Étiquette : Perspective

  • Trois monolithes

    Trois monolithes

    À l’aube de l’Humanité, dans le désert , une tribu de préhumains subit les assauts répétés d’une bande rivale, qui lui dispute un point d’eau. La découverte d’un monolithe noir (parfaitement parallélépipédique) inspire au chef des assiégés un geste inédit et décisif. Brandissant un os, il passe à l’attaque et vainc ses adversaires. Le premier instrument est né.

    2001, L’Odyssée de l’Espace (2001 : A Space Odyssey ), Stanley KUBRICK, 1968

    Aujourd’hui sont découverts trois nouveaux monolithes (parallélépipèdes de couleur unie – un rouge, un vert, un bleu, aux proportions différentes de celui du film). Vous les matérialiserez sur la photographie distribuée en prenant soin de respecter les règles de la perspective et en plaçant les ombres propres et portées.

    #perspective #projet #géométrie

    Quelques rappels sur la perspective

    1. Point de vue normal : Le niveau des yeux coïncide toujours avec la ligne d’horizon de l’image. Si le spectateur est debout. La ligne d’horizon est à hauteur de ses yeux.
    2. Point de vue haut : Si le spectateur se tient sur une échelle, en face de la même scène, la ligne d’horizon se trouve encore au niveau de ses yeux, mais le sol occupe une plus grande place.
    3. Point de vue bas  : Si le spectateur est à terre, le sol occupe une moins grande place dans la représentation.


    4. Le point de fuite : Dans cette perspective centrale, à point de fuite unique, l’espace est réduit à une pièce cubique, avec un pavement en damier, des murs et un plafond. Toutes les parallèles orthogonales au plan de représentation – lignes du pavement, bords de la table, bases et sommets de la fenêtre et de la porte – fuient vers un seul point de fuite central (PF) situé sur la ligne d’horizon (LH).


    5. Le point de distance : Le point de distance (PD) est le point vers lequel convergent les diagonales d’un pavement. Il est situé sur la ligne d’horizon (LH). Il est situé à 45° du point de fuite et permet de déterminer le point de vision.

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • représenter une vue subjective en utilisant des notions de perspective suivant le point de vue choisi
    • travailler la question de la profondeur et de la planéité
    • mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques en fonction de leurs effets.

    Questions

    En quoi une représentation sur une surface bidimensionnelle impose ou prend en compte plus de deux dimensions ? Par quelles règles, la représentation de l’espace tridimensionnel est-elle régie ? Dans quelle mesure la représentation en perspective est-elle l’imitation illusoire du réel ?

    Références artistiques possibles

    • Piero DELLA FRANCESCA (416-1492), La cité idéale d’Urbino, 1475-1480, huile sur panneau de bois, 67,7×239,4 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino – https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cité_idéale_(Urbino)
    • Léonard DE VINCI (1452-1519), L’Annonciation, 1472-1474, huile sur bois, 98×217 cm, Galerie des Offices, Florence
    • Carlo CRIVELLI, L’Annonciation d’Ascoli (ou L’Annonciation avec Saint Emidio), 1486, tempera et huile, 207×146,5 cm
    • Jan VERMEER, La Leçon de musique, 1660, huile sur toile, 73×64,5 cm
    • Meindert HOBBEMA (1638-1709), L’Allée de Middelharnis, 1689, huile sur toile, 103×141 cm
    • CANALETTO (1697-1768), Grand Canal avec S. Simeone Piccolo, 1738, huile sur toile, 125×205 cm, National Gallery, Londres
    • William HOGARTH (1697-1764), Perspectives absurdes, 1754, gravure
    • Berenice ABBOTT, Canyon: Broadway and Exchange Place, New York, 1936, photographie

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition ; l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
  • De la grille au tableur

    De la grille au tableur

    À partir d’un des croquis d’observation réalisés, créez un paysage en détournant la fonction de remplissage de couleur des cellules du tableur LibreOffice Calc (ou Excel).
    Pour vous aider, quadrillez la surface de votre dessin préparatoire (cf. mise au carreau*) et régler la hauteur des lignes et la largeur des colonnes du tableur à 0,5 cm (Formats>Lignes>Hauteur et Formats>Colonnes>Largeur).

    Le perspectographe, appelé aussi fenêtre de Dürer, est un dispositif destiné à transposer les formes d’un objet tridimensionnel dans un plan, de façon à en obtenir le dessin en perspective.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • représenter par le dessin et organiser en deux dimensions des objets observés
    • utiliser les fonctions de base d’un ordinateur et de logiciels
    • exploiter en les détournant des qualités fonctionnelles et expressives des outils numériques
    • reconnaître différents statuts de l’objet
    • identifier et décrire quelques œuvres d’artistes liées à la question traitée en les situant chronologiquement.

    Questions

    Quelles formes plastiques émergent de la collaboration des arts plastiques et de l’art digital ? Dans quelle limite les nouvelles technologies génèrent-elles de nouvelles formes artistiques ? En quoi le processus de production de l’œuvre peut-il être visible dans sa réalisation ?

    Références artistiques possibles

    • Robert CAMPIN, Sainte-Véronique avec le voile, 1410, huile sur bois de chêne, 61 ×151,5 cm, Musée Städel, Francfort-sur-le-Main
    • Piero POLLAIUOLO, L’annonciation, 1470, huile sur bois, 150 × 174 cm, Galerie de peintures (Gemäldegalerie) de Berlin
    • Léonard De VINCI, Étude en perspective de l’Adoration des Mages, 1481, plume et encre brune, crayon d’argent et réhauts de blanc, 0.29 × 16, 5 cm, Cabinet des estampes, Florence
    • Jacques Louis DAVID, Le serment des Horaces, 1785, 329,8 × 424,8 cm
    • Paul KLEE, Coupoles rouges et blanches, 1914, aquarelle et gouache sur papier sur carton24 × 36 cm, Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf
    • Piet MONDRIAN, Tableau n°1, 1921-1925, huile sur toile, 75,5 × 65,5 cm
    • Gerhard RICHTER, Spectrum color arranged by chance III, 1951, configurations/combinaisons aléatoire de grilles chromatiques agencé par un programme informatique
    • Lars ARRHENIUS, Playtime, 2008, aménagement d’une station de métro, Stockholm
    • Daniel ROZIN, Wooden Mirror, 2014, pièces de bois, moteurs, caméra vidéo, électronique de commande, logiciel personnalisé, microcontrôleur, 183 × 183 × 20 cm

    Mise au carreau

    La mise au carreau est la technique de carroyage utilisée en dessin et peinture pour permettre ou faciliter la copie d’une œuvre, avec un changement d’échelle si nécessaire.

    Le dessinateur marque le travail original de lignes perpendiculaires qui forment des carreaux égaux et prépare le nouveau support de la même manière. Il repère ensuite les lignes principales de chaque carreau par rapport à ses bords.

    La mise au carreau facilite le respect des proportions en décomposant les formes et les tracés en petites sections.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_au_carreau
    Exercice à partir d’un motif de Space Invaders


    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique

    J’utilise difficilement les outils numériques.

    Je commence à expérimenter les outils numériques, mais ai besoin de plus de pratique pour les utiliser efficacement dans ma création artistique.

    +-

    Je recours de manière fiable aux outils numériques de captation et de réalisation pour enrichir ma création artistique.

    +

    J’utilise avec pertinence et de manière innovante les outils numériques et les mets au service de mon processus créatif et de mes productions artistiques.

    ++

    1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques

    J’ai du mal à explorer les différents champs de la pratique plastique et leurs hybridations.

    J’explore certains champs de la pratique plastique, mais n’aborde pas encore les hybridations avec les pratiques numériques de manière approfondie.

    +-

    Je considère différents champs de la pratique plastique et leurs hybridations, y compris avec les pratiques numériques, dans le cadre de ma création artistique.

    +

    J’explore et exploite avec justesse tous les champs de la pratique plastique et leurs hybridations, en intégrant de manière innovante les pratiques numériques dans mes réalisations.

    ++

    2.3 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles

    J’ai du mal à me repérer dans les différentes étapes de réalisation d’une production plastique et n’anticipe pas les difficultés éventuelles.

    Je commence à me repérer dans les étapes de réalisation d’une production plastique, mais ai besoin de plus de pratique pour anticiper les difficultés.

    +-

    Je me repère dans les étapes de réalisation et anticipe les difficultés éventuelles lors de ma création artistique.

    +

    Je planifie et organise efficacement les étapes de réalisation de ma production plastique, en anticipant habilement les difficultés et en ajustant ma démarche en conséquence.

    ++

    4.1 – Reconnaître et connaître des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt

    J’ai des difficultés à connaître et à reconnaître des œuvres de différentes époques et domaines artistiques, ainsi qu’à en saisir le sens et l’intérêt.

    Je commence à découvrir des œuvres de différentes époques et domaines artistiques, mais ai besoin de plus de connaissances pour en saisir pleinement leur sens et leur intérêt.

    +-

    Je connais et reconnais de manière fiable des œuvres de domaines et d’époques variés, et saisis le sens et l’intérêt artistique de chacune d’entre elles.

    +

    Je connais et reconnais des œuvres de domaines et d’époques variés, et saisis avec finesse leur sens et leur intérêt, et sais les intégrer de manière pertinente dans ma propre démarche artistique.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition
    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : art abstrait, informel, concret, etc.
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les incidences du numérique sur la création des images fixes et animées, sur les pratiques plastiques en deux et en trois dimensions.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports) : les dialogues entre pratiques traditionnelles et numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.3 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    Source : TraAM, académie de Grenoble, Julien Macias et Romuald Masset

  • Petits cubes

    Petits cubes

    Dessinez une architecture ludifiée en utilisant la perspective isométrique.

    #pixel art #isometric #architecture

    Questions abordées

    Dans quelle mesure la technique du numérique peut-elle créer l’esthétique d’une œuvre ? En quoi l’aspect technique de la création peut-il faire œuvre ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • aborder une pratique du numérique au service de la production d’une image,
    • s’approprier une technique,
    • s’interroger sur l’esthétique de image numérique.

    Le pixel art isométrique

    Une des façons de faire du pixel art, est de réaliser des compositions en utilisant la perspective isométrique.
    Cette perspective a l’avantage de permettre des représentations de toutes tailles, et extensibles à l’infini. La perspective est différente de celle à point de fuite : si on compare deux objets de même taille, l’un placé au premier plan, et l’autre plus éloigné, tous deux conserveront sur la composition la même taille (ce qui est éloigné n’est ni plus petit ni moins visible).

    Dans l’univers du pixel art, cette perspective offre plusieurs possibilités de création : favicon, dollz, avatars, sprite comics…

    La perspective isométrique et le jeu vidéo

    Voxel

    Le voxel, mot-valise créé en contractant « volume » et « pixel » (ce dernier est lui-même une contraction de « picture » et « element »), est à la 3D ce que le pixel est à la 2D. Il stocke une information physique (couleur, densité, intensité, etc.) d’un point d’un volume sur un maillage régulier. Ses coordonnées spatiales, voire temporelles, ainsi que sa taille ou d’autres informations telles qu’une matière sont stockées parfois avec sa valeur, parfois en parallèle.

    Voxel

    Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Voxel

    Références artistiques possibles

    • Antonello da MESSINA, Saint Jérôme dans son étude, 1475, huile sur panneau de tilleul, 45,7 × 36,2 cm, National Gallery, Londres. https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Jérôme_dans_son_étude_(Antonello_de_Messine)
    • Piero Della FRANCESCA ou Luciano LAURANA ou Francesco Di GIORGIO ou Melozzo de FORLI, La Cité idéale, 1475-1490, tempera sur panneau, 67,7 × 239,4 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cité_idéale_(Urbino)
    • Piero della FRANCESCA, La Flagellation du Christ, 1444-1478, tempera sur bois de peuplier, 58,4 × 81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Flagellation_du_Christ_(Piero_della_Francesca)
    • CANALETTO, Le Grand canal et San Simeone Piccolo, 1738, huile sur toile, 125 × 205 cm, National Gallery, Londres.
    • M. C. ESCHER, Autre monde, 1947, gravure sur bois mise en couleur, 32 × 26 cm.
    • Theo VAN DOESBURG et Cornelis VAN EESTEREN, Contra-Construction Project (Axonometric), 1923, gouache sur lithographie, 57,2 × 57,2 cm, MoMA, NY.
    • Victor VASARELY, Duo-2, 1967, gouache et acrylique sur bois, 31,1 × 40,6 cm.
    • eBoy, @eboarts – https://www.instagram.com/eboyarts/ 
    • Miguel CHEVALIER, Janus, 2013, impression 3D en sable de silice et résine, 100 × 100 × 100 cm

    Maison-atelier de Theo Van Doesburg, 1929

    Selon Theo VAN DOESBURG, l’architecture devait être abordée d’une manière entièrement nouvelle, ce qui, selon lui, donnerait finalement naissance à un agrégat universel de peinture de chevalet, de sculpture et d’architecture. Comme le suggère ce dessin axonométrique pour une maison privée qui n’a jamais été construite, l’architecture, animée par des couleurs plates, devait être économique et dynamique, avec des éléments planaires équilibrés de manière asymétrique autour d’un noyau ouvert. De telles structures permettraient à l’individu moderne d’atteindre l’harmonie avec son environnement.

    Maquette de la maison-atelier Van DOESBURG, 1929

    Villa Savoye, 1929

    Villa Savoye, Le Corbusier, Poissy, 1929

    La villa Savoye a été construite par les architectes Le CORBUSIER et Pierre JEANNERET entre 1928 et 1931. Chef-d’œuvre de renommée internationale, elle est la parfaite application de la théorie des « cinq points d’une architecture nouvelle » développée par l’architecte suisse : les pilotis, les toits jardins, le plan libre, la fenêtre en longueur et la façade libre. Villa de week-end pour la famille Savoye, Le Corbusier les décrit comme des clients dépourvus totalement d’idées préconçues : ni modernes, ni anciens. Elle est le résultat de plusieurs années de recherches formelles, qui aboutirent au bouleversement des codes traditionnels de l’habitat domestique. Le bâtiment en forme de parallélépipède blanc et à la surface lisse, ouvert de fenêtres en bandeau, soutenu par de fins pilotis et surmonté d’un toit terrasse, est posé au milieu d’une pelouse : c’est un véritable manifeste d’une architecture nouvelle.


    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive

    J’ai du mal à m’engager dans une réflexion artistique personnelle et à établir des liens avec ma propre pratique.

    Je commence à explorer des questions artistiques, mais ai des difficultés à les approfondir de manière réflexive.

    +-

    Je m’approprie des questions artistiques en les reliant à ma pratique et en développant une réflexion personnelle.

    +

    Je fais preuve d’une réflexion approfondie et originale sur mon travail artistique, en m’appropriant des questions artistiques complexes.

    ++

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées

    J’ai des difficultés à établir des liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    Je commence à percevoir certains liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe, mais ceux-ci restent évidents ou imprécis.

    +-

    J’établis des liens pertinents entre mon travail et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    +

    J’établis des liens complexes et nuancés entre mon travail, les œuvres et les démarches artistiques observées en classe, démontrant une compréhension approfondie.

    ++

    4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre dans un contexte.

    +

    J’identifie avec précision et finesse les caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, démontrant ainsi une connaissance approfondie et nuancée de celle-ci.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les incidences du numérique sur la création des images fixes et animées, sur les pratiques plastiques en deux et en trois dimensions.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : les évolutions repérables sur la notion d’œuvre et d’artiste, de créateur, de récepteurs ou de public ; les croisements entre arts plastiques et les sciences, les technologies, les environnements numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir un projet artistique, le mener à son terme.
    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    – S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    *Image de PikiSuperstar – freepik.com

  • Par le trou de la serrure

    Par le trou de la serrure

    Décrivez dans un court texte d’imagination le point de vue d’un personnage caché derrière une porte observant au travers le trou de la serrure une scène particulièrement étrange et intrigante.

    Réalisez un récit graphique en trois parties restituant ce qu’il voit. La scène représentée devra tenir compte de la situation singulière et révéler l’intrigue.

    #triptyque #BD #narration

    Dans un second temps, créez un dispositif de présentation mettant le spectateur dans la même situation que le personnage observateur.

    Questions

    En quoi la volonté de raconter induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ? En quoi la succession des points de vue crée-t-elle une narration ? De quelle façon le choix du cadrage et du point de vue peut-il faire sens ? Comment votre intention initiale devient-elle lisible aux yeux du spectateur ? Le titre de la réalisation dirige-t-il la compréhension de votre réalisation ?

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • créer un récit graphique
    • exploiter avec pertinence le cadrage et les points de vue objectifs et subjectifs dans leur réalisation
    • réaliser une prémisse de perspective
    What? photographie de Brett SAYLES (pexels.com)

    Perspective

    Références artistiques possibles

    • Piero della FRANCESCA, La Flagellation du Christ, 1410-1420, huile et tempera sur panneau de bois, 59 x 82 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Flagellation_du_Christ_(Piero_della_Francesca)
    • Jan Van EYCK, Les Époux Arnolfini, 1434, huile sur panneau de chêne, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres
    • Carlo CRIVELLI, Annonciation d’Ascoli, 1486, huile et tempera, 207 x 147 cm, National Gallery, Londres. https://fr.wikipedia.org/wiki/Annonciation_d’Ascoli
    • Diego VÉLASQUEZ, Les Ménines, 1656, huile sur toile, 316 x 276 cm, Musée du Prado, Madrid
    • Henri CARTIER-BRESSON, Bruxelle, 1932, cabinet de la photographie, Centre Pompidou, Paris
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1. la chute d’eau 2. le gaz d’éclairage…, 1946-1966, installation, 153 x 111 x 300 cm, Philadelphia Museum of Art
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d’eau 2° le gaz d’éclairage…, 1946-1966, installation, 153 x 111 x 300 cm, Philadelphia Museum of Art
    • Alfred HITCHCOCK, Rear Window (Fenêtre sur cour), 1954, avec James Stewart et Grace Kelly, 109 min et Psycho (Psychose), 1960, avec Anthony Perkins et Janet Leigh, 109 min
    • Duane MICHALS, Things are queer, suite de neuf photographies, 1973.
      Les jeux entre les espaces perçus et les changements d’échelle lors de la lecture des différentes images font perdre les repères au spectateur, plaçant le spectateur en face des contradictions entre ce qui est vu et ce qu’il pense voir.
    • Mac ADAMS, The Mysteries, 1973-1980, série photographique. http://www.macadamsstudio.com
    • Jacques MONORY, Antoine no6, 1974, sérigraphie sur papier Vélin, 53 x 73 cm
    • Sophie CALLE, La filature, 1981, diptyque composé de textes et de photographies, Centre Pompidou, Paris.
      « Selon mes instructions, dans le courant du mois d’avril 1981, ma mère s’est rendue à l’agence Duluc détectives privés. Elle a demandé qu’on me prenne en filature et a réclamé un compte rendu écrit de mon emploi du temps ainsi qu’une série de photographies à titre de preuves. » Le récit à double-voix pose la question de la subjectivité. Qui observe qui ?

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle, la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • ISOcity

    ISOcity

    Dessinez une ville délirante en utilisant la perspective isométrique.

    #isometric #pixelart

    La perspective isométrique est une méthode de représentation en perspective dans laquelle les trois directions de l’espace sont représentées avec la même importance, d’où le terme (: le préfixe iso signifie égal).

    exemple
    La perspective isométrique et le jeu vidéo

    Utilisation dans les jeux vidéo

    Un certain nombre de jeux vidéo mettant en œuvre des personnages utilisent une vue objective en perspective isométrique (rapport 2:1) ; on parle souvent, dans ce domaine, de perspective ¾. D’un point de vue pratique, cela permet de déplacer les éléments graphiques (sprites) sans en changer la taille, ce qui était indispensable lorsque les ordinateurs étaient peu puissants, et présente toujours un grand intérêt pour les consoles de poche.
    Source Wikipédia

    Références artistiques

    Croquis et maquette 3D de la Maison d’artiste de Theo Van Doesburg
    • Antonello da MESSINA, Saint Jérôme dans son étude, 1475, huile sur panneau de tilleul, 45,7 x 36,2 cm, National Gallery, Londres. https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Jérôme_dans_son_étude_(Antonello_de_Messine)
    • Piero Della FRANCESCA ou Luciano LAURANA ou Francesco Di GIORGIO ou Melozzo de FORLI, La Cité idéale, 1475-1490, tempera sur panneau, 67,7 x 239,4 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cité_idéale_(Urbino)
    • Piero della FRANCESCA, La Flagellation du Christ, 1444-1478, tempera sur bois de peuplier, 58,4 x 81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Flagellation_du_Christ_(Piero_della_Francesca)
    • Carlo CRIVELLI, L’Annonciation d’Ascoli avec Saint Emidius, 1486, tempera et huile, 207 x 146,5 cm, National Gallery, Londres.
    • CANALETTO, Le Grand canal et San Simeone Piccolo, 1738, huile sur toile, 125 x 205 cm, National Gallery, Londres.
    • William HOGARTH, Perspective absurde, 1754, gravure.
    • M. C. ESCHER, Autre monde, 1947, gravure sur bois mise en couleur, 32 x 26 cm.
    • Theo VAN DOESBURG et Cornelis VAN EESTEREN, Contra-Construction Project (Axonometric), 1923, gouache sur lithographie, 57,2 x 57,2 cm, MoMA, NY.
    • Victor VASARELY, Duo-2, 1967, gouache et acrylique sur bois, 31,1 x 40,6 cm.
    • eBoy, @eboarts – https://www.instagram.com/eboyarts/ – détail en bandeau.
    eBoy

    Questionnements

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.

    Compétences

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Enfoncement

    Enfoncement

    Par répétition d’une même forme, vous réaliserez une composition abstraite donnant à voir au spectateur un effet de profondeur.  

    #perspective

    Questionnement

    Comment l’effet de profondeur peut-il être représenté sans autres possibilités que d’utiliser une forme préétablie ? Quels subterfuges allez-vous devoir opérer ? Quelles sont les qualités produites par les superpositions et juxtapositions des formes ?

    Méthodologie

    À partir des variations de la forme que vous aurez choisie (éventuellement obtenues par agrandissement ou étirement), créez une collection de papiers découpés et colorés.

    Ensuite, organisez-les sur votre support peint ou non afin de créer un effet de profondeur, un effet d’enfoncement de la surface. Pour cela, rassemblez les formes, juxtaposez-les, superposez-les pour observer les effets produits. Faites plusieurs tentatives, jusqu’à trouver l’organisation qui vous permet d’exprimer au mieux l’effet recherché tout en produisant une composition abstraite de qualité.

    Vous êtes dans une phase d’expérimentation, vous permettant de faire apparaitre la profondeur par plans colorés. Notez dans votre bloc-notes les effets de la lumière, de la couleur, de l’étalement des plans, de l’échelle des objets, de l’organisation de la surface…

    Temps de travail indicatif : 40 min.

    Perspective

    La perspective est l’ensemble de techniques graphiques et picturales destinées à représenter l’effet de profondeur d’un objet ou d’une scène dans une image réalisée sur une surface plane (feuille, tableau, mur, écran).

    La complexité des procédés de représentation de la profondeur sur une surface dépend des suppositions de départ de la construction. Les plus simples, comme la perspective cavalière, présentent un résumé des vues en plan et en élévation, plutôt qu’une représentation réaliste. La perspective cavalière suppose un observateur placé à une distance et une hauteur infinies dans une direction oblique par rapport au sujet, capable cependant d’en voir parfaitement tous les détails. La volonté de susciter une illusion de profondeur aboutit à des techniques plus complexes, parentes de la géométrie descriptive. Source Wikipédia

    Références artistiques

    • Jean ARP, Sans titre, 1916-17, collage papiers couleur arrangés au hasard, 46,5 x 34,6, MoMA
    • Lioubov POPOVA, Composition architectonique, 1916, huile sur panneau, 59,5 x 39,5 cm
    • Piet MONDRIAN, Broadway Boogie Woogie, 1942-1943, huile sur toile, 127 x 127 cm. Le peintre condense sur la toile les aspects sonores et visuels de New York des années 40. Il codifie les éléments du paysage urbain pour en saisir la quintessence. L’agencement des rues, des buildings et son climat visuel et sonore font écho à ses préoccupations plasticiennes.
    • Robert DELAUNAY, Disque relief, 1936, gouache, sable et crayon sur papier, 55,2 x 96,8 cm
    • M.C. ESCHER, Two Birds, 1938, gravure sur bois. Regular Division of the Plane  est une série de dessins commencée en 1936. Les images sont basées sur le principe de la réflexion glissée du pavage : des formes ou des combinaisons de formes irrégulières s’imbriquent parfaitement pour couvrir toute la surface d’un plan.
    • Henri MATISSE, La Tristesse du roi, 1952, papiers gouachés, découpés, marouflés sur toile, 292 x 386 cm, MNAM, Paris
    • Frank STELLA,Tomlinson Court Park I, 1959, peinture émaillée noire sur toile, 220 x 280 cm. À la fin des années 50, avec ses Black Paintings, motifs symétriques constitués de larges bandes noires, Frank Stella rechercha les lois objectives de la perception. Partant de là, il commença à redéfinir les conditions de la peinture : comment pouvait-on par exemple accroître l’expressivité des formes géométriques fondamentales en rompant avec la forme classique du tableau défini par le châssis ?
    • Bridget RILEY, Movement in Squares, 1961, tempera sur panneau, 123 x 121 cm (portrait de l’artiste en bandeau). L’exposition The Responsive Eye en 1965 à New York au Museum of Modern Art, et à laquelle elle prend part avec Josef Albers, Victor Vasarely, Yaacov Agam et Richard Anuszkiewicz, attirera l’attention sur ce qui deviendra l’Op Art.
    • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 201 x 302 cm, Moderna Museet, Stockholm
    • Pierre BURAGLIO, Agrafage, 1966, chutes de toile agrafées, 220 x 110 cm, collection Gilles et Nadège Blanckaert
    • Louis CANE, Papier découpé et collé, 1967, huile sur papier découpé et collé, 235 x 155 cm
    • Louis CANE, Toile tamponnée, 1967, encre sur toile de drap, 300 x 228 cm
    • Josef ALBERS, Homage to the Square, Open outwards, 1967, huile sur masonit, 121 x 121 cm
    • Pierre BURAGLIO, Gauloises bleues, 1978, assemblage de paquets de cigarettes, 239 x 198 cm, collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne
    • Andreas GURSKY, 99 Cent, 1999, photographie couleur sous Diasec, 206,5 x 337 x 5,8 cm
    • Claude VIALLAT, Sans titre – 2009/371, 2009, acrylique sur toile, 727 x 595 cm
    • Damián ORTEGA, Champ de vision, 2008, installation, 6000 plaques translucides acryliques de couleur (jaune, magenta, cyan) et fil d’acier, 12 x 5 x 5 m
    • Kumi YAMASHITA, Origami, 2011, installation, papiers de couleur, 366 x 366 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la réalité concrète d’une production ou d’une œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • L’espace dans tous les sens

    L’espace dans tous les sens

    Vous rechercherez dans votre réalisation à induire une sensation d’avancée/ recul ou de proximité/ éloignement sans avoir recours au système perspectif.

    Comment représenter l’espace tridimensionnel sur une surface bidimensionnelle ?

    Références possibles :

    • Piero della FRANCESCA, la Flagellation du Christ, 1455–1460, 58,4×81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino
    • Paul VÉRONÈSE, Villa Barbaro, 1560-1561 – fresques de la Sala a Crociera, décor en trompe-l’œil du mur nord du croisillon oriental
    • Paul CÉZANNE, Route devant la Montagne Sainte-Victoire, 1898-1902, 78×99 cm, Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
    • Georges BRAQUE, Le Viaduc à L’Estaque, 1908, 72,5×59 cm, Musée National d’Art Moderne, Paris
    • David HOCKNEY, Place Furstenberg. Paris, collage photographique, 88,9×80 cm, 7,8 et 9 août 1985
    • ART & LANGUAGE, Index (Incident dans un musée Francisco Sabaté), 1986, acrylique sur toile 173,5×270,2 cm
    • Georges ROUSSE, Sargadelos, 2001, photographie (cf. anamorphose)

    Vocabulaire :

    Trompe-l’œil : image exécutée de façon à créer une impression de relief en jouant avec la perspective, apparence trompeuse.

    Perspective : art de représenter, sur une surface plane, des objets tridimensionnels tels qu’ils apparaissent vus à distance et dans une position donnée.
    L’effet de profondeur obtenu dans les œuvres graphiques et picturales se veut coïncider avec la perception visuelle qu’en aurait un observateur en un point donné. D’intuition, de moyen technique, la perspective devient progressivement rigueur mathématique. Retenons notamment  :

    • la perspective atmosphérique qui consiste à marquer la profondeur de plans successifs en leur donnant progressivement (du proche au lointain) la couleur de l’atmosphère, du ciel ;
    • la perspective axonométrique dont les lignes de fuite sont parallèles (perspective utilisée en architecture ou en dessin industriel et dans l’art oriental) ;
    • la perspective conique dont les lignes de fuite convergent en un point situé sur la ligne d’horizon. Les premiers traités de perspective s’inspirent de la perspective géométrique inventée par Brunelleschi, théorisée par Alberti et relayée, notamment, par celui de Piero della Francesca (De prospectiva pingendi, vers 1490).

    *Photographie mise en avant de Mithul Varshan – pexels.com

  • Di-vision

    Di-vision


    La flagellation du Christ, Piero Della Francesca, tempera sur bois de peuplier de 59×81 cm, vers 1445-1470

    Le tableau de Piero Della Francesca représente simultanément deux scènes situées à deux époques différentes. Dans la moitié gauche, le Christ après son arrestation par les Romains reçoit des coups de fouet et dans la moitié droite, trois personnages en habits d’époque Renaissance discutent. La moitié gauche représente un espace intérieur et la moitié droite un espace extérieur. La perspective utilisée par Piero della Francesca et le réseau de lignes ainsi créé permettent de donner à ce tableau toute son homogénéité.

    Votre proposition rendra visible en une seule image un déplacement dans l’enceinte du collège. Vous vous interrogerez sur la perception du temps dans votre image (le temps de l’image, le temps de faire l’image, le temps du regard), ses relations à l’espace, sur l’organisation des éléments la composant.

    Notions abordées : organisation, composition, homogénéité, déplacements suggérés, déplacements du regard, liens.
    Dans l’image obtenue perçoit-on le temps ? Comment ? De quel(s) temps s’agit-il ?

    Quelques rappels sur la perspective :

    1. Point de vue normal : Le niveau des yeux coïncide toujours avec la ligne d’horizon de l’image. Si le spectateur est debout. La ligne d’horizon est à hauteur de ses yeux.
    2. Point de vue haut : Si le spectateur se tient sur une échelle, en face de la même scène, la ligne d’horizon se trouve encore au niveau de ses yeux, mais le sol occupe une plus grande place.
    3. Point de vue bas  : Si le spectateur est à terre, le sol occupe une moins grande place dans la représentation.


    Le point de fuite
    Dans cette perspective centrale, à point de fuite unique, l’espace est réduit à une pièce cubique, avec un pavement en damier, des murs et un plafond. Toutes les parallèles orthogonales au plan de représentation – lignes du pavement, bords de la table, bases et sommets de la fenêtre et de la porte – fuient vers un seul point de fuite central (PF) situé sur la ligne d’horizon (LH).


    Le point de distance
    Le point de distance (PD) est le point vers lequel convergent les diagonales d’un pavement. Il est situé sur la ligne d’horizon (LH). Il est situé à 45° du point de fuite et permet de déterminer le point de vision.