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  • La Fenêtre

    La Fenêtre

    « Des losanges égaux étaient disposés à l’une des deux fenêtres. Elle regarda la campagne par les verres de couleur.
    À travers les bleus tout semblait triste. Une buée d’azur immobile répandue dans l’air allongeait la praire et reculait les collines. Le sommet des verdures était velouté par une poussière marron pâle inégalement floconnée, comme s’il fût tombé de la neige, et dans un champ bien loin, un feu d’herbes sèches que l’on brûlait semblait avoir des flammes d’esprit de vin.
    Puis par les carrés jaunes les feuilles des arbres étaient plus petites, le gazon plus clair et le paysage entier comme découpé dans du métal. Les nuages détachés figuraient des édredons de poudre d’or prêts à crever ; on eût dit l’atmosphère illuminée. C’était joyeux ; il faisait chaud dans cette grande couleur topaze, délayée d’azur.
    Elle mit son œil au carreau vert. Tout fut vert, le sable, l’eau, les fleurs, la terre elle-même se confondant avec les gazons. Les ombres étaient toutes noires, l’onde livide semblait figée sur ses bords.
    Mais elle resta plus longtemps devant la vitre rouge. Dans un reflet de pourpre étalé partout et qui dévorait tout de sa couleur, la verdure était presque grise, les tons rouges eux-mêmes disparaissaient. La rivière élargie coulait comme un fleuve rose, les plates-bandes de terre semblaient des mares de sang caillé, le ciel immense entassait des incendies. Elle eut peur.
    Elle détourna les yeux et par la fenêtre aux verres blancs, tout à coup le jour ordinaire reparut tout pâle et avec de petites nuées indécises de la couleur du ciel. »
    _Gustave FLAUBERT, brouillon de Madame Bovary (scène de la valse avec le vicomte)

    Indissociable des recherches sur la perspective* à la Renaissance, la fenêtre n’a cessé d’être revisitée selon le goût des siècles et des courants artistiques. Jusqu’à la modernité, les peintres utilisent son cadre pour guider le regard vers des paysages rêvés, des vues réalistes ou, à l’inverse, pour faire pénétrer la lumière au fond des intérieurs plus intimes. Plus tard, de nombreux artistes se servent de la fenêtre et de ses reflets pour brouiller la limite entre le dedans et le dehors. D’un simple élément de décor, la fenêtre devient peu à peu un sujet à part entière. Son ouverture, son cadre, sa lumière, ses carreaux parfois, permettent aux artistes plasticiens d’étudier des voies nouvelles, aboutissant pour certaines à la découverte d’un art abstrait et minimal.
    Aujourd’hui, l’écran omniprésent s’apparente à une fenêtre contemporaine, qui trouve sa métaphore la plus puissante dans Windows.

    *Pour Leon Battista Alberti, théoricien de la perspective, le tableau est comme une « fenêtre ouverte ». Le dessinateur, le peintre cherchent alors à représenter un monde tridimensionnel sur un plan bidimensionnel.

    Enjeu

    Révélez la limite, le seuil, l’entre-deux, le passage ou l’échappée créés par la fenêtre.

    La fenêtre comme construction du regard, comme cadre, comme limite, comme seuil de l’intime et du public…
    En quoi la représentation de la fenêtre crée-t-elle un autre espace ? Comment la présence figurée ou suggérée de la fenêtre construit-elle le regard du spectateur ? Comment la représentation peut-elle révéler l’entre deux espaces ?

    Dans un premier temps, dessinez votre intérieur : chambre, bureau, cuisine ou salon en recherchant le cadrage figurant ou suggérant la présence de la fenêtre.
    Interrogez-vous sur sa forme, sa fonction, sa symbolique en prenant appui, si vous le souhaitez, sur la carte mentale ci-dessous.

    Découvrez les œuvres d’art mises en référence ci-dessous.

    Puis, par le dessin, par peinture ou par toute autre technique qui vous semble adaptée, réalisez votre production finale révélant le « rôle » que vous attribuez à la fenêtre. Dans votre bloc-notes d’arts plastiques, commentez les différents états de votre travail en pointant ce que vous avez obtenu, les qualités que vous avez produites et les questions que vous vous êtes posées.

    Références artistiques

    • Jan VAN EYCK, Les Époux Arnolfini, 1434, peinture sur bois, 82 cm x 60 cm
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Époux_Arnolfini
    • Lorenzo DI CREDI, La Dame aux jasmins, 1485-1490
    • Albrecht DÜRER, L’Autoportrait aux gants (ou Autoportrait à vingt-six ans), 52 x41 cm, huile sur toile, 1498
    • REMBRANDT, Rembrandt gravant ou dessinant près d’une fenêtre, 1648, eau-forte, pointe sèche et burin. 16 x 13 cm
    • Samuel VAN HOOGSTRATEN, Boîte optique, 58 x 88 x 60,5 cm, 1650
      Cette boîte est le fruit de la manipulation magistrale d’une perspective centrale et de sa forme anamorphique… un vrai théâtre optique.
    • Johann VERMEER, Jeune femme à l’aiguière, 1662-1665
      Le sujet de la peinture est une femme préoccupée, tandis qu’elle exerce une activité quotidienne, un thème que Johannes Vermeer a fixé à plusieurs reprises sur la toile ; elle est dans le coin d’une pièce avec une main sur la fenêtre ouverte et l’autre sur la cruche. Le mouvement silencieux, l’expression du visage doux de la femme et de la sérénité du bleu de la jupe donnent à la composition un aspect de pureté et de paix intérieure. La cruche d’eau, symbole de purification, souligne l’association avec la pureté. Vermeer a utilisé l’invasion de la lumière de la fenêtre pour attirer l’attention sur la région située sous son bras. Source Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeune_femme_à_l’aiguière
    • Caspar David FRIEDRICH, Femme à la fenêtre, 1822, huile sur toile, 44 x 37 cm
    • Henri MATISSE, Fenêtre ouverte à Collioure, 1905, 55 x 46 cm
    • Pierre BONNARD, Jour d’hiver, 1905-1910, huile sur toile, 49 x 61,5 cm 
    • Marc CHAGALL, Paris vu par la fenêtre, 1913
    • Henri MATISSE, Nice, cahier noir, 1918, huile sur toile, 33 x 40,7 cm
    • Marcel DUCHAMP, Fresh Widow, 1920, réplique miniature (77 x 45 cm) d’une fenêtre « à la française », les huit carreaux sont recouverts de morceaux de cuir noir. La fenêtre est placée sur une tablette en bois sur laquelle on peut lire l’inscription : FRESH WIDOW COPYRIGHT ROSE SELAVY 1920
    • René MAGRITTE, Éloge de la dialectique, 1936, gouache sur papier, 38 x 32 cm
    • Edward HOPPER, Morning Sun, 1952, huile sur toile, 101.98 x 71.5 cm (détail en bandeau)
      À l’occasion d’une exposition dédiée au célèbre peintre Edward HOPPER à la Fondation Beyeler en Suisse près de Bâle, le cinéaste Wim WENDERS a, dans un court-métrage, rendu hommage à l’artiste, à ses tableaux et son esthétique singulière.
      https://youtu.be/wxRT_eXGYvg
    • Alfred HITCHCOCK, Fenêtre sur cour (Rear Window), 1954, film
      L.B. Jefferies, reporter photographe, immobilisé chez lui à cause d’une jambe dans le plâtre, passe son temps à observer de sa fenêtre les occupants de l’immeuble d’en face. À l’aide d’un téléobjectif, il remarque le comportement étrange de l’un d’eux… Une histoire de voyeurisme sur fond de psychanalyse.
      Montage alternatif du générique réalisé par Jeff DESOM :
      https://youtu.be/4vHRw9XiFMI
    • Daniel DEZEUZE, Châssis avec feuille de plastique tendue, 1967, bois, plastique transparent, 194,5 x 130 x 2 cm
    • Jacques MONORY, Meurtre n° 10/2 (Les Meurtres), 1968, huile sur toile et miroir brisé avec impacts de balles, 163 x 333,5 cm
    • Bernard PLOSSU, Marseille, 1975, photographie
    • Cindy SHERMAN, Untitled Film Still, #15, 1978, photographie
    • Ellsworth KELLY, Fenêtre ouverte, fenêtre brisée,
    • Alain FLEISCHER, Fenêtre sur cour – La salle de bains, 1990, photographie
    • Bill SPINHOVEN, Eye, 1993
      Les images d’un œil suivent le déplacement du spectateur (grâce à des caméras de surveillance). Ce que je vois, c’est qu’il me voit !
    • Markus RAETZ, Tag oder Narcht (Jour ou nuit), 1998

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

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    1 mètre de fil de fer devient sculpture.
    Tirer des lignes et dessiner dans l’espace en utilisant de nouvelles méthodes…

    Quelles différences notez-vous avec le dessin à plat ? Quels problèmes rencontrez-vous ? Comment adaptez-vous le système linéaire au volume ?

    Termes utilisés lors des échanges : ligne, linéament, fil, écriture, volume, déploiement, vide, transparence, immatérialité, lumière et ombre.

    Références artistiques possibles :

    • Naum GABO, Tête #2, 1916 (1964), acier, 176 x 1240 x 1243 cm, 192,2 kg
    • Julio GONZALES, Femme se coiffant, 1931, sculpture en métal, socle en pierre, 168,5 x 54 x 27 cm
    • Antoine PEVSNER, Construction dans l’espace, 1933, verre, métal, 90 x 95 x 75 cm
    • Alexander CALDER, Fish Bones (Arêtes de poisson), 1939, tôle, tiges et fils métalliques peints, 207,2 x 192 x 137,1 cm
    • David SMITH, Cubi X, 1963, acier inoxidable, 308,3 x 199,9 x 61 cm
    • Tomohiro INABA, Promesse des étoiles, 2011, acier, 180 x 150 x 100 cm (en bandeau)
    Alexander CALDER, Joséphine Baker, fil de fer, 134,5 x 25,5 x 23 cm, 1929

    Questionnement(s) :

    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Topos+graphein

    Topos+graphein

    Topos, terme issu du grec ancien τόπος signifie « lieu » et graphein : « dessiner ». 
    Étymologiquement, la topographie consiste à représenter graphiquement un lieu.

    Concevez un dispositif numérique capable de répondre à cette dernière définition.
    Sa réalisation devra être comprise comme une « création artistique topographique 2.0 » et sera libellée #topographic
    Soyez vigilant à la prise en compte de la partie graphique et à la mise en œuvre de la partie numérique. De plus, il serait souhaitable que la présentation tienne également compte de l’espace de monstration. 
    Enfin, dans le cadre d’une documentation du travail réalisé, filmez avec soin et commentez votre réalisation (ex : expliquez votre intention). 

    À propos de l’installation :
    Le dispositif spatial propre à l’installation se présente comme un espace particulier recréé, un lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste, le lieu des implications formelles symboliques et idéologiques que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations art et spectateur.

    Festival de la Création Artistique Numérique de l’Académie de Grenoble

    Comment représenter au moyen de lignes, de traits, d’outils numériques un espace géographique ou social, réel ou imaginaire ? Comment en restituer et en partager l’expérience sensible ? Comment le numérique transforme notre expérience du territoire ?
    À ces questions, trouvez des éléments de réponse en développant une carte mentale autour du mot « topographie » puis concevez et réalisez votre projet.

    Collectif 1.0.3, Projet MISMA

    Références artistiques possibles :

