Catégorie : Mon cahier de sixième

  • Ce personnage sans couleur libère ses sentiments

    Ce personnage sans couleur libère ses sentiments

    Ce personnage sans couleur libère ses sentiments.

    #expressionnisme #couleur

    Peignez une gouache (ou une aquarelle) dans laquelle vous chercherez par l’utilisation de la couleur à donner un état d’âme au personnage principal de votre réalisation.

    Les objectifs de la séance seront de s’interroger sur la perception des effets de la couleur et de comprendre que couleur et émotion peuvent être étroitement liées et savoir faire des choix chromatiques pertinents pour exprimer un ressenti ou une sensation en expérimentant le potentiel sensoriel, expressif, métaphorique, symbolique de la couleur.
    – Comment interagissent les couleurs ?
    – Comment les variations entre quantité et qualité de la couleur transforment-elles notre ressenti ?

    Références artistiques possibles

    • Edvard MUNCH, Two Women on the Shore (Deux femmes sur le rivage), gravure sur bois, 45,5 x 51,5 cm, 1898 (deux versions ci-dessous)
    • Paul SÉRUSIER, Le talisman, l’Aven au Bois d’Amour, 1888, huile sur bois, 21 x 27 cm, Musée d’Orsay
    • Vincent VAN GOGH, Autoportrait, septembre 1889, huile sur toile, 65 x 54 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Maurice DE VLAMINCK, La cuisine (Intérieur), 1904, huile sur toile, 55 x 46 cm, Centre Pompidou
    • Pablo PICASSO, La Celestina, 1904, huile sur toile, 81 x 60 cm, Musée Picasso, Paris.
      Pablo Picasso représente sur cette toile une vieille femme qui se tient seule, isolée sur un fond bleu uni et la tête recouverte d’un voile noir. Seules quelques touches de rose tentent de raviver les joues blafardes de la vieille femme. Son regard attire l’attention du spectateur, d’une part parce qu’elle a un œil aveugle, ce qui est une représentation exceptionnelle dans l’œuvre de Picasso qui accorde une grande place à cet organe, et d’autre part parce que ce regard se détourne de celui du spectateur, donnant l’impression de se perdre dans l’infini.
      Cette toile est une œuvre majeure de la période bleue : ici, Picasso traduit sa rencontre avec la réalité sociale, le désenchantement d’une génération. Le bleu caractéristique de cette période témoigne de mélancolie et de souffrance, et représente la couleur de la misère sociale. Cependant, si la rencontre avec les réalités sociales traverse ses œuvres, l’essentiel du travail de Picasso à cette époque tient en de nouvelles expérimentations, à de nouveaux genres d’expressions plastiques. Source Wikipédia
    • Henri MATISSE, La joie de vivre, 1906, huile sur toile, 174 x 238,1 cm, Fondation Barnes, Philadelphie.
      Cette toile montre une première rupture entre Matisse et les Fauves et préfigure, 20 ans avant leur systématisation, l’utilisation des gouaches découpées en simplifiant l’évocation des silhouettes, la construction géométrique de l’espace et les grands aplats de couleur qui délimitent la composition et allient légèreté et puissance. Source Wikipédia
    • André DERAIN, Trois personnages assis dans l’herbe, 1906, huile sur toile, 55 x 98 cm, MAM, Paris
    • André DERAIN, L’Estaque, Route tournante, 1906, huile sur toile, 129,5 x 195 cm. Museum of Fine Arts, Houston
    • Robert DELAUNAY, Joie de vivre, 1930, huile sur toile, 200 x 228 cm, MAM, Paris
    • Eugène LEROY, Autoportrait, 1960. huile sur toile, 74 x 54 cm
    • James TURRELL, Heavy Water , 1991, installation, Confort Moderne, Poitiers
    • Daniel FIRMAN, Simply Red, 2009, plâtre, vêtements et objets

    Estampes d’Edvard Munch

    À propos de l’Expressionnisme – source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Expressionnisme

    L’expressionnisme est la projection d’une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent fondées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive. Celles-ci sont le reflet de la vision pessimiste que les expressionnistes ont de leur époque, hantée par la menace de la Première Guerre mondiale. Les œuvres expressionnistes mettent souvent en scène des symboles, influencées par la psychanalyse naissante et les recherches du symbolisme.

    Au début du 20e siècle, ce mouvement profondément ancré dans l’Europe du Nord (en particulier l’Allemagne) est une réaction à l’impressionnisme français. Alors que l’impressionnisme est encore à décrire la réalité physique, l’expressionnisme allemand, lui, ne s’attache plus à cette réalité et la soumet aux états d’âme de l’artiste. L’expressionnisme rompt aussi avec l’impressionnisme à travers une forme très agressive : des couleurs violentes, des lignes acérées. Il s’inscrit alors dans la continuité du fauvisme qui commence à s’épuiser. Pour autant, l’expressionnisme n’est pas vraiment un mouvement ou une école, mais davantage une réaction contre l’académisme et la société. Les artistes expressionnistes resteront souvent isolés. Le Cri, du peintre Edvard MUNCH, ou La Guerre, d’Otto DIX sont des tableaux représentatifs du genre expressionniste en peinture.

    À propos d’Edvard Munch :  mediation.centrepompidou.fr

    Les Fauves

    Le Fauvisme est venu du fait que nous nous placions tout à fait loin des couleurs d’imitation et qu’avec des couleurs pures nous obtenions des réactions plus fortes. »

    Henri Matisse, Écrits et propos sur l’Art

    Régulièrement accrochés dans les premières salles du Musée national, les artistes fauves annoncent par la couleur la modernité et les bouleversements artistiques du début du 20e siècle.
    En donnant aux chocs émotifs, selon le mot d’Henri Matisse, une palette franche et pure, le fauvisme prête à la couleur la tonalité d’une émotion et d’une sensation. Il se caractérise par l’audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques. Les peintres ont recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, et revendiquent un art fondé sur l’instinct. Ils séparent la couleur de sa référence à l’objet, afin d’accentuer l’expression, et réagissent de manière provocatrice contre les sensations visuelles et la douceur de l’impressionnisme : ce courant est à rattacher à celui de l’expressionnisme.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fauvisme
    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Fauvisme


    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    À propos des contrastes de couleur

    Enseignant de la couleur et de la forme, Johannes ITTEN a créé des variantes du cercle chromatique déjà bien établi en peinture, suivant la tradition des artistes et des teinturiers, et les pratiques d’ateliers expliquées par écrit à partir du 18e siècle, développées au 19e siècle avec les ouvrages de Johann Wolfgang von GOETHE et de Michel-Eugène CHEVREUL, puis au 20e siècle avec Charles BLANC.

    Le triangle des trois teintes fondamentales, un jaune, un bleu profond et un rouge, se développant par mélange en un cercle est la forme fondamentale de Johannes Itten pour enseigner l’usage de la couleur et permettre son utilisation dans un but esthétique et fonctionnel. Il ne vise pas à une science de la couleur, mais à la formation d’un nouvel artisanat industriel possédant une maîtrise de la couleur. Le cercle chromatique est plus qu’une simple convention de travail. C’est une disposition graphique élaborée pour structurer la perception des couleurs, comme les nombres structurent la perception des quantités.

    Source Wikipédia

    3 contrastes à mémoriser

    • Le contraste clair-obscur : Il s’applique à l’utilisation des différentes couleurs claires et valeurs de tons. Toutes les couleurs peuvent être éclaircies par le blanc et obscurcies par le noir. Pour commencer, il faut fabriquer des échelles de tons, pour chaque couleur qui correspond à l’échelle clair-obscur.
    • Le contraste chaud-froid : On obtient le plus grand effet avec les couleurs rouge-orangé et vert-bleu. Toutes les autres couleurs apparaissent froides ou chaudes selon qu’elles sont en contraste avec des tons chauds ou froids.
    • Le contraste des complémentaires : Dans son cercle chromatique, les couleurs complémentaires s’opposent. Lorsqu’on mélange des couleurs complémentaires, il en résulte un noir-gris neutre. Les couleurs complémentaires, placées les unes à côté des autres, parviennent à leur plus grande luminosité et, mélangées, se détruisent pour donner un noir-gris.

    Analyses sur la couleur à partir d’études, de cours et de l’Art de la couleur, Johannes Itten (1961).


    * En bandeau détail des Pierreuses au bar, Pablo PICASSO, début 1902, huile sur toile, 80 x 91,5 cm, Hiroshima Museum of Art

  • Couleur de l’expression

    Couleur de l’expression

    Choisissez une couleur/ expression dans la liste accessible à l’adresse suivante : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d’idiotismes_chromatiques_français.

    #expression #couleur

    Élaborez, avec les matériaux et les techniques qui vous paraissent les plus appropriés, une réalisation dans laquelle cette expression va prendre tout son sens.
    Vous ne devez utiliser que la couleur choisie !

    Références artistiques possibles :

    • Yves KLEIN, IKB 3, Monochrome bleu sans titre, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199 x 153 cm
    • Louise NEVELSON, Shadow and reflection I, 1966, bois peint noir, 273,5 x 430 x 65 cm
    • Pierre SOULAGES, Peinture 202 x 453 cm, 29 juin 1979, 1979, diptyque, huile sur toile, 202 x 453 cm
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982, installation comprenant 40 objets peints, 175 x 360 x 470 cm
    • Daniel FIRMAN, Simply red, sculpture, 2009, plâtre, vêtements objets. 230 x 140 x 120 cm

    Monochrome – dossier pédagogique : http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-monochrome/ENS-monochrome.html

    Pierre SOULAGES, Peinture 202 x 453 cm, 29 juin 1979, 1979

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la narration visuelle.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • \lə. tʁɛ. dɑ̃s\

    \lə. tʁɛ. dɑ̃s\

    La ligne danse sur la surface de la feuille !

    #dessin #geste #abstraction

    Questions

    Comment le trait peut-il exprimer une émotion, un sentiment ?
    Quel rapport le geste peut-il avoir avec l’abstraction ?
    Le geste graphique et l’écriture dans l’espace suscitent-ils une émotion ?

    Méthodologie

    Sur une feuille de grand format, tracez à votre gré une ligne dansante. Pour cela, utilisez plusieurs outils graphiques (pinceau, stylet, crayon) et de l’aquarelle (ou de l’encre). Recherchez dans le geste, dans le choix des couleurs et dans leur application à exprimer une émotion.
    Mais avant tout, faites des essais…
    Votre production terminée, vous rédigerez un court texte de présentation, dans lequel vous décrirez les caractéristiques du mouvement dessiné (ample, lent, rapide, rythmé….) ainsi que le lien entre le trait, la couleur et les émotions exprimées.

    Source InSitu, académie de Nantes

    Fabienne Verdier, Flux un film de Philippe Chancel, 2014

    Références artistiques

    • Wassily KANDINSKY, Aquarelle no14, aquarelle sur papier, 23,8 x 31,4 cm, 1913 (reproduction en bandeau)
    • Henri MICHAUX, Sans titre, aquarelle gouache et encre sur papier, 50 x 65 cm, 1951
    •  Kazuo SHIRAGA, Peinture au pied dans son atelier d’Amagasaki, 1956
    • Jean DEGOTTEX, Vide, huile sur toile, 130 x 195 cm, 1958
    • Jean TINGUELY, Metamatic 7, feutre sur papier, 1960
    • Joan MIRÓ, La danse de feu, lithographie, 38,1 x 55,88 cm, 1963
    • Alexander CALDER, Sans titre, lithographie, 52 x 72 cm, 1976
    • Janine ANTONI, Loving Care, performance, Londres, 1993
      In Loving Care, Antoni mopped the floor of the gallery with her hair soaked in Loving Care hair dye “Natural Black.” The artist’s actions conjured up the expressive marks of Abstract Expressionist painting, linking them to the chore of mopping. As she claimed the space, the audience was slowly backed out of the gallery.
    • Zao Wou-Ki, Sans titre, encre de chine sur papier, 97 x 180 cm, 2006
    • Fabienne VERDIER, Margarete, La pensée labyrinthique II, encre, pigments et vernis sur toile, 180 x 356 cm, 2011
    • Heather HANSEN, Live Performance at Ochi Gallery – The Value of a Line – group show. Dec. 31, 2013
    Janine ANTONI, Loving Care, performance, Londres, 1993

    Questionnements

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural.

    Compétences

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Enfoncement

    Enfoncement

    Par répétition d’une même forme, vous réaliserez une composition abstraite donnant à voir au spectateur un effet de profondeur.  

    #perspective

    Questionnement

    Comment l’effet de profondeur peut-il être représenté sans autres possibilités que d’utiliser une forme préétablie ? Quels subterfuges allez-vous devoir opérer ? Quelles sont les qualités produites par les superpositions et juxtapositions des formes ?

    Méthodologie

    À partir des variations de la forme que vous aurez choisie (éventuellement obtenues par agrandissement ou étirement), créez une collection de papiers découpés et colorés.

    Ensuite, organisez-les sur votre support peint ou non afin de créer un effet de profondeur, un effet d’enfoncement de la surface. Pour cela, rassemblez les formes, juxtaposez-les, superposez-les pour observer les effets produits. Faites plusieurs tentatives, jusqu’à trouver l’organisation qui vous permet d’exprimer au mieux l’effet recherché tout en produisant une composition abstraite de qualité.

    Vous êtes dans une phase d’expérimentation, vous permettant de faire apparaitre la profondeur par plans colorés. Notez dans votre bloc-notes les effets de la lumière, de la couleur, de l’étalement des plans, de l’échelle des objets, de l’organisation de la surface…

    Temps de travail indicatif : 40 min.

    Perspective

    La perspective est l’ensemble de techniques graphiques et picturales destinées à représenter l’effet de profondeur d’un objet ou d’une scène dans une image réalisée sur une surface plane (feuille, tableau, mur, écran).

    La complexité des procédés de représentation de la profondeur sur une surface dépend des suppositions de départ de la construction. Les plus simples, comme la perspective cavalière, présentent un résumé des vues en plan et en élévation, plutôt qu’une représentation réaliste. La perspective cavalière suppose un observateur placé à une distance et une hauteur infinies dans une direction oblique par rapport au sujet, capable cependant d’en voir parfaitement tous les détails. La volonté de susciter une illusion de profondeur aboutit à des techniques plus complexes, parentes de la géométrie descriptive. Source Wikipédia

    Références artistiques

    • Jean ARP, Sans titre, 1916-17, collage papiers couleur arrangés au hasard, 46,5 x 34,6, MoMA
    • Lioubov POPOVA, Composition architectonique, 1916, huile sur panneau, 59,5 x 39,5 cm
    • Piet MONDRIAN, Broadway Boogie Woogie, 1942-1943, huile sur toile, 127 x 127 cm. Le peintre condense sur la toile les aspects sonores et visuels de New York des années 40. Il codifie les éléments du paysage urbain pour en saisir la quintessence. L’agencement des rues, des buildings et son climat visuel et sonore font écho à ses préoccupations plasticiennes.
    • Robert DELAUNAY, Disque relief, 1936, gouache, sable et crayon sur papier, 55,2 x 96,8 cm
    • M.C. ESCHER, Two Birds, 1938, gravure sur bois. Regular Division of the Plane  est une série de dessins commencée en 1936. Les images sont basées sur le principe de la réflexion glissée du pavage : des formes ou des combinaisons de formes irrégulières s’imbriquent parfaitement pour couvrir toute la surface d’un plan.
    • Henri MATISSE, La Tristesse du roi, 1952, papiers gouachés, découpés, marouflés sur toile, 292 x 386 cm, MNAM, Paris
    • Frank STELLA,Tomlinson Court Park I, 1959, peinture émaillée noire sur toile, 220 x 280 cm. À la fin des années 50, avec ses Black Paintings, motifs symétriques constitués de larges bandes noires, Frank Stella rechercha les lois objectives de la perception. Partant de là, il commença à redéfinir les conditions de la peinture : comment pouvait-on par exemple accroître l’expressivité des formes géométriques fondamentales en rompant avec la forme classique du tableau défini par le châssis ?
    • Bridget RILEY, Movement in Squares, 1961, tempera sur panneau, 123 x 121 cm (portrait de l’artiste en bandeau). L’exposition The Responsive Eye en 1965 à New York au Museum of Modern Art, et à laquelle elle prend part avec Josef Albers, Victor Vasarely, Yaacov Agam et Richard Anuszkiewicz, attirera l’attention sur ce qui deviendra l’Op Art.
    • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 201 x 302 cm, Moderna Museet, Stockholm
    • Pierre BURAGLIO, Agrafage, 1966, chutes de toile agrafées, 220 x 110 cm, collection Gilles et Nadège Blanckaert
    • Louis CANE, Papier découpé et collé, 1967, huile sur papier découpé et collé, 235 x 155 cm
    • Louis CANE, Toile tamponnée, 1967, encre sur toile de drap, 300 x 228 cm
    • Josef ALBERS, Homage to the Square, Open outwards, 1967, huile sur masonit, 121 x 121 cm
    • Pierre BURAGLIO, Gauloises bleues, 1978, assemblage de paquets de cigarettes, 239 x 198 cm, collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne
    • Andreas GURSKY, 99 Cent, 1999, photographie couleur sous Diasec, 206,5 x 337 x 5,8 cm
    • Claude VIALLAT, Sans titre – 2009/371, 2009, acrylique sur toile, 727 x 595 cm
    • Damián ORTEGA, Champ de vision, 2008, installation, 6000 plaques translucides acryliques de couleur (jaune, magenta, cyan) et fil d’acier, 12 x 5 x 5 m
    • Kumi YAMASHITA, Origami, 2011, installation, papiers de couleur, 366 x 366 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la réalité concrète d’une production ou d’une œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • One minute sculptures

    One minute sculptures

    L’œuvre One Minute Sculptures* d’Erwin WURM devient pour vous un challenge.

    Associez une personne et un ou plusieurs objets courants (quotidiens) placés dans une position surprenante pour une durée extrêmement limitée dans le temps (1 min). 
    Seule subsistera de cette action immobile, qui n’a duré qu’un instant, son image photographique.

    #One Minute Sculptures #performance #sculpture
    Elina BROTHERUS, One Minute Sculpture with Erwin Wurm, 2017, photographie

    À propos des One Minute Sculptures

    Qu’est-ce qu’une sculpture ? Qu’est-ce qu’une œuvre plastique ?

    Souvent ces catégories fondamentales des arts s’utilisent de façon synonyme, alors même qu’elles obéissent à un processus de création différent et différence que nous retrouvons dans leur étymologie. Le grec plastos signifie en effet modelé, mis en forme, tandis que le latin sculptum veut dire taillé, ciselé. L’œuvre plastique apparaît donc d’un procédé de mise en forme par addition, alors que la sculpture d’un acte de soustraction.

    Cette question de la définition est éminemment présente dans l’œuvre One Minute Sculptures d’Erwin Wurm dans la mesure où il travaille à un élargissement de la notion de sculpture et il la confronte à la performance et interroge le volume par delà les formes.

    One Minute Sculptures associent donc une personne et un objet courant dans une position éphémère, et dont l’existence ne doit d’excéder une minute avant de se décomposer et disparaître. Seule subsiste, fait inhabituel pour une sculpture, son image enregistrée. Ces images de situations absurdes suscitent à la fois l’humour et l’autodérision. En dénonçant malicieusement notre quotidien, Erwin Wurm rappelle la contingence de l’existence humaine. 

    À la différence de ce travail, la vidéo One Minute Sculptures montre la genèse de l’œuvre et documente le processus qui mène à cette immobilisation d’une minute, ou à son échec. Ces positions étant en partie périlleuses, voire acrobatiques et même sportives, il est presque vain d’escompter qu’elles puissent être tenues plus d’une minute. C’est pourquoi il peut arriver qu’une tentative de jongler avec les objets échoue en cours de route. Ces actions oscillent entre le succès et l’échec, entre le geste quotidien et la parodie d’une fonction qu’il a perdue, entre l’art et le banal, le vulnérable et l’éphémère. 

    L’instabilité de la position prise pour ses One Minute Sculptures fait naître une tension et apporte un dynamisme à ce qui est en réalité une brève immobilisation. Fasciné par le côté insolite de cette pose, mais sachant également qu’elle ne peut être que de courte durée, le spectateur peut aussitôt, s’embarquer dans la représentation d’une nouvelle sculpture, il est prêt pour le moment où le petit pain se coincera dans le chambranle de la porte, où les crayons et les boîtes de pellicules se planteront dans les orifices du visage, le nez, la bouche et les oreilles, et où un homme, les jambes étendues sur une étagère, s’appuiera sur deux balais. 

    Ces sculptures doivent elles aussi donner l’envie de faire la même chose. Dans certaines expositions, l’artiste invite le visiteur à expérimenter lui-même cette notion de sculpture en lui proposant un protocole – des instructions diverses, drôles et absurdes – et quelques objets incongrus – bananes, stylos ou tasses de thé… Dès lors qu’elles peuvent donner lieu à imitation et à une nouvelle exécution, ces œuvres rendent obsolète la notion d’original.

    One Minute Sculptures

    Références artistiques

    • George SEGAL, Movie House (Entrée de cinéma), 1966-1967, plâtre, bois, plexiglas, lampes électriques, 259 x 376 x 370 cm, Collection du Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne, Paris
    • GILBERT & GEORGE, The Singing Sculpture, 1970, performance, galerie Sonnabend à New-York, USA
    • Marina ABRAMOVIĆ et ULAY, Nightsea Crossing/Conjunction, 1981-1987, série de 22 performances dans 19 endroits à travers le monde. Pendant les représentations, Abramović et Ulay étaient assis face à face silencieux et immobiles à chaque extrémité d’une table.
    • Erwin WURM, One Minute Sculptures, performances, série de photographies, 1997. En bandeau, photographie prise lors de la biennale de Venise 2017.
    Bodies in Urban Space, performance
    • Willi DORNER, Bodies in Urban Space, performances, série de photographies depuis 2004
    • Daniel FIRMAN, Raw, 2018, résine acrylique, mousse polyuréthane, acier, peinture acrylique, vêtements, objets divers, 224 x 131 x 146 cm. « Mes sculptures ne sont pas des arrêts sur image, mais plutôt des mises sur pause d’un moment de suspension qui est lié au mouvement. »
    Bodies in Urban Spaces, 2014, Bienne, Suisse

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace – la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets – l’espace en trois dimensions.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Ça pique les yeux !

    Ça pique les yeux !

    L’influence mutuelle des couleurs est tout à fait essentielle pour le coloriste, et les teintes les plus belles, les plus fixes, les plus immatérielles s’obtiennent sans qu’elles soient matériellement exprimées. […] Il ne suffit pas de mettre les couleurs, si belles soient-elles les unes après les autres, il faut encore que ces couleurs réagissent les unes avec les autres, sinon, c’est la catastrophe.

    Henri Matisse, 1905 #fauvisme

    Réalisez un travail à la gouache où les couleurs sont choisies pour « réagir les unes avec les autres » afin de créer un effet maximal entre-elles allant jusqu’à piquer les yeux.

    À propos des contrastes

    Johannes ITTEN, professeur au Bauhaus définit sept effets de contrastes différents :

    1. Le contraste de la couleur en soi : Il a lieu lorsque les couleurs pures sont utilisées dans une composition de couleurs. Le blanc et le noir peuvent intensifier l’effet vivace.
    2. Le contraste clair-obscur : Il s’applique à l’utilisation des différentes couleurs claires et valeurs de tons. Toutes les couleurs peuvent être éclaircies par le blanc et obscurcies par le noir. Pour commencer, il faut fabriquer des échelles de tons, pour chaque couleur qui correspond à l’échelle clair-obscur.
    3. Le contraste chaud-froid : On obtient le plus grand effet avec les couleurs rouge-orangé et vert-bleu. Toutes les autres couleurs apparaissent froides ou chaudes selon qu’elles sont en contraste avec des tons chauds ou froids.
    4. Le contraste des complémentaires : Dans son cercle chromatique, les couleurs complémentaires s’opposent. Lorsqu’on mélange des couleurs complémentaires, il en résulte un noir-gris neutre. Les couleurs complémentaires, placées les unes à côté des autres, parviennent à leur plus grande luminosité et, mélangées, se détruisent pour donner un noir-gris.
    5. Le contraste simultané : Son effet repose sur la loi des complémentaires, selon laquelle chaque couleur pure attire physiologiquement la couleur opposée. Si cette couleur n’existe pas, l’oeil crée simultanément la couleur complémentaire. Un vert intense transformera un gris neutre situé à côté de lui en un gris rougeâtre, le même gris neutre situé à côté d’un rouge intense apparaîtra gris-verdâtre.
    6. Le contraste de qualité : Il consiste en une opposition de couleurs brillantes et mates. On les rend opaques avec du noir, du blanc, du gris ou des couleurs complémentaires.
    7. Le contraste de quantité : Il repose sur l’opposition de différentes grandes surfaces de couleur.

    Source : Analyses sur la couleur à partir d’études, de cours et de l’Art de la couleur, Johannes Itten (1961).

    Méthodologie

    Comment créer une sensation grâce à la couleur ? Comment telle couleur interagit-elle avec telle autre ?
    Vos réponses se trouvent dans l’expérimentation :
    – préparez plusieurs papiers gouachés de couleurs et de tailles différentes ;
    – juxtaposez ou superposez les morceaux deux à deux, jugez de l’effet produit et notez-le dans votre bloc-notes.
    Vos conclusions et les références proposées, vous aideront à réaliser votre gouache.

    Références artistiques

    • Paul SÉRUSIER, Le talisman, l’Aven au Bois d’Amour, 1888, peinture à l’huile, 27 x 21,5 cm, Musée d’Orsay
    • Vincent VAN GOGH, Le Café de nuit, 1888, huile sur toile, 72 x 92 cm. Le tableau représente l’intérieur du Café de la Gare, sur la place Lamartine d’Arles (quartier de la Cavalerie). La scène, comme l’indique le titre du tableau, se passe la nuit, précisément à minuit et quart d’après l’heure affichée sur l’horloge du fond de la salle. Dans cette grande pièce haute de plafond caractéristique des cafés provençaux du 19e siècle, et éclairés par des lampes à gaz, figurent au centre un billard français et, tout autour, des tables et les chaises. Le tableau est organisé en larges bandes colorées rouges, vertes et jaunes, structures auxquelles se rajoute un cercle composé des tables et des chaises centré sur le billard central. Ce billard, éclairé verticalement, projette une ombre imposante au milieu de la salle. Chose étrange, il s’agit de la seule ombre représentée. Cette œuvre illustre les recherches chromatiques du peintre avec l’emploi de couleurs complémentaires, en particulier ici, le rouge et le vert.
    • Paul SIGNAC, Portrait de Félix Fénéon, Opus 217, 1890, huile sur métal, 74 x 93 cm; MoMA, NY
    • Maurice DE VLAMINCK, La cuisine (Intérieur), 1904, huile sur toile, 55 x46 cm, MNAM, Paris
    Henri MATISSE, La Raie verte, 1905, huile sur toile, 40,5 x 32,5 cm
    • Henri MATISSE, La joie de vivre, 1906, huile sur toile, 174 x 238,1 cm
    • André DERAIN, Trois personnages assis dans l’herbe, 1906, huile sur toile, 38 x 55 cm, MNAM, Paris
    • André DERAIN, L’Estaque, Route tournante, 1906, 129,5 x 195 cm
    • Frantisek KUPKA, La Gamme jaune, 1907, peinture à l’huile sur toile, 79 x 79 cm. Le titre du tableau renvoie à la théorie de la couleur d’Eugène Chevreul et, précisément, à la planche « gamme chromatique orangé jaune » de son ouvrage : Des couleurs et de leurs applications aux arts industriels, à l’aide des cercles chromatiques (1864). Soucieux de créer des peintures « synchromes », fondées sur une base scientifique garante d’effets psychologiques, le peintre choisit ici une gamme chaude et saturée de teintes dominantes, presque monochromes, rehaussée par les teintes froides de bleu et de vert qui ponctuent le visage, pour traduire, comme il l’explique dans son livre, La Création dans les arts plastiques (1923), une atmosphère et des états d’âme d’ordre symboliste.
    • Ernst Ludwig KIRCHNER, Maisons à Dresde, 1909, huile sur toile, 56 x 90 cm
    • Vassily KANDINSKY, Composition V, 1913, peinture à l’huile, 200 x 300 cm
    • Robert DELAUNAY, Joie de vivre, 1930, huile sur toile, 200 x 228 cm, MNAM, Paris
    • Friedensreich HUNDERTWASSER, Le Grand Chemin, 1955, 162 x 160 cm. Le peintre a utilisé dans ses peintures des couleurs complémentaires pour donner une plus grande luminosité à ses images. Dans Le Grand Chemin dominent les couleurs rouge, bleu et vert qui forment une spirale. Pour Hundertwasser, cette forme symbolise la loi de la nature ; le chemin entre la naissance et la mort.
    Josef ALBERS, Study for Homage to the Square: Closing, acrylique sur toile, 40,2 x 40,2 cm,
    Solomon R. Guggenheim Museum, New York
    • Josef ALBERS, Interaction of Color, publication, 1963
    • Victor VASARELY, Majus, 1967-1968, acrylique sur toile, 200 x 200 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Coup de main

    Coup de main

    Photographiez un personnage en dessin – que vous aurez dessiné au crayon – qui interagit d’une certaine façon avec votre main réelle.

    #interaction #miseenscene

    Inventez une histoire où le personnage dessiné sur la feuille va jouer un rôle en réponse à l’action de votre main. Anticipez la présence de la main lors de la composition du dessin de manière à ce qu’elle s’insère parfaitement dans la scène crayonnée au moment de la photo.
    Une fois votre dessin terminé, prenez une photographie en prenant soin à la netteté et au cadrage de celle-ci. Si besoin demandez à quelqu’un de vous aider pour la prendre.

    MANIK et RATAN, Les aventures de Drogo

    Les dessinateurs MANIK & RATAN (@maniknrata) ont créé une série de personnages illustrés qui interagissent avec les objets du quotidien. (Drogo en bandeau)

    • Main négative, peinture pariétale, Paléolithique supérieur, grotte de Pech Merle, Cabrerets, Lot, France
    • MICHEL-ANGE, La Création d’Adam, 1508-1512, fresque, plafond de la chapelle Sixtine, Vatican, Rome
    • Charles ADDAMS, Thing (La Chose), The Addams Family, comic, (1938-1960), 1ère série TV (1964-1966), film (1991 et 1993)
    • Giuseppe PENONE, Alpes maritimes. Il poursuivra sa croissance sauf en ce point (Alpi Marittime. Continuerà a crescere tranne che in quel punto), 1968, acier, arbre
    • CÉSAR, Le Pouce, La Défense, France (bronze, 12 m, 18 tonnes, sculpture commandée en 1989, inaugurée en 1994, restaurée en 2015)
    • Gilberto ZORIO, Pugno fosforescente (Poing phosphorescent), 1971, cire phosphorescente, 2 lampes sur pied, minuterie, 170 x 180 x 50 cm. Poing en cire phosphorescente suspendu. Deux spots allumés permettent au phosphore de se charger. Toutes les huit minutes, les spots s’éteignent pendant 12 secondes alors que le poing s’éclaire de sa propre lumière.
    • Ai WEIWEI, Study of Perspective – Tiananmen Square, 1995-2003, photographie, 38,9 x 59 cm. C’est probablement la série polémique la plus connue de l’artiste chinois.  Sous un titre ironique, ce travail est commencé par Ai Weiwei directement sur la place Tian’amen. Sur aucun cliché on ne voit l’artiste ; seulement son bras, adressant un doigt d’honneur à de nombreux bâtiments emblématiques à travers le monde, tous choisis pour leur incarnation du pouvoir ou de la culture. Par ce geste mi-grossier mi-comique, Ai Weiwei dit son rejet des icônes et des valeurs établies.
    • Maurizio CATTELAN, L.O.V.E. (Libertà, Odio, Vendetta, Eternità), 2010, sculpture en marbre de Carrare, 6 tonnes et 4,60 m et 11 m de haut avec le socle : une main ouverte aux doigts coupés, à l’exception du majeur dressé vers la haut, Piazza Affari, face au Palazzo Mezzanotte de la Bourse de Milan, Italie
    • Liu BOLIN, Iron Fist, 2014, haut de 3,60 mètres et pesant 7 tonnes, Grand Palais, Paris
    • Rich McCOR (@paperboyo), Arc-de-Triomphe, Paris, France, 2018, photographie
    Rich McCOR, Empire State Building, NY

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations – la narration visuelle.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Chuteeeee…

    Chuteeeee…

    Dessinez en trois vignettes une histoire de chute.

    #bd #comicstrip

    Votre bande dessinée se compose donc d’une seule bande de 3 vignettes en noir et blanc. Ce format est celui connu sous le nom de comic strip. Centré sur l’humour, le comic strip a pour vocation de faire rire le lecteur en un minimum de cases.

    Quelques questions à se poser pour bien commencer :

    • Où la scène a-t-elle lieu ?
    • Qui sont les personnages ?
    • Dans quel état émotionnel sont-ils ? Que disent-ils ? Aller à l’essentiel.
    • Comment réagissent-ils ? Décrire les différentes interactions.
    • Que va-t-il se passer ? Quelle est la chute de votre histoire ?

    Questionnement autour du rôle du dessin

    Comment raconter une histoire en images ? En quoi le dessin est-il au service de l’histoire ? Dans quelle mesure le cadrage et le point de vue déterminent-ils la lecture de la chute ? Comment le dessin peut-il traduire le mouvement ? Quel rôle le format de la case joue-t-il dans la planche ?

    Comic strips

    • Rudolph DIRKS, The Katzenjammer Kids (Pim Pam Poum), première publication 1897
    • Winsor McCAY, Little Nemo in Slumberland, première publication 1905
    • George HERRIMAN, Krazy Cat, première publication 1913
    • Charles M. SCHULZ, Peanuts (Charlie Brown, Snoopy), première publication 1950
    • Yves GOT et René PÉTILLON, Le Baron noir, première publication 1976
    • André FRANKIN, Idées noires, première publication 1977
    • Jim DAVIS, Gardfield, première publication 1978

    L’application BDnF permet de réaliser des BD, des romans graphiques ou tout autre récit mêlant illustration et texte : https://bdnf.bnf.fr/

    Références artistiques

    • Hans BOL, La Chute d’Icare, 1554-1593, aquarelle sur papier, 13,3 x 20,6 cm, Musée Mayer van den Bergh, Anvers
    • Pieter BRUEGHEL L’Ancien, Paysage avec la chute d’Icare, 1558, huile sur toile montée sur bois, 73,5 x 112 cm, Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
    • Peter Paul RUBENS, La Chute d’Icare, 1636, huile sur bois, 27,4×26,8 cm, Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
    • Carlo SARACENI, La chute d’Icare, 1606-07, huile sur toile, 34×54 cm, Musée de Capodimonte, Naples
    • Jacob Peter GOWI, La chute d’Icare d’après Rubens, 1636, peinture sur toile, 195 x 180 cm
    • Paul-Ambroise SLODTZ, La Chute d’Icare, 1743, marbre, 38 x 64 x 54 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Merry-Joseph BLONDEL, Le Soleil, La Chute d’Icare, 1819-1833, 271 x 210 cm, Louvre, plafond de la Rotonde d’Apollon, Paris
    • Auguste RODIN, L’Illusion, sœur d’Icare, 1894-1896, marbre, 62 x 96 x 51 cm, Musée Rodin, Paris
    • Henri MATISSE, La Chute d’Icare, 1943, papiers gouachés, découpés et collés sur papier, 36 x 26,5 cm
    • Anselm KIEFER, Ikarus – märkischer Sand (Icare – Sable de Brandebourg), 1981, huile, émulsion, vernis, sable et photographie sur toile, 290 x 360 cm
    Carlo SARACENI, La chute d’Icare, 1606-07, huile sur toile, 34×54 cm, Musée de Capodimonte, Naples

    Chute d’Icare
    Pour enfermer le Minotaure, monstre à tête de taureau, le célèbre architecte Dédale construit pour Minos, le roi de Crète le labyrinthe. Mais à cause de ses trahisons répétées, Dédale fut jeté avec son fils Icare dans ce dernier. Pour fuir sa prison, il eut l’idée de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il mit en garde son fils, lui interdisant de s’approcher trop près de la mer, à cause de l’humidité, et du Soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol, oublia l’interdit et prit de plus en plus d’altitude. La chaleur fit fondre la cire jusqu’à ce que ses ailes finissent par le trahir. Il mourut précipité dans la mer qui porte désormais son nom : la mer Icarienne.
    Le mythe d’Icare aborde des thèmes de la transgression dans les relations parents/enfants et, plus généralement, entre nature et culture. L’Humain est confronté à l’effet néfaste que peut avoir un conseil ou une interdiction et son désir de repousser toujours plus loin les frontières de l’exploration et de la connaissance, au risque de soumettre sa condition humaine à une épreuve fatale.
    Source Wikipédia

    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 x 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Parabole_des_aveugles
    • Philippe HALSMAN, Portrait de Harold Lloyd  (acteur de films muets), 1953, photo extraite du « Jump Book », 1959
    • Yves KLEIN, Le Saut dans le vide, 23 octobre 1960,5 rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, Paris, détail en bandeau
    • Andy WARHOL, Suicide (Purple Jumping Man), Death and Disasters series, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 230 x 230 cm
    • Chris BURDEN, Sculpture in Three Parts, 1974, performance réalisée à la galerie Hansen Fuller de San Francisco, il s’assied sur une chaise placée sur un socle, un écriteau indique : « Je serai assis sur cette chaise à partir du 10/09/1974 à 10h30 jusqu’à ce que j’en tombe ». Des photographes se relayent, attendant sa chute. Il tombe au bout de 43 heures, on trace à la craie le contour de son corps, il écrit au centre le mot « Éternellement ». Cette relique reste visible jusqu’à la fin de l’exposition, le 21 septembre. 
    • Philippe RAMETTE, Inversion de pesanteur, 2003, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Bill VIOLA, The Last Angel, 2002, vidéo couleur sur écran plasma mural, son stéréo amplifié, 9 min.
    • Li WEI, Falls to the Car, 2003, C-print sur aluminium, 150 x 150 x 2 cm
    Kerry SKARBAKKA, Stairs, Chicago, 2002, C-print sur aluminium, 91,4 x 76,2 cm
    • Sam TAYLOR-WOOD, Bram Stocker Chair series, 2004, cordes et poulies sont effacées grâce à la retouche numérique. Une autre série Suspended (2004) montre cette fois une suspension dans l’air de son corps, dans le même intérieur.
    • Denis DARZACQ, photographies extraites de la série, La Chute, 2004-2006, réalisées en collaboration avec des danseurs de breakdance.
    • Gilbert GARCIN, L’espace et le temps, 2006, ses photographies en noir et blanc ne relèvent nullement du numérique mais de petites maquettes, de collages et de photomontages manuelsGilbertPieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 x 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
    • Philippe HALSMAN, Portrait de Harold Lloyd  (acteur de films muets), 1953, photo extraite du « Jump Book », 1959
    • Yves KLEIN, Le Saut dans le vide, 23 octobre 1960,5 rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, Paris (détail en bandeau)
    • https://www.yvesklein.com/fr/
    • Andy WARHOL, Suicide (Purple Jumping Man), Death and Disasters series, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 230 x 230 cm
    • Chris BURDEN, Sculpture in Three Parts, 1974, performance réalisée à la galerie Hansen Fuller de San Francisco, il s’assied sur une chaise placée sur un socle, un écriteau indique : « Je serai assis sur cette chaise à partir du 10/09/1974 à 10h30 jusqu’à ce que j’en tombe ». Des photographes se relayent, attendant sa chute. Il tombe au bout de 43 heures, on trace à la craie le contour de son corps, il écrit au centre le mot « Éternellement ». Cette relique reste visible jusqu’à la fin de l’exposition, le 21 septembre. 
    • Philippe RAMETTE, Inversion de pesanteur, 2003, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Bill VIOLA, The Last Angel, 2002, vidéo couleur sur écran plasma mural, son stéréo amplifié, 9 min.
    • Li WEI, Falls to the Car, 2003, C-print sur aluminium, 150 x 150 x 2 cm
    • Kerry SHARBAKKA, Stairs, Chicago, 2002, C-print sur aluminium, 91,4 x 76,2 cm
    • Sam TAYLOR-WOOD, Bram Stocker Chair series, 2004, cordes et poulies sont effacées grâce à la retouche numérique. Une autre série Suspended (2004) montre cette fois une suspension dans l’air de son corps, dans le même intérieur.
    • Denis DARZACQ, photographies extraites de la série, La Chute, 2004-2006, réalisées en collaboration avec des danseurs de breakdance.
    • Gilbert GARCIN, L’espace et le temps, 2006, ses photographies en noir et blanc ne relèvent nullement du numérique mais de petites maquettes et de collages manuels.
    • Claes OLDENBURG, Shoestring Potatoes Spilling from a Bag, 1966, toile rembourrée de kapok et renforcée avec de la colle, peinture acrylique, 2,74 x 1,32 x 1,01 cm
    • Ai WEIWEI, Dropping a Han-Dynasty Urn, 1995, triptyque, C-prints, 150 x 166 cm chaque.
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Dropped Ice Cream Cone, 2001, aciers, plastique et balsa peints, H : 12,1 m, D : 5,8 m, Centre commercial Neumarkt, Cologne. Un cône monumental de crème glacée semble être tombé sur le bord de la terrasse de l’immeuble et la vanille est en train de fondre sur la façade.
    • Sandro GIORDANO, In Extremis – Bodies with no regret series, depuis 2014, mises en scène photographiques burlesques.
    Sandro GIORDANO, Sugar Free Please, 2019, Rome, photographie de la série « In Extremis »

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique..

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    The Invader from Hell, The Batman Family, 1975, scénario : Elliot S. Maggin, dessin : Jerry Robinson, Mike Grell, Sheldon Moldoff
  • Remake

    Remake

    Remakes*, réappropriations, remix, répliques, samples ou réassorts…
    L’ampleur du champ lexical qui renvoie à ces pratiques multiples témoigne d’une mutation profonde du statut de l’œuvre d’art. La reprise et la popularisation du détournement** semblent devoir précipiter la disparition de la pièce unique – comme la domination des logiciels dans la création contemporaine (Photoshop ou After Effect) entérine la perte de l’aura de l’œuvre d’art.
    Dans les années passées, au lieu d’accumuler toujours plus de représentations d’une réalité sans cesse interrogée, l’artiste retravaille, combine et analyse les matériaux accumulés, voire reproduit les œuvres antérieures dans une attitude caractéristique d’un certain postmodernisme.
    *Remake : n.m. (mot anglais), nouvelle version d’un film, d’une œuvre littéraire, théâtrale, etc.
    Genre cinématographique, le remake apparaît, depuis les années 90, dans l’art contemporain, essentiellement dans la vidéo, témoignant ainsi de la place grandissante du cinéma dans les arts plastiques.
    **Détournement : démarche artistique, liée à l’art moderne et contemporain, qui consiste à réutiliser les images, objets et textes préexistants au profit d’une nouvelle œuvre.

    Proposez une version photographique d’une peinture classique en vous mettant en scène rejouant l’action du tableau. Votre prestation suppose une étude préalable de l’œuvre, mais également l’écriture d’un court script, voire le dessin de quelques croquis pour une meilleure prise en compte de la prise de vue de l’action.
    La mise en scène et la photographie devront se faire à votre domicile lors du confinement.

    #ContinuitePedagogique #tussenkunstenquarantaine #gettymuseumchallenge

    En quoi refaire, rejouer, réinterpréter interrogent-ils notre relation au réel ? De quelle manière évoquer l’œuvre ? Comment mettez-vous en scène cette action ou performance ? Jusqu’à quel point utilisez-vous l’infographie (: retouche d’image sur ordinateur) pour accentuer l’idée retenue ?

    Musées en ligne

    Références possibles

    • Cindy SHERMAN, Untitled film stills (images de plateau sans titre), 1977-1980, photographies en noir et blanc
    • Joel-Peter WITKIN, Las Meninas, self-portrait, 1987, photographie en noir et blanc, 66 x 66 cm
    • Yasumasa MORIMURA, Mona Lisa in its origin, 1988, impression couleur d’un photomontage numérique, 290 x 200 cm, Galeria Luhring Augustine, New-York
    • Cindy SHERMAN, History Portraits, Untitled, 1989, photographie couleur, 136 x 102 cm, Metro Pictures, New-York
    • Douglas GORDON, 24 Hour Psycho, 1993, vidéo
    • Pierre JOSEPH, Little Democraty, 1997, 20 sérigraphies en quadrichromie (: 20 personnages vivants à réactiver : Plongeur ; Cow-boy ; Superman ; La Fée ; Moine ; Paintballer ; Policier ; Guerrier médiéval ; Lépreuse ; Convalescent ; Oogie ; Pilote auto ; Motard ; Catwoman ; Toréador ; Virginie ; Répliquante ; Sorcière & Voleurs de couleurs ; Cupidon ; Blanche-Neige)
    • Gérard RANCINAN, Raft of Illusions (Le Radeau des illusions), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
    • Gérard RANCINAN, Freedom Unveiled (La Liberté dévoilée), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
    • Gérard RANCINAN, Métamorphosis IV, Big Supper (La Cène), Los Angeles, septembre 2008, photo couleur, impression argentique montée sur plexiglas dans un cadre, 180 x 300cm
      https://vimeo.com/76121996
    • Gérard RANCINAN, Before the Birth of Venus, 2017, photographie de la série Jadis et Naguère, détail en bandeau
    • Gilles BARBIER, L’Hospice, 2002, installation
    • Robert WILSON, Portrait de Lady Gaga en Mademoiselle Rivière, 2013, vidéo-portrait (images animées aux mouvements imperceptibles) projeté au Louvre sur écran plasma, exposition « Le Louvre invite Robert Wilson – Living Rooms », novembre 2013 – février 2014, Musée du Louvre, Paris
    • PIERRE & GILLES, Le Désespéré, 2013, modèle Olivier Theyskens, photographie peinte à la main, 100 cm, Galerie Daniel Templon, Paris
    Gérard RANCINAN, Hommage à Hopper, 2013, photographie de la série All look-alikes
    Edward Hopper, Nighthawks, 1942, huile sur toile, 84,1 x 152,4 cm, Art Institute of Chicago

    Pablo MUÑOZ GOMEZ s’est inspiré de Summer Evening (1947) pour en tirer un court métrage de fiction : le couple immortalisé par Edward HOPPER panique alors que la lumière de la véranda est sur le point de s’éteindre.

    À propos du re-enactment

    Le re-enactment est un jeu de rôle grandeur nature, dans lequel les participants recréent une période historique donnée ou plus particulièrement un événement passé. Le re-enactment met en scène la plupart du temps des batailles et faits d’armes. La base historique est cependant interprétée par les re-enactors qui n’hésitent pas à inventer des saynètes plausibles et à broder autour de leurs connaissances. Nous ne sommes pas en présence de ce qui pourrait s’apparenter à un spectacle.
    Le phénomène tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, dans son acception moderne, débute avec les commémorations en 1960 du centenaire de la Guerre civile américaine (1860-1865) aux États-Unis. On pourrait cependant remonter les origines du re-enactment jusqu’au temps de l’Empire romain. Les Romains reconstituaient en effet des batailles navales fameuses dans le Colisée, appelées Naumachiae, en inondant celui-ci.


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
      Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine