Catégorie : Mon cahier de sixième

  • Griffonnez, biffez, grattez, […]

    Griffonnez, biffez, grattez, […]

    Griffonnez, biffez, grattez, […], agissez sur la photographie publicitaire à votre disposition pour lui offrir un nouveau sens.

    En quoi le geste et l’instrument sur une image pré existante modifient-ils son statut ? Références artistiques possibles :

    • Arnulf RAINER, Müde Posern (Pose fatiguée), 1973, lavis d’encre de Chine, crayon gras et encre de couleur sur épreuve gélatino-argentique, 47,2×59,5 cm.
      En 1955, Arnulf Rainer recouvre un autoportrait de peinture et l’intitule Représentation de l’artiste par lui-même en tant que mort. En 1973, dans Müde Pose, c’est une photographie de lui-même, dénudé et languissant à terre, qu’il voile littéralement d’un lavis d’encre, dont le dessin évoque une couronne d’épines – allusion à l’iconographie d’une Déposition christique. Le processus du recouvrement, désormais déterminant dans l’œuvre de Rainer – au cours de ces années 1970, les peintures et dessins sur photographies vont y prendre une place prépondérante. Extraits du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008
    • Lucas SAMARAS, Self-portrait, Photo-Transformation, Polaroid SX-70 print, 1973, Getty Museum
    • Daniele BUETTI, Untitled from Goodfellows/ Looking For Love, 1996-1998, C-print on aluminium


    Daniele BUETTI, Untitled from Goodfellows, 1996


    Questionnement :

    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument.

    Compétences travaillées :

    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Emoji

    Emoji

    Emoji (japonais : 絵文字 ou えもじ, prononcé [emodʑi]) est le terme japonais pour désigner les émoticônes utilisées dans les messages électroniques et les pages web japonaises, qui se répandent maintenant dans le monde entier. Signifiant à l’origine pictogramme, le mot emoji signifie littéralement image (e) + lettre (moji).
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Emoji

    Créés dès 1998 (par Shigetaka Kurita) mais popularisés par l’iPhone en 211, puis par les smartphones Android en 2013, les emojis peuplent la moitié de nos échanges numériques. Leur usage exponentiel et leur champ d’expérimentation unique en temps réel fascinent les linguistes. « Ils constituent un type particulier de signes écrits, assez similaires aux idéogrammes, mais dans un contexte différent et un registre circonscrit : ce n’est donc pas un retour en arrière, estime Philippa Steele (contextes et relations entre les premiers systèmes d’écriture). Ils appartiennent désormais à l’écriture informelle, qu’ils enrichissent. »

    Termes proches : émoticône, smiley, icône, symbole, pictogramme


    Policiers avec des ailes et des visages souriants suspendus dans l’exposition Turf War du street artiste Banksy, quartier East End de Londres

    L’ukrainienne Nastya Nudnik dans ses récentes séries sobrement regroupées sous le nom d’emoji-nation, revisite de grands classiques de l’art (ci-dessus : Summer Evening d’Edward Hopper, 1947) en y intégrant les codes des réseaux sociaux, et par conséquent des émoticônes.

  • Incroyable panneau !

    Incroyable panneau !

    Réalisez un panneau de signalisation détourné de sa fonction première proposant un clin d’œil au monde des arts tel nous l’avons découvert, par exemple, avec l’œuvre de Clet Abraham ou de Ryan McGinness.

    Clet Abraham n’est pas à proprement parler un street artist, mais il a depuis peu ressenti le besoin d’une expression artistique développée au sein de la vie quotidienne. Son intérêt se porte actuellement sur la réalisation d’interventions urbaines (Street art). Il a collé dans de nombreuses villes des stickers sur des panneaux signalétiques, tout en respectant leur lisibilité. Ses interventions suscitent de nombreuses questions pour leur contenu parfois provocateur.
    Voici comment l’auteur motive le sens de ses interventions : « Nous sommes toujours plus envahis par la signalétique ; l’espace urbain délivre quantité de messages basilaires et unilatéraux, certes utiles, mais pour le moins bêtifiants. Je voudrais, en revanche, qu’à l’unilatéralité du message soit substituée l’idée de réversibilité qu’un sens nouveau s’ajoute au premier, orientant d’autres niveaux de lecture ».
    Source Wikipédia

    Sign No. 23 de l’artiste américain Ryan McGinness (en collaboration avec le New York City Department of Transportation).
    Chaque panneau est accompagné d’une description à la fois poétique et décalée.

  • L’Égide

    L’Égide

    « Bien plus, il a levé un coin de son masque, cette égide dont elle se couvre et qui la rend si forte. »
    Alexandre Dumas, les Trois Mousquetaires

    Imaginez puis modélisez l’égide indispensable à votre héros.

    • Choisissez la fonction, les pouvoirs, la forme, les couleurs et les dimensions de cet objet en tenant compte des caractéristiques de votre personnage.
    • Dessinez-le avant de le modéliser avec SketchUp.

    Dans la mythologie grecque, l’égide (en grec ancien αἰγίς / aigís) est une arme merveilleuse détenue par Zeus, offensive autant que défensive, symbole de la puissance souveraine. L’égide est restée, dans l’Antiquité, le symbole de l’invulnérabilité garantie par la protection des dieux. Les empereurs romains sont ainsi souvent représentés avec une amulette placée sur la poitrine, miniature du bouclier orné de la tête de Méduse.
    De nos jours, dans le langage courant, l’égide désigne un soutien, une protection voire un rempart : « Ma fierté est une trompeuse égide, je suis sans défense contre la douleur. » Honoré de Balzac, Béatrix
    En histoire de l’art, l’égide est un emblème composé de la tête et du collier d’une divinité, très courant en Égypte antique.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d’objets_légendaires_et_sacrés


    *Photographie mise en avant : Athéna portant l’égide frangée de serpents, hydrie attique à figures noires, v. 540 av. J.-C., Cabinet des médailles de la BNF.

  • Foto

    Foto

    À partir d’un objet simple, vous réaliserez un travail photographique (plusieurs prises de vue) questionnant la notion de la tridimensionnalité de l’objet :

    • Vous choisirez un objet (qui vous semble intéressant plastiquement). Il doit être disponible dans la salle d’arts plastiques, dans la réserve.
    • Vous chercherez alors à montrer sa complexité tridimensionnelle par un travail photographique.
    • Vous présenterez votre travail sous la forme de votre choix : un assemblage photographique ou un collage, un polyptyque. Le rendu du travail sera photographique (attention à la lumière, au cadrage, au fond, à la mise au point).

    Objectifs : Se familiariser avec les techniques photographiques (cadrage, lumière, profondeur de champ…). Chercher à transfigurer un sujet (un objet) par le biais de la photographie.

    Références possibles :
    Walker Evans, Cisaille à taule, $1.85, photographie extraite de la série Beautés des outils ordinaires publiée dans Fortune en juillet 1955
    Bernd et Hilla Becher, Coal Bunkers, 1974
    Patrick Tosani, mises en scène d’objets photographiés, Talons, 1987, Cuillères, 1988, Prises d’air, 2010
    David Hockney, A Chair, Jardin du Luxembourg, Paris, 10 août 1985, photocollage, 1985
    Pierre-Jérôme Jehel, Hyper-Crayons, 1991
    Pascal Kern, Sculpture, triptyque, 1992

    Définitions :

    • Polyptyque : Ensemble de panneaux peints, sculptés en bas-relief, photographiques, etc. reliés entre eux ou présentés ensemble.
    • Triptyque : Ensemble de 3 panneaux.
    • Diptyque : Ensemble de 2 panneaux.
    • Collage : Procédé consistant à fixer sur un support des fragments de matériaux, hétérogènes ou non, en particulier des papiers découpés. Une de ses pratiques insiste sur le rapprochement, la juxtaposition des images.
    • Assemblage : Équivalent tridimensionnel du collage. Œuvre constituée d’éléments initialement distincts, souvent de natures différentes, rendus solidaires.


    Patrick Tosani, Prise d’air I, 153×123 cm, photographie couleur c-print, 2010

  • Beach Animals, The Strandbeest, Theo Jansen

    Beach Animals, The Strandbeest, Theo Jansen

    Strandbeest, Beach Animals, sont des créations de l’artiste néerlandais Theo Jansen. Dans cette vidéo, il est montré un « Strandbeest » construit à partir d’un kit. Ces sculptures dynamiques sont exclusivement alimentées par l’énergie du vent.

  • Machine volante

    Machine volante

    Réalisez une machine volante imaginaire et poétique.
    Votre machine sera dessinée avec le plus d’informations possible (croquis détaillés) avant d’être construite sous forme d’une maquette.
    N’oubliez pas d’établir une liste de matériaux à apporter :

    • des matériaux légers, solides, transparents,
    • des matériaux naturels, artificiels,
    • des liens pour réaliser des assemblages (ficelle, fil de fer, vis, etc.).

    Références possibles :

    • Étude sur les plans d’une machine volante, Léonard de Vinci, dessin à la plume, 1485
    • Cyclograveur, Jean Tinguely, machine à dessiner, 1960
    • Aeromodeller (Zeppelin), Panamarenko, 1971
    • Back Umbilly IV, Panamarenko, 1984
    • Mercury Zero Summer Glut, Robert Rauschenberg, assemblage, 1987
    • Animaris Currens Ventosa, Theo Jansen, 1993
    • The Flying Steamroller, Chris Burden, 1991-1996
    • Borrowing Your Enemy’s Arrows, Cai Guo Qiang, 1998
    • Le château dans le ciel, Hayao Miyazaki, dessin animé, 2003


    The Sower, Robert Parkeharrison, photogravure, 2002

  • Trojan

    Trojan

    Un cheval de Troie (Trojan en anglais) est un type de logiciel malveillant invasif et parfois destructeur, souvent confondu avec les virus ou autres vers. Le cheval de Troie est un logiciel en apparence légitime, mais qui contient une malveillance. Le rôle du cheval de Troie est de faire entrer ce programme malveillant sur l’ordinateur et de l’y installer à l’insu de l’utilisateur. Le cheval de Troie n’est rien d’autre que le véhicule, celui qui fait « entrer le loup dans la bergerie ».

    Dans la mythologie grecque, l’épisode du cheval de Troie est un évènement décisif de la guerre de Troie au cours duquel, à l’initiative d’Ulysse, des guerriers grecs réussissent à pénétrer dans Troie, assiégée en vain depuis dix ans, en se cachant dans un grand cheval de bois offert aux Troyens. Cette ruse entraîne la chute de la ville et permet le dénouement de la guerre.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_de_Troie

    À partir de l’image numérique d’un groupe de guerriers grecs (800px) et d’un objet 3D créé dans le logiciel SketchUp : le cheval de Troie, produisez une réponse numérique à la proposition suivante :
    « Au sein de l’objet, il(s) se cache(nt). »

    Le détourage du groupe s’effectue avec le logiciel de retouche d’image The GIMP et la modélisation de l’objet 3D avec Google SketchUp.


    La procession du cheval dans Troie, Giovanni Domenico Tiepolo, huile sur toile, 39×67 cm, 1773, National Gallery (Londres)

    Cheval de Troie par Babis Pangiotidis (http://www.babiscloud.de/)

    Le cheval de Troie, extrait de Troie, film réalisé par Wolfgang Petersen avec Brad Pitt, Eric Bana, Orlando Bloom en 2004

  • Civilisation disparue

    Civilisation disparue

    Dessinez puis réalisez un ensemble d’objets ayant appartenu à une civilisation oubliée.
    Dans un second temps, vous proposerez une mise en scène d’exposition de cette collection.

    Références artistiques :

    • Christian Boltanski : Reconstitution, essai de reconstitution en pâte à modeler le 12/11/70 des pantoufles dont se servait Christian Boltanski entre 1949 et 1951, 1970, tiroir métallique, grillage, pâte à modeler et matériaux divers, 39 x 60 x 13 cm. Musée d’art moderne de Saint-ÉtiennernMétropole.
    • Anne et Patrick Poirier : Colonne, 1984, béton poli, 4 tronçons debout de 10 m de haut et 4 tronçons effondrés. Autoroute Clermont-Ferrand – Saint-Étienne, aire de Suchères.
    • Ciaudio Parmiggiani : Terra, 1989, boule ensevelie dans le jardin du Palais des Beaux-Arts de Lyon, terre cuite, diamètre de 75 cm, MOCA, Lyon.
    • Photographies d’expositions.
    • Exposition 0.10, galerie d’art Dobychina à Saint-Pétersbourg, 1915-1916
    • Cabinet de curiosité, l’appartement d’André Breton
    • Collections d’antiquités romaines au Musée du Louvre
    • 9/11 Memorial Muséum, New York

    Buste de femme : Ariane, début du IIIe siècle av J.C., hauteur 61 cm. Musée du Louvre, Paris.
    Longtemps demeuré dans l’oubli, ce buste féminin trouvé à Faléries, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, a été reconnu récemment comme un chef-d’œuvre de la sculpture étrusque en terre cuite. Créé au début du IIIe siècle av. J.-C., il s’inscrit dans la tradition des sculptures grecques de l’époque classique. La jeune femme, peut-être Ariane, voilée et couronnée de pampres et de feuilles de vigne appartenait sans doute à un groupe cultuel figurant ses noces avec Dionysos.


    Ulysse attaché au mât du navire les sirènes, vase (appelé stamnos) grec (Ve siècle av. J.-C.) à figures rouges de Vulci, hauteur 35,5 cm, British Museum, Londres, Grande-Bretagne

    La mer est représentée par une bande étroite au premier plan au contour ondulé. Ce navire se déplace vers la gauche, six rames sont visibles sur le côté bâbord ; les têtes et les épaules de cinq rameurs barbus sont visibles au-dessus du plat-bord ; les quatrième et cinquième sont assis sur le même banc ; les rameurs des deuxième et cinquième rames ne sont pas représentés.
    Très haut sur le pont arrière se trouve le timonier entre les deux rames directrices, qui travaillent sur les cordages : avec sa main gauche il dirige, son bras droit lui est tendu  et sa bouche ouverte, comme s’il encourageait les rameurs. Il est barbu et a un himation autour de la partie inférieure de son corps. Ce personnage et les deux premiers rameurs sont couronnés, les autres rameurs ont un filet sur les cheveux.

    Sur la poupe, un morceau de draperie décorée avec des croix est suspendu (comme une enseigne). La proue est formée comme le museau d’un sanglier, avec un grand œil de forme archaïque peint en noir. Au-dessus se forment une partie surélevée ou un gaillard fait de longerons croisés, qui atteignent le mât. Près du sommet est la tête de mât, probablement en métal, comme elle est ombragée différemment du reste, avec deux œillets saillants dans lesquels passent les drisses de course. La vergue portant la voile attachée, est hissée au sommet du mât, dans une position oblique par rapport à la quille, et est maintenue en position par deux anneaux. La voile est carguée sur toute sa longueur, les cordes de mâts de charge indiqués par des lignes brunes ici et là sur la voile, sont attachées sur le pont à la portée de l’homme de barre.

    Ulysse, auréolé et barbu, est attaché contre le bas du mât, face à la poupe. Sa tête est renversée en arrière, regardant vers le haut vers les sirènes.

    De chaque côté de la scène, un promontoire rocheux jaillit de la mer, avec une sirène debout sur le dessus. Les sirènes sont représentées comme des oiseaux à tête de femme : les cheveux bouclés tenus par un serre-tête, une seule tresse à côté de l’oreille (parotides), leurs lèvres légèrement entrouvertes , comme lors d’un chant. L’une sur la gauche déploie ses ailes : sur elles il est inscrit ΗΙΜEPΟΠΑ. L’autre sur la droite tient ses ailes repliées. En face d’elle, une troisième sirène se jette du bord de la falaise, et tombe tête baissée, les yeux fermés, comme morte.

    La partie non photographiée du stamnos représente Trois Érotes survolant la mer.