L’artiste plasticien français à la renommée internationale, Christian Boltanski s’est éteint le 14 juillet 2021 à l’âge de 76 ans. Bâtisseur de la mémoire, hanté par la mort, il laisse derrière lui une œuvre entre gravité et humour, qui ne cesse de questionner l’enfance, la disparition et le souvenir.
L’œuvre d’Anaïs LELIÈVRE trouve son origine de toutes les « expériences d’espaces » qu’elle vit d’une résidence d’artiste à l’autre.
Caractériser sa démarche artistique revient à s’interroger sur la place de notre corps de spectateur dans l’espace et à prendre conscience des changements d’états de la nature. Le dessin et l’installation constituent les deux supports fondamentaux de son travail à découvrir jusqu’au 25 septembre 2021 à La Chapelle de la Visitation, Thonon-les-Bains.
Entrée libre du mardi au dimanche de 15h à 18h30 (sauf jeudi) et jusqu’à 20h tous les vendredis soirs des Nocturnes chablaisiennes.
La Chapelle – Espace d’art contemporain Pôle culturel de la Visitation 25 rue des Granges (entrée principale de la Chapelle) 74200 Thonon-les-Bains Commissaire d’exposition : Philippe Piguet Informations : 04 50 70 69 49
Anaïs LELIÈVRE, Stratum, 2021, installation immersive, impression numérique du dessin de schiste argileux Chapelle de la Visitation – Thonon-les-Bains
PIX est un service public en ligne dont l’objectif est d’évaluer et de certifier le niveau de maîtrise des connaissances et de compétences numériques de chacun tout au long de la vie.
Objectifs de la plateforme
accompagner l’élévation du niveau général de connaissances et de compétences numériques,
préparer la transformation digitale de l’ensemble de notre société et de notre économie.
Les modalités
PIX permet d’apprendre en se testant. Une part importante des épreuves sont conçues sous la forme de défis à relever au cours desquels l’élève développe ses compétences. Les modalités dépassent le cadre habituel des Q.C.M. et privilégient la mesure de compétences à partir d’activités réalisées dans leur environnement numérique réel.
En s’appuyant sur les résultats des épreuves, PIX offrira aussi des recommandations ciblées de formation.
En arts plastiques
Le parcours multi-compétences évaluant les composantes “numériques” du programme d’arts plastiques* contient 19 sujets. Il a une durée approximative de 40 min et est accessible à partir du lien communiqué dans l’ENT.
* Le programme introduit une approche plus spécifique des évolutions des arts plastiques à l’ère du numérique. Toutefois, les apprentissages ne se confondent pas au collège avec un enseignement isolé d’un art numérique. Les professeurs créent les conditions matérielles et didactiques d’un recours au numérique à travers des outils, des supports, des applications accessibles et des pratiques variées. Il s’agit de faire appréhender aux élèves le numérique comme technique, comme instrument, comme matériau qui se manipule et s’interroge dans une intention artistique, et donc non strictement dans des usages plus poussés des logiciels de traitement des images.
Compétences travaillées
Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
Comprendre ce que sont les arts plastiques et leur utilité dans notre quotidien peut ne pas être évident. Faisons un point sur les grandes lignes qui caractérisent cette matière particulière.
Qu’est-ce que l’art ?
La définition de l’art ne va pas de soi et identifier une œuvre d’art ne tombe pas sous l’évidence.
L’art est l’activité humaine visant à exprimer les préoccupations, les croyances, les questions sous une forme (œuvre d’art) telle qu’elle traduise les émotions et les sentiments que les hommes éprouvent en y pensant. L’art peut prendre plusieurs formes, mais il n’a pas n’importe quel contenu. Il prend pour objet ce qui émeut l’homme, ce qui le concerne intimement, ce qui renvoie aussi bien à des thèmes éternels qu’à des préoccupations précises, liées à un contexte particulier. Source : http://philosophia.over-blog.com/article-qu-est-ce-que-l-art-92580818.html
Pour simplifier le propos, l’art se pense comme une production dotée d’une valeur esthétique et comme une technique. Il désigne donc a minima à la fois un ensemble d’œuvres : les œuvres d’art et les disciplines spécialisées : les différents arts (architecture, sculpture, peinture, musique, poésie, théâtre, cinéma).
Que veut dire plastique ?
Au 16e siècle, sa définition était : « qui vise à la reproduction ou à la création de formes par le modelage ».
Au début du 19e siècle, la définition change quelque peu et devient : « qui ne relève que de l’apparence physique, qui n’est que forme ».
Le terme de plastique est donc indéniablement lié à la forme – la forme d’un objet, la forme d’un corps, etc.
Du point de vue de l’Éducation nationale, les arts plastiques sont les activités de recherche de la qualité esthétique par l’expression, la création, l’évocation de formes. Par conséquent, les arts plastiques sont les savoirs et les techniques pour créer, exprimer, communiquer une idée, une émotion ou un sentiment au moyen de divers médiums.
Quelles sont les différentes disciplines des arts plastiques ?
Les plus anciennes :
le dessin
la peinture
la sculpture
l’architecture
Les plus récentes :
la photographie
le cinéma
la vidéo
l’installation
l’art numérique
De nos jours, de nombreuses démarches artistiques intègrent différentes disciplines en même temps.
Que faisons-nous en arts plastiques ?
Ainsi, les arts plastiques regroupent de nombreuses façons de travailler. Assemblage, sculpture, collage, photographie, dessin, manipulation numérique, aujourd’hui les élèves modèlent leurs idées, leurs envies en passant par toutes les disciplines. De cette façon, de nombreux supports et outils peuvent être utilisés pour mettre en œuvre leur projet. Les arts plastiques ont pour but d’éveiller les sens et la pensée tout en développant l’identité artistique de chacun. Enseigner les arts plastiques est aussi enseigner l’évolution de l’art et son histoire jusqu’à nos jours. Cet enseignement passe par la critique et l’analyse d’œuvre. Dans une société où l’image à toute son importance, il est important de comprendre les mécanismes des images qui nous entourent, qu’il s’agisse d’œuvre à part entière, ou bien même de publicité. Savoir décoder des formes et des images est essentiel dans le développement de la personne. Cette combinaison entre théorie, questionnement et pratique façonne la base des cours d’arts plastiques. Il ne s’agit pas toujours de réaliser quelque chose de « beau », mais de pouvoir expliquer une intention.
À quoi servent les arts plastiques ?
Il n’est pas toujours évident de remarquer l’utilité des arts plastiques et de l’art en général. Apprendre les arts plastiques est d’abord apprendre une autre forme de langage que l’expression verbale. Les arts plastiques servent donc à exprimer des idées. De plus, créer des œuvres développe l’imagination et la créativité de chacun, ainsi que la motricité. Les arts plastiques développent notre critique et notre sens de l’analyse tout en se cultivant.
Face à l’image omniprésente, il est important d’apprendre à voir et ne pas subir les images sans les comprendre. Les arts plastiques sont aussi utiles au quotidien pour développer sa créativité et dans une carrière professionnelle, les créatifs arrivent plus facilement àtrouver des solutions et débloquer des situations. Mais les arts plastiques peuvent aussi très bien faire l’objet d’un travail à part entière. Illustrateur, photographe, conservateur de musée, peintre, graphiste, directeur artistique, designer, paysagiste, architecte et plus encoredécoulent des arts plastiques.
*Tout est art ? Ben VAUTIER, 2016, exposition au Musée Maillol – Ben : tout est art ?
Le dessinateur de presse KIRAZ (Edmond Kirazian), connu notamment pour ses illustrations des Parisiennes publiées dans de nombreux magazines, est mort mardi 11 août à Paris à l’âge de 96 ans, a annoncé sa compagne, Sabine Bastien, à l’Agence France-Presse.
*Gouache originale parue dans Jours de France, février 1976 et avril 1979, et dans Gala, novembre 1997, 38 x 27,5 cm
Le réalisateur britannique Alan Parker est mort vendredi 31 juillet, à l’âge de 76 ans. Il était notamment l’auteur du célèbre film Midnight Express, sorti en 1978.
En près de trente ans de carrière, il laisse derrière lui une impressionnante série de succès critiques et populaires, parmi lesquels Fame (1980), The Wall (1982), Birdy (1985), Angel Heart (1987), Mississippi Burning (1988) ou encore The Commitments (1991).
Lauréat d’un Oscar d’honneur en 2007, le musicien est mort à l’âge de 91 ans dans la nuit de dimanche à lundi dans une clinique de Rome, où il était hospitalisé à la suite d’une chute.
Auteur de plus de 500 musiques pour le cinéma, avec des mélodies légendaires, Ennio Morricone est sans doute le compositeur le plus connu lorsqu’on parle de musiques de films. Sa composition la plus mémorable restera sans doute le lancinant air d’harmonica joué par Charles Bronson dans Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone (1968).
Si le contexte nous fait de suite penser au masque chirurgical ou de protection sanitaire, vous devez aussi penser aux autres types de masque (: masque de beauté, de plongée, de carnaval, de fer, de Zorro, à gaz, masque mortuaire, etc.).
Méthodologie
Servez-vous d’un masque existant comme départ de votre travail dessiné. Intervenez sur cette première esquisse pour en modifier la forme, le graphisme, la couleur, y ajouter des éléments, des textures…
Votre masque dessiné devra être le plus dingue, c’est-à-dire, le plus extravagant, le plus voyant, le plus drôle, le plus fou, le plus bizarre.
Questionnement
Un masque a une apparence connue, celle-ci permet-elle de modifier la réalité du visage réel ? Que montrez-vous grâce à ce masque ? Il peut avoir une fonction: se protéger, respirer, s’embellir, revêtir une dimension sacrée… Comment prenez-vous compte de cette fonction ? Comment pourriez-vous la rendre encore plus efficace ? Un masque permet de voir sans être reconnu. Comment pourriez-vous intégrer cette importance du regard dans votre travail ?
Références artistiques possibles
Portrait de Jeune femme, dite « L’européenne », 2e siècle. Les portraits du Fayoum sont un ensemble de peintures remontant à l’Égypte romaine exécutés du 1er siècle, à partir de la fin du règne de l’empereur romain Tibère, jusqu’au 4e siècle. Ce sont des portraits funéraires peints sur bois insérés dans les bandelettes au niveau du visage de la momie. Le défunt y est représenté en buste le visage de face.
Sankôjô, le vieillard, bois sculpté et peint, crin, 30 x 16 x 11 cm, Musée du quai Branly, Paris. Né au 14e siècle, le théâtre Nô constitue une des premières formes de pratique théâtrale au Japon.
James ENSOR, La Mort et les masques, 1897, huile sur toile, 78,5 x 100 cm, Musée d’Art contemporain de la Ville de Liège
Pablo PICASSO Tête de femme (Étude pour Les Demoiselles), juin-juillet 1906, crayon sur papier, 31 x 24 cm, Musée Picasso, Paris
Henri MATISSE, Portrait de Madame Matisse, 1913, huile sur toile, l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
Marcel JANCO, Tristan Tzara, 1919, carton, toile de jute, encre et gouache, 55 x 25 cm, assemblage de papier, Centre Pompidou, MNAM, Paris
Anton PEVNER, Masque, 1923, verre et plexiglas, MNAM, Paris
Masque Ammassalik, Groenland, années 1930, 25 x 11 cm, bois, Musée du Quai Branly, Paris
Pablo PICASSO Autoportrait, 30 juin 1972, crayon de couleur, 65,7 x 50,5 cm, Fuji Télévision Gallery, Tokyo
Keith HARING, Untitled (Bill T. Jones) ou Untitled (Grace Jones), 1984, body painting, photographie
John STEZAKER, Mask (Film Portrait Collage), CLXXIII, 2014, collage, 20 x 17,6 cm
Ýrúrarí, knits for bodies and spaces by Ýr, based in Iceland
Références dans la culture populaire
Les masques de la Commedia dell’Arte genre de théâtre populaire italien, né au 16e siècle, où des acteurs masqués improvisent des comédies marquées par la naïveté, la ruse et l’ingéniosité) : Arlequin, Scaramouche, Colombine, Polichinellle, etc.
Les masques du catch mexicain (: luche libre).
Scream, le film de Wes CRAVEN, 1997
Le masque de l’anarchiste Guy FAWKES porté porté par le personnage de V dans la bande dessinée V pour Vendetta d’Alan MOORE et David LLYOD (1982-1990) puis par les hacktivistes du mouvement Anonymous (2003).
Le masque (visage de Salvator DALÍ) des braqueurs de La casa de papel d’Álex PINA , 2017
Shepard FAIREY soutient Occupy Wall Street, 2011
Versus Big Brother
Alors que les caméras de surveillance et la reconnaissance faciale s’immiscent dans nos vies, quelques créatifs organisent la résistance. Du concept aux prototypes fonctionnels, des artistes et des designers conçoivent les parades qui vous permettront demain de demeurer incognito.
Depuis 2013, un artiste américain basé à Berlin, Adam HARVEY, conçoit ainsi réellement un arsenal de parades accessibles au plus grand nombre. Dans sa boutique de la vie privée, la collection de vêtement Stealth Wear comprend un sweat à capuche, une visière thermique et un foulard capables de contrer l’imagerie thermique grâce à un tissu synthétique argenté qui réfléchit la chaleur. Dans son kit anti-surveillance, outre ces vêtements furtifs, le CV Dazzle – l’un de ses tous premiers projets – offre une liste d’apparences à adopter pour tromper réellement les systèmes de reconnaissance faciale. Ces looks sont inspirés des camouflages des soldats de la Royal Navy pendant la Première guerre mondiale, le camouflage Razzle Dazzle* (ou camouflage disruptif). Reposant sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, il permettait de protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. De même, CV Dazzle utilise des coiffures et des maquillages permettant de briser la continuité d’un visage, en obscurcissant les yeux et l’arête du nez et en créant des asymétries de teint. Sachant que les algorithmes de reconnaissance faciale reposent sur la détection de caractéristiques telles que la symétrie et les contours du visage, l’idée est ainsi de créer un « anti-visage ».
Parmi les projets critiques, Facial Weaponization Suite de Zach BLAS consiste à créer, lors d’ateliers, des masques en plastique 3D modelés d’après les données faciales agrégées de tous les participants. Le résultat évoque une sorte de face collective, globuleuse et informe, une figure inhumaine et paranoïaque, illisible par les algorithmes, qui a pour vocation d’interpeller le public sur les dérives de la biométrie et de fournir un abri anti-yeux numériques.
À Chicago, l’artiste Leo SELVAGGIO vend à prix coûtant son propre visage, sous la forme d’un masque en résine hyperréaliste, à quiconque veut se promener incognito, dans son projet URME Surveillance (U R Me pour « tu es moi »). Le masque, garantit son auteur, est capable de leurrer les sophistiqués algorithmes de reconnaissance de Facebook ou d’applis, comme la controversée NameTag qui permet, à partir d’une simple photo prise avec un smartphone, de connaître l’identité numérique d’un anonyme croisé dans la rue.
Source cnetfrance.fr et next.liberation.fr/culture
CV Dazzle
Questionnement(s) :
La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :
Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine
L’artiste Christo (à droite sur la photographie face à Jack Lang) est décédé le 31 mai 2020. ARTE lui rend hommage avec la diffusion du documentaire consacré au projet « The Floating Piers » (Les jetées flottantes) conçu avec Jeanne-Claude dans les années 1970 et finalement réalisé par Christo en 2016 sur le lac d’Iséo en Italie. Vidéo disponible du 02/06/2020 au 02/07/2020.
L’Arc de Triomphe, Wrapped – Projet pour Paris, du samedi 18 septembre au dimanche 3 octobre 2021
L’empaquetage de l’Arc de Triomphe devrait bien avoir lieu, malgré la mort du plasticien. L’événement est programmé pour l’automne 2021, a-t-on assuré mardi au Centre des monuments nationaux (CMN) et auprès des responsables du projet. Le projet se poursuit conformément aux vœux de l’artiste, a assuré à l’AFP le CMN qui gère ce monument, l’un des plus visités de Paris. En raison de la pandémie du coronavirus, l’empaquetage avait été reporté à la période du 18 septembre au 3 octobre 2021, soit un an exactement après les dates initialement prévues.