Étiquette : Photographie

  • Tiré par les cheveux

    Tiré par les cheveux

    La chevelure des modèles photographiques mis à disposition prend des libertés. Crêpés, ondulés, annelés, teints, tressés, bouclés, poudrés, échevelés, en pétard, rasés, triturés… les cheveux se déploient dans tous les sens.

    #broderie #trait #fil #hybridation

    Pour cette réalisation, les cheveux seront travaillés en utilisant des brins de de laine ou de coton de couleur que vous broderez ou collerez sur l’image photographique.

    Au cours de la séquence, vous vous interrogerez sur comment s’approprier aujourd’hui la broderie sur photographie et sur ce que ça signifie. Dans quelle mesure l’artisanat peut-il participer au renouvellement de pratiques artistiques ? Comment se saisir des relations entre broderie et féminité, mais aussi comment renouveler une telle pratique pour l’inscrire dans une véritable contemporanéité ? Comment la matérialité du fil change-t-elle l’image ? Par quels moyens plastiques la chevelure (de la photographie) se donne-t-elle à voir ? En quoi les potentialités graphiques et plastiques du fil permet-elle de questionner le trait ?

    Broderie sur photographie de Maurizio ANZERI

    Références artistiques possibles

    • Sandro BOTTICELLI, La naissance de Vénus, 1485–1486, tempera, 172 x 278 cm, Musée des Offices, Florence.
    • Gregor ERHART, Sainte Marie-Madeleine, vers 1515-1520, statue polychrome, bois de tilleul, 177 x 44 x 43 cm, Musée du Louvre, Paris.
    • Auguste RENOIR, Jeune fille se coiffant les cheveux, 1894, huile sur toile, 53 x 44 cm, Metropolitan Museum of Art, NY.
    • Mona HATOUM, Pull, 1995, installation, moniteur vidéo et tresse de cheveux.
    • Javier PÉREZ, Mascara cérémonial, 1998, crin de cheval blanc, tissu, résine polyester 145 x 55 x 45 cm.
    • Petros CHRISOSTOMOU, Forever, 2008, photographie couleur, 150 x 120 cm.
    • Lauren DiCIOCCIO, NYT Saturday July 4, 2009, broderie – https://laurendicioccio.com
    • Valérie BLASS, L’homme souci,  2009, polystyrène extrudé, bois, cheveux artificiels, pigment, 167 x 50 x 50 cm.
    • Debbie SMYTH, Stag Head, 2011, silhouette, fil, 52,5 x 52,5 cm.
    • Maurizio ANZERI, I will be with you the night of your wedding, 2013, photographie brodée, 21 x 15,5 cm – http://maurizioanzeri.com
    • Hinke SCHREUDERS, Works on paper #36, 2014, photos vintage des années 50 et broderie à la main, 26 x 18 x 5,5 cm – http://www.sudsandsoda.com
    • Juana GOMEZ, Constructal 4, 2015, diptyque de deux photographies brodées, 118 x 55 cm – https://www.juanagomez.com
    • Marie DROUET, Grande chevelure en trois parties, 2016, pierre noire sur papier, 78 x 315 cm.

    Exemples de broderies sur photographie, auteurs anonymes

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art ; les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
  • Jogging

    Jogging

    En portant de manière inhabituel le jogging ou en lui inventant de nouveaux usages, vous réaliserez une photographie drôle, ironique ou grinçante qui proposent une lecture critique jouant sur les stéréotypes culturels et sociaux véhiculés par ce vêtement.

    Vous prêterez attention au cadrage, au point de vue, à la lumière, à la mise au point […] et n’utiliserez aucun filtre.

    Les membres du Monty Python’s Flying Circus à New York, avril 1976 – Photo de Suzanne Vlamis

    Méthodologie

    1. Pour rechercher, créer ou visualiser des relations à venir entre ce vêtement et la critique recherchée, utilisez la technique du remue-méninges (brainstorming)
    2. Réalisez à partir de votre collecte d’idées ou de notions une carte mentale, afin de créer des liens logiques permettant de structurer voire faire converger vos idées vers une unique réponse.
    3. Collectivement, présentez votre idée principale et échangez autour de la demande. Comment la photographie confronte-t-elle le stéréotype décrié à votre lecture critique ? Qu’est-ce qui diffère entre votre photographie et une photo de vêtement d’un magazine ? En quoi votre réalisation photographique propose-t-elle une critique culturelle et sociétale ?
    4. Suite à ce travail préparatoire, réalisez et enregistrez les premières prises de vue photographiques.
    5. Choisissez, retouchez, recadrez vos photographies, afin de les proposer sous leur forme finale de présentation (: diptyque, planche, etc.).
    6. Présentez à la classe votre travail photographique.

    La photographie

    Dès son invention, la photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation ; le procédé donne à voir une représentation du réel objective. L’homme ne représente plus le réel tel qu’il le voit et tel qu’il le peut, mais c’est le « réel » qui impressionne le support (par l’action directe de la lumière qui est réfléchie, ou émise, de l’objet à la surface sensible). Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l’anthropométrie (: inventée par Alphonse Bertillon). Les photographes ambitionnent de réaliser un inventaire du monde.

    Toutefois, cette objectivité a ses limites. La photographie argentique permettait déjà de travestir la réalité, d’ajouter ou de retrancher des éléments d’une image (cf. photomontage) et avec l’avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n’étaient auparavant accessibles qu’à des connaisseurs, deviennent à la portée de tous.

    De plus, les choix du photographe importent : choix du sujet, du cadrage, de la mise au point, mais aussi du développement, du tirage (recadrage), des retouches, etc.

    Le photographe interprète à sa façon le réel qui s’offre à lui. Ainsi, en noir et blanc, une ambiance peut être rendue dramatique par certaines techniques alors que la réalité ne l’était pas autant. Le simple fait d’attirer l’œil sur un élément, en le photographiant, modifie la perception des spectateurs (récepteurs de l’image) face à la globalité de la scène qui se voit de plus réduite à une ou plusieurs images.
    S’ajoutent à cela les limites technologiques pour représenter les couleurs, les perspectives, les sujets en mouvement, etc. Un appareil photo ne retransmet pas exactement ce que l’observateur voit. Il peut déformer, créer des aberrations chromatiques, exagérer la perspective, etc.

    Source Wikipédia

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • avoir une pratique photographie porteuse de sens
    • mettre en œuvre un processus de création
    • découvrir des approches multiples sur l’univers du vêtement (codes sociaux, modes, histoire, technique, lieux de travail et de mémoire)
    • déconstruire les clichés ou en proposer une lecture critique.

    Questions

    Comment les images de corps athlétiques ont-elles contribué à la création d’archétypes culturellement dominants ? Comment l’art peut-il contribuer à la compréhension de notre société ? Dans quelle mesure l’appropriation et le détournement de fonction d’objets communs ouvrent-ils le champs de la création artistique ? De quelles manières l’image photographique dans ses spécificités permet-elle une narration, entre le réel et le fictif ?

    Références artistiques possibles

    • François AUBERT, Chemise de l’Empereur Maximilien de Habsbourg portée lors de son exécution, 1867, photographie, Metropolitan Museum of Art, NY
    • Hugo BALL, Karawane,1916, costume porté pour une lecture au Cabaret Voltaire, Zurich
    • John HEARTFIELD, Der Sinn von Genf (La Signification de Genève), 1932, photomontage
    • Michelangelo PISTOLETTO, Venus aux chiffons, 1967-2008, moulage, vêtements, dimensions variables
    • Mariko MORI, Link of the Moon (Miko No Inori), 1996, vidéo installation
    • Erwin WURM, One Minute Sculpture, 1998, performance, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/ Été, 2001, photographies numériques
    • Philippe RAMETTE, L’ombre (de moi-même), 2007, installation lumineuse, dimensions variables
    • Daniel FIRMAN, Caroline (série Attitude), 2011, moulage, vêtements – https://danielfirman.com/series/attitude/

    Performance

    La performance désigne la pratique d’un artiste se concentrant radicalement sur l’effectuation d’une action et sur l’immédiateté de son pouvoir signifiant et l’œuvre d’art ou l’échantillon artistique créé par cette action.

    La performance implique quatre éléments fondamentaux : le temps, l’espace, le corps ou la présence de l’artiste dans un médium, et la relation entre le créateur et le public. Les actions, généralement réalisées dans des galeries d’art et des musées, peuvent avoir lieu dans la rue, dans tout type de cadre ou d’espace et pendant n’importe quelle période. L’objectif est de susciter une réaction, parfois à l’aide de l’improvisation et de la mise en scène artistique.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Performance_(art)
    https://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Performance/

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la relation du corps à la production artistique : l’implication du corps de l’auteur ; la lisibilité du processus de production et de son déploiement dans le temps et dans l’espace : traces, performance, théâtralisation, événements, œuvres éphémères, captations, etc.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.5 – Prendre part au débat suscité par le fait artistique.
  • Focus

    Focus

    Réalisez un diptyque photographique où la différence de mise au point entre les deux photos d’une même scène révèle une histoire. Votre projet suppose au préalable quelques croquis pour une meilleure prise en compte de la prise de vue.

    Méthodologie

    1. Proposez une mise en scène de divers objets de telle sorte que celle-ci offre au spectateur une dimension narrative
    2. Réalisez la première prise de vue : une photographie mystérieuse en vous focalisant sur un point de la scène
    3. Puis sans changer le cadrage, photographiez à nouveau : la nouvelle mise au point dévoilera le mystère ; sachez que la différence entre ces deux photographies créera du sens et révèlera l’histoire
    4. Accentuez la dimension narrative en modifiant la mise en scène, en jouant avec les différents plans, la lumière et les autres moyens plastiques que vous jugerez nécessaires
    5. Reprenez les deux photographies autant de fois que nécessaire
    6. Rendez votre réalisation sous la forme d’un diptyque en utilisant l’application PicFrame.

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • aborder la question de la réalité, de l’image « vraie » dans la pratique photographique
    • comprendre que la photographie révèle les intentions du photographe
    • recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Questions

    Dans quelle mesure le photographe fait-il œuvre quand il prend une photo ? En quoi les choix de cadrage, de mise au point et de point de vue peuvent-ils faire sens ? Comment le photographe fait-il prendre conscience qu’une photographie peut être une démarche artistique ?

    Focus ou mise au point

    La mise au point est l’opération qui consiste, pour un photographe, à régler la netteté du sujet sur la photographie qu’il veut obtenir.

    Si la mise au point se fait pour une distance donnée, la zone de netteté acceptable à une certaine extension en deçà et au-delà de celle-ci. Cet intervalle est appelé profondeur de champ*. La mise au point n’implique pas toujours une image nette. Le flou peut être voulu par le photographe ou impossible à éviter pour des raisons matérielles. Le flou peut également être dû à un déplacement sensible de l’objet (flou cinétique) ou de l’appareil (flou de bougé) pendant la pose.

    La mise au point se fait par diverses méthodes, selon le type d’appareil utilisé.

    *La profondeur de champ décrit la zone d’une scène qui est considérée comme étant nette. Elle est affectée par plusieurs facteurs, mais elle est principalement liée à l’ouverture de votre objectif au moment de la prise de vue.

    Edward WESTON, Pepper No. 30, 1930
    William KLEIN, Gun 1, New York, October 1954
    Bernard PLOSSU, Les Alpes, 1970, épreuve argentique

    Références artistiques possibles

    • Edward WESTON, Pepper No. 30, 1930, tirage gélatino-argentique, 24 × 19 cm, MoMA, NY
    • Willy RONIS, Boulevard Richard Lenoir – Paris, 1946, épreuve argentique
    • Robert DOISNEAU, Le Baiser de l’Hôtel de ville, 1950, épreuve argentique
    • William KLEIN, Gun 1, New York, October 1954, 1954, épreuve argentique ; 50,5 × 40,5 cm, La Maison Européenne de la Photographie
    • Henri CARTIER-BRESSON, Alberto Giacometti, Galerie Maeght , Paris, 1961, 1961, tirage gélatino-argentique
    • Michael SNOW, Autorisation, 1969, épreuves argentiques instantanées (Polaroïd 55) et ruban adhésif sur miroir dans un cadre de métal, 54,5 × 44,5 cm, Musée des Beaux-arts du Canada, Ottawa
    • Bernard PLOSSU, Les Alpes, 1970, épreuve argentique

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique

    J’utilise difficilement les outils numériques.

    Je commence à expérimenter les outils numériques, mais ai besoin de plus de pratique pour les utiliser efficacement dans ma création artistique.

    +-

    Je recours de manière fiable aux outils numériques de captation et de réalisation pour enrichir ma création artistique.

    +

    J’utilise avec pertinence et de manière innovante les outils numériques et les mets au service de mon processus créatif et de mes productions artistiques.

    ++

    1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création

    Je n’exploite ni les informations ni la documentation iconique, pour soutenir mon projet.

    Je commence à recourir aux informations et à la documentation, notamment iconique, mais ai besoin de plus de pratique pour les intégrer de manière cohérente dans mon projet artistique.

    +-

    J’exploite les informations et la documentation, en particulier iconique, pour nourrir et enrichir mon projet de création.

    +

    J’utilise avec attention les informations et la documentation, notamment iconique, en les intégrant de manière perspicace et créative dans mon projet artistique.

    ++

    2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique

    J’ai du mal à faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité et d’engagement dans la conduite de mon projet.

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative et d’engagement dans la conduite de mon projet artistique, mais ai besoin de plus de maturité et d’esprit critique.

    +-

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite de mon projet artistique.

    +

    Je dirige de manière autonome et responsable mon projet artistique, en faisant preuve d’un esprit critique avancé et d’un engagement soutenu.

    ++

    4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre dans un contexte.

    +

    J’identifie avec précision et finesse les caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, démontrant ainsi une connaissance approfondie et nuancée de celle-ci.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition
    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    *Image mise en avant de Romain Vignes – unsplash.com

  • Une photo revitalisée

    Une photo revitalisée

    À la fin des années 80, l’allemand Thomas RUFF commence une série de portraits de jeunes gens en reprenant les codes de la photo d’identité, documentaire et objective par vocation. Il ne se livre à aucune manipulation lors de la prise de vue, mais travaille avec un appareil grand format qui lui permet d’obtenir de très grands tirages. Une image très banale parvient ainsi à attirer l’attention, du simple fait de ses dimensions. Ce procédé tend en outre à dévitaliser le portrait, et là où on pouvait s’attendre à de grandes révélations sur le caractère et la psychologie du sujet, c’est au contraire un profond sentiment d’anonymat qui se dégage.

    Thomas RUFF, Portrait (Andrea Knobloch), 1990, épreuve chromogène, 210 × 165 cm, Centre Pompidou, Paris

    À l’inverse du travail artistique de Thomas RUFF décrit ci-dessus, votre travail numérique consistera à revitaliser (dynamiser) la photographie d’identité.

    #photographie #retouche #filtre #réel #fiction

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • identifier l’écart entre une photographie et son référent
    • comprendre qu’il peut exister un dialogue pertinent entre la représentation et l’écart avec le référent
    • saisir que l’écart dans la représentation peut échapper à l’artiste de manière intentionnelle ou non
    • comprendre que les effet plastiques d’une œuvre d’art expriment les intentions de l’artiste
    • utiliser à bon escient les effets visuels.

    Questions

    Dans quelle mesure la représentation est-elle fidèle au référent ? En quoi l’écart est-il porteur de sens ? En quoi l’écart change-t-il la perception du référent dans la représentation ? Dans quelle limite la représentation du référent change-t-elle la perception de celui-ci ? En quoi la représentation fait-elle œuvre ?

    Références artistiques possible

    • Henri MATISSE, La Raie verte, 1905, huile sur toile, 40,5 × 32,5 cm
    • Andy WARHOL, Shot Sage Blue Marilyn, 1964, encre et acrylique sur toile, 101,6 × 101,6 cm (vente record de $195.000.000 en mai 2022)
    • Andy WARHOL, Debbie Harry (Blondie), 1985, Andy WARHOL peint le portrait de la chanteuse Debbie Harry à l’aide d’un ordinateur Amiga 1000.
    • Arnulf RAINER, Sans titre (Autoportrait), 1969, série Face-farces, acrylique sur photographie en noir et blanc, 43 × 60 cm
    • Bill ARMSTRONG, Portrait #302, 2000, photographie couleur – https://www.billarmstrongphotography.com
    • Valérie BELIN, Série Mannequins, 2003, épreuve gélatino-argentique, 161 × 125 cm – https://valeriebelin.com/works/mannequins
    • ORLAN, détail de Self-hybridation Opéra de Pékin #1, de la série Masques Pékin, Facing designs et réalité augmentée, 2014, photographie numérique couleur
    • Cindy SHERMAN, Goo-Goo Eyes, 2017, autoportrait utilisant de manière excessive les filtres et logiciels de retouche photo pour smartphone – https://www.instagram.com/cindysherman/
    Arnulf RAINER, Sans titre (de la série Face Farces), 1969,
    acrylique sur photographie en noir et blanc, 59,6 × 50 cm,
    Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne
    Bill ARMSTRONG, Portrait #302, 2000, photographie couleur

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes

    Je reproduis simplement des clichés sans apporter de touche personnelle.

    Je commence à explorer une expression personnelle, mais elle reste limitée et peu évidente.

    +-

    Je parviens à m’éloigner des stéréotypes et à exprimer des idées personnelles à travers mon travail.

    +

    J’ai une expression artistique convaincante et personnelle, évitant complètement les stéréotypes.

    ++

    1.4 – Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique

    Je n’utilise pas efficacement les outils informatiques pour soutenir ma pratique artistique.

    Je commence à explorer l’utilisation d’outils informatiques, mais ma pratique est encore limitée.

    +-

    J’intègre de manière fiable l’usage des outils numériques au service de ma pratique artistique.

    +

    J’utilise avec pertinence et de manière innovante les outils numériques et les mets au service de l’amélioration de mon processus créatif et de mes productions artistiques.

    ++

    3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation

    J’ai du mal à expliquer les choix artistiques dans mon projet et le cheminement de ma réflexion.

    Je commence à fournir des explications pour justifier mes choix artistiques, mais celles-ci manquent de cohérence et de clarté.

    +-

    Je justifie clairement mes choix artistiques en expliquant le cheminement qui m’a conduit à la réalisation finale.

    +

    Je fournis des justifications convaincantes, approfondies et bien liées à mes choix artistiques, mettant en évidence une réflexion critique et un cheminement réfléchi.

    ++

    4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques

    J’ai du mal à reconnaître les a priori et les stéréotypes culturels et artistiques présents dans mon travail et dans les œuvres étudiées.

    J’identifie certains a priori et stéréotypes, mais ai du mal à les dépasser dans ma pratique artistique.

    +-

    J’identifie de manière fiable les a priori et les stéréotypes culturels et artistiques, et fais des efforts pour les dépasser dans ma création artistique.

    +

    Je repère, analyse et dépasse de manière critique les a priori et les stéréotypes culturels et artistiques, en faisant preuve d’une démarche réflexive approfondie.

    ++


    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la ressemblance : découverte, prise de conscience et appropriation de la valeur expressive de l’écart dans la représentation,

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits ; le sens produit par des techniques mixtes dans les pratiques bidimensionnelles.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • 1.4 – Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.

    *Image mise en avant de Alexey Demidov – pexels.com

  • Portrait sans visage

    Portrait sans visage

    1. Concevez et créez une cagoule ou un masque artistique (: attention, un masque enveloppant). Son port doit exprimer une idée forte qui donne à voir son porteur autrement.
    2. Ensuite, réalisez Portrait à la cagoule ou Portrait au masque, un portrait photographique modifiant (voire perturbant) – de par la présence de la cagoule ou du masque, mais aussi par la mise en scène – la perception que le spectateur a habituellement du modèle. Votre projet (notes et croquis), réalisation de la cagoule ou du masque et prise de vue s’inspireront à votre gré du physique ou du psychique. 
      • physique : aspect extérieur général de quelqu’un, 
      • psychique : relatif à la pensée.
    #autoportrait #portrait #ressemblance #écart #masque #visage

    Portrait, cagoule et masque

    Un portrait est une œuvre picturale, sculpturale, photographique ou littéraire représentant une personne réelle ou fictive, d’un point de vue physique ou psychologique.

    Le portrait a différentes fonctions, au-delà de la volonté de perpétuer le souvenir d’une personne et de vouloir créer une image historique du commanditaire, il a souvent une fonction immédiate de représentativité. Il exprime souvent le désir d’ubiquité, à usage politique ou religieux. Pendant longtemps, il a été entendu que le portrait devait être l’exercice de figuration le plus mimétique, mais l’étude attentive de son histoire a pour le moins modéré ce jugement.

    La cagoule et le passe-montagne sont des couvre-chefs descendant en dessous du menton, masquant ainsi presque toute la tête et une partie du cou, à l’exception d’une ou plusieurs ouvertures réservées aux yeux et parfois à la bouche. La façon dont ils couvrent le visage garantissant un certain anonymat à celui qui la porte.

    Le masque assure de nombreuses fonctions, variables selon les lieux et l’époque. Simple protection, divertissement ou associé à un rite, œuvre d’art ou produit normalisé, il se retrouve sur tous les continents. Même lorsqu’il n’y exerce pas son rôle principal, le masque constitue lui-même une œuvre d’art en tant qu’il est fait de recherches formelles. Des artistes comme Auguste Rodin en sculptent ainsi sans leur impartir une autre fonction. Des masques originellement dévolus à des pratiques magiques ou mystiques inspirent également des peintres comme Georges Braque et Pablo Picasso au début du 20e siècle. Néanmoins, le masque apparaît souvent comme l’élément d’un costume, un accessoire destiné à changer l’allure de son porteur. Sa signification se précise alors à la lumière d’événements particuliers, comme le théâtre ou la fête.

    Questions

    En quoi le port d’un masque révèle-t-il une part d’invisible ? Dans quelle mesure le masque confectionné et le portrait photographique interrogent-ils notre rapport au réel ? En quoi la mise en scène opérée à la prise de vue participe-t-elle à la représentation de l’expression recherchée par la présence de l’accessoire ?

    Guillaume WEILER (designer), Dazzle Camouflage, 2015

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques
    • comprendre que l’écart peut être source d’expression
    • tirer parti de l’écart entre réalité et fiction.

    Références artistiques possibles

    • Gustave COURBET, Le Désespéré, 1844-1845, huile sur toile, 45 × 55 cm
    • Sonia DELAUNAY, costume pour les « Ballets Russes », 1909-1911
    • Sophie TAEUBER-ARP, costumes dada d’inspiration Hopi, 1922
    • Frida KAHLO, Les Deux Fridas, 1939, huile sur toile, 173 × 173,5 cm, Musée d’art moderne de Mexico
    • Francis BACON, Selfportrait, 1971, huile sur toile, 35,5 × 30,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Jean-Michel JOURNIAC, Hommage à Freud, 1972, photographies
    • Erwin WURM, One Minute Sculpture, 1998, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/Été, 2001, photographies numériques
    • Cindy SHERMAN, Clowns, 2003-2004, photographies
    • Daniel FIRMAN, Esther, 2004, installation
    • Sascha NORDMEYER, Hyperlip, prothèse de communication, 2009, objet de design en matière plastique rouge
    • Ben HEINE, Pencil vs Camera, depuis 2010, série de photographies. Les œuvres Pencil Vs Camera représentent des dessins réalisés, photographiés et tenus par Ben Heine dans un endroit spécifique. Elles marient la photographie et le dessin et ajoutent à des scènes ordinaires de nouveaux éléments surréels, visionnaires ou romancés.
      https://benheine.com/fr/art/pencil-vs-camera/
    • Hideki KUWAJIMA, Euphoria 100320 et Euphoria 100701, divers objets en matière plastiques, 2010
    • John STEZAKER, Mariage (Portrait cinématographique – collage) LXXXVIII, 2013
    • Willie COLE, Zebratown Mask 1, chaussures en cuir, 2013
    • Cf. bookface ou sleveface (: phénomène internet qui consiste pour une ou plusieurs personnes à être pris en photographie en posant avec une pochette de disque vinyle représentant des parties du corps, de façon à prolonger l’image de la pochette et ainsi créer une illusion)

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur

    Je ne mène pas à terme ma production, même avec l’accompagnement du professeur.

    Je commence à m’engager dans mon projet individuel, mais ai besoin de plus de soutien pour le mener à son terme.

    +-

    Je mène à terme ma production individuelle dans le cadre du projet accompagné par le professeur.

    +

    Je montre une réelle capacité à mener à bien une production individuelle souvent de manière autonome.

    ++

    3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques

    Je ne porte aucun regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel. Je ne sais pas apprécier la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Je commence à développer un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, mais ai besoin d’être guidé dans l’appréciation de la diversité des images.

    +-

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en reconnaissant la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    +

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en saisissant avec acuité la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques, et en tirant des influences pertinentes pour mes créations artistiques.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art ; les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini
    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • 2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
  • I’m not there

    I’m not there

    Concevez sous la forme d’une carte mentale et de croquis puis réalisez une image photographique d’un sujet qui n’est plus présent.

    #absence #présence

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • réaliser une image en mettant en évidence la notion d’écart
    • comprendre que l’image de la réalité diffère de la réalité.
    • utiliser et découvrir différents médiums.

    Questions

    En quoi l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être source d’expression ou de valeur expressive ? Dans quelle mesure l’interprétation du spectateur peut-elle rendre autonome l’image photographique ? En quoi une représentation photographique peut-elle s’affranchir du monde visible ?

    Références artistiques possibles

    • Panneau des chevaux ponctués, grotte de Pech Merle, 3,60 × 1,65 m, -25000 ans
    • Eugène ATGET, Au Petit Dunkerque, 3 quai Conti, tirage entre 1898 et 1913 d’après négatif entre 1898 et 1900, photographie positive sur papier albuminé, d’après négatif sur verre. {BnF
    • Richard LONG*, A Line Made by Walking, Angleterre, 1967
    • Dennis OPPENHEIM*, Annual Rings, à la frontière États-Unis/Canada à Fort Kent, schéma de cercles d’âge d’arbre sectionnés par une frontière politique, 1968
    • Le photographe espagnol Pol ÚBEDA HERVÀS (http://www.flickr.com/photos/polubeda/) s’est lancé dans un projet intitulé I’m not there (2012). Le concept : des autoportraits dans lesquels n’apparaît que son ombre, ainsi que ses chaussures, seule trace de sa présence réelle. L’artiste explique que l’idée lui est venue après des changements dans sa vie qui l’ont amené à s’interroger sur son identité.
    • Kader ATTIA, Flying rats, installation, grillage (volière), mannequins en graines, pigeons vivants, 2005 – 8e Biennale de Lyon en 2008
    • Philippe RAMETTE, L’ombre (de moi-même), 2007, installation lumineuse, dimensions variables
    • Boushra ALMUTAWAKEL, La disparition, 8 photographies, 2009

    *Le Land Art propose une action à la fois monumentale, minimale et conceptuelle, du traitement artistique du paysage. Les artistes interviennent sur ou dans le paysage et le modifient de manière provisoire ou durable. Ils veulent établir une communication intime avec la nature, éloigner l’art des musées et des galeries. Ils s’inspirent des sites archéologiques et sacrés. Certains ajoutent à leurs œuvres des éléments étrangers, d’autres se contentent d’utiliser les matériaux existants. La photo, la vidéo et le dessin sont employés pour témoigner, pour garder trace, des œuvres réalisées. Cf. Christo, Walter De Maria, Michael Heizer, Richard Long, Robert Smithson.

    Vue du panneau des chevaux ponctués, grotte de Pech Merle
    Richard LONG, A Line Made by Walking, Angleterre, 1967
    Pol ÚBEDA HERVÀS, I’m not there, 2012

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive

    J’ai du mal à m’engager dans une réflexion artistique personnelle et à établir des liens avec ma propre pratique.

    Je commence à explorer des questions artistiques, mais ai des difficultés à les approfondir de manière réflexive.

    +-

    Je m’approprie des questions artistiques en les reliant à ma pratique et en développant une réflexion personnelle.

    +

    Je fais preuve d’une réflexion approfondie et originale sur mon travail artistique, en m’appropriant des questions artistiques complexes.

    ++

    2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique

    J’ai du mal à faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité et d’engagement dans la conduite de mon projet.

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative et d’engagement dans la conduite de mon projet artistique, mais ai besoin de plus de maturité et d’esprit critique.

    +-

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite de mon projet artistique.

    +

    Je dirige de manière autonome et responsable mon projet artistique, en faisant preuve d’un esprit critique avancé et d’un engagement soutenu.

    ++

    2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci

    Je ne confronte pas mon projet à ma réalisation et ne parviens pas à l’adapter ou à le réorienter en conséquence.

    Je commence à confronter mon intention artistique avec la réalisation de mon projet, mais ai besoin de plus de pratique pour l’adapter ou le réorienter de manière satisfaisante.

    +-

    Je confronte mon intention artistique avec la réalisation de mon projet et ajuste ou réoriente ma démarche pour assurer la dimension artistique de celui-ci.

    +

    J’articule avec maîtrise la confrontation entre mon intention artistique et la réalisation de mon projet, en adaptant ou en réorientant ma démarche avec justesse pour garantir une dimension artistique convaincante.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    *Photographie mise en avant I’m not there de Pol ÚBEDA HERVÀS

  • Une histoire surprenante

    Une histoire surprenante

    À partir de 5 photographies, réalisez une narration visuelle cohérente dans laquelle vous surprendrez votre spectateur.

    Vous réaliserez votre projet sous la forme d’un polyptyque, plus précisément sous la forme de 5 panneaux, de 5 cadres.

    Questions

    En quoi la volonté de raconter une histoire – quel que soit le médium – induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ? Comment votre intention initiale devient-elle lisible aux yeux du spectateur ? Le polyptyque photographique propose-t-il de lui-même un ordre de lecture ?

    Méthodologie

    1. Écrivez le pitch de votre histoire. La chute doit être surprenante.
    2. Dessinez sous forme de croquis un story-board sommaire.
    3. À l’aide d’ un iPad, vous réaliserez les photographies au sein du collège, à moins que vous ne les ayez apportées sur une clé USB, mais attention, vos prises de vue anticiperont une cohérence plastique ou thématique afin d’instaurer un dialogue, de tisser un lien narratif lors du rapprochement des deux images.
    4. Vous partagerez vos 5 photos non retouchées sur 5 tablettes que vous disposerez sur le mur de la classe, afin de créer le polyptyque.
    5. Pour finir et faciliter l’évaluation, vous réunirez les prises de vue sur une unique planche en utilisant les applications PicFrame ou ComicBook! .

    Références artistiques possibles

    • Jan Van EYCK, Les Époux Arnolfini, 1434, huile sur panneau de chêne, 82,2 x 60 cm
    • Piero della FRANCESCA (1412-1492), Double portrait des ducs d’Urbino, vers 1473, tempera et
    • huile sur bois, 47 x 33 cm, Musée des Offices, Florence
    • Diego VELASQUEZ, Les Ménines, 1657, huile sur toile, 320 x 276 cm
    • James ROSENQUIST, President Elect, 1960-1961, huile sur isorel, 228 x 366 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Duane MICHALS, Things are queer, suite de neuf photographies, 1973.
      Les jeux entre les espaces perçus et les changements d’échelle lors de la lecture des différentes images font perdre les repères au spectateur, plaçant le spectateur en face des contradictions entre ce qui est vu et ce qu’il pense voir.
    • Mac ADAMS, The Mysteries, 1973-1980, série photographique. http://www.macadamsstudio.com
    • Anna et Bernhard BLUME, Kitchen Frenzy, 1986, 5 photographies, 170 x 108 cm, MoMA, NY
    • Bill VIOLA, Catherine’s Room, 2001, vidéo, cinq moniteurs, 38 x 246 x 57 cm, Tate, Londres.
      Les cinq écrans affichent différents moments de la journée – matin, après-midi, coucher du soleil, soir et nuit. Chaque scène montre la protagoniste féminine à une tâche différente, des exercices de yoga le matin à l’allumage de bougies le soir et enfin aller au lit. Dans chaque scène, l’arbre à l’extérieur de la fenêtre est montré à différentes étapes de son cycle annuel, plaçant la routine de la femme dans le contexte plus large des cycles de la nature. L’œuvre est basée sur une prédelle de l’artiste du XIVe siècle Andrea di Bartolo.

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Vue de Catherine’s Room de Bill VIOLA

  • Comment montrer un travail de mémoire ?

    Comment montrer un travail de mémoire ?

    Nous sommes dépositaires d’une histoire qui n’est pas la nôtre, qui est celle de nos ancêtres et que nous hébergeons sans le savoir.

    #mémoire #histoire #récit

    Questionnements

    Comment devenir acteur d’une mémoire collective et citoyenne ? Comment l’artiste commémore*-t-il un événement ou un personnage pour perpétuer le souvenir d’une présence ? En quoi votre présentation favorise-t-elle l’expression d’un travail de mémoire ? La commémoration* induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ?

    * Commémorer : célébrer la mémoire d’un événement ou d’une personne.
    * Commémoration : action de rappeler le souvenir d’une personne ou d’un événement.

    À partir de photographies d’un aïeul

    Chaque élève numérise les photographies choisies à l’aide d’un appareil photo numérique ou d’un scanner afin de préserver les originaux.

    Méthodologie :

    1. suite à la présentation du sujet, réalisation commune d’une carte mentale qui aidera les élèves à s’interroger sur la présentation des images
    2. regroupement par équipe de deux ou trois ; écriture du projet de présentation
    3. croquis des points de vue les plus significatifs du lieu de monstration ; liste des caractéristiques intrinsèques au lieu (: galerie de l’établissement, couloirs ou autres lieux)
    4. en salle informatique, intervention sur les images numériques retenues : retouche, correction, modification…
    5. optimisation pour l’impression (numérique ou sérigraphique ou autre) ou de la vidéo projection
    6. préparation des accessoires et des matériaux utilisés pour le projet
    7. mise en espace des images pour leur présentation au public : installation, accrochage, vidéo projection

    Attention, les élèves n’ont à leur disposition que le matériel habituel.

    Butadès de Sicyone

    La fille du potier Butadès de Sicyone amoureuse d’un jeune homme qui partait pour un lointain voyage, renferma dans des lignes, l’ombre de son visage projeté sur une muraille par la lumière d’une lampe ; le père appliqua de l’argile sur ce trait et en fit un modèle qu’il mit au feu avec ses autres poteries. On rapporte que ce premier relief se conserva dans le Nymphaeum (monument consacré aux nymphes) jusqu’à la destruction de Corinthe par Mummius (soit env. 200 ans).

    Ce mythe relaté par Pline l’Ancien (23-79) fut considéré au début du 18ème siècle comme l’origine de la peinture et de la sculpture.

    Christian BOLTANSKI, Reliquaire, 1990
     

    Références artistiques possibles

    • Ernest PIGNON-ERNEST, Rimbaud, 1978, 400 sérigraphies. Les sérigraphies, tirées à plusieurs exemplaires sont collées sur différents lieux, diverses surfaces à Charleville et Paris. Les photographies permettent de conserver la mémoire de l’évènement.
    • Hiromi TSUCHIDA, photographies faites en 1979 à partir des restes d’objets trouvés à Hiroshima ou conservés par les survivants et exposés au Mémorial d’Hiroshima – une robe déchirée, le verre d’une paire de lunettes, une boîte à repas carbonisée, une chevelure. Ici aussi, seuls les objets sont montrés, en noir et blanc, dans un cadrage serré, sur un fond neutre, comme des signes du désastre qui suffisent, sans effet spectaculaire, à montrer l’indicible. 
    • Christian BOLTANSKI, Reliquaire, 1990, installation, photographies, cadres en acier, tissu, lampes et fils
    • Jochen GERZ, 2146 Pierres, Monument invisible contre le racisme, 1993. L’œuvre est constituée de plus de deux mille pavés, progressivement descellés sur la place du château de Sarrebrück – ancien siège de la Gestapo – gravés chacun du nom d’un cimetière juif profané entre 1933 et 1945, puis replacés, face contre terre.
    • Jochen GERZ, Monument vivant de Biron, 1996, monument aux ports, 360x316x316 cm. Sur l’ancien monument aux morts situé devant une halle en bois dans la commune française de Biron, dans le département de la Dordogne, l’artiste a disposé, de manière aléatoire et anonyme, des plaques sur lesquelles sont gravées les réponses des habitants à la question : « Qu’est ce qui serait assez important, selon vous, pour risquer votre vie ? ».
    • Arno GISINGER, Invent Arisiert, 2000, photographies d’une centaine d’objets confisqué à huit familles juives en 1938. Cette œuvre réalisée à la demande du Mobilier national autrichien (Hofmobiliendepot) s’inscrit pleinement dans la continuité de la réflexion de l’artiste sur la représentation visuelle de l’Histoire et de la mémoire.
    • Éric BAUDELAIRE, The Dreadful Details, 2006, photographie. Tout est faux ! Les photographies de presse sont reconstituées dans des studios d’Hollywood jusqu’aux détails les plus macabres.
    • Anselm KIEFER, Chevirat Hakelim (Le bris des vases), 2007, plomb, verre. Pour l’artiste « l’histoire est un matériel comme la couleur, la toile » il l’utilise comme un matériau plastique.
    • Sophie CALLE, Souvenirs de Berlin-Est, 2013, Éd. Actes sud, 79 pages. À Berlin, de nombreux symboles de l’ex-Allemagne de l’Est ont été effacés. Sophie Calle enquête dans la ville et remarque que ces symboles ont laissé des traces dans le paysage. Elle photographie alors leur absence et interroge les passants pour la description de leurs souvenirs. Son exposition met en parallèle les photographies et les témoignages.
      « J’ai remplacé les monuments manquants par le souvenir qu’ils ont laissé, » dit-elle.
    • Anne et Patrick POIRIER, Alep, 2015, tapis en laine, soie et fibre de bambou, 370×440 cm, Galerie Mitterrand, Paris.

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Le collège en 2 ou 3 photos

    Le collège en 2 ou 3 photos

    Vous n’avez que deux ou trois photographies pour raconter votre collège.

    #photographie #cadrage #point de vue #temps #lieu #action

    Méthodologie

    • À l’aide de l’iPad, vous réaliserez donc deux photographies au sein du collège, mais attention, vos prises de vue anticiperont une cohérence plastique ou thématique afin d’instaurer un dialogue, de tisser un lien narratif lors du rapprochement des deux images.
    • Vous mettrez ensuite en page vos photos sans les retoucher en utilisant les applications PicFrame ou ComicBook! afin d’obtenir un polyptyque photographique (: œuvre artistique en plusieurs parties).
    • Enfin, vous légenderez votre réalisation.

    Questions

    En quoi la volonté de raconter – quel que soit le médium – induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ? Comment votre intention initiale devient-elle lisible aux yeux du spectateur ? Le polyptyque photographique propose-t-il de lui-même un ordre de lecture ? La légende dirige-t-elle la compréhension de votre réalisation ?

    « La juxtaposition de deux fragments de film ressemble plus à leur produit qu’à leur somme. »
    _ Sergei EISENSTEIN, Hors-cadre, février 1929 et Les Cahiers de l’Art, 1930.

    Références artistiques possibles

    Piero della FRANCESCA (1412-1492), Double portrait des ducs d’Urbino, vers 1473, tempera et huile sur bois, 47 x 33 cm, Musée des Offices, Florence.

    Le CARAVAGE, Narcisse, 1597-1599, huile sur toile, 110 x 92 cm, Galleria Nazionale d’Arte Antica, Rome.

    James ROSENQUIST, President Elect, 1960-1961, huile sur isorel, 228 x 366 cm, Centre Pompidou, Paris

    Andy WARHOL (1928-1987), Marylin Diptych, 1962, acrylique sur toile, 205 x 145 cm, Tate Gallery, Londres.

    Christian BOLTANSKI, L’Album de la famille D, 1971, installation, 150 tirages noir et blanc encadrés de fer blanc, 220 x 450 cm.
    « Nous n’apprenons rien sur ce qu’a été la vie de la famille pendant vingt-cinq ans, ces images de rituels familiaux nous renvoient à nos propres souvenirs, à nous-mêmes, tous les albums de photos, à l’intérieur d’une société donnée, sont à peu près identiques, ils ne représentent pas la réalité, mais la réalité de l’album de photos. »
    _ Christian Boltanski, les modèles – cinq relations entre texte & image, entretien avec Irmeline Lebeer, 1979.

    Duane MICHALS, Things are queer, suite de neuf photographies, 1973.
    Les jeux entre les espaces perçus et les changements d’échelle lors de la lecture des différentes images font perdre les repères au spectateur, plaçant le spectateur en face des contradictions entre ce qui est vu et ce qu’il pense voir.

    Mac ADAMS, The Mysteries, 1973-1980, série photographique. http://www.macadamsstudio.com

    Sophie CALLE , La filature, 1981, diptyque composé de textes et de photographies, Centre Pompidou, Paris.
    « Selon mes instructions, dans le courant du mois d’avril 1981, ma mère s’est rendue à l’agence Duluc détectives privés. Elle a demandé qu’on me prenne en filature et a réclamé un compte rendu écrit de mon emploi du temps ainsi qu’une série de photographies à titre de preuves. » Le récit à double-voix pose la question de la subjectivité. Qui observe qui ?

    Bill VIOLA, Nantes Triptych, installation vidéo, 1992.
    Nantes Triptych se compose de 3 écrans vidéos : une femme enceinte en train d’accoucher, une femme très âgée qui s’éteint progressivement et au centre un homme qui plonge sous l’eau et se maintient en apnée. Le spectateur est immédiatement plongé au cœur de l’œuvre : le cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance, figures archétypales qui sont au centre du travail de l’artiste.

    Jacques MONORY, Robert Aldrich, 1991, acrylique sur toile, 178 x 232 cm
    Wolfgang TILLSMAN, vue de l’exposition 1991-2011: 20 Jahre Gegenwart, MMK, Frankfurt am Main

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Exemples

    Les liens narratifs s’organisent entre deux images, en fonction de données formelles et de traits pertinents sélectionnés dans l’une et l’autre image, par référence au répertoire du lecteur et empruntent aux figures stéréotypées véhiculées par les codes de la société. Orientée par la deuxième image, l’image première admet, dans chaque séquence, une lecture différente comme si elle était légendée différemment.