Étiquette : Autoportrait

  • Je… Un égoportrait

    Je… Un égoportrait

    Révélez dans un autoportrait fictionnel un trait de caractère caché, un sentiment.

    Autoportrait : portrait de soi-même. Dans les arts plastiques, comme tout portrait, un autoportrait peut être ressemblant et donner à voir l’aspect extérieur de l’auteur (son apparence visible) ou au contraire donner à voir des aspects de son intimité, de son esprit, de son affect, de sa mémoire, de ses goûts, de sa culture, etc. Alors, il ne « copie pas le visible, il rend visible » (citation de Paul Klee définissant l’art en général, mais qui peut éclairer cette définition).


    Le Désespéré, Gustave Courbet, tableau réalisé entre 1843 et 1845, huile sur toile de 45×54 cm.

    « Avec ce masque riant que vous me connaissez, je cache à l’intérieur le chagrin, l’amertume, et une tristesse qui s’attache au cœur comme un vampire. » GC

    Le portrait questionne l’identité et interroge le concept de la représentation :

    • En quête de soi

    Les avant-gardes ont œuvré à l’édification d’un monde nouveau et ont relégué au second plan le sujet : le motif autant que l’individu. Dans l’après-guerre, temps des failles et de la désillusion, on tente de reconstruire le monde autour de l’homme, celui qui s’exprime comme celui qu’on représente. On constate un retour dans les œuvres à des formes qui révèlent un rapport au monde individualisé.
    Photographie et psychanalyse transforment radicalement les enjeux du portrait, interrogeant la fonction d’identité et exhibant les conflits internes qui tiraillent l’individu et menacent son intégrité.

    • Autoportrait

    Apparu à la fin du Moyen Âge, ce genre obéit pour l’artiste à des motivations diverses : pallier l’absence d’autre modèle, se présenter dans une position sociale, sonder le mystère de son être.
    Dans le prolongement de cette tradition, Picasso multiplie les représentations du peintre au travail face à son modèle, mêlant souvent l’autoportrait professionnel à l’intimité de la relation amoureuse.
    Francis Bacon tente de saisir la matière mouvante de son propre visage.
    Beckmann avec ses 80 autoportraits réalisés entre 1899 et 1950 se situe dans la filiation de Rembrandt : la vision qui se dégage de l’ensemble est celle d’une existence frappée de discontinuité, d’un individu aux prises avec les aléas de l’histoire et avec ses propres troubles.
    En 1948-49 Warhol se dessine avec un doigt dans le nez, corrigeant ironiquement ce visage qu’il n’a pas choisi. « Si vous voulez tout savoir sur Andy Warhol, vous n’avez qu’à regarder la surface de mes peintures, de mes films, de moi. Me voilà. Il n’y a rien dessous ».


    À propos du Cri d’Edvard Munch (HdA) :

    « Un soir, je marchais suivant un chemin. D’un côté se trouvaient la ville, et en dessous de moi, le fjord. J’étais fatigué, malade. Je me suis arrêté pour regarder vers le fjord. Le soleil se couchait. Les nuages étaient teintés en rouge, comme du sang. J’ai senti passer un cri dans la nature ; il m’a semblé que je pouvais entendre ce cri. J’ai peint ce tableau, peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient. C’est devenu le tableau Le Cri pour la Frise de la Vie. »
    22 janvier 1892, EM


    1893, crayon sur  carton,  74×56 cm, Munch Museum, Oslo
    1893, huile, pastel et tempera sur carton, 91×73,5 cm, National Gallery, Oslo
    1895, pastel sur planche, 79×59 cm, collection privée
    1910, tempera sur carton, 83×66 cm, Munch Museum, Oslo


    1895, lithographie imprimée en noir, colorée à la main, 33,5×25,1 cm sur feuille de 49,4×37,3 cm, imprimé à Berlin, Oslo Gundersen Collection

    La barrière et le sol du ponton forment des lignes de force convergentes vers deux personnages à gauche offrant ainsi une profondeur et une perspective au tableau. Ce qui est intéressant à remarquer dans cette composition reste sans doute l’attitude du personnage central, tourné vers le spectateur, si bien que celui-ci se sent irrémédiablement impliqué.
    Les touches de peinture sont épaisses et tortueuses ; les mouvements du pinceau expriment à eux seuls une émotion, une douleur criante, symbolisée par les courbes qui déforment le paysage. En observant le ciel couleur de sang avec ses courbes sinueuses, nous comprenons aisément l’expression « langues de feu » employée par l’artiste. Les traits et les contours apparaissent flous, comme s’ils vibraient encore sous la puissance de ce cri tragique. L’utilisation de couleurs et l’usage presque systématique de la déformation dans de nouvelles combinaisons de forme et de couleur présentent au spectateur une interprétation toute particulière de la réalité.
    L’opposition des couleurs chaudes et froides que sont le rouge-orangé et un bleu presque noir, couleurs complémentaires est pleine de symboles. Le rouge d’abord, qui renvoie au feu, au sang et à la souffrance ; et puis le bleu-noir qui lui symbolise la mort, le vide, l’absence de vie. L’effet d’enroulement du tableau agit alors tel un tourbillon d’angoisse et de tourments, auquel nous ne pouvons échapper.

    Pour aller plus loin :
    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Munch/ENS-Munch.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Munch
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Expressionnisme

  • Autoportrait à l’objet

    Autoportrait à l’objet

    Dans les autoportraits où les artistes se représentent avec les outils du métier (tableau, chevalet, palette, pinceau, appareil photographique, etc.) sera longtemps une tradition iconographique. C’est l’occasion de s’inscrire dans le cercle des arts. L’outil ou l’objet est le moyen d’indiquer un désir, une réalité ou un fantasme durables.

    Se représenter avec un objet sera l’occasion, pour vous, de porter une réflexion, non pas sur votre représentation mais sur votre évocation, de trouver un objet transitionnel, un attribut, un objet qui vous « re-présente ».


    Détail, Les Ménines, Diego Velásquez, huile sur toile, 318×276 cm, 1656, Musée du Prado, dans le palais du roi Philippe VI, Madrid


    Le noyé (Autoportrait), Hippolyte Bayard, photographie (dispositif direct), 1840


    Détail, L’Atelier du peintre, Gustave Courbet, huile sur toile, 361×598 cm, 1855, Musée d’Orsay


    Self-Portrait with Camera, Man Ray, photographie solarisée, 1932


    Triple autoportrait, Norman Rockwell, huile sur toile, 113,5×87,5 cm, couverture du Saturday Evening Post du 13 février 1960


    Self-Portrait, Andy Warhol, peinture et sérigraphie sur toile, 82×102 cm, 1964


    Color Safe, Daniel Firman, plâtre, acier et divers objets, 2003

  • Auto-célébration

    Auto-célébration

    Créez un espace ou une image pour paraître…
    « Dans votre chambre, c’est vous le chef ! Montrez-le dans une mise en scène bien à vous. »
    Pistes possibles : installation in situ, photomontage, maquette, modélisation 3D…

    Le portrait de Louis XIV, roi de France a été réalisé en 1701 par le peintre français Hyacinthe Rigaud pour répondre à une commande du monarque qui souhaitait contenter le désir de son petit-fils, Philippe V. Louis XIV le conserva et le fit accrocher à Versailles.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_de_Louis_XIV_(Rigaud)


    Louis XIV en costume de sacre, Hyacinthe Rigaud, 1701, huile sur toile, 277 cm x 194 cm
    Musée du Louvre, Paris

    Campagne publicitaire (extrait) pour des escalopes de poulet, sept 2010