Étiquette : Photographie

  • Photographie non photographique

    Photographie non photographique

    Vous réaliserez une photographie révélant des caractéristiques étrangères à la photographie, à la réalité du sujet.
    Votre photographie et sa relation particulière au réel provoquent un dialogue entre l’image et son référent « réel », source d’expressions poétiques, symboliques, métaphoriques, allégoriques.

    Vous prêterez attention au cadrage, au point de vue, à la lumière, à la mise au point […] et n’utiliserez aucun filtre.

    Photographie : technique qui permet d’obtenir une image durable par l’action de la lumière ; image obtenue par ce procédé.

    Dès son invention, la photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation ; le procédé donne à voir une représentation du réel objective. L’homme ne représente plus le réel tel qu’il le voit et tel qu’il le peut, mais c’est le « réel » qui impressionne le support (par l’action directe de la lumière qui est réfléchie, ou émise, de l’objet à la surface sensible). Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l’anthropométrie (: inventée par Alphonse Bertillon). Les photographes ambitionnent de réaliser un inventaire du monde.

    Toutefois, cette objectivité a ses limites. La photographie argentique permettait déjà de travestir la réalité, d’ajouter ou de retrancher des éléments d’une image (cf. photomontage) et avec l’avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n’étaient auparavant accessibles qu’à des connaisseurs, deviennent presque à la portée de tous.
    De plus, les choix du photographe importent : choix du sujet, du cadrage, de la mise au point, mais aussi du développement, du tirage (recadrage), des retouches, etc.

    Le photographe interprète à sa façon le réel qui s’offre à lui. Ainsi, en noir et blanc, une ambiance peut être rendue dramatique par certaines techniques alors que la réalité ne l’était pas autant. Le simple fait d’attirer l’œil sur un élément, en le photographiant, modifie la perception des spectateurs (récepteurs de l’image) face à la globalité de la scène qui se voit de plus réduite à une ou plusieurs images.
    S’ajoutent à cela les limites technologiques pour représenter les couleurs, les perspectives, les sujets en mouvement, etc. Un appareil photo ne retransmet pas exactement ce que l’observateur voit. Il peut déformer, créer des aberrations chromatiques, exagérer la perspective, etc.
    (source Wikipédia)

    Objectifs :

    • Produire des images et prendre conscience de leurs spécificités : la dématérialisation par exemple.
    • Appréhender les relations entre l’image et son référent : absence du référent, prégnance du référent, image comme référent.
    • Comprendre que l’acte photographique est porteur de sens.

    Références artistiques :

    • Edouard STEICHEN, Rodin, 1903
    • Frank EUGENE, Adam et Eve, 1910
    • Paul STRAND, Photographie, 1917
    • Man RAY, Retour à la raison, 1923
    • Laszlo MOHOLY-NAGY, Sans titre, 1928
    • André KERTESZ, Distorsion, série, 1933
    • Lucas SAMARAS, Photo-Transformation, 1973
    • Franco FONTANA, Comacchio, Italie, 1976
    • Cindy HERMANN, Untitled Film Stills #15, 1978
    • Jeff WALL, La chambre détruite, 1978
    • Jan DIBBETS, GDN Rotterdam, 1981
    • Paolo GIOLI, Torso, Omagio impuro a Bayard, 1983
    • Corinne VIONNET, Photo Opportunities, 2005-2014
    • Pictorialismes : documentaire de la collection PHOTO – les grands courants de la photographie d’Arte France, Camera lucida productions.

    La photographie est-elle un art ou une simple technique de reproduction du réel ?
    Le débat ressurgit à la fin des années 1880 avec le mouvement pictorialiste, qui rejette le réalisme et l’exactitude pour une photographie artistique dont les effets cherchent à rivaliser avec le dessin et la peinture.


    Robert DEMACHY, Lutte (Camera Work 1904, N°5, janvier 1904, planche VI), 1904, Musée d’Orsay, Paris


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Mort de Marc Riboud

    Mort de Marc Riboud

    Marc Riboud, le dernier des grands reporters de l’époque Capa & Cartier-Bresson, s’est éteint le 30 août dernier à l’âge de 93 ans.

    La Jeune Fille à la fleur — USA. Washington DC. 1967.
    Une jeune fille américaine, Jan Rose Kasmir, affronte les forces américaines à l’extérieur du Pentagone pendant une manifestation contre la guerre au Vietnam. Cette marche a aidé au retournement de l’opinion contre ce conflit.
    © Marc Riboud/ Magnum Photos

  • JR fait disparaître la Pyramide du Louvre

    JR fait disparaître la Pyramide du Louvre

    Habitué des projets artistiques de grande ampleur, l’artiste JR s’empare d’un des plus grands symboles du Louvre. Il a fait disparaître la Pyramide grâce à une impressionnante anamorphose, qui étonnera touristes et Parisiens du 25 mai au 27 juin.

  • Wonder Woman

    Wonder Woman

    La redécouverte de Sacha Goldberger de ces personnages héroïques a donné naissance à un désir de se les ré-approprier, de les ramener à un temps crucial de l’art occidental. Avec Super Flemish, le photographe confronte ces icônes de la culture américaine aux peintres contemporains de l’École flamande. La collection valorise l’utilisation des techniques du 17ème siècle (: travail de la lumière) pour illustrer la noblesse et la fragilité du super puissant de tous les temps. Par la perturbation temporelle qu’elles produisent, ces images nous permettent de découvrir, sous la patine du temps, une mélancolie inattendue des héros invincibles.


    Wonder Woman, photographie de la série Super Flemish, 2014

  • Les portraits de Hendrik Kerstens

    Les portraits de Hendrik Kerstens

    Hendrick Kerstens pense le portrait comme un art pictural. Le photographe ne se cache pas de son influence des grands peintres hollandais (Johannes Vermeer), dans la rigueur des cadrages, des lumières, auquel il ajoute son regard contemporain et son lot d’accessoires pour le moins déconcertant.


    Portraits de Paula Kerstens* photographiés par Hendrik Kerstens
    – Refuse veil, 2008
    – Doily, 2011
    – Cosy, 2012
    – Bubble Wrap, 2008

    * fille du photographe

  • Cinq images pour une attente

    Cinq images pour une attente

    Vous attendez. Le temps passe.
    Réalisez cinq photographies montrant les moments différents de votre  attente. Variez au maximum les cadrages de vos images, puis organisez-les afin de montrer la durée de l’attente. Éventuellement, utilisez les fonctions de cadrage et de redimensionnement d’un logiciel infographique.

    Références artistiques possibles :

    Le mariage des parents, Saynètes comiques, Christian Boltanski, 1974, photographie, montage de trois épreuves aux sels d’argent et texte à l’encre blanche sur carton noir, 37,9 x 71 cm. Chaque photo : 28,5 x 18,3 cm. Musée national d’art moderne/ Centre Georges Pompidou, Paris.
    Extrait de La mort aux trousses, Alfred Hitchcock, 1959, film, la séquence de l’attente à l’arrêt de bus.
    Extrait de Il était une fois dans l’ouest, Sergio Leone, 1968, film, la séquence du générique du film.

    Objectifs :

    • Construire une narration à partir de plusieurs images (organisation, cadrage…),
    • Utiliser les appareils numériques à des fins de création,
    • utiliser un logiciel infographique (recadrer dans une image, agrandir ou réduire une image, organiser des images dans un espace bidimensionnel).


    Something more, Tracey Moffat, 1989, série de six photographies cibachromes et trois photographies noir et blanc, chaque photo : 100 x 130 cm.

    Source : ArtPla, académie de Grenoble

  • Photo ratée

    Photo ratée

    Réussir une photo ratée !

    Après avoir expérimenté la prise de vue en classe et s’être interrogé sur les codes photographiques et de tirer parti des erreurs, vous réaliserez une photographie dans laquelle vous exploiterez volontairement les accidents de prise de vue pour leur donner une signification.
    Vous devez justifier votre parti-pris.

    Notions et termes utilisés lors de la verbalisation :
    rapport peinture/photographie, pictorialisme, effet d’Instagram, pixel, cadrage, hors champ, angles de prise de vue (: plongée, contre plongée), flou, bougé, surexposition, contre-jour, déformation optique, etc.

    Références artistiques possibles :
    WANG DU, Photographs, 2007, installation.
    JOHN STANMEYER, Signal, Djibouti City, 26 février 2013, photographie.
    PAUL GRAHAM, Untitled #11, de la série « American Night », 2000, photographie.
    GERHARD RICHTER, Liseuse, 1994, peinture.
    BILL ARMSTRONG, #301, #302, #308, #315, de la série « Portraits », 2000, photographie.
    HIROSHI SUGIMOTO, Mediterranean, La Ciotat 2 (D), 1989, de la série « Seascapes », photographie.
    MIKKO SINERVO, Afterimage #1 (turquoise), #9 (Rhodamine), 2008 ; Afterimage #17 (Gleam), #21 (White circle), 2009.

     Mediterranean, La Ciotat 2 (D), Hiroshi Sugimoto, photographie, 1989

    Hiroshi Sugimoto left his native Japan in 1970 to study art in Los Angeles in 1971 at a time when Minimalism and Conceptual art—both of which informed his work—dominated art practice. Inspired by the systemic aspects of Minimalist painting and sculpture, he has consistently explored several themes with rigorous seriality throughout his career.
    rnHis Seascapes series (begun in 1999) are photographed with cartographic precision. Each image, titled for the body of water depicted, is comprised of sea and sky bisected by the horizon. Rather than taming the subject through repeated documentation, the series grows more awesome and sublime, and the images reveal that only the temporary atmospherics—the thickness of fog or stillness of the water—distinguish one sea from the next.
    (source : http://www.guggenheim.org)

  • How would have been ?

    How would have been ?

    Puisant son inspiration dans la peinture des maîtres anciens du XIVe au XVIIe siècle, Romina Ressia compose ses photographies comme un peintre construit son tableau. À travers l’étude précise des compositions et des décors, elle s’approprie les codes de représentation d’autrefois. Elle s’en distingue néanmoins par une approche extrêmement contemporaine et personnelle en intégrant dans ses photographies des éléments de mise en scène issus du quotidien qui en troublent ostensiblement la lecture. Considérant la photographie comme un moyen d’expression à part entière, l’artiste fait naître des questionnements d’ordre social et comportemental en conjuguant le passé et le présent de manière surprenante et créative.


    Eyeglasses, Romina Ressia, photographie

  • Abécédaire photographique

    Abécédaire photographique

    Le potentiel collectif de la classe est grandement supérieur au potentiel de chaque élève*.
    Dans cette optique d’utiliser le potentiel de la classe, vous êtes invité à travailler en collaboration — en ayant un usage critique des outils collaboratifs mis à votre disposition, afin de réaliser un abécédaire** photographique.

    Pour ce faire, vous choisirez au sein de votre groupe :

    • un thème et les modalités de prises de vue (remarque : aucun élève sur les photos),
    • les outils collaboratifs de partage pour la mise en commun (ex : ENT, Padlet, Flickr, Instagram).

    * Le crowdsourcing (ou l’externalisation ouverte) a pour but une mise en commun de l’intelligence collective. Cette façon émergente de travailler valorise l’utilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir-faire d’un grand nombre de personnes et non d’un seul individu.
    ** Un abécédaire (ABCD) est un support visuel présentant (sous diverses variantes) l’ensemble des symboles d’un alphabet, presque toujours listés dans l’ordre alphabétique.

    Travail de cadrage photographique réalisé par Lisa Rienermann où les espaces entre les immeubles dessinent sur fond de ciel un abécédaire.