Étiquette : Installation

  • Dissimulation

    Dissimulation

    Dissimulation : n. f. 12e siècle. Emprunté du latin dissimulatio, « dissimulation, feinte ».
    Dissimuler : v. tr. 14e siècle. Emprunté du latin dissimulare, « cacher, feindre ». Dérober une chose aux regards, à l’attention ; faire en sorte qu’elle passe inaperçue.

    « En suivant les indices que j’ai discrètement laissés à la prise de vue, le spectateur révélera l’objet singulier que j’ai dissimulé dans ma photographie ».

    #mise en scène #camouflage #voile

    Par différents moyens plastiques qui vous restent à élaborer, faites que votre objet – choisi et unique en son genre – ne devienne l’élément de votre photographie le moins voyant, mais réellement présent dans la scène photographiée (quelques indices révéleront d’ailleurs sa présence).

    Un soin tout particulier de la composition, du cadrage, de la mise au point et de l’éclairage est attendu à la prise de vue.

    Questionnement

    Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons, ce que nous regardons et percevons ?

    Références artistiques possibles

    • Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/
    • André MARE, Canon de 280 camouflé, 1915, encre de Chine et aquarelle sur papier (carnet)
    • Edward WADSWORTH, Liverpool shipping, 1918, gravure sur bois, 36,2 x 26,7 cm, The Met, NY
    • Pierre GATIER, Bateau camouflé en rade de Toulon, 1919, huile sur toile, 54,5 x 65 cm, Musée national de la Marine, Paris
    • Man RAY (1890-1976), L’Énigme d’Isidore Ducasse, 1920, objet inconnu enveloppé dans une étoffe
    • René MAGRITTE, La condition humaine, 1933, huile sur toile, 1 m x 81 cm, National Gallery of Art, Washington (détail en bandeau)
    • Salvador DALÍ, Marché d’Esclaves (avec le buste invisible de Voltaire), 1940, huile sur toile, 47 x 66 cm, The Dali Museum, St Petersburg, Floride, USA
    • Victor VASARELY, Zèbres, 1944, lithographie, 39 x 33 cm, Centre Pompidou, Paris
    Alain JACQUET, Camouflage Henri Matisse Luxe, Calme et Volupté, 1963,
    203 x 144 cm, Centre Pompidou, Paris
     
    • Alain JACQUET, Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, 1964, sérigraphie. Dans la série Camouflages (1961-1964), des formes abstraites recouvrent le sujet : l’image devient ambiguë, indéterminée. Elle se fend, se déguise, entre formes abstraites et figures identifiables. Alain Jacquet joue avec l’image et s’en amuse, avec un humour évident, à la transformer, à la détourner. Comme le veut le Pop Art, il mélange des images populaires et familières et des emprunts à l’art classique. Les superpositions, le jeu de mots et l’homonymie dissimulent – et révèlent – le regard de Jacquet, parfois critique, souvent très drôle.
    • Ana MENDIDIETA, Silueta Works in Iowa and Oaxaca Mexico, 1973-78, photographies
    • François ROUAN, Figures/paysages, 1977, gouache, encre, pastel et collage de papier sur papier, 76 x 57 cm
    • Andy WARHOL, Joseph Beuys in memoriam, 1986, sérigraphie, acrylique sur toile, 81 x 61cm, MoMA, NY
    • Franz ACKERMANN, Hiding Place II, 2000, acrylique sur toile, 190,2 x 280 cm
    • Desiree PALMEN, Interior camouflage, 2004, acrylique sur combinaison coton, photographie
    • Fred LEBAIN, Un printemps à New-York, 2009, photographies
    • Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
      http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
      https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/
    • Cecilia PAREDES, Corinthians-blue, 2014, photographie
    • Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016, installation, technique mixte. Shigeki Matsuyama s’inspire directement d’une technique de camouflage utilisée lors de la Première Guerre mondiale. https://www.sgk7.net/

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Mettre un monde en boîte

    Mettre un monde en boîte


    Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, film réalisé par Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou
    Amélie découvre une vieille boîte en métal

    Qu’elle soit vide ou pleine, cette boîte contient tout un monde !

    #miniature #mise en scène #espace-lieu

    Élaborez en premier lieu une carte mentale, afin d’analyser la proposition. Dessinez ensuite une planche comportant les parties importantes du projet avant de réaliser la « mise en boîte de ce monde »…

    Mythologie

    Selon la mythologie grecque, Pandore était la première femme créée par le dieu Zeus. Elle a été créée pour punir l’humanité après que Prométhée eut volé le feu.

    Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d’ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité, notamment la vieillesse, la maladie, la guerre, la famine, la misère, la folie, le vice, la tromperie, la passion, l’orgueil ainsi que l’espérance.

    Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir ; hélas, il était trop tard. Seule l’espérance, plus lente y resta enfermée.


    La boîte, symbole de la curiosité, de la dissimulation et du mystère

    Symbole féminin, interprété comme une figure de l’inconscient et du corps maternel , la boîte contient toujours un secret : elle enferme et sépare du monde ce qui est précieux , fragile ou redoutable . Elle protège, mais risque aussi d’étouffer.

    La boîte de Pandore est restée le symbole de ce qu’il ne faut pas ouvrir. Cette boîte, au fond de laquelle reste l’espérance, c’est l’inconscient à toutes ces possibilités inattendues, excessives, destructives ou positives, mais irrationnelles, si elles sont laissées à elles-mêmes. Ce symbole peut être relié à l’exaltation imaginative qui prête à l’inconnu, recelé dans la boîte, toutes les richesses de nos désirs et voit en lui le pouvoir illusoire de les réaliser : origine de tant de malheurs !

    La boîte est aussi à rapprocher des cassettes de nombreux contes et légendes. Les deux premières contiennent biens et richesses, la troisième tempêtes, ruines, mort. Les trois cassettes correspondent aux trois parts de la vie humaine, deux étant favorable, une adverse.

    Bref, que la boîte soit richement ornée ou simple, elle n’a pas de valeur symbolique que par son contenu, et ouvrir une boîte, c’est toujours prendre un risque.

    Synonymes de boîte

    Ballotin, benne, boîtier, bonbonnière, carton, cartouchière, caissette, cassette, coffre, coffret, conserve, conteneur, étui, flaconnier, minaudière (nécessaire de maquillage), pilulier, poudrier, reliquaire, tabatière, Tetra Pak, tire-lire.

    Familier – lieu de travail (entreprise, lycée), bouche, discothèque.

    Charles MATTON
    Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987
    Damien HIRST, Love Lost, 1999

    Références artistiques possibles

    Marcel DUCHAMP, Air de Paris50cc de Paris, 1919, verre, bois, 14,5 x 8,5 x 8,5 cm, ampoule pharmaceutique vidée de son contenu et ressoudée. C’est en 1919 que Marcel Duchamp offre cette « précieuse ampoule de 50 cm3 d’Air de Paris – visible ici dans sa réplique de 1964 – à des collectionneurs américains, Louise et Walter Arensberg. Dans cette capsule protectrice, l’air de Paris, vital et précieux mais aussi ironique et léger, quitte une Europe marquée par la guerre, passe les frontières, traverse l’océan.

    Marcel DUCHAMP, La Boîte-en-valise, 1936-1941, boîte en carton recouverte de cuir rouge contenant des répliques miniatures d’œuvres, 69 photos, fac-similés ou reproductions de tableaux, collées sur chemise noire, 41,7 x 38,5 x 9,7 cm, boîte déployée pour présentation : 102 x 92 x 40 cm, Centre Pompidou, Paris.

    Joseph CORNELL, Soap Bubble Set, 1949, verres, pipes, papier imprimé et autres supports dans une boîte en bois vitrée, 37,5 x 47,6 x 10,7 cm, Smithsonian American Art Museum, Washington.
    Dans ses boîtes, l’artiste élabore des microcosmes où s’entremêlent rêve et réalité. Ces petits lieux ne ressemblent en rien à des lieux réels mais évoquent davantage des théâtres poétiques selon ses propres termes. Nostalgique d’un monde passé, les boîtes qu’il réalise sont constituées d’objets divers (verres, pipes, coquillages, dés à coudre, papillons, cartes du ciel, sphères de bois, oiseaux de papier, etc.) vestiges et témoins d’un passé révolu.
    https://americanart.si.edu/artwork/soap-bubble-set-41412

    Piero MANZONI, Le socle du monde (hommage à Galilée), acier corten, 82 x 100 x 100 cm, 1961, Herning.

    Jérôme BASSERODE, Hécatée/Bateau-Mémoire (maquette) ou {création de matière à penser}, PVC, bois, plastique, nylon, acier, aluminium, 244 x 606 x 70 cm, 1988-1995, collection Frac Provence-Alpes-Côte d’AzurHerning Kunstmuseum.

    Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987, construction composée de bois, résine, papier, plâtre, verre, œuvre présentée sur un socle en métal : 48,5 x 33,5 x 36,5 cm (hors socle).

    Damien HIRST, Love Lost, 1999, verre, acier peint, silicone, eau, système d’aquarium, poissons d’eau douce vivants, gravier, chaise de gynécologue, table en acier inoxydable, clavier et moniteur d’ordinateur, tabouret, tasse, montre, lunettes et anneaux en étain, 274 x 213 x 213 cm,

    Saâdane AFIF, Power Chords, (vue de l’installation à la Biennale de Lyon, « 11 electrical guitars, 11 amplifiers, 11 automatons, Apple computer, software Unique piece », 2005.

    Tomas SARACENO, Flying Garden, 220 cm, 2006, jardin suspendu où croissent des plantes hors sol, alimenté en lumière, eau et air grâce à des câbles reliés à des panneaux solaires. Flying Garden est autosuffisant et permet la survie des plantes subtropicales qu’il accueille. Le système mis en place constitue un étrange laboratoire où la beauté de l’idée de départ – des plantes vivent quasiment de l’air du temps – fait place à la technique qui recrée savamment ce que la nature réalise automatiquement.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Espace personnel

    Espace personnel

    Espace mental ou réel, virtuel ou tridimensionnel, mais personnel.
    Sous la forme d’une maquette en papier, créez un lieu – expressif ou offrant une expérience sensorielle – qui vous ressemble !

    #installation #environnement #lieu

    En quoi votre réalisation révèle-t-elle ou favorise-t-elle l’expression de votre personnalité ? Dans quelle mesure l’expérience sensorielle du spectateur permet la compréhension de votre celle-ci ?

    Références artistiques possibles

    • Gordon MATTA-CLARK, Conical intersect, 1975-1978, Paris, 27-29 rue Beaubourg, Paris
    • Ilya KABAKOV, The Man Who Flew into Space from His Apartment, 1981-1988
    • Tadashi KAWAMATA Tadashi (né en 1953), Apartment Project, Tetra House N-3 W-26, 1983
    • Daniel BUREN, Points de Vue ou Le Corridorscope, mai-juin 1983, travail in situ à l’intérieur du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, peinture blanche, tableaux provenant des réserves du musée, miroir, tubes en acier, tissu, son (août-septembre), Sapporo (Japon)
    • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession, Infinity Mirrored Room , 1998, installation. peinture, miroirs, ballons, adhésifs, hélium, 280 x 600 x 600 cm, Les Abattoirs, Toulouse
    • Claude LÉVÊQUE, Le Grand Sommeil, MAC/VAL, 2006
    • Thomas HIRSCHHORN, Too Too-Much Much, 2010, Deurle (Belgique), Dhondt-Dhaenens Museum.
    • Anish KAPOOR, Léviathan, 2011, Grand Palais, Paris
    • Barbara KRUGER, Belief+Doubt arrives, 2012, Hirshhorn Museum, Washington, USA
    • rAndom international, The rain room , 2012, Lacma (Los Angeles County Museum of Art)
    • James TURRELL, Roden Crater, près de Flagstaff (Arizona), 1974-2014
    • Olafur ELIASSON, Riverbed, 2014, installation in situ, envahissant l’aile sud du Louisiana Museum of Modern Art
    • Ann Veronica JANSSENS, yellowbluepink, 2015, Wellcome Collection, London, UK
    • Chiharu SHIOTA, Me Somewhere Else, 2018, laine rouge, corde et matière plastique, Blain|Southern, London, UK

    Installation

    L’installation trouve sa singularité, semble-t-il, dans l’idée d’agencement, de diverses techniques ou différentes manières de faire, d’un environnement muséal ou extérieur.

    En effet nous pouvons remarquer, dans les pratiques d’artistes des années 1970-80, le décloisonnement entre les disciplines artistiques et leur cohabitation dans une même production et du même coup dans un même lieu.

    Ainsi, chez un artiste comme Joseph BEUYS, il sera caractéristique de retrouver diverses formes de productions : dessins, films d’action, objets, ensembles de sculptures…

    Dans une pièce qu’il a installée à la galerie Durand-Dessert en janvier 1992, intitulée : Dernier espace avec introspecteur (1964-82) apparaissent différents matériaux associés, ainsi que diverses pratiques : deux volumes angulaires en cire d’abeille moulée dans du plâtre, entre ceux-ci, une chaise à graisse réplique de Fettstuhl, réalisée en 1964 ; au bout de cet espace, un trépied sur lequel est fixée une relique de l’accident, juste derrière le rétroviseur, fixée au mur de la galerie, une photo de rétroviseur. Dans l’utilisation et dans l’agencement de la pièce, les matériaux forment un tout, une nature propre à la pièce, nature enfermée dans l’espace d’une galerie dont il s’agit de célébrer le nouvel espace. Il s’agit bien ici d’une installation qui mêle diverses manières de faire pour engendrer un ensemble cohérent.

    Tout comme dans Dernier espace avec introspecteur, le Mastaba de Jean-Pierre RAYNAUD reflète l’état d’esprit d’un créateur puisqu’il définit ce lieu ni comme une maison, ni comme un atelier mais comme un espace pour voir ses propres œuvres. Parmi ces œuvres, une centaine de bassines d’hôpitaux sont rangées soigneusement sur le sol et contiennent des morceaux de son ancienne maison. « Je suis très attaché à cette maison et je continue à vivre avec elle […] j’ai vécu vingt-trois ans dans une maison qui était tout en carrelage, dans laquelle il n’y avait pas d’œuvre, justement parce que l’œuvre était la maison. Il fallait lui laisser son espace […]. » La maison et le Mastaba apparaissent donc comme des installations : la présentation actuelle de la maison démolie, morcelée dans des bassines, confirme ici le sens donné à l’installation.

    Dans ces exemples, l’œuvre unique en tant qu’objet est transformée par son espace de présentation : non seulement c’est le lieu qui définit l’œuvre mais elle ne peut exister sans celui-ci.

    Environnement

    Variante de l’installation.
    Les « environnements » que les artistes développent étendent le concept d’architecture au-delà du construit pour envisager un espace qui s’expérimente physiquement et psychiquement. Les dispositifs immersifs que certains mettent au point pour modifier les perceptions des individus confinent à l’immatérialité et à une redéfinition des liens qui unissent espace et corps, art et architecture.

    Barbara KRUGER, ans titre, 1994-1995, installation, sérigraphie et collage, dimensions variables,
    Mu­sée Lud­wig, Cologne, Allemagne
    Chiharu SHIOTA, Dialogue from DNA, 2004, installation
    Chiharu SHIOTA, Labyrinth Of Memory, 2012, installation, robes blanches, laines noires, La Sucrière, Lyon
    Yayoi KUSAMA, With All My Love for Tulips, I Pray Forever, installation,
    vue de l’exposition à Singapore 2017
    Yayoi KUSAMA, Infinity Room-Gleaming Lights of Soul, installation,
    vue de l’exposition à Singapore 2017

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * SQUIDSOUP, Submergence, 2017, installation immersive, Scottsdale Museum of Modern Art, USA
    Submergence – squidsoup.org

  • It’s watching you

    It’s watching you

    En désorganisant, en utilisant de manière ludique un système de surveillance ou en lui inventant de nouveaux usages, vous proposerez une installation ou une performance qui proposent une lecture critique face à de tels dispositifs.
    Votre proposition sera présentée sous la forme d’un projet dessiné ou photographique.

    #art et pouvoir #représentation et subjectivité

    Terminologie

    Une installation artistique est une œuvre d’art créée pour un lieu spécifique (in situ) et conçue pour modifier la compréhension de cet espace. Souvent, elle se caractérise par une mise en scène, un agencement d’objets et d’éléments indépendants les uns des autres, mais constituant un tout avec le lieu. Dans certains cas, le public est amené à interagir avec l’installation. La distance entre le public et l’œuvre est plus ou moins abolie : le public pénètre dans le périmètre propre à l’œuvre, engendrant de nouveaux types de relations entre la création et le regardeur.

    Une performance est une œuvre d’art ou un présentation artistique créée par l’action éphémère menée par l’artiste ou d’autres participants et peut être en direct, documenté, spontané ou écrit, présenté à un public. L’objectif est de susciter une réaction, parfois à l’aide de l’improvisation et de la mise en scène artistique. Le thème est généralement lié aux processus de vie de l’artiste, au besoin de dénonciation ou de critique sociale et à un esprit de transformation.

    Comment l’art peut-il contribuer à la compréhension de notre société de surveillance ?

    Comment nos désirs personnels façonnent-ils les outils utilisés pour nous surveiller ? Quelles en sont les incidences sociales et culturelles ? Comment pouvons-nous disparaître des écrans de vidéo surveillance et des méta données ? 


    Références artistiques possibles

    Big Brother  est un personnage de fiction du roman 1984 de George ORWELL publié en 1949. 1984 est communément considéré comme une référence du roman d’anticipation, de la dystopie*, voire de la science-fiction en général. La principale figure du roman, Big Brother, est devenue une figure métaphorique du régime totalitaire, de la société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés. 1984 de George ORWELL — Wikipédia

    Andy WARHOL, Outer and Inner Space, 1965, film en noir et blanc avec avec Edie Sedgwick, 16 mm, 33 min. Avec ce film, Andy Warhol a sans doute posé les premiers jalons, d’une mécanique redoutable faisant du spectateur le voyeur d’une étrange conversation enregistrée.

    Bruce NAUMAN, Video Surveillance Piece : Public Room, Private Room, 1969-1970, dispositif vidéo. Les spectateurs entrent dans une pièce où figure au sol, dans un coin, un moniteur. Une caméra placée au plafond, à l’opposé du moniteur, filme la pièce. Ils s’attendent donc à se voir apparaître dans ce moniteur mais, contre toute attente, c’est dans un autre moniteur, figuré sur l’écran du premier, que sont retransmis les mouvements des spectateurs dans la pièce… Sortant de cette pièce, ils longent un autre espace, de même dimension, mais qui reste totalement inaccessible : cette Private Room, on le comprend, est équipée du même dispositif que la Public Room, et elles s’échangent leurs images respectives (la caméra de l’une transmet sa prise de vue au moniteur de l’autre, et vice-versa).

    Denis BEAUBOIS, In the event of Amnesia the city will recall, 1996

    Denis BEAUBOIS, In the event of Amnesia the city will recall, 1996, performance.

    BANKSY, What are you looking at ?

    BANKSY, What are you looking at ? 2002. Avec ce pochoir, Banksy entre en interaction avec le lieu et provoque en demandant à la caméra ce qu’elle regarde. 

    Marie SESTER, Access, 2003, installation numérique. Avec Access, l’artiste propose de « traquer des individus anonymes dans l’espace public, en les pourchassant avec un spotlight automatisé et un système de projection acoustique ». La plupart des gens essaient immédiatement d’échapper au cercle lumineux mais d’autres semblent s’y trouver plutôt bien. Créé en 2003, le projet a beaucoup voyagé depuis – signe qu’il est toujours aussi pertinent.

    Jill MAGID, Evidence Locker, 2004, vidéo. L’artiste est filmées par la police à l’aide des caméras de surveillance publiques du centre-ville de Liverpool. Vêtue d’un trench-coat rouge vif, elle appelait la police donnant des détails sur l’endroit où elle se trouvait et leur demandait de la filmer dans des poses, des endroits particuliers ou même de la guider à travers la ville les yeux fermés.

    Jonas DAHLBERG, Safe Zones #7

    Jonas DAHLBERG, Safe Zones #9, 2004, installation, maquettes architecturales, caméra de surveillance, moniteur. Un moniteur est situé à l’extérieur des WC, sur lequel on peut voir l’intérieur des toilettes. Les visiteurs supposent qu’une caméra de surveillance a été installée à l’intérieur. Tout visiteur assez audacieux pour s’aventurer à l’intérieur est surpris de découvrir une copie exacte des toilettes et que c’est en fait ce modèle qui est surveillé.

    La vidéo Faceless (2007) est un film de 50 min de la réalisatrice Manu LUKSCH. Construit à partir d’images de vidéosurveillance devant lesquelles la réalisatrice s’est volontairement placée, la vidéo dénonce clairement la société de contrôle, mais son efficacité tient aussi au statut particulier de ces images, qui relève ici encore de la fascination.

    Trevor PAGLEN, They Watch the Moon, 2010, photographie, San Francisco Museum of Modern Art. Cet artiste — géographe et écrivain américain, pionnier du mouvement Surveillance Art — photographie les zones classées secret défense, comme les bases américaines de la NASA ou de la CIA. Son art documentaire se veut politique et sociale, renversant la politique de collecte d’informations sur les citoyens en une collecte d’informations sur l’État.

    Depuis 2012, l’artiste italien Paolo CIRIO installe dans l’espace public des reproductions grandeur nature de silhouettes qu’il a trouvées sur Google Street View, exactement à l’endroit où elle ont été prises la première fois. Les passants sont alors confrontés à l’irruption de ces images, qui leur rappellent que leurs déambulations peuvent être photographiées. Comme Google, l’artiste n’a pas demandé l’autorisation de reproduction des images. Certaines des personnes photographiées lui ont demandé de retirer les collages – mais d’autres, à l’inverse, l’ont contacté pour savoir si elles pouvaient avoir un de ces portraits grandeur nature.

    The New Town (2013) est une série de photographies de la vie quotidienne dans une petite ville du Midwest aux États-Unis, prises par l’artiste Andrew HAMMERAND au moyen des caméras de surveillance installées dans la ville. Depuis son ordinateur, à des milliers de kilomètres, Hammerand avait réussi à accéder à ces caméras de surveillance, y compris à leur faire faire des zooms et des panoramiques.

    Le projet Database, pour sa part, matérialise la surveillance à l’échelle des personnes. Il s’agit d’un projet allemand de 2014, installé dans une rue de Trèves en Allemagne pour une durée de 46 jours. Dans cette installation, les visages des passants sont filmés, imprimés puis passés au broyeur de papier. De jour en jour, les papiers déchiquetés s’accumulent, offrant aux passants une image concrète des données qui s’amoncellent sur eux.

    Jakub GELTNER, Nest 06, 2015

    Jakub GELTNER, Nest 06, 2015, installation dans l’espace urbain de caméras de surveillance, Sydney – Australia – http://www.geltner.cz/


    Histoire des arts – Thématiques, objets d’étude possibles

    • Les arts entre liberté et propagande (1910-1945) – Art et pouvoir : contestation, dénonciation ou propagande

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Dystopie : récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. Source Wikipédia

  • Onomatopée hors cadre

    Onomatopée hors cadre

    Onomatopée : n.f. mot dont le son suggère celui de la chose qu’il dénomme ; effet sonore utilisé par la bande dessinée.

    Écoutez attentivement certains bruits provoqués (: frappez à la porte, allumez/éteignez les lumières, déplacez un tabouret, etc.).
    Listez ce qui peut être à l’origine d’un bruit dans la salle d’arts plastiques.
    Choisissez une onomatopée correspondante, prononcez-la, écoutez-la.
    Choisissez son graphisme, ses couleurs, une composition appropriée, la matière dans laquelle elle sera réalisée.

    #bruit #onomatopée #installation

    Installez l’onomatopée dans l’environnement spatial et événementiel du son dont il est origine – le mot se présente ici hors de son contexte habituel : la planche, la vignette de bande dessinée.

    Questionnement

    En quoi une production artistique peut-elle interagir avec le spectateur ? En quoi l’œuvre peut-elle impliquer le spectateur dans une expérience sensible ?

    Liste non exhaustive d’onomatopées

    Argh – Atchoum – Boum – Badaboum – Bam – Bim – Bang – Baoum – Bip – Blablabla – Blam – Blong – Bling – Bzz – Crac – Clac – Clang – Clap – Clic – Cric-crac – Critch – Cratch – Ding Dong – Dong – Drelin Drelin – Dring – Flip flop – Flap flap – Gla gla – Glou Glou – Grrr – Hiii – Pan – Patati-Patata – Patatras – Pfff – Plif – Plaf – Plouf – Pschitt – Splatch – Slurp – Snif – Tic Tac – Toc Toc Toc – Zip.

    Références possibles

    • Annonciation de l’Archange Gabriel, volet du retable de l’Annonciation (auteur inconnu), exécuté vers 1410, peinture à l’huile sur chêne, œuvre exposée au Musée de Laon.
    • Rogier VAN DER WEYDEN, partie gauche du panneau central du triptyque de la famille Braque, vers 1450, musée du Louvre, Paris.
    • Bernhard STRIGEL, Saint Anne et l’Ange, 1506, 58 x 30 cm, musée national Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid.
    • Vladimir TATLINE, Contre-reliefs d’angle, matériaux mixtes, 1915.
    • Roy LICHTENSTEIN, Whaam, 1963, acrylique sur toile, 170 x 400 cm, Tate Gallery, Londres.
    • Roy LICHTENSTEIN, Explosion no1, 1965, métal émaillé, 248,9 x 170,2 cm.
    • Gilles BARBIER, L’ivrogne, 2000, mannequin en cire, assemblage d’objets, 600 x 300 x 300 cm, collection MAC/VAL.
    • Damián ORTEGA, Cosmic Thing, 2002, installation, pièces automobiles suspendues, câbles, dimensions variables.
    Intervention sur site, David BILLY
    • David BILLY, Fooosh, ballons, confettis, ruban adhésif, 2007 – MURALS & SITES — D. Billy (en bandeau).
    • Philippe PARRENO, Speech bubbles (black), 2007, ballons en Mylar noir, hélium, ruban noir, dimensions variables, chaque ballon : 109 x 68 x 29 cm, Fondation Louis Vuitton, Paris.
    • Hsia-Fei CHANG, Hi, 2008, polystyrène, fleurs synthétiques, 210 x 165 x 6 cm.
    • Achraf TOULOUB, Haqq ! 2009, sculpture en bois laqué, 140 x 80 x 35 cm, galerie Martine et Thibault de la Châtre.
    • Thomas EDWARDS et Ujin LEE, extrait de la série photographique Dust, 2009. L’œuvre est un mélange de photographie et de sculpture, qui met en scène des explosions de nuages de poussière dans différents lieux.
    • Ingo MAURER, lampe Boom Bang, 2010, acier, aluminium, plastique, 270 x 80 x 80 cm

    Questionnements :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Vraoum
    Vraoum, petite voiture et fils, mise en scène et photographie de Maïté
    Pschit
    Pschit, bâton de dynamite factice, action de Joanna
  • L’Arc de Triomphe empaqueté

    L’Arc de Triomphe empaqueté

    En septembre 2020, Paris devait accueillir une installation monumentale de l’artiste Christo à l’occasion des Journées du Patrimoine et la Nuit Blanche. La crise sanitaire a forcé le Centre Pompidou et le Centre des Monuments Nationaux à reporter d’un an cette installation inédite : L’Arc de Triomphe Wrapped, Paris, Place de l’Étoile-Charles de Gaulle (1961-2021)*.

    L’Arc de Triomphe, 18 septembre 2021

    L’équipe de Christo et Jeanne-Claude a réalisé le projet, selon le vœu de Christo qui souhaitait la poursuite du projet après sa disparition, survenue le 31 mai 2020.

    L’Arc de Triomphe empaqueté est à admirer du 18 septembre au 3 octobre 2021. L’œuvre monumentale fait disparaitre le monument parisien sous 25 000 mètres carrés de tissu recyclable en polypropylène argent bleuté et 7 000 mètres de corde rouge. Une opération en étroite collaboration avec le Centre Pompidou et le Centre des monuments nationaux.

    Christo dans son studio à New York, avec un dessin préparatoire pour « L’Arc de Triomphe empaqueté »,
    le 20 septembre 2019 (photo de Wolfgang Volz, Fondation Christo et Jeanne-Claude)

    *Christo avait déjà travaillé sur le Projet pour l’empaquetage de l’Arc de Triomphe en 1961 et prévoyait d’empaqueter les arbres de l’Avenue des Champs-Élysées et du Rond-Point des Champs-Élysées à Paris…


    Christo et Jeanne-Claude

    « Christo et Jeanne-Claude » est le nom sous lequel est identifiée l’œuvre commune de Christo Vladimiroff Javacheff, né le 13 juin 1935 à Gabrovo en Bulgarie et mort le 31 mai 2020 (à 84 ans) à New York et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née (le même jour) le 13 juin 1935 à Casablanca au Maroc et morte le 18 novembre 2009 (à 74 ans) à New York. Ils se sont rendus célèbres à la fois par le gigantisme de ses réalisations et par leur caractère éphémère.

    Le couple d’artistes contemporains utilise toiles, câbles et structures métalliques, pour créer des œuvres temporaires qui durent deux semaines en moyenne. Leur art consiste en l’« empaquetage » de lieux, de bâtiments, de monuments, de parcs et de paysages. Ils s’intéressent à la structure, à l’usage, à l’esthétique ou à la dimension symbolique des lieux sur lesquels ils interviennent en les cachant sous la toile pour mieux les révéler.

  • Le poids des mots

    Le poids des mots

    Proposez le projet d’une œuvre en trois dimensions et à l’échelle du spectateur donnant du sens à l’expression : « le poids des mots ». Au préalable, vous effectuerez quelques recherches en classe et au CDI sur les artistes qui utilisent le mot ou le texte dans leur œuvre.

    Votre proposition prendra la forme d’une fiche ou d’une affiche comportant un paragraphe écrit de quelques lignes et des croquis accompagnés d’un photomontage ou d’une maquette.

    #typo #lettre #écriture #installation

    Méthodologie

    1. Créer une carte mentale ou un groupe de mots par association d’idées autour de l’expression donnée : « le poids des mots ».
    2. Souligner les mots les plus importants. Les confronter aux notes de vos recherches.
    3. Réaliser un ou plusieurs croquis de vos idées (tout ce qui vous vient à l’esprit, sans trier dans un premier temps).
    4. Choisir les croquis les plus convaincants. N’oubliez pas le caractère artistique du projet.
    5. Lister vos besoins pour la réalisation, puis réaliser le photomontage ou la maquette.
    6. Mettre en forme votre présentation : affiche 50 x 65 cm (texte, croquis, photomontage) ou fiche A3 (texte, croquis) accompagnée de la maquette. Envisager un accrochage.
    Exemple de projet et de sa réalisation,
    Wrapped Reichstag, Berlin, Christo et Jeanne Claude, 1971-95

    Références artistiques possibles

    Jennifer HOLZER est une artiste conceptuelle américaine. Elle se fait connaître en apposant des affiches dans les rues de New York, sur lesquelles on pouvait lire des phrases courtes, comme autant de lieux communs du discours. Ces affichettes, qu’elle nomme des Truismes, marquent le début de sa carrière. En remettant en cause le rôle de l’artiste subversif et individualiste, elle prend part au groupe Collab dans les années 70. Elle refuse les lieux d’exposition traditionnels que sont les galeries et les musées, préférant diffuser ses messages sur la place publique. Elle n’hésite pas à s’emparer avec virulence de thèmes comme la mort, la guerre ou le sexe. Son travail tourne principalement autour du langage. Parmi ses réalisations les plus connues : Essais inflammatoires de 1979 à 1982, Survie de 1983 à 1985 et Lamentations de 1987 à 1989.

    Barbara KRUGER, Sans titre, 1994-1995, installation, sérigraphie et collage, dimensions variables,
    Mu­sée Lud­wig, Cologne, Allemagne

    Barbara KRUGER est une artiste conceptuelle américaine. Volontiers provocante ou polémique, son œuvre est empreinte de références aux mouvements d’émancipation des femmes des années 70 et aux discours de contestation des années 80 et 90. Ses médias de prédilection sont l’image, la vidéo et le texte, qu’elle mixe dans des installations monumentales mettant en scène, non sans ironie, les stéréotypes de la société du mass média.

    Elle exécute depuis 1981 des photomontages, le plus souvent limités à trois couleurs (le rouge, le noir et le blanc), qui sont autant d’images à la théâtralité stéréotypée, dénotant une atmosphère inquiète et violente et qui renvoient par le ton injonctif et le graphisme épuré quelque chose de l’Agit-Prop révolutionnaire, ou des montages photographiques antihitlériens de John Heartfield. Ses photomontages trouvent leur inscription sur de nombreux supports, affiches, tee-shirts, sacs en plastique…, comme autant de stratégies pour déplacer les langages publicitaires. Les œuvres exposées sont conçues sur le même principe : des photographies en noir et blanc, avec surimposition de texte, sont soulignées d’un cadre rouge. L’effet d’intimidation qu’elles produisent vise à saisir le spectateur, à lui faire ressentir la situation évoquée.


    • Joseph KOSUTH, Five Words in Green Neon, 1965, néon, 157.8 x 204.8 x 15.2 cm
    • Mario MERZ, Igloo di Giap, 1968, structure de métal en forme de demi-sphère sur laquelle sont fixés des treillages de métal ligaturés par des fils d’acier. L’armature est recouverte de petits sacs en plastique remplis de terre. Sur l’ensemble de cet igloo, en lettres capitales de néon, court la sentence du général Giap en italien : se il nemico si concentra perde terreno se si disperde perde forza (si l’ennemi se concentre il perd du terrain, s’il se disperse il perd sa force), 120 cm de haut, 200 cm de diamètre.
    GENERAL IDEA, AIDS, 1989, sculpture inspirée de LOVE de Robert INDIANA – Photo de PJMixer – Flickr
    • Robert INDIANA, LOVE, 1970, acier Corten peint, 3,66 x 3,66 x 1,83 m, coin de la 6th Avenue et 55th Street, Manhattan, NY. Apparu sur une carte postale réalisée pour le Museum of Modern Art en 1965, LOVE est par la suite surtout repris sous forme de sculptures.
    • ON KAWARA, Date Paintings, série débutée à partir du 4 janvier 1966. Les Date Paintings figurent uniquement la date à laquelle la peinture a été exécutée, en simple lettrage sur fond uni. La date est toujours documentée dans la langue et les conventions grammaticales du pays dans lequel la peinture est exécutée.
    • Bruce NAUMAN, One Hundred Live And Die, 1984, installation, néons, 299,7 x 335,9 x 53,3 cm.
    • Richard BAQUIÉ, Le temps de rien, 1985, métaux de récupération, 310 x 320 x 55 cm. Message et support sont ici contradictoires : l’annonce est tragique, mais elle est montrée comme une enseigne, théâtralisée comme un message positif ; les lettres elles-mêmes sont découpées dans des plaques d’imprimeur et portent d’autres lettres comme un palimpseste.
    • Jochen GERZ, Monument contre le fascisme, 1986, colonne d’un mètre de large et de 12 m de haut recouverte de plomb invitant les passants à écrire sur sa surface avant que celle-ci ne s’enfonce dans le sol. Seule la partie supérieure est aujourd’hui visible.
    Richard BAQUIÉ, Le Temps de rien, 1985

    Tania MOURAUD, WYSIWYG, 1989

    GENERAL IDEA, AIDS, 1989, installation

    • Tania MOURAUD, WYSIWYG (What You See Is What You Get), 1989, mur peint réalisé in situ, peinture acrylique noire satinée et peinture acrylique blanche, dimensions variables (hauteur minimum de la cimaise : 330 cm)
    • GENERAL IDEA, AIDS [SIDA], 1989, acrylique sur toile et sérigraphie sur papier peint, 244 x 244 cm (chacun des tableaux), installation, dimensions variables
    • Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311 x 730 x 11 cm
    • Ján MANCUSKA, Oedipus, 2006, installation, lettrines en aluminium, fil de fer, hauteur des lettres : 3 cm, textes en anglais portant sur trois variations d’un épisode décrivant le rapport entre un personnage et sa mère, dimensions variables
    • Jean DAVIOT, Nowhere, Where, Now, 2011, intervention éphémère, mots géants écrits en lettres d’herbes, pelouse de Central Park, New-York, USA (projet)
    • Annette MESSAGER, Chance, 2011, filets et fils noirs, 140 x 200 cm.
    • Jaume PLENSA, Mirror, 2011, 2 sculptures en métal peint, 377 x 253 x 245 cm chacune, Campus of the Rice University, Houston, Texas, USA.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    _ Ben VAUTIER, Il faut se méfier des mots, 1993, installation, tableau noir géant, nacelle et deux facsimilés d’ouvriers, Place Fréhel, Paris

  • Diorama

    Diorama

    Sous la forme d’un diorama miniature, mettez un souvenir en boîte.

    #mise en scène #jeu de lumière #installation #environnement

    Dans la représentation de la scène de souvenir, vous utiliserez l’étagement des plans à partir de l’ouverture de la boîte pour créer un effet de profondeur. Vous serez particulièrement attentif à l’éclairage du diorama et à l’efficacité narrative de votre modalité de présentation.

    Diorama

    De dia-, à travers et du français moderne (pano)rama.
    Surtout en usage surtout au 19e siècle, le diorama par certains jeux de lumière donne l’illusion du mouvement de la réalité à de grands tableaux peints.

    Celui de Louis Daguerre créé en 1822 — appelé « polyorama panoptique » — consistait en une grande peinture qui donnait l’illusion de s’animer par la magie d’un ingénieux système d’éclairage, jeux de lumière, miroirs réfléchissants. Diorama de Louis Daguerre — Wikipédia

    Dans son principe actuel, le diorama comporte une base ou un socle supportant le modèle et son environnement en volume complétés par un fond de décor peint en deux dimensions.
    La véracité est obtenue par un rendu des textures et des couleurs proches de la réalité voire par l’utilisation des véritables matériaux et objets (végétaux séchés, reconstitution d’habitats en matériaux d’origine (peaux, brique, etc.), mise en situation d’objets archéologiques ou de fossiles dans leur environnement contemporain ou des reconstitutions de sites de fouilles).
    L’échelle de la représentation dépend principalement du sujet exposé : une bataille historique, une scène de jeu, une scène avec des habitations se feront à échelle réduite ; a contrario un animal dans son environnement (renard, mammouth, calmar géant…) sera exposé à l’échelle 1 du réel pour plus de véracité et de didactisme. Diorama — Wikipédia

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, Boîte-en-valise, 1936-1941, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage… 1946-1966, installation*, 153 x 111 x 300 cm, Philadelphia Museum of Art.
    • Hiroshi SUGIMOTO, Dioramas Hyena-Jackal-Vulture, 1976, photographie réalisée avec une chambre noire, tirage argentique, 50,2 x 60,4 cm.
    • Charles MATTON, l’Atelier d’Alberto Giacometti, 1987, boîte.
      C’est durant les années 1980 que Charles Matton va développer sa technique dite des Boîtes, préalablement appelée Reconstitutions de lieuxRéductions de lieux ou Espaces miniatures. Charles Matton — Wikipédia
    • Ronan-Jim SÉVELLEC, Les bains d’Asnières, 1999, décor miniature.
    • Richard BARNES, Desert Scene with Woman and Coyote, 2005, photographie.
      Le photographe arpente les coulisses des musées d’histoire naturelle pour révéler ce qui se cache au visiteur. Il met à jour l’artificialité des dioramas par des photographies qui confrontent avec humour un homme passant l’aspirateur au pied d’un buffle, ou une gazelle bâchée au milieu de la savane. Animal Logic — Richard Barnes
    • SLINKACHU, The Little People Project, série photographique depuis 2006.
    • Gilles BARBIER, Le monde comme une maison sur un arbre, 2010 technique mixte sur bonzaï, environ 250 x 165 x 130 cm.
    • Pierrick SORIN, I would like to live in a doll house, 2011, théâtre optique, vidéo.
    • Kent MONKMAN, Bête noire , 2014, installation (technique mixte) et toile de fond (acrylique sur toile), 488 x 488 x 305 cm.
    • Patrick JACOBS, Yellow slime mold with blue pinkgills, 2015, diorama vu par une fenêtre de 5 cm.
    • Siah ARMAJANI, Bridge builder, 2016, installation au Kemper Museum of Contemporary Art, Kansas City.
    • Mark DION, Paris Streetscape, 2017, installation, fer, bois, animaux empaillés et divers matériaux, 190 x 150 x 250 cm.
    • Anselm KIEFER, Family Pictures, 20013-2017, métal, verre, plomb, contreplaqué, acrylique, émulsion, photographie, aquarelle sur papier, matériaux mixtes.
    • TALWST, Quarantine and Basketball, 2020, diorama miniature dans une boîte à bijoux.

    * Installation : Aujourd’hui l’installation est le lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste, lieu des implications formelles que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations entre art et spectateur.

    Anselm KIEFER, Family Pictures, 2013-2017,
    Vue de l’exposition Dioramas, 2017, Palais de Tokyo, Paris.

    Anselm KIEFER, Family Pictures, 2013-2017, détail.

    Richard BARNES, Desert Scene with Woman and Coyote, 2005, photographie,
    Mise en place d’un diorama à l’Académie des Sciences de Californie, San Francisco, USA.

    Charles MATTON, L’Atelier de Giacometti, 1987, boîte.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    _ Marvin Gaye CHETWYND, Diorama, 2012. Nottingham Contemporary, 2014, vue de l’installation, (photographie de David-Sillitoe)

  • Expériences d’espaces

    Expériences d’espaces

    L’œuvre d’Anaïs LELIÈVRE trouve son origine de toutes les « expériences d’espaces » qu’elle vit d’une résidence d’artiste à l’autre.

    Caractériser sa démarche artistique revient à s’interroger sur la place de notre corps de spectateur dans l’espace et à prendre conscience des changements d’états de la nature. Le dessin et l’installation constituent les deux supports fondamentaux de son travail à découvrir jusqu’au 25 septembre 2021 à La Chapelle de la Visitation, Thonon-les-Bains.

    Entrée libre du mardi au dimanche de 15h à 18h30 (sauf jeudi) et jusqu’à 20h tous les vendredis soirs des Nocturnes chablaisiennes.

    La Chapelle – Espace d’art contemporain
    Pôle culturel de la Visitation
    25 rue des Granges (entrée principale de la Chapelle)
    74200 Thonon-les-Bains
    Commissaire d’exposition : Philippe Piguet
    Informations : 04 50 70 69 49

    Anaïs LELIÈVRE, Stratum, 2021, installation immersive, impression numérique du dessin de schiste argileux
    Chapelle de la Visitation – Thonon-les-Bains