À l’aube de l’Humanité, dans le désert , une tribu de préhumains subit les assauts répétés d’une bande rivale, qui lui dispute un point d’eau. La découverte d’un monolithe noir (parfaitement parallélépipédique) inspire au chef des assiégés un geste inédit et décisif. Brandissant un os, il passe à l’attaque et vainc ses adversaires. Le premier instrument est né.

Aujourd’hui sont découverts trois nouveaux monolithes (parallélépipèdes de couleur unie – un rouge, un vert, un bleu, aux proportions différentes de celui du film). Vous les matérialiserez sur la photographie distribuée en prenant soin de respecter les règles de la perspective et en plaçant les ombres propres et portées.
#perspective #projet #géométrie

Quelques rappels sur la perspective

1. Point de vue normal : Le niveau des yeux coïncide toujours avec la ligne d’horizon de l’image. Si le spectateur est debout. La ligne d’horizon est à hauteur de ses yeux.
2. Point de vue haut : Si le spectateur se tient sur une échelle, en face de la même scène, la ligne d’horizon se trouve encore au niveau de ses yeux, mais le sol occupe une plus grande place.
3. Point de vue bas : Si le spectateur est à terre, le sol occupe une moins grande place dans la représentation.

4. Le point de fuite : Dans cette perspective centrale, à point de fuite unique, l’espace est réduit à une pièce cubique, avec un pavement en damier, des murs et un plafond. Toutes les parallèles orthogonales au plan de représentation – lignes du pavement, bords de la table, bases et sommets de la fenêtre et de la porte – fuient vers un seul point de fuite central (PF) situé sur la ligne d’horizon (LH).

5. Le point de distance : Le point de distance (PD) est le point vers lequel convergent les diagonales d’un pavement. Il est situé sur la ligne d’horizon (LH). Il est situé à 45° du point de fuite et permet de déterminer le point de vision.
Objectifs
La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :
- représenter une vue subjective en utilisant des notions de perspective suivant le point de vue choisi
- travailler la question de la profondeur et de la planéité
- mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques en fonction de leurs effets.
Questions
En quoi une représentation sur une surface bidimensionnelle impose ou prend en compte plus de deux dimensions ? Par quelles règles, la représentation de l’espace tridimensionnel est-elle régie ? Dans quelle mesure la représentation en perspective est-elle l’imitation illusoire du réel ?
Références artistiques possibles
- Piero DELLA FRANCESCA (416-1492), La cité idéale d’Urbino, 1475-1480, huile sur panneau de bois, 67,7×239,4 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino – https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cité_idéale_(Urbino)
- Léonard DE VINCI (1452-1519), L’Annonciation, 1472-1474, huile sur bois, 98×217 cm, Galerie des Offices, Florence
- Carlo CRIVELLI, L’Annonciation d’Ascoli (ou L’Annonciation avec Saint Emidio), 1486, tempera et huile, 207×146,5 cm
- Jan VERMEER, La Leçon de musique, 1660, huile sur toile, 73×64,5 cm
- Meindert HOBBEMA (1638-1709), L’Allée de Middelharnis, 1689, huile sur toile, 103×141 cm
- CANALETTO (1697-1768), Grand Canal avec S. Simeone Piccolo, 1738, huile sur toile, 125×205 cm, National Gallery, Londres
- William HOGARTH (1697-1764), Perspectives absurdes, 1754, gravure
- Berenice ABBOTT, Canyon: Broadway and Exchange Place, New York, 1936, photographie
Références au programme du cycle 4
Questionnement(s)
La représentation ; images, réalité et fiction :
- la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
- le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition ; l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation
L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :
- l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit.
Compétences disciplinaires
Composantes plasticiennes
– Expérimenter, produire, créer
- 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
- 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)
– Mettre en œuvre un projet artistique
- 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
– S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité
- 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
Composantes culturelles
– Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art
- 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
