Étiquette : Mouvement

  • Chuteeeee…

    Chuteeeee…

    Dessinez en trois vignettes une histoire de chute.

    #bd #comicstrip

    Votre bande dessinée se compose donc d’une seule bande de 3 vignettes en noir et blanc. Ce format est celui connu sous le nom de comic strip. Centré sur l’humour, le comic strip a pour vocation de faire rire le lecteur en un minimum de cases.

    Quelques questions à se poser pour bien commencer :

    • Où la scène a-t-elle lieu ?
    • Qui sont les personnages ?
    • Dans quel état émotionnel sont-ils ? Que disent-ils ? Aller à l’essentiel.
    • Comment réagissent-ils ? Décrire les différentes interactions.
    • Que va-t-il se passer ? Quelle est la chute de votre histoire ?

    Questionnement autour du rôle du dessin

    Comment raconter une histoire en images ? En quoi le dessin est-il au service de l’histoire ? Dans quelle mesure le cadrage et le point de vue déterminent-ils la lecture de la chute ? Comment le dessin peut-il traduire le mouvement ? Quel rôle le format de la case joue-t-il dans la planche ?

    Comic strips

    • Rudolph DIRKS, The Katzenjammer Kids (Pim Pam Poum), première publication 1897
    • Winsor McCAY, Little Nemo in Slumberland, première publication 1905
    • George HERRIMAN, Krazy Cat, première publication 1913
    • Charles M. SCHULZ, Peanuts (Charlie Brown, Snoopy), première publication 1950
    • Yves GOT et René PÉTILLON, Le Baron noir, première publication 1976
    • André FRANKIN, Idées noires, première publication 1977
    • Jim DAVIS, Gardfield, première publication 1978

    L’application BDnF permet de réaliser des BD, des romans graphiques ou tout autre récit mêlant illustration et texte : https://bdnf.bnf.fr/

    Références artistiques

    • Hans BOL, La Chute d’Icare, 1554-1593, aquarelle sur papier, 13,3 x 20,6 cm, Musée Mayer van den Bergh, Anvers
    • Pieter BRUEGHEL L’Ancien, Paysage avec la chute d’Icare, 1558, huile sur toile montée sur bois, 73,5 x 112 cm, Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
    • Peter Paul RUBENS, La Chute d’Icare, 1636, huile sur bois, 27,4×26,8 cm, Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
    • Carlo SARACENI, La chute d’Icare, 1606-07, huile sur toile, 34×54 cm, Musée de Capodimonte, Naples
    • Jacob Peter GOWI, La chute d’Icare d’après Rubens, 1636, peinture sur toile, 195 x 180 cm
    • Paul-Ambroise SLODTZ, La Chute d’Icare, 1743, marbre, 38 x 64 x 54 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Merry-Joseph BLONDEL, Le Soleil, La Chute d’Icare, 1819-1833, 271 x 210 cm, Louvre, plafond de la Rotonde d’Apollon, Paris
    • Auguste RODIN, L’Illusion, sœur d’Icare, 1894-1896, marbre, 62 x 96 x 51 cm, Musée Rodin, Paris
    • Henri MATISSE, La Chute d’Icare, 1943, papiers gouachés, découpés et collés sur papier, 36 x 26,5 cm
    • Anselm KIEFER, Ikarus – märkischer Sand (Icare – Sable de Brandebourg), 1981, huile, émulsion, vernis, sable et photographie sur toile, 290 x 360 cm
    Carlo SARACENI, La chute d’Icare, 1606-07, huile sur toile, 34×54 cm, Musée de Capodimonte, Naples

    Chute d’Icare
    Pour enfermer le Minotaure, monstre à tête de taureau, le célèbre architecte Dédale construit pour Minos, le roi de Crète le labyrinthe. Mais à cause de ses trahisons répétées, Dédale fut jeté avec son fils Icare dans ce dernier. Pour fuir sa prison, il eut l’idée de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il mit en garde son fils, lui interdisant de s’approcher trop près de la mer, à cause de l’humidité, et du Soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol, oublia l’interdit et prit de plus en plus d’altitude. La chaleur fit fondre la cire jusqu’à ce que ses ailes finissent par le trahir. Il mourut précipité dans la mer qui porte désormais son nom : la mer Icarienne.
    Le mythe d’Icare aborde des thèmes de la transgression dans les relations parents/enfants et, plus généralement, entre nature et culture. L’Humain est confronté à l’effet néfaste que peut avoir un conseil ou une interdiction et son désir de repousser toujours plus loin les frontières de l’exploration et de la connaissance, au risque de soumettre sa condition humaine à une épreuve fatale.
    Source Wikipédia

    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 x 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Parabole_des_aveugles
    • Philippe HALSMAN, Portrait de Harold Lloyd  (acteur de films muets), 1953, photo extraite du « Jump Book », 1959
    • Yves KLEIN, Le Saut dans le vide, 23 octobre 1960,5 rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, Paris, détail en bandeau
    • Andy WARHOL, Suicide (Purple Jumping Man), Death and Disasters series, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 230 x 230 cm
    • Chris BURDEN, Sculpture in Three Parts, 1974, performance réalisée à la galerie Hansen Fuller de San Francisco, il s’assied sur une chaise placée sur un socle, un écriteau indique : « Je serai assis sur cette chaise à partir du 10/09/1974 à 10h30 jusqu’à ce que j’en tombe ». Des photographes se relayent, attendant sa chute. Il tombe au bout de 43 heures, on trace à la craie le contour de son corps, il écrit au centre le mot « Éternellement ». Cette relique reste visible jusqu’à la fin de l’exposition, le 21 septembre. 
    • Philippe RAMETTE, Inversion de pesanteur, 2003, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Bill VIOLA, The Last Angel, 2002, vidéo couleur sur écran plasma mural, son stéréo amplifié, 9 min.
    • Li WEI, Falls to the Car, 2003, C-print sur aluminium, 150 x 150 x 2 cm
    Kerry SKARBAKKA, Stairs, Chicago, 2002, C-print sur aluminium, 91,4 x 76,2 cm
    • Sam TAYLOR-WOOD, Bram Stocker Chair series, 2004, cordes et poulies sont effacées grâce à la retouche numérique. Une autre série Suspended (2004) montre cette fois une suspension dans l’air de son corps, dans le même intérieur.
    • Denis DARZACQ, photographies extraites de la série, La Chute, 2004-2006, réalisées en collaboration avec des danseurs de breakdance.
    • Gilbert GARCIN, L’espace et le temps, 2006, ses photographies en noir et blanc ne relèvent nullement du numérique mais de petites maquettes, de collages et de photomontages manuelsGilbertPieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 x 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
    • Philippe HALSMAN, Portrait de Harold Lloyd  (acteur de films muets), 1953, photo extraite du « Jump Book », 1959
    • Yves KLEIN, Le Saut dans le vide, 23 octobre 1960,5 rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, Paris (détail en bandeau)
    • https://www.yvesklein.com/fr/
    • Andy WARHOL, Suicide (Purple Jumping Man), Death and Disasters series, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 230 x 230 cm
    • Chris BURDEN, Sculpture in Three Parts, 1974, performance réalisée à la galerie Hansen Fuller de San Francisco, il s’assied sur une chaise placée sur un socle, un écriteau indique : « Je serai assis sur cette chaise à partir du 10/09/1974 à 10h30 jusqu’à ce que j’en tombe ». Des photographes se relayent, attendant sa chute. Il tombe au bout de 43 heures, on trace à la craie le contour de son corps, il écrit au centre le mot « Éternellement ». Cette relique reste visible jusqu’à la fin de l’exposition, le 21 septembre. 
    • Philippe RAMETTE, Inversion de pesanteur, 2003, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Bill VIOLA, The Last Angel, 2002, vidéo couleur sur écran plasma mural, son stéréo amplifié, 9 min.
    • Li WEI, Falls to the Car, 2003, C-print sur aluminium, 150 x 150 x 2 cm
    • Kerry SHARBAKKA, Stairs, Chicago, 2002, C-print sur aluminium, 91,4 x 76,2 cm
    • Sam TAYLOR-WOOD, Bram Stocker Chair series, 2004, cordes et poulies sont effacées grâce à la retouche numérique. Une autre série Suspended (2004) montre cette fois une suspension dans l’air de son corps, dans le même intérieur.
    • Denis DARZACQ, photographies extraites de la série, La Chute, 2004-2006, réalisées en collaboration avec des danseurs de breakdance.
    • Gilbert GARCIN, L’espace et le temps, 2006, ses photographies en noir et blanc ne relèvent nullement du numérique mais de petites maquettes et de collages manuels.
    • Claes OLDENBURG, Shoestring Potatoes Spilling from a Bag, 1966, toile rembourrée de kapok et renforcée avec de la colle, peinture acrylique, 2,74 x 1,32 x 1,01 cm
    • Ai WEIWEI, Dropping a Han-Dynasty Urn, 1995, triptyque, C-prints, 150 x 166 cm chaque.
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Dropped Ice Cream Cone, 2001, aciers, plastique et balsa peints, H : 12,1 m, D : 5,8 m, Centre commercial Neumarkt, Cologne. Un cône monumental de crème glacée semble être tombé sur le bord de la terrasse de l’immeuble et la vanille est en train de fondre sur la façade.
    • Sandro GIORDANO, In Extremis – Bodies with no regret series, depuis 2014, mises en scène photographiques burlesques.
    Sandro GIORDANO, Sugar Free Please, 2019, Rome, photographie de la série « In Extremis »

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique..

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    The Invader from Hell, The Batman Family, 1975, scénario : Elliot S. Maggin, dessin : Jerry Robinson, Mike Grell, Sheldon Moldoff
  • Éternelle vitesse

    Éternelle vitesse

    « Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux tels des serpents à l’haleine explosive… une automobile rugissante, qui a l’air de courir sur de la mitraille, est plus belle que la Victoire le Samothrace. »
    Extrait du Manifeste du Futurisme, Filippo-Tommaso Marinetti, Le Figaro, 20 février 1909

    Comment les illustrateurs de ces 8 affiches représentent-ils la vitesse* ?

    La vitesse est le fait de parcourir un espace ou d’accomplir une action avec rapidité.
    Dynamique : relatif aux forces d’action, au mouvement.
    Un mouvement est le déplacement d’un corps par rapport à un point fixe de l’espace et à un moment déterminé. 
    Statique : qui concerne l’équilibre des forces ; à l’intérieur duquel rien n’entre en action.

    Umberto, BOCCIONI, La rue entre dans les maisons, 1911, huile sur toile, 100 x 100,6 cm

    Quels principes Umberto Boccioni applique-t-il à sa peinture la Rue entre dans les maisons (1911) ?

    • Lignes diagonales, contrastes colorés, formes enchevêtrées, compénétrations d’espaces, dédoublement, redoublement, démultiplication, entremêlement, déformation, etc.
    • Le Futurisme (1909) se caractérise par une recherche de l’expression picturale du mouvement au travers une certaine géométrisation des formes. Le mouvement est principalement fondé sur la fascination des machines, de la vitesse, et sur la décomposition du mouvement et sa représentation.

    En tenant compte des références données en préambule, comment suggérerez-vous la vitesse dans une sculpture immobile, une statue ?
    Vous réaliserez une maquette de 30 cm maximum dans la plus grande des dimensions.

    Quelques suggestions de techniques :

    • modelage (voire moulage) en plâtre,
    • modelage en pâte autodurcissante, pâte à sel*,
    • assemblage à partir d’éléments en carton, bois, fer,
    • papier mâché,
    • paper craft, origami.

    Le modelage est une technique de sculpture qui se pratique sur des matières malléables, principalement des terres comme l’argile, les pâtes à modeler (pâte à sel*), la cire, les pâtes autodurcissantes.
    Le modelage permet d’obtenir des formes par façonnage, en utilisant des outils comme des ébauchoirs et des spatules et aussi par le simple emploi des mains. Il existe plusieurs techniques de modelage, on peut par exemple obtenir une forme en retirant ou en ajoutant de la matière, ou en déformant le matériau. Pour les travaux de grandes dimensions, les sculpteurs utilisent une armature pour éviter que le matériau ne s’effondre sur lui-même. Un modelage peut être destiné à une œuvre définitive ou servir de travail préparatoire à une sculpture. Source Wikipédia

    * Pour réussir votre pâte à sel, mélanger les ingrédients suivants jusqu’à obtenir une pâte souple qui ne colle pas aux doigts. Pour ajouter de la couleur à votre pâte à sel le mieux est d’insérer ces couleurs dès la préparation de base.

    • 1 verre (20cl) de sel fin  
    • 1 verre d’eau tiède
    • 2 verres de farine
    • des colorants alimentaires

    L’assemblage est un procédé artistique consistant à fixer entre eux divers éléments (objets manufacturés, fragments d’objets) découverts par l’artiste et mis en scène par celui-ci dans le cadre d’une composition tridimensionnelle.

    Références artistiques possibles :

    • Étienne Jules MAREY, Envol du goéland, moulage de plâtre, Musée d’Orsay
    • Eadweard MUYBRIDGE, Femme descendant un escalier, 1887, photographies
    • Auguste RODIN, L’Homme qui marche, 1907, bronze
    • Raymond DUCHAMP-VILLON, Joueurs de football, 1905, bronze
    • Raymond DUCHAMP-VILLON, Le Cheval majeur, 1914
    • Umberto BOCCIONI, Formes uniques de continuité dans l’espace, 1913, tirage en bronze du plâtre original
    • Gjon MILI, photographie de Picasso dessinant, 1924
    • Alberto GIACOMETTI, Homme qui marche I, 1960, bronze
    • Costas VAROTSOS, The Runner, 1988-1994, plaques de verre
    • Peter JANSEN, Runner, 2007, polyamide, 21 x 64 x 56 cm
    • Jesús Curiá PEREZ, Downstairs, 2015-2016
    • Xavier VEILHAN, Le Carrosse, 2009. tôle d’acier, peinture acrylique ; 2,80 x 15 x 1,80 m
    Umberto BOCCIONI, Formes uniques de continuité dans l’espace, 1913
    Xavier VEILHAN, The Skater, 2015, Osan, South Korea

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Action !

    Action !

    France/ All Blacks à Eden Park, Auckland, en Nouvelle-Zélande, le 9 juin 2018

    L’objectif du photographe a figé les joueurs au moment même où les défenseurs All Blacks bloque l’ailier du XV de France. Cet instantané garde cependant quelque chose de l’énergie qui emporte le jeu…

    Action !

    Pour répondre à cette injonction, vous mettrez en œuvre dans votre réalisation (bi-dimensionnelle) les opérations plastiques et les moyens qui vous paraissent les mieux adaptés pour rendre visible toute l’énergie des rugbymen.

    L’évaluation portera sur la lecture de la re-présentation du mouvement (analytique et/ ou synthétique) et sur les notions mises en oeuvre à la traduction de celui-ci : épaisseur, transparence, disparition, effacement, bavure, rapidité, lenteur, violence, légèreté, pesanteur, calme …

    Références possibles :

    • Edgard DEGAS, Danseuses, 1899
    • Le travail photographique de Eadweard MUYBRIDGE et Étienne-Jules MAREY,
    • Marcel DUCHAMP, Nu descendant un escalier, N°2, 1912,
    • Elliot ELISOFON, Marcel Duchamp descendant un escalier,
    • Arturo BRAGAGLIA, L’Éventail, 1928,
    • Jasper JOHNS, Plongeur, 1963,
    • Édouard LEVÉ, Sans titre, série Rugby, 2003, photographies (en bandeau)

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Saut

    Saut

    Jacques-Henri LARTIGUE, Bouboute à Rouzat, août 1908, photographie

    « Le mouvement apparaît comme une manifestation dans l’espace de l’écoulement temporel. Un corps mobile change de position à mesure que le temps passe et modifie ainsi le milieu perçu. L’évocation par la photographie de la globalité d’un mouvement s’accompagne nécessairement du renvoi à une durée et non pas à un instantané. »

    Proposez, par un traitement graphique et un choix judicieux des couleurs, une image magnifiant le saut du personnage de la photographie de Jacques-Henri Lartigue.

    Références artistiques possible :

    • Étienne-Jules MAREY, chronophotographie, fin XIXe siècle
    • Diving Horse (cheval plongeur), Eunice Winkless dives into a pool of water from a high tower on horseback on July 4, 1905 in Pueblo, Colorado
    • Jacques-Henri LARTIGUE, Grand Prix de l’ACF, automobile Delage, circuit de Dieppe, 26 juin 1912, 1912, photographie
    • Giacomo BALLA, Dynamisme d’un chien en laisse, 1912, huile sur toile, 90,8 x 110 cm, Albright-Knox Art Gallery
    • Luigi RUSSOLO, Automobile in corsa (Dynamisme d’une automobile), 1912-1913, huile sur toile, 106 x 140 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Umberto BOCCIONI, Dinamismo di un ciclista (Dynamisme d’u cycliste), 1913, huile sur toile, 70 x 95 cm, Collection Peggy Guggenheim, Venise
    • Yves KLEIN, Saut dans le vide, octobre 1960, photographie
    • Kerry SKARBAKKA, Office, 2005, de la série photographique Falling
    • Denis DARZACQ, La Chute, 2005-2006, série photographique

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance –  la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Dynamisme d’une automobile

    Dynamisme d’une automobile

    Ce tableau fait écho aux principes énoncés dans le Manifeste technique de la peinture futuriste de 1910 :  « Nous déclarons […#] qu’il faut balayer tous les sujets déjà usés, pour exprimer notre tourbillonnante vie d’acier, d’orgueil, de fièvre et de vitesse. »

    À travers l’automobile, c’est le thème de la vitesse qui est traité et, particulièrement chez Russolo, ses résonances optiques et sonores. La représentation de la machine est remplacée par celle de la vitesse : sa silhouette, soulignée par un contre-jour bleu soutenu, est à peine visible, morcelée dans l’espace qu’elle dynamise tout entier. Couleurs en fusion, bâtiments basculés en arrière, chaussées aspirées dans son sillage synthétisent les perceptions visuelles accélérées que l’automobiliste expérimente. La succession d’angles aigus, sur l’axe médian de la toile, ordonne toute la surface picturale. Elle traduit, par son rythme même, l’accélération puissante du moteur (les angles se rapprochent dans la partie gauche), comme sa vibration sonore qui s’étend à l’espace tout autour. Les couleurs primaires soutenues et accentuées évoquent une explosion.
    Cette œuvre exprime la vitesse par des couleurs violentes, des maisons qui semblent basculer, un rythme créé par les angles sans toutefois représenter une voiture de façon figurative.


    Luigi Russolo (1885-1947), Automobile in corsa (Composition, Dynamisme d’une automobile), 1912-1913, huile sur toile, 106×140 cm, inscriptions : S.D.B.DR. à la peinture rouge : LRussolo 1911, Centre Pompidou, Paris.

    Incarnation même de l’idée de vitesse, l’automobile est l’un des emblèmes du futurisme. Elle symbolise la fascination pour le progrès et pour la modernité. Dans cette œuvre, Russolo traduit l’énergie cinétique de l’automobile en peinture par un usage très libre de la couleur et par la représentation de lignes de forces. Celles-ci viennent s’inscrire sur la surface comme des traces du déplacement rapide du véhicule. Ces unités d’énergie constituent, selon les futuristes, le noyau de chaque objet, y compris des plus statiques.
    (http://www.centrepompidou.fr)

  • Diving Horse

    Diving Horse

    A diving horse is an attraction that was popular in the mid-1880’s, in which a horse would dive into a pool of water, sometimes from as high as 60 feet.

    Diving Horse, photographie, début XXe
    Diving Horse, photographie, début XXe siècle

    Peignez la scène photographiée (tout ou une partie), mais contrairement à l’instantané où le cheval et sa cavalière sont comme immobiles dans les airs, vous proposerez une image d’eux en mouvement.

    Termes utilisés lors de la verbalisation : instantané, bougé, flou, déformation, cadrage.

    Références artistiques :
    Chronophotographies de Étienne Jules Marey vers 1886
    L’Envol de Bichonnade (Ma Cousine), Jacques-Henri Lartigue, photographie, 1905
    La Gifle, les frères Anton Giulio et Arturo Bragaglia, photographie, 1912
    Nu descendant un escalier, Marcel Duchamp, huile sur toile, 146×89 cm, 1912
    Dynamisme d’un chien en laisse, Giacomo Balla, huile sur toile, 110×91 cm, 1912
    Le cavalier rouge, Carlo Carrà, 1912
    La charge des lanciers, Umberto Boccioni, 1915

  • Saut dans le vide

    Saut dans le vide


    Saut de Felix Baumgartner le 14 octobre 2012

    Élaborez, avec les matériaux et les techniques qui vous paraissent les plus appropriés, une réalisation dans laquelle « le saut dans le vide » prendra tout son sens. Votre réalisation doit être l’occasion de mettre en évidence, entre intention et réalisation, le processus mis en jeu.

    1. Établissez la fiche du projet : intention, descriptif sommaire, schéma, échantillons, 1ers essais ;
    2. En cour de recherche, faites le point : décrivez le travail et la démarche plastique en utilisant un vocabulaire adéquat ;
    3. Seul ou avec l’aide du professeur, trouvez au moins une œuvre pouvant être mise en relation avec le travail en cours ;
    4. Rédigez quelques lignes soulignant les points importants du travail et argumentez le choix de l’œuvre mise en relation ;
    5. À la dernière séance, présentez le plus pertinemment possible le travail ( : accrochage, installation, performance, …) et l’expliquez sans oublier l’exposé concernant l’œuvre de référence.

    Termes utilisés : autonomie, projet, croquis, process, processus de création.
    Contraintes : technique et support libres, temps limité à 4h, fiche de suivi à compléter au fur et à mesure de la réalisation (croquis, annotation, référence artistique, vocabulaire spécifique, etc.).

    Référence artistiques possibles :
    Chute d’Icare, Pieter Brueghel l’Ancien, huile sur toile, 73,5×112 cm, 1558, Musées Royaux des Beaux-arts, Bruxelles
    Machine volante de Leonard de Vinci, 1653
    Bichonnade, 40, rue Cortambert, Paris, Jacques Henri Lartigue, photographie, 1905
    Letatlin, Vladimir Tatlin, sculpture, 1930
    Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, Henri Cartier Bresson, photographie, 1932
    Pleasures and Terrors of Levitation #37, Aaron Siskind, photographie, 1956
    Saut dans le vide, Yves Klein, photographie, 16 octobre 1960
    My Wings, Mario Terzic, performance, 1970
    Black Cockfeathers, Rebecca Horn, harnais et plumes, 1971
    Rug Umbilly IV (: modèle d’un avion à quatre ailes propulsé au moyen de pédales), Panamarenko, 1984


    Self-Portrait Suspended, Sam Taylor-Wood, photographie, 2004
    Cette photographie est issue d’une série de huit autoportraits où l’artiste se donne à voir en lévitation dans son atelier, adoptant une position différente à chaque photographie. Pour créer ces scènes impossibles, Sam Taylor-Wood s’est suspendue à des bandages qu’elle a ensuite fait disparaitre à l’aide de logiciels photographiques. En flottant ainsi dans les airs, sans l’aide de quelques supports visibles, l’artiste tente de figer et de transmettre au public un moment de liberté et d’abandon total. (source icbm.fr)

    La Chute, Denis Darzacq, série de photographies, 2005-2006
    Live at the hight place 6, Pékin, Li-Wei, photographie, 2008

  • Kinêsis

    Kinêsis

    Concevez et réalisez un objet possédant (à vos yeux) la qualité d’une œuvre d’art et le mouvement de la machine. Vous devrez inventer un mécanisme ou un dispositif d’accrochage mettant en évidence le mouvement de votre objet et aussi justifier le caractère artistique de votre travail plastique.


    The Twin of the Crow, Rebecca Horn, plumes, métal et moteur, 1997

    Autres références artistiques :
    Mobile (Arc of Petals), Alexander Calder, aluminium et métal peint, 1941
    15 boules sur une forme courbe, Pol Bury, sculpture en bois et moteur, 1967
    Roue rouge, Jean Tinguely, 1985
    Le Cours des choses, Peter Fischli et David Weiss, vidéo, 1986-1987

  • Le temps d’un mouvement

    Le temps d’un mouvement


    Course de voitures, Papa à 80 km/h, Jacques-Henri Lartigue, 1913

    Peignez une image répondant à l’impression de vitesse.
    L’analyse préalable de cette photographie de Jacques-Henri Lartigue vous permettra de trouver quelques moyens plastiques pour donner l’illusion du mouvement.

    « Une automobile rugissante, qui a l’air de courir sur de la mitraille, est plus belle que la Victoire de Samothrace ».
    Filippo Tommaso Marinetti, Manifeste du Futurisme, 1909

    Termes utilisés lors de la verbalisation : composition, flou, bougé, déformation, cadrage, etc.

    Références artistiques :
    Chronophotographies de Étienne Jules Marey vers 1886
    Woman Walking Downstairs, Eadweard Muybridge, photographies, 1887
    L’Envol de Bichonnade (Ma Cousine), Jacques-Henri Lartigue, photographie, 1905
    La Gifle, les frères Anton Giulio et Arturo Bragaglia, photographie, 1912
    Nu descendant un escalier, Marcel Duchamp, huile sur toile, 146×89 cm, 1912
    Dynamisme d’un chien en laisse, Giacomo Balla, huile sur toile, 110×91 cm, 1912