Étiquette : Mise en scène

  • Rencontre singulière

    Rencontre singulière

    Dans un montage photographique d’au minimum deux prises de vue, vous révélerez aux spectateurs une rencontre singulière entre vous et vous-même.

    #mise en scène #montage #séquence #récit #planche #polyptyque #portrait

    Méthodologie

    1. Analysez rapidement Chance Meeting de Duane MICHALS (1970) : une suite de 6 photographies nous permettant de regarder deux hommes se croiser dans une rue latérale, et au passage échanger un regard.
    2. Mise en commun : l’intérêt ici est de pointer un vocabulaire inhérent au médium photographique : cadrage, plan, angle de vue, mais aussi de fond, d’arrière-plan. En quoi y a-t-il une possible rencontre ? Qu’est-ce qui crée ce possible ?
    3. Analysez Bonjour, Monsieur Courbet de Gustave COURBET (1854) : tableau mettant en scène l’artiste rencontrant son mécène Alfred Bruyas sur le chemin vers Montpellier, avec son valet et son chien. 
    4. Mise en commun. En quoi y a-t-il une rencontre ? Quels codes sociaux représentés vous permettent de l’affirmer ? En quoi la composition du tableau aide-t-elle à cette lecture ?
    5. Définissez la singularité de la proposition, pour rappel une suite photographique montrant une rencontre entre vous et vous-même. Proposez sous forme de croquis « cette rencontre singulière » et listez vos besoins spécifiques pour la prise de vue et son traitement : accessoires, vêtements, autres photos pour la réalisation d’un photomontage, etc.
    6. À l’aide de l’iPad, réalisez les prises de vue, puis réunissez-les sur une même planche en utilisant une application de type PicFrame. Remarque : il est toujours d’utiliser le logiciel GIMP sur ordinateur si vous avez envisagé un photomontage.
    7. Mise en commun et verbalisation des travaux.
    Duane MICHALS, Chance Meeting, 1970

    Références artistiques possibles

    Le CARAVAGE, Narcisse, 1598, huile sur toile, 110 x 92 cm, Galerie nationale d’art ancien, Rome.

    Louis LE NAIN, La Visite à la grand-mère, 1640, huile sur toile, 58 x 73 cm, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg.

    Gustave COURBET, La Rencontre ou Bonjour Monsieur Courbet, 1854, huile sur toile, 132 x 150,5 cm, Musée Fabre de Montpellier.

    Duane MICHALS, Chance Meeting, 1970, photographies. L’artiste utilise des séquences de photographies pour suggérer un récit. Dans cette séquence, deux hommes passent dans une ruelle, mais la rencontre laisse apparaître une hésitation. Les photographies sont encadrées de manière cohérente, et les figures se déplacent à l’intérieur et à l’extérieur de la prise de vue, comme dans un film.

    Virgil WIDRICH, Copy Shop, 2001, court-métrage expérimental, 12 min. Un homme travaillant dans un magasin de reprographie fait accidentellement une copie de sa main. C’est alors que la machine se met à produire des photocopies montrant le début de journée tel que l’a vécu l’homme en question. Intrigué, il décide de débrancher l’appareil, mais le travail de copie de la réalité est en marche. Lorsqu’il revient le jour suivant, il rencontre des copies de lui-même et celles-ci ont envahi la ville.

    Édouard LÉVÉ, Rugby, 2003, série photographique.

    D’autres références pourront être convoquées en fonction des réalisations.

    Copy Shop de Virgil WIDRICH, 2001

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • Mettre un monde en boîte

    Mettre un monde en boîte


    Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, film réalisé par Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou
    Amélie découvre une vieille boîte en métal

    Qu’elle soit vide ou pleine, cette boîte contient tout un monde !

    #miniature #mise en scène #espace-lieu

    Élaborez en premier lieu une carte mentale, afin d’analyser la proposition. Dessinez ensuite une planche comportant les parties importantes du projet avant de réaliser la « mise en boîte de ce monde »…

    Mythologie

    Selon la mythologie grecque, Pandore était la première femme créée par le dieu Zeus. Elle a été créée pour punir l’humanité après que Prométhée eut volé le feu.

    Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d’ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité, notamment la vieillesse, la maladie, la guerre, la famine, la misère, la folie, le vice, la tromperie, la passion, l’orgueil ainsi que l’espérance.

    Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir ; hélas, il était trop tard. Seule l’espérance, plus lente y resta enfermée.


    La boîte, symbole de la curiosité, de la dissimulation et du mystère

    Symbole féminin, interprété comme une figure de l’inconscient et du corps maternel , la boîte contient toujours un secret : elle enferme et sépare du monde ce qui est précieux , fragile ou redoutable . Elle protège, mais risque aussi d’étouffer.

    La boîte de Pandore est restée le symbole de ce qu’il ne faut pas ouvrir. Cette boîte, au fond de laquelle reste l’espérance, c’est l’inconscient à toutes ces possibilités inattendues, excessives, destructives ou positives, mais irrationnelles, si elles sont laissées à elles-mêmes. Ce symbole peut être relié à l’exaltation imaginative qui prête à l’inconnu, recelé dans la boîte, toutes les richesses de nos désirs et voit en lui le pouvoir illusoire de les réaliser : origine de tant de malheurs !

    La boîte est aussi à rapprocher des cassettes de nombreux contes et légendes. Les deux premières contiennent biens et richesses, la troisième tempêtes, ruines, mort. Les trois cassettes correspondent aux trois parts de la vie humaine, deux étant favorable, une adverse.

    Bref, que la boîte soit richement ornée ou simple, elle n’a pas de valeur symbolique que par son contenu, et ouvrir une boîte, c’est toujours prendre un risque.

    Synonymes de boîte

    Ballotin, benne, boîtier, bonbonnière, carton, cartouchière, caissette, cassette, coffre, coffret, conserve, conteneur, étui, flaconnier, minaudière (nécessaire de maquillage), pilulier, poudrier, reliquaire, tabatière, Tetra Pak, tire-lire.

    Familier – lieu de travail (entreprise, lycée), bouche, discothèque.

    Charles MATTON
    Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987
    Damien HIRST, Love Lost, 1999

    Références artistiques possibles

    Marcel DUCHAMP, Air de Paris50cc de Paris, 1919, verre, bois, 14,5 x 8,5 x 8,5 cm, ampoule pharmaceutique vidée de son contenu et ressoudée. C’est en 1919 que Marcel Duchamp offre cette « précieuse ampoule de 50 cm3 d’Air de Paris – visible ici dans sa réplique de 1964 – à des collectionneurs américains, Louise et Walter Arensberg. Dans cette capsule protectrice, l’air de Paris, vital et précieux mais aussi ironique et léger, quitte une Europe marquée par la guerre, passe les frontières, traverse l’océan.

    Marcel DUCHAMP, La Boîte-en-valise, 1936-1941, boîte en carton recouverte de cuir rouge contenant des répliques miniatures d’œuvres, 69 photos, fac-similés ou reproductions de tableaux, collées sur chemise noire, 41,7 x 38,5 x 9,7 cm, boîte déployée pour présentation : 102 x 92 x 40 cm, Centre Pompidou, Paris.

    Joseph CORNELL, Soap Bubble Set, 1949, verres, pipes, papier imprimé et autres supports dans une boîte en bois vitrée, 37,5 x 47,6 x 10,7 cm, Smithsonian American Art Museum, Washington.
    Dans ses boîtes, l’artiste élabore des microcosmes où s’entremêlent rêve et réalité. Ces petits lieux ne ressemblent en rien à des lieux réels mais évoquent davantage des théâtres poétiques selon ses propres termes. Nostalgique d’un monde passé, les boîtes qu’il réalise sont constituées d’objets divers (verres, pipes, coquillages, dés à coudre, papillons, cartes du ciel, sphères de bois, oiseaux de papier, etc.) vestiges et témoins d’un passé révolu.
    https://americanart.si.edu/artwork/soap-bubble-set-41412

    Piero MANZONI, Le socle du monde (hommage à Galilée), acier corten, 82 x 100 x 100 cm, 1961, Herning.

    Jérôme BASSERODE, Hécatée/Bateau-Mémoire (maquette) ou {création de matière à penser}, PVC, bois, plastique, nylon, acier, aluminium, 244 x 606 x 70 cm, 1988-1995, collection Frac Provence-Alpes-Côte d’AzurHerning Kunstmuseum.

    Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987, construction composée de bois, résine, papier, plâtre, verre, œuvre présentée sur un socle en métal : 48,5 x 33,5 x 36,5 cm (hors socle).

    Damien HIRST, Love Lost, 1999, verre, acier peint, silicone, eau, système d’aquarium, poissons d’eau douce vivants, gravier, chaise de gynécologue, table en acier inoxydable, clavier et moniteur d’ordinateur, tabouret, tasse, montre, lunettes et anneaux en étain, 274 x 213 x 213 cm,

    Saâdane AFIF, Power Chords, (vue de l’installation à la Biennale de Lyon, « 11 electrical guitars, 11 amplifiers, 11 automatons, Apple computer, software Unique piece », 2005.

    Tomas SARACENO, Flying Garden, 220 cm, 2006, jardin suspendu où croissent des plantes hors sol, alimenté en lumière, eau et air grâce à des câbles reliés à des panneaux solaires. Flying Garden est autosuffisant et permet la survie des plantes subtropicales qu’il accueille. Le système mis en place constitue un étrange laboratoire où la beauté de l’idée de départ – des plantes vivent quasiment de l’air du temps – fait place à la technique qui recrée savamment ce que la nature réalise automatiquement.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Du Vrai du faux

    Du Vrai du faux

    Mettez en scène un objet réel et une image de manière à tromper notre acuité visuelle en brouillant les limites de la perception entre les deux, entre ce qui est « vrai » et ce qui est « faux » (ou inversement).

    #réel #artificiel #trompe-l’œil #illusion #anamorphose #perspective

    Trompe-l’œil et image hyperréaliste

    Le trompe-l’œil est destiné à jouer sur la confusion de la perception du spectateur qui, sachant qu’il est devant une image, une surface plane, est malgré tout, trompé et voit un sujet en relief.

    L’image hyperréaliste est caractérisée par un rendu minutieux de la réalité, inspiré d’images photographiques.
    L’hyperréalisme est un mouvement artistique pictural du dernier quart du 20e siècle consistant en la reproduction à l’identique d’une image en peinture ou en sculpture, tellement réaliste que le spectateur vient à se demander si la nature de l’œuvre artistique est une peinture ou une photographie.

    Objectifs

    Les objectifs de la séance sont d’amener les élèves :

    • à s’interroger sur comment exploiter les techniques pouvant tromper le spectateur ? Comment donner l’illusion de réalité ?
    • À créer une représentation à partir d’éléments d’origines diverses en sachant choisir les instruments, outils, matériaux, supports, médiums.
    • À utiliser quelques pratiques conventionnelles du dessin (schéma, esquisse, croquis), des procédures techniques de la peinture et de techniques mixtes, dont le travail en volume n’est pas exclu et les identifier (prélèvement, assemblage, collage).

    En Grèce antique (400 av. J.-C.)

    Zeuxis et Parrhasios, deux célèbres peintres s’affrontent dans un concours de peinture.

    Zeuxis peint des grappes de raisin avec tant de réalisme que des oiseaux essaient de les picorer. Il triomphe. Parrhasios l’invite alors à dévoiler son propre tableau. S’exécutant, Zeuxis réalise que le tableau n’est autre que le rideau qu’il a tenté d’écarter. Zeuxis reconnaît alors sa défaite : son œuvre a trompé des oiseaux, alors que celle de Parrhasios a trompé Zeuxis lui-même.
    Source Wikipédia

    Ernest PIGNON-ERNEST, Derrière la vitre, 1996, sérigraphie sur cabine téléphonique.
    « Mon travail c’est le contraire d’une affiche. Quand on fait une affiche, on fait une image qui doit être vue contre ce qui est autour. Les miennes n’existent que dans la relation avec ce qui est autour. »

