Attention, peinture à toucher

En expérimentant les matériaux mis à votre disposition et ceux que vous avez apportés, proposez une « peinture à toucher ».

#toucher

Questions

En quoi la peinture peut-elle faire intervenir d’autres sens que la vue ?
En quoi la touche, la trace, l’empreinte sont-elles source d’expression pour l’artiste ?

Références artistiques possibles

  • Jean FAUTRIER, L’écorché – Le Grand Otage de la série Les Otages, 1944, huile sur papier marouflé sur toile, 80 x 115 cm, Centre Pompidou, Paris
  • Antoni TÀPIES, Gray Relief on Black, 1959, peinture latex avec poussière de marbre sur toile, 194,6×170 cm
  • Lucio FONTANA, Spatial Concept: Expectations, 1960, toile lacérée, 100,3 x 80,3 cm
  • Kazuo SHIRAGA, Inoshishi-gari 1 (Wild Boar Hunting 1), 1963, fourrure, pâte et huile sur panneau, Museum of Contemporary Art, Tokyo
  • Jannis KOUNELLIS, Senza titolo (Sans titre), 1969, 254 x 12 x 37 cm, série de 10 pesons en acier suspendus les uns aux autres et chargés de café moulu
  • Paul REBEYROLLE, Paysage I et II, 1978, technique mixte sur toile, 530 x 350 cm
  • Julian SCHNABEL, Spain, 1986, peinture à l’huile, plats et Bondo sur bois, 333 x 580 x 23 cm, Musée Guggenheim, Bilbao
  • Dorothée SELZ, sculpture éphémère comestible, 1989, denrées sucrées et salées piquées sur support
  • Miquel BARCELÓ et Josef NADJ, Paso Doble, performance, 2006, Avignon

Questionnement(s)

La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

  • la transformation de la matière : les relations entre matières, outils, gestes ; la réalité concrète d’une œuvre ou d’une production plastique ; le pouvoir de représentation ou de signification de la réalité physique globale de l’œuvre
  • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini ; l’agencement de matériaux et de matières de caractéristiques diverses (plastiques, techniques, sémantiques, symboliques)

L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

  • la relation du corps à la production artistique : les effets du geste et de l’instrument, les qualités plastiques et les effets visuels obtenus ; la lisibilité du processus de production et de son déploiement dans le temps et dans l’espace : traces, performance, théâtralisation, événements, œuvres éphémères, captations, etc.

Compétences disciplinaires

Composantes plasticiennes

– Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

Composantes théoriques

– Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

  • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
  • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

– S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

  • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

Composantes culturelles

– Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine