Étiquette : Objet

  • Objet(s)

    Objet(s)

    Lorsque Marcel DUCHAMP invente le concept du ready-made*, il remet fondamentalement en cause la nature même de l’œuvre d’art. Depuis nombre d’artistes jouent avec l’objet, se jouent de l’objet, le font entrer dans des espaces d’exposition, en détournent le sens, le mettent en décalage par rapport au réel, en dénoncent la finalité.

    *Un ready-made est un objet manufacturé qu’un artiste s’approprie tel quel, en le privant de sa fonction utilitaire. Il lui ajoute un titre, une date, éventuellement une inscription et opère sur lui une manipulation en général sommaire (retournement, suspension, fixation au sol ou au mur, etc.), avant de le présenter dans un lieu culturel où le statut d’œuvre d’art lui est alors conféré. Source Wikipédia

    1/ Installez le ou les objets que vous avez apportés et éventuellement retravaillés, afin qu’ils deviennent tout autre.
    2/ Objets manufacturés, usinés, utilitaires, objets détournés, récupérés, recyclés, décalés, insolites, précieux, cassés ; les objets usuels perdent ici leur caractère utile. Expliquez en quoi votre proposition fait perdre la fonction initiale de l’objet pour lui donner cette nouvelle dimension.

    Objet(s)
    Anicheval d’Amandine et Colone sans soif (et non sans faim) de Doriane

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, In Advance of the Broken Arm (En prévision du bras cassé), 1915-1964, pelle à neige, bois et fer galvanisé, 132 x 35 cm
    • Bill WOODROW, Hoover Breakdown, 1979, aspirateur et pièces détachées
    • Jean-Luc VILMOUTH, Marteau sans maître, 1980, marteau inséré dans le mur d’exposition
    • Jeff KOONS, New Shelton Wet/Dry Doubledecker, 1981, aspirateurs, plexiglass et tubes fluorescents, 245,4 x 71,1 x 71,1 cm
    • Tony CRAGG, Blue Horn, 1982, installation, objets trouvés bleus, 175 x 360 x 470 cm
    • John ARMLEDER, Furniture Sculpture 189, 1988, acrylique sur toile et batterie muette, 110 x 270 cm (toile), 91 x 86 x 66 cm (batterie) (œuvre en bandeau)
    • Daniel FIRMAN, Gathering, 2000, mannequin et divers objets en plastique
    • Bertrand LAVIER, La Bocca/Bosch, 2005, canapé sur congélateur, 85 x 212 x 87 cm (canapé), 86 x 157 x 70 cm (congélateur)
    Bertrand LAVIER, GIULIETTA, 1993, automobile accidentée sur socle, 166 x 420 x 142 cm

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art – les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Corps (extérieur-intérieur)

    Corps (extérieur-intérieur)

    Proposez un appareillage corporel modifiant, voire inversant, la perception traditionnelle que nous entretenons avec l’extérieur et l’intérieur (organes, pensées) de notre propre corps.
    Votre projet (notes et croquis) et réalisation s’inspireront, à votre gré, de l’organique, du physique ou du psychique. 
    _ organique : propre ou relatif aux organes, 
    _ physique : aspect extérieur général de quelqu’un, 
    _ psychique : relatif à la pensée.

    Vous expliquerez votre réalisation, notamment en répondant aux questions suivantes.  Dans quelle mesure votre réalisation interroge-t-elle notre rapport au corps ? En quoi l’appareillage corporel créé révèle-t-il l’invisible de notre être ?

    Œuvres proposées en lien avec la proposition de réalisation : 

    • Robert Louis STEVENSON, L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (en anglais, Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde), roman publié en janvier 1886
    • Raoul HAUSMANN, L’esprit de notre temps, 1920, bois et matériaux divers, 32,5 x 21 x 20 cm
    • Rebecca HORN, Finger Gloves (Gants de doigts) ou Feather Fingers (Doigts de plumes), 1972
    • Rebecca HORN, Pencil Mask (Masque-crayons), 1972
    • Rebecca HORN, The Feathered Prison Fan (Prison de plumes), 1978
    • Joel-Peter WITKIN, Woman once a Bird, 1990, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/Été, 2001, photographies numériques
    • Cindy SHERMAN, Clowns, 2003-2004, photographies
    • Philippe RAMETTE, Objet à voir le monde en détail, 1990 – 2004, photographie numérique couleur, 150 x 120 cm
    • STELARC, Ear on Arm, 2007, implant chirurgical
    • Sascha NORDMEYER, Hyperlip, prothèse de communication, 2009, objet de design en matière plastique rouge (en bandeau)
    Michael BURTON et Michiko NITTA, AlgaCulture, 2012

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Naturel/ Articiel

    Naturel/ Articiel

    Concevez (carte mentale et croquis seront à rendre) puis réalisez une production unissant le naturel et l’artificiel. Cette association entre naturel et artificiel peut se comprendre comme combinaison, confrontation, hybridation ou fusion.

    _ Naturel : qui est issu directement de la nature, du monde physique, qui n’est pas dû au travail de l’homme (par opposition à artificiel, synthétique).
    _ Artificiel : produit par une technique humaine, et non par la nature ; qui se substitue à un élément naturel.
    _ Artifice : (du latin artificium, art, métier) procédé ingénieux, habile pour tromper ; ruse.

    Umberto ECO, La guerre du faux, 1985, Grasset :
    « Le premier slogan, diffusé par Coca-Cola, mais utilisé aussi comme hyperbole dans le langage courant, est the real thing (qui veut dire le meilleur, le mieux, le nec plus ultra, mais littéralement « la chose vraie ») ; le second slogan, qu’on lit et entend à la télévision, est more, qui est une façon de dire  » encore « , mais sous forme de « davantage. »

    Références artistiques possibles : Hubert DUPRAT, Giuseppe PENONE, Christa SOMMERER et Laurent MIGNONNEAU, CHRISTO, Damien HIRST, Wim DELVOYE…

    Wim Delvoye

    Art Farm, Wim Delvoye

    Phrygane

    L’artiste plasticien, Hubert Duprat, récolte des larves de phryganes dans des rivières rapides. Pour lutter contre le courant, elles se confectionnent un étui plus lourd avec de petits cailloux. Hubert Duprat le leur enlève. Il les met en aquarium dans une eau froide sur un lit de paillettes d’or et de pierres précieuses. Immédiatement, les larves se mettent à construire un nouvel étui avec les seuls matériaux dont elles disposent. De bâtisseur l’insecte est devenu joaillier, il se confondait avec le fond de la rivière, il est devenu éclat de lumière.

    Christa Sommerer et Laurent Mignonneau

    Christa Sommerer et Laurent Mignonneau sont artistes et chercheurs au Laboratoire de Recherche dans l’Intégration des Médias et des Communications à Kyoto (Japon).
    Interactive Plant Growing est une installation interactive sur ordinateur qu’ils ont créée en 1993 et qui est exposée au ZKM de Karlsruhe.
    Dans cette installation, les visiteurs peuvent interagir avec des plantes artificielles. En s’approchant ou en touchant de vraies plantes, le visiteur peut initialiser et contrôler la pousse de plantes de synthèse projetées sur un grand écran.
    En produisant une interaction sensible avec les plantes réelles, le visiteur fera partie intégrante de l’installation. Il peut voir sur l’écran vidéoprojeté l’influence de ses gestes, en observant la pousse de ces plantes synthétiques.
    Le visiteur peut arrêter, continuer, déformer, développer les plantes, pour former de nouvelles combinaisons et variations de plantes. Le processus de croissance est donc très flexible, il n’est pas prédéterminé, et l’image résultante sur l’écran est toujours différente, car elle dépend entièrement de l’interaction entre les visiteurs et les plantes.


    • Questionnement(s) :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    En bandeau : Entièrement conçue par l’IA (intelligence artificielle), la toile intitulée The Next Rembrandt  imite l’œuvre du grand maître, disparu il y a plus de 300 ans.

  • De l’inventaire de la trousse à la représentation

    De l’inventaire de la trousse à la représentation

    Videz votre trousse sur la table, rangez, classez son contenu sur la table.
    – Quels critères prenez-vous en compte pour classer vos objets ?
    Utilisez tout ce qui est posé (éventuellement la trousse) et rien d’autre pour représenter un personnage de votre choix.
    – Que prenez-vous en compte pour réaliser cette demande ?

    Conditions
    Une séance de 45 minutes (réalisation, mise en commun et références artistiques).
    Recherches personnelles 15 à 20 minutes.

    Déroulement de la séance
    Une fois réalisées, les productions sont photographiées par l’enseignant afin de garder une trace (réalisation éphémère)
    La mise en commun s’effectue autour de productions que les élèves sont amenés à découvrir rapidement à partir d’une question simple : « Comment vous y êtes-vous pris pour représenter ce personnage ? »
    Plusieurs réalisations assez significatives repérées par l’enseignant ou les élèves permettent de pointer les capacités d’invention, de comprendre certains enjeux de la ressemblance.

    Notions et vocabulaire prévisibles : ressemblance, analogie, forme, support, relief, matériaux, matière (aspect tactile et visuel), vraisemblance, plan, face, profil, silhouette, expression, vide/ plein, éphémère, trace, cohérence plastique, hétérogénéité, objet : changement de fonction.

    Références artistiques proposées
    – Tony CRAGG, Riot, 1987, assemblage d’objets en matière plastique, 2,35 x 15,5 x 0,70 m. IAC FRAC Rhône Alpes.
    – Bernard PRAS, Inventaire no11, Marylin, 1998, 125 x123 cm.
    – Bernard PRAS, Les joueurs de carte, 2016, détail en bandeau.
    – Pablo PICASSO, Tête de taureau, 1943, selle et guidon, 43,5 x 33,5 x 19 cm. Musée national Picasso, Paris.
    – Giuseppe ARCIMBOLDO, L’automne, 1572, peinture à l’huile sur toile, 90 x 70 cm. Musée du Louvre, Paris.

    Sujet proposé par le site académique de Grenoble


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur – l’objet comme matériau en art – les représentations et statuts de l’objet en art..
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • De l’idée dans l’image

    De l’idée dans l’image

    Proposez le projet d’une œuvre tridimensionnelle utilisant « Le poids des mots, le choc de l’image » (cf. slogan de Paris Match). Effectuez sur votre temps libre au CDI des recherches sur les artistes qui utilisent le texte, le langage dans leurs œuvres.

    Vous réaliserez des croquis accompagnés au choix d’une maquette (papier, carton, etc.) ou d’un photomontage ou d’une maquette modélisée en 3D.

    Vocabulaire :

    • Environnement : transposition de l’espace scénique du tableau à celui de la réalité.
    • In situ : œuvre réalisée sur place.
    • Installation : environnement-cadre des actions, happenings et performances ; lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste.

    Objectif : Distinguer la représentation d’une chose concrète et celle d’une idée.

    En quoi la représentation d’une idée se distingue-t-elle de celle d’une chose concrète ?

    Références possibles :

    • Eugène DELACROIX, La Liberté guidant le peuple, 1830, huile sur toile, 260×325 cm, Musée du Louvre
    • René MAGRITTE, La Trahison des images, 1929, huile sur toile, 59×65 cm
    • Joseph KOSUTH, One and Three Chairs, 1965, chaise en bois, photographie de la chaise et agrandissement photographique de la définition du mot « chaise » dans le dictionnaire, 118x271x44 cm
    • BEN, Je peut tout me permettre, 1971, acrylique sur toile, 97×130 cm
    • Barbara KRUGER, You Are Not Yourself, 1982, photo collage, 182,9×121,9 cm
    • Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311x730x11 cm


    Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311x730x11 cm


    Barbara KRUGER, Untitled, installation à la galerie Mary Boone Gallery, New York, Janvier 1991


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) : Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Nouvelle affectation

    Nouvelle affectation

    Le 20e siècle produit en masse des objets. Utilitaires, fonctionnels, ils répondent à des besoins précis, à un moment donné. Ils ont une valeur marchande et entrent dans les échanges économiques et, hors d’usage, démodés ou cassés, finissent au rebut, dans les décharges. Penser à l’objet, c’est penser au sujet : celui qui le désire, l’achète, l’utilise, le vend, le jette. C’est aussi penser à la beauté et à la laideur, à l’utile et à l’inutile.

    Au CDI, plusieurs pistes de recherche, sources d’inspiration peuvent être travaillées :

    • L’objet dans la nature morte.
    • L’objet et la beauté – le design.
    • L’objet comme matériau – la récupération.
    • Le détournement.

    Vous avez à proposer dans votre réalisation une réflexion (: carte heuristique, croquis, références) sur le changement de statut de l’objet, de comment un objet peut être autre chose que ce pourquoi il a été conçu.

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, Porte-bouteilles, 1914 et 1964, fer galvanisé, hauteur : 64 cm, diamètre : 42 cm
    • Henri LAURENS, La bouteille de Beaune, 1918, assemblage, bois et tôle de fer polychrome 66,8x27x24 cm
    • Raoul HAUSSMAN, Tête mécanique, 1919, marotte de coiffeur, bois et divers objets 32,5x 21×20 cm
    • Meret OPPENHEIM, Ma gouvernante, 1936, métal, chaussures, fil, papier, 14x 21×33 cm
    • Daniel SPOERRI, La douche – Détrompe l’œil, 1961, robinetterie de douche fixée sur une peinture (support panneau de bois)
    • Robert RAUSCHENBERG, Oracle, 1962-1965, installation sonore – 5 éléments montés sur roulettes, tôle galvanisée, métal, verre, bois, eau et systèmes électromécaniques (batteries, postes récepteurs, poste émetteur et haut-parleurs), dimensions variables.
    • Martial RAYSSE, Soudain l’été dernier, 1963, peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge. 106x227x58 cm
    • George BRECHT, Three Arrangements (Trois installations), 1962-1973, bois peint, vinyle, métal et matériaux divers selon les objets présentés
    • Christian BOLTANSKI, Les archives de Christian Boltanski, 1989, boîtes en métal, photographies, lampes, fils électriques 270x693x35,5 cm
    • Oscar TUAZON, Tire test column, 2009, béton, pneus, grillage, contreplaqué, acier 300x80x80 cm

    *Image mise en avant d’après une photographie d’Anna Shvets – pexels.com

  • Upgrade

    Upgrade

    Comment l’objet artistique peut-il naître de la présentation d’objets quotidiens ?

    Après avoir choisi un objet usuel et l’avoir éventuellement modifié, vous proposerez un dispositif de présentation qui changera son statut de simple objet en objet artistique.

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, Foutain, 1917, céramique signée R. Mutt, 61 x 36 x 48 cm, Musée d’art moderne de San Francisco
    • André KERTESZ, La fourchette, photographie, 1923
    • Joseph CORNELL, Pharmacy, 1943, bois, papier imprimé, feuilles de métal coloré, soufre, plumes, coquillage, ailes de papillon, feuille d’aluminium, fil de cuivre, fruit, eau, peinture d’or, liège, feuilles séchées et objets trouvés, 38,7 x 30,5 x 7,9 cm
    • CÉSAR, Dauphine, 1959-1970, compression de voiture de couleur rouge vermillon sur socle auto portant, tôle compressée, MAMAC, Nice
    • ARMAN, Home Sweet Home, 1960, accumulation de masques à gaz dans une boîte fermée par un plexiglas, 160 x 140,5 x 20 cm
    • Bertrand LAVIER, Mademoiselle Gauducheau, 1981, placards métalliques peints à l’acrylique, 195 x 91,5 x 50 cm
    • Tony CRAGG, Blue Bottle, 1982, matière plastique
    • Peter FISCHLI et David WEISS, The First Blush of Morning, 1984, photographie
    • Jean-Pierre RAYNAUD, Le Pot doré, 1985, polyester stratifié et acier traité recouvert de feuilles d’or, hauteur : 3,50 m et diamètre : 3,92 m, Fondation Cartier à Jouy-en-Josas
    • Patrick TOSANI, Talon réf 100-40, 1987, photographie couleur cibachrome, 216 x 120 cm


    Photographies de la série des Talons de Patrick Tosani au Musée de la photographie contemporaine à Milan, 2016

    Objet usuel : objet de la vie quotidienne qui est d’un usage courant
    Dispositif de présentation : ensemble des éléments contribuant à la l’exposition de l’œuvre, scénographie : accrochage, éclairage, socle, cartel, etc.
    Piédestal : support assez élevé qui forme le socle d’une statue, d’une colonne, d’un élément décoratif.
    Socle : base supportant une sculpture, une statue.
    Cartel : étiquette portant l’inscription qui identifie l’œuvre.
    Scénographie : art de la mise en espace, technique liée à la mise en scène.

    Dans le domaine de l’art, le terme anglais ready-made fut utilisé pour la première fois par Marcel Duchamp, en janvier 19162, lors de son premier séjour à New York, pour désigner certaines de ses œuvres, réalisées depuis 1913. Cette année-là, Duchamp fixa sur un tabouret de cuisine une Roue de bicyclette, en même temps que, dans ses Notes, il exprimait ses doutes envers l’exercice de l’art au sens habituel du terme (« Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas « d’art » ? »). En 1914, à Paris, Duchamp acheta un porte-bouteilles qu’il se contenta de signer. Cet objet est généralement considéré comme le premier véritable ready-made (Roue de bicyclette étant plutôt un assemblage).
    Les ready-mades soulèvent de très nombreuses questions. Par exemple, parce qu’ils n’ont pas été réalisés par l’artiste, ils rendent problématique un certain nombre de concepts, voire de certitudes, concernant la définition de l’art et le rôle de l’artiste, et plus spécifiquement les notions d’original, de savoir-faire, de virtuosité et d’œuvre.
    À partir de la fin des années 1950, certaines implications et interprétations des ready-mades ont donné une impulsion décisive à une grande partie des pratiques artistiques actuelles, qu’elles s’en réclament (comme l’art conceptuel) ou, au contraire, pour s’en défendre.
    L’idée du ready-made est évidemment la principale contribution de Marcel Duchamp à l’art du xxe siècle. Il en était d’ailleurs conscient, déclarant dans un entretien en 1962 : « Je ne suis pas du tout sûr que le concept de ready-made ne soit pas vraiment l’idée la plus importante qui ressorte de mon œuvre. »
    Source Wikipédia


    *Photographie mise en avant de Karolina Grabowska – pexels.com

  • Portrait d’objet

    Portrait d’objet

    Sans intervenir ou presque sur un objet usuel mis à votre disposition et librement choisi, réalisez son portrait photographique.

    Verbalisation :
    Qu’est-ce qui montre que votre réalisation est bien un portrait d’objet ?
    En quoi la matérialité d’un objet peut-elle être source de questionnement ?
    En quoi la matérialité d’un objet permet-elle à celui-ci de questionner son statut ?

    Vocabulaire prévisible : détournement, analogie (forme, matière), aspect tactile et visuel, ressemblance, vraisemblance, réalisme, portrait, expression, changement de fonction, forme, contour, relief, point de vue, disposition, mise en scène, cadrage.

    Pistes à ne pas écarter pour regarder l’objet autrement :

    • Invitez-nous à voir ce que l’on ne voit pas habituellement.
    • Dépassez la représentation que l’on a de l’objet, de sa fonction, et le regarder pour sa forme, sa matière, sa couleur, sa beauté…
    • Votre objet quotidien et banal se métamorphose.
    • Vous transfigurez votre objet grâce à une œuvre artistique.
    (Source : site disciplinaire de l’académie de Grenoble)

    Carte heuristique :


    Photographie de Pierre


    Photographie d’Emma, Maëva, Marine et Jade


    *Photographie mise en avant : Objets d’Alexandra Dillon

  • Machine à remonter le temps

    Machine à remonter le temps

    Construisez une maquette d’une machine à remonter le temps.

    Votre réalisation essaiera dans la mesure du possible de montrer le déplacement temporel.
    Cette proposition permettra d’explorer le sens produit par les objets et leurs images symboliques. Elle aborde la question du statut de l’objet et de l’image, interroge leur signification et leurs relations avec les mythologies.

    Références possibles :
    Œuvres de Jean Tinguely, Nam June Paik, Panamarenko, Stelarc, Rebecca Horn.
    Astrolabe, clepsydre (horloge à eau, fonctionnant sur le principe d’un écoulement), montre, pendule, sablier, etc.

    Liens au programme :
    L’objet et les réalisations plastiques. À partir de fabrications, de détournements et de représentations en deux et trois dimensions, les questions sont à travailler à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles et imaginaires.
    – Choisir, organiser et construire des objets en deux ou trois dimensions à des fins, d’expression, de narration ou de communication.
    – Reconnaître, distinguer, et nommer différentes formes de productions plastiques en utilisant un vocabulaire descriptif approprié.
    – Étudier quelques objets emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie.

    Références cinématographiques :
    La Machine à explorer le temps (The Time Machine), roman de H. G. Wells, 1895 ;
    La Machine à explorer le temps, film de George Pal, 1960 ;
    La Jetée, film de Chris Marker, 1962 ;
    La Planète des singes (Planet of the Apes), film de Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston, 1968 — d’après le roman l’écrivain français Pierre Boulle, 1963 ;
    Terminator, film de James Cameron avec Arnold Schwarzenegger, 1984 ;
    Retour vers le futur, film de Robert Zemeckis avec Michael J Fox et Christopher Lloyd, 1985 ;
    L’Armée des douze singes, film de Terry Gilliam, avec Bruce Willis et Brad Pitt, 1995 ;
    Minority Report, film de Steven Spielberg d’après un récit de Philip K. Dick, avec Tom Cruise, 2002 ;
    L’Effet papillon, film de Eric Bress, 2004
    Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, film de Alfonso Cuarón, 2004 — d’après le roman de J. K. Rowling ;
    Star Trek, film de J. J. Abrams, 2009 ;
    Men in Black 3, film de Barry Sonnenfeld, avec Will Smith et Josh James Brolin, 2012 ;
    Looper, film de Rian Johnson, avec Joseph Gordon-Levitt et Bruce Willis, 2012.

    The Time Tunnel (Au cœur du temps) est une série télévisée américaine en trente épisodes de cinquante minutes, créée par Irwin Allen d’après un roman de Murray Leinster, et diffusée entre le 9 septembre 1966 et le 7 avril 1967 sur le réseau ABC.
    Après avoir inventé en 1968 un tunnel permettant de voyager dans le temps (le chronogyre), deux chercheurs, Tony Newman et Doug Phillips, en deviennent prisonniers. Dans l’impossibilité de regagner leur époque, ils sautent d’une période à l’autre, assistant à des évènements passés ou futurs, tandis que leurs collègues tentent de les faire revenir, mais à chaque fois cette tentative est vouée à l’échec. (source Wikipédia)