Étiquette : Narration

  • Beam me up!

    Beam me up!

    Avant-propos : Le téléporteur est probablement la technologie la plus emblématique de l’univers de Star Trek. En théorie, le téléporteur scanne un voyageur (ou un objet), enregistre sa structure, le désassemble en particules élémentaires, fait transiter ces particules le long d’un rayon d’énergie jusqu’à un endroit défini et les y rematérialise selon le schéma enregistré.

    Mettez en scène et filmez votre téléportation et votre première action dans l’espace de l’œuvre célèbre préalablement choisie.
    Votre réalisation sera nécessairement scénarisée* : croquis, story-board, informations techniques, etc.

    Scénario : description de l’action d’un film incluant les dialogues et les indications techniques.
    Saynète : sketch, farce, bouffonnerie.
    Plan : subdivision d’un film, scène, séquence.

    Contrainte(s) :
    – Pratique du numérique : photomontage, effet vidéo

    Conditions matérielles :
    – iPad, appareils photo numériques, postes informatiques,
    – Studio avec fond vert,
    – Applications iOS : Screen Green, iMovie, ComicBook!
    – Logiciels : The GIMP, Photoshop Element, Premiere Element, ComicLife

    Champ(s) de pratiques artistiques :
    – Pratiques bidimensionnelles (graphiques et picturales)
    – Pratiques tridimensionnelles (sculpturales et architecturales)
    – Pratiques artistiques de l’image fixe et animée (photographiques et vidéo)

    Références possibles :

    • Un Homme de tête, Georges MÉLIÈS, court métrage, 1898
    • Ubu Roi, Jean-Christophe AVERTY, adaptation télévisée, 1h37, 1965
    • Rêves, Akira KUROSAWA, 8 courts métrages, 1990
    • HOPPER VU PAR… courts métrages, coproduction ARTE France/ En haut des
      marches, 2012
    • Théâtres optiques, Pierrick SORIN, exposition Des jouets et des hommes au
      Grand Palais, Paris, 2012
    • Shirley, un voyage dans la peinture d’Edward Hopper, Gustav DEUTSCH, film
      dramatique autrichien, 1h33, 2013
    • La Passion Van Gogh, Dorota KOBIELA et Hugh WELCHMAN, film d’animation britanique-polonais, 1h35, 2017

    • Questionnements :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations – la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Photographie de plateau devant un fond vert (green screen), Superman Returns, 2006

  • Comic Strip – The Wild One

    Comic Strip – The Wild One

    « Dans le bruit de la machine et du tuyau d’échappement
    Il bondit comme un diable avec des flammes dans les yeux »
    _ Jean Dréjac, 1956

    L’Équipée sauvage (The Wild One) est un film américain réalisé par László Benedek, sorti en 1953. Le film est célèbre pour la prestation de Marlon Brando en chef d’une bande de motards, devenant l’icône du rebelle.
    The Black Rebels Motorcycle Club (BRMC), menés par Johnny Strabler (Marlon Brando), une quarantaine de jeunes gens vêtus de blousons de cuirs marqués d’une tête de mort, arrivent à moto à une course de motos. Ils envahissent la piste, sèment la pagaille, se voient finalement intimer l’ordre de quitter les lieux, non sans avoir volé un prix. Ils disparaissent jusqu’à la petite ville voisine, dans laquelle leur arrivée pétaradante fait grande impression…

    Réalisez une planche de BD de l’arrivée des motards en ville où l’histoire, le dessin, la typographie s’adapteront parfaitement au format des vignettes.

    Références possibles :
    Jacques-Henri LARTIGUE, Grand Prix de l’Automobile Club de France, Automobile Delage, 1912.
    Luigi RUSSOLO, Automobile in corsa (Dynamisme d’une automobile, Composition), 1912-1913, huile sur toile, 106 x 140 cm, Centre Pompidou, Paris.
    Giacomo BALLA, Rumore di moto, 1913, peinture à l’huile et gouache sur papier, 73 x 101 cm.
    L’Équipée sauvage (The Wild One) film américain réalisé par László Benedek, avec Marlon Brando, 1953.
    Katsuhiro ŌTOMO, Akira, Éd.Kōdansha, 1982-1990


    Comic strip : bande dessinée de quelques cases disposées en une bande le plus souvent horizontale. Ce nom provient de la juxtaposition des termes anglais « comic » (drôle) et « strip » (bande).
    Les comic strips désignent depuis la fin du 19e siècle aux États-Unis des bandes dessinées paraissant dans la presse quotidienne. En semaine, elles se composent d’une seule bande, en noir et blanc (daily strip), tandis qu’elles bénéficient le dimanche d’un espace plus important, en couleur (sunday strip).
    The Yellow Kid est généralement présenté comme le premier comic strip.

    Bande dessinée : La BD est une forme d’expression artistique, souvent désignée comme le neuvième art, utilisant une juxtaposition de dessins (ou d’autres types d’images fixes, mais pas uniquement photographiques), articulés en séquences narratives et le plus souvent accompagnés de textes (narrations, dialogues, onomatopées). Will Eisner l’a définie (avant l’émergence d’Internet) comme « la principale application de l’art séquentiel au support papier ».

    Manga : Le mot japonais « manga » souvent traduit littéralement par « image dérisoire » ou « dessin non abouti », est composé de « ga » (画), qui désigne la représentation graphique (dessin, peinture ou toute image dessinée – comme l’estampe), et « man » (漫), involontaire, divertissant, sans but, mais aussi exagérer, déborder (qui peut être interprété comme caricature), ainsi qu’au fil de l’idée. Ainsi on pourrait aussi bien traduire ce mot par « dessin au trait libre », « esquisse au gré de la fantaisie », « image malhabile » ou tout simplement caricature ou grotesque dans le sens de Léonard de Vinci.
    Il ne prend le sens précis de bande dessinée qu’au cours du 20e siècle, avec l’introduction de celle-ci au Japon. Lorsqu’elle y devient très populaire, après 1945 et grâce à Osamu Tezuka, le terme s’impose pour finir par ne plus désigner qu’elle.

    Onomatopée : n.f. mot dont le son suggère celui de la chose qu’il dénomme.


    • Questionnement :
      La représentation ; images, réalité et fiction :  la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • Du temps !

    Du temps !

    Engagez votre projet en prenant en compte de cette exclamation : Du temps !
    Vous rendrez compte des étapes de votre travail et de vos questionnements par des traces écrites, par des croquis, seul ou en groupe.

    • Comment le temps apparaît-il au sein de votre production plastique ?
    • Comment votre travail confronte-t-il le spectateur au temps ?
    • Quel rôle le temps joue-t-il dans la perception du spectateur ?

    Par un suivi régulier — dialogue et lecture des notes de recherches et l’étude de références, l’évaluation portera également sur la démarche suivie, les étapes franchies, le résultat obtenu, les savoirs acquis.

    Références artistiques envisagées :

    • Sam TAYLOR-WOOD, Still Life, 2001, vidéo de 3 min 44
    • Michel GONDRY, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, 2004
    • Stanley KUBRICK, 2001, Odyssée de l’espace, 1968
    • Christian BARCLAY, The Clock, 2010
      The Clock de Christian Marclay est une œuvre audiovisuelle d’une durée de 24 heures. Son mécanisme cinématographique est réglé avec la précision d’une horloge et se métamorphose en machine à remonter le temps rythmant, minute par minute, un siècle de cinéma. Christian Marclay y orchestre des milliers d’extraits de films, puisés dans toute l’histoire du cinéma pour composer cette mécanique qui indique l’heure en temps réel, dans chacun des lieux où elle est présentée. Des comédies en noir et blanc aux séries B, des films d’avant-garde aux films à suspens, tous rendent visible le temps qui passe à travers la succession des plans d’horloges, de réveils, d’alarmes, de montres, d’actions ou de dialogues illustrant cet implacable écoulement du temps. Une histoire du cinéma, qui se confond avec notre histoire personnelle – notre horloge biologique, par le truchement du temps réel.
    • Duane MICHALS, Things are Queer (les choses sont bizarres), 1973
      Entre rêve et réalité, les petites histoires mises en scène par l’Américain Duane Michals (né en 1932) bousculent nos repères et bouleversent le regard posé sur les choses. La série Things are Queer (1973) n’échappe pas à la règle, déroulant en neuf séquences un scénario où l’irrationnel surgit de l’apparente banalité.
      Une salle de bains, froide et anonyme, sans signe particulier. La première et la dernière photographie de la série sont identiques. Nous ne verrons pourtant pas de la même manière l’ultime photographie après avoir regardé les sept intermédiaires. Le spectateur revient à son point de départ, mais après un cheminement qui n’aura cessé de brouiller ses repères, en faisant basculer l’espace et ses objets, a priori familiers, dans une autre dimension.
    • Claude MONET, La cathédrale de Rouen, 1892-94
      La série des Cathédrales de Rouen est un ensemble de 30 tableaux peints par Claude Monet représentant principalement des vues du portail occidental de la cathédrale Notre-Dame de Rouen (deux autres tableaux représentent la cour d’Albane), peintes à des angles de vues et des moments de la journée différents, série réalisée de 1892 à 1894.
    • On KAWARA, Date Painting, 1992-1993
      Depuis le milieu des années 1960, l’œuvre d’On Kawara repose en grande partie sur les données biographiques de son expérience de l’espace-temps.
      Le 4 janvier 1966, On Kawara peint la première de ses Date Paintings [Peintures de date], basées sur un protocole rigoureux : un monochrome d’une couleur foncée au centre duquel est peinte en blanc la date du jour de réalisation de la toile, dans la langue du pays où l’artiste se trouve à ce moment-là. Chaque peinture est conservée dans une boîte en carton fabriquée sur mesure, et accompagnée d’une page du journal local daté du jour de sa réalisation.
    • Jean-Gabriel PÉRIOT, NIJUMAN NO BOREI (200000 Fantômes), 2007, film expérimental de 10 minutes.
      Ce film composé de photographies provenant de sources hétéroclites (fonds publics, archives de la ville, photographies de particuliers, clichés que le réalisateur a lui-même réalisés sur place) parvient, à partir de fragments de mémoires individuelles, à (re)construire une mémoire collective.

    Bill VIOLA, The Reflecting Pool, 1977-79, vidéo, 6 min 58


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
      Prendre part au débat suscité par le fait artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie mise en avant de Tima Miroshnichenk – pexels.com

  • Cinq images pour une attente

    Cinq images pour une attente

    Vous attendez. Le temps passe.
    Réalisez cinq photographies montrant les moments différents de votre  attente. Variez au maximum les cadrages de vos images, puis organisez-les afin de montrer la durée de l’attente. Éventuellement, utilisez les fonctions de cadrage et de redimensionnement d’un logiciel infographique.

    Références artistiques possibles :

    Le mariage des parents, Saynètes comiques, Christian Boltanski, 1974, photographie, montage de trois épreuves aux sels d’argent et texte à l’encre blanche sur carton noir, 37,9 x 71 cm. Chaque photo : 28,5 x 18,3 cm. Musée national d’art moderne/ Centre Georges Pompidou, Paris.
    Extrait de La mort aux trousses, Alfred Hitchcock, 1959, film, la séquence de l’attente à l’arrêt de bus.
    Extrait de Il était une fois dans l’ouest, Sergio Leone, 1968, film, la séquence du générique du film.

    Objectifs :

    • Construire une narration à partir de plusieurs images (organisation, cadrage…),
    • Utiliser les appareils numériques à des fins de création,
    • utiliser un logiciel infographique (recadrer dans une image, agrandir ou réduire une image, organiser des images dans un espace bidimensionnel).


    Something more, Tracey Moffat, 1989, série de six photographies cibachromes et trois photographies noir et blanc, chaque photo : 100 x 130 cm.

    Source : ArtPla, académie de Grenoble

  • Comic Strip

    Comic Strip


    Peanuts est le nom d’un comic strip écrit et dessiné quotidiennement, sans interruption et sans assistance par l’Américain Charles M. Schulz (1922-2000) d’octobre 1950 jusqu’à sa mort, en février 2000. Il aura écrit au total 17 897 strips dont 2 506 éditions du dimanche. Peanuts est une série de gags qui tournent autour de deux personnages centraux, un garçon maladroit, malchanceux et déprimé, Charlie Brown et son chien, Snoopy. (source Wikipédia)

    Les comic strips sont des bandes dessinées de quelques cases (3 ou 4) qui constituent soit de courts gags soit des histoires à suivre, publiées dans la presse quotidienne ou hebdomadaire. Aux États-Unis, le comic strip est une véritable culture (Pim, Pam, Poum, Peanuts, Dilbert…). Un équivalent japonais au comic strip est le yonkoma manga.

    Construisez une histoire sous la forme d’un comic strip à partir de l’image donnée (: un dessin à colorier de Keith Haring).