Étiquette : Mise en scène

  • Question d’échelle

    Question d’échelle

    1) Dispositif : photographies de mobiliers d’une taille unique et connue à coller.
    En prélevant et collant tous les éléments, recréez l’espace d’une chambre – faites en sorte que l’espace de cette pièce soit réaliste : perspective, rapport d’échelle. 

    2) Un géant s’échappe de la chambre !
    Soyez attentif dans votre travail de dessin à montrer la perturbation occasionnée par la taille inhabituelle du géant, pensez également à l’hypertrophie des détails, à dépasser les limites du cadre. 

    Références possibles : 

    • Les voyages de Gulliver, roman de Jonathan SWIFT, 1721
      Alice au pays des merveilles, roman de Lewis CARROLL, 1865
    • L’Attaque de la femme de 50 pieds, film de Nathan JURAN, 1958
      Le Voyage fantastique
      , de Richard FLEISCHER, 1966
      L’homme qui rétrécit, film de Jack ARNOLD, 1957
      Chérie, j’ai rétréci les gosses, film de Joe JOHNSTON, 1989
      Downsizing, film d’Alexander PAYNE, 2018
    • Vincent VAN GOGH, La Chambre de Van Gogh à Arles, 1888, huile sur toile, 72×90 cm 
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1990, sculpture monumentale, parc de la Villette, Paris 
    • Anne et Patrick POIRIER, Domus Aurea, 1999, maquette de 19 m de long par 7 m de large 
    • Charles SIMONDS, Dwellings et Dwellings Winter, 1972-1974, installation 
    • Ron MUECK, A Girl, 2006-2007, sculpture monumentale reproduisant un nouveau né dans ses plus minutieux détails grâce au silicone, à la résine polyester et à la peinture à l’huile, 1,10×5,01×13,45 m 
    Ron MUECK, Boy, exposé au ARoS Aarhus Kunstmuseum (Danemark)

    • Questionnement(s) : La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) : Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) : Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Perspective centrale
  • S213

    S213

    Après avoir choisi un endroit singulier de la salle d’arts plastiques (S213), vous interviendrez sur le lieu même et le donnerez à voir différemment.

    Pour se faire, il vous faudra :

    1. Observer les caractéristiques intrinsèques du lieu :
      matériaux, formes, dimensions, organisation des éléments construits et/ou naturels, couleurs, incidence de la lumière (artificielle et naturelle), autres.
    2. Dessiner un plan et réalisez un croquis du point de vue le plus significatif.
    3. Intervenir sur le lieu choisi (sans le dégrader).
    4. Photographier la réalisation afin de documenter le travail

    In situ : en art contemporain, in situ désigne une méthode artistique qui dédie l’œuvre à son site d’accueil (c’est-à-dire qu’elle ne peut être transportée en un autre lieu). In situ qualifie également une œuvre qui tient compte du lieu où elle est installée.

    Dwelling, Charles Simonds, 1971
    Dwelling, Charles Simonds, 1971

    Dwelling, Charles Simonds, 1971
    L’artiste new-yorkais Charles Simonds a créé une civilisation fictive, des lutins, dont il a imaginé l’histoire, un système de croyances et un mode de vie. De ce petit peuple Charles Simonds ne nous laisse entrevoir que les vestiges architecturaux centrés « autour de croyance envers la nature, vers la terre ». Leurs bâtiments sont faits de minuscules briques d’argile et d’autres éléments naturels tels que brindilles, os et sable. Ces bâtiments ne sont pas finis ou ils sont en ruines, abandonnés, s’érodant lentement.

    Visualiseur d'images mentales, Pierrick Sorin, 2004

    Visualiseur d’images mentales, Pierrick Sorin, vidéo, théâtre optique, 2004

    Les théâtres optiques de Pierrick Sorin
    Depuis 1995, dans un dispositif de fabrication artisanale, l’artiste se met en scène sous forme d’hologramme virtuel faisant son apparition au milieu de décors miniatures et d’objets réels. « Le petit Sorin » se donne inlassablement en spectacle dans des saynètes ironiques et graves à la fois, en référence au cinéma muet.
    Ses théâtres optiques sont comparables aux boîtes d’optiques du XVIIIe siècle montrées dans les rues par des bonimenteurs. Des formes brèves basées sur les effets de répétition, les effets comiques, la reconnaissance de formes familières à travers l’imitation et la caricature ou le dédoublement et le travestissement. L’effet doit être instantané sur le spectateur.
    Le dispositif de trucage (: système de miroir, inspiré du professeur John Pepper) mis en place par Pierrick Sorin est pris dans une double fonction : produire de l’illusion et montrer ses principes de production. Offrir de l’enchantement et du désenchantement en faisant entrer le procédé mystificateur au cœur de la représentation.

    L'île dans l'île, Gabriel Orozco, photographie, 1993

    L’île dans l’île, Gabriel Orozco, photographie, 1993
    Comparaison visuelle entre le proche et le lointain qui place New York dans un jeu d’échelle architectural et social en redoublant l’image du World Trade Center par des planches de bois.

    En bandeau : Tadashi KAWAMATA, Cathédrale de chaises, 2007, installation in situ, chaises en bois, Reims, 2007.


    • Questionnement(s) :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
      Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Mise en boîte

    Mise en boîte

    Réalisez une mise en scène de l’extrait du film que vous aurez choisi : une scène culte ou marquante, dans et hors l’espace défini par la boîte en travaillant plus particulièrement :

    • le point de vue du spectateur (A),
    • l’étagement des plans (1, 2, 3)
    • le cadrage, les liens champ/ hors-champ (B).

    Remarques : dessinez les éléments ou servez-vous de photos de magazines, introduisez des objets… Pensez à toutes les faces de la boîte, en particulier à ménager au moins une ouverture pour permettre à la lumière d’éclairer la scène. Soyez attentif à varier l’échelle des plans, du premier plan à l’image de fond, décor de la mise en scène et à la combinaison des perspectives (naturelle/ illusionniste).

    Notions abordées : cadrage, champ/ hors-champ, profondeur de champ, étagement des plans, point de vue, échelle…



    Vue du Musée d’histoire naturelle du comté de Los Angeles
    Le diorama (de panorama avec le préfixe dia- qui se substitue au préfixe) est un dispositif de présentation par mise en situation ou mise en scène d’un modèle d’exposition (un personnage historique, fictif, un animal disparu ou encore vivant à notre ère), le faisant apparaître dans son environnement habituel.

    Boîte optique de Samuel VAN HOOGSTRATEN, 1650
    L’intérieur de la boîte est peint sur trois côtés, ainsi qu’en haut et en bas. Le sixième côté est ouvert. À l’origine, la lumière aurait pu pénétrer dans la boîte par ce côté-ci, peut-être par le biais d’un papier spécialement traité. La boîte aurait été placée près d’une fenêtre ou d’un éclairage fourni par une bougie. Il y a des trous dans les deux côtés courts qui donnent l’illusion d’une vue en trois dimensions de l’intérieur d’une maison.
    La boîte de Samuel Van Hoogstraten peinte à Dordrecht à la fin des années 1650 est un exemple inhabituel. Ornée à l’extérieur de peintures allégoriques correspondant à des chapitres d’un livre théorique que l’artiste devait écrire plus tard, elle illustre également sur son côté long l’amour de la richesse de l’artiste, qui apparaît avec un putto (angelot) tenant une corne d’abondance. L’amour de l’art et de la gloire sont les sujets des peintures représentées sur les côtés courts, tandis que le dessus est décoré d’une allégorie de l’amour physique, représentant Vénus et Cupidon au lit, peints en projection anamorphique (perspective déformée).

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, Boîte-en-valise, 1936-1941, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage… 1946-1966, installation, 153,1 x 111,2 x 300,3 cm, Philadelphia Museum of Art
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006.
    • ABSALON, Cellule # 1, 1992/1994, carton et peinture blanche.
    • Gilles BARBIER, Le monde comme une maison sur un arbre, 2010 technique mixte sur bonzaï, environ 250 x 165 x 130 cm.
    • Siah ARMAJANI, Bridge builder, 2016, installation au Kemper Museum of Contemporary Art, Kansas City.


