Étiquette : Carte

  • Traits, traces pour un trajet

    Traits, traces pour un trajet

    D’ici à là, je parcours le territoire. Le trait, la trace, les indices témoignent de ce trajet…

    #trait #territoire #plan #réseau

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre, sélectionner et s’emparer des codes de la cartographie pour les adapter à un projet artistique
    • solliciter des effets plastiques à des fins d’évocation de territoire, de chemins, de trajets.

    Questions

    Comment les artistes transforment-ils les données cartographiques en œuvres sensibles ? Dans quelle mesure le cheminement physique de l’auteur peut-il être exploité dans le processus de création et dans le souci de représentation ?

    Références artistiques possibles

    • Guillaume Le TESTU, Cosmographie universelle, manuscrit enluminé, 53×36 cm, 1556, L’Âge d’or des cartes marines, application iOS, Éd {BnF
    • Piet MONDRIAN, New York Boogie Woogie, 1943, huile sur toile, 127 x127 cm, MoMA. Malgré l’abstraction radicale de ses tableaux, Mondrian a toujours gardé un intérêt très vif pour les structures urbaines et pour la musique et la danse modernes. Les rectangles asymétriques de Broadway Boogie-Woogie correspondent à la mélodie syncopée du boogie-woogie, les petites lignes brisées faisant écho aux cascades d’accords brisés de la base rythmique, mais on peut évidemment ajouter que le plan en damier de New York trouve aussi un écho chez un artiste pour qui le motif de la grille a toujours revêtu une grande importance
    • Jasper JOHNS, Map, encaustique, huile et collage sur toile, 1961, MoMA
    • Richard LONG, A Line Made by Walking, 1967, photographie
    • Pierre ALECHINSKY, Arrondissement, 1983, encre de Chine sur vélin (plan du 10ème arrondissement de Paris), 20,9 x 27 cm, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, Paris
    • Jochem HEINDRICKS, Eye Drawings, 1983, encre sur papier. Un dispositif technique permet enregistrer les mouvements de l’œil lorsqu’il regarde les objets, pour les numériser puis pour les imprimer
    • Hamish FULTON, Dauphiné Mountain, Skyline, Vercors, France, 1995, crayon et encre sur papier, 71×78 cm
    • Sophie CALLE, Pôle nord, 2008, installation
    • Julien LEVESQUE, Street Views Patchwork, 2009
    • Claude CLOSKY, Mont Sainte-Victoire, 2011, sittes.net/sainte-victoire/

    Références au programme du cycle 4


    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
  • Ma carte au Trésor

    Ma carte au Trésor

    « J’ai tracé la carte d’une île ; elle était soigneusement et (je le pensais) magnifiquement coloriée ; sa forme charmait mon imagination au-delà de toute expression ; elle comportait des ports qui me plaisaient comme des sonnets ; et avec l’inconscience des prédestinés, j’appelais ma réalisation l’Île au Trésor. »

    Robert Louis STEVENSON, L’Île au Trésor, 1883

    En utilisant des procédés et des codes cartographiques conventionnels ou imaginaires, réalisez un objet d’art évoquant votre idée de la carte au trésor.

    Collège Théodore Monod, Margencel, capture d’écran – Google Street View

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • penser un imaginaire du territoire apte à soutenir une pratique artistique
    • représenter ou cartographier son environnement de façon sensible.

    Questions

    En quoi la représentation de l’espace est-elle régie par des règles d’organisation et de composition ? Comment représenter au moyen de lignes, de traits un espace géographique ou social, réel ou imaginaire ? Dans quelle mesure est-il possible d’en restituer et d’en partager l’expérience sensible ? Si les cartes imaginaires ne représentent pas la réalité, que permettent-elles de saisir du paysage et de l’auteur ?

    Sam LOMAN, Underskin, 2010, illustration

    Références artistiques possibles

    • L’âge d’or des cartes marines, du 23 octobre 2012 au 27 janvier 2013 à la BnF François Mitterrand
    • Thomas MORE, Île d’Utopia, 17e siècle, gravure
    • Nicolas POUSSIN, L’Été, 1660-1664, huile sur toile, 160×118 cm – L’Été – Louvre Collections
    • Caspar David FRIEDRICH, Homme et Femme contemplant la Lune, 1824, huile sur toile, 34×44 cm
    • Jasper JOHNS, Map, 1961, huile sur toile, 198,2×314,7 cm, MoMA, NY
    • Christo et Jeanne-Claude, Running Fence, Sonoma and Marin Counties, California, 1976, installation de 37km de long en Californie
    • Pierre ALECHINSKI, Page d’atlas universel III, Nantes et Rouen, 1984, encre de Chine sur carte de géographie du XIXe siècle, 61×82 cm
    • Alighiero BOETTI, Mappa, 1990, broderie sur toile de coton, 114,3×214 cm
    • Vik MUNIZ, www (World Map), pictures of Junk, 2008, triptyque photographique de vieux classeurs, archives de documents, ordinateurs anciens…
    • Elsa LEYDIER, Sans titre, série Data Loss, 2015
    • Philippe ABRIL, Cartes imaginaires, 2016, acrylique sur toile
    • Brankiça ZILOVIC, Peel planisphère, 2016, cuir synthétique et tissu, fil amidonné, 250×200 cm
    • Ed FAIRBURN, site de l’illustratrice : https://edfairburn.com/
    • Céline BOYER, Empreintes, 2019, série de photographies – https://celineboyer.com/
    • Google Street View, Google Earth

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
  • Carto graphie(s)

    Carto graphie(s)

    – Voilà une chose que nous avons apprise de votre pays, dit Mein Herr, faire des cartes. Mais nous en avons poussé l’art beaucoup plus loin que vous. À votre avis, quelle serait la plus grande échelle de carte utile ?
    – Je dirais un centimètre pour un kilomètre.
    – Seulement un centimètre ! s’exclama Mein Herr. Nous avons très vite atteint dix mètres pour un kilomètre. Puis nous avons tenté cent mètres pour un kilomètre. Puis vint l’idée grandiose ! Nous avons réellement fabriqué une carte du pays, à l’échelle d’un kilomètre pour un kilomètre !
    – Vous vous en êtes beaucoup servie ? demandai-je.
    – Elle n’a jamais été déroulée, dit Mein Herr ; les fermiers ont protesté : ils ont dit que ça couvrirait tout le pays et que ça cacherait le soleil ! Aussi utilisons-nous le pays lui-même comme sa propre carte, et je vous assure que ça marche aussi bien.

    Lewis CARROLL, Sylvie et Bruno, 1893, texte traduit de l’anglais par Fanny Deleuze, Édition du Seuil, 1972

    En vous emparant des logiques et des codes de la cartographie, vous créerez une composition à dimension cartographique ayant des fins expressives. Comprenez que votre réalisation explore les potentialités de la carte qu’elle soit réelle ou imaginaire. Il est donc utile de solliciter un temps sur les codes et légendes et d’effectuer une mise en projet préalable. La question du support est également prédominante, lequel peut être transformé, érodé avant ou après toute intervention.

    Les objectifs de la séquence seront d’amener les élèves à :

    • comprendre, sélectionner et s’emparer des codes de la cartographie pour inventer des mondes,
    • solliciter des effets plastiques à des fins d’évocation / justifier ses choix, présenter son travail en incluant un registre fictionnel.

    Cartographie

    Le principe majeur de la cartographie est la représentation de données sur un support réduit représentant un espace généralement tenu pour réel. L’objectif de la carte, c’est une représentation concise et efficace reposant sur un code légendé pour rendre compte de la réalité d’une zone géographique.

    Rosana RICALDE, Lisbonne, 2008, 2008, papier, colle, 157 × 187 cm

    Références artistiques possibles

    Thomas MORE, Île d’Utopia, XVIème siècle, gravure. Le mot utopie est formé à partir du grec ou-topos, qui signifie en aucun lieu ou bien lieu du bonheur (du grec eu : bien, heureusement et topos : lieu, endroit).

    Nicolas POUSSIN, L’Été, XVIIème siècle, huile sur toile, 118 x 160 cm, Collection du Louvre, Paris.

    Piet MONDRIAN, New York Boogie Woogie, 1943, huile sur toile, 127 x127 cm, MoMA (détail en bandeau). Malgré l’abstraction radicale de ses tableaux, Mondrian a toujours gardé un intérêt très vif pour les structures urbaines et pour la musique et la danse modernes. Les rectangles asymétriques de Broadway Boogie-Woogie correspondent à la mélodie syncopée du boogie-woogie, les petites lignes brisées faisant écho aux cascades d’accords brisés de la base rythmique, mais on peut évidemment ajouter que le plan en damier de New York trouve aussi un écho chez un artiste pour qui le motif de la grille a toujours revêtu une grande importance.

    Jasper JOHNS, Map, encaustique, huile et collage sur toile, 1961, MoMA.

    Mel BOCHNER, Measurement room, à partir de 1969, ruban adhésif noir et lettrage sur mur, dimensions variables.

    Alighero e BOETTI, Mappa, tissage, série initiée en 1971.

    CHRISTO et JEANNE-CLAUDE, Running Fence, Sonoma and Marin Counties, California, 1972-1976, installation, long rideau en toile de nylon blanc déroulé sur plus de 40 kilomètres au nord de San Francisco,

    Pierre ALECHINSKY, Arrondissement, 1983, encre de Chine sur vélin (plan du 10ème arrondissement de Paris), 20,9 x 27 cm, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, Paris.

    Jochem HEINDRICKS, Eye Drawings, 1983, encre sur papier. Un dispositif technique permet enregistrer les mouvements de l’œil lorsqu’il regarde les objets, pour les numériser puis pour les imprimer.

    Hamish FULTON, Dauphiné Mountain, Skyline, Vercors, France, 1995, crayon et encre sur papier, 71 x 78 cm, Musée de Valence.

    Thomas HIRSCHHORN and Marcus STEINWEG, The Map of Friendship between Art and Philosophy, 2007, carton, papier, feuille de plastique, scotch transparent, feutre, impressions, stylo à bille, 240 x 400 cm.

    Mona ATOUM, 3-D Cities, 2008-2009

    Mona ATOUM, 3-D Cities, 2008-2009, découpes sur cartes imprimées. Cette installation est un triptyque de cartes des villes de Beyrouth, Bagdad et Kaboul, posées à plat sur des tables. Des cercles ont été délicatement découpés à la surface de ces cartes pour former des zones concaves ou convexes, évoquant des dômes ou des cratères. Ces structures en relief rendent ainsi visibles les séquelles de la guerre et l’empreinte qu’elle a laissé dans la mémoire des habitants. Elles rappellent aussi comment ces 3 ville subissent depuis plusieurs années un cycle permanent de destruction et de reconstruction, à la fois de manière positive et négative.

    Jonathan MONK, The World in Jeans and T-shirts, 2008-09, 116,5 x 202,5 cm.

    Claude CLOSKY, Mont-Sainte Victoire, 2011, dispositif utilisant Google View.

    Rosana RICALDE, Planta do Rio de Janeiro – From the series Invisible Cities, 2011, découpes, 80 x 100 cm.

    Céline BOYER, Madeleine, 42 ans, série Empreintes, 2013, photographie sur Dibond, 100 x 150 cm
    (Les premières Empreintes en bandeau – celineboyer.com).

    Exploration abstraite des villes du monde par le graphiste Jazzberry Blue – jazzberryblue.com

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Les lignes de mon territoire

    Les lignes de mon territoire

    Une carte n’est pas le territoire.

    Alfred KORZYBSKI (fondateur de la sémantique générale)

    Comment rendre compte plastiquement de son itinéraire, de son cheminement dans le territoire entre le domicile et le collège ? Votre réalisation en sera une possible réponse artistique.

    Cartes routières, cartes abstraites, la carte est une saisie abstraite du réel, une reconstitution codifiée de l’espace, un espace conçu plus que vécu. Dès lors, par votre réalisation, vous vous interrogerez sur la possible confusion entre ses souvenirs personnels, la réalité et la mémoire collective ; si l’on demande à plusieurs personnes de dessiner un lieu identique qu’elles connaissent, leur réalisation en dira moins sur le lieu que sur elles-mêmes. Qu’est-ce qu’une carte ? Est-ce forcément quelque chose qui renvoie à un référent réel ? Est-ce la même notion en art qu’en géographie ?

    De plus, votre réalisation abordera la question de la perception du temps de l’auteur, du spectateur. Comment figurer le temps ? Comment le temps, à travers votre réalisation, peut-il être ressenti, vécu par le spectateur ?

    D’autre part, n’oubliez pas qu’Internet et les satellites ont modifié la vision du monde : espace et temps deviennent potentiellement des notions à interroger au regard des technologies.

    Topos

    Du grec τοπογραφία — topos : « lieu » et graphein : « dessiner ».
    Étymologiquement, la topographie consiste à représenter graphiquement un lieu.

    – Voilà une chose que nous avons apprise de votre pays, dit Mein Herr, faire des cartes. Mais nous en avons poussé l’art beaucoup plus loin que vous. À votre avis, quelle serait la plus grande échelle de carte utile ?
    – Je dirais un centimètre pour un kilomètre.
    – Seulement un centimètre ! s’exclama Mein Herr. Nous avons très vite atteint dix mètres pour un kilomètre. Puis nous avons tenté cent mètres pour un kilomètre. Puis vint l’idée grandiose ! Nous avons réellement fabriqué une carte du pays, à l’échelle d’un kilomètre pour un kilomètre !
    – Vous vous en êtes beaucoup servie ? demandai-je.
    – Elle n’a jamais été déroulée, dit Mein Herr ; les fermiers ont protesté : ils ont dit que ça couvrirait tout le pays et que ça cacherait le soleil ! Aussi utilisons-nous le pays lui-même comme sa propre carte, et je vous assure que ça marche aussi bien.

    Lewis CARROLL, Sylvie et Bruno, 1893, texte traduit de l’anglais par Fanny Deleuze, Édition du Seuil, 1972
    Marie-Pierre DUQUOC, chez l’un l’une l’autre_Schéma 4 : structure et développement, 64 x 45 cm, 01/2008

    Références artistiques possibles

    • Piet MONDRIAN, New York Boogie Woogie, 1943, huile sur toile, 127 x127 cm, MoMA (détail en bandeau). Malgré l’abstraction radicale de ses tableaux, Mondrian a toujours gardé un intérêt très vif pour les structures urbaines et pour la musique et la danse modernes. Les rectangles asymétriques de Broadway Boogie-Woogie correspondent à la mélodie syncopée du boogie-woogie, les petites lignes brisées faisant écho aux cascades d’accords brisés de la base rythmique, mais on peut évidemment ajouter que le plan en damier de New York trouve aussi un écho chez un artiste pour qui le motif de la grille a toujours revêtu une grande importance.
    • Jasper JOHNS, Map, encaustique, huile et collage sur toile, 1961, MoMA
    • Mel BOCHNER, Measurement room, à partir de 1969, ruban adhésif noir et lettrage sur mur, dimensions variables
    • Alighero e BOETTI, Mappa, tissage, série initiée en 1971
    • Thomas HIRSCHHORN and Marcus STEINWEG, The Map of Friendship between Art and Philosophy, 2007, carton, papier, feuille de plastique, scotch transparent, feutre, impressions, stylo à bille, 240 x 400 cm
    • Marie-Pierre DUQUOC, Retour _ Passer par… (de la passeuse à la passante), 2008, gommettes, stylo à bille, correcteur, 128 x 90 cm. D’expériences vécues (une recherche d’emploi, un voyage dans un pays étranger), l’artiste cherche à en comprendre les enjeux et le fonctionnement en dressant des listes de mots qu’elle classe ou qu’elle range dans des tableaux, qu’elle relie par des flèches, rapprochant la cause à l’effet, le proche et le lointain, fonctionnant par analogies. Elle traduit graphiquement par des réseaux de fils nos relations avec le monde et les autres. Au bout de ces écheveaux de tracés, on peut trouver des mots rassurants comme peut l’être la toponymie d’une carte géographique (on ne connaît pas l’endroit, mais on connaît son nom). Utilisant toute la panoplie des pictogrammes et des graphiques intelligents, Marie-Pierre Duquoc empreinte à la réalité les outils de rationalisation du travail et des relations humaines. Pourtant, tout se mélange, les signes rivalisent d’hermétisme et le spectateur est finalement confronté à l’incompréhension d’un système dans lequel il lui reste encore la possibilité de se laisser aller à la l’errance. Source CNDP, dossier enseignant cARTographie, 2012-2013
    • Collectif H5, Logorama, animation récompensée à Cannes en 2009 et aux Oscars en 2010. Ce film recrée une ville entièrement peuplée de marques.
    • Jean-Luc MOULÈNE, Fénautrigues, 2010, photographies
    • Didier BÉQUILLARD, Plans, 2012, crayon de couleurs
    • Alain BUBLEX, An American Landscape, 2018, projet, Spectateur assidu du célèbre film First Blood – le 1er opus de la série des Rambo – Alain Bublex y voit la mise en scène de deux héros qui symbolisent l’Amérique : Rambo lui-même et le paysage en arrière-plan. Afin de vérifier cette intuition, il décide de redessiner tous les plans du film en les vidant de l’action qui s’y déroule, pour ne conserver que les paysages, les mouvements de caméra, le montage. On découvre un film d’animation composé de travelings poétiques, mélancoliques et pictorialistes à l’esthétique définitivement bublexienne, rappelant de manière surprenante l’histoire de la peinture américaine.

    Au début des années 70, Tony Buzan, un psychologue britannique, à la suite de ses recherches sur l’apprentissage et le cerveau humain, crée une méthode d’organisation des idées : le schéma heuristique, encore appelé mind map ou carte mentale. Cette carte est un graphique représentant des idées, des tâches, des mots clés, des concepts liés entre eux autour d’un sujet central. Il s’agit d’une représentation non linéaire permettant d’organiser ses idées de façon plus intuitive autour d’un thème d’étude.

    La carte mentale permet de :

    • faire simultanément travailler l’imagination et la logique,
    • comprendre plus rapidement une situation, de clarifier un problème complexe,
    • établir des liens entre des idées,
    • capter promptement des informations par l’ajout de couleurs, de visuels,
    • mémoriser et de restituer l’information,
    • travailler en équipe à l’aide d’un support compris par tous.

    La carte est en constante évolution. Sa structure peut à chaque instant être réaménagée et/ou enrichie de nouvelles idées qui viennent constamment à l’esprit.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Topos+graphein

    Topos+graphein

    Topos, terme issu du grec ancien τόπος signifie « lieu » et graphein : « dessiner ». 
    Étymologiquement, la topographie consiste à représenter graphiquement un lieu.

    Concevez un dispositif numérique capable de répondre à cette dernière définition.
    Sa réalisation devra être comprise comme une « création artistique topographique 2.0 » et sera libellée #topographic
    Soyez vigilant à la prise en compte de la partie graphique et à la mise en œuvre de la partie numérique. De plus, il serait souhaitable que la présentation tienne également compte de l’espace de monstration. 
    Enfin, dans le cadre d’une documentation du travail réalisé, filmez avec soin et commentez votre réalisation (ex : expliquez votre intention). 

    À propos de l’installation :
    Le dispositif spatial propre à l’installation se présente comme un espace particulier recréé, un lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste, le lieu des implications formelles symboliques et idéologiques que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations art et spectateur.

    Festival de la Création Artistique Numérique de l’Académie de Grenoble

    Comment représenter au moyen de lignes, de traits, d’outils numériques un espace géographique ou social, réel ou imaginaire ? Comment en restituer et en partager l’expérience sensible ? Comment le numérique transforme notre expérience du territoire ?
    À ces questions, trouvez des éléments de réponse en développant une carte mentale autour du mot « topographie » puis concevez et réalisez votre projet.

    Collectif 1.0.3, Projet MISMA

    Références artistiques possibles :

    • HOMÈRE, L’Iliade – le mythe du labyrinthe et du fil d’Ariane
    • Charles PERRAULT, Le Petit Poucet (Les Contes de ma mère l’Oye), 1697
    • Étienne-Jules MAREY, chronophotographies
    • Marcel DUCHAMP, Nu descendant un escalier, 1912
    • Jackson POLLOCK, Number 26 A, « Black and White », 1948, peinture glycérophtalique sur toile, 205×121,7 cm
    • Mel BOCHNER, Measurement: Room, 1969, installation
    • Giuseppe PENONE, Souffle 6 [Soffio 6], 1978, terre cuite, 158x75x79 cm
    • Saburo MURAKAMI, Passage, 8 novembre 1994, reconstitution à Paris d’une performance de l’artiste réalisée à Tokyo en 1956 lors de la deuxième exposition Gutai. Sept châssis en bois recouverts sur chaque coté de feuilles de papier craft (14 feuilles) couvert de poudre d’or, 240×240 cm
    • Heather HANSEN, Live Performance at Ochi Gallery – The Value of a Line – group show. Dec. 31, 2013
    • Rafael LOZANO-HEMMER, Voice Tunnel, 2013, installation interactive
    • Michelle TERAN, Life: A User’s Manual, 2003, performance
    • Camille UTTERBACK, Abundance, 2007, installation interactive
    • Marie SESTER, ACCESS, 2003, installation interactive
    • RobotLAb, The Big Picture (Drawings of Martian Landscape), 2014, performance robotique
    • Collectif 1.0.3, Projet MISMA – 2003 — 2018, planiscope DIASEC® contrecollé sur aluminium, 150×100 cm
    • Leonel MOURA, Bebot, 2018, installation robots traceurs, Grand-Palais, Paris
    Leonel Moura Bebot, 2018, Grand-Palais, Paris

    « – Voilà une chose que nous avons apprise de votre pays, dit Mein Herr, faire des cartes. Mais nous en avons poussé l’art beaucoup plus loin que vous. À votre avis, quelle serait la plus grande échelle de carte utile ?
    – Je dirais un centimètre pour un kilomètre.
    – Seulement un centimètre ! s’exclama Mein Herr. Nous avons très vite atteint dix mètres pour un kilomètre. Puis nous avons tenté cent mètres pour un kilomètre. Puis vint l’idée grandiose ! Nous avons réellement fabriqué une carte du pays, à l’échelle d’un kilomètre pour un kilomètre !
    – Vous vous en êtes beaucoup servie ? demandai-je.
    – Elle n’a jamais été déroulée, dit Mein Herr ; les fermiers ont protesté : ils ont dit que ça couvrirait tout le pays et que ça cacherait le soleil ! Aussi utilisons-nous le pays lui-même comme sa propre carte, et je vous assure que ça marche aussi bien. »

    Lewis CARROLL, Sylvie et Bruno, 1893. Traduit de l’anglais par Fanny Deleuze, Édition du Seuil, 1972 (Texte cité par Wim DELVOYE au début de son Atlas.)


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Sur les murs d’une salle obscure, le curseur trace, sans cesse, la silhouette de la ville. Placés au centre de la projection 360°, les spectateurs ressentent le battement imposé du dessin, le pouls de la cité. 

    Réalisation de Julie
  • Évocation spatiale d’une journée

    Évocation spatiale d’une journée

    « Je suis le ciné-œil. Je suis l’œil mécanique. Moi, machine, je vous montre le monde comme seul je peux le voir. […] C’est là que nous travaillons, nous maîtres de la vue, organisateurs de la vie visible […], maîtres des mots et des sons, les virtuoses du montage de la vie. »
    Dziga Vertov, l’Homme à la caméra, 1929

    Réalisez une très courte vidéo numérique, évoquant les lieux traversés dans une journée. D’environ 50 secondes, elle répondra à un story-board et à un montage précis.

    Ancrage dans les programmes d’arts plastiques : l’espace, l’œuvre et le spectateur.

    • Prise en compte et compréhension de l’espace de l’œuvre, rapport entre l’espace perçu et l’espace représenté, le corps du spectateur et l’œuvre (être devant, dedans, déambuler, interagir).
    • Produire in situ, s’approprier l’environnement quotidien.

    En s’appuyant sur ce que vous avez déjà vu dans d’autres disciplines, notamment en français, faites prendre conscience aux spectateurs des dispositifs artistiques (ou non) de la prise en charge du souvenir, de la mémoire.

    Répondre à ces questions peut vous aider à l’écriture du story-board.

    • Quels sont les moyens pour conserver, cristalliser le passé et donc se souvenir (d’un lieu, d’une action, d’un événement ou d’une personne) ? Photographie, croquis, album de photos, film, vidéo, stèle, tombe, monument funéraire, mémorial, musée, post-it, journal intime, agenda, calendrier, nœud à son mouchoir.
    • Est-ce que le souvenir et la mémoire sont l’exact compte-rendu ou traduction de la réalité ? Notions d’écarts : œuvre subjective ou objective ? Documentaire ou fiction ? Vision parcellaire et incomplète ?

    Références artistiques :

    Les films des frères Auguste et Louis Lumière (La sortie des usines Lumière à LyonLa MerLa Place des Cordeliers à LyonL’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat) ;
    Nanouk l’esquimau, Robert J. Flaherty, 1922 (sur Arte+7, du 2 au 9 décembre 2014) ;
    L’Homme à la caméra, Dziga Vertov, 1929 ;
    La Jetée, Chris Maker, 1962.

    La Jetée est un film français de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962 et d’une durée de 28 minutes.
    Ce film expérimental, considéré comme un chef-d’œuvre par nombre de critiques et de réalisateurs, est en fait, à l’exception d’un seul plan filmé, un diaporama de photographies en noir et blanc (un « photo-roman » selon le générique), commentées par un narrateur unique et accompagnées d’une bande-son réalisée par Trevor Duncan. Cela donne à ce récit très singulier un fort contenu poétique et sert à représenter une face de la « réalité » : les souvenirs que l’on a d’un moment de sa vie sont partiels, tronqués et lorsqu’on regarde un album photo, les souvenirs viennent dans le désordre avec des sauts dans le temps.
    (Source Wikipédia)

  • Plan vs plan

    Plan vs plan

    Plusieurs reproductions en N&B d’atlas, de cartes routières constituant un registre de réseaux (entrelacs) de différentes densités (valeurs) sont mises à la disposition des élèves.
    Suggérez la profondeur par le découpage et le collage de ces plans. Passez par des morceaux de plans du bord, de l’orifice, de la surface au fond.
    Profondeur : caractère de ce qui a le fond éloigné du bord, de l’orifice, de la surface.
    Plan : représentation graphique d’un objet en projection ; surface plane (plat) ; projet.

    L’évaluation portera sur la verbalisation des différentes approches ( : dispositifs) suggérant la profondeur et des notions mises en œuvre à la traduction de cet effet :
    densité et grain des trames (réseau de lignes), dégradé de valeurs, perspective, effet de profondeur, espace suggéré

    Zeitraum (Textscapes), Ars Electronica Futurelab, Vienna International Airport

    Plans

    Travaux d’Édouard, Laurent, Charlotte et Olivier