Étiquette : Installation

  • Mise en boîte

    Mise en boîte

    Réalisez une mise en scène de l’extrait du film que vous aurez choisi : une scène culte ou marquante, dans et hors l’espace défini par la boîte en travaillant plus particulièrement :

    • le point de vue du spectateur (A),
    • l’étagement des plans (1, 2, 3)
    • le cadrage, les liens champ/ hors-champ (B).

    Remarques : dessinez les éléments ou servez-vous de photos de magazines, introduisez des objets… Pensez à toutes les faces de la boîte, en particulier à ménager au moins une ouverture pour permettre à la lumière d’éclairer la scène. Soyez attentif à varier l’échelle des plans, du premier plan à l’image de fond, décor de la mise en scène et à la combinaison des perspectives (naturelle/ illusionniste).

    Notions abordées : cadrage, champ/ hors-champ, profondeur de champ, étagement des plans, point de vue, échelle…



    Vue du Musée d’histoire naturelle du comté de Los Angeles
    Le diorama (de panorama avec le préfixe dia- qui se substitue au préfixe) est un dispositif de présentation par mise en situation ou mise en scène d’un modèle d’exposition (un personnage historique, fictif, un animal disparu ou encore vivant à notre ère), le faisant apparaître dans son environnement habituel.

    Boîte optique de Samuel VAN HOOGSTRATEN, 1650
    L’intérieur de la boîte est peint sur trois côtés, ainsi qu’en haut et en bas. Le sixième côté est ouvert. À l’origine, la lumière aurait pu pénétrer dans la boîte par ce côté-ci, peut-être par le biais d’un papier spécialement traité. La boîte aurait été placée près d’une fenêtre ou d’un éclairage fourni par une bougie. Il y a des trous dans les deux côtés courts qui donnent l’illusion d’une vue en trois dimensions de l’intérieur d’une maison.
    La boîte de Samuel Van Hoogstraten peinte à Dordrecht à la fin des années 1650 est un exemple inhabituel. Ornée à l’extérieur de peintures allégoriques correspondant à des chapitres d’un livre théorique que l’artiste devait écrire plus tard, elle illustre également sur son côté long l’amour de la richesse de l’artiste, qui apparaît avec un putto (angelot) tenant une corne d’abondance. L’amour de l’art et de la gloire sont les sujets des peintures représentées sur les côtés courts, tandis que le dessus est décoré d’une allégorie de l’amour physique, représentant Vénus et Cupidon au lit, peints en projection anamorphique (perspective déformée).

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, Boîte-en-valise, 1936-1941, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage… 1946-1966, installation, 153,1 x 111,2 x 300,3 cm, Philadelphia Museum of Art
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006.
    • ABSALON, Cellule # 1, 1992/1994, carton et peinture blanche.
    • Gilles BARBIER, Le monde comme une maison sur un arbre, 2010 technique mixte sur bonzaï, environ 250 x 165 x 130 cm.
    • Siah ARMAJANI, Bridge builder, 2016, installation au Kemper Museum of Contemporary Art, Kansas City.


    Joseph CORNELL, Object (Abeilles), boîte, 1940, photographie ci-dessous.


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :  les représentations et statuts de l’objet en art.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Pas l’ombre de lui-même

    Pas l’ombre de lui-même

    Proposez un dispositif donnant à voir l’ombre de silhouettes d’objets alors même que ces objets sont absents.

    En quoi la lumière ou l’ombre peuvent-elles faire sens dans une œuvre ?

    Références artistiques possibles :

    • Jean-Baptiste REGNAULT, L’Origine de la Peinture. 1786, à voir comme contre-exemple puisque l’ombre y représente de la façon la plus fidèle possible son modèle.
    • Philippe RAMETTE, L’Ombre (de moi-même), 2007, installation.
    • Tim NOBLE et Sue WEBSTER, François LORIOT et Chantal MÉLIA sont des exemples directement en lien avec l’incitation où il y a bien un décalage entre l’origine de l’ombre et celle-ci.
    • Jean-Léon GÉRÔME, Jérusalem dit aussi Golgotha, consumatum est, 1867.
    • Christian BOLTANSKI, Les Ombres, 1987, installation, bougies et figurines sur équerres. L’intérêt de cette référence étant la bougie comme source lumineuse qui contribue au caractère poétique de l’œuvre.
    • Sergueï EISENSTEIN, Ivan Le Terrible, 1945.
    • Tim BURTON, Vincent, 1982, court métrage d’animation.

    • Questionnements :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • À mettre ensemble

    À mettre ensemble

    En quoi les objets dans leur modalité de présentation peuvent-ils modifier la perception du contexte* ?

    Réalisez une mise en scène d’objets (sans valeur) qui permette de modifier la perception que l’on a d’eux.

    *Contexte : Ensemble des circonstances dans lesquelles s’insère un fait, un événement. Synonymes : situation, circonstance, climat, condition, conjoncture, cours des choses, état de choses, état de fait, paysage, position, situation, tenants et aboutissants.

    Assemblage : équivalent tridimensionnel du collage. Œuvre constituée d’éléments initialement distincts, souvent de natures différentes, rendus solidaires : objets ou fragments d’objets naturels ou manufacturés, formes façonnées, etc. C’est aussi le procédé qui conduit à ces œuvres.

    Installation : œuvre d’art contemporain dont les éléments, de caractère plastique ou conceptuel, sont organisés dans un espace donné.


    Questionnements

    • L’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique.
    • Les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art ; l’œuvre comme objet matériel, objet d’art, objet d’étude.

    Compétences :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Références possibles :

    • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 200×300 cm. Modern Art Museet Stockholm
    • Tadashi KAWABATA, Chairs for Abu Dhabi, 2012. Chaises, fauteuils, sofa, bancs, tabourets et structure métallique 6x7x6 m
    • Bernard PRAS, Louis XIV, Inventaire 47, 2003, photographie d’assemblage d’objets réels issus de la consommation alimentaire
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, installation, 1982
    • Joana VASCONCELOS, Marilyn, 2011, 297x155x410 cm, Galerie des Glaces, Château de Versailles
    • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d’eau, photographies en noir et blanc, 1981, Musée Guggenheim, NY
    • Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006
    • Claes OLDENBURG, Giants, sculpture, 1980


    Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982


    Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006


    *Photographie mise en avant de Stas Knop – pexels.com

  • Lieu de simulation et d’expérience visuelle

    Lieu de simulation et d’expérience visuelle

    Après avoir choisi un endroit singulier de la salle d’arts plastiques (S213), vous (équipe de trois) interviendrez sur le lieu et le donnerez à voir différemment.
    Pour se faire, il vous faudra : observer les caractéristiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits et/ ou naturels, les couleurs, la lumière, etc. Relever (croquis) les points de vue les plus significatifs du lieu ; noter et analyser le comportement qu’induit le lieu.

    Vous vous approprierez le lieu et le rendrez réactif au regard des spectateurs.
    L’œuvre unique en tant qu’objet est transformée par son espace de présentation : non seulement c’est le lieu qui définit l’œuvre mais elle ne peut exister sans celui-ci.

    Objectifs :

    • Prendre en considération, dans une production artistique, les données physiques d’un espace.
    • Réaliser une production artistique qui implique le corps (geste, mouvement, déplacement, positionnement. dans l’espace).
    • Produire du sens en disposant des objets, des matériaux, des volumes dans un espace déterminé.
    • Prendre en compte le lieu et l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique.
    • Transformer la perception d’un espace (représenté construit).

    Compétences :

    • Utiliser de façon pertinente le vocabulaire technique, analytique et sémantique des images.
    • Concevoir et conduire un projet, l’évaluer.
    • Saisir les enjeux des dispositifs de présentation.
    • Acquérir un comportement autonome et responsable.
    • Travailler en équipe, animer un groupe.

    Évaluation :

    • Capacité à expliquer.
    • Prise en compte du lieu et de l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique.
    • Cohérence de la relation entre le lieu et la production.

    Références artistiques possibles :
    Exposition du vide, Yves Klein, galerie Iris Clert, 1958.
    Le plein, Arman, galerie Iris Clert, 1960.
    A line made by walking, England, Richard Long, 1967.
    Steam (1967), Robert Morris reconstitution 1995 au CAPC.
    Untitled, Dan Flavin, tubes fluorescents, 1977.
    The Lightning Field, Walter de Maria, 1977.
    Superposition d’une surface exposable avec cette même surface basculée à 5°, François Morellet, ruban adhésif, 1977.
    Écran Total, Christian Robert-Tissot, acrylique sur bois, métal, 1998.
    Purification Room, Chen Zen, installation, 2000.
    Red, Blue & Yellow, Ann Veronica Janssens, installation jeu de lumières, 2001.
    The Project Weather, Olafur Eliasson, installation dans le Hall de Turbine de la Tate Modern de Londres, 2003.
    Estal, Georges Rousse, photographie, 2003.
    Dots Obsession, Infinity Mirrored Room, Yayoi Kusama, installation, 2011.
    Excentrique(s) Monumenta 12, Daniel Buren, Grand Palais, Paris, 2012.
    Chairs for Abu Dhabi, Tadashi Kawamata, chaises, 2012.
    Inside Out, JR, photographies, 2013.
    Vingt trois disques évidés plus douze moitiés et quatre quarts, Felice Varini, Grand Palais, Paris, 2013.


    Double porte, Michel Verjux, projecteurs de diapositives, parallélépipèdes rectangles en bois, 1985.

  • Georges Rousse, anamorphose(s)

    Georges Rousse, anamorphose(s)

    Chapelle de la Visitation – Espace d’art contemporain
    Georges Rousse, anamorphose(s), du 28 juinau 6 octobre 2013
    Photographies prises le soir du vernissage (jeudi 27 juin 2013)


    Philippe Piguet, commissaire de l’exposition, devant l’œuvre.


    Patricia Favre-Victoire, Georges Rousse et Jean Denais relisant son discours.

    Première de la saison 2013-2014, l’exposition consacrée à Georges Rousse s’inscrit dans le cadre de l’une des quatre thématiques – à savoir ici : Pièce unique — sur lesquelles s’appuie la programmation de la Chapelle de la Visitation de Thonon-les-Bains.

    Chapelle de la Visitation – espace d’art contemporain
    25, rue des Granges
    74200 Thonon-les-Bains
    Service Culture : 04 50 70 69 49