Catégorie : Mouvements artistiques

  • Néo Dada

    Néo Dada

    États-Unis, 1953

    Néologisme utilisé par Robert Rauschenberg et Jasper Johns, pour qualifier leurs travaux ayant quelques affinités formelles, notamment l’introduction d’objets réels ou leur représentation conforme.

    Fluxus, General Idea, Jasper Johns, Robert Rauschenberg.
    *Monogram (détail), Robert Rauschenberg, 1955–1959
    https://www.rauschenbergfoundation.org

  • Néo Expressionnisme

    Néo Expressionnisme

    Allemagne, 1970

    Sous l’influence de Karl Horst Hödicke, de Georg Baselitz, Markus Lüpertz et A.R. Penck, un groupe de peintres fait renaître et reconnaître internationalement l’art allemand marginalisé depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces artistes « Nouveaux Fauves » pratiquent une peinture très colorée, figurative et expressionniste. À savoir que les pratiques de la Bad painting aux États-Unis et de la Trans-Avant-Garde en Italie correspondent à celle de ce groupe.

    Georg Baselitz, Jiri Georg Dokoupil, Rainer Fetting, Anselm Kiefer, Markus Lüpertz, Helmut Middendorf, A.R. Peng.
    *Tsimtsoum ou Zim-Zum (détail), Anselm Kiefer, 1990

  • Néo-Plasticisme

    Néo-Plasticisme

    Europe, 1917-1931

    Doctrine soutenue dans la revue De Stijl à partir des théories de Mondrian, et qui revendique une simplification géométrique très stricte en verticales et en horizontales, appliquée à la peinture, mais aussi à l’architecture. Son influence dépasse de beaucoup le groupe constitué autour de la revue De Stijl.

    Piet Mondrian, Theo Van Doesburg, Gerrit Rietvelt, Georges Vantongerloo.
    *Composition bleu, rouge et jaune (détail), Piet Mondrian, 1921

  • Nouveau Réalisme

    Nouveau Réalisme

    France, 1960

    Manifeste du Réalisme, Pierre Restany, 27 octobre 1960.
    Les nouveaux réalistes prennent conscience de leur singularité collective. Nouveau Réalisme : nouvelles approches perspectives du réel, de la nature moderne qui est celle de l’usine et de la ville, de la publicité et des mass médias. Le groupe se singularise par ses gestes d’appropriation : empaquetages, compressions, anthropométries, la récupération des techniques ou matériaux industriels, des déchets : tableaux-pièges, méta-machines ou de langages visuels : décollages et collages d’affiches.

    Arman, César, Christo, françois Dufrêne, Raymond Hains, Yves Klein, Martial Raysse, Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques Villeglé.
    *Performance d’Yves Klein, Anthropométries de l’Epoque Bleue, 1960

    Yves KLEIN, Anthropométrie de l’époque bleue – ANT 82, 1960,
    pigment pur et résine synthétique sur papier marouflé sur toile, 156,5 × 282,5 cm, Centre Pompidou, Paris


    *Affiche : Niki De Saint-Phalle

  • Nouvelle Figuration

    Nouvelle Figuration

    France, 1960

    Peinture à caractère figuratif se déclarant souvent comme une résistance à l’Art Informel apparue en Europe et aux États-Unis dans les années 60, cependant il faut éviter de faire une lecture globale de ces figurations et il convient de considérer les spécificités de chacune.
    La Nouvelle Figuration française s’affirme vers 1965 autour de l’intérêt pour l’image médiatisée et de son traitement lisse de la surface, en aplats, servant une iconographie préoccupée par le social ou par l’anecdote. Deux expositions-événements signent la présence et la cohésion du mouvement : Mythologies quotidiennes, 1964, ARC, et, Figuration Narrative, 1965, Galerie Creuze, toutes deux organisées par le critique Gérald Gassiot-Talabot.

    Valerio Adami, Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Leonardo Cremonini, Equipo Cronica, Henri Cueco, Erro, Peter Klasen, Jacques Monory, Bernard Rancillac, Antonio Recalcati, Gérard Tisserand.
    *Meurtre n°10/2 (détail), Jacques Monory, 1968
    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-figuration-narrative/ENS-figuration-narrative2.html

  • Neue Sachlichkeit

    Neue Sachlichkeit

    Allemagne, 1918-1933

    Courant artistique apparu en Allemagne après la Première Guerre mondiale. L’expression « Neue Sachlichkeit » fait son entrée comme titre d’une exposition organisée par Gustav Hartlaub, en 1925, à la Kunsthalle de Mannheim. Dès 1918, de nombreux artistes commencent en fait à travailler dans un style réaliste, prenant position contre l’expressionnisme qui, selon eux, menace de devenir un style vide, un jeu formel. La nouvelle tendance qu’ils proposent provoque de vives polémiques : on parle de formalisme, de naturalisme ou néo-naturalisme, de post-expressionnisme ou encore de réalisme magique. L’expression « Neue Sachlichkeit » l’emporte. Dans la Neue Sachlichkeit, Hartlaub distingue un courant de droite conservateur sinon classique, et un courant de gauche, plus virulent et contemporain, dénonçant les injustices sociales du moment. Ce réalisme nouveau ne se fonde aucunement sur celui du XIXe siècle, mais redécouvre un style naturaliste pour exprimer la spiritualité humaine et refléter les réalités d’une époque aux changements accélérés. Cet art rationaliste s’inspire de thèmes tirés de la banalité quotidienne. La Neue Sachlichkeit se développe autour de trois centres : Munich privilégie une peinture pastorale à tendance métaphysique (A. Kanoldt, Carlo Mense et Georg Schrimpf). À Hanovre se développe un style plus naïf (Hans Mertens, Ernst Thoms, Erich Wegner et Grethe Jürgens). Les véristes, autour du noyau berlinois, restent les représentants les plus célèbres du courant, avec G. Grosz, O. Dix, C. Schad, C. Grossberg, et leur annexe à Karlsruhe (G. Scholz, K. Hubbuch et R. Schlichter). Dénoncée comme réactionnaire (B. Brecht), camouflage du nouveau visage du capitalisme (Ernst Bloch, Héritage de ce temps, 1935), la peinture de la Neue Sachlichkeit peut être mise en relation avec la Pittura Metafisica italienne ou le travail contemporain d’un Derain, comme l’une des manifestations du « retour à l’ordre » en Europe entre les deux guerres.

    Max Beckmann, Otto Dix, Carl Grossberg, George Grosz, Carlo Mense, Christian Schad, Georg Scholz.
    *Grande ville (détail), Otto Dix, 1927-1928, triptyque

  • Nouvelle Sculpture Anglaise

    Nouvelle Sculpture Anglaise

    Grande-Bretagne, 1980

    Une exposition intitulée Leçons de Choses indique ce que sera l’esprit de cette nouvelle sculpture. Il s’agit pour ces artistes d’utiliser comme matériaux de base de leurs sculptures les objets de la vie quotidienne – véritable archéologie urbaine et industrielle de notre environnement. À l’aide d’assemblage, bricolage ou découpage, la transformation de l’objet s’opère révélant des images inattendues, plus fortes que l’objet lui-même, créant ainsi une tension constante entre le travail fait par la nature et celui façonné par l’homme.

    Tony Cragg, David Mach, Jean-Luc Vilmouth, Bill Woodrow.
    *Blue Horn, Tony Cragg, 1982

  • Op’ Art

    Op’ Art

    USA, 1965

    Parmi les arts du mouvement, l’Op’ Art se range dans le domaine de l’art cinétique.
    L’exposition The Responsive Eye (1965, MoMA) regroupait les principaux protagonistes de cette nouvelle tendance. Les caractéristiques de l’Op’Art consistent dans le rapport de l’oeuvre au mouvement, celui-ci étant induit mais jamais réel. Ni l’objet, ni le spectateur ne bougent. De plus, dans une image Op, la planéité est détruite par l’image du mouvement, toute la surface étant animé. Il s’agit d’un art produisant chez le spectateur une réponse optique physiologique mais aussi psychologique.

    Yaacov Agam, Soto, Victor Vasarely.
    *Hexa 5 (détail), Victor Vasarely, 1988

    Sphère Concorde, Jesus Rafael Soto, 1996

  • Orphisme

    Orphisme

    Paris, 1911-1914

    Terme employé pour la première fois en octobre 1912 par Apollinaire lors d’une conférence sur la peinture moderne, prononcée à l’occasion du Salon de la « Section d’or ». L’orphisme recouvre deux préoccupations : d’une part, un assouplissement de la discipline cubiste représentée par des artistes comme Gleizes, Metzinger ou même Marie Laurencin ; d’autre part, l’affirmation par Robert Delaunay du rôle fondamental de la couleur dans la pratique picturale. Apollinaire argumente cette thèse dans Die Moderne Malerei (Der Sturm, février 1913) : « Delaunay croyait que si vraiment une couleur simple conditionne sa couleur complémentaire, elle ne la détermine pas en brisant la lumière, mais en suscitant à la fois toutes les couleurs du prisme. Cette tendance, on peut l’appeler l’orphisme. » En réalité, l’orphisme ne s’applique guère qu’à la peinture de Delaunay. La série des Fenêtres (1912) illustre ses recherches sur le pouvoir dynamique des couleurs. Avec la série des Disques et des Formes circulaires, il réalise pour la première fois des compositions abstraites ayant pour préoccupation majeure de n’utiliser que la couleur qui engendre la forme, la composition et le sujet.

    Alice Bailly, Robert Delaunay, Sonia Delaunay, Marcel Duchamp, Frantisek Kupka, Francis Picabia, Jacques Villon.
    *Relief-disques (détail), Robert Delaunay, 1936