Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • Focus

    Focus

    Réalisez un diptyque photographique où la différence de mise au point entre les deux photos d’une même scène révèle une histoire. Votre projet suppose au préalable quelques croquis pour une meilleure prise en compte de la prise de vue.

    Méthodologie

    1. Proposez une mise en scène de divers objets de telle sorte que celle-ci offre au spectateur une dimension narrative
    2. Réalisez la première prise de vue : une photographie mystérieuse en vous focalisant sur un point de la scène
    3. Puis sans changer le cadrage, photographiez à nouveau : la nouvelle mise au point dévoilera le mystère ; sachez que la différence entre ces deux photographies créera du sens et révèlera l’histoire
    4. Accentuez la dimension narrative en modifiant la mise en scène, en jouant avec les différents plans, la lumière et les autres moyens plastiques que vous jugerez nécessaires
    5. Reprenez les deux photographies autant de fois que nécessaire
    6. Rendez votre réalisation sous la forme d’un diptyque en utilisant l’application PicFrame.

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • aborder la question de la réalité, de l’image « vraie » dans la pratique photographique
    • comprendre que la photographie révèle les intentions du photographe
    • recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Questions

    Dans quelle mesure le photographe fait-il œuvre quand il prend une photo ? En quoi les choix de cadrage, de mise au point et de point de vue peuvent-ils faire sens ? Comment le photographe fait-il prendre conscience qu’une photographie peut être une démarche artistique ?

    Focus ou mise au point

    La mise au point est l’opération qui consiste, pour un photographe, à régler la netteté du sujet sur la photographie qu’il veut obtenir.

    Si la mise au point se fait pour une distance donnée, la zone de netteté acceptable à une certaine extension en deçà et au-delà de celle-ci. Cet intervalle est appelé profondeur de champ*. La mise au point n’implique pas toujours une image nette. Le flou peut être voulu par le photographe ou impossible à éviter pour des raisons matérielles. Le flou peut également être dû à un déplacement sensible de l’objet (flou cinétique) ou de l’appareil (flou de bougé) pendant la pose.

    La mise au point se fait par diverses méthodes, selon le type d’appareil utilisé.

    *La profondeur de champ décrit la zone d’une scène qui est considérée comme étant nette. Elle est affectée par plusieurs facteurs, mais elle est principalement liée à l’ouverture de votre objectif au moment de la prise de vue.

    Edward WESTON, Pepper No. 30, 1930
    William KLEIN, Gun 1, New York, October 1954
    Bernard PLOSSU, Les Alpes, 1970, épreuve argentique

    Références artistiques possibles

    • Edward WESTON, Pepper No. 30, 1930, tirage gélatino-argentique, 24 × 19 cm, MoMA, NY
    • Willy RONIS, Boulevard Richard Lenoir – Paris, 1946, épreuve argentique
    • Robert DOISNEAU, Le Baiser de l’Hôtel de ville, 1950, épreuve argentique
    • William KLEIN, Gun 1, New York, October 1954, 1954, épreuve argentique ; 50,5 × 40,5 cm, La Maison Européenne de la Photographie
    • Henri CARTIER-BRESSON, Alberto Giacometti, Galerie Maeght , Paris, 1961, 1961, tirage gélatino-argentique
    • Michael SNOW, Autorisation, 1969, épreuves argentiques instantanées (Polaroïd 55) et ruban adhésif sur miroir dans un cadre de métal, 54,5 × 44,5 cm, Musée des Beaux-arts du Canada, Ottawa
    • Bernard PLOSSU, Les Alpes, 1970, épreuve argentique

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique

    J’utilise difficilement les outils numériques.

    Je commence à expérimenter les outils numériques, mais ai besoin de plus de pratique pour les utiliser efficacement dans ma création artistique.

    +-

    Je recours de manière fiable aux outils numériques de captation et de réalisation pour enrichir ma création artistique.

    +

    J’utilise avec pertinence et de manière innovante les outils numériques et les mets au service de mon processus créatif et de mes productions artistiques.

    ++

    1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création

    Je n’exploite ni les informations ni la documentation iconique, pour soutenir mon projet.

    Je commence à recourir aux informations et à la documentation, notamment iconique, mais ai besoin de plus de pratique pour les intégrer de manière cohérente dans mon projet artistique.

    +-

    J’exploite les informations et la documentation, en particulier iconique, pour nourrir et enrichir mon projet de création.

    +

    J’utilise avec attention les informations et la documentation, notamment iconique, en les intégrant de manière perspicace et créative dans mon projet artistique.

    ++

    2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique

    J’ai du mal à faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité et d’engagement dans la conduite de mon projet.

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative et d’engagement dans la conduite de mon projet artistique, mais ai besoin de plus de maturité et d’esprit critique.

    +-

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite de mon projet artistique.

    +

    Je dirige de manière autonome et responsable mon projet artistique, en faisant preuve d’un esprit critique avancé et d’un engagement soutenu.

    ++

    4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre dans un contexte.

    +

    J’identifie avec précision et finesse les caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, démontrant ainsi une connaissance approfondie et nuancée de celle-ci.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition
    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    *Image mise en avant de Romain Vignes – unsplash.com

  • Archi Gehry

    Archi Gehry

    En déstructurant les principaux éléments d’architecture d’une maison quelconque (sols et plafonds, murs et cloisons, portes et fenêtres, etc.), vous réaliserez la maquette (carton ondulé, carton rigide, colle) d’un habitat en mouvement, où l’oblique et la courbe remplaceront l’horizontale et la verticale.

    #architecture #construction #espace #équilibre #mouvement

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • sortir du stéréotype que les constructions sont des cubes
    • comprendre que l’architecture contemporaine à repousser les limites de la forme
    • saisir qu’un lieu peut agir en résonance avec la construction architecturale, la démarche de l’architecte et être source de création.

    Questions

    En quoi une construction peut-elle impliquer le spectateur dans une expérience sensible ? Dans quelle mesure une construction architecturale interagit-elle avec son espace ?

    Quels effets d’équilibre et de déséquilibre peuvent-ils être utilisés dans une forme architecturale ? Comment créer une tension ? Dans quelle mesure les matériaux utilisés sont-ils à l’origine des formes architecturales ?

    Références artistiques possibles

    • Daniel BUREN, La cabane éclatée explosant, 1999-2000
    • Ludger GERDES, Haus Eck (Around the corner house), 1985
    • Frank O. GEHRY, Fondation Guggenheim, Bilbao, 1997
    • Damián ORTEGA, Cosmic Thing, 2003
    • Do Ho Suh, Fallen Star, San diego, 2012
    • Frank O. GEHRY, New-MIT building, Cambridge Massachusetts
    • Vlado MILUNIC en collaboration avec Frank GEHRY, Dancing House, immeuble de bureaux, Prague (République tchèque), 1992
    • La Hospederia del Errante (l’auberge de l’errant), 1981, « ville ouverte » Chili
    • Zaha HADID, Jockey Club Innovation Tower Architects

    Frank O. GEHRY, Fondation Louis Vuiton, Paris

    La fondation Louis Vuitton a choisi d’investir dans une vitrine de l’art contemporain, afin de favoriser et promouvoir la création artistique sur le plan national et international.

