’élance.
    Représentez ce court laps de temps.

    #dynamisme #mouvement #séquence #composition

    Pour suggérer la vitesse, le dynamisme et le déplacement, vous privilégierez pour votre réalisation :

    • la décomposition du mouvement : superposition, répétition
    • l’effet du flou du bougé photographique
    • le dynamisme des lignes diagonales

    plutôt que les codes graphiques de la BD.

    Kinogramme

    Au regard des chronophotographies d’Eadweard MUYBRIDGE et de Étienne-Jules MAREY, une solution serait d’élaborer les images des différentes positions de l’athlète lors de son départ et de les utiliser dans une composition rythmée.

    Étienne-Jules MAREY (1830-1904), La course de l’homme, vers 1891, chronophotographie

    La chronophotographie est la décomposition du mouvement par la prise de photographie à intervalles réguliers. Eadweard Muybridge et Étienne-Jules Marey inventent simultanément la
    chronophotographie, qui exerça une influence profonde sur les Futuristes comme Giacomo Balla,
    et sur Marcel Duchamp, Kurt Schwitters, les artistes du mouvement Dada.

    Références artistiques possibles

    • Les frères Arturo et Anton Giulio BRAGAGLIA, Searching and slap, 2011, photographie argentique. Ils tentent dès 1911 de trouver un équivalent photographique de la peinture futuriste en partant des recherches chrono photographiques d’Étienne-Jules Marey dont ils veulent en outre dépasser la rigueur formelle et scientifique. Ils cherchent à rendre l’invisible d’un geste, le déroulement du temps d’une action, ils veulent en faire la synthèse dynamique sans en réaliser l’analyse par étapes successives.
    • Giacomo BALLA (1871-1958), Dynamisme d’un chien en laisse, 1912, huile sur toile, 91 x 100 cm
    Luigi RUSSOLO (1885-1947), Automobile in corsa (Composition, Dynamisme d’une automobile), 1912-1913
     
    • Luigi RUSSOLO (1885-1947), Automobile in corsa (Composition, Dynamisme d’une automobile), 1912-1913, huile sur toile, 106×140 cm, inscriptions : S.D.B.DR. à la peinture rouge : LRussolo 1911, Centre Pompidou, Paris. À travers l’automobile, c’est le thème de la vitesse qui est traité et, particulièrement chez Russolo, ses résonances optiques et sonores. La représentation de la machine est remplacée par celle de la vitesse : sa silhouette, soulignée par un contre-jour bleu soutenu, est à peine visible, morcelée dans l’espace qu’elle dynamise tout entier. Couleurs en fusion, bâtiments basculés en arrière, chaussées aspirées dans son sillage synthétisent les perceptions visuelles accélérées que l’automobiliste expérimente. La succession d’angles aigus, sur l’axe médian de la toile, ordonne toute la surface picturale. Elle traduit, par son rythme même, l’accélération puissante du moteur (les angles se rapprochent dans la partie gauche), comme sa vibration sonore qui s’étend à l’espace tout autour. Les couleurs primaires soutenues et accentuées évoquent une explosion. Cette œuvre exprime la vitesse par des couleurs violentes, des maisons qui semblent basculer, un rythme créé par les angles sans toutefois représenter une voiture de façon figurative.
    • Umberto BOCCIONI, Dinamismo di un ciclista (Dynamisme d’u cycliste), 1913, huile sur toile, 70 x 95 cm, Collection Peggy Guggenheim, Venise
    • Kerry SKARBAKKA, Office, 2005, de la série photographique Falling
    • Denis DARZACQ, La Chute, 2005-2006, série photographique
    • Peter JANSEN, Runner, 2007, sculpture en polyamide, 21 x 64 x 56 cm (détail en bandeau)

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • New Skin

    New Skin

    Concevez puis réalisez une nouvelle peau (ou un habillage) à porter devant ou sur votre visage. Son port doit exprimer ou revendiquer une idée forte qui sera présentée à la classe.

