Étiquette : Dessin

  • Garder l’essentiel !

    Garder l’essentiel !

    Faites disparaître (enlevez, effacez, neutralisez, grisez…) l’intérieur des surfaces des différentes formes présentes sur la photographie Stonehenge de Martin PARR, afin de ne garder que l’essentiel. Bien entendu, l’image de départ doit toujours être reconnaissable.

    #vide #contour #forme

    En faisant disparaitre l’intérieur de certaines formes tout en conservant un certain niveau de ressemblance avec l’image de départ, l’objectif de cette proposition sera de s’interroger sur le rapport entre les formes et le vide (espace négatif).
    Dans quelle mesure les contours obtenus en évidant les formes interviennent-ils dans la lisibilité de l’image ? Quel est le rôle de ce qui apparait à travers les vides ?

    « Trente rayons forment le moyeu,
    Mais le vide entre eux réalise l’essence de la roue.
    De l’argile naissent les pots,
    Mais le vide en eux réalise l’essence du pot.
    Des murs avec des fénêtres et des portes forment la maison,
    Mais le vide en eux réalise l’essence de la maison.
    Fondamentalement :
    La matière renferme l’utilisation ;
    Ce qui n’est pas la matière renferme l’essence. »

    Lao-Tséu

    Martin PARR, Stonehenge, Wiltshire, GB, 1975, photographie de Beauty Spots, 1976

    Références artistiques possibles

    • Piet MONDRIAN, Composition en rouge, bleu et blanc II (Composition II ; Composition 2 avec rouge et bleu), 1937, huile sur toile, 75 x 60,5 cm, Centre Pompidou, Paris – Les recherches de Mondrian commencent dès le début de sa carrière et s’orientent vers une représentation basée sur l’épuration radicale du tableau. Toute trace de référence au naturel visible est progressivement évacuée au profit d’une vision de l’universel. Mondrian privilégie l’économie de moyens pour tenter d’exprimer l’essence du réel.
    • M. C. ESCHER, Day and Night, 1938, estampe sur bois, 67,7 x 39,1 cm – Les œuvres de M. C. Escher représentent des constructions impossibles, des pavages et des combinaisons de motifs qui se transforment graduellement en des formes totalement différentes, qui défient les modes habituels de représentation du spectateur.
    • Henri MATISSE, Nu bleu II, 1952, papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, 103,8 x 86 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Ellsworth KELLY, Leaves (Feuilles), 1964, lithographie sur papier (appartenant à la série Suite végétale composée de 28 lithographies), 90 x 63,4 cm – Ellsworth Kelly crée par son travail une simplification abstraite du tableau et une mise en volume de la peinture. Sa peinture ne prend alors toute sa dimension qu’avec l’espace qui l’entoure, elle n’existe donc plus en tant qu’objet mais comme motif sur le mur du musée. Plus précisément, il exploite la peinture comme élément architectural, comme si elle avait un poids et crée ainsi un ensemble de liens et de relations entre les formes et les couleurs qui forme un nouvel équilibre visuel caché.
    • René MAGRITTE, La Décalcomanie, 1966, huile sur toile, 81 x 100 cm.
    • Valerio ADAMI, Il gile di Lenine (Le gilet de Lénine), 1972, acrylique sur toile, 239 x 367 cm, Centre Pompidou, Paris – Le peintre développe un style pictural psychologique caractérisé par le dessin élaboré, que la couleur a pour fonction de détourner, modifier ou amplifier. Ses œuvres se singularisent par la saturation des surfaces coloriées où ne subsiste aucun blanc, aucune trace de doute ou d’inachèvement.
    Gérard FROMANGER, La France est-elle coupée en deux ? 1974
    • Gérard FROMANGER, diptyque composé de 2 toiles : La Mort de Caïus Gracchus, août 1975 et La Vie et la mort du peuple, avril-mai 1977 (série : Hommage à François Topino-Lebrun), 1977, huile sur toile, 200 x 300 cm (chaque panneau) – Gérard Fromanger occupe une place importante dans l’histoire de la figuration narrative. Ce mouvement naît en France à la fin des années 1960 dans un climat international tendu et il réunit jusqu’en 1972 des peintres aux pratiques variables, animés d’une volonté commune : rompre avec l’abstraction alors dominante, réinventer la peinture en utilisant les images de masse, rendre à l’œuvre une dimension politique. Ces deux tableaux, qui forment un diptyque, appartiennent à la série de cinq œuvres intitulée Hommage à Topino-Lebrun, en référence au peintre révolutionnaire guillotiné par Bonaparte.
    • Emmanuel CHIEZE, Espaces négatifs, série de photographies en noir et blanc révélant le vide présent dans les environnements urbains artificiels, juillet 2015, NY.

    Sources

    InSitu – Académie de Nantes
    Le dessin et la forme, Johannes ITTEN, Éd. Dessain et Tolra, mai 1983
    Théorie de la Gestalt – https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_de_la_forme


    Questionnements

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Compétences

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Gérard FROMANGER, Quel est le fond de votre pensée ? (de la série Annoncez la couleur ! ) 1973, détail.

  • Les « Parisiennes » perdent leur père

    Les « Parisiennes » perdent leur père

    Le dessinateur de presse KIRAZ (Edmond Kirazian), connu notamment pour ses illustrations des Parisiennes publiées dans de nombreux magazines, est mort mardi 11 août à Paris à l’âge de 96 ans, a annoncé sa compagne, Sabine Bastien, à l’Agence France-Presse.

    *Gouache originale parue dans Jours de France, février 1976 et avril 1979, et dans Gala, novembre 1997, 38 x 27,5 cm

  • 22 juin 2020

    22 juin 2020

    Dessinez le masque le plus dingue !

    #déconfinement

    Si le contexte nous fait de suite penser au masque chirurgical ou de protection sanitaire, vous devez aussi penser aux autres types de masque (: masque de beauté, de plongée, de carnaval, de fer, de Zorro, à gaz, masque mortuaire, etc.).

    Méthodologie

    Servez-vous d’un masque existant comme départ de votre travail dessiné. Intervenez sur cette première esquisse pour en modifier la forme, le graphisme, la couleur, y ajouter des éléments, des textures…

    Votre masque dessiné devra être le plus dingue, c’est-à-dire, le plus extravagant, le plus voyant, le plus drôle, le plus fou, le plus bizarre.

    Questionnement

    Un masque a une apparence connue, celle-ci permet-elle de modifier la réalité du visage réel ? Que montrez-vous grâce à ce masque ?
    Il peut avoir une fonction : se protéger, respirer, s’embellir, revêtir une dimension sacrée… Comment prenez-vous compte de cette fonction ? Comment pourriez-vous la rendre encore plus efficace ?
    Un masque permet de voir sans être reconnu. Comment pourriez-vous intégrer cette importance du regard dans votre travail ?

    Références artistiques possibles

    • Portrait de Jeune femme, dite « L’européenne », 2e siècle. Les portraits du Fayoum sont un ensemble de peintures remontant à l’Égypte romaine exécutés du 1er siècle, à partir de la fin du règne de l’empereur romain Tibère, jusqu’au 4e siècle. Ce sont des portraits funéraires peints sur bois insérés dans les bandelettes au niveau du visage de la momie. Le défunt y est représenté en buste le visage de face.
    • Sankôjô, le vieillard, bois sculpté et peint, crin, 30 x 16 x 11 cm, Musée du quai Branly, Paris. Né au 14e siècle, le théâtre Nô constitue une des premières formes de pratique théâtrale au Japon.
    • James ENSOR, La Mort et les masques, 1897, huile sur toile, 78,5 x 100 cm, Musée d’Art contemporain de la Ville de Liège
    • Pablo PICASSO Tête de femme (Étude pour Les Demoiselles), juin-juillet 1906, crayon sur papier, 31 x 24 cm, Musée Picasso, Paris
    • Henri MATISSE, Portrait de Madame Matisse, 1913, huile sur toile, l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
    • Marcel JANCO, Tristan Tzara, 1919, carton, toile de jute, encre et gouache, 55 x 25 cm, assemblage de papier, Centre Pompidou, MNAM, Paris
    • Anton PEVNER, Masque, 1923, verre et plexiglas, MNAM, Paris
    • Masque Ammassalik, Groenland, années 1930, 25 x 11 cm, bois, Musée du Quai Branly, Paris
    • Pablo PICASSO Autoportrait, 30 juin 1972, crayon de couleur, 65,7 x 50,5 cm, Fuji Télévision Gallery, Tokyo
    • Keith HARING, Untitled (Bill T. Jones) ou Untitled (Grace Jones), 1984, body painting, photographie
    • John STEZAKER, Mask (Film Portrait Collage), CLXXIII, 2014, collage, 20 x 17,6 cm
    Ýrúrarí, knits for bodies and spaces by Ýr, based in Iceland

    Références dans la culture populaire

    • Les masques de la Commedia dell’Arte genre de théâtre populaire italien, né au 16e siècle, où des acteurs masqués improvisent des comédies marquées par la naïveté, la ruse et l’ingéniosité) : Arlequin, Scaramouche, Colombine, Polichinellle, etc.
    • Les masques du catch mexicain (: luche libre).
    • Scream, le film de Wes CRAVEN, 1997
    • Le masque de l’anarchiste Guy FAWKES porté porté par le personnage de V dans la bande dessinée V pour Vendetta d’Alan MOORE et David LLYOD (1982-1990) puis par les hacktivistes du mouvement Anonymous (2003).
    • Le masque (visage de Salvator DALÍ) des braqueurs de La casa de papel d’Álex PINA , 2017 
    Shepard FAIREY soutient Occupy Wall Street, 2011

    Versus Big Brother

    Alors que les caméras de surveillance et la reconnaissance faciale s’immiscent dans nos vies, quelques créatifs organisent la résistance. Du concept aux prototypes fonctionnels, des artistes et des designers conçoivent les parades qui vous permettront demain de demeurer incognito.

    Depuis 2013, un artiste américain basé à Berlin, Adam HARVEY, conçoit ainsi réellement un arsenal de parades accessibles au plus grand nombre. Dans sa boutique de la vie privée, la collection de vêtement Stealth Wear comprend un sweat à capuche, une visière thermique et un foulard capables de contrer l’imagerie thermique grâce à un tissu synthétique argenté qui réfléchit la chaleur.
    Dans son kit anti-surveillance, outre ces vêtements furtifs, le CV Dazzle – l’un de ses tous premiers projets – offre une liste d’apparences à adopter pour tromper réellement les systèmes de reconnaissance faciale. Ces looks sont inspirés des camouflages des soldats de la Royal Navy pendant la Première guerre mondiale, le camouflage Razzle Dazzle* (ou camouflage disruptif). Reposant sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, il permettait de protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. De même, CV Dazzle utilise des coiffures et des maquillages permettant de briser la continuité d’un visage, en obscurcissant les yeux et l’arête du nez et en créant des asymétries de teint. Sachant que les algorithmes de reconnaissance faciale reposent sur la détection de caractéristiques telles que la symétrie et les contours du visage, l’idée est ainsi de créer un « anti-visage ».

    Parmi les projets critiques, Facial Weaponization Suite de Zach BLAS consiste à créer, lors d’ateliers, des masques en plastique 3D modelés d’après les données faciales agrégées de tous les participants. Le résultat évoque une sorte de face collective, globuleuse et informe, une figure inhumaine et paranoïaque, illisible par les algorithmes, qui a pour vocation d’interpeller le public sur les dérives de la biométrie et de fournir un abri anti-yeux numériques.

    À Chicago, l’artiste Leo SELVAGGIO vend à prix coûtant son propre visage, sous la forme d’un masque en résine hyperréaliste, à quiconque veut se promener incognito, dans son projet URME Surveillance (U R Me pour « tu es moi »). Le masque, garantit son auteur, est capable de leurrer les sophistiqués algorithmes de reconnaissance de Facebook ou d’applis, comme la controversée NameTag qui permet, à partir d’une simple photo prise avec un smartphone, de connaître l’identité numérique d’un anonyme croisé dans la rue.

    Source cnetfrance.fr et next.liberation.fr/culture

    CV Dazzle

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Coup de main

    Coup de main

    Photographiez un personnage en dessin – que vous aurez dessiné au crayon – qui interagit d’une certaine façon avec votre main réelle.

    #interaction #miseenscene

    Inventez une histoire où le personnage dessiné sur la feuille va jouer un rôle en réponse à l’action de votre main. Anticipez la présence de la main lors de la composition du dessin de manière à ce qu’elle s’insère parfaitement dans la scène crayonnée au moment de la photo.
    Une fois votre dessin terminé, prenez une photographie en prenant soin à la netteté et au cadrage de celle-ci. Si besoin demandez à quelqu’un de vous aider pour la prendre.

    MANIK et RATAN, Les aventures de Drogo

    Les dessinateurs MANIK & RATAN (@maniknrata) ont créé une série de personnages illustrés qui interagissent avec les objets du quotidien. (Drogo en bandeau)

    • Main négative, peinture pariétale, Paléolithique supérieur, grotte de Pech Merle, Cabrerets, Lot, France
    • MICHEL-ANGE, La Création d’Adam, 1508-1512, fresque, plafond de la chapelle Sixtine, Vatican, Rome
    • Charles ADDAMS, Thing (La Chose), The Addams Family, comic, (1938-1960), 1ère série TV (1964-1966), film (1991 et 1993)
    • Giuseppe PENONE, Alpes maritimes. Il poursuivra sa croissance sauf en ce point (Alpi Marittime. Continuerà a crescere tranne che in quel punto), 1968, acier, arbre
    • CÉSAR, Le Pouce, La Défense, France (bronze, 12 m, 18 tonnes, sculpture commandée en 1989, inaugurée en 1994, restaurée en 2015)
    • Gilberto ZORIO, Pugno fosforescente (Poing phosphorescent), 1971, cire phosphorescente, 2 lampes sur pied, minuterie, 170 x 180 x 50 cm. Poing en cire phosphorescente suspendu. Deux spots allumés permettent au phosphore de se charger. Toutes les huit minutes, les spots s’éteignent pendant 12 secondes alors que le poing s’éclaire de sa propre lumière.
    • Ai WEIWEI, Study of Perspective – Tiananmen Square, 1995-2003, photographie, 38,9 x 59 cm. C’est probablement la série polémique la plus connue de l’artiste chinois.  Sous un titre ironique, ce travail est commencé par Ai Weiwei directement sur la place Tian’amen. Sur aucun cliché on ne voit l’artiste ; seulement son bras, adressant un doigt d’honneur à de nombreux bâtiments emblématiques à travers le monde, tous choisis pour leur incarnation du pouvoir ou de la culture. Par ce geste mi-grossier mi-comique, Ai Weiwei dit son rejet des icônes et des valeurs établies.
    • Maurizio CATTELAN, L.O.V.E. (Libertà, Odio, Vendetta, Eternità), 2010, sculpture en marbre de Carrare, 6 tonnes et 4,60 m et 11 m de haut avec le socle : une main ouverte aux doigts coupés, à l’exception du majeur dressé vers la haut, Piazza Affari, face au Palazzo Mezzanotte de la Bourse de Milan, Italie
    • Liu BOLIN, Iron Fist, 2014, haut de 3,60 mètres et pesant 7 tonnes, Grand Palais, Paris
    • Rich McCOR (@paperboyo), Arc-de-Triomphe, Paris, France, 2018, photographie
    Rich McCOR, Empire State Building, NY

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations – la narration visuelle.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

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    )°(

    1 mètre de fil de fer devient sculpture.
    Tirer des lignes et dessiner dans l’espace en utilisant de nouvelles méthodes…

    Quelles différences notez-vous avec le dessin à plat ? Quels problèmes rencontrez-vous ? Comment adaptez-vous le système linéaire au volume ?

    Termes utilisés lors des échanges : ligne, linéament, fil, écriture, volume, déploiement, vide, transparence, immatérialité, lumière et ombre.

    Références artistiques possibles :

    • Naum GABO, Tête #2, 1916 (1964), acier, 176 x 1240 x 1243 cm, 192,2 kg
    • Julio GONZALES, Femme se coiffant, 1931, sculpture en métal, socle en pierre, 168,5 x 54 x 27 cm
    • Antoine PEVSNER, Construction dans l’espace, 1933, verre, métal, 90 x 95 x 75 cm
    • Alexander CALDER, Fish Bones (Arêtes de poisson), 1939, tôle, tiges et fils métalliques peints, 207,2 x 192 x 137,1 cm
    • David SMITH, Cubi X, 1963, acier inoxidable, 308,3 x 199,9 x 61 cm
    • Tomohiro INABA, Promesse des étoiles, 2011, acier, 180 x 150 x 100 cm (en bandeau)
    Alexander CALDER, Joséphine Baker, fil de fer, 134,5 x 25,5 x 23 cm, 1929

    Questionnement(s) :

    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Anatomie

    Anatomie

    _L’anatomie est l’étude scientifique, par la dissection ou d’autres méthodes, de la structure et de la forme des sujets organisés ainsi que des rapports entre leurs différents organes.
    Cadrer, agrandir, utiliser des opérations spécifiques aux arts plastiques et à partir du document proposé en référence, vous produirez un travail témoignant de l’anatomie de l’image.

    Figure anatomique, env. 1530

    Les termes suivants peuvent aider à votre réflexion : blow up*, texture, trame, trait, point, pixel, grain…

    Quelques œuvres d’Alain JACQUET argumenteront le propos lors des échanges.
    Mec Art, abréviation de l’anglais Mechanical Art, désigne un courant apparu en Europe dans les années soixante, consacré par l’expo à la galerie J, intitulée Hommage à Nicéphore Niepce. Il consiste en reportant ou sérigraphiant une image photographique existante sur un autre support, et cela à plusieurs reprises, à faire apparaître sa structure photographique : apparition du grain, effets de moirage par la superposition de trames… Le cliché agrandi et reporté donne à voir une image floue, des couleurs sans contour, des éléments figuratifs non reconnaissables (effet de blow up*).

    *Blow up : agrandissement photographique.
    Fait surtout référence aux premiers travaux de Joseph KOSUTH dont l’œuvre est classée en Investigations, la première (65-68) étant constituée de définitions du dictionnaire photographiées et agrandies. « Je voulais éliminer toute référence sensible à l’œuvre. Partant dans cette série de l’abstraction d’une chose concrète (l’eau, l’air), j’en vins à présenter des abstractions d’abstractions (signification, vide, universel, rien, temps). »

    Références artistiques possibles :

    • Andy WARHOL, Most Wanted Men No. 6, Thomas Francis C, 1964, sérigraphie, 121,92 x 198,12 cm
    • Alain JACQUET, Le déjeuner sur l’herbe, 1964, sérigraphie sur papier maroufflée sur toile formant un diptyque, 172,5 x 196 cm (172,5 x 98 cm chaque panneau)
    • Alain JACQUET, Portrait d’Homme bleu, rouge, jaune, 1964, sérigraphie sur toile montée sur châssis, 162 x 114 cm
    • Roy LICHTENSTEIN, Explosion, 1965, lithographie sur papier, 56,2 x 43,5 cm
    • Sigmar POLKE, Girlfriends (Freundinnen), 1965/66, huile sur toile, 100 x 104 cm
    • Sol LEWITT, Lines in Four Directions, 1976, rubber stamp print, 20,3 x 20,3 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Topos+graphein

    Topos+graphein

    Topos, terme issu du grec ancien τόπος signifie « lieu » et graphein : « dessiner ». 
    Étymologiquement, la topographie consiste à représenter graphiquement un lieu.

    Concevez un dispositif numérique capable de répondre à cette dernière définition.
    Sa réalisation devra être comprise comme une « création artistique topographique 2.0 » et sera libellée #topographic
    Soyez vigilant à la prise en compte de la partie graphique et à la mise en œuvre de la partie numérique. De plus, il serait souhaitable que la présentation tienne également compte de l’espace de monstration. 
    Enfin, dans le cadre d’une documentation du travail réalisé, filmez avec soin et commentez votre réalisation (ex : expliquez votre intention). 

    À propos de l’installation :
    Le dispositif spatial propre à l’installation se présente comme un espace particulier recréé, un lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste, le lieu des implications formelles symboliques et idéologiques que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations art et spectateur.

    Festival de la Création Artistique Numérique de l’Académie de Grenoble

    Comment représenter au moyen de lignes, de traits, d’outils numériques un espace géographique ou social, réel ou imaginaire ? Comment en restituer et en partager l’expérience sensible ? Comment le numérique transforme notre expérience du territoire ?
    À ces questions, trouvez des éléments de réponse en développant une carte mentale autour du mot « topographie » puis concevez et réalisez votre projet.

    Collectif 1.0.3, Projet MISMA

    Références artistiques possibles :

    • HOMÈRE, L’Iliade – le mythe du labyrinthe et du fil d’Ariane
    • Charles PERRAULT, Le Petit Poucet (Les Contes de ma mère l’Oye), 1697
    • Étienne-Jules MAREY, chronophotographies
    • Marcel DUCHAMP, Nu descendant un escalier, 1912
    • Jackson POLLOCK, Number 26 A, « Black and White », 1948, peinture glycérophtalique sur toile, 205×121,7 cm
    • Mel BOCHNER, Measurement: Room, 1969, installation
    • Giuseppe PENONE, Souffle 6 [Soffio 6], 1978, terre cuite, 158x75x79 cm
    • Saburo MURAKAMI, Passage, 8 novembre 1994, reconstitution à Paris d’une performance de l’artiste réalisée à Tokyo en 1956 lors de la deuxième exposition Gutai. Sept châssis en bois recouverts sur chaque coté de feuilles de papier craft (14 feuilles) couvert de poudre d’or, 240×240 cm
    • Heather HANSEN, Live Performance at Ochi Gallery – The Value of a Line – group show. Dec. 31, 2013
    • Rafael LOZANO-HEMMER, Voice Tunnel, 2013, installation interactive
    • Michelle TERAN, Life: A User’s Manual, 2003, performance
    • Camille UTTERBACK, Abundance, 2007, installation interactive
    • Marie SESTER, ACCESS, 2003, installation interactive
    • RobotLAb, The Big Picture (Drawings of Martian Landscape), 2014, performance robotique
    • Collectif 1.0.3, Projet MISMA – 2003 — 2018, planiscope DIASEC® contrecollé sur aluminium, 150×100 cm
    • Leonel MOURA, Bebot, 2018, installation robots traceurs, Grand-Palais, Paris
    Leonel Moura Bebot, 2018, Grand-Palais, Paris

    « – Voilà une chose que nous avons apprise de votre pays, dit Mein Herr, faire des cartes. Mais nous en avons poussé l’art beaucoup plus loin que vous. À votre avis, quelle serait la plus grande échelle de carte utile ?
    – Je dirais un centimètre pour un kilomètre.
    – Seulement un centimètre ! s’exclama Mein Herr. Nous avons très vite atteint dix mètres pour un kilomètre. Puis nous avons tenté cent mètres pour un kilomètre. Puis vint l’idée grandiose ! Nous avons réellement fabriqué une carte du pays, à l’échelle d’un kilomètre pour un kilomètre !
    – Vous vous en êtes beaucoup servie ? demandai-je.
    – Elle n’a jamais été déroulée, dit Mein Herr ; les fermiers ont protesté : ils ont dit que ça couvrirait tout le pays et que ça cacherait le soleil ! Aussi utilisons-nous le pays lui-même comme sa propre carte, et je vous assure que ça marche aussi bien. »

    Lewis CARROLL, Sylvie et Bruno, 1893. Traduit de l’anglais par Fanny Deleuze, Édition du Seuil, 1972 (Texte cité par Wim DELVOYE au début de son Atlas.)


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Sur les murs d’une salle obscure, le curseur trace, sans cesse, la silhouette de la ville. Placés au centre de la projection 360°, les spectateurs ressentent le battement imposé du dessin, le pouls de la cité. 

    Réalisation de Julie