    Frank Owen Goldberg, dit Frank O. GEHRY, né le 28 février 1929 à Toronto au Canada, est un architecte américano-canadien. Professeur d’architecture à l’université Yale, il est considéré au début du 21e siècle comme l’un des plus importants architectes vivants. Il fait partie des mouvements du déconstructivisme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Déconstructivisme) et du post-structuralisme.

    Ses constructions sont très reconnaissables par le mouvement imprimé à l’ensemble, le jeu des transparences et les reflets, les formes de proportions vastes et mouvantes, la mobilité et l’instabilité qui donnent un aspect « tordu ».

    Les réalisations les plus connues de Gehry comportent le Musée Guggenheim de Bilbao en Espagne, le Ray and Maria Stata Center à Cambridge, le Walt Disney Concert Hall en centre-ville de Los Angeles, le Museum of Pop Culture connu sous le nom de l’Experience Music Project de Seattle, le Weisman Art Museum à Minneapolis, la Maison dansante du centre de Prague, le Vitra Design Museum près de Bâle, le Musée des beaux-arts de l’Ontario à Toronto, le 8 Spruce Street à New York, la Cinémathèque française à Paris, la Fondation Louis-Vuitton par Gehry à Paris. Cependant, c’est sa résidence privée, le Gehry Residence à Santa Monica, qui a lancé sa carrière en tant qu’architecte qui ne travaille pas seulement la conception, mais aussi la réalisation.

    Source Wikipédia

    FLV, 2001-2014

    • Marquée par l’influence du Cubisme, elle est faite de volumes fragmentés aux géométries complexes et de couleur magnifiée par sa mise en œuvre audacieuse de ses matériaux. Un « iceberg enveloppé de voiles de verre », c’est ainsi que l’architecte représente la FLV, mais, comme dans toutes ses œuvres, l’apparente clarté de l’image dissimule non seulement l’organisation intérieure, mais aussi la logique constructive.
    • Ce que l’on voit en arrivant du métro : une cascade d’eau en pente douce reflète la Fondation, qui elle-même reflète le ciel. Structure d’acier, de béton filé et de bois enveloppée de panneaux de verre, l’ensemble est disposé sur un miroir d’eau à la lisère d’un bois. Le bâtiment se décompose ainsi en une structure de béton filé blanc à la blancheur immaculée et d’un ensemble de 12 voiles de verre. Les lignes sont courbes, pas de perpendiculaire. Les voiles de verre sont structurées par une charpente en bois.
    • Depuis l’avenue ou depuis le jardin d’Acclimatation, le visiteur pénètre dans un hall aux volumes généreux, pavé de pierres de Bourgognes, qui dessert les divers espaces de la Fondation, principalement de grandes salles d’exposition. Dans la partie ouest, deux espaces superposés aux lignes régulières, complétés par un autre plus vaste encore, en sous-sol. Ce dernier est relié à un auditorium, ouvert sur le bassin. La circulation verticale entre ces différentes parties s’effectue par des escaliers mécaniques, placés le long de la façade nord. Au premier étage, autour de l’espace principal, s’enchaînent de plus petites salles dont le plan irrégulier reproduit les ondulations de la façade. Plus loin, deux salles sont illuminées par des puits de lumière offrant les qualités fonctionnelles de l’éclairage zénithal. Le volume torsadé de ces puits émerge sur les terrasses supérieures, ouvertes à la visite et conçues, elles aussi, pour accueillir des œuvres. Depuis ces terrasses coiffant les trois corps de bâtiment
      s’ouvrent de spectaculaires panoramas sur le bois et la ville, mais aussi sur les structures portant les verrières. La descente se fait par un escalier conçu comme un ruban de métal suspendu.
    • Trois jardins à hauteur des cimes des chênes offrent une connexion visuelle avec le jardin d’Acclimatation. Côté Est, la plus grande des verrières de l’édifice abrite des fougères originaires d’Australie (clin d’œil de l’architecte et des paysagistes à l’ancien palmarium). La terrasse centrale, non couverte, est animée par un jardin créé autour de l’Iceberg qui accueille des plantes aux grandes feuilles et un chêne bambou. Côté Ouest, des
      érables et des cerisiers.
    • L’énorme charge des verrières est supportée par une charpente mixte associant le bois et l’acier. Les poutres en mélèze lamellé-collé sont connectées à ces poteaux par d’imposantes broches en inox.

    Analyse

    • L’esprit des lieux : le végétal est remis au service de l’architecture. Une série de clairières permettent un jeu dynamique entre pleins et vides, accueillent des œuvres d’art en plein air et offrent divers points de vue sur les voiles de verre et l’iceberg. Le revêtement en pierre qui enrobe les murs du bassin, les façades, les parapets et l’intérieur du hall d’accueil se végétalise au fur et à mesure que l’on s’éloigne du bâtiment, brouillant ainsi les limites entre intérieur et extérieur, végétal et minéral. Ces tracés paysagers se prolongent au-dessus du bâtiment sur de vastes terrasses abritées par les voiles de verre.
    • L’architecture de verre : Franck Gehry imagine la Fondation comme une immense serre de jardin. Cette invention du 19e siècle avait trouvé à Paris un terrain particulièrement favorable. La combinaison d’une structure métallique et de panneaux de verre permettait de couvrir une vaste surface avec un nombre réduit de points d’appui et une quantité limitée de matière. Entre 1834 et 1836, Charles Rohault de Fleury construit les serres chaudes du Jardin des Plantes, en charpente de fonte habillée de verre. Parmi les réalisations les plus ambitieuses, le Grand Palais édifié lors de l’Exposition universelle de 1900 constitue l’archétype. Lorsqu’il a conçu la FLV, Frank Gehry s’est inspiré de cette architecture de verre et de métal dont il a cherché à retrouver la légèreté et l’élégance.
    • Les voiles : navigateur, Franck Gehry n’hésite pas à puiser dans l’univers maritime les éléments de ses projets. Ici, il s’est inspiré des voiliers du début du 20e siècle engagés dans la course America’s Cup. Ainsi, l’architecte transcrit dans la rigidité du verre et du métal, la souplesse et le galbe d’une voile gonflée par le vent.

    Source fiche HdA de l’académie de Versailles

    Goélette Eleonore/ Westward

    Gordon MATTA-CLARK

    Gordon MATTA-CLARK a étudié l’architecture à l’université de Cornell, mais n’a pas exercé en tant qu’architecte, au sens strict. Il a également passé une année à étudier la littérature française à la Sorbonne à Paris et se trouvait dans cette ville pendant les grèves d’étudiants de 1968. C’est à Paris qu’il a pris connaissance des philosophes français déconstructivistes et des Situationnistes, comme Guy Debord. Ces radicaux culturels et politiques ont développé le concept du détournement, ou « la réutilisation d’éléments artistiques préexistants dans un nouvel arrangement ». De tels concepts alimenteront son travail plus tard. Il est célèbre pour ses travaux qui ont radicalement altéré les structures existantes. Ses « building cuts » (par exemple, une maison est coupée sur la moitié verticalement) changent la perception du bâtiment et de son environnement proche.

    Splitting, Gordon MATTA-CLARK, 1974

    Matta-Clark utilisait un grand nombre de médias pour garder trace de son travail, entre autres le film, la vidéo, et la photographie. Son travail comprend des performances et du recyclage, des travaux sur l’espace et la texture, et ses « coupes de bâtiment ».

    En février 1969, Matta-Clark, qui habitait à Ithaca, fut invité à l’exposition « Earth Art », organisée par Willoughby Sharp sur une proposition de Tom Leavitt, qui eut lieu au Andrew Dickson White Museum of Art, de la Cornell University, à Ithaca, dans l’État de New York. Sharp a alors encouragé Gordon Matta-Clark à déménager à New York où il a continué de le présenter aux membres du monde de l’art new-yorkais. L’œuvre de Matta-Clark Museum, présentée à la Klaus Kertess’ Bykert Gallery, fut répertoriée et illustrée aux pages 4-5 de Avalanche 1, de l’automne 1970.

    En 1971, Matta-Clark a fondé Food, à SoHo, New York, un restaurant géré par des artistes. Le premier de la sorte à SoHo, Food est devenu très connu parmi les artistes et était un lieu de rendez-vous central pour des groupes tels que Philip Glass Ensemble, Mabou Mines, et les danseurs de Grand Union.

    Source Wikipedia


    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les qualités physiques des matériaux : l’agencement de matériaux et de matières de caractéristiques diverses (plastiques, techniques, sémantiques, symboliques).

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    *Image mise en avant : maquette de la Fondation Louis Vuiton, Frank O. GEHRY

  • Nuance de blanc

    Nuance de blanc

    À l’aide des supports, des matériaux et objets apportés, mettez en scène une collection présentant la plus grande nuance possible de blanc.

    #monochrome #nuance #valeur #luminosité

    Nuance : variation, même légère, d’une couleur. Chaque nuance se compose de la teinte, la saturation et la valeur.

    • Ton ou teinte : degré d’intensité d’une couleur, couleur considérée du point de vue de son degré de saturation et de sa valeur
    • Saturation : pureté colorimétrique
    • Valeur : luminosité ou clarté perçues (et relatives) d’une couleur

    Monochrome : qui ne comporte qu’une seule couleur. Le monochrome fait partie de ces pratiques qui ont remis en cause les manières traditionnelles d’envisager la création. Vide de représentation et de forme, il est riche de toutes les intentions.

    TSL

    Teinte, saturation, luminosité (ou valeur) sont trois paramètres de description d’une couleur utilisés en infographie. Les sigles TSL ou en anglais HSL (HueSaturationLightness) désignent de tels systèmes de description des couleurs. De nombreux logiciels de retouche et de création graphiques offrent une interface de description des couleurs TSL. Dans les autres cas, les couleurs sont toujours enregistrées comme composantes trichromes (rouge, vert, bleu : RVB).

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • expérimenter des matériaux et médiums variés
    • jouer de la matité, la brillance, l’opacité et à la transparence des matériaux
    • rechercher une organisation, un arrangement significatifs
    • utiliser la couleur au-delà de son rôle d’identification et justifier de ses choix.

    Questions

    Dans quelle mesure les qualités physiques des matériaux, des supports et des médiums jouent-elles sur la perception de la couleur ? En quoi l’organisation plastique des éléments d’une collection peut-elle modifier la perception de celle-ci ? Dans quelle mesure l’organisation et l’agencement plastique créent-ils du sens ?

    Références artistiques

    • Claude MONET, Effet de neige à Giverny, 1893, huile sur toile, 65,4 × 92,7 cm
    • Kasimir MALEVITCH, Carré blanc sur fond blanc, 1918, huile sur toile, 79 × 79 cm
    • Piero MANZONI, Achrome, 1959, kaolin sur toile, 140 × 120,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Yves KLEIN, IKB 3, monochrome bleu sans titre, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199 × 153 cm
    • Jan SCHOONHOVEN, R 61-1, 1961, Reliefs à petits carrés, peinture acrylique sur papier et carton-pâte, 63 × 43 cm
    • Lucio FONTANA, Concetto Spaziale, Attese, 1968, peinture vinylique sur toile lacérée, 125 ×100,5 cm
    • Robert RYMAN, Chapter, 1981, huile sur toile de lin, 4 attaches métalliques, 223,5 × 213,5 cm
    • Pierre SOULAGES, Peinture 222 × 628 cm avril 1985, polyptyque, huile sur toile, Musée de Grenoble, dépôt du MNAM
    • Allan McCOLLUM, Plaster Surrogates, 1985, 20 éléments en céramique à froid sur plâtre, 51,2 × 40,9 × 4,5cm
    • Anish KAPOOR, Sister, 2011, installation, fibre de verre, bois et peinture, dimensions variables
    Claude MONET, Effet de neige à Giverny, 1893

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées

    J’ai des difficultés à établir des liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    Je commence à percevoir certains liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe, mais ceux-ci restent évidents ou imprécis.

    +-

    J’établis des liens pertinents entre mon travail et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    +

    J’établis des liens complexes et nuancés entre mon travail, les œuvres et les démarches artistiques observées en classe, démontrant une compréhension approfondie.

    ++

    4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre

    J’ai du mal à proposer une analyse et une interprétation cohérente d’une œuvre d’art.

    Je commence à formuler des analyses et des interprétations, mais celles-ci manquent de clarté et de précision.

    +-

    Je propose de manière fiable une analyse et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en fournissant des arguments probants pour soutenir mes propos.

    +

    Je propose une analyse approfondie et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en apportant des éclairages pertinents et convaincants. Je démontre une réelle compréhension de l’œuvre.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation,
    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : inclusion ou mise en abyme de ses propres constituants.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • la matérialité et la qualité de la couleur : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; les relations entre quantité et qualité de la couleur.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    *Image mise en avant : collection d’objets divers blancs générée par DALL-E 3

  • L’Île du docteur Moreau

    L’Île du docteur Moreau

    L’Île du docteur Moreau (The Island of Dr. Moreau) est un roman de science-fiction écrit par H. G. Wells, publié en 1896.
    Unique survivant d’un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, passager d’un navire faisant route vers une île tropicale avec une cargaison d’animaux. Montgomery est l’assistant du docteur Moreau, un scientifique obsédé par ses recherches. Prendick découvre avec effroi que, depuis dix ans, les deux hommes se livrent à des expériences sur les animaux, en réalisant des greffes et de multiples interventions chirurgicales, afin d’en faire des hommes capables de penser et de parler.

    Vous-même, explorateur et dessinateur, avez vécu une histoire très proche de celle d’Edward Prendick et vous proposez aujourd’hui deux planches dessinées (BD) racontant votre découverte d’une des créatures du docteur Moreau.

    Une attention toute particulière sera portée à la représentation de l’être hybride, au travail graphique de mise en page, le choix des points de vue, des cadrages. Le rythme de la narration aura également son importance, notamment en ce qui concerne le changement de page : le lecteur doit passer d’une page à l’autre pour poursuivre la lecture, encore faut-il lui en insuffler l’envie. La dernière case privilégiera quant à elle le pic de suspense, la réponse aux questions importantes de votre histoire… Ici, la découverte.

    #SF #bande dessinée

    Le mythe de l’homme se transformant en animal féroce ou des mentions de créatures mi-humaines et mi-animales se retrouvent dans bien des cultures. La thérianthropie* peut aussi désigner les représentations de créatures présentant simultanément des traits humains et animaux, comme les dieux égyptiens Ra, Anubis, Horus et beaucoup d’autres, aussi bien que des créatures mythologiques comme les centaures et les sirènes.
    *La thérianthropie ou zooanthropie est la transformation d’un être humain en animal, de façon complète ou partielle, aussi bien que la transformation inverse dans le cadre mythologique et spirituel concerné.

    Exemples au cinéma


    The Wolf Man, un film de George Waggner de 1941.


    La Belle : Josette Day et la Bête : Jean Marais,
    La Belle et la Bête, un film de Jean Cocteau, 1946
    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Belle_et_la_Bête_(film,_1946)

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • exploiter divers documents iconiques pour servir un projet graphique
    • construire un schéma narratif, exploiter les procédés iconographiques de narration
    • comprendre que l’image n’est qu’une vision partielle, la partie d’un ensemble
    • mobiliser et adapter les moyens plastiques à la bande dessinée.

    Questions

    Qu’est-ce qu’un être hybride ? Dans quelle mesure une représentation peut-elle s’affranchir du monde réel ? En quoi l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être porteur de sens ?
    En quoi la narration intègre-t-elle la dimension temporelle et séquentielle ? Comment la narration modifie-t-elle le dispositif de représentation ? Dans quelle limite l’organisation ou l’agencement plastique des images peut-elle raconter une histoire ?

    Planche au trait gravée par Louis-Pierre BALTARD (1764-1846) 
    reproduisant un dessin du peintre Charles Le BRUN (1619-1690)
    Joan FONCUBERTA, Alopex Stultus, 1985-1989

    Références artistiques

    • Jérôme BOSCH, Le Jardin des délices, 1503-1515, huile sur panneaux de chêne, 220 × 389 cm, Musée du Prado, Madrid
    • Conrad GESSNER, Bestiaire Historia Animalium, 1558, Bayerische Staatsbibliothek München
    • Le BERNIN, Appolon et Daphné, 1622-1625, Galerie Borghèse, Rome
    • Charles Le BRUN, La Physionomie humaine et animale, 1668-1671
    • Johann Caspar LAVATER, L’art de connaître les hommes par la physionomie, 1775, gravures
    • LAWICK/MÜLLER, La Folie à Deux, 1992-1996, série de portraits photographiques de couples d’artistes
    • Daniel LEE, Manimals, 1993, série de douze photographies modifiées numériquement avec Photoshop (cf. portraits du zodiaque chinois), 61 × 81,3 cm chacune
    • Thomas GRÛNFELD, Misfits – Girafe, autruche, cheval, 2000, assemblage, travail de taxidermie, 210 × 130 × 180 cm
    • The Island of Dr. Hibbert, The Simpsons, Saison 14 Épisode de Treehouse of Horrors III, épisode réalisé par David Silverman, diffusé aux USA en novembre 2002
    Chris WARE, une planche extraite de Acme Novelty Library #7, Big Book of Joke, 1996
    Christophe BLAIN, planche extraite de Donjon Potron-Minet – Une jeunesse qui s’enfuit, 2002-2003

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création

    Je n’exploite ni les informations ni la documentation iconique, pour soutenir mon projet.

    Je commence à recourir aux informations et à la documentation, notamment iconique, mais ai besoin de plus de pratique pour les intégrer de manière cohérente dans mon projet artistique.

    +-

    J’exploite les informations et la documentation, en particulier iconique, pour nourrir et enrichir mon projet de création.

    +

    J’utilise avec attention les informations et la documentation, notamment iconique, en les intégrant de manière perspicace et créative dans mon projet artistique.

    ++

    3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées

    J’ai des difficultés à établir des liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    Je commence à percevoir certains liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe, mais ceux-ci restent évidents ou imprécis.

    +-

    J’établis des liens pertinents entre mon travail et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    +

    J’établis des liens complexes et nuancés entre mon travail, les œuvres et les démarches artistiques observées en classe, démontrant une compréhension approfondie.

    ++

    4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre dans un contexte.

    +

    J’identifie avec précision et finesse les caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, démontrant ainsi une connaissance approfondie et nuancée de celle-ci.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    *Image mise en avant : Nancy (comic strip) de l’auteur américain Ernie BUSHMILLER (1905-1982) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Nancy_(comic_strip)

  • I’m not there

    I’m not there

    Concevez sous la forme d’une carte mentale et de croquis puis réalisez une image photographique d’un sujet qui n’est plus présent.

    #absence #présence

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • réaliser une image en mettant en évidence la notion d’écart
    • comprendre que l’image de la réalité diffère de la réalité.
    • utiliser et découvrir différents médiums.

    Questions

    En quoi l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être source d’expression ou de valeur expressive ? Dans quelle mesure l’interprétation du spectateur peut-elle rendre autonome l’image photographique ? En quoi une représentation photographique peut-elle s’affranchir du monde visible ?

    Références artistiques possibles

    • Panneau des chevaux ponctués, grotte de Pech Merle, 3,60 × 1,65 m, -25000 ans
    • Eugène ATGET, Au Petit Dunkerque, 3 quai Conti, tirage entre 1898 et 1913 d’après négatif entre 1898 et 1900, photographie positive sur papier albuminé, d’après négatif sur verre. {BnF
    • Richard LONG*, A Line Made by Walking, Angleterre, 1967
    • Dennis OPPENHEIM*, Annual Rings, à la frontière États-Unis/Canada à Fort Kent, schéma de cercles d’âge d’arbre sectionnés par une frontière politique, 1968
    • Le photographe espagnol Pol ÚBEDA HERVÀS (http://www.flickr.com/photos/polubeda/) s’est lancé dans un projet intitulé I’m not there (2012). Le concept : des autoportraits dans lesquels n’apparaît que son ombre, ainsi que ses chaussures, seule trace de sa présence réelle. L’artiste explique que l’idée lui est venue après des changements dans sa vie qui l’ont amené à s’interroger sur son identité.
    • Kader ATTIA, Flying rats, installation, grillage (volière), mannequins en graines, pigeons vivants, 2005 – 8e Biennale de Lyon en 2008
    • Philippe RAMETTE, L’ombre (de moi-même), 2007, installation lumineuse, dimensions variables
    • Boushra ALMUTAWAKEL, La disparition, 8 photographies, 2009

    *Le Land Art propose une action à la fois monumentale, minimale et conceptuelle, du traitement artistique du paysage. Les artistes interviennent sur ou dans le paysage et le modifient de manière provisoire ou durable. Ils veulent établir une communication intime avec la nature, éloigner l’art des musées et des galeries. Ils s’inspirent des sites archéologiques et sacrés. Certains ajoutent à leurs œuvres des éléments étrangers, d’autres se contentent d’utiliser les matériaux existants. La photo, la vidéo et le dessin sont employés pour témoigner, pour garder trace, des œuvres réalisées. Cf. Christo, Walter De Maria, Michael Heizer, Richard Long, Robert Smithson.

    Vue du panneau des chevaux ponctués, grotte de Pech Merle
    Richard LONG, A Line Made by Walking, Angleterre, 1967
    Pol ÚBEDA HERVÀS, I’m not there, 2012

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive

    J’ai du mal à m’engager dans une réflexion artistique personnelle et à établir des liens avec ma propre pratique.

    Je commence à explorer des questions artistiques, mais ai des difficultés à les approfondir de manière réflexive.

    +-

    Je m’approprie des questions artistiques en les reliant à ma pratique et en développant une réflexion personnelle.

    +

    Je fais preuve d’une réflexion approfondie et originale sur mon travail artistique, en m’appropriant des questions artistiques complexes.

    ++

    2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique

    J’ai du mal à faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité et d’engagement dans la conduite de mon projet.

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative et d’engagement dans la conduite de mon projet artistique, mais ai besoin de plus de maturité et d’esprit critique.

    +-

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite de mon projet artistique.

    +

    Je dirige de manière autonome et responsable mon projet artistique, en faisant preuve d’un esprit critique avancé et d’un engagement soutenu.

    ++

    2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci

    Je ne confronte pas mon projet à ma réalisation et ne parviens pas à l’adapter ou à le réorienter en conséquence.

    Je commence à confronter mon intention artistique avec la réalisation de mon projet, mais ai besoin de plus de pratique pour l’adapter ou le réorienter de manière satisfaisante.

    +-

    Je confronte mon intention artistique avec la réalisation de mon projet et ajuste ou réoriente ma démarche pour assurer la dimension artistique de celui-ci.

    +

    J’articule avec maîtrise la confrontation entre mon intention artistique et la réalisation de mon projet, en adaptant ou en réorientant ma démarche avec justesse pour garantir une dimension artistique convaincante.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    *Photographie mise en avant I’m not there de Pol ÚBEDA HERVÀS

  • Le diable se cache dans les détails

    Le diable se cache dans les détails

    Réalisez une proposition visuelle à l’expression : « le diable se cache dans les détails ».

    #cacher #camoufler #dissimuler

    Par différents moyens plastiques, faites que la figure du diable devient l’élément de votre réalisation le moins voyant.

    Questions

    Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons et ce que nous regardons ? Comment rendre invisible une figure ? En quoi les effets graphiques peuvent-ils faire disparaître une forme, tout en conservant son dessin ? Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons et ce que nous regardons ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • travailler la ligne, le trait, faire des graphismes
    • faire la différence entre la forme et le fond,
    • appréhender les notions de concret et d’abstrait

    Le diable se cache dans les détails

    « Le diable* se cache dans les détails » est un idiome qui fait référence à un élément mystérieux caché et signifie qu’il ne faut jamais négliger les détails, car ils peuvent être source de désagréments importants.

    S’il n’est pas directement fait référence à la religion, l’image renvoie à un être maléfique, le diable, qui s’immisce discrètement dans le détail pour agir.

    * Le diable (en latin : diabolus, du grec διάβολος / diábolos, issu du verbe διαβάλλω / diabállô, signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « trompeur, calomniateur ») est un nom propre général personnifiant l’esprit du mal. Le mot peut aussi être un nom commun désignant des personnages mythologiques malfaisants.

    Pour se cacher

    Le camouflage disruptif, aussi connu sous le nom de Razzle Dazzle aux États-Unis (Dazzle signifiant « embrouiller » en anglais), était une technique de camouflage destinée à protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. Attribué à l’artiste Norman Wilkinson, ce camouflage repose sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, afin de briser la silhouette du navire.

    Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016

    Peu à peu les images sont devenues plus nettes, puis elles se sont mêlées, camouflées l’une dans l’autre comme la passion des caméléons ; ça devenait trop complexe.

    Alain Jacquet, www.alain-jacquet.fr

    Références artistiques possibles

    • Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/
    • Hans Holbein (1497-1543), Les Ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 209×207 cm, Londres, National Gallery
    • Salvador DALÍ, Marché d’Esclaves (avec le buste invisible de Voltaire), 1940, huile sur toile, 47 x 66 cm, The Dali Museum, St Petersburg, Floride, USA
    • Alain JACQUET, Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, 1964, sérigraphie.
      Dans la série Camouflages (1961-1964), des formes abstraites recouvrent le sujet : l’image devient ambiguë, indéterminée. Elle se fend, se déguise, entre formes abstraites et figures identifiables. Alain Jacquet joue avec l’image et s’en amuse, avec un humour évident, à la transformer, à la détourner. Comme le veut le Pop Art, il mélange des images populaires et familières et des emprunts à l’art classique. Les superpositions, le jeu de mots et l’homonymie dissimulent – et révèlent – le regard de Jacquet, parfois critique, souvent très drôle.
    • Martin HANDFORD, Où est Charlie ? (Where’s Wally? Where’s Waldo?), série de livres-jeux britannique où le lecteur doit réussir à retrouver un personnage, Charlie, à l’intérieur d’une image. La difficulté vient du fait que les endroits où se trouve Charlie sont très colorés, et surtout remplis de personnages et d’objets divers. Il y a également d’autres personnages déguisés comme Charlie, ce qui augmente encore la difficulté.
    • Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
      Détail de Supermarket No1, 2009, en bandeau
      http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
      https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/
    • Desiree PALMEN, Interior camouflage, 2004, peinture acrylique sur combinaison coton.
      L’artiste photographe, à partir de 1999, décide, en réaction à l’installation de caméras de surveillance à Rotterdam d’entamer son impressionnante série « Camouflage ». Elle photographie alors les endroits surveillés, puis peint un camouflage unique sur les habits des personnes qui seront ensuite mis en scène dans l’espace surveillé. Par la suite, elle réalisera aussi des camouflages en intérieur.
    • Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016, installation, technique mixte.
      Shigeki Matsuyama s’inspire directement d’une technique de camouflage utilisée lors de la Première Guerre mondiale.
      https://www.sgk7.net/

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique

    Je ne tiens pas compte des conditions de réception de ma production et ne prête pas suffisamment attention à la présentation, y compris numérique.

    Je commence à prendre en compte les conditions de réception de ma production, mais ai besoin d’aide en ce qui concerne les modalités de présentation.

    +-

    Je prends en compte de manière satisfaisante les conditions de réception dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de présentation, y compris numérique.

    +

    Je considère avec soin les conditions de réception de ma production, en adaptant la présentation, y compris numérique, pour renforcer l’impact artistique de ma réalisation.

    ++

    2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci

    Je ne confronte pas mon projet à ma réalisation et ne parviens pas à l’adapter ou à le réorienter en conséquence.

    Je commence à confronter mon intention artistique avec la réalisation de mon projet, mais ai besoin de plus de pratique pour l’adapter ou le réorienter de manière satisfaisante.

    +-

    Je confronte mon intention artistique avec la réalisation de mon projet et ajuste ou réoriente ma démarche pour assurer la dimension artistique de celui-ci.

    +

    J’articule avec maîtrise la confrontation entre mon intention artistique et la réalisation de mon projet, en adaptant ou en réorientant ma démarche avec justesse pour garantir une dimension artistique convaincante.

    ++

    3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées

    J’ai des difficultés à établir des liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    Je commence à percevoir certains liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe, mais ceux-ci restent évidents ou imprécis.

    +-

    J’établis des liens pertinents entre mon travail et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    +

    J’établis des liens complexes et nuancés entre mon travail, les œuvres et les démarches artistiques observées en classe, démontrant une compréhension approfondie.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
  • Ombres (d’apparence trompeuse)

    Ombres (d’apparence trompeuse)

    Comme pure représentation de l’esprit humain, l’art s’exprimera dans une forme esthétique purifiée, c’est-à-dire abstraite.

    Piet MONDRIAN

    Réalisez une construction en volume en suivant les points suivants :

    1. Collectez des images plates, des silhouettes d’un objet du quotidien par projection de son ombre portée sur un support papier (exemple ci-dessus). Affirmez l’écart entre l’objet référent et son image : expérimentez, en faisant varier les paramètres (: source lumineuse, positionnement de l’objet, positionnement du support, en recherchant la singularité, l’expressivité, le pouvoir de suggestion des formes révélées).
    2. À partir des images obtenues et choisies : formes simples noires sur un support plan blanc :
      • recherchez une forme sculpturale en arrangeant, combinant, juxtaposant les silhouettes précédemment obtenues,
      • imaginez sa construction en volume (son élévation, son développement dans l’espace) qui jouerait de nouveau sur les distorsions possibles, pensez aux matériaux, aux couleurs utilisées,
      • dessinez la sculpture, annotez vos dessins.
    3. Proposez la maquette de votre projet de sculpture.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • s’approprier une démarche, un projet,
    • utiliser l’ombre pour construire du sens,
    • être attentif aux effets produits par l’expérimentation (déformation, exagération, distorsion, exagération…), être sensible au statut des images, la fabrication des images, leur rapport au réel,
    • saisir que pour une même image, il existe plusieurs représentations et interprétations possibles,
    • comprendre l’écart entre le référent et son image,
    • comprendre les différents niveaux d’interprétation : esthétique, psychologique, symbolique, poétique, historique, ethnologique de l’ombre.

    Questions

    En quoi les objets du quotidien peuvent-ils devenir le matériau principal de l’œuvre d’art ? Comment le plasticien peut-il tirer parti des formes d’objets ? Dans quelle mesure les jeux d’ombre font-ils sens dans une œuvre ? En quoi l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être une source d’expression ?

    1- Man RAY, La Femme, 1920, photographie, 38,8 × 29,1 cm, Centre Pompidou, Paris
    2- Markus RAETZ, Nach Man Ray, 2005, objets cylindriques en fonte bleue, mécanisme de rotation, 53 × 28 × 26 cm

    Références artistiques

    • Jean-Baptiste REGNAULT, L’Origine de la Peinture, 1786, huile sur toile, 120 × 140 cm, à voir comme contre-exemple
    • Jean-Léon GÉRÔME, Consummatum est, 1867, peinture à l’huile, 82 × 144,5 cm – https://fr.wikipedia.org/wiki/Consummatum_est
    • Hans ARP, La mise au tombeau des oiseaux et papillons, Portrait de Tristan Tzara, 1916-17, bois peint, 40 × 32, 5 × 9, 5 cm
    • Man RAY, La Femme, 1920, photographie épreuve gélatino-argentique, 38,8 × 29,1 cm, Centre Pompidou, Paris
    • László MOHOLY-NAGY, Modulateur-espace-lumière, 1930, métaux divers, matière plastique, bois, 151 × 70 × 70 cm
    • Pablo PICASSO, La Femme au jardin, 1929-1931, fer soudé par Picasso puis bronze réalisé par Julio González, Madrid, Museo National Centro de Arte Reina Sofia
    • Sergueï EISENSTEIN, Ivan Le Terrible, 1945, première partie
    • Pablo PICASSO, Sans titre, Daley Plaza, Chicago, 1967, sculpture, 15 m de haut, acier corten, 147 tonnes
    • Keith HARING, Boxers, 1987, acier peint, 4,80 m de haut, Postdamer Platz, Berlin
    • Christian BOLTANSKI, Les Ombres, 1987, installation, bougies et figurines sur équerres, dimensions variables
    • Tim NOBLE et Sue WEBSTER, Instant Gratification, 2001, billets américains de 1 $, pinces métalliques, MDF, formica, Perspex (plaques acryliques), 3 ventilateurs électriques, mécanisme de machine à sous, jetons en plastique, projecteur de lumière, 76,3 × 76,3 × 222,5 cm
    • Fred EERDEKENS, Neo Deo, 2002, matériaux synthétiques, projecteur, 1400 × 400 cm
    • Markus RAETZ, Nach Man Ray, 2005, 2 objets cylindriques en fonte bleue, mécanisme de rotation, 53 × 28 × 26 cm
    • Philippe RAMETTE, L’Ombre (de moi-même), 2007, installation lumineuse, technique mixte, dimensions variables
    • Kumi YAMASHITA, Origami, 2011, 99 feuilles de papier froissé révélant le profil individualisé de 99 personnages grâce à une mise en forme du papier et une lumière rasante


    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création

    Je n’exploite ni les informations ni la documentation iconique, pour soutenir mon projet.

    Je commence à recourir aux informations et à la documentation, notamment iconique, mais ai besoin de plus de pratique pour les intégrer de manière cohérente dans mon projet artistique.

    +-

    J’exploite les informations et la documentation, en particulier iconique, pour nourrir et enrichir mon projet de création.

    +

    J’utilise avec attention les informations et la documentation, notamment iconique, en les intégrant de manière perspicace et créative dans mon projet artistique.

    ++

    2.3 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles

    J’ai du mal à me repérer dans les différentes étapes de réalisation d’une production plastique et n’anticipe pas les difficultés éventuelles.

    Je commence à me repérer dans les étapes de réalisation d’une production plastique, mais ai besoin de plus de pratique pour anticiper les difficultés.

    +-

    Je me repère dans les étapes de réalisation et anticipe les difficultés éventuelles lors de ma création artistique.

    +

    Je planifie et organise efficacement les étapes de réalisation de ma production plastique, en anticipant habilement les difficultés et en ajustant ma démarche en conséquence.

    ++

    4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre dans un contexte.

    +

    J’identifie avec précision et finesse les caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, démontrant ainsi une connaissance approfondie et nuancée de celle-ci.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.3 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
  • De la grille au tableur

    De la grille au tableur

    À partir d’un des croquis d’observation réalisés, créez un paysage en détournant la fonction de remplissage de couleur des cellules du tableur LibreOffice Calc (ou Excel).
    Pour vous aider, quadrillez la surface de votre dessin préparatoire (cf. mise au carreau*) et régler la hauteur des lignes et la largeur des colonnes du tableur à 0,5 cm (Formats>Lignes>Hauteur et Formats>Colonnes>Largeur).

    Le perspectographe, appelé aussi fenêtre de Dürer, est un dispositif destiné à transposer les formes d’un objet tridimensionnel dans un plan, de façon à en obtenir le dessin en perspective.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • représenter par le dessin et organiser en deux dimensions des objets observés
    • utiliser les fonctions de base d’un ordinateur et de logiciels
    • exploiter en les détournant des qualités fonctionnelles et expressives des outils numériques
    • reconnaître différents statuts de l’objet
    • identifier et décrire quelques œuvres d’artistes liées à la question traitée en les situant chronologiquement.

    Questions

    Quelles formes plastiques émergent de la collaboration des arts plastiques et de l’art digital ? Dans quelle limite les nouvelles technologies génèrent-elles de nouvelles formes artistiques ? En quoi le processus de production de l’œuvre peut-il être visible dans sa réalisation ?

    Références artistiques possibles

    • Robert CAMPIN, Sainte-Véronique avec le voile, 1410, huile sur bois de chêne, 61 ×151,5 cm, Musée Städel, Francfort-sur-le-Main
    • Piero POLLAIUOLO, L’annonciation, 1470, huile sur bois, 150 × 174 cm, Galerie de peintures (Gemäldegalerie) de Berlin
    • Léonard De VINCI, Étude en perspective de l’Adoration des Mages, 1481, plume et encre brune, crayon d’argent et réhauts de blanc, 0.29 × 16, 5 cm, Cabinet des estampes, Florence
    • Jacques Louis DAVID, Le serment des Horaces, 1785, 329,8 × 424,8 cm
    • Paul KLEE, Coupoles rouges et blanches, 1914, aquarelle et gouache sur papier sur carton24 × 36 cm, Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf
    • Piet MONDRIAN, Tableau n°1, 1921-1925, huile sur toile, 75,5 × 65,5 cm
    • Gerhard RICHTER, Spectrum color arranged by chance III, 1951, configurations/combinaisons aléatoire de grilles chromatiques agencé par un programme informatique
    • Lars ARRHENIUS, Playtime, 2008, aménagement d’une station de métro, Stockholm
    • Daniel ROZIN, Wooden Mirror, 2014, pièces de bois, moteurs, caméra vidéo, électronique de commande, logiciel personnalisé, microcontrôleur, 183 × 183 × 20 cm

    Mise au carreau

    La mise au carreau est la technique de carroyage utilisée en dessin et peinture pour permettre ou faciliter la copie d’une œuvre, avec un changement d’échelle si nécessaire.

    Le dessinateur marque le travail original de lignes perpendiculaires qui forment des carreaux égaux et prépare le nouveau support de la même manière. Il repère ensuite les lignes principales de chaque carreau par rapport à ses bords.

    La mise au carreau facilite le respect des proportions en décomposant les formes et les tracés en petites sections.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_au_carreau
    Exercice à partir d’un motif de Space Invaders


    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique

    J’utilise difficilement les outils numériques.

    Je commence à expérimenter les outils numériques, mais ai besoin de plus de pratique pour les utiliser efficacement dans ma création artistique.

    +-

    Je recours de manière fiable aux outils numériques de captation et de réalisation pour enrichir ma création artistique.

    +

    J’utilise avec pertinence et de manière innovante les outils numériques et les mets au service de mon processus créatif et de mes productions artistiques.

    ++

    1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques

    J’ai du mal à explorer les différents champs de la pratique plastique et leurs hybridations.

    J’explore certains champs de la pratique plastique, mais n’aborde pas encore les hybridations avec les pratiques numériques de manière approfondie.

    +-

    Je considère différents champs de la pratique plastique et leurs hybridations, y compris avec les pratiques numériques, dans le cadre de ma création artistique.

    +

    J’explore et exploite avec justesse tous les champs de la pratique plastique et leurs hybridations, en intégrant de manière innovante les pratiques numériques dans mes réalisations.

    ++

    2.3 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles

    J’ai du mal à me repérer dans les différentes étapes de réalisation d’une production plastique et n’anticipe pas les difficultés éventuelles.

    Je commence à me repérer dans les étapes de réalisation d’une production plastique, mais ai besoin de plus de pratique pour anticiper les difficultés.

    +-

    Je me repère dans les étapes de réalisation et anticipe les difficultés éventuelles lors de ma création artistique.

    +

    Je planifie et organise efficacement les étapes de réalisation de ma production plastique, en anticipant habilement les difficultés et en ajustant ma démarche en conséquence.

    ++

    4.1 – Reconnaître et connaître des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt

    J’ai des difficultés à connaître et à reconnaître des œuvres de différentes époques et domaines artistiques, ainsi qu’à en saisir le sens et l’intérêt.

    Je commence à découvrir des œuvres de différentes époques et domaines artistiques, mais ai besoin de plus de connaissances pour en saisir pleinement leur sens et leur intérêt.

    +-

    Je connais et reconnais de manière fiable des œuvres de domaines et d’époques variés, et saisis le sens et l’intérêt artistique de chacune d’entre elles.

    +

    Je connais et reconnais des œuvres de domaines et d’époques variés, et saisis avec finesse leur sens et leur intérêt, et sais les intégrer de manière pertinente dans ma propre démarche artistique.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition
    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : art abstrait, informel, concret, etc.
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les incidences du numérique sur la création des images fixes et animées, sur les pratiques plastiques en deux et en trois dimensions.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports) : les dialogues entre pratiques traditionnelles et numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.3 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    Source : TraAM, académie de Grenoble, Julien Macias et Romuald Masset

  • nième

    nième

    The reason I’m painting this way is that I want to be a machine, and I feel that whatever I do and do machine-like is what I want to do.

    What Is Pop Art? Interview de Gene SWENSON d’Andy WARHOL,
    Art News, novembre 1963

    À partir d’un motif de votre choix, réalisez une production plastique cohérente procédant des notions de série et de répétition.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • s’approprier de manière personnelle un motif
    • anticiper la création, réfléchir à ses modalités de réalisation
    • utiliser le vocabulaire associé à l’art sériel.

    Questions abordées

    Est-ce qu’il faut que l’œuvre soit unique pour faire œuvre ? En quoi la série amène-t-elle à une relecture du motif, du sujet ? Quelles sont les relations entre production et reproduction dans l’acte artistique ? Dans quelle mesure le mode de production d’une image peut-il en changer la perception de celle-ci ? En quoi le moyen technique utilisé peut-il donner un statut particulier à l’œuvre ?

    Vocabulaire

    • Copie : imitation, reproduction, plagiat.
    • Démarche : manière employée pour aboutir à un résultat ; ensemble des choix successifs qui accompagnent la conception, la réalisation et la création.
    • Estampe : art permettant de reproduire un dessin mécaniquement, en un certain nombre d’exemplaires appelés épreuves, à partir d’une plaque – qui sera encrée – de bois creusée (estampe japonaise), de cuivre (gravure : pointe sèche, taille douce, eau-forte, aquatinte), de pierre calcaire (lithographie).
    • Impression : marque laissée par un objet ou un matériau sur un autre devenant support (en peinture) ou par de la lumière sur une surface photosensible (photographie, cinéma) ; opération qui consiste à répéter un motif sur un support (tissu).
    • Mème : élément culturel reconnaissable, reproduit et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus.
    • Motif : thème ou ornement qui, le plus souvent, se répètent, mais peuvent également varier (couleurs, tailles, effets).
    • Multiple : se dit d’une œuvre produite en série comme une sérigraphie, une gravure, une lithographie, une photographie, un moulage ou un bronze.
    • Original : œuvre unique, contraire de multiple.
    • Pochoir : outil fabriqué par évidement d’une surface plane pour délimiter une zone d’intervention avec de la peinture ou reproduire une même forme en plusieurs exemplaires. L’usage du pochoir (stencil en anglais) se développe dans le cadre du street-art.
    • Polyptyque : œuvre réalisée sur plusieurs panneaux assemblés pour former une suite.
    • Réplique : copie plus ou moins fidèle d’une œuvre d’art, anciennement exécutée dans la tradition de l’original.
    • Reproduction : copie à l’identique ou ressemblante d’un original (peinture, image, sculpture, etc.) en un ou plusieurs exemplaires.
    • Séquence : série d’éléments hiérarchisés et ordonnés chronologiquement (alors que l’ordre des éléments d’une série peut être parfois modifiable).
    • Série : ensemble ou suite d’éléments de même nature ou possédant des points communs ; émission télévisée diffusée en plusieurs épisodes formant chacun une unité.
    • Sérigraphie : procédé mécanique de reproduction d’images, dérivé du pochoir. Impression par report photosensible sur toile émulsionnée.
    • Suite : ensemble d’éléments ordonnés en relation cohérente et logique (: mêmes caractéristiques ou le même sujet).
    • Suite de Fibonacci : en mathématiques, la suite de Fibonacci est une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent.
    • Variation : procédé qui consiste à utiliser un même motif en le transformant de diverses manières, de façon qu’il demeure toutefois identifiable.

    Références artistiques possibles

    • Georges DE LA TOUR, Madeleine à la veilleuse, 1638-1640 et 1642-1645, deux versions existent,  Musée d’Art du comté de Los Angeles  et Musée du Louvre, Paris
    • HOKUSAI, Trente-six vues du Mont Fuji, 1760-1849, série de 46 estampes, https://fr.wikipedia.org/wiki/Trente-six_vues_du_mont_Fuji
    • Claude MONET, Cathédrale de Rouen, 1892-1894, série de 30 tableaux, https://fr.wikipedia.org/wiki/Série_des_Cathédrales_de_Rouen
    • Claude MONET, Cycle des Nymphéas, 1897-1926, huile sur toile, surface d’environ 200m2, Musée de l’Orangerie, Paris
    • Henri MATISSE, Les Nus Bleus, 1952, papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Roman OPALKA,  Détail – 1965 / 1 – ∞ , détail 3324388-3339185, peinture acrylique sur toile, 196 × 135 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Andy WARHOL, Campbell’s Soup Cans, 1962, acrylique et liquide peint en sérigraphie sur toile, série de 32 toiles de 50,8 × 40,6 cm chacune, ensemble de l’accrochage env. 246,4 × 414 cm, MoMA, NY
    • Andy WARHOL, Ten Lizes, 1963, encre sérigraphique et peinture à la bombe sur toile, 201 × 564,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Bernd et Hilla BECHER, Châteaux d’eau, 1970-1997, photographies, typologie d’une architecture industrielle
    • Richard Paul LOHSE, 6 rangées de couleurs verticales systématiques, 1972, huile sur toile, Musée de Grenoble. L’organisation de la grille répond aux contraintes d’un carré latin de 6 lignes et colonnes (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carré_latin).
    • Sol LEWITT, Incomplete Open CubeSeven Part Variation n° 3 (7-3), 1973, peinture laquée sur aluminium, 105 × 105 × 105 cm, MAMCO, Genève
    • Allan McCOLLUM, Over Ten Thousand Individual Works, 1987-1988, émail sur plâtre, chaque élément mesure 5,1 cm de diamètre, installation d’environ 122 m2, MoMA, NY
    • Damien HIRST, The Complete Medicine Cabinets, 1988-1997, installation
    • Gabriele Di MATTEO, Le peintre salue la mer, 2005, ensemble de 176 peintures de mimosa et de 140 peintures de vagues, 50 × 70 cm, 70 × 50 cm, MAMCO, Genève
    • Kader ATTIA, Ghost, 2009, aluminium compressé, chaque élément mesure 100 × 50 × 70 cm, Centre Pompidou, Paris

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible ; inclusion ou mise en abyme de ses propres constituants
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les relations entre intentions artistiques, médiums de la pratique plastique, codes et outils numériques.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : les croisements entre arts plastiques et les sciences, les technologies, les environnements numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Détail de Ten Lizes (1963) d’Andy WARHOL, Centre Pompidou