    #engagement #revendication

    Remarque

    Un skin (peau en anglais) est un adhésif décoratif imprimé, permettant de personnaliser et de protéger un objet (souvent high-tech, par exemple un smartphone ou un ordinateur portable). Un skin est très souvent fabriqué avec du vinyle microstructuré et plastifié après impression.
    Les skins en terme informatique sont des images ou des données qui permettent de personnaliser un logiciel ou un jeu vidéo.

    Méthodologie

    Servez-vous du gabarit existant ou d’un masque blanc de carnaval comme support pour créer la matière de cette nouvelle peau.

    Sa forme, sa couleur, sa texture, l’ajout de divers éléments, de graphismes, etc. habilleront votre visage et donneront à voir au spectateur votre engagement à une idée forte que vous définirez par une courte présentation.

    Télécharger le gabarit

    Guillaume WEILER (designer), Dazzle Camouflage, 2015
     

    Références dans la culture populaire

    • Les masques de la Commedia dell’Arte genre de théâtre populaire italien, né au 16e siècle, où des acteurs masqués improvisent des comédies marquées par la naïveté, la ruse et l’ingéniosité) : Arlequin, Scaramouche, Colombine, Polichinellle, etc.
    • Les masques du catch mexicain (: luche libre).
    • Le masque de l’anarchiste Guy FAWKES porté porté par le personnage de V dans la bande dessinée V pour Vendetta d’Alan MOORE et David LLYOD (1982-1990) puis par les hacktivistes du mouvement Anonymous (2003).
    • Le masque (visage de Salvator DALÍ) des braqueurs de La casa de papel d’Álex PINA , 2017 

    Références artistiques possibles

    • Portrait de Jeune femme, dite « L’européenne », 2e siècle. Les portraits du Fayoum sont un ensemble de peintures remontant à l’Égypte romaine exécutés du 1er siècle, à partir de la fin du règne de l’empereur romain Tibère, jusqu’au 4e siècle. Ce sont des portraits funéraires peints sur bois insérés dans les bandelettes au niveau du visage de la momie. Le défunt y est représenté en buste le visage de face.
    • Sankôjô, le vieillard, bois sculpté et peint, crin, 30 x 16 x 11 cm, Musée du quai Branly, Paris. Né au 14e siècle, le théâtre Nô constitue une des premières formes de pratique théâtrale au Japon.
    • Pablo PICASSO Tête de femme (Étude pour Les Demoiselles), juin-juillet 1906, crayon sur papier, 31 x 24 cm, Musée Picasso, Paris
    • Marcel JANCO, Tristan Tzara, 1919, carton, toile de jute, encre et gouache, 55 x 25 cm, assemblage de papier, Centre Pompidou, MNAM, Paris
    • Anton PEVNER, Masque, 1923, verre et plexiglax, MNAM, Paris
    • Masque Ammassalik, Groenland, années 1930, 25 x 11 cm, bois, Musée du Quai Branly, Paris
    • Meret OPPENHEIM, Le Déjeuner en fourrure, 1936, une tasse, sa soucoupe et une petite cuillère recouvertes de fourrure de gazelle, MoMA, NY
    • Keith HARING, Untitled (Bill T. Jones) ou Untitled (Grace Jones), 1984, body painting, photographie
    • Douglas GORDON, Monster, 1997, portrait photographique
    • Ervin WURM, One minute sculptures, 1998, performance
    • DAMSELFRAU (Magnhild KENNEDY), iCloni (for Lisa Lie/PONR), 2016, masque – https://www.damselfrau.com/
    • STELARC, Stretched Skin, 2009, triptyque photographique, 4 x 3 m
    • John STEZAKER, Mask (Film Portrait Collage), CLXXIII, 2014, collage, 20 x 17,6 cm
    • Osang GWON, Reclining Man Drinking, 2016, sculpture, 60 x 160 x 65 cm
    • @threadstories, Untitled, 2018, parure de visage réalisée au crochet, textile (en bandeau)
    • Willie COLE, Bella Figura. 2019, exposition de masques réalisés par assemblage de chaussures
    • A.J. FOSIK : https://www.instagram.com/ajfosik/
    • Shin MURAYAMA, Mask Maker : https://www.instagram.com/synmurayama/
    • Sabine PIGALLE : https://www.instagram.com/sabinepigalle/
    • YRURARI (masque en tricot) : https://www.instagram.com/yrurari/
    • James T. MERRY (créateur des masques de la chanteuse Bjork) : https://www.instagram.com/james.t.merry/
    Stephen JOPNES pour Jean-Paul GAULTIER, collection automne-hiver 1984

