Catégorie : Mon cahier de cinquième

  • Total Recall

    Total Recall

    En 2048, Douglas Quaid mène une vie tranquille. Cependant, il ne se sent pas à sa place et rêve très fréquemment de Mars, alors qu’il ne s’est jamais rendu sur cette planète. Obsédé par ce rêve, il s’intéresse à l’offre de la société Rekall qui propose à ses clients l’implant de souvenirs factices. Enfin décidé à s’implanter un souvenir, il se rend chez Rekall.

    Peu de temps après le début de l’intervention, alors que Quaid endormi est prêt à recevoir son souvenir…

    Total Recall (1990), un film de science-fiction de Paul VERHOEVEN

    Interprétez au travers les yeux de votre héros l’expérience de l’implantation du souvenir, le va-et-vient entre souvenir et réalité sous la forme d’une planche de bande dessinée.

    Votre utilisation de la couleur, du point de vue et le choix du format des vignettes aideront à comprendre s’il s’agit du souvenir ou de la réalité.

    À propos de la narration séquentielle

    1. Les codes de la mise en séquence
    – Le morcellement, dans l’espace de représentation, du récit (glyphes, bas-reliefs, vignettes…),
    – la narration au service de l’articulation des unités,
    – les signes expressifs : irrégularité du format des vignettes, perméabilité d’une à l’autre, distorsions, expansion, éclatement du cadre, circulation des personnages dans l’espace du support, et hors des vignettes, rapport graphique avec le texte, la bulle…

    2. La continuité/ discontinuité spatio-temporelle
    – La prise en charge de celle-ci par des éléments iconiques sous la forme de relais visuels (raccords),
    * soit par la répétition métonymique du même espace identifié comme continu d’une unité à l’autre,
    * soit par la citation métonymique des personnages et de leurs caractéristiques.
    – L’utilisation de codes spécifiques obéissant à une rhétorique qui assume la fonction narrative : cadrages, angles de vue, raccords sur le mouvement, sur le regard, présence du hors-champ, jeu de profondeur…

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • réaliser une image en mettant en évidence la notion d’écart
    • comprendre que l’image de la réalité n’est pas la réalité
    • utiliser à des fins narratives l’écart entre réalité et fiction
    • comprendre que l’association, la collision sont des notions essentielles à la compréhension des images dans un schéma narratif
    • bouleverser, déstructurer, renouveler le schéma narratif.

    Questions abordées

    En quoi la narration modifie le dispositif de représentation ? Comment la narration visuelle intègre-t-elle les dimensions temporelles, séquentielles et fictionnelles ? Dans quelle mesure l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être source d’expression narrative ?

    Références artistiques possibles

    • Vitrail de la Parabole du bon Samaritain, Cathédrale de Bourges, 13e siècle
    • Légende dorée de Jacques de VORAGINE, page compartimentée, Manuscrit, 39,5 × 29,5 cm, vers 1480, Paris
    • Sandro BOTTICELLI, L’Histoire de Nastagio degli Onesti, 1483, série de 4 panneaux (83 × 138 cm), tempera sur bois, Musée du Prado, Madrid et Palazzo Pucci, Florence
    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 × 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
    • Winsor Mc CAY, Le petit Sammy éternue, 1904, New York Herald. Toutes les semaines, dans une bande dessinée de six cases (strip), il met en scène les éternuements du petit Sammy aux conséquences cataclysmiques pour son entourage. Invariablement, à la sixième case, le petit Sammy se fait expulser de la vignette d’un magistral coup de pied aux fesses.
    • George HERRIMAN, Krazy Cat, première publication en 1913
    • Pablo PICASSO, Le taureau, 1945, lithographie
    • Duane MICHALS, extrait de la série The Journey of the Spirit after Death, 1971, photographies
    • Chris BURDEN, Sculpture in three parts, 1974
    • Marc-Antoine MATHIEU, Le Processus, 1993, Éd. Delcourt. « Tout mon destin gisait là, mis à plat, écrit… Et il m’avait été donné pour un instant d’y échapper. »
    • Frédéric MAGAZINE, Emmanuelle PIDOUX, C’est difficile des fois, 2009, livre d’artistes
    • Emmanuel ESPINASSE, Superpixel, 2014, images numériques

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • L’ombre au-delà de l’objet

    L’ombre au-delà de l’objet

    — Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière. Ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête. La lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux. Entre le feu et les prisonniers passe une route élevée. Imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux, et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.
    — Je vois cela.
    — Figure-toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur, et des statuettes d’hommes et d’animaux, en pierre, en bois et en toute espèce de matière. Naturellement, parmi ces porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.
    — Voilà, un étrange tableau et d’étranges prisonniers.
    — Ils nous ressemblent, répondis-je. Penses-tu que dans une telle situation ils n’aient jamais vu autre chose d’eux mêmes et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face ?

    Extrait de l’Allégorie de la caverne de Platon, livre VII de la République, entre 384 et 377 avant J.-C.

    L’ombre est menteuse. Proposez un dispositif : source lumineuse, objet·s, écran qui donne à voir autre chose d’autre que l’ombre portée de ou des objets.

    #dispositif #image #ombre #écart

    Méthodologie

    1. Collectez quelques objets du quotidien.
    2. Éclairez-les afin d’obtenir leurs ombres portées sur un écran (: support papier, mur, etc.).
    3. Modifiez la source lumineuse, le positionnement des objets, le positionnement du support, afin de rechercher la singularité, l’expressivité, le pouvoir de suggestion de ces ombres.
    4. Fixez la position des objets qui donne à voir une ombre suggestive tout en s’éloignant des formes des objets référents.
    5. Photographiez l’ensemble.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • utiliser l’ombre et la lumière pour construire du sens,
    • être attentif aux effets produits par l’expérimentation (déformation, exagération, distorsion, exagération…), être sensible au statut des images, la fabrication des images, leur rapport au réel,
    • saisir que pour une même image, il existe plusieurs représentations et interprétations possibles,
    • comprendre les différents niveaux d’interprétation : esthétique, psychologique, symbolique, poétique, historique, ethnologique de l’ombre.

    Questions abordées

    En quoi les objets du quotidien peuvent devenir le matériau principal de l’œuvre d’art ? Comment le plasticien peut-il tirer parti des formes d’objets ? Dans quelle mesure les jeux d’ombre et de lumière créent-ils une image pleine de sens ? Quel effet produit l’utilisation de l’ombre et de la lumière dans l’art ?

    Références artistiques possibles

    • William Henry FOX TALBOT, Rameau d’Asparagus, vers 1840, photogramme, 22,9 × 18,4 cm
    • MAN RAY, Rayogramme – Pistolet, 1923, photogramme signé et numéroté, 29,5 × 24 cm, BnF, Paris,
    • Làszlo MOHOLY-NAGY, Modulateur-espace-lumière, 1922-1930, métaux divers, plastique et bois, 151 × 70 × 70 cm
    • Christian BOLTANSKI, 7 Bougies – Les Ombres, 1987, cuivre oxydé, fil, étain, argile, aluminium, bougies et cire, 7 éléments de 30 × 31 × 4 cm
    • Shigeo FUKUDA, Lunch with a helmet on, 1987, 844 couverts soudés (fourchettes, cuillères et couteaux en acier inoxydable), 186x × 79 × 108 cm
    • Tim NOBLE Tim et Sue WEBSTER Sue, Instant Gratification, 2001, billets américains de 1 $, pinces métalliques, MDF, formica, Perspex (plaques acryliques), 3 ventilateurs électriques, mécanisme de machine à sous, jetons en plastique, projecteur de lumière, 76,3 × 76,3 × 222,5 cm
    • Fred EERDEKENS, Neo Deo, 2002, matériaux synthétiques, projecteur, 1400 × 400 cm
    • Mounir FATMI, Save Manhattan 01, 2003, livres, élastiques, projecteurs, environ 150 × 90 cm
    • Philippe RAMETTE, L’ombre de moi-même, 2007, installation lumineuse, technique mixte, dimensions variables
    • Claude LEVÊQUE, The Diamond Sea, 2010, dispositif in situ, objets, suspensions, profils découpés en inox polimiroir, lumières (projecteurs LED, lumière noire, projecteurs blancs, boule disco, stroboscope…), diffusions sonores (voix, musiques, bruits), murs peints en noir, Centre Régional d’Art Contemporain Languedoc-Roussillon, Sète
    • Kumi YAMASHITA, Chair, 2010, une forme découpée, fixée au mur, sert de chaise à l’ombre d’un corps humain qu’elle projette
    • Kumi YAMASHITA, Origami, 2011, 99 feuilles de papier froissé révélant le profil individualisé de 99 personnages grâce à une mise en forme du papier et une lumière rasante
    • Samuel ROUSSEAU, L’Arbre et son ombre, 2012, installation vidéo projetant des ombres portées sur un arbre réel et un écran et retraçant le cycle complet de la vie de l’arbre au fil des saisons

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré) ; l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique
    • les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art ; l’œuvre comme objet matériel, objet d’art, objet d’étude

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie de Ron LACH – pexels.com

  • Bouquet qui pique

    Bouquet qui pique

    En prenant en compte la totalité de l’espace du support proposé, peignez les impressions* visuelles et colorées perçues à la vue de ce bouquet présenté devant vous.

    *Sensation, sentiment produit par une cause extérieure.

    Questions abordées

    Dans quelle mesure l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être source d’expression ou de valeur expressive ? À quel point une représentation peut-elle s’affranchir du monde visible ? En quoi le choix et l’utilisation de l’outil déterminent-ils la manière de peindre ? En quoi le geste peut-il être expressif ?

    Objectifs pédagogiques

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • comprendre le rôle de la matière dans une œuvre et qu’il peut exister un dialogue pertinent entre la matière et le motif représenté
    • découvrir que la matérialité d’une œuvre influe sur sa réception par le spectateur
    • comprendre que les choix plastiques d’une œuvre expriment les intentions de l’artiste
    • comprendre que la reproduction photographique de l’œuvre annule sa matérialité.

    Références artistiques possibles

    • Edward BURNE-JONES, L’amour conduisant le pèlerin, 1896, huile sur toile, 304 × 157 cm, Tate Britain, Londres
    • Vincent VAN GOGH, Les Tournesols, 1888, huile sur toile, 95 × 73 cm, Philadelphia Museum of Art – https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Tournesols
    • Gustav KLIMT, Jardin Cottage avec tournesols, vers 1907, huile sur toile, 110 × 110 cm
    • Studio Walt DISNEY, Prince sabrant les fourrés entourant le château de la Belle au bois dormant, 1959, film d’animation, décor dessiné par Eyvind EARLE
    • Andy WARHOL, Untitled from Flowers, 1970, sérigraphie, 91,8 × 91,6 cm, MoMA, NY
    • Gina PANE, Azione Sentimentale, performance réalisée à la galerie Diagramma à Milan en 1973
    • Georges MATHIEU, Rêves desséchés, 1990, huile sur toile, 146 × 114 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Miguel CHEVALIER, Fractal flowers, 2009, installation interactive en réalité virtuelle
    • Anselm KIEFER, Daphne, 2016, verre, métal, tissu, plomb, branches et feuilles séchées, 240 × 150 × 91 cm
    • Jean-Marie APPRIOU, Roncier, 2019, installation, fonte d’aluminium, Biennale de Lyon 2019, Usine Fagor
    • Jan ROPP, Ronce, 2022, installation faite de branches de ronces, reliées des bandes de plâtre et occupant l’ensemble de la Maison Salvan, centre d’art contemporain de Labège, Toulouse
    • Takashi MURAKAMI, MurakamiZombie, vue de l’exposition (21 janv. – 12 mars 2023) au Busan Museum of Art, Corée du sud

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie d’Andrey GRINKEVICH – unsplash.com

  • Occupation

    Occupation

    L’occupation d’un lieu, ça consiste non seulement à y être présent, visible, dominant, mais aussi à changer de manière plus ou moins perceptible l’essence même de ce lieu, à le modifier, à en détourner les ressources, à faire en sorte que les visiteurs n’y trouvent plus leurs marques, soient sans repères, désorientés.

    On This de Krijn De KONING à la Galerie Serge Le Borgne du 09 septembre au 25 octobre 2008.
    L’espace de la galerie est déformé, détourné, des murs surgissent ici et là, le visiteur se tord pour passer des chicanes, se penche pour se glisser sous des linteaux, perd toute notion d’horizontalité, le regard passe d’un espace à un autre, flottant, puis s’échappe dans la cour, il suffoque parfois comme dans une prison, une occupation.

    Proposez le projet d’un environnement ou d’une installation engageant le corps du spectateur dans un espace occupé jusqu’à lui faire perdre ses repères.

    Au préalable, vous dessinerez les croquis d’observation et le plan du lieu envisagé pour ce travail. Un court texte de présentation accompagnera votre projet d’environnement ou d’installation réalisé sous la forme d’une maquette rendant bien compte de votre intervention artistique.

    Problèmes abordés

    En quoi la modification de l’échelle d’une œuvre peut-elle transformer son sens ? Dans quelle mesure une production artistique peut-elle interagir avec son espace d’exposition ?

    Installation

    Une installation est une œuvre tridimensionnelle, souvent créée pour un lieu spécifique et conçue pour modifier la perception de l’espace. Le terme « installation » apparu dans les années 1970 (cf. Allan Kaprow, Wolf Vostell, Gutaï, Fluxus) s’applique généralement à des œuvres créées pour des espaces intérieurs (galerie, musée) ; les œuvres en extérieur sont plus souvent désignées comme art public, land art ou intervention artistique.

    • « L’installation est passée d’une pratique spécifique du médium à une pratique spécifique du discours. », Hal Foster, théoricien de l’art (1998)
    • « L’installation est une autre étape dans l’évolution de la notion de la sculpture. Elle met en scène dans une aire donnée des éléments porteurs de divers types d’information. (…) Qu’elle joue ou non sur les qualités architecturales de son espace spécifique d’exposition (espace qui coïncide parfois avec son lieu de création), l’installation entretient avec ce lieu des rapports privilégiés. Rarement permanente, même si ses composantes le sont souvent, son parcours est fréquemment modifié en fonction du lieu. Elle joue sur la fonction de durée, de site et de contenu. » René Blouin, catalogue du centre d’art contemporain.

    (source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Installation_artistique)

    Références artistiques possibles

    • Kurt SCHWITTERS, Merzbau, 1923-1924 – https://fr.wikipedia.org/wiki/Merzbau
    • Yves KLEIN, Exposition du Vide, galerie Iris Clert, 1958
    • ARMAN, Le Plein, galerie Iris Clert, 1959
    • Rachel WHITEREAD, Ghost,  1990, plâtre sur ossature acier, 269 × 355,5 × 317,5 cm
    • Tadashi KAWAMATA, Les Chaises de traverse, 1997, 4000 chaises, Chapelle de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris
    • Jesús Rafael SOTO, Penetrable BBL Bleu, 1999, peinture sur aluminium, fils de PVC, 366,5 × 1400 × 470,5 cm
    • Ann Veronica JANSSENS, Blue, Red and Yellow,  2001, acier, bois, polycarbonate, films bleu, rouge et jaune, machine à fumée, 365.8 × 933,1 × 470,5 cm
    • Georges ROUSSE, Sargadelos 2001, anamorphose peinte in situ d’un damier multicolore, photographie
    • Tadashi KAWAMATA, Gandamaison, 2008, installation de 5000 cagettes en bois de légumes et de fruits, Versailles
    • Chiharu SHIOTA, His Chair, 2008, vieux cadres de fenêtre, chaise en bois, Musée d’Art moderne et contemporain de Trente et Rovereto, Italie
    • Chiharu SHIOTA, Letters of the Thanks, 2013, lettres de remerciement, fil de laine noire, Musée d’Art, de Kochi, Japon

    Questionnement(s)

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’architecture
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Chiharu SHIOTA, Infinity, 2015, ampoules, fils de laine noire, vue de l’exposition à l’Espace Louis Vuitton, Paris – https://www.chiharu-shiota.com/

  • Attention, peinture à toucher

    Attention, peinture à toucher

    En expérimentant les matériaux mis à votre disposition et ceux que vous avez apportés, proposez une « peinture à toucher ».

    #toucher

    Questions

    En quoi la peinture peut-elle faire intervenir d’autres sens que la vue ?
    En quoi la touche, la trace, l’empreinte sont-elles source d’expression pour l’artiste ?

    Références artistiques possibles

    • Jean FAUTRIER, L’écorché – Le Grand Otage de la série Les Otages, 1944, huile sur papier marouflé sur toile, 80 x 115 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Antoni TÀPIES, Gray Relief on Black, 1959, peinture latex avec poussière de marbre sur toile, 194,6×170 cm
    • Lucio FONTANA, Spatial Concept: Expectations, 1960, toile lacérée, 100,3 x 80,3 cm
    • Kazuo SHIRAGA, Inoshishi-gari 1 (Wild Boar Hunting 1), 1963, fourrure, pâte et huile sur panneau, Museum of Contemporary Art, Tokyo
    • Jannis KOUNELLIS, Senza titolo (Sans titre), 1969, 254 x 12 x 37 cm, série de 10 pesons en acier suspendus les uns aux autres et chargés de café moulu
    • Paul REBEYROLLE, Paysage I et II, 1978, technique mixte sur toile, 530 x 350 cm
    • Julian SCHNABEL, Spain, 1986, peinture à l’huile, plats et Bondo sur bois, 333 x 580 x 23 cm, Musée Guggenheim, Bilbao
    • Dorothée SELZ, sculpture éphémère comestible, 1989, denrées sucrées et salées piquées sur support
    • Miquel BARCELÓ et Josef NADJ, Paso Doble, performance, 2006, Avignon

    Questionnement(s)

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • la transformation de la matière : les relations entre matières, outils, gestes ; la réalité concrète d’une œuvre ou d’une production plastique ; le pouvoir de représentation ou de signification de la réalité physique globale de l’œuvre
    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini ; l’agencement de matériaux et de matières de caractéristiques diverses (plastiques, techniques, sémantiques, symboliques)

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la relation du corps à la production artistique : les effets du geste et de l’instrument, les qualités plastiques et les effets visuels obtenus ; la lisibilité du processus de production et de son déploiement dans le temps et dans l’espace : traces, performance, théâtralisation, événements, œuvres éphémères, captations, etc.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • De moins en moins jusqu’à ne plus pouvoir

    De moins en moins jusqu’à ne plus pouvoir

    À partir de la projection de la photographie ci-dessous, proposez une simplification en ne laissant aucune place aux détails.

    #détail #contour #épure

    Combinez plusieurs solutions pour simplifier, épurer, rendre essentielle l’image tout en conservant un certain niveau de ressemblance avec le modèle de départ.

    L’objectif de cette proposition sera de s’interroger sur les limites de la ressemblance, de l’évocation.

    Formation de glace sur un plan d’eau, 2017, photographe : Andrea Schettino, photographie libre de droits – pexels.com

    Problèmes abordés

    En quoi les détails interviennent-ils dans la lisibilité de la représentation ? Quel rôle plastique pourriez-vous donner à la simplification ? Dans quelle mesure une image peut-elle s’affranchir du monde visible ?

    Références artistiques possibles

    • Piet MONDRIAN, Composition en rouge, bleu et blanc II (Composition II ; Composition 2 avec rouge et bleu), 1937, huile sur toile, 75 x 60,5 cm, Centre Pompidou, Paris – Les recherches de Mondrian commencent dès le début de sa carrière et s’orientent vers une représentation basée sur l’épuration radicale du tableau. Toute trace de référence au naturel visible est progressivement évacuée au profit d’une vision de l’universel. Mondrian privilégie l’économie de moyens pour tenter d’exprimer l’essence du réel.
    • M. C. ESCHER, Day and Night, 1938, estampe sur bois, 67,7 x 39,1 cm – Les œuvres de M. C. Escher représentent des constructions impossibles, des pavages et des combinaisons de motifs qui se transforment graduellement en des formes totalement différentes, qui défient les modes habituels de représentation du spectateur.
    • Nicolas De STAËL, Compostion, 1949, encre de Chine sur papier, 25,4 x 32 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Henri MATISSE, Nu bleu II, 1952, papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, 103,8 x 86 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Nicolas De STAËL, Agrigente, 1954, huile sur toile, 60 x 81 cm
    • Ellsworth KELLY, Leaves (Feuilles), 1964, lithographie sur papier (appartenant à la série Suite végétale composée de 28 lithographies), 90 x 63,4 cm – Ellsworth Kelly crée par son travail une simplification abstraite du tableau et une mise en volume de la peinture. Sa peinture ne prend alors toute sa dimension qu’avec l’espace qui l’entoure, elle n’existe donc plus en tant qu’objet mais comme motif sur le mur du musée. Plus précisément, il exploite la peinture comme élément architectural, comme si elle avait un poids et crée ainsi un ensemble de liens et de relations entre les formes et les couleurs qui forme un nouvel équilibre visuel caché.
    • René MAGRITTE, La Décalcomanie, 1966, huile sur toile, 81 x 100 cm.
    • Valerio ADAMI, Il gile di Lenine (Le gilet de Lénine), 1972, acrylique sur toile, 239 x 367 cm, Centre Pompidou, Paris – Le peintre développe un style pictural psychologique caractérisé par le dessin élaboré, que la couleur a pour fonction de détourner, modifier ou amplifier. Ses œuvres se singularisent par la saturation des surfaces coloriées où ne subsiste aucun blanc, aucune trace de doute ou d’inachèvement.
    Gérard FROMANGER, La France est-elle coupée en deux ? 1974
    • Gérard FROMANGER, diptyque composé de 2 toiles : La Mort de Caïus Gracchus, août 1975 et La Vie et la mort du peuple, avril-mai 1977 (série : Hommage à François Topino-Lebrun), 1977, huile sur toile, 200 x 300 cm (chaque panneau) – Gérard Fromanger occupe une place importante dans l’histoire de la figuration narrative. Ce mouvement naît en France à la fin des années 1960 dans un climat international tendu et il réunit jusqu’en 1972 des peintres aux pratiques variables, animés d’une volonté commune : rompre avec l’abstraction alors dominante, réinventer la peinture en utilisant les images de masse, rendre à l’œuvre une dimension politique. Ces deux tableaux, qui forment un diptyque, appartiennent à la série de cinq œuvres intitulée Hommage à Topino-Lebrun, en référence au peintre révolutionnaire guillotiné par Bonaparte.
    • Emmanuel CHIEZE, Espaces négatifs, série de photographies en noir et blanc révélant le vide présent dans les environnements urbains artificiels, juillet 2015, NY.

    Questionnements

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Compétences

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Gérard FROMANGER, Quel est le fond de votre pensée ? (de la série Annoncez la couleur ! ) 1973, détail.

  • Au cœur de la forêt

    Au cœur de la forêt

    Traduisez par le dessin à l’encre de Chine ce que nous voyons et ressentons lorsque nous sommes au cœur de la forêt.

    #encre #lavis #ressenti #ressemblance

    Objectifs

    Les objectifs de la séquence sont d’amener les élèves à :

    • exploiter les possibilités offertes par l’outil et le médium ; explorer les propriétés matérielles et plastiques du dessin.
    • s’adapter au grand format (geste, posture).
    • identifier les relations entre l’image et son référent originel ; comprendre que l’écart avec la réalité est porteur de sens.

    Sur votre bloc-notes, vous réaliserez quelques essais et croquis préparatoires avant de travailler sur le support donné (format raisin) puis vous noterez vos observations concernant le dessin, les exploitations de l’encre et des effets de noirs obtenus pour rendre la forêt inquiétante.

    Questions

    Dans quelle mesure la ressemblance est-elle une question de création ? En quoi le choix d’un instrument peut-il avoir un impact sur une représentation ? Comment les qualités du médium peuvent-elles interroger la ressemblance de la représentation ?

    Références possibles

    • John CONSTABLE, 1801, huile sur toile, 92 x 72cm, Art Gallery of Ontario. Le peintre s’attache à illustrer avec renfort de détails les arbres et les fougères du sous-bois. L’intrusion en bas à gauche d’un paysan et de son âne renvoit aux modèles hollandais du 17e siècle
    • Gustave DORÉ, En marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu’il avait dans ses poches, dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de François Pierdon, 24,2 x 19,7 cm, éditée en 1862 – https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10322203w?rk=85837;2
    • Piet MONDRIAN, Arbre argenté, 1911, huile sur toile, 78,50 x 107,5 cm, Musée municipal de La Haye, Pays-Bas
    • Jean COCTEAU, La Belle et la Bête, 1946, film, 96 min
    • Anselm KIEFER, Mann im Wald (Homme dans la forêt), 1971, acrylique sur toile de coton, 174 x 189 cm, Collection particulière, San Francisco
    • Andy GOLDSWORTHY, Snow ball in Trees, 1980, Robert Hall Wood, Yorkshire, photographie Cibachrome, 40,5 x 51 cm
    • Giuseppe PENONE, Le vert du bois, 1987, frottage au fusain, peinture sur toile, branche d’arbre
    • Éric POITEVIN, Sans titre, 1995, photographie argentique, 177,5 x 222 cm, Musée de Valence
    • Xavier VEILHAN, La Forêt, 1998, tissu synthétique, installation de dimensions variables, Genève, Collection MAMCO. À la lumière des néons, du feutre synthétique gris-brun recouvre irrégulièrement sols et murs et simule, autour de pièces de bois, d’immenses troncs d’arbres sur une surface de 200 m2 au travers desquels le visiteur est amené à circuler
    • Samuel ROUSSEAU, L’Arbre et son ombre, 2012, installation vidéo projetant des ombres portées sur un arbre réel et un écran et retraçant le cycle complet de la vie de l’arbre au fil des saisons, Clermont-Ferrand, Galerie Claire Gastaud
    • Henrique OLIVEIRA, Baitagogo, 2013, exposition, Paris, Palais de Tokyo. L’artiste propose une installation hybride, entre urbanisme et nature, architecture et organique, en bois de Tapumes, bois utilisé au Brésil pour les palissades des chantiers. Ce nœud de bois qui s’adapte et semble naître du bâtiment même, crée un environnement fantastique et déstabilisant évoquant métaphoriquement la construction des favelas et l’agrandissement tentaculaire de la ville de Sao Paolo.
    Éric POITEVIN, Sans titre, 1995, photographie

    Questionnements

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Une histoire surprenante

    Une histoire surprenante

    À partir de 5 photographies, réalisez une narration visuelle cohérente dans laquelle vous surprendrez votre spectateur.

    Vous réaliserez votre projet sous la forme d’un polyptyque, plus précisément sous la forme de 5 panneaux, de 5 cadres.

    Questions

    En quoi la volonté de raconter une histoire – quel que soit le médium – induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ? Comment votre intention initiale devient-elle lisible aux yeux du spectateur ? Le polyptyque photographique propose-t-il de lui-même un ordre de lecture ?

    Méthodologie

    1. Écrivez le pitch de votre histoire. La chute doit être surprenante.
    2. Dessinez sous forme de croquis un story-board sommaire.
    3. À l’aide d’ un iPad, vous réaliserez les photographies au sein du collège, à moins que vous ne les ayez apportées sur une clé USB, mais attention, vos prises de vue anticiperont une cohérence plastique ou thématique afin d’instaurer un dialogue, de tisser un lien narratif lors du rapprochement des deux images.
    4. Vous partagerez vos 5 photos non retouchées sur 5 tablettes que vous disposerez sur le mur de la classe, afin de créer le polyptyque.
    5. Pour finir et faciliter l’évaluation, vous réunirez les prises de vue sur une unique planche en utilisant les applications PicFrame ou ComicBook! .

    Références artistiques possibles

    • Jan Van EYCK, Les Époux Arnolfini, 1434, huile sur panneau de chêne, 82,2 x 60 cm
    • Piero della FRANCESCA (1412-1492), Double portrait des ducs d’Urbino, vers 1473, tempera et
    • huile sur bois, 47 x 33 cm, Musée des Offices, Florence
    • Diego VELASQUEZ, Les Ménines, 1657, huile sur toile, 320 x 276 cm
    • James ROSENQUIST, President Elect, 1960-1961, huile sur isorel, 228 x 366 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Duane MICHALS, Things are queer, suite de neuf photographies, 1973.
      Les jeux entre les espaces perçus et les changements d’échelle lors de la lecture des différentes images font perdre les repères au spectateur, plaçant le spectateur en face des contradictions entre ce qui est vu et ce qu’il pense voir.
    • Mac ADAMS, The Mysteries, 1973-1980, série photographique. http://www.macadamsstudio.com
    • Anna et Bernhard BLUME, Kitchen Frenzy, 1986, 5 photographies, 170 x 108 cm, MoMA, NY
    • Bill VIOLA, Catherine’s Room, 2001, vidéo, cinq moniteurs, 38 x 246 x 57 cm, Tate, Londres.
      Les cinq écrans affichent différents moments de la journée – matin, après-midi, coucher du soleil, soir et nuit. Chaque scène montre la protagoniste féminine à une tâche différente, des exercices de yoga le matin à l’allumage de bougies le soir et enfin aller au lit. Dans chaque scène, l’arbre à l’extérieur de la fenêtre est montré à différentes étapes de son cycle annuel, plaçant la routine de la femme dans le contexte plus large des cycles de la nature. L’œuvre est basée sur une prédelle de l’artiste du XIVe siècle Andrea di Bartolo.

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Vue de Catherine’s Room de Bill VIOLA

  • Saul BASS & associates

    Saul BASS & associates

    « Mon idée de départ était qu’un générique pouvait mettre dans l’ambiance et souligner la trame narrative du film pour évoquer l’histoire de manière métaphorique. Je voyais le générique comme une façon de conditionner le public de façon que, lorsque le film commence, il ait déjà un écho émotionnel chez les spectateurs. J’étais convaincu que le film commence vraiment dès la première image. »

    Saul BASS – https://fr.wikipedia.org/wiki/Saul_Bass

    Demande

    « Less is more! » – Ludwig Mies van der Rohe

    Dessinez à l’aide d’Inkscape ou de GIMP, l’affiche d’un film culte en ne gardant comme visuel qu’un symbole graphique épuré (: des formes simplifiées et peu de couleurs).

    Affiche de Saul BASS

    Questions

    Dans quelle mesure l’économie de moyens peut-elle créer de nouvelles formes ? En quoi simplifier est-il compliqué ? « Less is more! » ne crée-t-il pas une normalité pauvre et ennuyeuse ?

    L’École du BAUHAUS

    En 1919, l’école du Bauhaus est fondée à Weimar en Allemagne par l’architecte Walter Gropius. Elle peut être considérée comme la première école d’arts appliqués.
    Le Bauhaus veut créer en série des objets et des logements beaux, fonctionnels et accessibles à tous. Pour faciliter la production en série, les designers vont créer des objets en utilisant le minimum d’éléments avec des matériaux industriels.
    Les théories du Bauhaus prônent l’emploi de matériaux nouveaux, la simplicité et l’absence d’ornements.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bauhaus

    Méthodologie

    1. Décrivez en quelques mots la scène mémorable de votre film culte préféré. Vous ne retiendrez que celle qui l’évoque le mieux : cette dernière rappellera à coup sûr au spectateur de quelle œuvre cinématographique il s’agit.
    2. Illustrez-la. Vous restituerez la force évocatrice de la scène (thématique visuelle et dramatique du film, caractères des personnages, etc.) en réalisant une composition simple utilisant un graphisme épuré.
    3. Stylisez l’illustration. L’approche très graphique avec une prédominance de lignes, de formes découpées et d’une typographie brisée caractéristique du travail de Saul BASS pourra être privilégiée. D’une manière différente, vous pouvez vous inspirer de l’esthétique des pictogrammes (cf. les affiches de cinéma minimalistes)
    4. Expliquez votre projet à la classe.
    5. Utilisez l’image de votre projet que vous aurez au préalablement scannée comme la base de votre travail sur Inkscape ou GIMP.

    Références possibles

    • Oskar SCHLEMMER, Bauhaus – Ausstellung, sept 1923, affiche exposition Bauhaus
    • Charles LOUPOT, Quinquina – Le rouge et le blanc, 1938, affiche publicitaire St Raphael
    • Henri MATISSE, Nu bleu II, 1952, 103,8 x 86 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Saul BASS, affiche du film Vertigo d’Alfred HITCHCOCK, 1958
    • Saul BASS, affiche du film Anatomy of a murder d’Otto Preminger, 1959
    • Jean WIDMER, logo Centre G. Pompidou, 1977
    • Ruedi BAEUR, signalétique du Centre G. Pompidou, 1997-2001
    • Xavier VEILHAN, Richard Rogers, 2009, résine polyuréthane, peinture époxy, 177 x 56 x 36 cm
    • Olly MOSS, Rolling Roadshow, 2010, affiches des films : Rocky et Dirty Harryhttps://ollymoss.com/
    • TBWA, campagne d’affichage de McDonald’s, 2014

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Affiche « Running Man » – Bauhaus, 1919