    • HOMÈRE, L’Iliade – le mythe du labyrinthe et du fil d’Ariane
    • Charles PERRAULT, Le Petit Poucet (Les Contes de ma mère l’Oye), 1697
    • Étienne-Jules MAREY, chronophotographies
    • Marcel DUCHAMP, Nu descendant un escalier, 1912
    • Jackson POLLOCK, Number 26 A, « Black and White », 1948, peinture glycérophtalique sur toile, 205×121,7 cm
    • Mel BOCHNER, Measurement: Room, 1969, installation
    • Giuseppe PENONE, Souffle 6 [Soffio 6], 1978, terre cuite, 158x75x79 cm
    • Saburo MURAKAMI, Passage, 8 novembre 1994, reconstitution à Paris d’une performance de l’artiste réalisée à Tokyo en 1956 lors de la deuxième exposition Gutai. Sept châssis en bois recouverts sur chaque coté de feuilles de papier craft (14 feuilles) couvert de poudre d’or, 240×240 cm
    • Heather HANSEN, Live Performance at Ochi Gallery – The Value of a Line – group show. Dec. 31, 2013
    • Rafael LOZANO-HEMMER, Voice Tunnel, 2013, installation interactive
    • Michelle TERAN, Life: A User’s Manual, 2003, performance
    • Camille UTTERBACK, Abundance, 2007, installation interactive
    • Marie SESTER, ACCESS, 2003, installation interactive
    • RobotLAb, The Big Picture (Drawings of Martian Landscape), 2014, performance robotique
    • Collectif 1.0.3, Projet MISMA – 2003 — 2018, planiscope DIASEC® contrecollé sur aluminium, 150×100 cm
    • Leonel MOURA, Bebot, 2018, installation robots traceurs, Grand-Palais, Paris
    Leonel Moura Bebot, 2018, Grand-Palais, Paris

    « – Voilà une chose que nous avons apprise de votre pays, dit Mein Herr, faire des cartes. Mais nous en avons poussé l’art beaucoup plus loin que vous. À votre avis, quelle serait la plus grande échelle de carte utile ?
    – Je dirais un centimètre pour un kilomètre.
    – Seulement un centimètre ! s’exclama Mein Herr. Nous avons très vite atteint dix mètres pour un kilomètre. Puis nous avons tenté cent mètres pour un kilomètre. Puis vint l’idée grandiose ! Nous avons réellement fabriqué une carte du pays, à l’échelle d’un kilomètre pour un kilomètre !
    – Vous vous en êtes beaucoup servie ? demandai-je.
    – Elle n’a jamais été déroulée, dit Mein Herr ; les fermiers ont protesté : ils ont dit que ça couvrirait tout le pays et que ça cacherait le soleil ! Aussi utilisons-nous le pays lui-même comme sa propre carte, et je vous assure que ça marche aussi bien. »

    Lewis CARROLL, Sylvie et Bruno, 1893. Traduit de l’anglais par Fanny Deleuze, Édition du Seuil, 1972 (Texte cité par Wim DELVOYE au début de son Atlas.)


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Sur les murs d’une salle obscure, le curseur trace, sans cesse, la silhouette de la ville. Placés au centre de la projection 360°, les spectateurs ressentent le battement imposé du dessin, le pouls de la cité. 

    Réalisation de Julie
  • Installation

    Installation

    Après avoir observé attentivement l’endroit choisi par le professeur, vous interviendrez sur la modélisation 3D proposée de ce lieu afin de le donner à voir, à le ressentir différemment.

    Pour se faire, il vous faudra au préalable :
    Relevez les caractéristiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits, les couleurs, la lumière …
    Réalisez croquis ou photographies numériques des points de vue les plus significatifs du lieu.
    Notez et analysez le comportement qu’induit la configuration du lieu sur les élèves présents et notez (déduisez) les fonctions de celui-ci.

    Attention, vous travaillerez sur une modélisation 3D. Consultez des tutoriels si besoin.
    Vous expliquerez votre intention devant un jury.

    En quoi votre réalisation sollicite-t-elle les sens du spectateur ? En quoi votre installation favorise-t-elle l’expression d’un concept ? Quelle différence faites-vous entre une installation qui interroge l’architecture et une modélisation 3D d’architecture ? Comment les outils numériques interpellent-ils les spectateurs ? Dans quel but ?

    Café HR GIGER, Gruyère, Suisse

    Installation

    L’installation trouve sa singularité, semble-t-il, dans l’idée d’agencement, de diverses techniques ou différentes manières de faire, d’un environnement muséal ou extérieur.

    En effet nous pouvons remarquer, dans les pratiques d’artistes des années 1970-80, le décloisonnement entre les disciplines artistiques et leur cohabitation dans une même production et du même coup dans un même lieu.

    Ainsi, chez un artiste comme Joseph BEUYS, il sera caractéristique de retrouver diverses formes de productions : dessins, films d’actions, objets, ensembles de sculptures…

    Dans une pièce qu’il a installée à la galerie Durand-Dessert en janvier 1992, intitulée : Dernier espace avec introspecteur (1964-82) apparaissent différents matériaux associés, ainsi que diverses pratiques : deux volumes angulaires en cire d’abeille moulée dans du plâtre, entre ceux-ci, une chaise à graisse réplique de Fettstuhl, réalisée en 1964 ; au bout de cet espace, un trépied sur lequel est fixée une relique de l’accident, juste derrière le rétroviseur, fixée au mur de la galerie, une photo de rétroviseur. Dans l’utilisation et dans l’agencement de la pièce, les matériaux forment un tout, une nature propre à la pièce, nature enfermée dans l’espace d’une galerie dont il s’agit de célébrer le nouvel espace. Il s’agit bien ici d’une installation qui mêle diverses manières de faire pour engendrer un ensemble cohérent.

    Tout comme dans Dernier espace avec introspecteur, le Mastaba de Jean-Pierre RAYNAUD reflète l’état d’esprit d’un créateur puisqu’il définit ce lieu ni comme une maison, ni comme un atelier mais comme un espace pour voir ses propres œuvres. Parmi ces œuvres, une centaine de bassines d’hôpitaux sont rangées soigneusement sur le sol et contiennent des morceaux de son ancienne maison. « Je suis très attaché à cette maison et je continue à vivre avec elle […] j’ai vécu vingt-trois ans dans une maison qui était tout en carrelage, dans laquelle il n’y avait pas d’œuvre, justement parce que l’œuvre était la maison. Il fallait lui laisser son espace […]. » La maison et le Mastaba apparaissent donc comme des installations : la présentation actuelle de la maison démolie, morcelée dans des bassines, confirme ici le sens donné à l’installation.

    Dans ces exemples, l’œuvre unique en tant qu’objet est transformée par son espace de présentation : non seulement c’est le lieu qui définit l’œuvre mais elle ne peut exister sans celui-ci.

    Environnement

    Variante de l’installation.
    Les « environnement » que les artistes développent étendent le concept d’architecture au-delà du construit pour envisager un espace qui s’expérimente physiquement et psychiquement. Les dispositifs immersifs que certains mettent au point pour modifier les perceptions des individus confinent à l’immatérialité et à une redéfinition des liens qui unissent espace et corps, art et architecture.

    Références possibles

    • Gordon MATTA-CLARK, Conical intersect, 1975-1978, Paris, 27-29 rue Beaubourg, Paris
    • Ilya KABAKOV, The Man Who Flew into Space from His Apartment, 1981-1988
    • KAWAMATA Tadashi (né en 1953), Apartment Project, Tetra House N-3 W-26, 1983
    • Daniel BUREN, Points de Vue ou Le Corridorscope, mai-juin 1983, travail in situ à l’intérieur du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, peinture blanche, tableaux provenant des réserves du musée, miroir, tubes en acier, tissu, son(août-septembre), Sapporo (Japon)
    • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession, Infinity Mirrored Room , 1998, installation. peinture, miroirs, ballons, adhésifs, hélium,280 x 600 x 600 cm, Les Abattoirs, Toulouse
    • Claude LÉVÊQUE, Le Grand Sommeil, MAC/VAL, 2006
    • Thomas HIRSCHHORN), Too Too-Much Much, 2010, Deurle (Belgique), Dhondt-Dhaenens Museum.
    • Anish KAPOOR, Léviathan, 2011, Grand Palais, Paris
    • Barbara KRUGER, Belief+Doubt arrives, 2012, Hirshhorn Museum, Washington, USA
    • rAndom international, The rain room , 2012, Lacma (Los Angeles County Museum of Art)
    • James TURRELL, Roden Crater, près de Flagstaff (Arizona), 1974-2014
    • Olafur ELIASSON, Riverbed, 2014, installation in situ, envahissant l’aile sud du Louisiana Museum of Modern Art,
    • Ann Veronica JANSSENS, yellowbluepink, 2015, Wellcome Collection, London, UK
    Joseph BEUYS, Dernier espace avec introspecteur, 1964-1982
    Chiharu SHIOTA, Me Somewhere Else, 2018, laine rouge, corde et matière plastique, Blain|Southern, London, UK

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Question d’échelle

    Question d’échelle

    1) Dispositif : photographies de mobiliers d’une taille unique et connue à coller.
    En prélevant et collant tous les éléments, recréez l’espace d’une chambre – faites en sorte que l’espace de cette pièce soit réaliste : perspective, rapport d’échelle. 

    2) Un géant s’échappe de la chambre !
    Soyez attentif dans votre travail de dessin à montrer la perturbation occasionnée par la taille inhabituelle du géant, pensez également à l’hypertrophie des détails, à dépasser les limites du cadre. 

    Références possibles : 

    • Les voyages de Gulliver, roman de Jonathan SWIFT, 1721
      Alice au pays des merveilles, roman de Lewis CARROLL, 1865
    • L’Attaque de la femme de 50 pieds, film de Nathan JURAN, 1958
      Le Voyage fantastique
      , de Richard FLEISCHER, 1966
      L’homme qui rétrécit, film de Jack ARNOLD, 1957
      Chérie, j’ai rétréci les gosses, film de Joe JOHNSTON, 1989
      Downsizing, film d’Alexander PAYNE, 2018
    • Vincent VAN GOGH, La Chambre de Van Gogh à Arles, 1888, huile sur toile, 72×90 cm 
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1990, sculpture monumentale, parc de la Villette, Paris 
    • Anne et Patrick POIRIER, Domus Aurea, 1999, maquette de 19 m de long par 7 m de large 
    • Charles SIMONDS, Dwellings et Dwellings Winter, 1972-1974, installation 
    • Ron MUECK, A Girl, 2006-2007, sculpture monumentale reproduisant un nouveau né dans ses plus minutieux détails grâce au silicone, à la résine polyester et à la peinture à l’huile, 1,10×5,01×13,45 m 
    Ron MUECK, Boy, exposé au ARoS Aarhus Kunstmuseum (Danemark)

    • Questionnement(s) : La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) : Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) : Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Perspective centrale
  • Au loin s’en vont les couleurs

    Au loin s’en vont les couleurs

    Proposez une réalisation bi ou tridimensionnelle qui changera ou perturbera notre perception de l’espace. Autrement dit, comment l’utilisation de la couleur change les repères visuels et spatiaux ?

    • Caspar David FRIEDRICH, La Mer de glace ou le Naufrage (Das Eismeer), 1823-1824, huile sur toile, 96,7×126,9 cm, Kunsthalle, Hambourg
    • Yves KLEIN, IKB3, Monochrome bleu, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199×153 cm, Centre Pompidou, Paris
      Cartel développé du Musée national d’art moderne, rédigé dans le cadre du nouvel accrochage des collections modernes :
      Depuis les premiers tableaux monochromes d’un bleu outremer breveté IKB (International Klein Blue), datant de la seconde moitié des années 1950, l’œuvre d’Yves Klein obéit à une même conception. Pour lui, le rôle de l’artiste est de saisir la beauté partout où elle se loge, pour la révéler aux autres hommes. Comme ici avec ce tableau de grand format IKB 3, le bleu est pour l’artiste chargé de sensibilité et propice au passage du matériel à l’immatériel :
      « Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes, matérielles et tangibles, tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible. »
    • Victor VASARELY, Isso-22, 1969, acrylique sur toile, 231,5×200 cm.
    • Ellsworth KELLY, Two Panels: Blue-Yellow, 1970, acrylique sur toile, 79×427,2 cm.
    • Josef ALBERS, Homage to the Square (Hommage au carré), série d’œuvres réalisées à partir de 1949 jusqu’en 1976. Quel que soit le support, chaque œuvre obéit à une formule invariable : un format carré (de 40,6 cm à 122 cm de côté) comportant trois ou quatre carrés imbriqués, de couleur unie. Le plus grand carré occupe toute la surface ; les carrés suivants (s’ils sont présents) n’en recouvrent que 80%, 60% et 40%. Ils sont centrés horizontalement, mais décalés verticalement vers le bas de l’œuvre. Leur disposition est reprise à l’identique pour toute la série.
    • Gerhard RICHTER, Vitrail de la cathédrale de Cologne, 2007.
    • Anis KAPOOR, Leviathan, sculpture monumentale/ installation, 35 m de haut, 100 m de long, 72000 m3, environ 12 tonnes, Grand Palais, Monumenta 2011, Paris

    Sujets et vocabulaire abordés :

    • La perspective atmosphérique est une technique principalement picturale qui consiste à marquer la profondeur de plans successifs en leur donnant progressivement (du proche au lointain) la couleur de l’atmosphère, du ciel.
      Elle est différente du sfumato qui adoucit les contours des lointains (ou même des corps des personnages des premiers plans).
    • Abstraction géométrique : tendance de l’art abstrait qui expérimente la force de la ligne, des figures géométriques et de la couleur. Le concept d’art abstrait commença à être théorisé par ses pionniers au début du XXe siècle : Frantisek Kuapka, Vassily Kandinsky, Kasimir Malevitch et Piet Mondrian.
    • Abstraction lyrique : la liberté plastique de l’expression gestuelle et émotionnelle se manifeste par des procédés alliant projection linéaire, taches ou brossages plus ou moins amples de la couleur sur la toile.
    • Aplat : surface ou plage dont l’unique teinte est appliquée de façon uniforme, surface unie, dépourvue de trame ou de trait.
    • Monochrome : qui est d’une seule couleur.
    • Nuance : la nuance d’une couleur résulte du mélange de cette couleur avec une faible quantité de ses voisines du cercle chromatique.
    • Teinte : synonyme de couleur, la teinte est la qualité qui distingue une couleur d’une autre. C’est ce qui permet de différencier le bleu du jaune, par exemple.
    • Valeur : degré de clair ou d’obscur, de lumière ou d’ombre (variant entre le blanc et le noir), abstraction faite des couleurs.
  • L’espace dans tous les sens

    L’espace dans tous les sens

    Vous rechercherez dans votre réalisation à induire une sensation d’avancée/ recul ou de proximité/ éloignement sans avoir recours au système perspectif.

    Comment représenter l’espace tridimensionnel sur une surface bidimensionnelle ?

    Références possibles :

    • Piero della FRANCESCA, la Flagellation du Christ, 1455–1460, 58,4×81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino
    • Paul VÉRONÈSE, Villa Barbaro, 1560-1561 – fresques de la Sala a Crociera, décor en trompe-l’œil du mur nord du croisillon oriental
    • Paul CÉZANNE, Route devant la Montagne Sainte-Victoire, 1898-1902, 78×99 cm, Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
    • Georges BRAQUE, Le Viaduc à L’Estaque, 1908, 72,5×59 cm, Musée National d’Art Moderne, Paris
    • David HOCKNEY, Place Furstenberg. Paris, collage photographique, 88,9×80 cm, 7,8 et 9 août 1985
    • ART & LANGUAGE, Index (Incident dans un musée Francisco Sabaté), 1986, acrylique sur toile 173,5×270,2 cm
    • Georges ROUSSE, Sargadelos, 2001, photographie (cf. anamorphose)

    Vocabulaire :

    Trompe-l’œil : image exécutée de façon à créer une impression de relief en jouant avec la perspective, apparence trompeuse.

    Perspective : art de représenter, sur une surface plane, des objets tridimensionnels tels qu’ils apparaissent vus à distance et dans une position donnée.
    L’effet de profondeur obtenu dans les œuvres graphiques et picturales se veut coïncider avec la perception visuelle qu’en aurait un observateur en un point donné. D’intuition, de moyen technique, la perspective devient progressivement rigueur mathématique. Retenons notamment  :

    • la perspective atmosphérique qui consiste à marquer la profondeur de plans successifs en leur donnant progressivement (du proche au lointain) la couleur de l’atmosphère, du ciel ;
    • la perspective axonométrique dont les lignes de fuite sont parallèles (perspective utilisée en architecture ou en dessin industriel et dans l’art oriental) ;
    • la perspective conique dont les lignes de fuite convergent en un point situé sur la ligne d’horizon. Les premiers traités de perspective s’inspirent de la perspective géométrique inventée par Brunelleschi, théorisée par Alberti et relayée, notamment, par celui de Piero della Francesca (De prospectiva pingendi, vers 1490).

    *Photographie mise en avant de Mithul Varshan – pexels.com

  • Salle 213

    Salle 213

    Faites comprendre l’espace où vous êtes en une seule réalisation et donnez un maximum d’informations.


    La Sainte-Victoire vue de Bellevue, 1882-85 (Metropolitan Museum of Art, New York)

    Trouver les volumes !
    Ce grand dessein, c’est avec une technique personnelle que Paul Cézanne veut le réaliser. Cette technique veut résoudre le problème de la peinture sans recourir au moyen du dessin-ligne, ni à celui du clair-obscur. Cézanne a voulu, par les couleurs vives, conjuguer les problèmes du dessin et du modelé, rejoignant ainsi le vieux peintre de Le Chef-d’œuvre inconnu de Balzac qui s’écriait : « Le dessin n’existe pas ! », voulant dire par là que dans une œuvre de peinture tout doit être exprimé, dessin et valeurs, par la seule modulation de la couleur.
    Cette tendance s’affirme vers 1880 : citons Le Pont à Maincy (1879), L’Estaque, les autoportraits ou les natures mortes du musée d’Orsay, celles du musée de l’Ermitage ou de Philadelphie, La Montagne Sainte-Victoire vue de Bellevue (Metropolitan Museum), La Plaine au pied de la montagne Sainte-Victoire et Les Bords de la Marne (musée Pouchkine).
    (Source Wikipédia)


    Place Furstenberg, Paris 7,8 et 9 Août 1985, David Hockney, collage photographique, 88,9×80 cm


    Pearblossom Highway, 11-18th April 1986, David Hockney, collage photographie, 198×282 cm

    David Hockney né le 9 Juillet 1937, est un peintre, dessinateur, graveur, scénographe et photographe anglais. Il a contribué à une part importante au mouvement Pop art des années 1960 et est considéré comme l’un des artistes britanniques les plus influents du XXe siècle.
    David Hockney a travaillé avec la photographie, ou, plus précisément, le photocollage. C’est-à-dire qu’il a utilisé un grand nombre de photographies d’un même et seul sujet, puis les a organisés (comme un patchwork), afin de réaliser une image composite multifocale. Un des tout premiers photocollages fut celui de sa mère. D’autres travaux inclurent des morceaux de paysage tels que Pearblossom Highway ainsi que d’autres portraits comme Kasmin, 1982 et Ma Mère Bolton Abbey, 1982.rnCes œuvres ont apparu dans sa démarche pour la plupart entre 1970 et 1986 et ont poussé Hockney à se comparer à un « joiner » (: menuisier). Hockney avait remarqué dans les années soixante que les photographes utilisaient des objectifs de type grand-angle pour prendre leurs photos, il n’aimait pas ces photos parce qu’elles sont toujours quelque peu déformées. Mais après avoir découvert le style « joiner », il a commencé à travailler de plus en plus avec la photographie et même a arrêté la peinture un temps pour poursuivre exclusivement ce travail photographique. Hockney a créé de nombreuses images bien connues et reconnues comme Pearblossom Highway et Mère dans les années 1980.

  • Plan vs plan

    Plan vs plan

    Plusieurs reproductions en N&B d’atlas, de cartes routières constituant un registre de réseaux (entrelacs) de différentes densités (valeurs) sont mises à la disposition des élèves.
    Suggérez la profondeur par le découpage et le collage de ces plans. Passez par des morceaux de plans du bord, de l’orifice, de la surface au fond.
    Profondeur : caractère de ce qui a le fond éloigné du bord, de l’orifice, de la surface.
    Plan : représentation graphique d’un objet en projection ; surface plane (plat) ; projet.

    L’évaluation portera sur la verbalisation des différentes approches ( : dispositifs) suggérant la profondeur et des notions mises en œuvre à la traduction de cet effet :
    densité et grain des trames (réseau de lignes), dégradé de valeurs, perspective, effet de profondeur, espace suggéré

    Zeitraum (Textscapes), Ars Electronica Futurelab, Vienna International Airport

    Plans

    Travaux d’Édouard, Laurent, Charlotte et Olivier