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • One Million Graffiti

    One Million Graffiti

    Au moyen d’une technique répétitive qui vous reste à définir, proposez une réalisation graphique et picturale d’ « un million de graffitis ».

    #street-art #graffiti #graff #tag

    Graffiti

    Un graffiti (ou tag) est une inscription exécutée sur une surface publique (mur, transports en communs, etc.), parfois considérée comme une forme d’art, mais plus souvent comme une dégradation. D’ailleurs, dans la plupart des pays, taguer une propriété avec un graffiti sans le consentement de son propriétaire est considéré comme du vandalisme, lequel est punissable par la loi.

    Le mot « graffiti » représente avant tout une forme d’expression extrêmement ancienne. La particularité de cet art est qu’il se déploie dans l’espace public, s’affiche au grand jour et est donc accessible à tous. Le sujet du graffiti est vaste et varié. Le graffiti tel qu’on le connait aujourd’hui est né dans les années 1960 au cœur de New-York.

    Présentation

    En préambule à la réalisation, les élèves assistent à la projection d’un extrait de Exit Through the Gift Shop: A Banksy Film (2010) et de photographies de street-artistes en action…

    Un échange de quelques minutes permettra de reformuler la demande, de redéfinir les notions et le vocabulaire utilisé : graffiti, graff, tag, calligraphie, lettrage, motif, pochoir, street-art, art sériel, série, répétition…

    Les élèves seront amenés à :

    • différencier et utiliser différentes techniques graphiques et picturales
    • saisir les enjeux des dispositifs de présentation, diffusion et de perception des images
    • développer leur autonomie et prendre des initiatives
    • verbaliser, écouter, argumenter, débattre avec tolérance

    Références artistiques possibles

    Andy WARHOL, Green Coca-Cola Bottles, 1962, sérigraphie, peinture acrylique sur toile, 210,2 x 145,1 cm, Whitney Museum of American Art, NY

    ARMAN, Accumulation, 1973, tampons encreurs et impressions sur papier dans une boîte en bois avec vitre en plexiglas, 47 x 32 x 8,4 cm

    Jean-Michel BASQUIAT, In Italian, 1983, acrylique, pastel à l’huile, marker sur toile marouflées sur bois, 2 panneaux

    Keith HARING photographié par Annie LEIBOWITZ, 1987

    Bernard RANCILLAC, Le Che (Che Guevara), 2004, gouache, graphite et sérigraphie sur papier, 151 x 117 cm

    Shepard FAIREY, HOPE, affiche de la campagne électorale de Barack Obama, 2008

    Takashi MURAKAMI, Kawaii – Vacances Summer Vacation in the Kingdom of the Golden, 2010, installation, Château de Versailles

    Andreas GURSKY, Amazon, 2016, photographie

    JONONE se démarque par sa pratique freestyle, où la lettre disparaît pour laisser place à des mouvements de lignes et de couleurs. Il réalise des œuvres abstraites en peignant et en projetant de la couleur et développe ainsi son propre langage privilégiant l’émotion et la gestuelle plutôt que les lettres de son nom.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Le collège en 2 ou 3 photos

    Le collège en 2 ou 3 photos

    Vous n’avez que deux ou trois photographies pour raconter votre collège.

    #photographie #cadrage #point de vue #temps #lieu #action

    Méthodologie

    • À l’aide de l’iPad, vous réaliserez donc deux photographies au sein du collège, mais attention, vos prises de vue anticiperont une cohérence plastique ou thématique afin d’instaurer un dialogue, de tisser un lien narratif lors du rapprochement des deux images.
    • Vous mettrez ensuite en page vos photos sans les retoucher en utilisant les applications PicFrame ou ComicBook! afin d’obtenir un polyptyque photographique (: œuvre artistique en plusieurs parties).
    • Enfin, vous légenderez votre réalisation.

    Questions

    En quoi la volonté de raconter – quel que soit le médium – induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ? Comment votre intention initiale devient-elle lisible aux yeux du spectateur ? Le polyptyque photographique propose-t-il de lui-même un ordre de lecture ? La légende dirige-t-elle la compréhension de votre réalisation ?

    « La juxtaposition de deux fragments de film ressemble plus à leur produit qu’à leur somme. »
    _ Sergei EISENSTEIN, Hors-cadre, février 1929 et Les Cahiers de l’Art, 1930.

    Références artistiques possibles

    Piero della FRANCESCA (1412-1492), Double portrait des ducs d’Urbino, vers 1473, tempera et huile sur bois, 47 x 33 cm, Musée des Offices, Florence.

    Le CARAVAGE, Narcisse, 1597-1599, huile sur toile, 110 x 92 cm, Galleria Nazionale d’Arte Antica, Rome.

    James ROSENQUIST, President Elect, 1960-1961, huile sur isorel, 228 x 366 cm, Centre Pompidou, Paris

    Andy WARHOL (1928-1987), Marylin Diptych, 1962, acrylique sur toile, 205 x 145 cm, Tate Gallery, Londres.

    Christian BOLTANSKI, L’Album de la famille D, 1971, installation, 150 tirages noir et blanc encadrés de fer blanc, 220 x 450 cm.
    « Nous n’apprenons rien sur ce qu’a été la vie de la famille pendant vingt-cinq ans, ces images de rituels familiaux nous renvoient à nos propres souvenirs, à nous-mêmes, tous les albums de photos, à l’intérieur d’une société donnée, sont à peu près identiques, ils ne représentent pas la réalité, mais la réalité de l’album de photos. »
    _ Christian Boltanski, les modèles – cinq relations entre texte & image, entretien avec Irmeline Lebeer, 1979.

    Duane MICHALS, Things are queer, suite de neuf photographies, 1973.
    Les jeux entre les espaces perçus et les changements d’échelle lors de la lecture des différentes images font perdre les repères au spectateur, plaçant le spectateur en face des contradictions entre ce qui est vu et ce qu’il pense voir.

    Mac ADAMS, The Mysteries, 1973-1980, série photographique. http://www.macadamsstudio.com

    Sophie CALLE , La filature, 1981, diptyque composé de textes et de photographies, Centre Pompidou, Paris.
    « Selon mes instructions, dans le courant du mois d’avril 1981, ma mère s’est rendue à l’agence Duluc détectives privés. Elle a demandé qu’on me prenne en filature et a réclamé un compte rendu écrit de mon emploi du temps ainsi qu’une série de photographies à titre de preuves. » Le récit à double-voix pose la question de la subjectivité. Qui observe qui ?

    Bill VIOLA, Nantes Triptych, installation vidéo, 1992.
    Nantes Triptych se compose de 3 écrans vidéos : une femme enceinte en train d’accoucher, une femme très âgée qui s’éteint progressivement et au centre un homme qui plonge sous l’eau et se maintient en apnée. Le spectateur est immédiatement plongé au cœur de l’œuvre : le cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance, figures archétypales qui sont au centre du travail de l’artiste.

    Jacques MONORY, Robert Aldrich, 1991, acrylique sur toile, 178 x 232 cm
    Wolfgang TILLSMAN, vue de l’exposition 1991-2011: 20 Jahre Gegenwart, MMK, Frankfurt am Main

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Exemples

    Les liens narratifs s’organisent entre deux images, en fonction de données formelles et de traits pertinents sélectionnés dans l’une et l’autre image, par référence au répertoire du lecteur et empruntent aux figures stéréotypées véhiculées par les codes de la société. Orientée par la deuxième image, l’image première admet, dans chaque séquence, une lecture différente comme si elle était légendée différemment.

  • Le temps qui passe

    Le temps qui passe

    Mon corps montre le temps qui passe.

    #temps #performance #mise en scène #photomontage

    En utilisant les outils numériques mis à votre disposition appareil photo numérique, iPad, logiciel de retouche d’image, proposez un montage photo dont le titre est : « Mon corps montre le temps qui passe ».

    Méthodologie

    1. Phase d’idéation : pour rechercher, créer ou visualiser des relations à venir entre ce titre et la réalisation, utilisez la technique du remue-méninges (brainstorming) puis réalisez à partir de votre collecte d’idées ou de notions une carte mentale afin de créer des liens logiques permettant de structurer voire faire converger vos idées vers une unique réponse.

    2. Collectivement, présentez votre idée principale et échangez autour de la demande. Comment l’œuvre confronte-t-elle le corps au temps ? Qu’est-ce qui diffère entre le temps du corps et celui de l’œuvre ? En quoi votre réalisation interroge-t-elle la perception du temps du spectateur ? Que dire du temps du spectateur ?

    3. Suite à ce travail préparatoire, réalisez et enregistrez les premières prises de vue photographiques.

    4. Proposez vos photographies retouchées, recadrées ou non sous leur forme finale de présentation (: diptyque, planche, etc.).

    5. Projection des travaux photographiques et analyse des références.


    The Clock, C MARCLAY

    Références artistiques possibles

    Philippe de CHAMPAIGNE, Vanité, ou Allégorie de la vie humaine, 1644, huile sur bois, 28 cm x 37 cm, musée de Tessé, Le Mans

    Bill VIOLA, The Reflecting Pool, 1977-1979, vidéo

    Peter GREENAWAY, Z.O.O. (A Zed and Two Noughts), 1985, film
    cf. références au peintre Johannes VERMEER (1632-1675, peintre baroque néerlandais parmi les plus célèbres du siècle d’or. Il réalisa surtout, dans un style raffiné, des peintures de genre, principalement des intérieurs montrant des scènes de la vie domestique).

    Jeffrey SHAW, The Legible City, 1989, installation interactive.

    Sam TAYLOR-JOHNSON, Still Life, 2001, vidéo

    Jennifer et Kevin McCOY, I’ll Replace You, 2008, vidéo, audio : 16:40 min

    Christian MARCLAY, The Clock, 2010. projection durant 24 heures. L’artiste y orchestre des milliers d’extraits de films, puisés dans toute l’histoire du cinéma pour composer cette mécanique qui indique l’heure en temps réel, dans chacun des lieux où elle est présentée.


    Danse macabre, 16e siècle

    Danse macabre

    La danse macabre est un motif artistique populaire à la fois présent dans le folklore européen et élaboré à la fin du Moyen Âge. Elle est un élément, le plus achevé, de l’art macabre du Moyen Âge, du 14e au 16e siècle.

    Tout au long du 15e siècle et au début du 16e, ce thème est peint sur les murs des églises, dans les cimetières d’Europe du Nord, sur les murs extérieurs des cloîtres, les charniers, les ossuaires. Au-dessus ou au-dessous de l’illustration sont peints des vers par lesquels la mort s’adresse à la victime, souvent sur un ton sarcastique et empreint de cynisme. Il est diffusé à travers l’Europe par les textes poétiques colportés par les troupes de théâtre de rues.

    Cette forme d’expression est le résultat d’une prise de conscience et d’une réflexion sur la vie et la mort, dans une période où celle-ci est devenue plus présente et plus traumatisante. Les guerres — surtout la guerre de Cent Ans — les famines et la peste, que représentent souvent les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, ont décimé les populations.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • La BD du film

    La BD du film

    Planet of the Apes, scène finale

    La Planète des singes (Planet of the Apes) est un film de science-fiction américain réalisé par Franklin SCHAFFNER, sorti en 1968, avec Charlton HESTON dans le rôle principal. Le scénario est de Rod SERLING et Michael WILSON d’après le roman homonyme de Pierre BOULLE.

    L’histoire suit le capitaine George Taylor, un astronaute qui amerrit sur une planète inconnue. Capturé par des singes évolués, il découvre que ceux-ci dominent la planète et ont réduit en esclavage les humains primitifs qui s’y trouvent.
    D’abord protégé par le couple de chimpanzés scientifiques Zira et Cornélius, Taylor doit ensuite s’enfuir avec eux pour échapper au docteur orang-outan Zaïus, le ministre des sciences.
    Cornélius les emmène alors sur le site archéologique où il a découvert l’existence d’une civilisation. antérieure à celle des singes.
    Retrouvé par Zaïus, Taylor force ce dernier à admettre ce que Cornélius a mis au jour : une civilisation humaine avancée a existé. Libre à vivre loin de la société simienne, il va ensuite découvrir que la Planète des singes n’est autre que la Terre.

    Après avoir visionné le bref extrait : la scène finale où George Taylor découvre dans sa fuite les restes de la Statue de la Liberté, brièvement et collectivement commenté (enchainement des plans, utilisation du hors-champ, de la vue en plongée), vous concevrez et dessinerez une planche de BD au style personnel qui rappellera immanquablement l’extrait du film : son esthétisme et le sujet abordé – les conséquences d’un conflit nucléaire ou de l’action de l’homme sur la nature.

    #anthropocène #SF #anticipation
    Point Dume, Malibu, Californie

    Méthodologie

    Analysez à nouveau la scène proposée.
    Quels types de plans*, quels angles de vue sont utilisés et pourquoi ? Quelle lecture faites-vous du monologue ? Comment se révèle à la fin la statue de la liberté ?
    Dans vos notes à propos de l’analyse, soulignez les éléments qui pourront être mis en valeur dans la planche dessinée. Les plans, les angles et points de vue relevés dans les commentaires en classe devront être réutilisés ou adaptés dans le dessin de la planche.
    Cette dernière révèlera un style personnel sans pour autant trop s’éloigner de l’extrait en référence. Vous justifierez vos choix.

    *Un plan cinématographique est une prise de vues, comprise entre la mise en marche de la caméra et son arrêt.

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    Références artistiques possibles

    • Fresque de Ramsès 1er avec les dieux, vers 1295-1294 av JC
    • Broderie de la Reine Mathilde dite Tapisserie de Bayeux, XIème siècle
    • Vitrail de la Parabole du bon Samaritain, Cathédrale de Bourges, XIIIe siècle
    • Fra ANGELICO, L’Annonciation, 1430-1432, tempera sur panneau de bois, 154 x 194 cm, Musée du Prado, Madrid
    • Piero Della FRANCESCA, La Flagellation du Christ, vers 1455, tempera sur panneau, 58,4 x 85,1 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino
    • Winsor McCAY, Little Nemo in Slumberland, première publication 1905
    • George HERRIMAN, Krazy Cat, première publication 1913
    • James ROSENQUIST, President Elect, huile sur panneau, 228 x 366 cm, 1960-1961
    • WHAAM !, Roy LICHTENSTEIN, peinture acrylique sur toile, 170 x 400 cm, 1963, Tate Modern, Londres
    • Francis BACON, Three Figures in a Room (Trois personnages dans une pièce), huile sur toile, 198 x 441 cm, 1964

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine