Étiquette : Photographie

  • Rencontre singulière

    Rencontre singulière

    Dans un montage photographique d’au minimum deux prises de vue, vous révélerez aux spectateurs une rencontre singulière entre vous et vous-même.

    #mise en scène #montage #séquence #récit #planche #polyptyque #portrait

    Méthodologie

    1. Analysez rapidement Chance Meeting de Duane MICHALS (1970) : une suite de 6 photographies nous permettant de regarder deux hommes se croiser dans une rue latérale, et au passage échanger un regard.
    2. Mise en commun : l’intérêt ici est de pointer un vocabulaire inhérent au médium photographique : cadrage, plan, angle de vue, mais aussi de fond, d’arrière-plan. En quoi y a-t-il une possible rencontre ? Qu’est-ce qui crée ce possible ?
    3. Analysez Bonjour, Monsieur Courbet de Gustave COURBET (1854) : tableau mettant en scène l’artiste rencontrant son mécène Alfred Bruyas sur le chemin vers Montpellier, avec son valet et son chien. 
    4. Mise en commun. En quoi y a-t-il une rencontre ? Quels codes sociaux représentés vous permettent de l’affirmer ? En quoi la composition du tableau aide-t-elle à cette lecture ?
    5. Définissez la singularité de la proposition, pour rappel une suite photographique montrant une rencontre entre vous et vous-même. Proposez sous forme de croquis « cette rencontre singulière » et listez vos besoins spécifiques pour la prise de vue et son traitement : accessoires, vêtements, autres photos pour la réalisation d’un photomontage, etc.
    6. À l’aide de l’iPad, réalisez les prises de vue, puis réunissez-les sur une même planche en utilisant une application de type PicFrame. Remarque : il est toujours d’utiliser le logiciel GIMP sur ordinateur si vous avez envisagé un photomontage.
    7. Mise en commun et verbalisation des travaux.
    Duane MICHALS, Chance Meeting, 1970

    Références artistiques possibles

    Le CARAVAGE, Narcisse, 1598, huile sur toile, 110 x 92 cm, Galerie nationale d’art ancien, Rome.

    Louis LE NAIN, La Visite à la grand-mère, 1640, huile sur toile, 58 x 73 cm, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg.

    Gustave COURBET, La Rencontre ou Bonjour Monsieur Courbet, 1854, huile sur toile, 132 x 150,5 cm, Musée Fabre de Montpellier.

    Duane MICHALS, Chance Meeting, 1970, photographies. L’artiste utilise des séquences de photographies pour suggérer un récit. Dans cette séquence, deux hommes passent dans une ruelle, mais la rencontre laisse apparaître une hésitation. Les photographies sont encadrées de manière cohérente, et les figures se déplacent à l’intérieur et à l’extérieur de la prise de vue, comme dans un film.

    Virgil WIDRICH, Copy Shop, 2001, court-métrage expérimental, 12 min. Un homme travaillant dans un magasin de reprographie fait accidentellement une copie de sa main. C’est alors que la machine se met à produire des photocopies montrant le début de journée tel que l’a vécu l’homme en question. Intrigué, il décide de débrancher l’appareil, mais le travail de copie de la réalité est en marche. Lorsqu’il revient le jour suivant, il rencontre des copies de lui-même et celles-ci ont envahi la ville.

    Édouard LÉVÉ, Rugby, 2003, série photographique.

    D’autres références pourront être convoquées en fonction des réalisations.

    Copy Shop de Virgil WIDRICH, 2001

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • Le temps qui passe

    Le temps qui passe

    Mon corps montre le temps qui passe.

    #temps #performance #mise en scène #photomontage

    En utilisant les outils numériques mis à votre disposition appareil photo numérique, iPad, logiciel de retouche d’image, proposez un montage photo dont le titre est : « Mon corps montre le temps qui passe ».

    Méthodologie

    1. Phase d’idéation : pour rechercher, créer ou visualiser des relations à venir entre ce titre et la réalisation, utilisez la technique du remue-méninges (brainstorming) puis réalisez à partir de votre collecte d’idées ou de notions une carte mentale afin de créer des liens logiques permettant de structurer voire faire converger vos idées vers une unique réponse.

    2. Collectivement, présentez votre idée principale et échangez autour de la demande. Comment l’œuvre confronte-t-elle le corps au temps ? Qu’est-ce qui diffère entre le temps du corps et celui de l’œuvre ? En quoi votre réalisation interroge-t-elle la perception du temps du spectateur ? Que dire du temps du spectateur ?

    3. Suite à ce travail préparatoire, réalisez et enregistrez les premières prises de vue photographiques.

    4. Proposez vos photographies retouchées, recadrées ou non sous leur forme finale de présentation (: diptyque, planche, etc.).

    5. Projection des travaux photographiques et analyse des références.


    The Clock, C MARCLAY

    Références artistiques possibles

    Philippe de CHAMPAIGNE, Vanité, ou Allégorie de la vie humaine, 1644, huile sur bois, 28 cm x 37 cm, musée de Tessé, Le Mans

    Bill VIOLA, The Reflecting Pool, 1977-1979, vidéo

    Peter GREENAWAY, Z.O.O. (A Zed and Two Noughts), 1985, film
    cf. références au peintre Johannes VERMEER (1632-1675, peintre baroque néerlandais parmi les plus célèbres du siècle d’or. Il réalisa surtout, dans un style raffiné, des peintures de genre, principalement des intérieurs montrant des scènes de la vie domestique).

    Jeffrey SHAW, The Legible City, 1989, installation interactive.

    Sam TAYLOR-JOHNSON, Still Life, 2001, vidéo

    Jennifer et Kevin McCOY, I’ll Replace You, 2008, vidéo, audio : 16:40 min

    Christian MARCLAY, The Clock, 2010. projection durant 24 heures. L’artiste y orchestre des milliers d’extraits de films, puisés dans toute l’histoire du cinéma pour composer cette mécanique qui indique l’heure en temps réel, dans chacun des lieux où elle est présentée.


    Danse macabre, 16e siècle

    Danse macabre

    La danse macabre est un motif artistique populaire à la fois présent dans le folklore européen et élaboré à la fin du Moyen Âge. Elle est un élément, le plus achevé, de l’art macabre du Moyen Âge, du 14e au 16e siècle.

    Tout au long du 15e siècle et au début du 16e, ce thème est peint sur les murs des églises, dans les cimetières d’Europe du Nord, sur les murs extérieurs des cloîtres, les charniers, les ossuaires. Au-dessus ou au-dessous de l’illustration sont peints des vers par lesquels la mort s’adresse à la victime, souvent sur un ton sarcastique et empreint de cynisme. Il est diffusé à travers l’Europe par les textes poétiques colportés par les troupes de théâtre de rues.

    Cette forme d’expression est le résultat d’une prise de conscience et d’une réflexion sur la vie et la mort, dans une période où celle-ci est devenue plus présente et plus traumatisante. Les guerres — surtout la guerre de Cent Ans — les famines et la peste, que représentent souvent les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, ont décimé les populations.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Collectionneur à l’heure du net

    Collectionneur à l’heure du net

    Choisissez, regroupez, sélectionnez des photographies du Web consacrées à un sujet précis et présentez-les sous une forme dédiée. Ce n’est pas du copier-coller, mais une démarche artistique de récupération d’images en série qui interroge nos usages du réseau et nos rapports au rôle de la photo dans la société contemporaine.

    « Tout collectionneur, par définition, se situe dans l’accumulation. »

    En juillet 2011, s’ouvre aux Rencontres photographiques d’Arles l’exposition From here on. Les cinq commissaires de l’événement signent un très court manifeste offrant une reconnaissance officielle à 36 artistes dont le matériau brut est l’image diffusée sur le Web. Ces derniers agissent comme des « agrégateurs », sorte d’équivalent du collectionneur à l’heure du net.

    Certains artistes – Jon RAFMAN et Doug RiCKARD – utilisent le logiciel Google Street View et d’autres – Penelope UMBRICO et Corinne VIONNET – s’emparent des réalisations photographiques d’amateurs présentes sur la toile.

    C’est le choix dans ce réservoir immense d’images soumises à une circulation sans fin qui donne à la collecte sa valeur artistique.

    Bernd et Hilla BECHER, Wassertürme, Deutschland, Vereinigte Staaten, Frankreich, Belgien, Luxemburg (Water Towers, Germany, United States, France, Belgium, Luxembourg), 1963-1995, photographies, 170,69 x 464,19 cm

    Références artistiques possibles

    • Bernd et Hilla BECHER, Châteaux d’eau, 1970-1998, 15 photographies en noir et blanc, tirages argentiques, 40 x 30 cm, K20K21 Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen.
    • Art KELLER, La Chose, 1992, Collection YOON-JA et Paul DEVAUTOUR, série comprenant : Production idéologique, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Théorie malheureuse, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Commodité pratique, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Champ social, acrylique sur toile, 65 x 100 cm.
    • Corinne VIONNET, Photo Opportunities, depuis 2005, série de photographies superposant des clichés de monuments touristiques – https://www.corinnevionnet.com/
    • Penelope UMBRICO, Suns from Sunsets from Flickr, depuis 2006, série de photographies de couchers de soleil ; Sunset Portraits from Sunset Pictures on Flickr, depuis 2008, série de portrait devant des couchers de soleil (vue de l’exposition à PACE Gallery de NYC en bandeau) –  http://penelopeumbrico.net/
    • Jon RAFMAN, Nine Eyes of Google Street View, 2008, série de photographies – https://9-eyes.com
    • Doug RICKARD, A new american Picture. 2010, série de photographies de scènes de rue provenant de Google Street View – https://dougrickard.com/a-new-american-picture/
    • Dina KELBERMAN, I’m Google, depuis 2011, série de photographies d’exploration de recherche thématique utilisant Google Image – https://dinakelberman.tumblr.com
    • Mishka HENNER Feedlots, 2012-2013, série de photographies réalisées en assemblant des centaines de captures d’écran haute résolution à partir du logiciel d’imagerie par satellite Google Earth – https://mishkahenner.com/Feedlots

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Garder l’essentiel !

    Garder l’essentiel !

    Faites disparaître (enlevez, effacez, neutralisez, grisez…) l’intérieur des surfaces des différentes formes présentes sur la photographie Stonehenge de Martin PARR, afin de ne garder que l’essentiel. Bien entendu, l’image de départ doit toujours être reconnaissable.

    #vide #contour #forme

    En faisant disparaitre l’intérieur de certaines formes tout en conservant un certain niveau de ressemblance avec l’image de départ, l’objectif de cette proposition sera de s’interroger sur le rapport entre les formes et le vide (espace négatif).
    Dans quelle mesure les contours obtenus en évidant les formes interviennent-ils dans la lisibilité de l’image ? Quel est le rôle de ce qui apparait à travers les vides ?

    « Trente rayons forment le moyeu,
    Mais le vide entre eux réalise l’essence de la roue.
    De l’argile naissent les pots,
    Mais le vide en eux réalise l’essence du pot.
    Des murs avec des fénêtres et des portes forment la maison,
    Mais le vide en eux réalise l’essence de la maison.
    Fondamentalement :
    La matière renferme l’utilisation ;
    Ce qui n’est pas la matière renferme l’essence. »

    Lao-Tséu

    Martin PARR, Stonehenge, Wiltshire, GB, 1975, photographie de Beauty Spots, 1976

    Références artistiques possibles

    • Piet MONDRIAN, Composition en rouge, bleu et blanc II (Composition II ; Composition 2 avec rouge et bleu), 1937, huile sur toile, 75 x 60,5 cm, Centre Pompidou, Paris – Les recherches de Mondrian commencent dès le début de sa carrière et s’orientent vers une représentation basée sur l’épuration radicale du tableau. Toute trace de référence au naturel visible est progressivement évacuée au profit d’une vision de l’universel. Mondrian privilégie l’économie de moyens pour tenter d’exprimer l’essence du réel.
    • M. C. ESCHER, Day and Night, 1938, estampe sur bois, 67,7 x 39,1 cm – Les œuvres de M. C. Escher représentent des constructions impossibles, des pavages et des combinaisons de motifs qui se transforment graduellement en des formes totalement différentes, qui défient les modes habituels de représentation du spectateur.
    • Henri MATISSE, Nu bleu II, 1952, papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, 103,8 x 86 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Ellsworth KELLY, Leaves (Feuilles), 1964, lithographie sur papier (appartenant à la série Suite végétale composée de 28 lithographies), 90 x 63,4 cm – Ellsworth Kelly crée par son travail une simplification abstraite du tableau et une mise en volume de la peinture. Sa peinture ne prend alors toute sa dimension qu’avec l’espace qui l’entoure, elle n’existe donc plus en tant qu’objet mais comme motif sur le mur du musée. Plus précisément, il exploite la peinture comme élément architectural, comme si elle avait un poids et crée ainsi un ensemble de liens et de relations entre les formes et les couleurs qui forme un nouvel équilibre visuel caché.
    • René MAGRITTE, La Décalcomanie, 1966, huile sur toile, 81 x 100 cm.
    • Valerio ADAMI, Il gile di Lenine (Le gilet de Lénine), 1972, acrylique sur toile, 239 x 367 cm, Centre Pompidou, Paris – Le peintre développe un style pictural psychologique caractérisé par le dessin élaboré, que la couleur a pour fonction de détourner, modifier ou amplifier. Ses œuvres se singularisent par la saturation des surfaces coloriées où ne subsiste aucun blanc, aucune trace de doute ou d’inachèvement.
    Gérard FROMANGER, La France est-elle coupée en deux ? 1974
    • Gérard FROMANGER, diptyque composé de 2 toiles : La Mort de Caïus Gracchus, août 1975 et La Vie et la mort du peuple, avril-mai 1977 (série : Hommage à François Topino-Lebrun), 1977, huile sur toile, 200 x 300 cm (chaque panneau) – Gérard Fromanger occupe une place importante dans l’histoire de la figuration narrative. Ce mouvement naît en France à la fin des années 1960 dans un climat international tendu et il réunit jusqu’en 1972 des peintres aux pratiques variables, animés d’une volonté commune : rompre avec l’abstraction alors dominante, réinventer la peinture en utilisant les images de masse, rendre à l’œuvre une dimension politique. Ces deux tableaux, qui forment un diptyque, appartiennent à la série de cinq œuvres intitulée Hommage à Topino-Lebrun, en référence au peintre révolutionnaire guillotiné par Bonaparte.
    • Emmanuel CHIEZE, Espaces négatifs, série de photographies en noir et blanc révélant le vide présent dans les environnements urbains artificiels, juillet 2015, NY.

    Sources

    InSitu – Académie de Nantes
    Le dessin et la forme, Johannes ITTEN, Éd. Dessain et Tolra, mai 1983
    Théorie de la Gestalt – https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_de_la_forme


    Questionnements

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Compétences

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Gérard FROMANGER, Quel est le fond de votre pensée ? (de la série Annoncez la couleur ! ) 1973, détail.

  • Coup de main

    Coup de main

    Photographiez un personnage en dessin – que vous aurez dessiné au crayon – qui interagit d’une certaine façon avec votre main réelle.

    #interaction #miseenscene

    Inventez une histoire où le personnage dessiné sur la feuille va jouer un rôle en réponse à l’action de votre main. Anticipez la présence de la main lors de la composition du dessin de manière à ce qu’elle s’insère parfaitement dans la scène crayonnée au moment de la photo.
    Une fois votre dessin terminé, prenez une photographie en prenant soin à la netteté et au cadrage de celle-ci. Si besoin demandez à quelqu’un de vous aider pour la prendre.

    MANIK et RATAN, Les aventures de Drogo

    Les dessinateurs MANIK & RATAN (@maniknrata) ont créé une série de personnages illustrés qui interagissent avec les objets du quotidien. (Drogo en bandeau)

    • Main négative, peinture pariétale, Paléolithique supérieur, grotte de Pech Merle, Cabrerets, Lot, France
    • MICHEL-ANGE, La Création d’Adam, 1508-1512, fresque, plafond de la chapelle Sixtine, Vatican, Rome
    • Charles ADDAMS, Thing (La Chose), The Addams Family, comic, (1938-1960), 1ère série TV (1964-1966), film (1991 et 1993)
    • Giuseppe PENONE, Alpes maritimes. Il poursuivra sa croissance sauf en ce point (Alpi Marittime. Continuerà a crescere tranne che in quel punto), 1968, acier, arbre
    • CÉSAR, Le Pouce, La Défense, France (bronze, 12 m, 18 tonnes, sculpture commandée en 1989, inaugurée en 1994, restaurée en 2015)
    • Gilberto ZORIO, Pugno fosforescente (Poing phosphorescent), 1971, cire phosphorescente, 2 lampes sur pied, minuterie, 170 x 180 x 50 cm. Poing en cire phosphorescente suspendu. Deux spots allumés permettent au phosphore de se charger. Toutes les huit minutes, les spots s’éteignent pendant 12 secondes alors que le poing s’éclaire de sa propre lumière.
    • Ai WEIWEI, Study of Perspective – Tiananmen Square, 1995-2003, photographie, 38,9 x 59 cm. C’est probablement la série polémique la plus connue de l’artiste chinois.  Sous un titre ironique, ce travail est commencé par Ai Weiwei directement sur la place Tian’amen. Sur aucun cliché on ne voit l’artiste ; seulement son bras, adressant un doigt d’honneur à de nombreux bâtiments emblématiques à travers le monde, tous choisis pour leur incarnation du pouvoir ou de la culture. Par ce geste mi-grossier mi-comique, Ai Weiwei dit son rejet des icônes et des valeurs établies.
    • Maurizio CATTELAN, L.O.V.E. (Libertà, Odio, Vendetta, Eternità), 2010, sculpture en marbre de Carrare, 6 tonnes et 4,60 m et 11 m de haut avec le socle : une main ouverte aux doigts coupés, à l’exception du majeur dressé vers la haut, Piazza Affari, face au Palazzo Mezzanotte de la Bourse de Milan, Italie
    • Liu BOLIN, Iron Fist, 2014, haut de 3,60 mètres et pesant 7 tonnes, Grand Palais, Paris
    • Rich McCOR (@paperboyo), Arc-de-Triomphe, Paris, France, 2018, photographie
    Rich McCOR, Empire State Building, NY

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations – la narration visuelle.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Me, Myself & I

    Me, Myself & I

    Réalisez votre portrait (autoportrait) avec l’appareil photo numérique ou l’iPad de la classe puis démultipliez-le 3 fois. Retravaillez-le numériquement ou sur impression papier.
    Votre production Me, Myself & I soutient une intention que vous expliquerez et questionnera éventuellement les limites de la ressemblance, les écarts entre le portrait et son modèle.

    Lors de la mise en commun, vous exprimerez à l’oral avec un vocabulaire approprié vos intentions artistiques de votre réalisation et établirez des liens entre votre travail et les œuvres ou démarches rencontrées en classe.

    Vocabulaires : ressemblance, représentation, écart, figuration, dé-figuration, portrait, identité, etc.

    BnF portraits / visages : http://expositions.bnf.fr/portraits/

    Portraits
    Portraits, Léa et Marion

    Références artistiques possibles :

    • Hippolyte BAYARD, Autoportrait en noyé, 1840, photographie.
    • Roman OPALKA, 1965/1 – ∞ – Détail photographique, photographie.
    • Lee FRIEDLANDER, New York City, 1966, photographie.
    • Michel JOURNIAC, Hommage à Freud – Constat critique d’une mythologie travestie, 1972, quatre photographies.
    • Lucas SAMARAS, Photo-Transformation, 1973-1976, Polaroid SX-70.
    • Roman CIESLEWICZ, Fernando Arrabal, 1974, photographie.
    • Cindy SHERMAN, Untitled Film Still, 1975, photographie.
    • Dieter APPELT, Autoportrait au miroir, 1978, photographie.
    • Jeff WALL, Picture for women, 1979, photographie.
    • Nancy BURSON, Second composite (Jane Fonda, Jacqueline Bisset, Diane Keaton, Brook Shields and Meryl Streep), 1982, photographie.
    • Thomas RUFF, Portrait Ralph Müller, 1986, photographie.
    • Yves TRÉMORIN, Jean-Claude, 1986, photographie.
    • Pierre HUYGHE, Chantier à Barbès-Rochechouart, 1994, photographie.
    • Duane MICHALS, Dr Heisenberg’s Magic Mirror of Uncertainty, 1998, photographies.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Duane MICHALS, Andy Warhol, 1972
  • Vers une image de soi

    Vers une image de soi

    Réalisez un selfie à l’aide de la tablette mise à votre disposition. Définissez ce qu’est un selfie, un autoportrait, évoquez ses différentes visées :
    – Qu’est-ce qu’un selfie ?
    – Que dire de cette quête d’identité ?
    – Le portrait photographique est-il une simple représentation fidèle des traits d’un visage ?

    Je ne suis pas ce que les contraintes sociales et culturelles veulent faire de moi. Ça, ce n’est pas moi ! Corrigez cette image photographique.

    Il existe actuellement chez un certain nombre de photographes une tendance à déconduire le portrait canonique. C’est ainsi qu’on s’efforce de dé-visager le visage, que ce soit par le flou, par l’agrandissement démesuré du détail, par la lacération de la surface sensible, etc. ; ou alors on se défait du visage comme tel, non pas dans une visée formaliste (par exemple afin de faire ressortir la plasticité du corps), mais pour mettre en avant la corporéité comme chair aux dépens de l’expressivité humaine ; le corps lui-même et souvent morcelé. Mais il ne s’agit là que d’une des tendances du portrait photographique actuel, et non pas d’une évolution qui témoignerait d’une mutation définitive ».

    Remarque :
    L’utilisation de l’intelligence artificielle est de plus en plus commune et nombreuses sont les sociétés digitales à intégrer cette technologie. Le site ThisPersonDoesnotExist.com, proposait sur sa page d’accueil à chaque visite un nouveau visage. Une utilisation banale peut-on penser, mais il faut savoir que chaque visage présenté n’existe pas.

    Procédés envisageables :
    recadrer, coloriser, retoucher, multiplier, changer de point de vue, surimpressionner, maculer, recouvrir, empâter, occulter, ombrer, simplifier, caricaturer, réticuler, postériser, accentuer…

    Notions : représentation, ressemblance, vraisemblance, autoportrait, portrait, identité…

    Références possibles :
    – Marcel DUCHAMP, Rrose Sélavy, 1921
    – Michel JOURNIAC, Piège pour un travesti, Arletty, 1972
    – Cindy SHERMAN, Untitled Film Still, 1975
    – Arnulf RAINER, Van Gogh als Blinder, 1977-80
    – Urs LÜTHI, Tableaux récents, 1977
    – Duane MICHALS, Dr Heisenberg’s Magic Mirror of Uncertainty, 1998
    – ORLAN, Self-Hybridations, 1998 (Art charnel selon ORLAN)

    Verbalisation :
    – L’image de soi est-elle changée ?
    – Perçoit-on mieux votre personnalité ?
    – Le ou les procédés utilisés enrichissent-ils votre démarche ?

    Yves Trémorin

    Jean-Claude d’Yves Trémorin, photographie, 1986


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
      Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • P_RTR__T

    P_RTR__T

    Olympe Aguado, Autoportrait dans l’atelier à Paris, 1853-1857, tirage sur papier albuminé,
    Paris Bibliothèque Natiinale de France

    Étienne Souriau dans son Vocabulaire d’esthétique propose une définition très complète :

    « Au sens général, représentation d’une personne ; mais la définition du portrait comme concept esthétique appelle quelques précisions.
    Dans les arts plastiques, on n’emploie pas le terme de portrait pour la sculpture, et pourtant la chose y existe, mais on dit tête, buste ou statue ; portrait se dit pour une œuvre en deux dimensions, peinture ou dessin. Le portrait est donc déjà une interprétation et transcription, donc choix, pour rendre l’apparence extérieure d’une personne, quel que soit le degré de réalisme. Bien qu’uniquement visuel, le portrait peut rendre très sensible la personnalité intérieure du modèle, par de nombreux indices tels que la pose, l’expression de la physionomie, etc.
    Définition du portrait, Étienne SOURIAU, Vocabulaire d’esthétique, Paris : P.U.F., 1990, pp.1161-1162.

    En vous interrogeant sur le regard que l’on porte aujourd’hui au portrait (: notamment aux selfies, aux publications sur les réseaux sociaux), vous réaliserez un portrait photographique singulier, car paradoxal : un portrait caché. À l’oral, vous aurez à répondre aux questions suivantes : en quoi est-ce encore un portrait ? Qu’apportent à votre travail la partie cachée, l’effacement ou la disparition du sujet photographié ?

    • Portrait : L’ancien français a forgé le terme de portrait à partir de pour (préfixe à valeur intensive) et de traire (tirer) dans le sens de dessiner. Cette remarque étymologique indique le lien qui existe entre le désir de fixer les traits d’une personne et la production des images.
    • Trait : Marque caractéristique distinctive ; élément qui permet de reconnaître, d’identifier. Les traits : ensemble des lignes caractéristiques du visage de quelqu’un.
    • Caché : Qu’on ne voit pas à cause d’un obstacle. Difficile à connaître.
    • Paradoxal : Dont les caractéristiques s’opposent. Contradictoire.

    Objectifs d’apprentissage :

    • Questionner la réalité de l’image.
    • Aborder les codes, les conventions, les normes, la nature, les fonctions ou finalités d’une image.
    • Développer un regard critique sur une pratique photographique normalisée et banalisée.

    Références artistiques possibles :


    Planche extraite du Mécanisme de la physionomie humaine ou analyse électrophysiologie de l’expression des passions (1862) du Docteur G.B. Duchenne, photographie d’A.Tournachon.
    Portrait de la Comtesse Castiglione de Pierre-Louis Pierson, atelier Mayer et Pierson, 1860.


    The Photojournalist (1951) et Portrait of a woman wearing a scuba diving mask (1955) d’Andreas Fininger


    Like Every Day de Shadi Ghadirian, 2000-2001
    Fiche PDF présentant la démarche de Shadi Ghadirian

    Liu Bolin, Hiding in the City 110, Puffed Food, 2013 63 x 80 cm

    « J’ai décidé de me fondre dans l’environnement. Certains diront que je disparais dans le paysage ; je dirais pour ma part que c’est l’environnement qui s’empare de moi ».
    Liu Bolin



    Oliver Jeffers, Dipped Paintings, 2015, Oil on canvas dipped in enamel, 42 x 38 cm


    John STEZAKER, Mask XIV, 2006

    Mask XIV est un collage créé en superposant une carte postale sur une photographie en noir et blanc. La photographie est un portrait publicitaire d’un acteur non identifiable réalisé dans les années 1940 ou 1950. La carte postale est une image couleur montée sur le visage de l’acteur. Elle montre une caverne rocheuse dans laquelle une piste sablonneuse se courbe autour d’un pilier central.
    Stezaker a positionné la carte sur le visage de l’acteur afin que la silhouette sombre des ouvertures rocheuses et la courbure de la caverne s’alignent avec les contours du visage de l’acteur provoquant une lecture anthropomorphique de l’image de la carte postale : les deux ouvertures de la lumière suggèrent des yeux séparés par la colonne centrale rocheuse qui recouvre le visage de l’acteur dans la position de son nez.

    Lancée vers 1980, la série de collages de masques fut élaborée à partir des collages de photographies de plateau. Les collages suivent tous un format similaire et trompeusement simple : un portrait promotionnel d’une étoile dont le visage est recouvert d’une carte postale – ostensiblement un masque – qui ouvre une fenêtre sur un autre espace. Initialement, les cartes postales étaient des images de ponts et de grottes qui, dans certains cas, réunissaient deux protagonistes ou plus. Au fil des ans, Stezaker a élargi sa gamme d’images pour inclure des tunnels, des cavernes, des formations rocheuses telles que stalactites et stalagmites, voies ferrées, ruines et monuments historiques, des clairières et des chemins ruisseaux, cascades, les lacs et la mer.

    Source : https://www.tate.org.uk/art/artworks/stezaker-mask-xiv-t12347


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Retour au Louvre

    Retour au Louvre

    Pierre JAHAN, Retour des œuvres au Louvre, Paris, 1946

    « 1946. René Huyghe, alors conservateur en chef du Département de la Peinture au Musée du Louvre, me téléphone pour me prévenir que le retour au musée des œuvres d’art que l’on avait entreposées ou dissimulées en province allait commencer. Si j’avais envie de photographier cette opération je devais me trouver à la porte Donon tel jour à telle heure. Bien entendu j’y fus ! »

    Source : http://www.pierre-jahan.com/