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, Roue de bicyclette, 1913, ready-made, 126,5 x 31,5 x 63,5 cm, Centre Pompidou, Paris. « La Roue de bicyclette est mon premier readymade, à tel point que ça ne s’appelait même pas un readymade. Voir cette roue tourner était très apaisant, très réconfortant, c’était une ouverture sur autre chose que la vie quotidienne. J’aimais l’idée d’avoir une roue de bicyclette dans mon atelier. J’aimais la regarder comme j’aime regarder le mouvement d’un feu de cheminée. » — Marcel Duchamp. L’œuvre originale datant de 1913 fut perdue, et Marcel Duchamp créa plusieurs répliques au début des années 1960.
    • René MAGRITTE, La reproduction interdite (Portrait d’Edward James), 1937, huile sur toile, 81,5 x 65,5 cm. Rotterdam, Museum Boijans Van Beuningen.
    • Tom WESSELMANN, Bathtub Collage #2, 1963. Tom Wesselmann intègre les objets à sa peinture de manière à créer une image en trompe l’œil. Ainsi le spectateur, ne distingue plus ce qui est réel de ce qui est fictif.
    • Andy WARHOL, Boîtes de savon Brillo, 1964, sérigraphie et acrylique sur cube en bois,  43,2 x 43,2 x 35,6 cm. À la différence des véritables emballages de carton ondulé représenté par « Brillo » ces sculptures sont fabriquées de bois. En éliminant l’aspect fonctionnel des boîtes et en les retirant de leur cadre habituel, Andy Warhol nous force à les voir sous un nouveau jour et nous fait constater la capacité des techniques de commercialisation de transformer en une marchandise séduisante un objet banal et sans attraits.
    • Martial RAYSSE, Made in Japan – La grande odalisque, 1964, peinture acrylique, verre, mouche, passementerie en fibre synthétique, sur photographie marouflée sur toile 130 x 97 cm, Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne, Paris.
    • Peter KLASEN, R/ROUGE-CORROSIF G, 1986, gouache sur papier, signé en bas à droite « Klasen » et titré en bas à gauche « R/rouge-corrosif G », 60 x 48,50 cm. Dès 1961, ses tableaux se distinguent par un refus de l’abstraction, à la mode depuis la fin de la guerre. La technique de l’aérographe anéantit tous les effets picturaux traditionnels. Dans ces images d’images, la présence de fragments de corps est associée à celle d’objets industriels. Pour le peintre, la ville est un sujet d’enfermement dont la modernisation accentue le caractère traumatisant et aliénant. Des portes grillagées, portant des inscriptions (« Danger de mort », « No admittance », etc.), vont peu à peu remplacer ces fragments arrachés au paysage urbain, effacer les dernières traces du corps. Les chaînes et les cadenas, les issues de secours, les rideaux de fer, qu’il cadre avec netteté, sont des gros plans sur les nouveaux éléments emblématiques du danger impliqué par les progrès technologiques. Le regard y bute comme sur un mur intraversable. 
    • Ernest PIGNON-ERNEST, Naples, 1988-1995, sérigraphies, collage in situ à Naples, Italie
    • Pierrick SORIN, Titre variable #2, théâtre optique, 2001, dispositif vidéo.
    • Désirée PALMEN, Park Bank, 2001, photographie.
    • Philippe RAMETTE, L’Ombre de moi-même, 2007, installation.
    • Dan WITZ, Van Wyck Expressway, 2010, affiche, Queens, NY.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Martial RAYSSE, Le Rêve, 1963, peinture à la bombe et acrylique sur xérographie contrecollée sur panneau, éléments en plastique (une rose avec pétales peints, trois lettres, une araignée) et néon blanc, 47 x 97 x 14 cm.

  • Sortir de la feuille

    Sortir de la feuille

    En 3 étapes, votre héros dessiné sort de sa feuille. 

    #bd #mise en scène #pop-up

    Réalisez un travail narratif qui prendra en compte la possibilité évoquée en classe :
    un travail en pop-up*.

    *Un livre pop-up est un livre, généralement destiné aux enfants, dont les pages contiennent des mécanismes développant en volume ou mettant en mouvement certains de leurs éléments. 

    Exemples de types d’animations dans un livre animé (source Wikipédia)

    • Une fenêtre ou trappe peut être soulevée pour dévoiler un élément caché par le décor (lapin derrière un buisson) ou un changement d’attitude d’un personnage (grenouille assise, grenouille qui saute).
    • Un pop-up est à l’origine un élément qui se déploie à l’ouverture de la page (décor qui se met en place, dragon qui déploie ses ailes). Ce mot est devenu plus général et peut aujourd’hui désigner toutes sortes d’animations.
    • Une tirette actionne le déplacement d’un sujet dans la page, l’ouverture d’une fenêtre, le remplacement d’un décor par un autre grâce à un système de lamelles ou d’un élément par un autre dans une découpe de la page.
    • Une roue insérée dans la page dépasse sur un côté et peut être tournée, faisant apparaître dans des découpes de la page des éléments variés, souvent coordonnés.
    • Un sujet peut être attaché au livre par un ruban et accomplir différentes actions à chaque page du livre.
    • Un trou peut accueillir le doigt du lecteur, éventuellement décoré d’un petit visage dessiné sur l’ongle, pour devenir un personnage de l’histoire.

    Vocabulaire : bord, cadre, limite, relief/ volume (et leur spécificité), espace bidimensionnel, espace de la représentation, espace fictif, espace tridimensionnel, espace de la présentation, espace réel…

    Références artistiques possibles

    • Pere BORRELL DEL CASO, Escapando de la crítica, trompe-l’œil, 1874
    • Martial RAYSSE, Soudain l’été dernier, assemblage : peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge, 1963
    • Martial RAYSSE, À Propos de New York en Peinturama, assemblage : flocage sur toile et projection de film super 8, 1965 (détail en bandeau)
    • Frank STELLA, Giufà e La Statua Di Gesso, technique mixte sur toile, 1984
    • Giulio PAOLINI, Jamais vu, installation, 2005
    Gilbert GARCIN, Flash Back, photographie, 2001

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • À table !

    À table !

    Proposez une production plastique bi ou tridimensionnelle répondant en écho à l’expression suivante : à table !

    #table #naturemorte #nourriture #(s)cène

    Vous accompagnerez votre réalisation avec une fiche comportant obligatoirement une carte mentale explorant l’expression : à table ! , un croquis et une phrase d’explication de votre travail.

    Nature morte

    Terme qui désigne la représentation dessinée, peinte ou photographiée d’objets inertes, de fleurs, de fruits, de légumes, de gibier ou de poissons composée d’une certaine manière dans le cadre défini par l’artiste, souvent dans une intention symbolique, par exemple la vanité évoquant la destinée mortelle de l’être humain.

    Gilles BARBIER, Festin, 2013, installation
    Revisitant les natures mortes flamandes opulentes du XVIIe siècle, Gilles Barbier s’amuse de notre voracité jamais rassasiée et nous déstabilise avec malice pour mieux nous renvoyer à l’absurdité de notre société de consommation.

    Références artistiques possibles

    • NIKIAS, Scène de banquet : des banqueteurs jouent au cottabe pendant qu’une jeune fille joue de l’aulos, 420 av. J.C. cratère en cloche attique à figures rouges, 33 cm, Salamanca Collection, Espagne
    • Léonard DE VINCI, La Cène, 1495-1498, peinture murale (tempera sur gesso), 460 x 880 cm, Église Santa Maria delle Grazie, Milan
    • Paul VÉRONÈSE, Les Noces de Cana, vers 1563, 660 x 990 cm, Musée du Louvre
    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, Le Repas de noce, huile sur bois, 114 x 164 cm, 1568, collection du Kunsthistorisches Museum, Vienne (Autriche)
    • Pieter CLAESZ, Nature morte à la tourte avec une dinde, 1627, huile sur bois, 75 x 132 cm, Rijksmuseum, Amsterdam
    • Jean Siméon CHARDIN, Raisins et grenade, huile sur toile, 47 x 57 cm, 1763, Musée du Louvre, Paris
    • Édouard MANET, Le déjeuner sur l’herbe, 1863, huile sur toile, 207 x 265 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Victor BRAUNER, Loup-table, 1939 – 1947, assemblage bois et parties d’un renard naturalisé, 54 x 10 x 261 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Robert DOISNEAU, Le repas des travailleurs de la chaussée, Champs Elysées, 1959, photographie
    • Claes OLDENBURG, Pastry Case I, 1961-1962, sculptures en plâtre peint, assiettes, plats et coupes, vitrine, 52,7 x 76,5 x 37,3 cm, MoMA, NY
    • Tom WESSELMANN, Still Life #24, 1962, peinture acrylique, objet en polymère, rideau, 122 x 152 cm
    • Daniel SPOERRI, Le repas hongrois (tableaux-pièges, le restaurant de la galerie J. Paris), mars 1963, métal, verre, porcelaine, tissu sur aggloméré peint, 103 x 205 x 33 cm, 114 kg, Galerie J. 8, rue Montfaucon, Paris VI
    • ERRÓ, Foodscape, 1964, peinture glycérophtalique sur toile, 201 x 302.5 cm
    • Joseph KOSUTH, One and three tables, 1965, installation dimensions variable – table : 74.5 x 58 x 88 cm, photographie : 104 x 110 cm et texte : 38 x 89 cm
    • Gordon MATTA-CLARK, Food, 1971 – 1973, restaurant-coopératif, Soho, NY
    • Daniel SPOERRI, Tableau piège, 1972, assemblage, verres, bouteilles, couverts, assiettes… sur plateau de table, sous plexiglas, 40 x 71 x 71 cm
    • Irving PENN, Frozen Foods with String Beans, 1977, photographie, NY
    • Jorgen LETH, Andy Warhol eating a hamburger (extrait du documentaire 66 scenes from America), vidéo, 4’30, 1981
    • Vik MUNIZ, Action Photo, after Hans Namuth (Pictures Of Chocolate), 1997, épreuve chromogénique, MoMA, NY
    • BASSERODE, Table de lettres, 1998, bois de hêtre, mousse multicolore, colle, 100 x 600 x 400 cm. La Table de lettres, comme son titre l’indique littéralement, est constituée d’une table en bois avec six chaises, qui comporte une accumulation de lettres en mousse multicolore. Œuvre participative, elle donne aux visiteurs la possibilité de composer librement des mots ou des phrases, à disposer sur la table ou sur le sol.
    • Natacha LESUEUR, Sans titre, 2006, photographie (d’un plateau repas), épreuve ilfochrome, 49 x 59 cm
    • Gérard RANCINAN, The Big Supper (La Cène), photographie, 2009
    • Rirkrit TIRAVANIJA, Soup/ No Soup, événement public, avril 2012, Palais de Tokyo

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art – les représentations et statuts de l’objet en art.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Détail en bandeau : Abraham BOSSE, Les Cinq sens, 1638, planche gravée à l’eau-forte

  • Caché.e.s

    Caché.e.s

    Faites une proposition photographique d’un endroit de votre maison, où, si on regarde bien, on vous voit, mais au premier regard on ne voit pas que vous êtes là.

    #cache #camouflage #miseenscene

    Cette séance est proposée par le groupe « ressources » de l’académie de Grenoble.

    Comment être présent dans une photographie sans être vu ? Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons et ce que nous regardons ?

    Méthodologie

    Vous explorerez votre intérieur, et vous chercherez comment faire une photographie où vous soyez en même temps présent.e.s mais aussi caché.e.s. Vous pourrez jouer sur la mise en scène, sur la composition : déplacer les objets, modifier votre tenue, votre position, construire l’espace…
    Le corps devra cependant être présent dans l’image – il n’est pas nécessaire de voir le visage, le corps suffit.

    Une fois le dispositif mis en place, soit vous calez votre téléphone pour faire la photo à l’aide du retardateur, soit vous demandez à quelqu’un de prendre la photographie. Vous réaliserez plusieurs prises de vue et conservez celle qui répond le mieux à votre attente.

    Références artistiques

    Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre, se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/

    Gilles BARBIER, Planqué dans l’atelier, 2015, photographie

    Gilles BARBIER, Planqué dans l’atelier, 1996-2015, photographies couleur. Dans la série Planqué dans l’atelier, Gilles BARBIER s’amuse à se cacher dans la photographie. Il utilise un espace désordonné, plein de détails qui font que son corps se perd dans l’espace et il nous faut regarder longuement la photographie pour trouver l’artiste caché dans son atelier. http://www.documentsdartistes.org/artistes/barbier/repro13.html

    Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
    Détail de Supermarket No1, 2009, en bandeau
    http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
    https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/

    Choisissez, parmi les références proposez ci-dessus, celle qui vous semble être la plus proche de votre production. Vous expliquerez le lien que vous faites entre votre production et l’œuvre choisie.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Jeu d’échelle

    Jeu d’échelle

    Proposez en photographie une mise en scène créant un effet d’échelle particulier, une disproportion importante entre les éléments présents.
    Pour cela, utilisez un personnage découpé d’une photographie et placez-le judicieusement dans un décor réel ou fabriqué.
    Attention, placez le personnage de telle sorte que, photographié ainsi dans son espace, le cliché crée pour le spectateur du sens.

    #miniature #geant

    Trouvez des photographies de personnages à découper sur ces sites :
    _ https://skalgubbar.se
    _ http://www.nonscandinavia.com

    Comment mettez-vous en scène votre personnage dans l’espace en créant une situation étonnante, insolite par un effet d’échelle ? Comment celui-ci s’insère-t-il dans le décor ? Comment créez-vous une effet de disproportion ?

    Échelle : rapport entre les dimensions réelles d’un objet et celles de sa représentation, ce qui permet, par comparaison, d’évaluer un ordre de grandeur.

    Références artistiques

    • Les voyages de Gulliver, roman de Jonathan SWIFT, 1721
    • Alice au pays des merveilles, roman de Lewis CARROLL, 1865
    • L’Attaque de la femme de 50 pieds, film de Nathan JURAN, 1958
    • Le Voyage fantastique, de Richard FLEISCHER, 1966
    • L’homme qui rétrécit, film de Jack ARNOLD, 1957
    • Chérie, j’ai rétréci les gosses, film de Joe JOHNSTON, 1989
    • Downsizing, film d’Alexander PAYNE, 2018

    • Joseph CORNELL, Object (Abeilles), 1940, boîte
    • Charles SIMONDS, Dwellings et Dwellings Winter, 1972-1974, installation 
    • Duane MICHALS, Things are Queer (Les choses sont bizarres), 1973, photographies
    • Pierrick SORIN, Théâtre optique, 2001, mange-disque, vinyle, miroir, vidéo – personnage homme courant sur disque vinyle
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1990, sculpture monumentale, parc de la Villette, Paris 
    • Anne et Patrick POIRIER, Domus Aurea, 1999, maquette de 19 m de long par 7 m de large 
    • Ron MUECK, A Girl, 2006-2007, sculpture monumentale reproduisant un nouveau né dans ses plus minutieux détails grâce au silicone, à la résine polyester et à la peinture à l’huile, 1,10 x 5,01 x 13,45 m 
    • Ron Mueck, In Bed, 2005, technique mixte, 162 × 650 × 395 cm
      https://www.fondationcartier.com/
    • Gilbert GARCIN, Le Poids des nuages, 2000, Je me Souviens des Jours, 2004, Icare Contrecarré, 2012, photographies
      C’est à l’occasion d’un stage aux Rencontres d’Arles que Gilbert Garcin s’enthousiasme pour la technique du photomontage. Il s’en inspire alors pour élaborer, sur une simple table, des décors minimalistes dans lesquels il dispose des figurines cartonnées (: photographies minutieusement découpées). Tour à tour scénariste, metteur en scène et (avec la complicité de son épouse Monique) acteur de ce mini-théâtre, Gilbert Garcin invente un monde en noir et blanc où se côtoient l’humour, le pathétique et l’absurde.
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006, https://slinkachu.com
    • Tomoaki SUZUKI, exposition au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, sculptures réalisées entre 1999-2014
      Tomoaki Suzuki réalise des portraits minutieusement détaillés de divers jeunes urbains à une échelle réduite au tiers de leur taille réelle. Saisissantes silhouettes hiératiques, ces sculptures évoquent les modes de vie et les styles vestimentaires contemporains tout en réactualisant les traditions millénaires orientales de la sculpture sur bois.
      https://vimeo.com/92146664
    • Tatsuya TANAKA, Miniature Life, exposition 2018 à Nagoya, Japon,
      https://www.instagram.com/tanaka_tatsuya/ (en bandeau)
    Gilbert GARCIN, Lorsque le vent viendra, 2007, Photographie

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle – la mise en regard et en espace.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’hétérogénéité et la cohérence plastiques – l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Portrait de groupe… Chaotique

    Portrait de groupe… Chaotique

    Le portrait de groupe est, dans la peinture, la photographie, une scène de genre représentant plusieurs personnes – une famille, un groupe d’amis, etc. –, incluant ou non l’artiste lui-même, en suivant pour chacune les règles du portrait individuel.

    1ère partie

    Découvrez ci-après sur Wikipédia des œuvres caractéristiques de ce genre :

    En quoi ces tableaux relèvent-ils du genre du portrait ? Quelle est la place du sujet photographié, ou, plutôt, comment apparaît-il, dans l’espace de l’image ?

    Composition

    « La composition est une opération de la peinture par laquelle, dans une œuvre, on réunit les différentes parties. » — Alberti, De pictura, 1435
    La composition est l’organisation des éléments visuels à l’intérieur des limites d’une image. Elle s’envisage comme pratique et réflexion au moment de la réalisation de l’image ou comme sujet de l’analyse d’une image existante.

    Les éléments visuels pris en considération pour composer l’image :

    • la forme du cadre et ses proportions ;
    • la ligne : le chemin visuel qui permet à l’œil de se déplacer dans le tableau ;
    • la direction : les itinéraires visuels ;
    • la forme : un espace géométrique ou organique ;
    • la couleur et le ton : avec leurs diverses valeurs et intensités,
    • les lumières et ombres ;
    • les dimensions et proportions des formes les unes avec les autres ;
    • la perspective : l’expression de la profondeur.

    ATTENTION !
    ORGANISER : combiner, disposer, arranger des éléments d’un ensemble dans l’espace. 
    COMPOSER : former un tout par assemblage ou combinaison de divers éléments ou parties.

    En respectant la définition et en tenant compte des exemples donnés, proposez la photographie d’un portrait de groupe.
    Pensez la composition de l’image, travaillez sur l’espace dans lequel les personnages sont mis en scène. Pour cela, réalisez quelques croquis préparatoires.
    Lors de la prise de vue, soyez attentif à votre cadrage, à la mise au point, à la profondeur de champ, à l’éclairage.

    2ème partie

    Le dictionnaire définit le chaos de la manière suivante : confusion ou néant des éléments de la matière qui précède la création du monde (chaos originel) ; grand désordre, confusion générale.

    Tout d’un coup, un événement extérieur à la scène produit un très grand désordre. C’est le chaos. Proposez dès lors une nouvelle photographie de votre portrait de groupe en tenant compte de cette circonstance.
    Présentez les deux clichés sous la forme d’un diptyque comme une réponse possible à « ordre/ désordre » ou « composition/ organisation ».

    En quoi l’image relève-t-elle encore du genre du portrait ? Comment organisez-vous les corps photographiés entre eux et dans un même cadre ? Cette photographie fait-elle partie du domaine artistique ? Ne présente-t-elle pas les conditions pour rentrer dans la catégorie des « ratages » ? En quoi le diptyque nous incite-t-il à ne pas la classer dans la catégorie des images ratées ?