    Joseph CORNELL, Object (Abeilles), boîte, 1940, photographie ci-dessous.


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :  les représentations et statuts de l’objet en art.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Super-héros

    Super-héros

    « Je deviens un super-héros1 ou un super-méchant »
    Rendez visibles les pouvoirs de votre personnage en pleine action.
    _ Pour cela, vous vous photographierez costumé en super-héros (super-méchant) dans une mise en scène adaptée, puis vous retoucherez l’image numérique pour rendre visible le super pouvoir de votre personnage.

    Contraintes : costume, mise en scène, photographie numérique, logiciel de retouche d’image numérique (utilisation obligatoire des calques).
    Objectifs : codes de la narration, iconographie du héros, cadrage, point de vue, effets numériques…
    Références possibles : Second Life, World of Warcraft, le cosplay2, Ready Player One, Pierre Huyghe, Jean-Luc Vilmouth, Mariko Mori, Gilles Barbier.
    Termes abordés lors de la verbalisation : fiction, monde irréel, virtuel, comics, manga.

    Proposition de séquence Créations numériques, Chambéry, académie de Grenoble, 2008

    1 Le terme super-héros désigne un type de héros fictif extraordinaire, que l’on retrouve principalement dans les bandes dessinées américaines (comics). Un super-héros possède au moins deux des trois caractéristiques suivantes :

    • Il a des capacités extraordinaires (force physique surhumaine, rapidité hors du commun…) communément appelées super-pouvoirs.
    • Il possède une double identité : celle d’une personne normale et celle, secrète, de super-héros.
    • Quand il effectue des actes héroïques, il porte un costume distinctif, qu’il abandonne momentanément quand il reprend ses activités d’individu ordinaire.

    Cosplay : mot-valise composé des mots anglais « costume » et « play », le cosplay est un loisir qui consiste à jouer le rôle de personnages de manga, de comics, de bande dessinée, d’animation japonaise, de dessin animé, de séries, de films, de jeux vidéo en imitant leur costume, leurs cheveux, leur maquillage et leurs accessoires.
    Très courante au Japon, cette pratique n’est pas rare aux États-Unis ou en Europe lors des conventions et autres festivals de mangas ou de science-fiction. Cette pratique est née aux États-Unis, créée par les fans de Star Trek puis de Star Wars qui se costumaient en personnages pour la sortie des films, mais a connu une très grande expansion au Japon, pays qui organise désormais un événement international, le World Cosplay Summit, à l’initiative de la chaîne Aichi Television Broadcasting.

    #artiste, #comic, #manga, #super-héros

    One Million Kingdoms, Pierre Huyghe

    Pierre HUYGHE
    Pierre Huyghe explore les structures narratives dans la culture populaire, mettant l’accent sur la relation ambiguë entre la réalité et la représentation, entre la mémoire et l’histoire. En 1999 il acheta les droits d’un personnage manga, du nom de Ann Lee, et la mit à disposition dans le cadre d’un projet de longue haleine, No Ghost Just a Shell (en collaboration avec Philippe Parreno), où des artistes pouvaient l’adopter. Dans Two Minutes out of Time et One Million Kingdoms Huyghe lui donna vie lui-même.

    Stan Lee

    Stan LEE (28 déc. 1922, 12 nov. 2018)
    Stan Lee est un scénariste, éditeur américain, directeur émérite de Marvel Comics, et mémorialiste qui avec plusieurs autres artistes et co-créateurs, principalement Jack Kirby et Steve Dito, introduisit des personnages complexes et réalistes par le caractère dans les comics de super-héros, à l’intérieur d’un univers partagé. Il créa ou co-créa Daredevil, le Dr Strange, Hulk, Iron-Man, les Quatre Fantastiques, Spider-Man, les X-Men parmi d’autres personnages et conduisit l’expansion de Marvel Comics d’une petite maison d’édition vers une corporation multimédia.

    Mark NEWPORT
    né en 1964, vit et travaille actuellement à Mesa et enseigne à Tempe à l’Arizona State University School of Art.
    Pendant des siècles, le tricot a été associé au féminin. L’artiste Mark Newport, perçoit le tricot et même du point de vue interne aux arts textiles d’une tout autre manière. Pour lui, il est symbole pour comprendre la masculinité et la force brutale – et les improbables moyens par lesquels ils sont en mesure de créer le symbole de la garde-robe super héros. Grâce à des méthodes traditionnellement associées à l’identité culturelle de la femme, Newport montre, pour la première fois dans une exposition personnelle (Super Heroics, 2005, https://asuartmuseum.asu.edu/), ses propres idées sur l’identité masculine dans la société américaine.

    *L’Hospice, Gilles BARBIER, installation, 2002


    Questionnement(s) :
    La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
    Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique. Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Immersion au cœur de…

    Immersion au cœur de…

    « L’art vise à imprimer en nous des sentiments plutôt qu’à les exprimer. » Henri Bergson

    Proposez une maquette d’un environnement* immersif et éventuellement interactif, dans lequel le spectateur serait amené à ressentir un sentiment que vous aurez au préalable choisi et défini. Votre projet détaillera les étapes de la réalisation et anticipera les difficultés éventuelles.

    En quoi l’immersion et l’interaction seraient-elles source d’une expérience esthétique singulière ? En quoi l’action ou l’interaction du spectateur dans l’œuvre modifieraient-elles la réception de celle-ci et ainsi l’expérience ?

    * Environnement : espace aux dimensions souvent architecturales ayant une signification plastique, lieu d’échange entre l’œuvre et le contexte.

    Références possibles :

    • Johan THURFJELL, Do you have the shine ? 2003, vidéo, 5’45
    • Veronica JANSSENS, Red, Blue & Yellow, 2001
      La pratique artistique d’Ann Veronica JANSSENS pourrait se définir comme une recherche basée sur l’expérience sensorielle. Par divers types de dispositifs (installations, projections, environnements immersifs, interventions urbaines, sculptures), Ann Veronica Janssens invite le spectateur à franchir le seuil d’un espace sensitif nouveau. Spatialisation et diffusion de lumière, rayonnement de la couleur, impulsions stroboscopiques, brouillards artificiels, surfaces réfléchissantes ou diaphanes sont autant de moyens lui permettant de révéler l’instabilité de notre perception du temps et de l’espace. Les propriétés des matériaux (brillance, légèreté, transparence, fluidité) ou les phénomènes physiques (réflexion, réfraction, perspective, équilibre, ondes) sont ici questionnés avec rigueur dans leur capacité à faire vaciller la notion même de matérialité. (source Wikipédia)
    • Maurice BENAYOUN, World skin, 1997, Cave® installation
    • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession, 1998
    • Christa SOMMERER & Laurent MIGNONNEAU, Trans Plant, 1995
    • Char DAVIES, Osmose, 1995
      Osmose is an immersive interactive virtual-reality environment installation with 3D computer graphics and interactive 3D sound, a head-mounted display and real-time motion tracking based on breathing and balance. Osmose is a space for exploring the perceptual interplay between self and world, i.e., a place for facilitating awareness of one’s own self as consciousness embodied in enveloping space.

    • Questionnement :
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie mise en avant d’Andrea Piacquadio – pexels.com

  • À mettre ensemble

    À mettre ensemble

    En quoi les objets dans leur modalité de présentation peuvent-ils modifier la perception du contexte* ?

    Réalisez une mise en scène d’objets (sans valeur) qui permette de modifier la perception que l’on a d’eux.

    *Contexte : Ensemble des circonstances dans lesquelles s’insère un fait, un événement. Synonymes : situation, circonstance, climat, condition, conjoncture, cours des choses, état de choses, état de fait, paysage, position, situation, tenants et aboutissants.

    Assemblage : équivalent tridimensionnel du collage. Œuvre constituée d’éléments initialement distincts, souvent de natures différentes, rendus solidaires : objets ou fragments d’objets naturels ou manufacturés, formes façonnées, etc. C’est aussi le procédé qui conduit à ces œuvres.

    Installation : œuvre d’art contemporain dont les éléments, de caractère plastique ou conceptuel, sont organisés dans un espace donné.


    Questionnements

    • L’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique.
    • Les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art ; l’œuvre comme objet matériel, objet d’art, objet d’étude.

    Compétences :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Références possibles :

    • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 200×300 cm. Modern Art Museet Stockholm
    • Tadashi KAWABATA, Chairs for Abu Dhabi, 2012. Chaises, fauteuils, sofa, bancs, tabourets et structure métallique 6x7x6 m
    • Bernard PRAS, Louis XIV, Inventaire 47, 2003, photographie d’assemblage d’objets réels issus de la consommation alimentaire
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, installation, 1982
    • Joana VASCONCELOS, Marilyn, 2011, 297x155x410 cm, Galerie des Glaces, Château de Versailles
    • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d’eau, photographies en noir et blanc, 1981, Musée Guggenheim, NY
    • Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006
    • Claes OLDENBURG, Giants, sculpture, 1980


    Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982


    Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006


    *Photographie mise en avant de Stas Knop – pexels.com

  • DÉS-ÉQUILIBRE

    DÉS-ÉQUILIBRE

    Dans une production plastique, créez une tension entre les notions d’équilibre et de déséquilibre. Le dispositif de présentation devra rendre compte de cette perte d’équilibre. (Possibilité d’avoir une bande sonore)

    • Équilibre : (du latin aequilibrium, de aequus « égal » et libra « balance, poids ») concept décrivant les situations où les forces en présence – les parties dans le cas d’une métaphore – sont égales, ou tel qu’aucune ne surpasse les autres.
    • Déséquilibre : perte ou absence d’équilibre, d’une position stable. Répartition inégale des forces en présence. Manque de proportions, d’harmonie, de concordance.

    Critères d’évaluation :
    Capacité à rendre sensible la notion d’équilibre.
    Capacité à proposer un dispositif de présentation.
    Capacité à expliquer.
    Maitrise technique et plastique de la production.

    Références possibles :
    Yves KLEIN, Le saut dans le vide, 1960.
    Peter FISCHLI et David WEISS, Natural Grace, from A Quiet Afternoon, 1985.
    Philippe RAMETTE, Lévitation de chaise, 2007.
    Daniel FIRMAN, Würsa (à 18 000 km de la Terre), 2008.

    Termes utilisés lors de la verbalisation :

    mobile/ immobile, point d’appui, sol, pesanteur, poids, socle, suspension, bascule, réel/ suggéré (ex : L’homme qui marche de Rodin en figurant un homme aux bras et jambes avancés symétriquement, créé un déséquilibre psychologique, une anomalie et c’est cela qui amorce le mouvement), répartition, défi, jeu d’adresse.


    Perter FISCHLI et David Weiss, Natural Grace, from A Quiet Afternoon, Chromogenic Print, 1985


    Philippe RAMETTE, Lévitation de chaise n°3, sculpture en bronze signée et numérotée, 2006


    *Photographie mise en avant de Riccardo Vespa – pexels.com

  • A Film Still

    A Film Still

    Réalisez une mise en scène, de l’extrait du film que vous aurez choisi, dans un espace défini (la boîte) en jouant sur : la narration, le point de vue du spectateur, l’étagement des plans, l’intérieur/ l’extérieur.
    Remarques :
    Dessinez les éléments ou servez-vous de photos de magazines, introduisez des objets…
    Pensez à toutes les faces de la boîte, en particulier à ménager au moins une ouverture pour permettre à la lumière d’éclairer la scène.
    Soyez attentif à varier l’échelle des plans, du premier plan à l’image de fond, décor de la mise en scène et à la combinaison des perspectives (naturelle / illusionniste).

    Notions abordées : cadrage, champ et hors champ, profondeur de champ, point de vue, échelle, mise en scène, scénographie, narration.

    « Film Still » (: film immobile) caractérise une photographie prise hors ou sur le plateau de tournage d’un film ou d’une émission de télévision au cours de sa production. Ces photographies sont habituellement prises par des photographes de studio pour des fins promotionnelles. Ces prises de vue peuvent consister en des images posées ou candides prises sur le plateau lors de la production du film ; elles peuvent inclure des stars et les membres de l’équipe de tournage. Le but principal est de promouvoir les studios et leurs nouveaux films et les acteurs.

    Untitled Film Still #14, Cindy Sherman, photographie, 1978, Collection The Museum of Modern Art, New York

    Untitled film stills est la première série réalisée par Cindy Sherman entre 1977 et 1980 qui l’imposera sur la scène artistique internationale. Dans cette série de photographies en noir et blanc inspirée de l’esthétique des « stills » des films de série B, l’artiste se met en scène tout en plagiant les photographies d’actrices de cinéma des années 1950 et 1960.
    Le sujet est une femme, seule, dans des situations diverses dans lesquelles Cindy Sherman y incarne des personnages féminins stéréotypés, ce qui lui permet de jouer, de détourner les clichés.
    Dans un décor réel, elle interprète et représente 69 personnages de la starlette à la femme fatale. Le spectateur a le sentiment d’être face à des personnages féminins de vieux films en noir et blanc, il est libre de construire ses propres histoires car le véritable visage de l’artiste reste une énigme. Son identité est absente. Elle ne se dévoile pas et elle démonte par ce travail la notion même d’identité : la photo devient l’outil de cette déconstruction.

    Mac- ADAMS, The Pond (L’Étang), 2009, photographies

    L’œuvre de Mac Adams le rattache au courant conceptuel développé dans les années 70 et plus particulièrement au Narrative Art. Mais contrairement à nombre d’artistes de ce mouvement associant souvent image et texte, Mac Adams utilise la photographie seule pour raconter des histoires inspirées des séries noires. Le spectateur en fait la lecture grâce aux multiples indices mis en scène par l’artiste dans ses clichés ; dans la série Mysteries , développée dès 1974 autour de scènes de crimes, l’histoire n’est jamais complète ; seules les images de deux ou trois instants du récit concourent à évoquer une intrigue que le spectateur reconstitue mentalement. Ce dernier se trouve, de fait, libre de son interprétation, faisant intervenir ses projections personnelles les plus inconscientes.

    Autres références possibles :
    Duane Michals, Things are Queer, 1973rn
    David Levinthal, Untitled, from the series Hitler Moves East, 1972 – 1975
    Jeff Wall, La Chambre détruite, 1978rn
    Thomas Demand, Kontrollraum / Control Room, 2011

    Cf. PHOTO (DVD)
    Réalisateur : Stan Neumann, Luciano Rogolinirn
    Producteurs : ARTE FRANCE, CAMERA LUCIDA PRODUCTIONS
    LA PHOTOGRAPHIE MISE EN SCÈNE – Réapparue avec éclat dans la photographie nord-américaine des années 60, la « photographie mise en scène » a connu à partir du milieu des années 70 un regain au sein des avant-gardes artistiques.

  • Portrait d’objet

    Portrait d’objet

    Sans intervenir ou presque sur un objet usuel mis à votre disposition et librement choisi, réalisez son portrait photographique.

    Verbalisation :
    Qu’est-ce qui montre que votre réalisation est bien un portrait d’objet ?
    En quoi la matérialité d’un objet peut-elle être source de questionnement ?
    En quoi la matérialité d’un objet permet-elle à celui-ci de questionner son statut ?

    Vocabulaire prévisible : détournement, analogie (forme, matière), aspect tactile et visuel, ressemblance, vraisemblance, réalisme, portrait, expression, changement de fonction, forme, contour, relief, point de vue, disposition, mise en scène, cadrage.

    Pistes à ne pas écarter pour regarder l’objet autrement :

    • Invitez-nous à voir ce que l’on ne voit pas habituellement.
    • Dépassez la représentation que l’on a de l’objet, de sa fonction, et le regarder pour sa forme, sa matière, sa couleur, sa beauté…
    • Votre objet quotidien et banal se métamorphose.
    • Vous transfigurez votre objet grâce à une œuvre artistique.
    (Source : site disciplinaire de l’académie de Grenoble)

    Carte heuristique :


    Photographie de Pierre


    Photographie d’Emma, Maëva, Marine et Jade


    *Photographie mise en avant : Objets d’Alexandra Dillon