Catégorie : Mon cahier de quatrième

  • Music for 18 Musicians

    Music for 18 Musicians

    Music for 18 Musicians, appelée également 18, est une œuvre musicale de Steve Reich composée entre mai 1974 et avril 1976 pour un ensemble concertant de 18 musiciens. Cette œuvre est à la fois considérée comme l’une des pièces maîtresses du compositeur notamment de sa période dite de minimalisme mature, mais également une œuvre essentielle de la musique contemporaine, en particulier de la musique minimaliste.

    Music for 18 Musicians (opening through section II), Steve Reich, 1976
    – https://www.stevereich.com/

    Faites une image de cet extrait musical.
    Les termes de pulsation et variation seront votre principale piste de réflexion pour la réalisation de votre projet.

  • 33T

    33T

    À partir d’une écoute attentive d’un des passages de l’œuvre musicale préalablement choisie, créer une pochette pour le disque 33T. Prendre le prétexte de cet exercice pour explorer les possibilités d’échanges et les relations de croisements du sonore avec le visuel.
    Vocabulaire commun : rythme, composition, variation, intensité, motif, tonalité.


    Quelques exemples de pochettes intéressantes d’album même cultes pour certaines, mais à éviter : Pochettes 33T.


    Fugue en rouge, Paul Klee, 1921

  • Le voyage fantastique

    Le voyage fantastique

    Le Voyage fantastique (Fantastic Voyage) est un film américain de science-fiction réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1966 (Oscar des Meilleurs Effets Spéciaux Visuels et celui des Meilleurs Décors).
    Synopsis : Un illustre chercheur est grièvement blessé au cerveau. Pour le sauver, des savants américains décident d’utiliser son invention : une technologie qui permet à la matière d’être miniaturisée durant 60 minutes.

    Proposez votre Voyage fantastique au sein de la salle de classe d’arts plastiques. Vous utiliserez pour cela les appareils photo numériques et un logiciel de retouche (The GIMP).

  • Rencontre

    Rencontre

    Rencontre (n.f.) : action de rencontrer quelqu’un par hasard.
    – (Soutenu) Coïncidence.
    – Fait pour deux choses de se trouver en contact. La rencontre de deux voyelles.
    – Compétition sportive entre deux équipes, entre deux concurrents. Rencontre de boxe.
    – Réunion planifiée entre deux ou plusieurs personnes.

    Proposer la courte vidéo d’une rencontre (: moins de deux minutes).
    Au préalable, pensez à écrire et à détailler votre projet (: découpage scénique). Pour chaque groupe, le tournage de ces quelques plans devra se faire en moins de 20 minutes – chaque élève du groupe devant tourner au moins un plan. Une fois les plans tournés, préparez un story-board, il vous facilitera le montage sur Premiere Element.

    Termes utilisés : narration, raccord, ellipse, montage, hors champ.
    Référence aux programmes : Le cinéma et la vidéo construisent du temps et de la narration par l’enchaînement d’images et de sons. Entraînés à la pratique de l’image pour mieux en comprendre les enjeux, les élèves seront engagés à s’exercer à toutes les phases de l’élaboration de petites séquences filmiques ou vidéographiques (synopsis, story-board, montage).


    L’effet Koulechov désigne la propension d’une image à influer sur le sens des images qui l’entourent dans un montage cinématographique. Ainsi, les images ne prennent sens que les unes par rapport aux autres, et le spectateur est amené inconsciemment à les interpréter dans leur succession et non dans leur indépendance. Cet effet est à la base de la narration cinématographique.
    L’expérience :
    Pour mettre en évidence cette contamination sémantique, Lev Koulechov développe une expérience scientifique (psychologie cognitive) : Il choisit un gros plan de l’acteur russe Ivan Mosjoukine dans lequel celui-ci est particulièrement inexpressif. Il fait alors trois tirages de ce plan auquel il fait précéder trois images différentes. Dans le premier montage, avant le plan de Mosjoukine, il insère un gros plan d’une assiette de soupe. Dans le second montage, il insère, à la place de l’assiette de soupe, un cadavre dans un cercueil. Enfin, il insère un plan d’une femme allongée sur un canapé. Interrogés après le visionnage de chaque séquence, les spectateurs doivent caractériser le sentiment exprimé par l’acteur. Dans le premier cas, les spectateurs croient percevoir la faim, dans le second la tristesse, et dans le dernier le désir.
    Pour Mario Litwin, qui distingue dans le cinéma  l’illusion de synthèse associative  (deux événements suffisamment proches dans l’espace ou dans le temps se combinent pour constituer un nouvel événement dramaturgique de nature différente) et  l’illusion d’intentionnalité , seule cette dernière constitue l’effet Koulechov. La première fait partie de la mécanique essentielle du montage cinématographique et existait déjà avant l’expérience de Lev Koulechov, alors que ce qu’a démontré le cinéaste russe, c’est la possibilité de donner une intention dramaturgique à une image suffisamment ambiguë qui se nourrit de la couleur émotionnelle d’une autre à laquelle elle est associée.

  • Le temps qui passe

    Le temps qui passe

    Concevez (: définissez une démarche adaptée au projet, déterminez les tâches à accomplir, organisez son temps, prenez des notes, esquissez des croquis…) et créez une production plastique qui rende perceptible son temps de réalisation.
    Afin de mieux prendre en compte la compréhension de l’espace de l’œuvre et d’en comprendre la portée artistique, vous devez affiner la perception des dimensions de l’espace et du temps comme éléments constitutifs de l’œuvre : œuvre in situ, installation, environnement et les différentes temporalités de celles-ci : durée, pérennité, instantanéité.


    Détail, 1965/1-∞, Roman Opalka, acrylique sur toile, 195 x 135 cm.

    À partir de 1965, Roman Opalka peint, toujours sur le format 195×135 cm, en blanc sur fond noir, les nombres qui se succèdent sans relâche et sans fin.
    Arrivé au nombre 1 000 000, il décide de faire évoluer son travail. Dès lors, à chaque nouvelle toile entamée, il ajoute 1 % de blanc dans la peinture servant au fond de sa toile, initialement noir à 100 %. Petit à petit, les fonds blanchissent, marquant d’une nouvelle manière le temps qui passe. Toutefois, afin de ne pouvoir être accusé de fraude, Roman Opałka veille à utiliser deux blancs différents, un pour ses nombres (blanc de titane) et un pour le blanchissement progressif de son fond (blanc de zinc). Aussi, même sur ses toiles les plus récentes (donc les plus blanches), on peut encore distinguer le tracé des nombres en regardant la toile sous un certain angle.
    En outre, Roman Opałka a entrepris une autre démarche. Depuis, à chaque fois qu’il terminait une toile, il se mettait dos à sa toile, et se prenait alors en photo. Dans sa tenue de travail blanche, avec ses cheveux qui viennent également à blanchir, il vient petit à petit se fondre dans sa toile, y disparaître. C’est encore là un moyen d’exprimer le temps qui passe.

  • Scapes

    Scapes

    Réalisez un paysage (« scape ») combinant des éléments picturaux et construits avec une infinité de petites variations sur un thème unique. Interrogerez-vous sur les relations entre la nature de l’image, les moyens de production, le geste et le support.


    Birdscape, Erró, 1979


    Planescape, Erró, 1970


    Foodscape, Erró, 1964

    Les Scapes constituent une partie importante de l’œuvre d’Erró qu’il a commencée au milieu des années 1960 et qu’il a développée et structurée au fil des années. Le déclencheur a été cette société de consommation* débordante, sous toutes ses formes, caractéristique de ces années-là. Aux États-Unis, il se souvient d’une grande surface avec des tonnes de gâteaux, de friandises, de pièces de viande, de légumes. Les Scapes allaient suivre.

    99 cent, Andreas Gursky, 1999
    99 cent, Andreas Gursky, 1999

    Andreas Gursky est l’un des plus célèbres photographes européens contemporains. Ses œuvres monumentales, images exemplaires de la contemporanéité, sont présentées dans les plus importants musées du monde.
    Andreas Gursky recherche les signes marquants et les lieux emblématiques de notre temps : halls d’hôtels, immeubles d’habitation, supermarchés, rencontres sportives, bourses, concerts, raves techno… Ses photographies monumentales, saturées de couleurs et de détails, font état d’un monde contemporain transformé par l’industrie de haute technologie, les échanges commerciaux internationaux, la mondialisation de l’information et les déplacements…
    À l’occasion d’un voyage au Japon, il photographie la bourse de Tokyo, s’inspirant en partie d’une image publiée dans un quotidien. Cette œuvre est la première d’une longue suite d’images conçues et « programmées » par avance. À partir des années 1990, Gursky voyage beaucoup de par le monde à la recherche de sujets qui incarnent notre temps : gigantesques immeubles d’habitation et de bureaux, aéroports, événements sportifs, objets de consommation de masse, de luxe… Il commence également à « manipuler », parfois de façon invisible, certaines photographies sur ordinateur.

    * La société de consommation est un ordre social et économique qui est basé sur la création et la stimulation systématiques d’un désir d’acheter des biens de consommation et des services dans des quantités toujours plus importantes.
    Abondance : quantité plus que suffisante, profusion ; quantité plus que suffisante de biens matériels.

    Termes utilisés : collage, hétérogénéité, cohérence.


    Arman – Home sweet home (1960)

    Après de rapides études aux Arts décoratifs et à l’école du Louvre, il commence à peindre à partir de 1953, produisant des collages influencés par Schwiters. En 1955, il réalise ses premiers cachets, multipliant son nom, et des « allures d’objets » qu’il expose chez Iris Clert : il s’agit d’ombres d’objets disposés en séries plus ou moins régulières sur la surface. C’est en 1959 qu’il aborde les accumulations où de nombreuses versions d’un objet sont enserrées dans des blocs de plexiglas transparent ; cette pratique justifie l’intérêt de Pierre Restany et la participation d’Arman au Nouveau réalisme. En octobre 1960, répondant au Vide d’Yves Klein, il remplit la galerie d’Iris Clert de détritus pour exposer le Plein. Le principe de l’accumulation est appliqué aux objets les plus divers – des tubes de comprimés aux masques à gaz (Home sweet home, 1960) – et confirme sa portée critique, aussi bien contre l’art (séries sur les outils de la peinture) que contre la société de consommation (série des accumulations Renault). Arman pratique en alternance des colères – brisant des objets avant d’en fixer les morceaux dans la résine ou le ciment – où un certain sens du tragique se mêle à une théâtralité ironique, mais dont les résultats se font plus décoratifs. Cette évolution se confirme lorsque, dans les années 1980, il découpe en lames régulières des moulages d’antiques et fait tirer le résultat en bronze. Malgré son aspect aimablement iconoclaste, ce recours à des techniques proprement sculpturales anesthésie la violence, tandis que les œuvres publiques (L’heure de tous et Consigne à vie, gare Saint-Lazare ; Long term parking, fondation Cartier) conservent un authentique pouvoir de perturbation.

  • Green Coca-Cola Bottles

    Green Coca-Cola Bottles

    “ What’s great about this country is that America started the tradition where the richest consumers buy essentially the same things as the poorest. You can be watching TV and see Coca-Cola, and you can know that the President drinks Cokes, Liz Taylor drinks Cokes, and just think, you can drink Coke, too. A Coke is a Coke and no amount of money can get you a better Coke than the one the bum on the corner is drinking. All the Cokes are the same and all the Cokes are good. Liz Taylor knows it, the President knows it, the bum knows it, and you know it. ”
    Andy Warhol


    Green Coca-Cola Bottles , 209,55 x 144,78 cm, peinture à l’huile, 1962.

    Andy Warhol utilise la sérigraphie. Il joue avec les apparences en créant la confusion entre peinture et affiche, entre art traditionnel et publicité sans jamais basculer ni dans l’un ni dans l’autre, mais au contraire en créant une tension, un aller-retour entre les deux. Cependant la manière de représenter l’objet évoque la précision et la neutralité de la photographie.
    L’artiste reprend un seul sujet sur toute sa toile, une bouteille de Coca-Cola en verre. Des bouteilles identiques, pleines, vides, plus ou moins remplies et bien rangées comme sur les rayons d’un supermarché, couvrent la surface du tableau dans son intégralité. Bien que la sérigraphie permette des impressions identiques, Andy Warhol différencie chaque exemplaire en variant l’impression, les recouvrements de couleurs, l’alignement et en additionnant les imperfections. Il s’agit d’une toile figurative, mais sa facture n’a rien d’une œuvre d’art classique. La mise en scène du tableau évoque les techniques publicitaires qu’Andy Warhol connaissait bien (ndlr. il a été dessinateur publicitaire pour les magazines Glamour, Vogue, Harper’s Bazaar). Son originalité est d’introduire le langage de la publicité dans une œuvre qui, par son format et parce qu’elle est exposée dans un musée, s’affiche comme une œuvre d’art majeur.
    Cette œuvre peinte en 1962 est aujourd’hui exposée au Whitney Museum of American Art à New York. Andy Warhol donne l’impression de chercher ici à reproduire, le plus fidèlement possible et à l’échelle, un objet : la bouteille en verre de Coca-Cola. C’est un tableau qui représente une réalité froide, anonyme, monotone du fait de la répétition. Le sujet n’est pas unique ; il est démultiplié et perd de sa singularité et de son originalité. On pourrait donc croire, au premier abord, que l’artiste disparaît derrière une représentation quasi industrielle d’un objet. Il n’est plus artiste, mais technicien (« Si je peins de cette façon, c’est parce que je veux être une machine. » A.W.).
    Cependant l’objet choisi devient paradoxalement une icône. L’œuvre fait réfléchir le spectateur sur sa consommation et la société qui l’entoure. Dans son apparente neutralité, elle peut donc apparaître soit comme une critique, soit comme une glorification de la société de consommation.
    (source Wikipédia)

  • Stencil Only

    Stencil Only

    Variation : n.f.
    Passage entre deux états successifs ; changement, transformation qui en résulte. Changement de la valeur d’une quantité ou d’une grandeur ; écart entre deux valeurs d’une quantité variable. [Biologie] Fait pour une espèce de produire des éléments qui diffèrent par rapport au type habituel de cette espèce. [Musique] Procédé de composition consistant à employer un thème que l’on modifie, tout en le laissant reconnaissable. Composition faisant appel à ce procédé.

    Coup d’œil sur le street art :

    Blek the Rat – graffiteur pochoiriste français, Arte, 10 nov 2010
    blekleratoriginal.com

  • Plein

    Plein

    L’occupation d’un lieu, consiste non seulement à y être présent, visible, dominant, mais aussi à changer de manière plus ou moins perceptible l’essence même de ce lieu, à le modifier, à en détourner les ressources, à faire en sorte que les visiteurs n’y trouvent plus leurs marques, soient sans repères, désorientés.
    Le dispositif proposé engagera le corps du spectateur lui faisant perdre ses repères.
    Vous travaillerez de préférence sous la forme de photomontage. L’espace réel de la salle de classe ou de ses proches alentours pourront être un support à votre réalisation (: votre intervention sera alors éphémère, réversible et ne laissera aucune trace).

    Références artistiques possibles :
    Merzbau, Kurt Schwitters, 1923
    Le Plein, galerie Iris Clert, Arman, 1959
    Planescape, Erró, 1971
    Les Chaises de traverse, Tadashi Kawamata, 1998
    Blue, Red and Yellow, Ann Veronica Janssens, 2001

    L’évaluation portera sur la qualité des croquis préparatoires, du photomontage, de la pertinence de la démarche.


    Workshop avec le designer Éric Jourdan dans le cadre de « La semaine folle » de l’ESAD de Reims. Hommage rendu à l’artiste Kurt Schwitters. (source : http://www.arianeprin.com/)