Catégorie : Mon cahier de sixième

  • Une image pauvre

    Une image pauvre

    Introduction

    « La photographie, une image pauvre ? »

    – La photographie est-elle une image pauvre ? No18 de la Recherche Photographique, Maison européenne de la photographie, printemps 1995 :
    Baudelaire lança cet anathème à l’encontre de la photographie : 
    « être la servante des sciences et des arts, mais la très humble servante. »
    Et l’histoire pourrait bien avoir exaucé ses vœux. Peut-être la photographie n’est-elle guère parvenue à dépasser les domaines de l’action, du travail, de la communication, ou de la famille.
    La photographie serait-elle une image par essence pauvre : rétive à la création et à l’expression artistique, ou incapable de dépasser le strict ordre de l’utile ? 

    Enjeu

    Quant à l’éventuelle pauvreté de la photographie, quelle image implique le modèle de richesse ? Quels subterfuges allez-vous devoir opérer, afin de rendre la photographie « plus riche » ? Comment définir avec les termes spécifiques aux plastiques les qualités d’une image ?

    Objectifs

    • Développer l’attention aux choix, aux relations formelles et aux effets plastiques.
    • Être capable de mesurer les effets sensibles produits par le médium numérique.

    Séance #1 – 20 min

    Dans cette première séance, vous photographierez une scène ou un objet insignifiants, transitoires, communs, banals à l’aide d’une tablette, un smartphone ou un appareil photo numérique.

    Puis vous optimiserez cette photographie numérique en utilisant les réglages tels que : l’exposition, la luminosité, le contraste, la colorimétrie et la saturation de la prise de vue. Vous sauvegarderez cet état de l’image. 


    Vous êtes dans une phase d’exploration, vous permettant de vous questionner sur la « pauvreté » de l’image photographique réalisée. Notez dans votre bloc-notes vos observations, vos remarques.

    En appui sur des références artistiques, cette séance questionne la valeur intrinsèque de votre photographie.

    Méthodologie

    Optez pour un sujet à photographier. Réalisez les premières prises de vue en tenant compte de l’éclairage, du cadrage, de la mise au point et de la profondeur de champ. Visualisez les photographies en vous questionnant sur laquelle de ces images correspond au mieux à une « image pauvre ». Notez par écrit la justification de ce choix. Si besoin, réalisez une seconde série de prises de vue.

    Conseils

    Attention, vous ne cherchez pas à faire des photos ratées. 
    Si vous avez du mal à faire votre choix, établissez une carte mentale ou une liste à partir de l’adjectif « pauvre » et « riche ». Changer de sujet (nouvelle scène ou objet différent) permet de faire apparaître d’autres qualités. Notez-les.

    Carte mentale

    Culture photographique

    • BRASSAÏ, Sculptures involontaires, 1932 
      C’est sous ce pseudonyme que Gyula Halász s’impose comme le photographe qui a su capturer l’essence de la ville dans ses clichés, publiant un premier recueil en 1932, intitulé Paris de nuit, qui rencontre un grand succès.
      « Poursuivant mes recherches sur la thématique des objets trouvés, je me suis intéressé aux objets repêchés de la Seine. J’avais remarqué que ces objets, lorsque présentés sous un certain type de lumière et disposés d’une manière spécifique, se métamorphosaient sous mon regard ainsi que celui du regardeur. En renversant donc ces objets, soigneusement éclairés en studio, j’ai cherché à créer une nouvelle image, une nouvelle sculpture pré-façonné par l’eau (des sculptures involontaires) renaissant sous le jeu de la lumière et de l’ombre. »
      https://photo.grandpalaisrmn.fr/
    • Walker EVANS, Tin Snips, $1.85, 1955
      Walker Evans a catalogué l’essence de l’Amérique du 20e siècle dans ses photographies des rues principales, des églises, des usines et des navetteurs de New York, qu’il a photographiés en cachant un appareil photo Contax 35 mm sous son manteau.
      http://www.getty.edu/art/collection/objects/39700/walker-evans-tin-snips-by-j-wiss-and-sons-co-185-american-1955/
    • Bernd et Hilla BECHER, Typologie, Kuhltürme Beton, 1963-1975
      Le travail photographique du couple Becher porte sur des bâtiments industriels (les « typologies ») photographiés selon un protocole extrêmement rigoureux (vue frontale, centrage du sujet, etc.).
    • Patrick TOSANI, D (cuillère), 1989
      Le photographe, à travers la forme simple de la cuillère, analyse le phénomène de la vision : « Je fais une description très concrète de la chose car ce qui m’intéresse c’est sa portée visuelle et métaphorique. Visuellement on ne parle plus ni d’aliment ni de nourriture, mais de lumière pure. Cet ovale capte, reçoit, attire, réceptionne la lumière et nous la renvoie, nous la transmet, nous la restitue comme un miroir diffus et réfléchissant ».
      https://www.patricktosani.com/projects/photographies/1988/Cuilleres
    • Yves TRÉMORIN, Natures mortes, 1994
      Dans cette série photographique, Yves Trémorin actualise dans une économie qui le caractérise, la représentation de la nature morte*.
    • Jean-Luc MOULÈNE, Produits de Palestine, 2002-2007
      Série de cinquante-huit images de produits fabriqués en Palestine, pour la Palestine – allant de l’huile d’olive, des gaufrettes et du fromage aux cigarettes, aux médicaments et aux sous-vêtements.

    *Rappel de la définition de nature morte 

    La nature morte est un genre artistique, principalement en peinture qui représente des éléments inanimés (objets divers, aliments, gibiers, fruits, fleurs, crâne, etc.) organisés par l’artiste souvent dans une intention symbolique.

    Prenez des notes sur l’auteur et sur les différentes œuvres vues dans votre bloc-notes d’arts plastiques, afin de mieux comprendre la démarche artistique.

    Séance #2 – 30 min

    Dans cette seconde séance, vous modifierez la photographie avec les outils numériques de votre choix pour « revaloriser » l’image ou le sujet ou les deux puis vous la sauvegarderez en prenant soin de ne pas effacer l’image originale. 
    La proposition implique nécessairement un jugement de valeur et la norme qui le conditionne, c’est pourquoi vous expliquerez vos choix en présentant sous la forme d’un diptyque les deux photographies.

    Conseils

    L’utilisation du logiciel GIMP, éditeur d’images multiplateforme (disponible pour Linux, macOS X, Windows 10, est fortement conseillé. Ce logiciel libre vous fournit les outils suffisants pour faire votre travail. Il est à télécharger depuis le site officiel : https://www.gimp.org 

    Le rendu de votre travail se présentera sous la forme d’un diptyque, c’est-à-dire, une image composée des deux photographies réparties également (tableau ci-dessous).

     
     
    image 1
     
     
     
     
    image 2
     
     

    1/ Après avoir ouvert l’image choisie (image 1) dans le logiciel GIMP, doublez la largeur de la surface de travail à partir du menu Image/ Taille du canevas…  Dupliquez le calque à partir d’un clic droit sur le calque de l’image 1, afin d’obtenir le calque de l’image 2 puis positionnez ce dernier avec l’Outil de déplacement dans la partie créée lors du doublement de la largeur. Sauvegardez (Fichier/ Enregistrer) votre travail une première fois avant de modifier quoi que ce soit. Le fichier enregistré a pour extension .xcf et ne peut être ouvert qu’avec GIMP.
    2/ Maintenant, modifiez l’image 2, afin qu’elle réponde à votre intention de « revalorisation » de l’image.
    Concrètement vous allez retoucher l’image 2 en utilisant les fonctions proposées dans GIMP déjà vue en classe : les outils Crayon, Pinceau et Aérographe, les réglages dans les menus Couleurs et Filtres.
    3/ Les modifications achevées, le diptyque photographique doit maintenant être exporté et transmis au professeur. Commencez par optimiser la taille de la réalisation : cliquez le menu Image/ Échelle et taille de l’image… Saisissez une valeur de 1280 px pour la largeur. Attention, le maillon de chaîne symbolisé à droite des valeurs doit être fermé afin que la hauteur s’adapte proportionnellement à la largeur. Validez la Mise à l’échelle.
    4/ Cliquez Fichier/ Exporter sous… puis après avoir nommé votre fichier « prenom-classe » et choisi l’emplacement de l’enregistrement, sélectionnez .jpg ou .png dans le menu Sélectionner le type de fichier (Selon l’extension). Cliquez Exporter et validez à nouveau l’export. Le fichier obtenu peut être transmis.

    Culture artistique

    • Andy WARHOL, Andy2, 1985, image numérique créée sur Amiga 1000
      Andy Warhol est un artiste américain du Pop Art connu dans le monde entier par son travail de peintre, de producteur musical, d’auteur, par ses films d’avant- garde, et par ses liens avec les intellectuels, les célébrités d’Hollywood. 
      Ce n’est qu’en 2014 qu’une équipe de la Carnegie Mellon University retrouve sur des disquettes qui se trouvaient dans les archives du Andy Warhol Museum des images numériques créées par Andy Warhol en 1985 pour Amiga Computers.
      http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Pop_art/ENS-pop_art.htm
    • Mariko MORI, Pure Land, 1996-1998, photographie numérique
      Artiste contemporaine japonaise, Mariko MORI propose avec Pure Land une œuvre caractérisée par un univers utopique, un univers fantasmé teinté de chamanisme primitif où l’artiste apparaît comme une gourou omniprésente.
    • Alain DELORME, Totems, 2009-2011, photographie numérique
      Grâce au photomontage, le photographe français offre une vision singulière de la Chine de Shanghai où des transporteurs à vélo circulent dans une ville remodelée par la nouvelle société de consommation. https://www.alaindelorme.com
    • PIERRE & GILLES, Stromae Forever, 2014, photographie et peinture. 
      Depuis 1976, Pierre et Gilles développent une œuvre à quatre mains entre peinture et photographie. Leurs tableaux mettent en scène leurs proches, anonymes ou célèbres, dans des décors sophistiqués construits grandeur nature en atelier. Une fois la photographie tirée sur toile, commence un méticuleux travail de peinture. Ces créateurs d’images ont constitué une iconographie singulière explorant la frontière entre l’histoire de l’art et culture populaire kitsch*.

    *Le kitsch est intimement lié à l’idée de l’inauthentique, de la surcharge et du mauvais goût. Désignant au départ la « production artistique et industrielle d’objets bon marché », le concept est indissociable de l’industrie de consommation de masse.
    Dans le langage courant, le kitsch désigne des objets de mauvais goût, agrémentés de décorations superflues, qui copient le plus souvent des œuvres reconnues comme des classiques. Source Wikipédia

    Pour conclure

    À partir de ce diptyque, pouvez-vous catégoriser les deux types d’images ? Quelle place prennent l’analyse et l’interprétation ? La valeur expressive et narrative de l’image ? Notez vos réponses dans le cahier d’arts plastiques.


    En appui sur des références artistiques, cette séquence vous a permis de questionner les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations. Elle vous a obligé à vous poser quelques questions de ce qui définit la photographie et l’articité (: ce qui fait l’art) même de l’œuvre.

    Eclairs
    Diptyque de Baptiste
    Chaussures
    Diptyque de Marina

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets de l’instrument (ici, l’outil numérique).

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Combine Painting

    Combine Painting

    « […] Sédimentations plastiques, nappages figuratifs, épaisseurs symboliques et matérielles, compositions feuilletées, où toute représentation apparente en cache toujours une ou plusieurs autres. »
    Description relative aux Combines Paintings de Robert RAUSCHENBERG, extraite de L’Art est-il (devenu) photographique, de Philippe DUBOIS.

    Robert RAUSCHENBERG, Satellite, 1955,
    201,6 x 109,9 x 14,3 cm, Whitney Museum of American Art, New York

    Comme le nom l’indique, les Combines sont des œuvres hybrides, qui associent à la pratique de la peinture celle du collage et de l’assemblage d’éléments les plus divers prélevés au réel quotidien. Ni peinture ni sculpture mais les deux à la fois, les monumentales Combines de Rauschenberg envahissent l’espace du spectateur et l’interpellent comme des véritables rébus visuels. Des oiseaux empaillés aux bouteilles de Coca-Cola, des journaux aux images de presse, aux tissus, aux papiers peints, aux portes et aux fenêtres, l’univers entier semble entrer dans sa combinatoire pour s’associer à la peinture. (source Centre Pompidou)

    En combinant des images choisies (: prélèvements dans des magazines et journaux, fragments d’affiches, tickets, etc.) , modifiées ou non, sur un support préalablement travaillé, proposez des « sédimentations plastiques […] où toute représentation apparente en cache toujours une ou plusieurs autres ». Expliquez votre réalisation.

    Termes et notions plastiques évoqués lors des échanges : collage*, superposition, juxtaposition, stratification, palimpseste, transparence/ opacité, visible/ invisible, image double.

    *Collage : Œuvre artistique composée d’éléments hétérogènes juxtaposés pour obtenir des rapprochements inattendus.
    « Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage. » 
    _ Max ERNST

    En quoi la multiplication des images (: superposition, juxtaposition, stratification) crée-t-elle du sens ? Dans quelle mesure le collage renforce-t-il la lecture poétique, symbolique ou expressif de l’image ? Quels liens entretiennent les images et le support, la forme et le fond ?

    Références proposées lors de la verbalisation :

    • Giuseppe ARCIMBOLDO, La tête réversible avec corbeille de fruits, 1590, peinture à l’huile sur bois, 56 x 42 cm,
    • Salvador DALÍ, Marché d’esclaves, 1940, huile sur toile, 46,2 x 65,2 cm,
    • Robert RAUSCHENBERG, Sans titre, 1961, report d’imprimés, retouches à la gouache, aquarelle, crayon de couleur sur papier, 58,5 x 73,5 cm,
    • Shinro OHTAKE, Chinese Lips, 1978, technique mixte sur papier,
    • Mike et Doug STARN, Large Christ, 1987, photographie,
    • Sigmar POLKE, Jeux d’enfants, 1988, peinture acrylique et encre d’imprimerie sur tissu synthétique, 225 x 300 cm (détail en bandeau).
    Jean-Michel BASQUIAT et Andy WARHOL, Cops, 1984, peinture acrylique et huile sur toile, 195,2 x 298,7 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Color(i)er

    Color(i)er

    Coloring Keith Haring

    1. Un dessin à colorier de Keith Haring est distribué. Mettez de la couleur ! est écrit au tableau.

    Questions à propos de l’utilisation de la couleur :

    • Avez-vous suivi des règles ? Si oui, qu’elles sont-elles ?
    • L’incitation est-elle univoque (garderait le même sens dans des emplois différents) ?
    • La couleur se résume-t-elle à une animation, à un remplissage de surface ?
    • Mettre de la couleur ne se réduit-il pas à un passe-temps ?
    • N’avez-vous pas limité la demande à du coloriage ?
    • Quelles sont les règles du coloriage ?
    • Comment dépasser le simple coloriage ?

    2. Connaissez-vous des expressions utilisant une couleur ?

    • Bleu : de colère, de froid, avoir une peur bleue
    • Gris : faire grise mine
    • Jaune : rire jaune
    • Noir : entrer dans une colère noire, broyer du noir
    • Rose : voir la vie en rose
    • Rouge : de colère, de honte
    • Vert : de peur, de froid
    • Violet : de colère

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d’idiotismes_chromatiques_français

    Angoisse
    Angoisse, réalisation d’Adrien

    Vous chercherez à exprimer par la couleur un sentiment ou une sensation en utilisant des formes, des effets de matière et de transparence et en travaillant la totalité de la surface du format raisin.

    Remarques :
    Dans cet exercice, vous devez traiter une globalité pour donner du sens et non des détails. N’utilisez pas de représentations figuratives, allégoriques ou symboliques (: signes figuratifs représentants une idée).

    Références possibles :

    • Auguste RENOIR, Les Parapluies, 1886, peinture à l’huile, 180 x 115 cm
    • Edvard MUNCH, Le Cri, 1893, tempera su carton, 91 x 73,5 cm
    • Edvard MUNCH, Two Women on the Shore (Deux femmes sur le rivage), 1898, gravure sur bois, 45,5 x 51,5 cm
    • Wassily KANDINSKY, Sans titre, 1910, crayon, encre de Chine, aquarelle sur papier, 49,6 X 64,8 cm, Coll. MNAM/CCI Centre-Pompidou. Œuvre analysée lors de la verbalisation, afin de proposer une autre approche de l’abstraction.
    • Yves KLEIN, IKB 3, Monochrome bleu sans titre, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199 x 153 cm
    • Andy WARHOL, Do it Yourself (Seascape), 1963, peinture sur toile, mine de plomb, papiers collés, 1,38 x 1,83 cm (détail en bandeau)
    • Tony CRAGG, New Stones – Newton’s Tones, installation de fragments d’objets en matière plastique, 1978

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la réalité concrète d’une production ou d’une œuvre – les qualités physiques des matériaux – les effets du geste et de l’instrument – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.
    • Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine



  • MOИ NOM

    MOИ NOM

    Sur mes cahiers d’écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable sur la neige
    J’écris ton nom

    Sur toutes les pages lues
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou cendre
    J’écris ton nom

    Sur les images dorées
    Sur les armes des guerriers
    Sur la couronne des rois
    J’écris ton nom

    Extrait de Liberté, Paul Éluard (Poésie et vérité – 1942)

    « MOИ NOM » est typographiquement pictural.
    Proposez une production plastique dans laquelle l’écrit de votre nom ou prénom devient le sujet de la peinture.
    _Typographie : Ensemble des procédés de composition et d’impression en utilisant des caractères et des formes en relief. Agencement esthétique des éléments d’un texte.
    _Pictural : adj. Qui a rapport ou appartient à la peinture.

    Remarques :

    « La lettre a pour particularité de n’avoir aucune signification, de même elle n’est pas un son qui fait sens. Graphie sans lien avec le visuel ou l’expérience, au contraire des idéogrammes, elle n’existe que comme élément d’une chaîne. La lettre est liée à l’écriture et non au langage. »

    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Lettre_image/index.html

    Vocabulaire : composition, organisation, lettre, écriture, signature, calligraphie, typographie, calligramme, idéogramme, hiéroglyphe, enluminure, tag, graff.

    Références artistiques possibles :

    • René MAGRITTE, La clé des songes, 1930, huile sur toile 81 x 60 cm.
    • Cy TWOMBLY, Untitled – Rome, June 1960, peinture à l’huile, graphite et pastel gras sur toile, 95,7 x 101,8 cm.
    • Jean DEGOTTEX, Aware I, 03 janvier 1961, huile sur toile, 200,5 x 349,6 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Joseph KOSUTH, Four Colors Four Words, 1966, quatre mots en néon orange, violet, vert et bleu, 10,8 x 198 x 6,4cm.
    • Robert INDIANA, LOVE, 1967, 86,3 x 86,3 cm, sérigraphie, MoMA, New York.
    • John BALDESSARI, I will not make any more boring art, 1971, lithographie, 57 x 76,4 cm, MoMA, NY.
    • Ben VAUTIER, Vrai Ben, 1971, 38 x 46 cm, acrylique sur toile ; Mots ou peinture ? 2018, 50 x 61 cm, acrylique sur toile.
    • Lawrence WEINER, TO SEE AND BE SEEN, 1972, installation :texte sur mur.
    • Alighiero BOETTI, Seguire il filo del discorso (Suivre le fil du discours), 1977, stylo à bille sur toile.
    • Jenny HOLZER, Truisms, 1977-1979, 250 phrases sur écrans LED.
    • Roman OPALKA, 1965/1 à ∞, détail 3324388-3339185, 1982, peinture acrylique sur toile, 196 x 135 cm.
    • Jean-Michel BASQUIAT, 50 cent Piece, 1983, acrylique, charbon, crayon, pastel et crayon sur toiles, 57 x 76,5 cm.
    • Andy WARHOL et Jean-Michel BASQUIAT, Untitled (Zenith ½), 1984, acrylique, huile, sérigraphie sur toile, 294 x 419 cm.
    • Tania MOURAUD, WHAT YOU SEE IS WHAT YOU GET (WYSIWYG), 1989, mur peint réalisé in situ, peinture acrylique noire satinée et peinture acrylique blanche, Centre Pompidou, Paris.
    • Edward RUSCHA, Industrial Strength Sleep, 1989, peinture acrylique et vernis sur toile, 150 x 369,5 cm
    • Barbara KRUGER, Your Body is a battleground. 1989, photomontage.
    • Richard BAQUIÉ, FIXER, 1994, 4 tirages cibachromes sous plexiglas sur châssis métallique, zinc plié et soudé, boulons et écrous de fixations 200 x 420 cm.
    • Ján MANČUŠKA, Oedipus, 2006, installation, lettrines en aluminium, fil de fer, hauteur des lettres : 3 cm. Textes en anglais portant sur trois variations d’un épisode
      décrivant le rapport entre un personnage et sa mère.
    Ben VAUTIER, Mots ou peinture ? 2018
    Andy WARHOL et Jean-Michel BASQUIAT, Untitled (Zenith ½), 1984
    The survival series, Protect me from what I want, Jenny Holzer, 1985-1986

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Illusion d’un autre

    Illusion d’un autre

    « Il y a du toi et il y a du moi ! »
    Proposez une image photo numérique qui soit à la fois vous et un autre.
    Si le travail sur votre propre image vous gêne trop, vous êtes autorisé à travailler à partir de deux portraits photographiques de célébrités (portraits frontaux, plan buste ou serré, fond neutre).

    • Suivre la présentation et participer à l’échange verbal.
    • Concevoir votre projet : carte mentale, croquis.
    • Réaliser vos prises de vue numériques en prenant soin au cadrage, à la lumière, à la mise au point…
    • Téléverser vos photographies sur l’ordinateur.
    • Retoucher-les en utilisant le programme The GIMP.
      Pour aller plus loin : https://www.gimp.org/tutorials/

    Objectifs de la séquence :

    • être capable de reconnaître différents types de portraits : officiels, d’apparat, psychologiques, mythologiques, d’artistes, autoportraits, caricatures, etc.
    • connaître différentes œuvres artistiques ayant pour sujet le genre du portrait,
    • être capable de créer des images diverses de portraits en fonction d’une intention,
    • être capable de créer des images à l’aide de logiciels.

    Illusion n.f. : du latin illusio (« ironie », « illusion, tromperie ») dérivé de illudere (« jouer avec, se jouer », « railler »)

    Au XIIIe siècle, erreur de perception causée par une fausse apparence. Aberration. Les illusions de sens. Une illusion de fraîcheur. Donner l’illusion de.
    Interprétation erronée de la perception sensorielle de faits ou d’objets réels. Illusions visuelles, tactiles. Illusion d’optique, provenant des lois de l’optique ; illusion du bâton brisé, etc. Fig. Illusion d’optique : erreur de point de vue.
    Apparence dépourvue de réalité. Mirage, vision. « Ce n’est pas une illusion ni des choses qu’on dit en l’air ; c’est une vérité » (Madame de Sévigné). « L’illusion comique » (théâtrale), de Corneille. Illusion due au trucage, à la prestidigitation (illusionnisme).

    Ulric COLLETTE, Portraits génétiques – Roxane-Jill

    Portraits génétiques est un travail de recherche photographique d’Ulric Collette sur les ressemblances génétiques entre les membres d’une même famille.

    Simple et original, le photographe prend en photo deux membres d’une même famille et à l’aide d’un logiciel de traitement d’image rassemble la moitié gauche d’un des deux portraits avec la moitié droite de l’autre afin d’en reconstituer un seul.

    *Portraits génétiques, Catherine-Véronique, en bandeau

    À propos des Métaportraits
    de Friederike VAN LAWICK et Hans MÜLLER

    Hohenbüchler – La Folie à Deux, 1992-1996, photographie numérique contre-collée sur PVC, ensemble de seize photographies, 150 x 110 cm.

    Depuis 1990, Friederike VAN LAWICK et Hans MÜLLER, deux artistes allemands qui travaillent ensemble, examinent la situation de couple d’artistes qui est la leur. Loin de juxtaposer simplement leurs portraits, ils effectuent une synthèse par ordinateur de ces portraits pour aboutir à une personnalité unique fictive qu’ils baptisent métaportrait.

    Le travail se décompose en de nombreuses poses isolées, sur le modèle du photomaton. L’identité du visage de chaque membre du couple aboutit, par imperceptibles glissements, à une fusion qui annihile la personnalité propre de chacun des modèles, à une sorte de synthèse indistincte qui rend leur identité identique et parfaitement semblable.

    L’intérêt du travail de van Lawick et Müller consiste à mettre en évidence des différences très subtiles que la répétition donne à voir ; le procédé du photomaton (la répétition de l’image) permet encore mieux de révéler toute la subtilité de ces différences.

    La transition et la transformation de l’homme à la femme, ou inversement de la femme à l’homme passent forcément par l’androgynie. La photographie se révèle extrêmement troublante. Les points de repères se brouillent et la confusion devient telle qu’on ne sait plus si on a affaire à une ou deux personnes et s’ils sont hommes ou femmes.

    Yach (portraits de Yegya Arman & Christine Hunold) – La folie à deux, 1992-1996, photographie numérique sur cibachrome contre-collée sur aluminium.

    MinkoffOlesen – La folie à deux, 1992-1996, photographie numérique sur cibachrome contre-collée sur aluminium.


    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Question d’échelle

    Question d’échelle

    1) Dispositif : photographies de mobiliers d’une taille unique et connue à coller.
    En prélevant et collant tous les éléments, recréez l’espace d’une chambre – faites en sorte que l’espace de cette pièce soit réaliste : perspective, rapport d’échelle. 

    2) Un géant s’échappe de la chambre !
    Soyez attentif dans votre travail de dessin à montrer la perturbation occasionnée par la taille inhabituelle du géant, pensez également à l’hypertrophie des détails, à dépasser les limites du cadre. 

    Références possibles : 

    • Les voyages de Gulliver, roman de Jonathan SWIFT, 1721
      Alice au pays des merveilles, roman de Lewis CARROLL, 1865
    • L’Attaque de la femme de 50 pieds, film de Nathan JURAN, 1958
      Le Voyage fantastique
      , de Richard FLEISCHER, 1966
      L’homme qui rétrécit, film de Jack ARNOLD, 1957
      Chérie, j’ai rétréci les gosses, film de Joe JOHNSTON, 1989
      Downsizing, film d’Alexander PAYNE, 2018
    • Vincent VAN GOGH, La Chambre de Van Gogh à Arles, 1888, huile sur toile, 72×90 cm 
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1990, sculpture monumentale, parc de la Villette, Paris 
    • Anne et Patrick POIRIER, Domus Aurea, 1999, maquette de 19 m de long par 7 m de large 
    • Charles SIMONDS, Dwellings et Dwellings Winter, 1972-1974, installation 
    • Ron MUECK, A Girl, 2006-2007, sculpture monumentale reproduisant un nouveau né dans ses plus minutieux détails grâce au silicone, à la résine polyester et à la peinture à l’huile, 1,10×5,01×13,45 m 
    Ron MUECK, Boy, exposé au ARoS Aarhus Kunstmuseum (Danemark)

    • Questionnement(s) : La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) : Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) : Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Perspective centrale
  • En 3 ou 4 vignettes

    En 3 ou 4 vignettes

    Réalisez une planche de BD de trois ou quatre vignettes où l’histoire, le dessin, la typographie s’adaptent parfaitement au format atypique des vignettes (format allongé horizontal ou vertical, format circulaire).

    • Panoramique : Image avec un champ exceptionnellement large.
    • Kakemono : Peinture ou calligraphie japonaise sur papier ou sur soie, étroite et haute, qui se déroule et se suspend verticalement.

    Remarques :
    Utiliser un cadre horizontal étendu magnifie un paysage (plaine, vue maritime), une foule en cortège, donne une impression de solitude à un personnage lointain, peut modifier la compréhension du temps du lecteur.
    Utiliser un cadre vertical dynamise l’action, la rend plus expressive ; privilégier ce cadre pour représenter des sujets dont les lignes naturelles se rapprochent de la verticale (abîme, gratte-ciel, passage étroit).
    Lorsque vous souhaitez attirer l’attention du lecteur, de concentrer son intérêt, utiliser un cadre de forme circulaire qui cernera le sujet de plus près.

    Phase d’idéation :
    Pour développer des idées, rechercher des relations et raconter, créer et visualiser de nouveaux récits dans une équipe, vous pouvez utiliser les Story Cubes.
    Lancez les dés, commencez par : « Il était une fois…» puis imaginez une histoire se référant aux  symboles révélés. Démarrez votre histoire du Story Cube qui attire le plus votre attention.


    Planche 9, Robin and Batgirl, format vertical occupant toute la hauteur de la planche.

    Références possibles :
    WHAAM !, Roy LICHTENSTEIN, 170×400 cm, 1963, Tate Modern, Londres
    Différentes reproductions de vignettes, §16. Les cadres, L’Art de la BD, T1, Duc, Éd Glénat
    Valérian : sur les terres truquées, Pierre CHRISTIN/ Jean-Claude MÉZIÈRES, Éd Dargaud
    Exterminateur 17, Enki BILAL, Éd Humanoïdes associés
    La fille sur la dunette, François BOURGEON, Éd Glénat
    Capitaine Cormoran, Hugo PRATT, Éd Glénat
    Vitrail de la Parabole du bon Samaritain, Cathédrale de Bourges, XIIIe siècle


    • Questionnement(s) :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Pictologies

    Pictologies

    Proposez une affiche illustrant le scénario d’un de vos films préférés en n’utilisant que des pictogrammes*.
    Le principe : plus le dessin est simple, mieux c’est. Plus le film est long et donc condensé en quelques images, plus le résultat est drôle, à la manière des films résumés en 3 cases de BD.

    • Pictogramme : représentation graphique schématique, un dessin figuratif stylisé ayant fonction de signe.
    • Idéogramme : symbole graphique représentant un mot ou une idée utilisé dans certaines langues.
    • Logo (logotype) : symbole ou emblème qui représente une marque, une organisation, une entreprise commerciale ou tout autre entité.
    • Emoji : émoticône ou pictogramme ayant un point de code unique, utilisé dans les messages électroniques
    • Hiéroglyphe : symbole linguistique utilisant le dessin et la représentation symbolique du temps de l’Égypte antique.


    Älien, Ed HARRINGTON, septembre 2014, http://edharrington.tumblr.com

    Pictologies, 150 films en bref, Studio H57, Éd Prisma, octobre 2014


    • Questionnement(s) : La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • S213

    S213

    Après avoir choisi un endroit singulier de la salle d’arts plastiques (S213), vous interviendrez sur le lieu même et le donnerez à voir différemment.

    Pour se faire, il vous faudra :

    1. Observer les caractéristiques intrinsèques du lieu :
      matériaux, formes, dimensions, organisation des éléments construits et/ou naturels, couleurs, incidence de la lumière (artificielle et naturelle), autres.
    2. Dessiner un plan et réalisez un croquis du point de vue le plus significatif.
    3. Intervenir sur le lieu choisi (sans le dégrader).
    4. Photographier la réalisation afin de documenter le travail

    In situ : en art contemporain, in situ désigne une méthode artistique qui dédie l’œuvre à son site d’accueil (c’est-à-dire qu’elle ne peut être transportée en un autre lieu). In situ qualifie également une œuvre qui tient compte du lieu où elle est installée.

    Dwelling, Charles Simonds, 1971
    Dwelling, Charles Simonds, 1971

    Dwelling, Charles Simonds, 1971
    L’artiste new-yorkais Charles Simonds a créé une civilisation fictive, des lutins, dont il a imaginé l’histoire, un système de croyances et un mode de vie. De ce petit peuple Charles Simonds ne nous laisse entrevoir que les vestiges architecturaux centrés « autour de croyance envers la nature, vers la terre ». Leurs bâtiments sont faits de minuscules briques d’argile et d’autres éléments naturels tels que brindilles, os et sable. Ces bâtiments ne sont pas finis ou ils sont en ruines, abandonnés, s’érodant lentement.

    Visualiseur d'images mentales, Pierrick Sorin, 2004

    Visualiseur d’images mentales, Pierrick Sorin, vidéo, théâtre optique, 2004

    Les théâtres optiques de Pierrick Sorin
    Depuis 1995, dans un dispositif de fabrication artisanale, l’artiste se met en scène sous forme d’hologramme virtuel faisant son apparition au milieu de décors miniatures et d’objets réels. « Le petit Sorin » se donne inlassablement en spectacle dans des saynètes ironiques et graves à la fois, en référence au cinéma muet.
    Ses théâtres optiques sont comparables aux boîtes d’optiques du XVIIIe siècle montrées dans les rues par des bonimenteurs. Des formes brèves basées sur les effets de répétition, les effets comiques, la reconnaissance de formes familières à travers l’imitation et la caricature ou le dédoublement et le travestissement. L’effet doit être instantané sur le spectateur.
    Le dispositif de trucage (: système de miroir, inspiré du professeur John Pepper) mis en place par Pierrick Sorin est pris dans une double fonction : produire de l’illusion et montrer ses principes de production. Offrir de l’enchantement et du désenchantement en faisant entrer le procédé mystificateur au cœur de la représentation.

    L'île dans l'île, Gabriel Orozco, photographie, 1993

    L’île dans l’île, Gabriel Orozco, photographie, 1993
    Comparaison visuelle entre le proche et le lointain qui place New York dans un jeu d’échelle architectural et social en redoublant l’image du World Trade Center par des planches de bois.

    En bandeau : Tadashi KAWAMATA, Cathédrale de chaises, 2007, installation in situ, chaises en bois, Reims, 2007.


    • Questionnement(s) :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
      Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine