Étiquette : Exposition

  • Lieu unique

    Lieu unique

    La forme du lieu d’exposition d’art change, de même que nous constatons le rapprochement, l’attachement des œuvres à des lieux artistiques de natures bien diverses. D’ailleurs, ces nouveaux lieux renouvellent la manière de regarder et d’apprécier les œuvres d’art tout en modifiant l’expérience de la « visite ».

    Concevez, dessinez, réalisez un lieu unique pour réceptionner un objet artistique préalablement choisi. Remarquez que le lieu sera essentiel dans la compréhension de l’œuvre.

    #exposition #réception #scénographie #muséographie #installation

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que le dispositif d’exposition donne lieu à un déploiement de l’œuvre dans l’espace et engendre un nouveau rapport au corps du spectateur,
    • saisir que la compréhension de l’œuvre peut s’établir à partir de différents points de vue,
    • voir que les caractéristiques du lieu (sens, forme) peuvent dialoguer avec l’œuvre qui y est
    • comprendre les intentions de l’artiste dans sa stratégie d’organisation d’une installation,
    • comprendre qu’un lieu peut agir en résonnance avec l‘artiste, l’œuvre, sa démarche et être source de création,
    • saisir que l’œuvre peut révéler le lieu et inversement (aspects historiques, sociologiques, sensibles).

    Questions abordées

    En quoi le lieu d’exposition d’une œuvre contemporaine participe-t-il à l’appréciation et au jugement que l’on s’en fait ? Quelle relation entretient l’œuvre avec son environnement d’exposition ? En quoi une production artistique peut-elle interagir avec son espace d’exposition ? Comment se construit la relation entre l’œuvre et l’espace qui l’accueille ?

    Vocabulaire

    • Cabinet de curiosités : pièce ou parfois meuble où sont entreposées et exposées des « choses rares, nouvelles, singulières ».
    • Dispositif de présentation : manière de présenter une œuvre artistique.
    • Mise en scène : présentation arrangée et organisée de différents éléments dans un espace donné : personnages, objets, costumes, accessoires, décors, mouvements, lumières pour créer un nouvel espace.
    • In situ : œuvre qui prend en compte le lieu où elle est installée.
    • Installation : mise en scène d’objets ou d’éléments constituant un environnement artistique.
    • White cube : type d’espace d’exposition (1970) qui a la forme d’une pièce aux murs blancs, généralement refermée sur elle-même.

    Méthodologie

    Avant de commencer à travailler par petits groupes (2 ou 3 élèves), posez-vous cette question essentielle :
    Qu’est-ce qui (quel processus*) peut changer le regard que l’on a habituellement sur un objet ?

    *Processus : suite continue d’opérations aboutissant à un résultat ; procédé

    1. La question de la présentation de l’objet est la plus souvent mise en avant. Celle-ci l’isole de son environnement par le biais d’un socle, d’un écrin. La présence d’un cartel près de l’objet attarde le regard du spectateur. Ces codes liés à l’univers des musées, galeries, accordent à l’objet un nouveau statut, plus précieux, et en changent immédiatement notre appréhension.
    2. Les sculptures mettant en scène des associations surréalistes attirent notre regard par leur étrangeté, on s’y attarde… Elles n’ont pas toujours de sens, mais elles ont suscité notre attention.
    3. Par définition, on accorde à un objet une fonction, mais que se passe-t-il si celle-ci est bousculée, supprimée, inversée ? Lorsque l’objet change de fonction, c’est son identité qui est touchée. Confronté à cette nouvelle fonction le spectateur est bousculé dans ses habitudes.

    Références artistiques possibles

    • Jean DUBUFFET, Le jardin d’hiver, 1968-1970, polyuréthane sur époxy, 480 × 960 × 550 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Robert SMITHSON, Spiral Jetty, 1970, boue, cristaux de sel, rochers, bois, eau, 457 × 4,5 m, Grand Lac Salé, Salt Lake City, Utah
    • David MACH, Aquarium, 1983, 924 bouteilles en verre, eau, colorant, 29 × 442 × 206 cm, lAC-FRAC Rhône Alpes
    • Christian BOLTANSKI, Théâtre d’ombres, 1984, installation, figurines en carton, papier, laiton, fil de fer, projecteur et ventilateur
    • Tony CRAGG, Palette, 1985, objets en plastiques déposés au mur, 186 × 178 cm. FRAC Bourgogne
    • Daniel BUREN, Les Deux Plateaux, 1986, marbre blanc et noir, plan d’eau, Cour d’honneur du Palais-Royal, Paris
    • Allan Mc COLLUM, Perfect vehicles, 1988, installation de 30 pots de 50 × 22 × 22 cm, acrylique sur plâtre. Musée de Grenoble
    • Jean-Pierre RAYNAUD, Container Zéro, 1988, carrelage blanc (joints noirs), acier peint, éclairage, 330 × 330 × 330 cm, surface au sol : 10 m2, Centre Pompidou, Paris
    • Daniel BUREN, Arguments topique, Dominant-Dominé, 1465 m2 à 11°28’42, mai 1991, travail in situ, capc Musée d’art contemporain de Bordeaux, Bordeaux
    • Barbara KRUGER, All violence is an illustration of a Pathetic Stereotype, 1991, installation, Mary Boone Gallery, NY
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1995, sculpture en acier
    • aluminium et plastique (roue : 2,8 × 16,3 × 3,2 m, guidon et sonnette : 7,2 × 6,2 × 4,7 m, selle : 3,5 × 7,2 × 4,1 m, pédale : 5,0 × 6,1 × 2,1 m). Parc de La villette, Paris
    • Jesús Rafael SOTO, Cube pénétrable, 1996, cadre aluminium laqué, tiges de résine, 450 × 500 × 400 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Cai GUO-QIANG, Inopportune: Stage One, 2004, neufs voitures et tubes lumineux multicolores, 487,7 × 182,9 cm, Seattle Art Museum
    • Claude LÉVÈQUE, Le Grand Sommeil, 2006, installation in situ de 1 350 m2, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine
    • Anish KAPOOR, Cloud Gate, 2006, sculpture, acier inoxydable polie, 10 × 20 × 13 m, 99,8 tonnes, Millenium Park, Chicago, États-Unis
    • George ROUSSE, Vitry, 2007, épreuve pigmentaire, photographie, 115 × 146 cm
    • Tadashi KAWAMATA, Cathédrale de chaises, 2007, installation, exposition «L’Emprise du Lieu», Expérience Pommery # 4, Domaine Pommery, Reims
    • Carlos AMORALES, Carlos Amorales Remix, 2010-2011, installation, Palazzo delle Espozioni, Rome

    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la mise en regard et en espace : ses modalités (présence ou absence du cadre, du socle, du piédestal, etc.), ses contextes (l’espace quotidien privé ou public, l’écran individuel ou collectif, la vitrine, le musée, etc.), l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres (lieux : salle d’exposition, installation, in situ, l’intégration dans des espaces existants, etc.),
    • la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché : découverte des modalités de présentation afin de permettre la réception d’une production plastique ou d’une œuvre (accrochage, mise en espace, mise en scène, frontalité, circulation, parcours, participation ou passivité du spectateur, etc.).

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’espace en trois dimensions : les interpénétrations entre l’espace de l’œuvre et l’espace du spectateur.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • Identifier et assumer sa part de responsabilité dans un processus coopératif de création.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.
    • Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Claire Chesnier, Les jours

    Claire Chesnier, Les jours

    Du 21/01 au 11/03/2023 à la Chapelle de la Visitation, Thonon-les-Bains

    En ce début d’année, la Chapelle met en lumière le travail singulier de Claire CHESNIER.

    Depuis presque dix ans, l’artiste se tient à un même protocole de création : elle gorge d’eau un papier aquarelle grand format puis y dépose l’encre abondante puis guide à l’aide de brosses les variations de celle-ci. Diluée, la couleur se densifie voile après voile. Tout le travail de l’artiste réside dans sa manière d’élaborer les tonalités, leurs dégradés, et de moduler leur irradiation jusqu’à livrer au regard ces espaces sensibles.

    « Je prends la surface dans son entier à chaque fois. Je travaille à la manière de glacis, mais à l’encre, donc chaque pan de transparence qui se pose rejoue la peinture dans son entier. »
    – Claire Chesnier

    Site internet : https://clairechesnier.com

    Chapelle de la Visitation – Espace d’art contemporain
    25, rue des granges
    74200 Thonon-les-Bains
    Ouverture : le mardi, mercredi, vendredi et samedi de 14H30 À 18H

  • Un objet, une histoire

    Un objet, une histoire

    Choisissez un objet de votre quotidien et apportez-le en classe. Il doit nécessairement être aux yeux du spectateur porteur de sens.

    En mettant en scène l’objet apporté et en l’accompagnant de photographies, vous créerez une narration visuelle, une histoire.

    #muséographie #installation #environnement #narration

    Questions

    En quoi l’objet est-il décontextualisé lorsqu’il est intégré à une œuvre d’art ? Dans quelle mesure la présentation d’un objet peut-elle être porteuse de sens et créer une histoire pour le spectateur ? Comment construire la narration ?

    Avant la réalisation de votre projet, n’oubliez pas d’analyser la portée symbolique de l’objet sous la forme d’une carte mentale ou d’un nuage de mots

    Références artistiques possibles

    • Joseph CORNELL, Soap Bubble Set (Nécessaire à bulles de savon), 1948-1949, boîte et objets divers (pipe, verre, boule) sous plexiglas, 26 x 38 x 8 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Erik DIETMAN, Scie malade, 1961, assemblage, scie, bande Velpeau, 5 x 51 x 12,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Joseph KOSUTH, One and Three Chairs, 1965, bois et tirages photographiques, 118 x 271 x 44 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Bertrand LAVIER, General Electric, 1985, réfrigérateur et peinture acrylique, 140 x 80 x 70 cm, MACM, Montréal
    • Peter FISCHLI et David WEISS, Die Gesltzlosen (Les hors-la-loi), 1985, photographie
    • Joan FONTCUBERTA, Fauna, 1985-89, installation, photographies, textes, cartographies, schémas, vitrines et vidéos
    • Sophie CALLE, Les poissons me fascinent, 1986, photographies, 108 x 120 cm, Centre Pompidou, Paris. « J’ai rencontré des gens qui sont nés aveugles. Qui n’ont jamais vu. Je leur ai demandé quelle est pour eux l’image de la beauté. »
    • Jean LE GAC, Story Art (avec fantôme des Beaux-Arts), 1986, toile polyester non tissée, peinture à la caséine, fusain, pastel sec et projecteur de cinéma avec sellette, 250 x 340 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Patrick TOSANI, cuillère, 1988, cibachrome, 182 x 120 cm
    • Allan McCOLLUM, photographie de l’installation de l’exposition « Allegories of Modernism : Contemporary Drawing » au MoMA, NY, 1992
    • Gabriel OROZCO, Four Bicycles (There is Always One Direction), 1994, assemblage, 198,1 x 223,5 x 223,5 cm
    • Tony CRAGG, Cumulus, 1998, verre, 265 x 120 x 120 cm, Tate, Londres
    • Nancy FOUTS, Toothbrush, 2009, brosse à dents et prothèse dentaire, 20 x 29 cm
    Pina DELVAUX, Normal, boîte-objet, 1987-2001

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Peter FISCHLI et David WEISS, Afternoons Nap, 1986, photographie

  • Expériences d’espaces

    Expériences d’espaces

    L’œuvre d’Anaïs LELIÈVRE trouve son origine de toutes les « expériences d’espaces » qu’elle vit d’une résidence d’artiste à l’autre.

    Caractériser sa démarche artistique revient à s’interroger sur la place de notre corps de spectateur dans l’espace et à prendre conscience des changements d’états de la nature. Le dessin et l’installation constituent les deux supports fondamentaux de son travail à découvrir jusqu’au 25 septembre 2021 à La Chapelle de la Visitation, Thonon-les-Bains.

    Entrée libre du mardi au dimanche de 15h à 18h30 (sauf jeudi) et jusqu’à 20h tous les vendredis soirs des Nocturnes chablaisiennes.

    La Chapelle – Espace d’art contemporain
    Pôle culturel de la Visitation
    25 rue des Granges (entrée principale de la Chapelle)
    74200 Thonon-les-Bains
    Commissaire d’exposition : Philippe Piguet
    Informations : 04 50 70 69 49

    Anaïs LELIÈVRE, Stratum, 2021, installation immersive, impression numérique du dessin de schiste argileux
    Chapelle de la Visitation – Thonon-les-Bains
  • Collectionneur à l’heure du net

    Collectionneur à l’heure du net

    Choisissez, regroupez, sélectionnez des photographies du Web consacrées à un sujet précis et présentez-les sous une forme dédiée. Ce n’est pas du copier-coller, mais une démarche artistique de récupération d’images en série qui interroge nos usages du réseau et nos rapports au rôle de la photo dans la société contemporaine.

    « Tout collectionneur, par définition, se situe dans l’accumulation. »

    En juillet 2011, s’ouvre aux Rencontres photographiques d’Arles l’exposition From here on. Les cinq commissaires de l’événement signent un très court manifeste offrant une reconnaissance officielle à 36 artistes dont le matériau brut est l’image diffusée sur le Web. Ces derniers agissent comme des « agrégateurs », sorte d’équivalent du collectionneur à l’heure du net.

    Certains artistes – Jon RAFMAN et Doug RiCKARD – utilisent le logiciel Google Street View et d’autres – Penelope UMBRICO et Corinne VIONNET – s’emparent des réalisations photographiques d’amateurs présentes sur la toile.

    C’est le choix dans ce réservoir immense d’images soumises à une circulation sans fin qui donne à la collecte sa valeur artistique.

    Bernd et Hilla BECHER, Wassertürme, Deutschland, Vereinigte Staaten, Frankreich, Belgien, Luxemburg (Water Towers, Germany, United States, France, Belgium, Luxembourg), 1963-1995, photographies, 170,69 x 464,19 cm

    Références artistiques possibles

    • Bernd et Hilla BECHER, Châteaux d’eau, 1970-1998, 15 photographies en noir et blanc, tirages argentiques, 40 x 30 cm, K20K21 Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen.
    • Art KELLER, La Chose, 1992, Collection YOON-JA et Paul DEVAUTOUR, série comprenant : Production idéologique, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Théorie malheureuse, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Commodité pratique, acrylique sur toile, 65 x 54 cm ; Champ social, acrylique sur toile, 65 x 100 cm.
    • Corinne VIONNET, Photo Opportunities, depuis 2005, série de photographies superposant des clichés de monuments touristiques – https://www.corinnevionnet.com/
    • Penelope UMBRICO, Suns from Sunsets from Flickr, depuis 2006, série de photographies de couchers de soleil ; Sunset Portraits from Sunset Pictures on Flickr, depuis 2008, série de portrait devant des couchers de soleil (vue de l’exposition à PACE Gallery de NYC en bandeau) –  http://penelopeumbrico.net/
    • Jon RAFMAN, Nine Eyes of Google Street View, 2008, série de photographies – https://9-eyes.com
    • Doug RICKARD, A new american Picture. 2010, série de photographies de scènes de rue provenant de Google Street View – https://dougrickard.com/a-new-american-picture/
    • Dina KELBERMAN, I’m Google, depuis 2011, série de photographies d’exploration de recherche thématique utilisant Google Image – https://dinakelberman.tumblr.com
    • Mishka HENNER Feedlots, 2012-2013, série de photographies réalisées en assemblant des centaines de captures d’écran haute résolution à partir du logiciel d’imagerie par satellite Google Earth – https://mishkahenner.com/Feedlots

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Ma collec

    Ma collec

    La Révolution industrielle puis le développement de la Société de consommation depuis les années 50 ont influencé de nombreux artistes par la multiplicité des objets produits, par leurs matériaux, par leur emballage, par leur publicité, le désir et le culte qu’ils suscitent, mais également par leur obsolescence, par leur surproduction et la raréfaction des matières premières, par les délocalisations industrielles qu’ils occasionnent, par leur problème de stockage en tant que déchets et de recyclage.
    Dès lors les artistes ont collecté, classé et présenté des objets du quotidien tels quels, ou parfois, modifiés ou détournés leur octroyant ainsi le statut d’œuvre d’art.

    Constituez une collection de petits objets fabriqués ou récoltés par vos soins. Vous exposerez et photographierez cette collection. Mais faites attention : exposer, c’est choisir en fonction d’un propos. C’est prendre parti, construire un discours. Il convient de penser l’exposition en fonction de ce qu’elle est, à savoir une véritable création.

    #exposition #presentation
    Source @thingsorganizedneatly https://www.instagram.com/thingsorganizedneatly/

    Vocabulaire

    • Cabinet de curiosités : lieu où étaient entreposés et exposés des objets collectionnés, avec un certain goût pour l’hétéroclisme et l’inédit.
    • Collection : réunion d’objets ayant un intérêt esthétique, scientifique, historique, ou une valeur provenant de leur rareté.
    • Inventaire : dénombrement, comptage, liste.
    • Musée : établissement où l’on conserve et expose des objets dignes d’intérêt, notamment des œuvres d’art.
    • Objet : (du latin objectum, 1361), entité (chose) définie dans un espace à trois dimensions, soit naturelle, soit fabriquée par l’homme (un artefact ou un produit de fabrication industrielle), qui a une fonction précise, désignable par une étiquette verbale (un nom).
    • Pinacothèque : musée exposant des œuvres picturales (peintures).
    • Série : ensemble ou suite d’éléments de même nature ou possédant des points communs.
    • Typologie : démarche méthodique consistant à définir ou étudier un ensemble de types, afin de faciliter l’analyse, la classification et l’étude de réalités complexes.

    Références artistiques possibles

    • Johann Georg HINZ, Le cabinet de curiosités, 1666,  115 x 93 cm, Kunsthalle, Hambourg, Allemagne
    • Domenico REMPS, Trompe-l’œil (Cabinet de curiosités), 1690, huile sur toile, 98,5 x 135 cm, Optificio delle Pietre Dure, Florence, Italie
    • Jacques DAGUERRE, Composition avec fossiles et coquillages, daguerréotype : (procédé photographique sur métal), 1837-1839
    • Alphonse BERTILLON, Tableau synoptique d’oreilles, service d’identification de la Préfecture de Police, photographies, 1880
    • Catalogue Manufrance (Manufacture française d’armes et cycles de Saint-Étienne), 1885-1985
    • Eugène ATGET, Intérieur de M.B., collectionneur, rue de Vaugirard, photographie, 1910
      http://expositions.bnf.fr/atget/grand/760.htm
    • Marcel DUCHAMP, La boîte-en-valise, 1936-1941/1968, boîte en carton recouverte de cuir rouge contenant des répliques miniatures d’œuvres, 69 photos, fac-similés ou reproductions de tableaux collées sur chemise noire, 40 x 37,5 x 8,2 cm, boîte déployée pour présentation : env. 102 x 90 x 39,5 cm
    • Ben VAUTIER, Le Magasin de Ben, 1958-1972, matériaux divers, 350 x 500 x 350 cm, Musée National d’Art Moderne, Paris – https://www.centrepompidou.fr/
    • ARMAN, Home Sweet Home, 1960, accumulation de masques à gaz dans une boîte sous plexiglas, 160 x 140 x 20 cm
    • Claes OLDENBURG, Pastry Case I, 1961-62, sculptures en plâtre peint, vaisselle en céramique, verre et métal, vitrine au cadre métallique et plaques de verre, 52,7 x 76,5 x 37,3 cm, MoMA, New-York
      https://www.moma.org/collection/works/81721
    • Christian BOLTANSKI, Vitrine de référence, 1971, boîte en bois peinte sous plexiglas, bois, plexiglas, photos, cheveux, tissus, papier, terre, fil de fer, 59,6 x 120 x 12,4 cm
      Christian Boltanski expose des objets personnels comme des reliques ou des éléments issus de fouilles archéologiques témoignant de civilisations perdues. Avec ces œuvres, il parodie notamment le Musée de l’Homme, lequel, dit-il, l’a beaucoup marqué : on y voit, dans des vitrines un peu poussiéreuses, des objets à l’origine sans vocation esthétique, des objets qui sont des documents plutôt que des œuvres, des objets auxquels le musée a retiré leur valeur d’usage.
    • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d’eau, 1970-1998, 15 photographies noir et blanc, tirages argentiques, 40 x 30 cm
    • Allan Mc COLLUM, Over Ten Thousand Individual Works, 1987-1989
      10 000 objets produits en série mais tous uniques à partir de moules d’objets ménagers en caoutchouc combinés, acrylique sur hydrocal (mélange de plâtre et ciment).
    • Damien HIRST, Enemy, Medecine Cabinet, 1988-89, verre, bois mélaminé peint, ramin (bois tropical), plastique, aluminium, emballage pharmaceutique, 137,2 x 101,6 x 22,9 cm
    • Annettes MESSAGER, Mes vœux, 1989, installation murale en ovale de photographies noir et blanc, 263 épreuves gélatino-argentiques encadrées sous verre maintenu par un papier adhésif noir et suspendues au mur par de longues ficelles, 320 x 160 cm, Centre Pompidou, Paris
      Avec cette œuvre, composée de dizaines de photographies de détails de corps, Annette Messager met en scène une identité fragmentée, qui se décompose et se recompose comme les éclats d’un kaléidoscope. Bien qu’elle fasse référence au vocabulaire du minimalisme, par la forme simple dans laquelle s’inscrit cet ensemble comme par le choix du noir et blanc, l’image qui en résulte, comme suspendue par une multitude de longues ficelles apparentes, rappelle plutôt les ex-voto.
    • Tony CRAGG, Cumulus, 1998, récipients en verre sablé, sur étagères en verre soutenues par un noyau de briques, 265 x 120 x 120 cm, Tate Britain, Londres
    • Andreas GURSKY, 99 Cent Store (Magasin), 1999, photographie, épreuve chromogène, 206,5 x 337 x 5,8 cm
      L’intérieur d’un supermarché américain, dans lequel tout est proposé au prix unique de 99 ¢, est prétexte à restituer la profusion des petites surfaces colorées des produits bien alignés dans un parfait ordonnancement au chatoiement exceptionnel.
    • Thomas HIRSCHHORN, Outgrowth (Excroissance), 2005, bois, plastique, papier, ruban adhésif, Bulle Pack, 374 x 644 x 46 cm, MNAM, Paris
      131 globes terrestres avec excroissances attirent l’attention sur des faits dramatiques d’actualité évoqués par quelques photos, posés sur 7 étagères murales avec coupures de presse.
    • Jean-Luc VILMOUTH, Masques 3, ustensiles de maison, Fiac 2007, Grand Palais, Paris
    • Jim GOLDEN, Collection de matériel photographique, (série Arranged Collections), 2012, photographie couleur de collection d’objets prêtés et classés, image en bandeau
      https://jimgoldenstudio.com

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Olivier MOSSET au MAMCO

    Olivier MOSSET au MAMCO

    Du 26 février au 21 juin 2020, le MAMCO expose le travail de l’artiste suisse Olivier MOSSET, une des figures centrales de la peinture abstraite d’après-guerre et une référence incontournable pour plusieurs générations de peintres européens et américains.

    Se déployant sur la quasi-totalité du musée, la rétrospective du MAMCO revient
    sur presque 60 ans de pratique, depuis les premières expérimentations des années 1960 jusqu’aux monumentaux travaux récents, en passant par les réflexions du peintre sur l’appropriation, le monochrome ou les shaped canvases. Simultanément, plusieurs salles du musée sont consacrées à des mouvements et artistes dont Mosset fut ou demeure proche, permettant d’envisager son travail à l’aune de différents contextes.

    Le vernissage de l’exposition aura lieu le mardi 25 février, de 18h à 23h. À cette occasion, l’auteur-compositeur-interprète Christophe donnera une performance sonore exceptionnelle, dans la limite des places disponibles.

    MAMCO  Musée d’art moderne et contemporain, Genève
    10, rue des Vieux-Grenadiers — CH-1205 Genève
    Tél. + 41 22 320 61 22 | Fax + 41 22 781 56 81 | mamco.ch

    Le premier dimanche du mois : entrée gratuite et guides à disposition.

  • Sarkis

    Sarkis

    Vernissage JEUDI 20 JUIN 2019 À 18H30 de l’exposition que consacre la ville de Thonon-les-Bains à SARKIS à la Chapelle de la Visitation.

    Quatrième et dernière de la saison 2018-2019, l’exposition « SARKIS, au commencement le retable d’Issenheim » est conçue à partir de différents travaux réalisés par l’artiste en écho au célèbre chef-d’œuvre du peintre de la Renaissance germanique Matthias Grünewald. Déclinaisons plastiques sur la conception même de ce retable, les œuvres de SARKIS qui occuperont la nef – installations vidéo, de néon et de bois – seront associées à tout un ensemble de dessins, de projections de films et de vitraux, offrant à voir un large panel de sa création.
    _ Philippe Piguet, commissaire chargé des expositions

    Du 21/06 au 21/09/2019
    Chapelle de la Visitation
    25, rue des Granges
    74200Thonon-les-Bains