Étiquette : Environnement

  • Dedans

    Dedans

    « L’art vise à imprimer en nous des sentiments plutôt qu’à les exprimer. »

    Henri Bergson

    Proposez un dessin en perspective d’un environnement* immersif, dans lequel le spectateur serait amené à vivre une expérience artistique (ex : ressentir un sentiment, une émotion, se questionner sur…). Votre réalisation graphique détaille autant que possible votre projet.

    Les questions suivantes peuvent vous aider à orienter votre création :
    – En quoi l’immersion est-elle source d’une expérience esthétique singulière ?
    – En quoi l’action ou l’interaction du spectateur dans l’œuvre modifient-elles la réception de celle-ci et ainsi l’expérience ?
    – Quelles sont les différentes caractéristiques de votre environnement immersif ?
    – Quelle différence faites-vous entre un environnement, une installation et une sculpture ?

    *Le terme environnement est utilisé depuis la fin des années 50 pour des œuvres en trois dimensions dans lesquelles le spectateur peut être invité à entrer. Transposition de l’espace scénique du tableau à celui de la réalité. Les artistes du Pop Art ont été les pionniers en la matière (Rauschenberg, Dine, Kienholz…). Mais le principal initiateur reste Edward Kienholz, qui reconstitue en faux » tableaux vivants » de façon outrée, les aspects sordides de la société américaine contemporaine. À partir des années 60-70 se développe ce type d’accroche avec les variations les plus larges possibles et le terme s’applique désormais à tout travail remplissant plus ou moins l’espace et conçu comme un tout, qu’il soit in situ ou non.

    L’installation, quant à elle, parcourt l’art du 20e siècle. Elle témoigne au fil du siècle l’évolution de l’art en y intégrant les acquis que les successives avant-gardes apportèrent : décloisonnement des disciplines artistiques, assemblage de matériaux hétéroclites et para-artistiques, fuite des lieux institutionnels, participation active du spectateur, indétermination et nouvelle temporalité. Aujourd’hui l’installation ­– croisement de peinture, sculpture, architecture et audiovisuel – est le lieu de réflexion sur le cadre où l’art se manifeste, lieu des implications formelles symboliques et idéologiques que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations entre art et spectateurs.

    L’œuvre se présente dans le même espace que celui du spectateur, convié à une expérience non plus seulement visuelle mais de tous les sens.

    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-oeuvre-espace/ENS-oeuvre-espace.htm

    Exemples pour dessiner en perspective

    Le principe de la perspective linéaire se développe au début du 15e siècle, dans le milieu intellectuel et artistique de Florence. Cette invention est attribuée aux Florentins Leon Battista Alberti, architecte, artiste et homme de lettres et Philippo Brunelleschi, architecte et sculpteur.

    La perspective linéaire (également appelée perspective conique ou centrale ou albertienne) est la forme la plus générale de la projection des volumes sur une surface. Les techniques de dessin utilisées s’appuient sur les propriétés mathématiques de la projection centrale de l’espace sur un plan.

    Pour sa construction, l’artiste effectue la construction à la règle et au compas ou calcule la position des lignes principales, et si nécessaire de chaque point de l’espace, connaissant le point d’observation du sujet, le point d’observation du tableau et les dimensions de celui-ci. Les droites reliant l’œil de l’observateur aux contours d’un objet forment un cône, qui doit être géométriquement semblable à celui qui relie l’œil du spectateur au contour de la représentation dans le tableau. L’image d’une droite du sujet est une droite.

    Les principes issus de la Renaissance artistique supposent que le spectateur regarde le sujet à travers une fenêtre, ouverture verticale homologue au cadre du tableau, et que son œil est centré horizontalement. Cette convention permet de simplifier les constructions.

    Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Perspective_linéaire

    Les deux tutoriels présentés ci-après ont pour objectif de vous présenter des exemples et non des modèles.

    Exemple de perspective centrale
    Hans Vredeman de Vries est un peintre et un architecte dont la place essentielle dans la Renaissance flamande tient à l’usage systématique qu’il fit de la perspective linéaire, selon les techniques géométriques italiennes.
    Autres exemples de perspective centrale : 12
    Exemple de perspective à deux points de fuite

    Références artistiques possibles

    • Johan THURFJELL, Do you have the shine ? 2003, vidéo, 5’45 (captures d’écran dans le bandeau)
    • Veronica JANSSENS, Red, Blue & Yellow, 2001
      La pratique artistique d’Ann Veronica JANSSENS pourrait se définir comme une recherche basée sur l’expérience sensorielle. Par divers types de dispositifs (installations, projections, environnements immersifs, interventions urbaines, sculptures), Ann Veronica Janssens invite le spectateur à franchir le seuil d’un espace sensitif nouveau. Spatialisation et diffusion de lumière, rayonnement de la couleur, impulsions stroboscopiques, brouillards artificiels, surfaces réfléchissantes ou diaphanes sont autant de moyens lui permettant de révéler l’instabilité de notre perception du temps et de l’espace. Les propriétés des matériaux (brillance, légèreté, transparence, fluidité) ou les phénomènes physiques (réflexion, réfraction, perspective, équilibre, ondes) sont ici questionnés avec rigueur dans leur capacité à faire vaciller la notion même de matérialité. Source Wikipédia
    • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession, 1998 (ci-dessous)
    • Christa SOMMERER & Laurent MIGNONNEAU, Trans Plant, 1995
    • Char DAVIES, Osmose, 1995
      Osmose is an immersive interactive virtual-reality environment installation with 3D computer graphics and interactive 3D sound, a head-mounted display and real-time motion tracking based on breathing and balance. Osmose is a space for exploring the perceptual interplay between self and world, i.e., a place for facilitating awareness of one’s own self as consciousness embodied in enveloping space.
    • Chiharu SHIOTA, During Sleep, 2002, Installation, Kunstmuseum Luzern, Suisse
    • Olafur ELIASSON, The Weather Project, 2003, Installation, Turbine Hall, Tate Modern, Londres, Grande-Bretagne
    • Ernesto NETO, Celula Nave, 2004, Installation, Museum Boijmans Van Beuningen, Hollande
    • Anish KAPOOR, Leviathan, 2011, Monumenta, Paris. L’œuvre est une sculpture monumentale en PVC rouge gonflé, de 12 tonnes, d’une hauteur maximale de 35 m et d’un volume de 72 000 m3. La sculpture est composée de quatre espaces de forme sphérique ou ovoïde. Un seul de ces espaces est accessible au public, les trois autres sont seulement accessibles au regard. Les visiteurs pénètrent tout d’abord à l’intérieur de la sculpture, éclairée de l’extérieur. En en sortant, ils ont la possibilité de la découvrir de l’extérieur, dans la nef du Grand Palais. (source Wikipédia)
    • Do Ho SUH, Apt. A, Corridors and Staircases, 348 West 22nd Street, New York NY 10011, USA, 2011­-2012, 2015, 974 x 168 x 1163 cm, Installation, 21st Century Museum of Contemporary Art, Kanazawa, Japon
    Do Ho SUH, Apt. A, Corridors and Staircases, 348 West 22nd Street, New York NY 10011, USA, 2011­-2012, 2015

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Installation

    Installation

    Après avoir observé attentivement l’endroit choisi par le professeur, vous interviendrez sur la modélisation 3D proposée de ce lieu afin de le donner à voir, à le ressentir différemment.

    Pour se faire, il vous faudra au préalable :
    Relevez les caractéristiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits, les couleurs, la lumière …
    Réalisez croquis ou photographies numériques des points de vue les plus significatifs du lieu.
    Notez et analysez le comportement qu’induit la configuration du lieu sur les élèves présents et notez (déduisez) les fonctions de celui-ci.

    Attention, vous travaillerez sur une modélisation 3D. Consultez des tutoriels si besoin.
    Vous expliquerez votre intention devant un jury.

    En quoi votre réalisation sollicite-t-elle les sens du spectateur ? En quoi votre installation favorise-t-elle l’expression d’un concept ? Quelle différence faites-vous entre une installation qui interroge l’architecture et une modélisation 3D d’architecture ? Comment les outils numériques interpellent-ils les spectateurs ? Dans quel but ?

    Café HR GIGER, Gruyère, Suisse

    Installation

    L’installation trouve sa singularité, semble-t-il, dans l’idée d’agencement, de diverses techniques ou différentes manières de faire, d’un environnement muséal ou extérieur.

    En effet nous pouvons remarquer, dans les pratiques d’artistes des années 1970-80, le décloisonnement entre les disciplines artistiques et leur cohabitation dans une même production et du même coup dans un même lieu.

    Ainsi, chez un artiste comme Joseph BEUYS, il sera caractéristique de retrouver diverses formes de productions : dessins, films d’actions, objets, ensembles de sculptures…

    Dans une pièce qu’il a installée à la galerie Durand-Dessert en janvier 1992, intitulée : Dernier espace avec introspecteur (1964-82) apparaissent différents matériaux associés, ainsi que diverses pratiques : deux volumes angulaires en cire d’abeille moulée dans du plâtre, entre ceux-ci, une chaise à graisse réplique de Fettstuhl, réalisée en 1964 ; au bout de cet espace, un trépied sur lequel est fixée une relique de l’accident, juste derrière le rétroviseur, fixée au mur de la galerie, une photo de rétroviseur. Dans l’utilisation et dans l’agencement de la pièce, les matériaux forment un tout, une nature propre à la pièce, nature enfermée dans l’espace d’une galerie dont il s’agit de célébrer le nouvel espace. Il s’agit bien ici d’une installation qui mêle diverses manières de faire pour engendrer un ensemble cohérent.

    Tout comme dans Dernier espace avec introspecteur, le Mastaba de Jean-Pierre RAYNAUD reflète l’état d’esprit d’un créateur puisqu’il définit ce lieu ni comme une maison, ni comme un atelier mais comme un espace pour voir ses propres œuvres. Parmi ces œuvres, une centaine de bassines d’hôpitaux sont rangées soigneusement sur le sol et contiennent des morceaux de son ancienne maison. « Je suis très attaché à cette maison et je continue à vivre avec elle […] j’ai vécu vingt-trois ans dans une maison qui était tout en carrelage, dans laquelle il n’y avait pas d’œuvre, justement parce que l’œuvre était la maison. Il fallait lui laisser son espace […]. » La maison et le Mastaba apparaissent donc comme des installations : la présentation actuelle de la maison démolie, morcelée dans des bassines, confirme ici le sens donné à l’installation.

    Dans ces exemples, l’œuvre unique en tant qu’objet est transformée par son espace de présentation : non seulement c’est le lieu qui définit l’œuvre mais elle ne peut exister sans celui-ci.

    Environnement

    Variante de l’installation.
    Les « environnement » que les artistes développent étendent le concept d’architecture au-delà du construit pour envisager un espace qui s’expérimente physiquement et psychiquement. Les dispositifs immersifs que certains mettent au point pour modifier les perceptions des individus confinent à l’immatérialité et à une redéfinition des liens qui unissent espace et corps, art et architecture.

    Références possibles

    • Gordon MATTA-CLARK, Conical intersect, 1975-1978, Paris, 27-29 rue Beaubourg, Paris
    • Ilya KABAKOV, The Man Who Flew into Space from His Apartment, 1981-1988
    • KAWAMATA Tadashi (né en 1953), Apartment Project, Tetra House N-3 W-26, 1983
    • Daniel BUREN, Points de Vue ou Le Corridorscope, mai-juin 1983, travail in situ à l’intérieur du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, peinture blanche, tableaux provenant des réserves du musée, miroir, tubes en acier, tissu, son(août-septembre), Sapporo (Japon)
    • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession, Infinity Mirrored Room , 1998, installation. peinture, miroirs, ballons, adhésifs, hélium,280 x 600 x 600 cm, Les Abattoirs, Toulouse
    • Claude LÉVÊQUE, Le Grand Sommeil, MAC/VAL, 2006
    • Thomas HIRSCHHORN), Too Too-Much Much, 2010, Deurle (Belgique), Dhondt-Dhaenens Museum.
    • Anish KAPOOR, Léviathan, 2011, Grand Palais, Paris
    • Barbara KRUGER, Belief+Doubt arrives, 2012, Hirshhorn Museum, Washington, USA
    • rAndom international, The rain room , 2012, Lacma (Los Angeles County Museum of Art)
    • James TURRELL, Roden Crater, près de Flagstaff (Arizona), 1974-2014
    • Olafur ELIASSON, Riverbed, 2014, installation in situ, envahissant l’aile sud du Louisiana Museum of Modern Art,
    • Ann Veronica JANSSENS, yellowbluepink, 2015, Wellcome Collection, London, UK
    Joseph BEUYS, Dernier espace avec introspecteur, 1964-1982
    Chiharu SHIOTA, Me Somewhere Else, 2018, laine rouge, corde et matière plastique, Blain|Southern, London, UK

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Immersion au cœur de…

    Immersion au cœur de…

    « L’art vise à imprimer en nous des sentiments plutôt qu’à les exprimer. » Henri Bergson

    Proposez une maquette d’un environnement* immersif et éventuellement interactif, dans lequel le spectateur serait amené à ressentir un sentiment que vous aurez au préalable choisi et défini. Votre projet détaillera les étapes de la réalisation et anticipera les difficultés éventuelles.

    En quoi l’immersion et l’interaction seraient-elles source d’une expérience esthétique singulière ? En quoi l’action ou l’interaction du spectateur dans l’œuvre modifieraient-elles la réception de celle-ci et ainsi l’expérience ?

    * Environnement : espace aux dimensions souvent architecturales ayant une signification plastique, lieu d’échange entre l’œuvre et le contexte.

    Références possibles :

    • Johan THURFJELL, Do you have the shine ? 2003, vidéo, 5’45
    • Veronica JANSSENS, Red, Blue & Yellow, 2001
      La pratique artistique d’Ann Veronica JANSSENS pourrait se définir comme une recherche basée sur l’expérience sensorielle. Par divers types de dispositifs (installations, projections, environnements immersifs, interventions urbaines, sculptures), Ann Veronica Janssens invite le spectateur à franchir le seuil d’un espace sensitif nouveau. Spatialisation et diffusion de lumière, rayonnement de la couleur, impulsions stroboscopiques, brouillards artificiels, surfaces réfléchissantes ou diaphanes sont autant de moyens lui permettant de révéler l’instabilité de notre perception du temps et de l’espace. Les propriétés des matériaux (brillance, légèreté, transparence, fluidité) ou les phénomènes physiques (réflexion, réfraction, perspective, équilibre, ondes) sont ici questionnés avec rigueur dans leur capacité à faire vaciller la notion même de matérialité. (source Wikipédia)
    • Maurice BENAYOUN, World skin, 1997, Cave® installation
    • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession, 1998
    • Christa SOMMERER & Laurent MIGNONNEAU, Trans Plant, 1995
    • Char DAVIES, Osmose, 1995
      Osmose is an immersive interactive virtual-reality environment installation with 3D computer graphics and interactive 3D sound, a head-mounted display and real-time motion tracking based on breathing and balance. Osmose is a space for exploring the perceptual interplay between self and world, i.e., a place for facilitating awareness of one’s own self as consciousness embodied in enveloping space.

    • Questionnement :
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie mise en avant d’Andrea Piacquadio – pexels.com

  • Métamorphose emblématique du lieu

    Métamorphose emblématique du lieu

    Comment une œuvre questionne la perception et la réception d’un lieu ?

    Proposer un projet collectif ayant pour objectif de métamorphoser la perception habituelle d’un lieu emblématique du collège. Votre projet d’intervention plastique questionnera les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace construit.


    Tadashi KAWAMATA, Gandamaison, Versailles, 2008


    Lawrence WEINER, REDUCED, 1970, Text on wall, Dimensions variable, Collection of the Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution, Washington, DC.

    Références possibles :

    • Hans HOLBEIN le Jeune, Les ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 206 x 209 cm, Renaissance, National Gallery.
    • Marcel DUCHAMP, 16 miles of string, 1942. Exposition First paper of surrealism, New York.
    • Lawrence WEINER, Reduced, 1970, Art conceptuel.
    • Georges ROUSSE, Anamorphose(s), juin-octobre 2013, Chapelle de la Visitation, Thonon-Les-Bains.
    • Felice VARINI, Vingt-trois disques évidés plus douze moitiés et quatre-quarts, 2013, vidéo de 3 minutes de la RMN ; Extension, 2004.
    • Tadashi KAWAMATA, Gandamaison, Versailles, 2008
    • Joseph EGAN, It’s a point of view, 2011.
    • Chiharu SHIOTA, Infinity, 2014.

    Source : site disciplinaire de l’Académie de Grenoble


    Questionnements :

    • L’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.
    • Le dispositif de représentation.
    • La présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres ; l’architecture.
    • L’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; l’espace et le temps comme matériaux de l’œuvre, la mobilisation des sens ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée.

    Compétences :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain.

    *Vue de l’installation Magic Carpets de Miguel CHEVALIER au Milton Keynes, 2016

  • Lieu de simulation et d’expérience visuelle

    Lieu de simulation et d’expérience visuelle

    Après avoir choisi un endroit singulier de la salle d’arts plastiques (S213), vous (équipe de trois) interviendrez sur le lieu et le donnerez à voir différemment.
    Pour se faire, il vous faudra : observer les caractéristiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits et/ ou naturels, les couleurs, la lumière, etc. Relever (croquis) les points de vue les plus significatifs du lieu ; noter et analyser le comportement qu’induit le lieu.

    Vous vous approprierez le lieu et le rendrez réactif au regard des spectateurs.
    L’œuvre unique en tant qu’objet est transformée par son espace de présentation : non seulement c’est le lieu qui définit l’œuvre mais elle ne peut exister sans celui-ci.

    Objectifs :

    • Prendre en considération, dans une production artistique, les données physiques d’un espace.
    • Réaliser une production artistique qui implique le corps (geste, mouvement, déplacement, positionnement. dans l’espace).
    • Produire du sens en disposant des objets, des matériaux, des volumes dans un espace déterminé.
    • Prendre en compte le lieu et l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique.
    • Transformer la perception d’un espace (représenté construit).

    Compétences :

    • Utiliser de façon pertinente le vocabulaire technique, analytique et sémantique des images.
    • Concevoir et conduire un projet, l’évaluer.
    • Saisir les enjeux des dispositifs de présentation.
    • Acquérir un comportement autonome et responsable.
    • Travailler en équipe, animer un groupe.

    Évaluation :

    • Capacité à expliquer.
    • Prise en compte du lieu et de l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique.
    • Cohérence de la relation entre le lieu et la production.

    Références artistiques possibles :
    Exposition du vide, Yves Klein, galerie Iris Clert, 1958.
    Le plein, Arman, galerie Iris Clert, 1960.
    A line made by walking, England, Richard Long, 1967.
    Steam (1967), Robert Morris reconstitution 1995 au CAPC.
    Untitled, Dan Flavin, tubes fluorescents, 1977.
    The Lightning Field, Walter de Maria, 1977.
    Superposition d’une surface exposable avec cette même surface basculée à 5°, François Morellet, ruban adhésif, 1977.
    Écran Total, Christian Robert-Tissot, acrylique sur bois, métal, 1998.
    Purification Room, Chen Zen, installation, 2000.
    Red, Blue & Yellow, Ann Veronica Janssens, installation jeu de lumières, 2001.
    The Project Weather, Olafur Eliasson, installation dans le Hall de Turbine de la Tate Modern de Londres, 2003.
    Estal, Georges Rousse, photographie, 2003.
    Dots Obsession, Infinity Mirrored Room, Yayoi Kusama, installation, 2011.
    Excentrique(s) Monumenta 12, Daniel Buren, Grand Palais, Paris, 2012.
    Chairs for Abu Dhabi, Tadashi Kawamata, chaises, 2012.
    Inside Out, JR, photographies, 2013.
    Vingt trois disques évidés plus douze moitiés et quatre quarts, Felice Varini, Grand Palais, Paris, 2013.


    Double porte, Michel Verjux, projecteurs de diapositives, parallélépipèdes rectangles en bois, 1985.