Catégorie : Mon cahier de sixième

  • Transmutation

    Transmutation

    Changement d’une substance en une autre. 1. Transformation d’un élément atomique simple en un autre par modification de son noyau atomique. 2. Transformation totale de quelque chose en quelque chose d’autre.

    L’objet – que vous aurez préalablement choisi – transmute !
    Offrez-lui une seconde apparence, modifiez son statut, sa fonction en modifiant sa matière.

    #transmutation #alchimie #métamorphose #transformation #évolution #pierre philosophale

    Dans votre travail préparatoire, dessinez son évolution, sa transformation.

    Pour aller plus loin, une contrainte pourrait être de trouver une manière de présenter, de mettre en valeur les changements observés, les modifications…

    Objectifs pédagogiques

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • comprendre le rôle de la matière dans une œuvre d’art et celle-ci peut être l’œuvre d’art elle-même
    • saisir que la matière peut se substituer au référent
    • comprendre que la matérialité d’une œuvre influe sur sa réception par le spectateur
    • voir que la reproduction photographique de l’œuvre d’art annule sa matérialité par l’absence de ses caractéristiques physiques et plastiques.

    Questions abordées

    En quoi les matériaux, les outils, les gestes interviennent-ils dans la réalité concrète d’une production plastique ? Quelles peuvent être les incidences des matériaux dans la présence physique d’une œuvre ? En quoi la matérialité physique de l’œuvre se donne à voir comme un dispositif de représentation ? En quoi les objets du quotidien peuvent-ils devenir matériau d’une œuvre d’art ?

    Claes OLDENBURG, Ghost Drum Set, 1972, 10 éléments en toile, bourrés de billes de polystyrène, cousus et peints,
    80 x 183 x 183 cm, Centre Pompidou, Paris

    Avec Ghost Drum Set, en toile cousue puis peinte en blanc, Claes Oldenburg s’empare d’un objet typique de la culture pop-rock pour lui faire subir une transformation à la fois grotesque et spirituelle. Constituée d’une matière molle, la batterie devient absurde puisqu’elle perd l’un de ses attributs essentiels, la rigidité des caisses de résonance. Mais l’objet devient encore plus fragile et tend à s’effacer, à disparaître, par le biais de sa blancheur, qui évoque le cliché enfantin du fantôme.

    Meret OPPENHEIM, Object (Déjeuner en fourrure), 1936, Paris

    Imaginez boire dans cette tasse ! Pour réaliser cette sculpture, Meret Oppenheim a acheté une tasse de thé, une soucoupe et une cuillère dans un magasin et les a recouvertes de fourrure de gazelle. Ce faisant, elle a transformé ces objets du quotidien en art.

    Références artistiques possibles

    • Meret OPPENHEIM, Object (Déjeuner en fourrure), 1936, tasse, soucoupe et cuillère recouvertes de fourrure de gazelle, MoMA, NY
    • Meret OPPENHEIM, Ma gouvernante, 1936, plaque métallique, escarpins blancs, ficelle et papier, 14 × 33 × 21 cm, Coll. Moderna Museet, Stockholm
    • Claes OLDENBURG, Ghost Drum Set, 1972, 10 éléments en toile, bourrés de billes de polystyrène, cousus et peints, 80 × 183 × 183 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Tony CRAGG, Palette, 1985, installation d’objets colorés en matière plastique, 162 × 180 cm
    • Julian SCHNABEL, Spain, 1986, peinture à l’huile, plats et résine sur bois, 333 × 580 × 23 cm, Musée Guggenheim – Bilbao
    • Ervin WURM, One minute sculptures, 1998, performance
    • Wim DELVOYE, MARBLE FLOOR #102, 1999, photographie couleur, 125 × 100 cm
    • Vik MUNIZ, After Warhol: Double Mona Lisa (Peanut Butter and Jelly), 1999, photographie, MAC, Lima, Pérou
    • Jeff KOONS, Balloon Dog, 1994-2000, acier inoxydable, 307,3 × 363,2 × 114,3 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Margarita CABREARA, Vocho (jaune), 2004, voiture grandeur nature en pièces cousues de vinyle, rembourrage et fil, 152,4 × 182,9 × 396,2 cm, Anne et William J. Hokin Collection
    • Andréas DETTLOFF, installation de pneus sculptés aux motifs de tatouages marquisiens, exposition Objets du Fenua – Nouveaux regards, 2018, Musée des Arts et Métiers, Paris

    Questionnement(s)

    La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre :

    • la réalité concrète d’une production ou d’une œuvre : le rôle de la matérialité dans les effets sensibles que produit une œuvre,
    • les qualités physiques des matériaux : caractéristiques des matériaux (matériaux de récupération, matériaux non transformés, matériaux issus de transformations physiques ou chimiques, biomatériaux), incidences de leurs caractéristiques (porosité, rugosité, liquidité, malléabilité, etc.) sur la pratique plastique en deux dimensions (transparences, épaisseurs, mélanges homogènes et hétérogènes, collages, etc.) et en volume (stratifications, assemblages, empilements, tressages, emboîtements, adjonctions d’objets ou de fragments d’objets, etc.), sur l’invention de formes ou de techniques, sur la production de sens,

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie de Ross FINDON – unsplash.com

  • Cadre ou œuvre ?

    Cadre ou œuvre ?

    Réalisez le cadre* pour un objet choisi et présenté. Entre l’objet et le cadre à matérialiser, créez des liens plastiques, iconiques, sémantiques ou symboliques, conformément aux éléments constituant le cadre et à leur mise en espace.

    #cadre #objet #liens plastiques

    *Le cadre désigne deux éléments distincts :
    – la limite, le bord de l’image, d’un espace d’énonciation. Il est alors immatériel,
    – un objet qui vient souligner cette limite.

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • réaliser un objet (le cadre) à partir d’éléments matériels les plus divers y compris d’autres objets, afin de s’interroger sur les notions d’hétérogénéité et de cohérence plastique
    • faire prendre conscience de l’espace de l’œuvre

    Problèmes

    Dans quelle mesure le dispositif de présentation peut-il être objet d’un questionnement artistique ?
    Comment le cadre peut-il transformer les conditions de réception d’une œuvre ? Où commence le cadre, où finit-il ? Quelles interactions avec l’œuvre présentée ? En quoi la mise en espace et le point de vue imposé au spectateur peuvent-ils faire sens ?

    Références artistiques possibles

    • Vincent VAN GOGH, La courtisane (d’après Eisen), 1887, huile sur toile, 100 × 60 cm, Musée Van Gogh, Amsterdam
    • Pablo PICASSO, Nature morte à la chaise cannée, 1912, huile sur toile, 29 × 37 cm, Musée national Picasso, Paris
    • Salvador DALÍ, Couples avec leurs têtes pleines de nuages, 1936, huile sur contreplaqué, ensemble 156,4 × 98,5 cm, Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam
    • Robert DELAUNAY, Fenêtres simultanées sur la ville, 1912, 40 × 46 cm, Kunsthalle, Hamburg
    • Martial RAYSSE, Soudain l’été dernier, 1963, peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge, 106 × 227 × 58 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Pierre ALECHINSKY, Central Park, 1965, acrylique sur papier marouflé sur toile avec remarques marginales à l’encre de Chine, 162 × 193 cm
    • Daniel DEZEUZE, Châssis avec feuille de plastique tendue, 1967, bois, plastique transparent, 194,5 × 130 × 2 cm
    • Giulio PAOLINI, L’Origine della pittura, 1982-1983, châssis en bois, toiles montées sur châssis, moulage en plâtre sur base en bois peint et peinture fluorescente, 240 × 390 × 100 cm, MACM, Montréal
    • KOLKOZ, La Chevauchée, 2008, moulures, encadrement, feuille d’or, 153 × 255 cm, Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
    • PIERRE et GILLES, La Vierge à l’Enfant, 2009, Hafsia Herzi et Loric, photographie imprimée par jet d’encre sur toile et peinte, pièce unique, avec cadre : 260,5 × 194,5 cm, Collection des artistes, Galerie Templon, Paris
    • Babak GOLKAR, série Parergon, 2011

    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la mise en regard et en espace : ses modalités (présence ou absence du cadre, du socle, du piédestal, etc.), ses contextes (l’espace quotidien privé ou public, l’écran individuel ou collectif, la vitrine, le musée, etc.), l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres (lieux : salle d’exposition, installation, in situ, l’intégration dans des espaces existants, etc.),

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits ; le sens produit par des techniques mixtes dans les pratiques bidimensionnelles et dans les fabrications en trois dimensions,
    • l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets : création d’objets, intervention sur des objets, leur transformation ou manipulation à des fins narratives, symboliques ou poétiques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Lot de Mirroirs encadrés, photographie de Terje SOLLIE – pexels.com

  • Silence, ça pousse

    Silence, ça pousse

    Ça pousse… Ça pousse jusqu’à donner à voir une sensation de déséquilibre.

    #équilibre #croissance #chaos #végétal

    Votre réalisation nécessairement tri dimensionnelle proposera une interprétation plastique de la croissance et du déséquilibre.
    Vous utiliserez des feuilles de carton, des bandes de papier et tout autre matériau de récupération.

    • Équilibre : distribution égale des forces, des éléments, des masses ; répartition des lignes, des formes, des masses.
    • Déséquilibre : perte ou absence d’équilibre, d’une position stable.
    • Pousser : 1/ exercer une pression sur ; 2/ croître, se développer.

    Questions abordées

    En quoi l’œuvre en trois dimensions se présente-t-elle comme un espace sensoriel ? Dans quelle mesure l’évocation visuelle de la croissance et du déséquilibre intègre-t-elle une dimension temporelle ? Une dimension narrative ? En quoi la narration modifie-t-elle le dispositif de présentation ?  

    Objectifs pédagogiques

    Les objectifs de la séquence sont d’amener les élèves à :

    • comprendre que l’espace de l’œuvre peut aussi être celui du spectateur,
    • prendre conscience que l’œuvre est aussi surfaces ou espaces pensés, composés, recouverts, assemblés…
    • explorer le volume, le plein et le vide ; explorer les possibilités d’assemblage,
    • comprendre les relations entre hauteur, volume, équilibre, déséquilibre et d’engager des choix en relation avec son projet.

