LUMIÈRE ! Scène 1, Acte I.

À partir d’un objet que vous aurez apporté, réalisez une mise en scène expressive de celui-ci en utilisant au mieux le matériel d’éclairage : ce dernier révèle par le jeu de lumière le caractère recherché… Ensuite, vous réaliserez une photographie en utilisant judicieusement les phylactères et onomatopées fournis sur lesquels sont notées des exclamations, afin d’accentuer davantage le caractère démonstratif de la scène.

Remarque : la pièce sera assombrie. Des lampes de poche et des filtres colorés seront mis à disposition.

Objectifs

La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

  • penser que la lumière, bien qu’élément immatériel, peut trouver sa place en tant que médium dans une réalisation plastique
  • comprendre que la lumière peut contribuer à faire passer une émotion dans une œuvre (: valeur et qualité expressive de la lumière).

Questions

En quoi la lumière peut-elle être exploitée pour ses qualités expressives ? Comment la lumière peut-elle transmettre une émotion au spectateur ?

Extrait du film Nosferatu (1922) de Friedrich Wilhelm Murnau

Références artistiques possibles

  • Johannes VERMEER, La Dame au collier de perles, huile sur toile, 55×45 cm, 1664
  • Claude MONET, Les Cathédrales de Rouen, série de 30 toiles, de 1892 à 1894
  • Casimir MALEVITCH, costumes, scénographie et lumières de Victoire sur le soleil, opéra dern1913
  • Robert WIENE, Le cabinet du Dr Caligari, film, 1919
  • Friedrich Wilhelm MURNAU, Nosferatu, 1922
  • Charles LAUGHTON, La nuit du chasseur, film, 1955 (photogramme mis en bandeau)
  • Christian BOLTANSKI, Théâtre d’ombres, installation, 1984
  • Michel OCELOT, Princes et Princesses, animation, 2000
  • Charles BURNS, Black Hole, bande dessinée, 12 volumes de 1995 à 2005
  • Ted PIM, Ford Factory, Belfast, peinture murale, 2014
Charles BURNS, Extrait d’une planche de Black Hole, 1995-2005

Références au programme du cycle 3


Questionnement(s)

La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre :

  • les qualités physiques des matériaux : caractéristiques des matériaux, incidences de leurs caractéristiques sur la pratique plastique en volume, sur l’invention de formes ou de techniques, sur la production de sens,
  • les effets du geste et de l’instrument : les qualités plastiques et les effets visuels obtenus par la mise en œuvre d’outils, de médiums et de supports variés
  • la matérialité et la qualité de la couleur : la compréhension des dimensions sensorielles de la couleur, notamment les interrelations entre quantité et qualité.

Compétences disciplinaires

Composantes plasticiennes

– Expérimenter, produire, créer

  • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
  • 1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

– Mettre en œuvre un projet artistique

  • 2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

  • 3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

Composantes culturelles

– Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

  • 4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.