    • Jérôme BOSCH, Le Portement de Croix, 1515-1516, huile sur bois, 76,7 x 83,5 cm
    • Giulio ROMANO, La salle des Géants, 1525-1536, plafond de la salle des Géants du Palais Te, Mantoue, Italie
    • Caspar-David FRIEDRICH, La Mer de Glace (Le Naufrage), 1824, huile sur toile, 97 x 127 cm
    • Eugène DELACROIX, La Mort de Sardanapale, 1827 huile sur toile, 392 x 496 cm, Musée du Louvre, Paris,
      https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-mort-de-sardanapale
    • Jeff WALL, The Destroyed Room, 1978, photographie cibachrome, 158,8 x 229 cm
      Dans Photographie Arte, documentaire vidéo de présentation de son travail, Jeff Wall explique le rapprochement de The Destroyed Room à La Mort de Sardanapale (1827) d’Eugène Delacroix.
    • Bernard FAUCON, Le Banquet, 1978, photographie
    • Jeff WALL, A sudden Gust of Wind (after Hokusai), 1993, photographie cibachrome, caisson lumineux, 229 x 377 cm
    • Annette MESSAGER, Articulés-désarticulés, 2001-2002, installation, pantins automatisés en tissu, cordes, poulies, moteurs, bois, câbles métalliques, ordinateur et logiciel informatique, 3 piques en bois, 6 colonnes en tissu, 20 lampes et 4 projecteurs, enclos avec piquets métalliques, 560 x 1500 x 1400 cm
    • Édouard LÉVÉ, Rugby, 2003, série photographique
    • Ryan SCHUDE, Photo Camp, 2009, photographie
    • Gérard RANCINAN, Le Festin des barbares, 2013, photographie de la série La trilogie des Modernes, tirage argentique sous Diasec® encadré d’un aluminium noir, 235 x 350 cm

    En appui sur des références artistiques, cette séquence vous a invité à engager une réflexion sur les représentations du corps dans l’art.
    Elle vous a permis de comprendre que, selon les actions plastiques engagées – performance, couleurs, rapport au réel, l’œuvre véhicule sens et message.
    Elle vous a amené à vous interroger sur l’identité ou le portrait en tant que tel et sur ce qu’il peut donner à voir au spectateur.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Jouons !

    Jouons !

    Chloé RUCHON, Barbie-foot, 2009, fabrication Bonzini, mélaminé, hêtre naturel, acier peint, métal, plastique, liège, tissu.

    Dans quelle mesure le jeu peut-il influencer la création artistique ?

    S’emparer d’un jeu célèbre et revisiter-le pour l’utiliser comme un élément constitutif de votre réalisation plastique, proposant ainsi une réflexion sur les liens entre notre monde pratique et quotidien et le champ de l’art.
    Présenter oralement votre projet ou production en prenant appui sur vos recherches, croquis, photomontages numériques, analyser votre pratique, celle de vos pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5).

    Références artistiques possibles :

    • Wim DELVOYE, Saint Stephanus II, 1990, vitrail, acier et émail, 211 x 316 x 110 cm.
    • Marurizio CATTELAN, Stadium, 1991, baby-foot pour 22 joueurs, bois, métal et verre.
    • Chris BURDEN, Another World, 1992, métal, plastique, bois, verre et moteur électrique 110 volts avec transformateur, 220x 150 x 150 cm.
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Shuttlecocks, 1992, aluminium et plastique renforcé ; émail polyuréthane, 5,5 m de haut x 4,6 m de diamètre.
    • Pierrick SORIN, Pierrick et Jean-Loup font du foot, 1994, vidéo.
    • Gabriel OROZCO, Ping Pond Table, 1998., tables de ping-pong modifiées, eau, matériaux divers.
    • Fabrice Hyber, P.O.F. n°65 – Ballon carré, 1998–2006, cuir cousu.
    • Pierre HUYGHE, Atari Light, 1999, installation du jeu Pong, plafond lumineux de 12×12 dalles, deux manettes.
    • Laurent PERBOS, Le plus long ballon du monde, 2003, ballon de football en cuir, 175 x 25 x 25 cm.
    • Carsten HÖLLER, Unilever Series, 2006, tobogans installés à la Tate Gallery de Londres.
    • Benedetto BUFALINO, Le stade de foot dans le ciel, 2010, photomontage.
    • Belu-Simion FAINARU, Ping-Pong, 2010, table de ping-pong, filet, deux raquettes, balle, carte Israël/Palestine.
    • François CURLET, GoGolf, 2014, œuvre collective, parcours de mini-golf.
    Wim DELVOYE, Saint Stephanus II, 1990, https://wimdelvoye.be/work/goals/

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique – la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Shuttlecocks, 1992