    Références artistiques possibles

    • Vladimir TATLINE, Maquette du Monument à la Troisième Internationale, 1919/ 1979, bois et métal, hauteur : 420 cm, diamètre : 300 cm, base : 80 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Karl BLOSSFELDT, Cucurbita, 1928, photographie argentique, 25,9 × 20,3 cm, Getty Museum, Los Angeles
    • Alexander CALDER, Spider, 1939, tôle d’aluminium peinte, tige d’acier et fil d’acier, 203,5 × 224,5 × 92,6 cm, Calder Foundation, NY
    • Alberto GIACOMETTI, L’homme qui chavire, 1950, bronze peint, 59,1 × 26,5 × 27,5 cm, Coll. Fondation Louis Vuitton
    • Andy GOLDSWORTHY, Woven branch circular arch, Langholm, Dumfriesshire, UK, avril 1986, branches
    • Richard SERRA, Snake (Sugea), 1994–1997, acier, trois unités, composées chacune de deux sections coniques, dimensions variables (env. 4 × 31,7 × 7,84 m), Musée Guggenheim, NY
    • Peter FISCHLI et David WEISS, Natural Grace, from A Quiet Afternoon, 1985, photographie
    • Giuseppe PENONE, Sentier de Charme, 1986, bronze, charme, Coll. Fonds régional d’art contemporain de Bretagne
    • Philippe RAMETTE, Lévitation de chaise, 2007, sculpture en bronze, 170 × 150 × 150 cm
    • Daniel FIRMAN, Würsa (à 18 000 km de la Terre), 2008, sculpture – taxidermie d’éléphant, 570 × 250 × 140 cm
    • Franck GEHRY, Musée Guggenheim de Bilbao, 2010, architecture
    • Ai WEIWEI (né en 1957), Bang, 2013, 886 tabourets traditionnels ‘ »bang » (dynastie Qing) en bois, vue de l’installation, Biennale de Venise, 2013
    • Henrique OLIVEIRA, Transarquitetonica, 2014, installation, bois, briques, boue, bambou, PVC, contreplaqué, branches d’arbres et autres matériaux, 5 × 18 × 73 m, Musée d’Art Contemporain de São Paulo, Brésil
    • Emmanuel FOURCADE, alias Manu TOPIC, Equilibrium, film de 3 min de Patrick FOCH, 2017, pierres en équilibre/ stone balance – https://500px.com/p/manutopic

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation :
      • la mise en regard et en espace : ses modalités, ses contextes, l’exploitation des présentations des productions plastiques et des œuvres.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :
      • l’espace en trois dimensions : découvert et expérimentation du travail en volume ; les notions de forme fermée et forme ouverte, de contour et de limite, de vide et de plein, d’intérieur et d’extérieur, d’enveloppe et de structure, de passage et de transition ; les interpénétrations entre l’espace de l’œuvre et l’espace du spectateur.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Vue de l’exposition Baitogogo d’Henrique OLIVEIRA au Palais de Tokyo, Paris, 2013

  • Quel bel arbre !

    Quel bel arbre !

    Après avoir réalisé en extérieur plusieurs croquis d’arbres et participé aux échanges sur les notions d’écart et de ressemblance, représentez un « bel arbre ».

    #dessin #ressemblance #écart

    Questions

    En quoi la représentation à l’identique du réel est-elle une impasse ? Quelle valeur donner à l’écart entre la représentation et son référent ? Dans quelle mesure l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être une source d’expression ?

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • s’emparer du réel pour s’exprimer de manière personnelle et singulière
    • prendre conscience de la valeur expressive de l’écart dans la représentation

    Références artistiques possibles

    • Lucas CRANACH l’Ancien, Adam et Ève, 1526, huile sur érable, 117 × 80 cm
    • Vincent Van GOGH, Les Oliviers, 1889, série de peintures
    • Gustav KLIMT, L’Arbre de Vie, Frise Stoclet, 1909, 9 cartons, 102 × 195 cm, Musée des arts appliqués
    • Paul RANSON, La Clairière, 1895, huile sur toile, 60 × 80 cm
    • Piet MONDRIAN, L’arbre argenté, 1911, huile sur toile, 78,50 × 107,5 cm, Musée municipal de La Haye, Pays-Bas
    • Jean DUBUFFET, Arbre biplan, 1969, époxy peint sur polyuréthane, 470 × 510 × 440 cm
    • Choï JEONG-HWA, Flower Tree, 2003, sculpture de 3 m de haut
    • Pierre MALPHETTES, Un Arbre en bois sous un soleil électrique, 2005-2007, bois, acier, tapis, lampe, 300 × 600 × 700 cm
    • Henrique OLIVEIRO, Baitogogo, 2013-2016, sculpture, Palais de Tokyo, Paris

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Bryan Nash GILL, Woodcuts, 2012, empreinte

  • Couleur en soi

    Couleur en soi

    « J’ai choisi cette couleur et je le montre bien ! »

    #monochrome #contraste #dispositif #présentation

    Réalisez un dispositif* plastique porteur de sens qui fera clairement comprendre la couleur que vous avez sélectionnée.

    *Ensemble des moyens mis en œuvre dans un but particulier.

    Questions

    Comment pouvons-nous créer du sens en mettant en regard et en espace une couleur ? De quelle manière pouvez-vous prendre en compte le spectateur dans l’effet recherché ? Dans quelle mesure la sensation colorée, les qualités physiques de la matière colorée, les effets induits par les usages influent-ils la perception du spectateur ?

    Philippe RAMETTE, Objet à voir le monde en détail, 2007,
    photographie couleur, 150 x 120 cm

    Références artistiques possibles

    • Pablo PICASSO, La Tragédie, 1903, huile sur panneau, 105 x 69 cm
    • Kasimir MALEVITCH, Carré blanc sur fond blanc, 1918, huile sur toile, 79,4 x 79,4 cm
    • Josef ALBERS, Affectionate (Homage to the Square), 1954, huile sur Isorel, 81 x 81 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Yves KLEIN, IKB 79, 1959, acrylique sur panneau, 139,7 x 119,7 x 3,2 cm, Tate Modern, Londres
    • Dan FLAVIN, Greens crossing greens (to Piet Mondrian who lacked green), 1966, installation, tubes fluorescents verts, Solomon R. Guggenheim Museum, NY
    • Tony CRAGG, Blue Horn (Axt), 1982, installation d’une quarantaine d’objets peints, dimensions variables : 175 x 360 x 470 cm
    • Anish KAPOOR, Mother as Mountain, 1985, bois, gesso et pigment, 140 x 275 x 105 cm
    • Pierre SOULAGES, Peinture, 1985, huile sur toile, 324 x 362 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Daniel BUREN, Le temps d’une œuvre, installation, Biennale de Lyon, 2005
    • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, 7 projecteurs de lumière, brume artificielle, dimensions variables : 360-400 cm
    • Philippe RAMETTE, Objet à voir le monde en détail, 2007, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation, projecteurs, machine à brouillard, dimensions variables, MNAM, Paris
    • Olafur ELIASSON, Colour Activity House, 2010, installation à Kanazawa, Japon
    • James TURRELL, Breathing Light, 2013, installation, LED, dimensions variables, Los Angeles County Museum of Art
    • Wolfgang LAIB, Pollen de pin, installation in situ, 120 x 130 cm, Buchmann Galerie, Basel 2018
    Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace – la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    À propos des contrastes colorés

    Johannes Itten, professeur au Bauhaus, définit 7 effets de contrastes différents :

    1. Le contraste de la couleur en soi : il a lieu lorsque les couleurs pures sont utilisées dans une composition de couleurs. Le blanc et le noir peuvent intensifier l’effet vivace.
    2. Le contraste clair-obscur : il s’applique à l’utilisation des différentes couleurs claires et valeurs de tons. Toutes les couleurs peuvent être éclaircies par le blanc et obscurcies par le noir. Pour commencer, il faut fabriquer des échelles de tons, pour chaque couleur qui correspond à l’échelle clair-obscur.
    3. Le contraste chaud-froid : on obtient le plus grand effet avec les couleurs rouge-orangé et vert-bleu. Toutes les autres couleurs apparaissent froides ou chaudes selon qu’elles sont en contraste avec des tons chauds ou froids.
    4. Le contraste des complémentaires : dans son cercle chromatique, les couleurs complémentaires s’opposent. Lorsqu’on mélange des couleurs complémentaires, il en résulte un noir-gris neutre. Les couleurs complémentaires, placées les unes à côté des autres, parviennent à leur plus grande luminosité et, mélangées, se détruisent pour donner un noir-gris.
    5. Le contraste simultané : son effet repose sur la loi des complémentaires, selon laquelle chaque couleur pure attire physiologiquement la couleur opposée. Si cette couleur n’existe pas, l’œil crée simultanément la couleur complémentaire. Un vert intense transformera un gris neutre situé à côté de lui en un gris rougeâtre, le même gris neutre situé à côté d’un rouge intense apparaîtra gris verdâtre.
    6. Le contraste de qualité : il consiste en une opposition de couleurs brillantes et mates. On les rend opaques avec du noir, du blanc, du gris ou des couleurs complémentaires.
    7. Le contraste de quantité : il repose sur l’opposition de différentes grandes surfaces de couleur.
  • Vite, un selfie !

    Vite, un selfie !

    Brigitte Gonzalez | Compagnie Lucamoros

    Ce phénomène du selfie, quelle aubaine pour la nouvelle création de cette compagnie qui mêle théâtre et arts plastiques.

    Juchées sur leur échafaudage, quatre performeuses interpellent dans un débordement de rythmes, de chants et de couleurs, jeunes et moins jeunes sur la question de notre image, à l’heure du selfie compulsif. Elles triturent notre image, la captent, la détournent, la volent, la restituent, la réinventent et, surtout, la font voir autrement. Des images peintes, photographiées, filmées aussi, directement sur place. Des images qui se suivent, se bousculent, se croisent, s’effacent, réapparaissent et racontent l’histoire que veut bien produire la rencontre provoquée par les artistes.

    À l’heure où chaque adolescent, voire chaque enfant, porte désormais sur lui, en permanence, son smartphone, la Compagnie Lucamoros suggère, dans la joie du geste créateur, de lui opposer une manière d’exercer ses propres ressources créatives, d’affûter son discernement et son jugement critique.

    Janvier 2023, Théâtre M. Novarina, Thonon-les-Bains

    Réalisez un selfie représentatif de l’image que vous souhaitez donner à votre classe.

    #portrait #vidéo expérimentale

    Objectifs

    Les objectifs de la séance (55 min) sont d’amener les élèves à :

    • reconnaître les constituants plastiques d’une représentation
    • comprendre les usages des différents modes de représentation
    • mieux saisir le sens des selfies en exerçant un regard critique

    Méthodologie

    1. Qu’est-ce qu’un selfie ? Quels en sont les éléments reconnaissables qui le distinguent du portrait ? Au même titre que les mèmes*, le selfie possède des codes spécifiques, listez-les sous la forme d’une carte mentale. Notez les développements possibles.
    2. En petit groupe et en 15 minutes, préparez votre shooting photo pour lequel vous aurez à réaliser plusieurs selfies avant d’en choisir un seul. Attention, prenez soin à changer votre mise en scène, le cadrage, l’éclairage, etc.
    3. Le grand fond vert de la salle de classe vous permet d’incruster facilement derrière vous une image choisie. Pour cela, utilisez sur l’iPad l’application Green Screen ou iMovie comme il vous a été montré au cours de la présentation.

    Après le spectacle

    1. Créez un flux d’images en utilisant les selfies précédemment réalisés par la classe. L’application iMovie sera privilégiée.
    2. Mutualisez les vidéos obtenues en les partageant sur l’espace dédié et sécurisé.

    À propos des « mèmes »

    En 1996, une image informatique représentant un nourrisson dansant sur un fond noir (connu sous les noms de Dancing baby) est rapidement partagée sur le Web. Ce GIF animé est souvent considéré comme l’un des premiers mèmes Internet. Mais qu’est-ce qu’un mème ?

    Un mème, à ne pas confondre avec même, est un élément culturel reconnaissable, reproduit et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus. De la même manière, un mème numérique est un élément ou un phénomène repris, décliné et publié en masse sur Internet.

    Le mème Internet répond à un certain nombre de codes spécifiques, avec l’utilisation d’une image explicite et souvent drôle, associée à un mot ou un groupe de mots à police large et blanche. Son ton est généralement humoristique, cynique ou ironique, et le message transmis souvent désabusé. Le mème existe sous de nombreuses formes, et possède l’avantage d’être rapide à lire et à comprendre. Drôle, facile à mettre en place, il marque efficacement et durablement les esprits.

    Cindy SHERMAN, Untitled, 2017, photographie de la série The Art of the Selfie
    https://www.instagram.com/cindysherman/

    Références artistiques possibles

    • REMBRANDT, Autoportrait, 1652, huile sur toile, 112 × 81,5 cm, Vienne, Kunsthitorisches Museum
      REMBRANDT, Autoportrait, 1658, huile sur toile, 133,7 × 103,8 cm, New York, Frick Collection
      REMBRANDT, Autoportrait, 1669, huile sur toile, 63,5 × 57,8 cm, La Haye, Mauritshuis
    • Gustave COURBET, L’Homme blessé, 1844-1854, 82 × 98 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Vincent VAN GOGH, Autoportrait à l’oreille coupée, 1889, huile sur toile, 51 × 45 cm, Kunsthaus, Zurich
    • René MAGRITTE, La Reproduction interdite, 1937, huile sur toile, 81 × 65 cm, Musée Boijmans Van Beuningen, Hollande
    • Frida KAHLO, Autoportrait aux cheveux coupés, 1940, huile sur toile, 40 × 28 cm, New York, The Museum of Modern Art
    • Norman ROCKWELL, Triple autoportrait, 1960, huile sur toile, 113,5 × 87,5 cm, Musée Norman Rockwell, Stockbridge
    • Francis BACON, Selfportrait (Autoportrait), 1971, huile sur toile, 35,5 × 30,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Arnulf RAINER, Angst (portrait de l’artiste), 1971, peinture à l’huile sur photographie, 120 × 88 cm
    • Cindy SHERMAN, Untitled #97, 1982, épreuve couleur chromogène, 114.3 × 76.2 cm
      Cindy SHERMAN, Untitled #461, 2007, épreuve chromogène
      Cindy SHERMAN, Untitled #604, 2019, tissage de coton, laine, fil, acrylique, coton mercerisé et Lurex,  290,8 × 226,7 cm

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photogramme du film Thelma & Louise de Ridley Scott, 1991
    Susan Sarandon et Geena Davis

  • Apprenti Frankenstein

    Apprenti Frankenstein

    La créature de Frankenstein est un personnage du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne publié en 1818 par la romancière britannique Mary Shelley. Ce roman a connu un succès immédiat et a inspiré de multiples adaptations cinématographiques.

    L’adaptation cinématographique de 1931 produite par Universal, où le monstre est interprété par Boris Karloff, marque considérablement l’imaginaire collectif, au point d’être couramment associée au personnage, qu’il s’agisse de son physique ou de ses traits de personnalité. Pourtant la créature de Frankenstein joué par Boris Karloff diffère particulièrement de son homologue littéraire.

    Voir la page Wikipédia : Monstre de Frankenstein (wikipedia.org)

    Imaginez et réalisez un buste1 ou un médaillon2 de cette créature par assemblage d’objets usés, abandonnés ou mis au rebut.

    #assemblage #cohérence #hétérogénéité

    Vous assemblerez, combinerez, emboiterez… ces objets. Vous pourrez utiliser toutes sortes d’objets (recyclables) offrant des qualités plastiques et permettant de créer aisément des liens plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques entre les différents éléments. L’image de la créature de l’apprenti Frankenstein devra être reconnaissable.

    1. Buste : sculpture représentant la tête, le cou et des parties variables des épaules et de la poitrine
    2. Médaillon : petit bas-relief3 arrondi
    3. Bas-relief : sculpture adhérant à un fond dont elle se détache avec une faible saillie

    Qu’est-ce qu’un assemblage ?

    L’assemblage est un mode de création à part entière né au début du 20ème siècle. C’est une technique (et son résultat) consistant à rassembler et fixer entre eux différents éléments (: objets manufacturés, fragments d’objets, éléments naturels).

    Pablo PICASSO réalise ses premiers assemblages avec sa série des Guitares en 1912 ; tandis qu’à la même période Marcel DUCHAMP invente le ready-made avec Roue de bicyclette, 1913. Puis les artistes du mouvement Dada créent des assemblages à partir de 1914, avec Jean ARP et ses Reliefs  : Der Hirsch, 1914 ou Trousse d’un Da, 1920-21, constituée de bois flottés récupérés et en 1919 Marcel JANCO avec ses masques du Cabaret Voltaire ou Kurt SCHWITTERS. Le russe Vladimir TATLINE, créé également des reliefs picturaux et contre-reliefs dès 1914 et Jean POUGNY des Compositions en 1915. Source Wikipédia

    Questions

    Dans quelle mesure l’assemblage d’objets crée-t-il du sens ? Comment percevez-vous l’hétérogénéité des formes et des matières ? Comment définissez-vous la cohérence entre les différents éléments ?

    Niki DE SAINT PHALLE, T-Rex (Study for King Kong), 1963,
    assemblage, peinture, plâtre, objets divers sur bois, 198 x 122 x 25 cm

    Références artistiques possibles

    • Raoul HAUSMANN, L’esprit de notre temps – Tête mécanique, 1919, assemblage, 32,5 x 21 x 20 cm, Musée national d’Art moderne, Paris.
    • Pablo PICASSO, La Guenon et son petit, 1951, céramique, deux petites autos, métal et plâtre, 56 x 34 x 71 cm, Musée Picasso, Paris.
    • Robert RAUSCHENBERG, Monogram, 1955-1959, assemblage, 106,6 x 160,6 x 163,8 cm. Monogram est un des plus célèbres Combines sur lequel Rauschenberg reviendra à plusieurs reprises avant d’arriver à la version définitive. Association incongrue, sur une sorte de tableau abstrait posé horizontalement, d’une chèvre angora au museau peint, ceinte d’un pneu d’automobile, et de différents collages allant d’une balle de tennis à différents papiers imprimés.
    • Niki DE SAINT PHALLE, Tyrannosaurus Rex, 1963
    • Hubert DUPRAT, Sept tubes de Trichoptères, 1980-1997, or, perles, pierres précieuses et semi-précieuses, largeur : 2 cm, diamètre : 0,5 cm, Frac Lorraine.
    • Bill WOODROW, Crow and carrion, 1981, deux parapluies, 75 x 120 x 120 cm.
    • PANAMARENKO, Blauwe Archaeopterix, 1991, dimensions variables.
    • Thomas GRÛNFELD, Misfits – Girafe, autruche, cheval, 2000, assemblage, travail de taxidermie, 210 x 130 x 180 cm.
    • PANAMARENKO, Raven’s Variable Matrix, 2000, 200 x 300 cm.
    • Nicolás LABADIA, Insectario/ Bestiario, depuis 2007, 6 figures de 2 x 3 x 3 cm, série d’assemblages. Le travail de l’artiste consiste à construire des sculptures de petite taille avec des objets inutilisés qui ont été spécifiquement collectés pour représenter des êtres hybrides, des insectes et des bêtes.
    • Vik MUNIZ, Pictures of Garbage Series, Brésil, 2008-2010, photographies.
    • Bernard PRAS, Vénus, 2014, photographie.
    • Freya JOBBINS, Eurydice, 2014, assemblage, fragments de poupées en matière plastique, 50 x 20 x 35 cm.

    Questionnement(s)

    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’hétérogénéité et la cohérence plastiques – l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie promotionnelle colorisé du film Son of Frankenstein, (1939) avec Basil Rathbone, Boris Karloff et Bela Lugosi.

  • Boucle de vitesse

    Boucle de vitesse

    Appropriez-vous les possibilités du logiciel GIMP, afin de créer un GIF animé satisfaisant la proposition suivante : le décor défile à toute vitesse.

    #vitesse #boucle #animation #gif animé #cinemagraph

    Qu’est-ce que l’animation ?

    Dans le domaine de l’audiovisuel, l’animation est un ensemble de techniques qui, par une succession d’images, donne à un public l’illusion que des personnages, des objets, des décors en réalité immobiles sont dotés de mouvement naturel.

    Ces techniques sont le résultat d’une recherche étalée sur plus d’un siècle pour obtenir des ouvrages visuels ou audiovisuels donnant l’illusion que des dessins, des peintures, des objets inertes divers (maquettes, poupées, marionnettes, etc.) ou des images de synthèse, sont doués de mouvements et de déplacements propres, comme s’ils étaient vivants, d’où l’utilisation du terme « animation » du latin animalis « animé, vivant, animal ». Source Wikipédia

    Qu’est-ce qu’un GIF animé ?

    GIF est l’acronyme de Graphics Interchange Format. Il fait partie des formats d’images les plus partagés sur le web. Ce format d’image numérique a pour particularité de permettre la réalisation de très courtes animations tournant en boucle.

    Créé en 1987 par l’ingénieur informatique Steve Wihilte, un Américain qui se verra remettre le Lifetime Achievement Award 26 ans plus tard au gala des Webby, le GIF survit miraculeusement aux progrès technologiques et aux multiples mutations de l’internet. Universellement supporté, tant par les vieux PC jaunis que l’iPhone ou l’appareil Android dernier cri, ce fichier ultra compressé (256 couleurs au lieu de 16,7 millions pour le JPEG) est en quelque sorte l’équivalent contemporain du folioscope. Source Wikipédia

    Tutoriel

    Au préalable, définissez clairement votre projet d’animation et avec méthode, notamment, afin de faciliter l’organisation des calques nécessaires à l’animation image par image.

    1. Lancez GIMP puis cliquez sur FichierNouvelle image et définissez la taille de l’image (1920×720 px) qui va vous servir comme support à la création de l’ensemble du décor.
    2. Utilisez les outils habituels (: outil pinceau, outil de remplissage, outil de barbouillage, etc.) pour représenter votre décor et quelques effets si vous le souhaitez à partir de l’onglet Filtres.

    L’animation GIF se présentant nécessairement sous la forme d’une boucle, il faut que les deux extrémités de l’image puissent visuellement se rejoindre. Pour se faire :

    1. Copiez votre image : CTRL+C ou à partir du menu contextuel Édition et Copier.
    2. Doublez la largeur de la zone de travail. Sélectionnez Image et Taille du canevas. Saisissez la nouvelle taille de l’image : 3840 px de large par 720 px de haut (décalage : 0, 0), cliquez Redimensionner.
    3. Dans le menu Édition, utilisez Coller comme, Nouveau calque pour coller l’image précédemment copiée.
    4. Utilisez sur le calque l’Outil retournement puis déplacez-le à droite afin d’obtenir un effet miroir.
    5. Fusionnez vers le bas le calque supérieur en utilisant le menu contextuel de la fenêtre Calques.
    6. Retouchez l’image en préservant les extrémités.

    Le GIF animé est composé de plusieurs calques dont la lecture successive donne l’illusion du mouvement. L’étape suivante propose une solution simple pour créer les calques utiles à l’effet recherché.

    1. Réduisez la largeur de l’image à 1280 px : sélectionnez Image et Taille du canevas. Saisissez la nouvelle largeur de l’image.
    2. Dans la fenêtre des calques contenant la première image, cliquez sur Dupliquer le calque puis déplacez de 320 px la copie du calque vers la gauche : utilisez le menu contextuel du calque dupliqué et cliquez Modifier les attributs du calque puis saisissez un Décalage X de -320 px.
    3. Répétez cette manœuvre à partir du calque supérieur en baissant la valeur du décalage X : -640, -960, -1280, -1600, -1920, -2240 et -2560. Vous devriez avoir 8 calques et un arrière-plan.
    4. Par défaut, la durée entre chaque image est de 100 millisecondes. Vous pouvez prévisualiser le résultat final en lançant la lecture de l’animation. Pour cela, cliquez sur le menu Filtres puis sur Animation et Rejouer l’animation. Une nouvelle fenêtre s’ouvre, dans laquelle vous disposez de boutons pour lancer et arrêter la lecture et faire défiler les images les unes après les autres.

    Si le résultat ne vous convient pas, vous pouvez augmenter ou réduire le délai entre chaque image.

    1. Cliquez sur le menu déroulant situé dans la partie inférieure gauche de la fenêtre puis sélectionnez une vitesse de transition qui est réglée par défaut sur 1x. Vous pouvez également jouer sur le nombre d’images par seconde. Vous pouvez appliquer ces modifications en cours de lecture pour en voir les effets instantanément.
    2. Une fois que votre animation est prête, vous allez l’optimiser. Pour cela, cliquez successivement sur FiltresAnimations et Optimiser (pour GIF).

    Dernière étape, l’enregistrement de l’animation.

    1. Cliquez sur Fichier puis Export As.
    2. Dans la fenêtre qui s’ouvre, placez le curseur dans le champ Nom et tapez le nom de fichier suivi de l’extension .gif
    3. Puis, dans le menu déroulant de la partie inférieure de la page, sélectionnez le format de fichier Image GIF (*.gif). Cliquez sur Exporter.
    4. Dans la fenêtre qui s’ouvre, vous cocher l’option As animation. Si vous n’avez pas spécifié de délai au moment de créer l’animation, vous pouvez encore le faire en modifiant la valeur proposée. Cliquez enfin sur Exporter pour finaliser la création de votre GIF animé. 

    Questionnement

    Comment les modifications du décor peuvent-elles suggérer la vitesse ? Quels procédés graphiques et principes formels analysés dans les œuvres en référence sont-ils à convoquer pour créer l’effet attendu ? Dans quelle mesure le numérique révèle-t-il des qualités expressives ? En quoi son usage dépasse-t-il une solution technique ?

    Références du CRCN

    • 3.2./ Développer des documents multimédia/ Produire une image, un son ou une vidéo avec différents outils numériques
    • 3.3/ Adapter les documents à leur finalité/ Convertir un document numérique en différents formats
    • 5.2/ Évoluer dans un environnement numérique/ Utiliser les fonctionnalités élémentaires d’un environnement numérique
    Paul ROBERTSON, Expedition, 2014, GIF animé

    Extensions les plus courantes de formats d’images

    • JPEG ou JPG : Joint Photographic Experts Group
    • PNG : Portable Network Graphics
    • GIF : Graphics Interchange Format
    • PSD : Photoshop Document
    • AI : Adobe Illustrator Document
    • SVG : Scalable Vector Graphics
    • HEIF : High Efficiency Image File Format – format utilisé par Apple depuis 2017
    • WebP : Web Picture – format développé et mis à disposition par Google
    • XCF : eXperimental Computing Facility – format natif de GIMP

    Références artistiques possibles

    • Louis Carrogis de CARMONTELLE, les transparents de Carmontelle (1801) se composent d’un long rouleau de feuilles peintes collées bout à bout. Tendu entre deux bobines et éclairé par transparence, ce rouleau défilait devant les yeux des spectateurs en leur donnant l’impression de se mouvoir à travers un paysage.
    • Étienne Jules MAREY, Le Coup de marteau, 1895, chronophotographie
    • Auguste et Louis LUMIÈRE, L’Arrivée d’un train en gare de la Ciotat, 1895, film
    • Eugène ATGET, Angle de la rue des Nonnains d’Hyères et de l’Hôtel de Ville, 1899, photographie
    • Giacomo BALLA, Dynamisme d’un chien en laisse, 1912, huile sur toile, 90,8 x 110 cm, Albright-Knox Art Gallery
    • Marcel DUCHAMP, Nu descendant un escalier n°2, 1912, huile sur toile, 147 x 89,2 cm, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie
    • Jacques-Henri LARTIGUE, Grand Prix de l’ACF, automobile Delage, circuit de Dieppe, 26 juin 1912, 1912, photographie
    • Luigi RUSSOLO, Automobile in corsa (Dynamisme d’une automobile), 1912-1913, huile sur toile, 106 x 140 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Umberto BOCCIONI, Dinamismo di un ciclista (Dynamisme d’un cycliste), 1913, huile sur toile, 70 x 95 cm, Collection Peggy Guggenheim, Venise
    • Émile COHL, Les Allumettes ensorcelées, 1913, animation
    • Robert DELAUNAY, Hommage à Blériot, 1914, huile sur toile, 46×46 cm, Musée des Beaux-Arts de Grenoble
    • Norman McLAREN, Dots, 1940, Boogie DoodleSpook Sport
    • Carol-Anne BELZIL-NORMAND, carolann.cool, GIF animés
    • David WHYTE, Bees & Bombs, GIF animés

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    En bandeau, GIF animé obtenu à partir d’une capture de Cowboy Bebop S1 Ep7 | Heavy Metal Queen | 1998

  • C’est la tempête !

    C’est la tempête !

    Il pleut… Il vente… Tout se brouille… C’est la tempête !

    Réalisez le paysage de tempête décrit en ces termes en n’utilisant que le stylo à bille (encre bleue ou noire).

    Le dessin englobe une grande pluralité de pratiques. L’usage du stylo à bille aura ici, ainsi que le format et le geste, une incidence sur votre production. C’est pourquoi dans un premier temps, vous devrez expérimenter les variations possibles avec cet outil unique.

    Les termes météorologiques annoncés au fil du déroulement de la séance invitent les élèves à reprendre et accentuer régulièrement le travail du stylo sur leur support.

    La tempête peut être envisagée comme un objet d’étude, riche d’enjeux culturels, plastiques, artistiques. Elle constitue également un temps et un espace particulier qui change notre regard sur la nature avec tout ce qui s’y rapporte qui nous entoure.

    Objectifs

    Les élèves seront amenés à partir de la contrainte de l’outil graphique :

    • d’expérimenter les qualités expressives du stylo à bille (un outil de l’écriture plus que du dessin)
    • de choisir, d’organiser, de composer la représentation à des fins d’expression
    • à travailler les questions liées à l’image à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles, imaginaires…

    Références artistiques possibles

    • HOKUSAÏ, Le coup de vent dans les rizières d’Ejiri dans la province de Suruga, vers 1829-1833, estampe no18 de la série Trente-six vues du mont Fuji
    • William TURNER, Tempête de neige en mer, 1842, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm, Tate Britain, Londres
    • Georges SEURAT, La Zone, Fillette dans la neige, 1883, crayon Conté sur papier, 31,5 x 4,2 cm
    • Claude MONET, Tempête sur les côtes de Belle-Île, 1886, huile sur toile, 65,4 x 81,5 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Alighiero BOETTI, Vice Versa, 1980, stylo à bille sur papier, 70 x 100 cm
    • Robert MORRIS, The Miyuki Bridge (Firestorm Series), 1982, encre, fusain et graphite sur papier, 224 x 193,5 cm
    • Thomas MÜLLER, Sans titre, 2013, 160 x 115 cm, collection particulière, El Paso
    • Il LEE, MBL 1302, 2013, stylo à bille sur papier, 84,5 x 63,5 cm
    • Karl BEAUDELERE, KXB7, Entité jaune, 2015, stylo-bille sur papier, 29,5 x 21 cm, collection de l’Art Brut, Lausanne
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182 x 182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture, Fauve d’or – Prix du Meilleur album 2019, Festival d’Angoulême

    Exposition La Collection d’art contemporain BIC® au CENTQUATRE-PARIS-2018
    https://youtu.be/JDbcp1LqbSU

    Thomas MUELLER, Sans titre, 2021, stylo à bille sur Arches, 160 × 115 cm, collection particulière, Hambourg
    source : thomas-mueller-drawings.com
     

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine