Catégorie : Mon cahier de sixième

  • De cet objet

    De cet objet

    Une paréidolie (aussi écrit pareidolie, du grec ancien para-, « à côté de », et eidôlon, diminutif d’eidos, « apparence, forme ») est une sorte d’illusion qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale.


    D’un ou plusieurs objets banals, faites qu’ils deviennent une créature fantastique et mythologique.

    • Rechercher des informations sur les principales créatures mythologiques (voir les mythologies égyptienne, nordique et grecque).
    • Assembler (coller, lier, agrafer, emboîter, etc.) les objets récoltés en donnant forme à l’ensemble.

    Détournement : procédé artistique qui consiste à s’approprier une œuvre ou un objet et à l’utiliser pour un usage ou une représentation différents de l’usage ou la représentation d’origine.

    Assemblage : procédé artistique qui consiste à assembler différents objets trouvés dans le cadre d’une composition en trois dimensions, exprimant et renouvelant le sens artistique de ces objets.

    Art brut : L’art brut est un terme inventé par le peintre Jean Dubuffet pour désigner les productions de personnes exemptes de culture artistique, œuvrant en dehors des normes esthétiques convenues. Dubuffet entendait par là un art spontané, sans prétention culturelle. Il se caractérise par l’utilisation fréquente de matériaux a priori non artistiques.

    Nouveau réalisme : Le groupe des Nouveaux Réalistes est fondé en 1960 par le peintre Yves Klein et le critique d’art Pierre Restany. Il prend position pour un retour à la réalité, en opposition avec le lyrisme de la peinture abstraite de cette époque, mais sans marquer un retour à la figuration. Les nouveaux réalistes préconisent l’utilisation d’objets prélevés dans la réalité de leur temps, à l’image des ready-made de Marcel Duchamp. Ces conceptions s’incarnent notamment dans un art de l’assemblage et de l’accumulation d’éléments empruntés à la réalité quotidienne.

    Tyrannosaurus Rex / The Monster / Tir Dragon (Study for King Kong), Niki de St Phalle, plâtre, peinture, assemblage d’objets et d’éléments variés, animaux empaillés, matière plastique sur contreplaqué, 198x122x25 cm, printemps 1963

  • André Robillard

    André Robillard


    Portrait d’André Robillard, photographie de Frédéric Lux

    André Robillard vit dans un hôpital psychiatrique depuis soixante-quatorze ans. Jusqu’aux années 60, une existence sous tutelle, recluse, sans guère de visites ni de sorties. Puis il se met à bricoler de drôles de fusils à l’aide de matériaux récupérés sur les décharges, avec des chargeurs faits de tapettes à rat ou de boîtes de sardines, des canons en béquille orthopédique ou en tuyau de plomberie. Tout est assemblé avec des clous et du scotch marron, puis multicolore lorsqu’il découvre la formidable palette des rubans adhésifs pour électriciens.
    Ces irrésistibles fusils l’ont d’abord fait connaître du petit cercle de l’art brut. André Robillard en est un représentant historique, le dernier créateur vivant à avoir été adoubé par Dubuffet lui-même, son théoricien, qui possédait nombre de ses pièces dans sa collection, donnée dans les années 70 à la Ville de Lausanne pour constituer la Collection de l’Art brut.

    Source : telerama.fr

  • Tablette graphique

    Tablette graphique

    Une tablette graphique est un périphérique d’entrée qui permet de pour tracer à la main (graphisme, schéma, dessin, écriture manuscrite…) d’une manière analogue au travail effectué sur des surfaces réelles avec des outils réels. Elle est utilisée en priorité par l’infographiste en association avec un logiciel de retouche d’image, de vectorisation, d’illustration, de 3D ou de dessin technique.
    Cet outil est composé d’une surface plane et d’un ou plusieurs stylets ; son fonctionnement opère en repérant le positionnement et les mouvements du stylet spécifique sur la surface sensible à la pression du stylet et parfois à son inclinaison. Ce sont ces informations qui permettent, avec des logiciels dédiés, de produire des effets proches des outils classiques (épaisseur du trait, densité de la couleur, etc.) avec pour l’utilisateur une sensation plus « naturelle » qu’une réalisation avec la souris.
    Une tablette graphique est en général commercialisée avec d’une part un logiciel de pilotage de la tablette, permettant a minima de l’utiliser avec tout logiciel comme alternative à la souris, et d’autre part avec un logiciel de dessin d’art (ex : ArtRage).

    Pour les uns et les autres, la tablette graphique permet de mettre à disposition sous une forme virtuelle des outils graphiques variés et d’obtenir un résultat valorisant. Les accidents dus à la manipulation des outils et des produits (encres, peinture), les maladresses gestuelles sont évitables ou corrigibles par des dispositifs logiciels (recours à l’annulation des dernières opérations, emploi de calques, de la fonction zoom).
    La réussite avec un résultat final satisfaisant est ainsi plus probablement atteinte qu’avec des supports et outils classiques, avec une forme s’en approchant une fois le travail imprimé.

  • Razzle Dazzle

    Razzle Dazzle

    Camouflage disruptif, aussi connu sous le nom de Razzle Dazzle aux États-Unis (Dazzle signifiant « embrouiller » en anglais), était une technique de camouflage destinée à protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. Attribué à l’artiste Norman Wilkinson, ce camouflage repose sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, afin de briser la silhouette du navire.

    Par différents moyens plastiques, faites que l’objet que vous avez apporté devienne l’élément le moins voyant sur la photographie que vous réaliserez.

    Références artistiques :
    Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, Alain Jacquet, photographie, 1964
    Camouflage, Andy Warhol, sérigraphies, 1986
    Hiding in the City, Liu Bolin, photographies, 2005
    Blanche Neige Inventaire 131, Bernard Pras, installation et photographie, 2012

  • Donner à voir le son d’un objet

    Donner à voir le son d’un objet

    John Cage* propose à son public d’écouter non plus des notes, mais des bruits. Ces bruits donnent à entendre les matériaux et la forme des objets qui les produisent, soulignant en quelque sorte leurs propriétés plastiques. Séduit par la formule d’Oskar Fischinger qui lui parle du son comme de « l’âme d’un objet », il décide de donner à « voir les sons ». En 1938, préparant ses pianos sur l’exemple de son professeur Henry Cowell, il insère entre les cordes dés à coudre, gommes, pièces de métal, morceaux de tissus et diverses catégories d’objets choisis pour leurs propriétés plastiques. Au terme d’un travail d’installation qui peut durer plus de deux heures, il transforme ainsi l’instrument à produire des hauteurs de notes en un instrument à produire des variations de timbres. Changé en une batterie incontrôlable, le piano préparé fait appel à un mode d’écoute qui n’était alors envisagé que dans le domaine des instruments à percussion. John Cage amène l’auditeur à porter son attention « à la surface » du son, quand la valeur d’une composition était jugée à sa profondeur.
    (source centrepompidou.fr)

    * John Cage : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Cage

    Proposer une vidéo de quelques secondes « donnant à voir le son de l’objet » que vous aurez choisi. Vous aurez au préalable réfléchi aux faits observables qui créent le son, le bruit.
    Exemples : vibration, tressautement, battement, tremblement, choc, tintement, frottement, grattement, craquement, etc.

    Applications pour la vidéo sur smartphone ou tablette : Appareil photo, Vine, Instagram, Snapchat, 8mm, iMovie (iOS).

    Envisagez avec vos parents un service de stockage en ligne**, pour partager le lien de la vidéo. À défaut d’ENT, ce service pourra par la suite vous être utile pour tous vos travaux numériques.

    **Le stockage en ligne de ses données permet d’y accéder depuis n’importe quel ordinateur, smartphone ou tablette. De plus, si votre disque dur tombe en panne, vous pouvez récupérer les données que vous avez envoyées sur cet espace de stockage à distance. Plusieurs sociétés du web offrent gratuitement ce service dans leur offre basique : Dropbox (dropbox.com), Box (box.com), iCloud (Apple), Drive (Google), One Drive (Microsoft).

  • Fat Car

    Fat Car


    Fat Car, Porsche, 2005

    Sculpteur tout autant qu’inventeur de situations ou créateur d’images, Erwin Wurm avec Fat Car transpose ainsi une spécificité humaine à l’objet, le fait de pouvoir grossir. Ce travail joue avec l’expression, qui veut que grosse voiture signifie voiture bourgeoise. En renversant le monde des objets et des humains, c’est la question de la société de consommation dans laquelle nous vivons qui est posée, et sur tout ce dont l’être humain peut s’entourer. Des kilos en trop ou des objets.

    La Fat Car — voiture autrefois profilée et aérodynamique est devenue obèse et boursouflée. La corpulence de l’objet le rend inutile et inadéquat, le transforme en sujet de curiosité et, paradoxalement, semble la rendre plus humaine. À l’inverse des transformations du corps qui tendent à le transformer en objet sculptural, la Fat Car s’humanise par sa déformation qui semble laisser voir ses faiblesses. Erwin Wurm atteint son but : inverser les codes de représentation, révéler nos contradictions, nous prouver que l’absurde est au coin de la rue, tout proche du rationnel et qu’il ne tient qu’à nous de choisir.

  • Portrait d’objet

    Portrait d’objet

    Sans intervenir ou presque sur un objet usuel mis à votre disposition et librement choisi, réalisez son portrait photographique.

    Verbalisation :
    Qu’est-ce qui montre que votre réalisation est bien un portrait d’objet ?
    En quoi la matérialité d’un objet peut-elle être source de questionnement ?
    En quoi la matérialité d’un objet permet-elle à celui-ci de questionner son statut ?

    Vocabulaire prévisible : détournement, analogie (forme, matière), aspect tactile et visuel, ressemblance, vraisemblance, réalisme, portrait, expression, changement de fonction, forme, contour, relief, point de vue, disposition, mise en scène, cadrage.

    Pistes à ne pas écarter pour regarder l’objet autrement :

    • Invitez-nous à voir ce que l’on ne voit pas habituellement.
    • Dépassez la représentation que l’on a de l’objet, de sa fonction, et le regarder pour sa forme, sa matière, sa couleur, sa beauté…
    • Votre objet quotidien et banal se métamorphose.
    • Vous transfigurez votre objet grâce à une œuvre artistique.
    (Source : site disciplinaire de l’académie de Grenoble)

    Carte heuristique :


    Photographie de Pierre


    Photographie d’Emma, Maëva, Marine et Jade


    *Photographie mise en avant : Objets d’Alexandra Dillon

  • Autoportrait à l’objet

    Autoportrait à l’objet

    Dans les autoportraits où les artistes se représentent avec les outils du métier (tableau, chevalet, palette, pinceau, appareil photographique, etc.) sera longtemps une tradition iconographique. C’est l’occasion de s’inscrire dans le cercle des arts. L’outil ou l’objet est le moyen d’indiquer un désir, une réalité ou un fantasme durables.

    Se représenter avec un objet sera l’occasion, pour vous, de porter une réflexion, non pas sur votre représentation mais sur votre évocation, de trouver un objet transitionnel, un attribut, un objet qui vous « re-présente ».


    Détail, Les Ménines, Diego Velásquez, huile sur toile, 318×276 cm, 1656, Musée du Prado, dans le palais du roi Philippe VI, Madrid


    Le noyé (Autoportrait), Hippolyte Bayard, photographie (dispositif direct), 1840


    Détail, L’Atelier du peintre, Gustave Courbet, huile sur toile, 361×598 cm, 1855, Musée d’Orsay


    Self-Portrait with Camera, Man Ray, photographie solarisée, 1932


    Triple autoportrait, Norman Rockwell, huile sur toile, 113,5×87,5 cm, couverture du Saturday Evening Post du 13 février 1960


    Self-Portrait, Andy Warhol, peinture et sérigraphie sur toile, 82×102 cm, 1964


    Color Safe, Daniel Firman, plâtre, acier et divers objets, 2003

  • Naïades

    Naïades

    Dans la mythologie grecque, les naïades étaient des nymphes aquatiques qui vivent dans les eaux douces, en particulier les rivières, les sources, les fontaines, etc. Elles étaient l’objet d’un culte particulier. Elles passaient pour les filles de Zeus, des dieux fleuves ou de l’Océan (c’est pourquoi elles sont les sœurs des Néphélées), et sont parfois comptées au nombre des prêtresses de Dionysos. Quelques auteurs en font les mères des satyres et des silènes.
    Des chèvres et des agneaux, avec des libations de vin, de miel et d’huile sont offerts en sacrifice ; plus souvent, du lait, des fruits et des fleurs étaient déposés sur leurs autels. Elles étaient des divinités champêtres, leur culte ne s’étendait pas aux villes.
    Elles sont peintes jeunes, jolies, habituellement les jambes et les bras nus, appuyées sur une urne qui verse de l’eau, ou tenant à la main un coquillage et des perles dont l’éclat relève la simplicité de leur parure ; une couronne de roseau orne leur chevelure argentée qui flotte sur leurs épaules. Elles sont également couronnées, parfois, de plantes aquatiques.
    (source Wikipédia)


    Photographe inconnu


    *Vue de la Piscine, Roubaix