Catégorie : Mon cahier de quatrième

  • How would have been ?

    How would have been ?

    Puisant son inspiration dans la peinture des maîtres anciens du XIVe au XVIIe siècle, Romina Ressia compose ses photographies comme un peintre construit son tableau. À travers l’étude précise des compositions et des décors, elle s’approprie les codes de représentation d’autrefois. Elle s’en distingue néanmoins par une approche extrêmement contemporaine et personnelle en intégrant dans ses photographies des éléments de mise en scène issus du quotidien qui en troublent ostensiblement la lecture. Considérant la photographie comme un moyen d’expression à part entière, l’artiste fait naître des questionnements d’ordre social et comportemental en conjuguant le passé et le présent de manière surprenante et créative.


    Eyeglasses, Romina Ressia, photographie

  • Un paysage n’est pas qu’un objet visuel

    Un paysage n’est pas qu’un objet visuel


    La Pie, Claude Monne, Musée d’Orsay

    « Novembre est un beau mois. Mais il faut aimer le gris. Et l’œil en saisir la lumière. »
    Gilles Vigneault, extrait de La Petite Heure

    Termes utilisés lors de la verbalisation : valeur, ton, contraste, nuance, sfumato, perspective atmosphérique.

    Références artistiques :
    Paysage d’hiver, Pieter Brueghel l’Ancien, 1565, Musée des Beaux-Arts, Anvers
    Nuit de neige à Kambara (estampe de la série des Cinquante-trois Stations du Tōkaidō), Utagawa Hiroshige, 25,6×38,3 cm, nishiki-e, 1833
    La Charrette. Route sous la neige à Honfleur, Claude Monet, huile sur toile, 92,5×65 cm, vers 1867, Musée d’Orsay, Paris
    La campagne recouverte de neige donne à Monet l’occasion d’étudier les variations de la lumière et de jouer sur les nuances. Souhaitant rénover la représentation du paysage, l’artiste utilise un nombre limité de teintes. Source https://www.musee-orsay.fr/
    La Pie, Claude Monet, huile sur toile, 130×89 cm, région d’Étretat, 1868, Musée d’Orsay, Paris
    Paysage d’hiver (La Gorge aux loups, forêt de Fontainebleau), Gustave Courbet, huile sur toile, 60×73 cm, 1870, Collection privée, François Bertin/ Granvaux/ Prolitteris
    La Place du Chenil à Marly, effet de neige, Alfred Sisley, huile sur toile,  61,5×50 cm, 1876, Musée des Beaux-Arts de Rouen

    Le mot « paysage » naît en Hollande et en Italie au 16e siècle, au moment où s’invente la pensée de l’étendue, de la perspective. La peinture hollandaise réduit alors la place réservée au premier plan des personnages ; l’arrière-plan des paysages se déploie et vient occuper l’essentiel du tableau (ce qui en Chine a eu lieu mille ans plus tôt).

    À partir du 19e siècle, la peinture de paysage s’affirme comme un genre à part entière et comme lieu de recherche déterminant, avec Constable, Courbet, Turner, Van Gogh, Seurat et d’autres. Néanmoins, Baudelaire, dans son Salon de 1859 (: Lettres à M. Le Directeur de la Revue française), considère encore le paysage en tant que tel, c’est-à-dire étendue de visible, extérieure au sujet qui regarde, comme un « genre inférieur ».

    Vers la fin du 19e siècle, malgré des réticences critiques, le paysage s’affranchit de la subordination à la figure et devient un thème de prédilection des recherches sur la couleur, la lumière, l’espace. Les impressionnistes en font leur sujet préféré, Cézanne s’y mesure à plusieurs reprises affirmant, dans les différentes versions de La Montagne Sainte-Victoire par exemple, la nature dans sa variété ainsi que les principes de structuration et de géométrisation propres à sa peinture.

    Depuis, la représentation de l’espace n’a pas cessé de nourrir la peinture. Diffracté (Cubisme), réduit à ses lignes de force ou à la couleur pure (Abstraction), ouvert à l’infini ou se portant vers l’intérieur, cet espace représenté, s’adressant principalement à la vue, laisse la place, dans la deuxième moitié du 20e siècle, à l’espace présenté sous forme d’installations qui investissent l’espace vital du spectateur, sollicitant plusieurs de ses sens. Mettant en jeu sa relation à l’environnement, l’œuvre d’art se mesure aussi au lieu où elle s’expose, qu’il soit naturel ou muséal, comme le signifie l’expression in situ.

  • Salle 213

    Salle 213

    Faites comprendre l’espace où vous êtes en une seule réalisation et donnez un maximum d’informations.


    La Sainte-Victoire vue de Bellevue, 1882-85 (Metropolitan Museum of Art, New York)

    Trouver les volumes !
    Ce grand dessein, c’est avec une technique personnelle que Paul Cézanne veut le réaliser. Cette technique veut résoudre le problème de la peinture sans recourir au moyen du dessin-ligne, ni à celui du clair-obscur. Cézanne a voulu, par les couleurs vives, conjuguer les problèmes du dessin et du modelé, rejoignant ainsi le vieux peintre de Le Chef-d’œuvre inconnu de Balzac qui s’écriait : « Le dessin n’existe pas ! », voulant dire par là que dans une œuvre de peinture tout doit être exprimé, dessin et valeurs, par la seule modulation de la couleur.
    Cette tendance s’affirme vers 1880 : citons Le Pont à Maincy (1879), L’Estaque, les autoportraits ou les natures mortes du musée d’Orsay, celles du musée de l’Ermitage ou de Philadelphie, La Montagne Sainte-Victoire vue de Bellevue (Metropolitan Museum), La Plaine au pied de la montagne Sainte-Victoire et Les Bords de la Marne (musée Pouchkine).
    (Source Wikipédia)


    Place Furstenberg, Paris 7,8 et 9 Août 1985, David Hockney, collage photographique, 88,9×80 cm


    Pearblossom Highway, 11-18th April 1986, David Hockney, collage photographie, 198×282 cm

    David Hockney né le 9 Juillet 1937, est un peintre, dessinateur, graveur, scénographe et photographe anglais. Il a contribué à une part importante au mouvement Pop art des années 1960 et est considéré comme l’un des artistes britanniques les plus influents du XXe siècle.
    David Hockney a travaillé avec la photographie, ou, plus précisément, le photocollage. C’est-à-dire qu’il a utilisé un grand nombre de photographies d’un même et seul sujet, puis les a organisés (comme un patchwork), afin de réaliser une image composite multifocale. Un des tout premiers photocollages fut celui de sa mère. D’autres travaux inclurent des morceaux de paysage tels que Pearblossom Highway ainsi que d’autres portraits comme Kasmin, 1982 et Ma Mère Bolton Abbey, 1982.rnCes œuvres ont apparu dans sa démarche pour la plupart entre 1970 et 1986 et ont poussé Hockney à se comparer à un « joiner » (: menuisier). Hockney avait remarqué dans les années soixante que les photographes utilisaient des objectifs de type grand-angle pour prendre leurs photos, il n’aimait pas ces photos parce qu’elles sont toujours quelque peu déformées. Mais après avoir découvert le style « joiner », il a commencé à travailler de plus en plus avec la photographie et même a arrêté la peinture un temps pour poursuivre exclusivement ce travail photographique. Hockney a créé de nombreuses images bien connues et reconnues comme Pearblossom Highway et Mère dans les années 1980.

  • Dynamisme d’une automobile

    Dynamisme d’une automobile

    Ce tableau fait écho aux principes énoncés dans le Manifeste technique de la peinture futuriste de 1910 :  « Nous déclarons […#] qu’il faut balayer tous les sujets déjà usés, pour exprimer notre tourbillonnante vie d’acier, d’orgueil, de fièvre et de vitesse. »

    À travers l’automobile, c’est le thème de la vitesse qui est traité et, particulièrement chez Russolo, ses résonances optiques et sonores. La représentation de la machine est remplacée par celle de la vitesse : sa silhouette, soulignée par un contre-jour bleu soutenu, est à peine visible, morcelée dans l’espace qu’elle dynamise tout entier. Couleurs en fusion, bâtiments basculés en arrière, chaussées aspirées dans son sillage synthétisent les perceptions visuelles accélérées que l’automobiliste expérimente. La succession d’angles aigus, sur l’axe médian de la toile, ordonne toute la surface picturale. Elle traduit, par son rythme même, l’accélération puissante du moteur (les angles se rapprochent dans la partie gauche), comme sa vibration sonore qui s’étend à l’espace tout autour. Les couleurs primaires soutenues et accentuées évoquent une explosion.
    Cette œuvre exprime la vitesse par des couleurs violentes, des maisons qui semblent basculer, un rythme créé par les angles sans toutefois représenter une voiture de façon figurative.


    Luigi Russolo (1885-1947), Automobile in corsa (Composition, Dynamisme d’une automobile), 1912-1913, huile sur toile, 106×140 cm, inscriptions : S.D.B.DR. à la peinture rouge : LRussolo 1911, Centre Pompidou, Paris.

    Incarnation même de l’idée de vitesse, l’automobile est l’un des emblèmes du futurisme. Elle symbolise la fascination pour le progrès et pour la modernité. Dans cette œuvre, Russolo traduit l’énergie cinétique de l’automobile en peinture par un usage très libre de la couleur et par la représentation de lignes de forces. Celles-ci viennent s’inscrire sur la surface comme des traces du déplacement rapide du véhicule. Ces unités d’énergie constituent, selon les futuristes, le noyau de chaque objet, y compris des plus statiques.
    (http://www.centrepompidou.fr)

  • Image double

    Image double


    Yes-No, Raetz Markus, sculpture, 1996


    Canard-Lapin, Joseph Jastrow, dessin, 1892

    Suggérez un aspect caché, multipliez les manières de voir et d’interpréter votre travail.

    Références artistiques possibles :

    Hans Holbein (1497-1543), Les Ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 209×207 cm, Londres, National Gallery ;
    Giuseppe Arcimboldo (1530-1593), L’Homme potager I, 1590, huile sur bois 25,8×24,2 cm, Cremone Museo Civico Ala Ponzone ;
    Matthaüs Merian (1593-1650), Paysage anthropomorphe, après 1610, huile sur bois, 34,2x47cm, Collection particulière ;
    Joseph Jastrow, Canard-Lapin, Fact and Fable in Psychology (fig. 19), dessin paru dans la presse vers 1892 ;
    Edgar Rubin (1886-1951) (psychologue), Vase, 1915 ;
    Cornelis Escher (1898-1972), Jour et nuit, gravure sur bois de fil, deux planches, 1938, 36×68 cm ;
    Salvador Dali (1904-1989), Marché d’Esclaves avec le buste invisible de Voltaire, 1940, huile sur toile, 47×66 cm, St Petersburg (USA) ;
    Raetz Markus (né en 1941), Métamorphose I, 1990-91, fonte, 32,2x27x12,5 cm, Genève, Musée d’art et d’histoire ;
    Tim Oble (né n 1966) et Sue Webster (née en 1967), British Wildlife, 2000, 88 animaux taxidermisés, projecteur, 150x90x180 cm, Londres ;
    Desiree Palmen (née en 1963), Interior camouflage, 2004, peinture acrylique sur combinaison coton ;
    Kumi Yamashita (né en 1968), Origami Shadows, 2009, installation, sculpture murale avec jeu d’ombre en fonction de la bonne orientation de la lumière.

  • Animated GIF

    Animated GIF

    Le Graphics Interchange Format, plus connu sous l’acronyme GIF est un format d’image numérique couramment utilisé sur le web.
    En 1989, le format GIF a été étendu (format GIF89a au lieu de GIF87a) pour permettre le stockage de plusieurs images dans un fichier. Ceci permet de créer des diaporamas, voire des animations si les images sont affichées à un rythme suffisamment soutenu. Chaque image d’une animation peut avoir sa propre palette, ce qui permet de créer des images contenant 16 777 215 couleurs simultanément, mais d’une taille non négligeable.
    Ce qui est intéressant à propos de ce format GIF, est la possibilité de créer ou d’éditer des animations pour le web facilement, comme les cinemagraphs. Il existe une multitude de logiciels d’animation (ex : The GIMP), dont plusieurs sont gratuits, permettant de sauvegarder en format GIF. Les logiciels d’animations permettent surtout de modifier la vitesse de défilement des images.

  • One Loop Portrait

    One Loop Portrait


    – https://instagram.com/romain_laurent

  • L’architecture s’insinue dans le paysage et vice versa

    L’architecture s’insinue dans le paysage et vice versa

    À partir de la photographie numérique d’un paysage (800px) et d’une architecture (3D) créée dans le logiciel SketchUp, produisez une réponse numérique à la proposition suivante :

    L’un s’insinue* dans l’autre

    Références possibles : Alain Bublex, Patrick Blanc (concepteur du mur végétal du musée du Quai Branly), Giuseppe Penone, Ernest Pignon Ernest, Frank Lloyd Wright.
    Vocabulaire utilisé lors de la verbalisation : structure/module, image composite, métissage, camouflage, intégration, interdépendance.

    * S’insinuer : s’introduire habilement, s’infiltrer, se glisser.

    Flying Garden est un jardin suspendu où croissent des plantes hors sol. Alimenté en lumière, eau et air grâce à des câbles reliés à des panneaux solaires, Flying Garden est autosuffisant et permet la survie des plantes subtropicales qu’il accueille. Le système mis en place constitue un étrange laboratoire – des plantes vivent quasiment de l’air du temps – fait place à la technique qui recrée savamment ce que la nature réalise automatiquement. (source : Cristina Marchi, zerodeux.fr)

    Tomas Saraceno, artiste et architecte, http://www.tomassaraceno.com


    *Vue du Palestinian Museum, Israël

  • En six secondes

    En six secondes

    Il s’est passé quelque chose dans la salle de classe d’arts plastiques. Racontez cela en six secondes en utilisant l’application vidéo de l’iPad (ou Vine*).
    Mais qu’est-ce que raconter une histoire ?

    Afin de rendre votre histoire plus claire et compréhensible par tous, n’improvisez pas votre travail, réalisez un story-board !
    Remarque : les images ne sont pas forcément des éléments illustratifs, elles peuvent constituer un matériau tout aussi efficace que les mots pour raconter un ensemble d’évènements.

    Références possibles :
    Saynètes comiques – Le mariage des parents, Christian Boltanski, photographie, montage de 3 épreuves aux sels d’argent et texte à l’encre blanche sur carton noir, 37,9 x 71 cm, chaque photo : 28,5 x 18,3 cm, 1974.
    Scènes du cinéma de Buster Keaton ou de Charles Chaplin.


    I Build a Pyramid, Duane Michals, photographies, 1978

    Notions abordées : montage, association d’images, fiction, mise en scène, enregistrement du réel, narration, illustration.

    *L’application mobile Vine (disponible sur iOS, Android et Windows Phone) permet aux utilisateurs de créer un court vidéo-clip de 6 secondes maximum par le biais de la fonction caméra de Vine. La caméra n’enregistre que lorsque l’usager appuie sur l’écran de l’appareil, donnant ainsi à la vidéo des allures de GIF avec l’addition d’un fichier audio.