Étiquette : Mise en scène

  • Il y avait…

    Il y avait…

    Il y avait… Votre réalisation témoigne d’un passé proche en révélant « ce qui reste » et sa présentation le montre d’autant plus.

    #passé #temps #trace #document #vestige #muséographie #présentation #mise en scène #re-enactment

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • découvrir et comprendre différents dispositifs muséographiques de présentation
    • interroger le lien entre l’objet d’art et le temps passé
    • approfondir les relations entre l’image et son référent.
    Eugène ATGET, Au Petit Dunkerque, 3 quai Conti, tirage entre 1898 et 1913

    Questions

    Dans quelle mesure les moyens plastiques permettent-ils aux spectateurs de ressentir la notion de passé ? En quoi la production artistique peut-elle construire une relation au temps ? Comment une réalisation ou une matière peuvent-elles transmettre une idée du temps ? Comment reconnaître les usages des images selon leur nature, leur contexte, les intentions de leur auteur et le public visé ?

    Quelle est notre expérience du temps passé ? Comment les milieux de l’art présente-t-il le passé ? Par quels moyens l’exposer ? En quoi la muséographie peut-elle construire une relation au temps ?

    Références artistiques possibles

    • Panneau des Chevaux ponctués de la grotte de Pech Merle, – 25 000 ans, fresque pariétale, 360×165 cm
    • Philippe de CHAMPAIGNE, Vanité, ou Allégorie de la vie humaine, 1644, huile sur bois, 28×37 cm
    • Eugène ATGET, Au Petit Dunkerque, 3 quai Conti, tirage entre 1898 et 1913 d’après négatif entre 1898 et 1900, photographie positive sur papier albuminé, d’après négatif sur verre, {BnF
    • Marcel DUCHAMP et Man RAY, Élevage de poussière, 1920, photographie
    • Marcel DUCHAMP, La Boîte-en-valise, 1936-1941, « Tout ce que j’ai fait d’important pourrait tenir dans une petite valise », boîte dépliante en trois parties en carton recouverte de toile beige contenant des répliques miniatures d’œuvres, 69 items (photographies et documents, fac-similés), 40×37,5×8,2 cm
    • Richard LONG, A line by walking, 1967, photographie
    • Joseph BEUYS, I like America and America likes Me, célèbre performance présentée en mai 1974, durant un semaine, à l’ occasion de l’inauguration de la galerie René Block à New York
    • Roman OPALKA, Détail – 1965 / 1 – ∞, « Ma proposition fondamentale, programme de toute ma vie, se traduit dans un processus de travail enregistrant une progression qui est à la fois un document sur le temps et sa définition. Une seule date, 1965, celle à laquelle j’ai entrepris mon premier Détail. »
    • Charles MATTON, l’Atelier d’Alberto Giacometti, 1987, boîte. C’est durant les années 1980 que Charles Matton va développer sa technique dite des Boîtes, préalablement appelée Reconstitutions de lieux, Réductions de lieux ou Espaces miniatures.
    • Christian BOLTANSKI, Les Archives de C.B. 1965-1988, 1989, installation, métal, photographies, lampes, fils électriques, 270×693×35,5 cm
    • Christian BOLTANSKI, Réserve, 1990, installation, tissu, lampes, dimensions variables
    • Richard BARNES, Desert Scene with Woman and Coyote, 2005, photographie, mise en place d’un diorama à l’Académie des Sciences de Californie, San Francisco, USA
    • Kader ATTIA, Flying rats, installation, grillage (volière), mannequins en graines, pigeons vivants, 2005 – 8e Biennale de Lyon en 2008
    Richard BARNES, Desert Scene with Woman and Coyote, 2005, photographie

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
  • Jogging

    Jogging

    En portant de manière inhabituel le jogging ou en lui inventant de nouveaux usages, vous réaliserez une photographie drôle, ironique ou grinçante qui proposent une lecture critique jouant sur les stéréotypes culturels et sociaux véhiculés par ce vêtement.

    Vous prêterez attention au cadrage, au point de vue, à la lumière, à la mise au point […] et n’utiliserez aucun filtre.

    Les membres du Monty Python’s Flying Circus à New York, avril 1976 – Photo de Suzanne Vlamis

    Méthodologie

    1. Pour rechercher, créer ou visualiser des relations à venir entre ce vêtement et la critique recherchée, utilisez la technique du remue-méninges (brainstorming)
    2. Réalisez à partir de votre collecte d’idées ou de notions une carte mentale, afin de créer des liens logiques permettant de structurer voire faire converger vos idées vers une unique réponse.
    3. Collectivement, présentez votre idée principale et échangez autour de la demande. Comment la photographie confronte-t-elle le stéréotype décrié à votre lecture critique ? Qu’est-ce qui diffère entre votre photographie et une photo de vêtement d’un magazine ? En quoi votre réalisation photographique propose-t-elle une critique culturelle et sociétale ?
    4. Suite à ce travail préparatoire, réalisez et enregistrez les premières prises de vue photographiques.
    5. Choisissez, retouchez, recadrez vos photographies, afin de les proposer sous leur forme finale de présentation (: diptyque, planche, etc.).
    6. Présentez à la classe votre travail photographique.

    La photographie

    Dès son invention, la photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation ; le procédé donne à voir une représentation du réel objective. L’homme ne représente plus le réel tel qu’il le voit et tel qu’il le peut, mais c’est le « réel » qui impressionne le support (par l’action directe de la lumière qui est réfléchie, ou émise, de l’objet à la surface sensible). Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l’anthropométrie (: inventée par Alphonse Bertillon). Les photographes ambitionnent de réaliser un inventaire du monde.

    Toutefois, cette objectivité a ses limites. La photographie argentique permettait déjà de travestir la réalité, d’ajouter ou de retrancher des éléments d’une image (cf. photomontage) et avec l’avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n’étaient auparavant accessibles qu’à des connaisseurs, deviennent à la portée de tous.

    De plus, les choix du photographe importent : choix du sujet, du cadrage, de la mise au point, mais aussi du développement, du tirage (recadrage), des retouches, etc.

    Le photographe interprète à sa façon le réel qui s’offre à lui. Ainsi, en noir et blanc, une ambiance peut être rendue dramatique par certaines techniques alors que la réalité ne l’était pas autant. Le simple fait d’attirer l’œil sur un élément, en le photographiant, modifie la perception des spectateurs (récepteurs de l’image) face à la globalité de la scène qui se voit de plus réduite à une ou plusieurs images.
    S’ajoutent à cela les limites technologiques pour représenter les couleurs, les perspectives, les sujets en mouvement, etc. Un appareil photo ne retransmet pas exactement ce que l’observateur voit. Il peut déformer, créer des aberrations chromatiques, exagérer la perspective, etc.

    Source Wikipédia

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • avoir une pratique photographie porteuse de sens
    • mettre en œuvre un processus de création
    • découvrir des approches multiples sur l’univers du vêtement (codes sociaux, modes, histoire, technique, lieux de travail et de mémoire)
    • déconstruire les clichés ou en proposer une lecture critique.

    Questions

    Comment les images de corps athlétiques ont-elles contribué à la création d’archétypes culturellement dominants ? Comment l’art peut-il contribuer à la compréhension de notre société ? Dans quelle mesure l’appropriation et le détournement de fonction d’objets communs ouvrent-ils le champs de la création artistique ? De quelles manières l’image photographique dans ses spécificités permet-elle une narration, entre le réel et le fictif ?

    Références artistiques possibles

    • François AUBERT, Chemise de l’Empereur Maximilien de Habsbourg portée lors de son exécution, 1867, photographie, Metropolitan Museum of Art, NY
    • Hugo BALL, Karawane,1916, costume porté pour une lecture au Cabaret Voltaire, Zurich
    • John HEARTFIELD, Der Sinn von Genf (La Signification de Genève), 1932, photomontage
    • Michelangelo PISTOLETTO, Venus aux chiffons, 1967-2008, moulage, vêtements, dimensions variables
    • Mariko MORI, Link of the Moon (Miko No Inori), 1996, vidéo installation
    • Erwin WURM, One Minute Sculpture, 1998, performance, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/ Été, 2001, photographies numériques
    • Philippe RAMETTE, L’ombre (de moi-même), 2007, installation lumineuse, dimensions variables
    • Daniel FIRMAN, Caroline (série Attitude), 2011, moulage, vêtements – https://danielfirman.com/series/attitude/

    Performance

    La performance désigne la pratique d’un artiste se concentrant radicalement sur l’effectuation d’une action et sur l’immédiateté de son pouvoir signifiant et l’œuvre d’art ou l’échantillon artistique créé par cette action.

    La performance implique quatre éléments fondamentaux : le temps, l’espace, le corps ou la présence de l’artiste dans un médium, et la relation entre le créateur et le public. Les actions, généralement réalisées dans des galeries d’art et des musées, peuvent avoir lieu dans la rue, dans tout type de cadre ou d’espace et pendant n’importe quelle période. L’objectif est de susciter une réaction, parfois à l’aide de l’improvisation et de la mise en scène artistique.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Performance_(art)
    https://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Performance/

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la relation du corps à la production artistique : l’implication du corps de l’auteur ; la lisibilité du processus de production et de son déploiement dans le temps et dans l’espace : traces, performance, théâtralisation, événements, œuvres éphémères, captations, etc.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.5 – Prendre part au débat suscité par le fait artistique.
  • Mon pire cauchemar sort du mur

    Mon pire cauchemar sort du mur

    Imaginez la scène suivante : une créature monstrueuse apparaît en passant à travers le mur.

    1. Dessinez la scène, puis la créature sous différents angles.
    2. Utilisez ces croquis pour réaliser une maquette ressemblante en papier et carton de 30 cm dans sa plus grande dimension.
    3. Mettez la maquette en situation ; c’est-à-dire proposez une mise en scène dans un accrochage particulier, une installation, ou même, un environnement. Aidez-vous des questions suivantes : comment sollicitez-vous les sens du spectateur ? Comment la réalisation s’intègre-t-elle dans le lieu ? Comment celle-ci met-elle en œuvre un dispositif pour raconter l’apparition du monstre ?
    H.R. GIGER, vue de l’exposition au Lieu unique à Nantes, 2017

    Questions

    En quoi une production artistique peut-elle interagir avec son espace d’exposition ? Avec les spectateurs ? Dans quelle mesure une installation implique-t-elle le spectateur dans une expérience sensible ?

    Références artistiques possibles

    • Johann Heinrich FÜSSLI, Le Cauchemar, 1781, 102 x 127 cm, peinture à l’huile
    • El LISSITZKY, Proun-Raum, 1923, 3,2 x 3,6 x 3,6 m, installation
      El Lissitzky est le pionnier de la création d’espace pour exposer des tableaux. Pendant la Grande exposition de Berlin en 1923, il crée l’espace proun, une salle qui traduit en trois dimensions le concept spatial des prouns. Cet espace présentait un ensemble de formes géométriques abstraites avec lesquelles les visiteurs devaient participer activement. El Lissitzky renouvelait les expositions traditionnelles d’œuvres d’art en mélangeant des expériences visuelles, spatiales et temporelles et en inventant une série rythmique de formes et de couleurs liées entre elles dans l’espace réel d’une salle. Source Wikipédia
    • Vladimir TATLINE, Contre-relief d’angle, 1914, assemblage, fer, zinc, aluminium, Musée de St. Petersburg
      Les reliefs picturaux et contre-reliefs d’angle réalisés avant la révolution d’Octobre constituent la contribution la plus importante de Tatline et la plus radicale à l’art moderne. Les contre-reliefs de Tatline entendent rompre totalement avec toutes les pratiques artistiques. « Les trois dimensions sont trop à l’étroit sur la surface de la toile. »,  avec les contre-reliefs, il invalidait les lois de la peinture et créait ainsi en quelque sorte un nouveau genre artistique, une nouvelle approche du matériau mis en œuvre.
    • Maurizio CATTELAN, Sans titre, 2001. mannequin en cire, cheveux naturels, 150 x 60 x 40 cm
    • Alain SÉCHAS, Les Somnambules, 2002, Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, Paris
    • H.R. GIGER, Necronom (Alien III), 2005, polyester et métal
    • Antony GORMLEY, Lost Horizon I, 2008, installation, White Cube, Mason’s Yard, London, England
    • Xavier VEILHAN, Sophie, 2008, polystyrène, structure métal, résine polyester, peinture époxy jaune, 495 x 151 x 110 cm
    • Xavier VEILHAN, Le buste de Le Corbusier, 2013, résine polyester, mousse PU, polystyrène, inox ; 1836 x 662 x 395 cm
    • Maurizio CATTELAN, Sans titre, 2013, cheval naturalisé, 300 x 170 x 80 cm
    Vladimir TATLINE, Contre-relief d’angle, 1914, fer, zinc, aluminium, Musée de St. Petersburg
    Xavier VEILHAN, Sophie, 2008, sculpture en situation au restaurant « Le Germain » à Paris

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    Gargouille (du latin garg-, gorge, et de l’ancien français goule, gueule) : Elle constitue, dans le domaine de l’architecture, une partie saillante d’une gouttière destinée à faire écouler les eaux de pluie à une certaine distance des murs.
    Ce type d’ouvrage sculpté, généralement en pierre, est souvent orné d’une figure animale ou humaine typique de l’art grotesque roman puis surtout gothique.
    Par métonymie, elles désignent toute figure sculptée évacuant de l’eau et représentant le plus souvent un animal monstrueux.
    Source Wikipédia

    Bas-Relief : Ouvrage de sculpture adhérant à un fond, dont il se détache avec une faible saillie. La particularité des bas-reliefs est de ne présenter le sujet représenté que faiblement détaché du fond. Il y reste habituellement engagé à mi-corps.
    On parle de haut-relief si une plus grande partie se détache du fond.

    DIY – Do It Yourself
    L’appelation DIY désigne à la fois :

    • des activités visant à créer ou réparer des objets de la vie courante, technologiques, ou artistiques, généralement de façon artisanale ;
    • un mouvement culturel, notamment musical.

    Dans la culture punk, l’éthique DIY est liée à la vision punk anti-consumériste, c’est un rejet de la nécessité d’acheter des objets ou utiliser des systèmes ou procédés existants.
    Qu’est-ce qui s’apparente à la philosophie du faites-le vous-même ?
    – Toute activité, où l’on n’est plus spectateur ou consommateur.
    – Participer, et échanger ses connaissances, sa culture, son information, débattre et décider par exemple sur une encyclopédie libre.
    – Toute activité créatrice « artisanale » (non industrielle).
    – Tout recyclage, consumériste, technologique ou culturel.
    – Auto-édition de livres, magazines, bandes dessinées et de remplacement.
    – Groupes ou artistes solos libérant leur musique (musique libre) ou la finançant sans les maisons de disques.
    – La culture de la cassette et de la copie privée ou plus (dans la culture punk).
    – Création artisanale comme le tricot, la couture, des bijoux faits à la main, céramiques, etc.
    – En informatique, les logiciels libres.
    – En comédie, le détournement situationniste ou tout simplement toute parodie.
    – L’auto-régulation, l’auto-organisation, la démocratie directe.


    Techniques à envisager pour la réalisation de votre monstre :

    Papercraft de T-Rex

    Le Papercraft ou le Paper-Toy sont des maquettes réalistes en papier issu de l’art japonais de l’origami et plus généralement des méthodes de pliage du papier.

    Trophée décoratif par découpe sur bois
    Trophée décoratif en papier mâché

    Le papier mâché est un matériau composite constitué de bandelettes de papier ou de pâte à papier, parfois renforcés de textiles, liés avec un médium tel que la colle vinylique, l’ amidon, ou colle à papier peint. Une fois la colle séchée, l’objet ainsi formé durcit et garde la forme.
    Le papier mâché est traditionnellement utilisé pour réaliser des grosses têtes et figures géantes de carnaval.


    Eric TESTROETE, Papercraft Self Portrait, , 2009
    source : testroete.com

    La tête a été modelée dans 3ds Max à partir de photos. La dernière modélisation comptait 370 triangles. Elle a été conçue de manière à ce quelle puisse tenir sur la tête posée sur mes épaules et maintenue par une veste.

    Pepakura a été utilisé pour décomposer le modèle en sections imprimables. L’utilisation de Pepakura présente l’avantage de garantir que tous vos UV (: la cartographie UV est un processus de modélisation 3d consistant à projeter une image 2d sur la surface d’un modèle 3d) ont la même échelle les uns par rapport aux autres (extrêmement important lorsque vous imprimez et pliez) et permet de calculer la taille du modèle plié.

    Les morceaux au fur et à mesure qu’ils sortent de l’imprimante sont coupés et pliés puis assemblés pour créer la tête

  • Changer le regard

    Changer le regard

    Dans la salle de classe, votre production plastique attire, piège, interroge le regard du spectateur.

    #installation #dispositif #regardeur #point de vue

    Vous vous interrogerez sur les notions de point de vue, d’angle de vue, de cadre, de mise en scène en rapport avec le terme de « regard » sous la forme d’une carte mentale avant de réaliser et d’installer votre production plastique.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • prendre conscience de l’importance du point de vue et interroger sa spécificité
    • comprendre cependant que certaines œuvres s’appréhendent par la déambulation, l’exploration, la découverte
    • saisir que l’œuvre se nourrit de l’expérience personnelle du spectateur, du regardeur.

    Questions

    En quoi le point de vue du spectateur peut-il faire partie du processus artistique ? Dans quelle mesure une production artistique peut-elle interagir avec son espace d’exposition ? Et en quoi cet espace peut-il devenir une partie de la production artistique ?

    Références artistiques possibles

    • Diego VELÁSQUEZ, Les Ménines, 1656, huile sur toile, 318×276 cm, Musée du Prado, palais du roi Philippe VI, Madrid (Espagne)
    • Eugène DELACROIX, La Liberté guidant le peuple, 1830, peinture à l’huile, 260×325 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Michel VERJUX, Deux portes de deux murs en vis-à-vis, 1984, installation, 2 projecteurs de diapositives, 2 parallélépipèdes rectangles en bois non peints, dimensions variables
    • Georges ROUSSE, Metz 5, 1993, installation (anamorphose)
    • Daniel BUREN, Dominant-Dominé, 1991, exposition Arguments topique au CAPC, Bordeaux
    • Chiharu SHIOTA, Over the Continents, 2014, installation, vielles chaussures, laine rouge
    • Felice VARINI, Concentrique, excentrique, 2018, anamorphose in-situ, cité de Carcassonne

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique

    Je ne tiens pas compte des conditions de réception de ma production et ne prête pas suffisamment attention à la présentation, y compris numérique.

    Je commence à prendre en compte les conditions de réception de ma production, mais ai besoin d’aide en ce qui concerne les modalités de présentation.

    +-

    Je prends en compte de manière satisfaisante les conditions de réception dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de présentation, y compris numérique.

    +

    Je considère avec soin les conditions de réception de ma production, en adaptant la présentation, y compris numérique, pour renforcer l’impact artistique de ma réalisation.

    ++

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : le point de vue du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    *Image mise en avant : Portrait noir et blanc de Thiago Matos – pexels.com

  • Focus

    Focus

    Réalisez un diptyque photographique où la différence de mise au point entre les deux photos d’une même scène révèle une histoire. Votre projet suppose au préalable quelques croquis pour une meilleure prise en compte de la prise de vue.

    Méthodologie

    1. Proposez une mise en scène de divers objets de telle sorte que celle-ci offre au spectateur une dimension narrative
    2. Réalisez la première prise de vue : une photographie mystérieuse en vous focalisant sur un point de la scène
    3. Puis sans changer le cadrage, photographiez à nouveau : la nouvelle mise au point dévoilera le mystère ; sachez que la différence entre ces deux photographies créera du sens et révèlera l’histoire
    4. Accentuez la dimension narrative en modifiant la mise en scène, en jouant avec les différents plans, la lumière et les autres moyens plastiques que vous jugerez nécessaires
    5. Reprenez les deux photographies autant de fois que nécessaire
    6. Rendez votre réalisation sous la forme d’un diptyque en utilisant l’application PicFrame.

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • aborder la question de la réalité, de l’image « vraie » dans la pratique photographique
    • comprendre que la photographie révèle les intentions du photographe
    • recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Questions

    Dans quelle mesure le photographe fait-il œuvre quand il prend une photo ? En quoi les choix de cadrage, de mise au point et de point de vue peuvent-ils faire sens ? Comment le photographe fait-il prendre conscience qu’une photographie peut être une démarche artistique ?

    Focus ou mise au point

    La mise au point est l’opération qui consiste, pour un photographe, à régler la netteté du sujet sur la photographie qu’il veut obtenir.

    Si la mise au point se fait pour une distance donnée, la zone de netteté acceptable à une certaine extension en deçà et au-delà de celle-ci. Cet intervalle est appelé profondeur de champ*. La mise au point n’implique pas toujours une image nette. Le flou peut être voulu par le photographe ou impossible à éviter pour des raisons matérielles. Le flou peut également être dû à un déplacement sensible de l’objet (flou cinétique) ou de l’appareil (flou de bougé) pendant la pose.

    La mise au point se fait par diverses méthodes, selon le type d’appareil utilisé.

    *La profondeur de champ décrit la zone d’une scène qui est considérée comme étant nette. Elle est affectée par plusieurs facteurs, mais elle est principalement liée à l’ouverture de votre objectif au moment de la prise de vue.

    Edward WESTON, Pepper No. 30, 1930
    William KLEIN, Gun 1, New York, October 1954
    Bernard PLOSSU, Les Alpes, 1970, épreuve argentique

    Références artistiques possibles

    • Edward WESTON, Pepper No. 30, 1930, tirage gélatino-argentique, 24 × 19 cm, MoMA, NY
    • Willy RONIS, Boulevard Richard Lenoir – Paris, 1946, épreuve argentique
    • Robert DOISNEAU, Le Baiser de l’Hôtel de ville, 1950, épreuve argentique
    • William KLEIN, Gun 1, New York, October 1954, 1954, épreuve argentique ; 50,5 × 40,5 cm, La Maison Européenne de la Photographie
    • Henri CARTIER-BRESSON, Alberto Giacometti, Galerie Maeght , Paris, 1961, 1961, tirage gélatino-argentique
    • Michael SNOW, Autorisation, 1969, épreuves argentiques instantanées (Polaroïd 55) et ruban adhésif sur miroir dans un cadre de métal, 54,5 × 44,5 cm, Musée des Beaux-arts du Canada, Ottawa
    • Bernard PLOSSU, Les Alpes, 1970, épreuve argentique

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique

    J’utilise difficilement les outils numériques.

    Je commence à expérimenter les outils numériques, mais ai besoin de plus de pratique pour les utiliser efficacement dans ma création artistique.

    +-

    Je recours de manière fiable aux outils numériques de captation et de réalisation pour enrichir ma création artistique.

    +

    J’utilise avec pertinence et de manière innovante les outils numériques et les mets au service de mon processus créatif et de mes productions artistiques.

    ++

    1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création

    Je n’exploite ni les informations ni la documentation iconique, pour soutenir mon projet.

    Je commence à recourir aux informations et à la documentation, notamment iconique, mais ai besoin de plus de pratique pour les intégrer de manière cohérente dans mon projet artistique.

    +-

    J’exploite les informations et la documentation, en particulier iconique, pour nourrir et enrichir mon projet de création.

    +

    J’utilise avec attention les informations et la documentation, notamment iconique, en les intégrant de manière perspicace et créative dans mon projet artistique.

    ++

    2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique

    J’ai du mal à faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité et d’engagement dans la conduite de mon projet.

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative et d’engagement dans la conduite de mon projet artistique, mais ai besoin de plus de maturité et d’esprit critique.

    +-

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite de mon projet artistique.

    +

    Je dirige de manière autonome et responsable mon projet artistique, en faisant preuve d’un esprit critique avancé et d’un engagement soutenu.

    ++

    4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre dans un contexte.

    +

    J’identifie avec précision et finesse les caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, démontrant ainsi une connaissance approfondie et nuancée de celle-ci.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition
    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    *Image mise en avant de Romain Vignes – unsplash.com

  • Portrait sans visage

    Portrait sans visage

    1. Concevez et créez une cagoule ou un masque artistique (: attention, un masque enveloppant). Son port doit exprimer une idée forte qui donne à voir son porteur autrement.
    2. Ensuite, réalisez Portrait à la cagoule ou Portrait au masque, un portrait photographique modifiant (voire perturbant) – de par la présence de la cagoule ou du masque, mais aussi par la mise en scène – la perception que le spectateur a habituellement du modèle. Votre projet (notes et croquis), réalisation de la cagoule ou du masque et prise de vue s’inspireront à votre gré du physique ou du psychique. 
      • physique : aspect extérieur général de quelqu’un, 
      • psychique : relatif à la pensée.
    #autoportrait #portrait #ressemblance #écart #masque #visage

    Portrait, cagoule et masque

    Un portrait est une œuvre picturale, sculpturale, photographique ou littéraire représentant une personne réelle ou fictive, d’un point de vue physique ou psychologique.

    Le portrait a différentes fonctions, au-delà de la volonté de perpétuer le souvenir d’une personne et de vouloir créer une image historique du commanditaire, il a souvent une fonction immédiate de représentativité. Il exprime souvent le désir d’ubiquité, à usage politique ou religieux. Pendant longtemps, il a été entendu que le portrait devait être l’exercice de figuration le plus mimétique, mais l’étude attentive de son histoire a pour le moins modéré ce jugement.

    La cagoule et le passe-montagne sont des couvre-chefs descendant en dessous du menton, masquant ainsi presque toute la tête et une partie du cou, à l’exception d’une ou plusieurs ouvertures réservées aux yeux et parfois à la bouche. La façon dont ils couvrent le visage garantissant un certain anonymat à celui qui la porte.

    Le masque assure de nombreuses fonctions, variables selon les lieux et l’époque. Simple protection, divertissement ou associé à un rite, œuvre d’art ou produit normalisé, il se retrouve sur tous les continents. Même lorsqu’il n’y exerce pas son rôle principal, le masque constitue lui-même une œuvre d’art en tant qu’il est fait de recherches formelles. Des artistes comme Auguste Rodin en sculptent ainsi sans leur impartir une autre fonction. Des masques originellement dévolus à des pratiques magiques ou mystiques inspirent également des peintres comme Georges Braque et Pablo Picasso au début du 20e siècle. Néanmoins, le masque apparaît souvent comme l’élément d’un costume, un accessoire destiné à changer l’allure de son porteur. Sa signification se précise alors à la lumière d’événements particuliers, comme le théâtre ou la fête.

    Questions

    En quoi le port d’un masque révèle-t-il une part d’invisible ? Dans quelle mesure le masque confectionné et le portrait photographique interrogent-ils notre rapport au réel ? En quoi la mise en scène opérée à la prise de vue participe-t-elle à la représentation de l’expression recherchée par la présence de l’accessoire ?

    Guillaume WEILER (designer), Dazzle Camouflage, 2015

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques
    • comprendre que l’écart peut être source d’expression
    • tirer parti de l’écart entre réalité et fiction.

    Références artistiques possibles

    • Gustave COURBET, Le Désespéré, 1844-1845, huile sur toile, 45 × 55 cm
    • Sonia DELAUNAY, costume pour les « Ballets Russes », 1909-1911
    • Sophie TAEUBER-ARP, costumes dada d’inspiration Hopi, 1922
    • Frida KAHLO, Les Deux Fridas, 1939, huile sur toile, 173 × 173,5 cm, Musée d’art moderne de Mexico
    • Francis BACON, Selfportrait, 1971, huile sur toile, 35,5 × 30,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Jean-Michel JOURNIAC, Hommage à Freud, 1972, photographies
    • Erwin WURM, One Minute Sculpture, 1998, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/Été, 2001, photographies numériques
    • Cindy SHERMAN, Clowns, 2003-2004, photographies
    • Daniel FIRMAN, Esther, 2004, installation
    • Sascha NORDMEYER, Hyperlip, prothèse de communication, 2009, objet de design en matière plastique rouge
    • Ben HEINE, Pencil vs Camera, depuis 2010, série de photographies. Les œuvres Pencil Vs Camera représentent des dessins réalisés, photographiés et tenus par Ben Heine dans un endroit spécifique. Elles marient la photographie et le dessin et ajoutent à des scènes ordinaires de nouveaux éléments surréels, visionnaires ou romancés.
      https://benheine.com/fr/art/pencil-vs-camera/
    • Hideki KUWAJIMA, Euphoria 100320 et Euphoria 100701, divers objets en matière plastiques, 2010
    • John STEZAKER, Mariage (Portrait cinématographique – collage) LXXXVIII, 2013
    • Willie COLE, Zebratown Mask 1, chaussures en cuir, 2013
    • Cf. bookface ou sleveface (: phénomène internet qui consiste pour une ou plusieurs personnes à être pris en photographie en posant avec une pochette de disque vinyle représentant des parties du corps, de façon à prolonger l’image de la pochette et ainsi créer une illusion)

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur

    Je ne mène pas à terme ma production, même avec l’accompagnement du professeur.

    Je commence à m’engager dans mon projet individuel, mais ai besoin de plus de soutien pour le mener à son terme.

    +-

    Je mène à terme ma production individuelle dans le cadre du projet accompagné par le professeur.

    +

    Je montre une réelle capacité à mener à bien une production individuelle souvent de manière autonome.

    ++

    3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques

    Je ne porte aucun regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel. Je ne sais pas apprécier la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Je commence à développer un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, mais ai besoin d’être guidé dans l’appréciation de la diversité des images.

    +-

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en reconnaissant la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    +

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en saisissant avec acuité la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques, et en tirant des influences pertinentes pour mes créations artistiques.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art ; les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini
    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • 2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
  • TƎЯƆƎƧ·SECRET

    TƎЯƆƎƧ·SECRET

    Proposez une production plastique mystérieuse dont le dispositif* de monstration (présentation) en révèle le secret**.

    #monstration #dispositif #installation #anamorphose #point de vue

    *Dispositif : ensemble des composantes de toutes natures (temporelle, spatiale, instrumentale, etc.) choisies dans un dessein particulier. La notion de dispositif est ici évoquée pour penser les structures visibles et invisibles, les machines à faire voir.

    **Secret : information connue que par un groupe réduit de personnes, qui est tenue d’être cachée, qu’il ne faut dire à personne.
    Termes connexes : mystérieux, confidentiel, clandestin, occulte, caché, inexplicable, insondable, ténébreux, souterrain, voilé, hermétique, obscur, dérobé, dissimulé, impénétrable, insaisissable, intime, intérieur, fuyant, renfermé, discret, réservé…

    Citations

    « Il n’est point de secrets que le temps ne révèle. » Jean Racine (dramaturge et poète)
    « Un secret n’existe que s’il est connu de quelqu’un. » Louis Scutenaire (écrivain et poète)
    « La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache. » André Malraux (écrivain, aventurier, homme politique et intellectuel)


    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que la réception d’une œuvre peut être conditionnée par son mode de présentation
    • s’interroger sur le dispositif de présentation et sur sa capacité à affecter le spectateur
    • penser la place du spectateur au sein du dispositif plastique, construire le regard de ce dernier, lui faire ressentir une expérience esthétique.

    Questions

    En quoi les dispositifs de présentation ont-ils une incidence sur le spectateur ? Dans quelle mesure les modalités d’exposition et le contexte de monstration changent-ils la perception de l’œuvre ?

    En quoi le désir d’expression, quel que soit le médium, induit-il une organisation, une syntaxe, des codes ?

    Références artistiques possibles

    • Hans HOLBEIN, Les Ambassadeurs, 1533, huile sur panneau, 207 × 209 cm, National Gallery, Londres
    • Giovanni STRAZZA, Vierge Voilée, 1850, sculpture de marbre, 48 cm
    • Marcel DUCHAMP, À bruit secret (With Hidden Noise),1916/1964, ficelle, laiton, vis, 12,7 × 15,2 × 15 cm
    • CHRISTO, Package on a Table (Empaquetage sur une table), 1961, guéridon, objets divers, bois, velours, toile, ficelle, peinture, enduit, 134,5 × 43,5 × 44,5 cm
    • Man RAY, L’Énigme d’Isidore Ducasse, 1920, machine à coudre, laine et ficelle
    • Piero MANZONI, Pacco, 1961, 45 × 45 cm, paquet scellé
    • Daniel BUREN, Diagonale pour un lieu, 1986, installation in situ, Le Magasin, Centre National d’Art Contemporain, Grenoble
    • Gregor SCHNEIDER, Der Wunschsohn (Le Fils désiré), 2004, silicone, vêtements, sac poubelle, 180 × 80 × 18 cm
    • Felice VARINI, Trois cercles désaxés, MAC VAL, 2005, peinture acrylique, dimensions variables
    • Christophe STEINBRENER & Rainer DEMPF, Delete!, 2005, https://www.steinbrener-dempf.com/portfolio-item/delete/
    • Ryan GANDER, I is… (IV), 2013, sculpture en marbre

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique

    Je ne tiens pas compte des conditions de réception de ma production et ne prête pas suffisamment attention à la présentation, y compris numérique.

    Je commence à prendre en compte les conditions de réception de ma production, mais ai besoin d’aide en ce qui concerne les modalités de présentation.

    +-

    Je prends en compte de manière satisfaisante les conditions de réception dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de présentation, y compris numérique.

    +

    Je considère avec soin les conditions de réception de ma production, en adaptant la présentation, y compris numérique, pour renforcer l’impact artistique de ma réalisation.

    ++

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci

    Je ne confronte pas mon projet à ma réalisation et ne parviens pas à l’adapter ou à le réorienter en conséquence.

    Je commence à confronter mon intention artistique avec la réalisation de mon projet, mais ai besoin de plus de pratique pour l’adapter ou le réorienter de manière satisfaisante.

    +-

    Je confronte mon intention artistique avec la réalisation de mon projet et ajuste ou réoriente ma démarche pour assurer la dimension artistique de celui-ci.

    +

    J’articule avec maîtrise la confrontation entre mon intention artistique et la réalisation de mon projet, en adaptant ou en réorientant ma démarche avec justesse pour garantir une dimension artistique convaincante.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    PostSecret est un projet artistique collaboratif organisé par Frank Warren, né à la fin de l’année 2004. L’artiste se propose de recevoir des cartes postales dans lesquelles les expéditeurs dévoilent anonymement un secret personnel. Ces cartes sont ensuite exposées chaque semaine sur un site internet de type blog.
    https://postsecret.com


    Marcel DUCHAMP, À bruit secret (With Hidden Noise), 1916/1964, ficelle, laiton, vis, 12,7 × 15,2 × 15 cm
    À bruit secret est considéré par Marcel Duchamp comme un « readymade aidé », c’est-à-dire réalisé collectivement. L’œuvre est en effet le fruit d’une collaboration avec le collectionneur Walter Arensberg et la dramaturge Sophie Treadwell. La passion d’Arensberg pour les écritures cryptées inspire les inscriptions gravées sur les plaques ; Treadwell contribue à leur traduction. Pour Duchamp, les lettres manquantes, remplacées par des points, évoquent ces enseignes au néon dans lesquelles certaines lettres restent parfois éteintes. Arensberg introduit en secret, dans la pelote de corde enserrée entre les deux plaques à vis, un objet que l’on entend si l’on secoue l’œuvre.


  • Lieu unique

    Lieu unique

    La forme du lieu d’exposition d’art change, de même que nous constatons le rapprochement, l’attachement des œuvres à des lieux artistiques de natures bien diverses. D’ailleurs, ces nouveaux lieux renouvellent la manière de regarder et d’apprécier les œuvres d’art tout en modifiant l’expérience de la « visite ».

    Concevez, dessinez, réalisez un lieu unique pour réceptionner un objet artistique préalablement choisi. Remarquez que le lieu sera essentiel dans la compréhension de l’œuvre.

    #exposition #réception #scénographie #muséographie #installation

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que le dispositif d’exposition donne lieu à un déploiement de l’œuvre dans l’espace et engendre un nouveau rapport au corps du spectateur,
    • saisir que la compréhension de l’œuvre peut s’établir à partir de différents points de vue,
    • voir que les caractéristiques du lieu (sens, forme) peuvent dialoguer avec l’œuvre qui y est
    • comprendre les intentions de l’artiste dans sa stratégie d’organisation d’une installation,
    • comprendre qu’un lieu peut agir en résonnance avec l‘artiste, l’œuvre, sa démarche et être source de création,
    • saisir que l’œuvre peut révéler le lieu et inversement (aspects historiques, sociologiques, sensibles).

    Questions abordées

    En quoi le lieu d’exposition d’une œuvre contemporaine participe-t-il à l’appréciation et au jugement que l’on s’en fait ? Quelle relation entretient l’œuvre avec son environnement d’exposition ? En quoi une production artistique peut-elle interagir avec son espace d’exposition ? Comment se construit la relation entre l’œuvre et l’espace qui l’accueille ?

    Vocabulaire

    • Cabinet de curiosités : pièce ou parfois meuble où sont entreposées et exposées des « choses rares, nouvelles, singulières ».
    • Dispositif de présentation : manière de présenter une œuvre artistique.
    • Mise en scène : présentation arrangée et organisée de différents éléments dans un espace donné : personnages, objets, costumes, accessoires, décors, mouvements, lumières pour créer un nouvel espace.
    • In situ : œuvre qui prend en compte le lieu où elle est installée.
    • Installation : mise en scène d’objets ou d’éléments constituant un environnement artistique.
    • White cube : type d’espace d’exposition (1970) qui a la forme d’une pièce aux murs blancs, généralement refermée sur elle-même.

    Méthodologie

    Avant de commencer à travailler par petits groupes (2 ou 3 élèves), posez-vous cette question essentielle :
    Qu’est-ce qui (quel processus*) peut changer le regard que l’on a habituellement sur un objet ?

    *Processus : suite continue d’opérations aboutissant à un résultat ; procédé

    1. La question de la présentation de l’objet est la plus souvent mise en avant. Celle-ci l’isole de son environnement par le biais d’un socle, d’un écrin. La présence d’un cartel près de l’objet attarde le regard du spectateur. Ces codes liés à l’univers des musées, galeries, accordent à l’objet un nouveau statut, plus précieux, et en changent immédiatement notre appréhension.
    2. Les sculptures mettant en scène des associations surréalistes attirent notre regard par leur étrangeté, on s’y attarde… Elles n’ont pas toujours de sens, mais elles ont suscité notre attention.
    3. Par définition, on accorde à un objet une fonction, mais que se passe-t-il si celle-ci est bousculée, supprimée, inversée ? Lorsque l’objet change de fonction, c’est son identité qui est touchée. Confronté à cette nouvelle fonction le spectateur est bousculé dans ses habitudes.

    Références artistiques possibles

    • Jean DUBUFFET, Le jardin d’hiver, 1968-1970, polyuréthane sur époxy, 480 × 960 × 550 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Robert SMITHSON, Spiral Jetty, 1970, boue, cristaux de sel, rochers, bois, eau, 457 × 4,5 m, Grand Lac Salé, Salt Lake City, Utah
    • David MACH, Aquarium, 1983, 924 bouteilles en verre, eau, colorant, 29 × 442 × 206 cm, lAC-FRAC Rhône Alpes
    • Christian BOLTANSKI, Théâtre d’ombres, 1984, installation, figurines en carton, papier, laiton, fil de fer, projecteur et ventilateur
    • Tony CRAGG, Palette, 1985, objets en plastiques déposés au mur, 186 × 178 cm. FRAC Bourgogne
    • Daniel BUREN, Les Deux Plateaux, 1986, marbre blanc et noir, plan d’eau, Cour d’honneur du Palais-Royal, Paris
    • Allan Mc COLLUM, Perfect vehicles, 1988, installation de 30 pots de 50 × 22 × 22 cm, acrylique sur plâtre. Musée de Grenoble
    • Jean-Pierre RAYNAUD, Container Zéro, 1988, carrelage blanc (joints noirs), acier peint, éclairage, 330 × 330 × 330 cm, surface au sol : 10 m2, Centre Pompidou, Paris
    • Daniel BUREN, Arguments topique, Dominant-Dominé, 1465 m2 à 11°28’42, mai 1991, travail in situ, capc Musée d’art contemporain de Bordeaux, Bordeaux
    • Barbara KRUGER, All violence is an illustration of a Pathetic Stereotype, 1991, installation, Mary Boone Gallery, NY
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1995, sculpture en acier
    • aluminium et plastique (roue : 2,8 × 16,3 × 3,2 m, guidon et sonnette : 7,2 × 6,2 × 4,7 m, selle : 3,5 × 7,2 × 4,1 m, pédale : 5,0 × 6,1 × 2,1 m). Parc de La villette, Paris
    • Jesús Rafael SOTO, Cube pénétrable, 1996, cadre aluminium laqué, tiges de résine, 450 × 500 × 400 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Cai GUO-QIANG, Inopportune: Stage One, 2004, neufs voitures et tubes lumineux multicolores, 487,7 × 182,9 cm, Seattle Art Museum
    • Claude LÉVÈQUE, Le Grand Sommeil, 2006, installation in situ de 1 350 m2, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine
    • Anish KAPOOR, Cloud Gate, 2006, sculpture, acier inoxydable polie, 10 × 20 × 13 m, 99,8 tonnes, Millenium Park, Chicago, États-Unis
    • George ROUSSE, Vitry, 2007, épreuve pigmentaire, photographie, 115 × 146 cm
    • Tadashi KAWAMATA, Cathédrale de chaises, 2007, installation, exposition «L’Emprise du Lieu», Expérience Pommery # 4, Domaine Pommery, Reims
    • Carlos AMORALES, Carlos Amorales Remix, 2010-2011, installation, Palazzo delle Espozioni, Rome

    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la mise en regard et en espace : ses modalités (présence ou absence du cadre, du socle, du piédestal, etc.), ses contextes (l’espace quotidien privé ou public, l’écran individuel ou collectif, la vitrine, le musée, etc.), l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres (lieux : salle d’exposition, installation, in situ, l’intégration dans des espaces existants, etc.),
    • la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché : découverte des modalités de présentation afin de permettre la réception d’une production plastique ou d’une œuvre (accrochage, mise en espace, mise en scène, frontalité, circulation, parcours, participation ou passivité du spectateur, etc.).

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’espace en trois dimensions : les interpénétrations entre l’espace de l’œuvre et l’espace du spectateur.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • Identifier et assumer sa part de responsabilité dans un processus coopératif de création.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.
    • Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Dissimulation

    Dissimulation

    Dissimulation : n. f. 12e siècle. Emprunté du latin dissimulatio, « dissimulation, feinte ».
    Dissimuler : v. tr. 14e siècle. Emprunté du latin dissimulare, « cacher, feindre ». Dérober une chose aux regards, à l’attention ; faire en sorte qu’elle passe inaperçue.

    « En suivant les indices que j’ai discrètement laissés à la prise de vue, le spectateur révélera l’objet singulier que j’ai dissimulé dans ma photographie ».

    #mise en scène #camouflage #voile

    Par différents moyens plastiques qui vous restent à élaborer, faites que votre objet – choisi et unique en son genre – ne devienne l’élément de votre photographie le moins voyant, mais réellement présent dans la scène photographiée (quelques indices révéleront d’ailleurs sa présence).

    Un soin tout particulier de la composition, du cadrage, de la mise au point et de l’éclairage est attendu à la prise de vue.

    Questionnement

    Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons, ce que nous regardons et percevons ?

    Références artistiques possibles

    • Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/
    • André MARE, Canon de 280 camouflé, 1915, encre de Chine et aquarelle sur papier (carnet)
    • Edward WADSWORTH, Liverpool shipping, 1918, gravure sur bois, 36,2 x 26,7 cm, The Met, NY
    • Pierre GATIER, Bateau camouflé en rade de Toulon, 1919, huile sur toile, 54,5 x 65 cm, Musée national de la Marine, Paris
    • Man RAY (1890-1976), L’Énigme d’Isidore Ducasse, 1920, objet inconnu enveloppé dans une étoffe
    • René MAGRITTE, La condition humaine, 1933, huile sur toile, 1 m x 81 cm, National Gallery of Art, Washington (détail en bandeau)
    • Salvador DALÍ, Marché d’Esclaves (avec le buste invisible de Voltaire), 1940, huile sur toile, 47 x 66 cm, The Dali Museum, St Petersburg, Floride, USA
    • Victor VASARELY, Zèbres, 1944, lithographie, 39 x 33 cm, Centre Pompidou, Paris
    Alain JACQUET, Camouflage Henri Matisse Luxe, Calme et Volupté, 1963,
    203 x 144 cm, Centre Pompidou, Paris
     
    • Alain JACQUET, Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, 1964, sérigraphie. Dans la série Camouflages (1961-1964), des formes abstraites recouvrent le sujet : l’image devient ambiguë, indéterminée. Elle se fend, se déguise, entre formes abstraites et figures identifiables. Alain Jacquet joue avec l’image et s’en amuse, avec un humour évident, à la transformer, à la détourner. Comme le veut le Pop Art, il mélange des images populaires et familières et des emprunts à l’art classique. Les superpositions, le jeu de mots et l’homonymie dissimulent – et révèlent – le regard de Jacquet, parfois critique, souvent très drôle.
    • Ana MENDIDIETA, Silueta Works in Iowa and Oaxaca Mexico, 1973-78, photographies
    • François ROUAN, Figures/paysages, 1977, gouache, encre, pastel et collage de papier sur papier, 76 x 57 cm
    • Andy WARHOL, Joseph Beuys in memoriam, 1986, sérigraphie, acrylique sur toile, 81 x 61cm, MoMA, NY
    • Franz ACKERMANN, Hiding Place II, 2000, acrylique sur toile, 190,2 x 280 cm
    • Desiree PALMEN, Interior camouflage, 2004, acrylique sur combinaison coton, photographie
    • Fred LEBAIN, Un printemps à New-York, 2009, photographies
    • Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
      http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
      https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/
    • Cecilia PAREDES, Corinthians-blue, 2014, photographie
    • Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016, installation, technique mixte. Shigeki Matsuyama s’inspire directement d’une technique de camouflage utilisée lors de la Première Guerre mondiale. https://www.sgk7.net/

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine