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  • Objet gonflé

    Objet gonflé

    « J’aime une chose simple, mais elle doit être simple par le biais d’une complication. »

    Gertrude STEIN (1874-1946)

    Réalisez sous une forme gonflable un objet usuel que vous aurez au préalable bien observé et dessiné (plusieurs croquis).

    Lors d’un échange oral, vous serez conduit à vous interroger sur la relation entretenue entre l’objet produit d’une activité artistique et son référent et les écarts liés à sa nature gonflée.

    Cette séquence propose plus largement une réflexion sur les œuvres gonflables/ gonflées ou les œuvres qui abordent, sous des formes diverses, la question de l’air, du souffle ou des matériaux inusuels.

    Le Gentil Garçon (Julien AMOUROUX), Air Lines 2000, 6 × 8 × 2m – polyéthylène, chaise en bois, ventilateur, minuterie. Un avion en polyéthylène se gonfle et se dégonfle automatiquement toutes les quinze secondes. Ce mouvement fait décoller et atterrir une chaise de bois à l’intérieur de l’engin.

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre le rôle de la matérialité dans une œuvre d’art, s’interroger sur les matériaux artistiques et non-artistiques
    • mettre en œuvre et exploiter les potentialités de matériaux inusuels
    • faire des choix sensibles, artistiques, symboliques et sémantiques et savoir les expliquer

    Questions

    En quoi la matérialité change-t-elle la perception des œuvres d’art ? Dans quelle mesure la matérialité de l’œuvre est-elle expressive ?

    Références artistiques possible

    • Marcel DUCHAMP, Pliant de voyage, 1916, housse souple et brillante de machine à écrire Underwood, cachant de sa matière en skaï l’objet en-dessous
    • Claes OLDENBURG, Soft Toilet ,1966, sculpture souple, bois, vinyle, kapok, fil de fer, support en métal et base en bois peint, 217×97×80 cm
    • Jeff KOONS, Inflatable Rabbit, 1986, sculpture en acier inoxydable, 1,04 m de haut
    • Gilles TOUYARD, 1 portant de 4 vêtements (objet de seduction) de la série Enflures, 1993, portant métallique, caoutchouc synthétique et valves, 125×215 cm
    • Julien AMOUROUX, Air Lines, 1999, polyéthylène, chaise en bois, ventilateur, minuterie, 6×8×2 m
    • Max STREICHER, Silenus (Sleeping Giants), 2002, voile en nylon, ventilateurs électriques, chaque figure gonflable mesure 8 mètres de haut – https://www.maxstreicher.com/
    • Erwin WURM, Fat Car Convertible (Porsche), 2005, 130×469×239 cm
    • Max STREICHER, Walking Army, 2006, voile en nylon, ventilateurs électriques, conduits flexibles, chaque figure mesure 5 mètres de haut
    • Aleksandra MIR, Plane landing, 2008, avion/ballon gonflé à l’hélium – https://www.aleksandramir.info/projects/plane-landing-in-switzerland/
    • Hans HEMMERT, Go with the flow, Paris, 2012, ballons en latex, 140×280×100cm
    • Max STREICHER, Battle of Cannae, 2014, voile en nylon, toile en polyester, ventilateur électrique, 4,5×9×5,5 mètres
    • Cyril LANCELIN (Studio town.and.concret), The Knot, 2017, installation immersive, sculpture gonflable, 16×16×8 m

    Mais aussi la bulle d’air photographiée par Patrick TOSANI, le matelas de Fabrice GYGI sur lequel les plus sportifs peuvent sauter, le stand de mise en forme et de gonflette des Actives Men , les bulles de chewing-gum de Simone DECKER, l’Arc de triomphe doré de Guillaume POULAIN, la chemise d’air de Javier PEREZ et la Marylin de Lilian BOURGEAT.

    Erwin WURM, Fat Car Convertible (Porsche), 2005

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent

    J’ai du mal à faire des choix pertinents pour créer des effets artistiques.

    Je commence à explorer différents gestes, outils et matériaux, mais le résultat est souvent imprévisible.

    +-

    Je fais les bons choix et parviens à créer les effets artistiques prévus dans mon projet.

    +

    Je fais preuve d’une réelle maîtrise dans le choix, l’organisation et l’utilisation de gestes, d’outils et de matériaux pour créer des effets artistiques variés et convaincants.

    ++

    2.2 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles

    J’ai du mal à planifier et à anticiper les étapes de réalisation de ma production artistique.

    Je commence à me repérer dans les étapes, mais ai besoin de plus d’anticipation et souvent de revoir ma planification.

    +-

    Je me repère avec succès dans les étapes de réalisation et suis capable d’anticiper et de surmonter les difficultés éventuelles.

    +

    Je planifie et organise efficacement les étapes de réalisation de ma production plastique, en anticipant habilement les difficultés et en ajustant ma démarche en conséquence.

    ++

    3.1 – Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe

    J’ai des difficultés à décrire mes productions artistiques et celles des autres avec précision et à utiliser un vocabulaire spécifique.

    Je commence à utiliser un vocabulaire spécifique pour décrire ma réalisation, mais ma description reste limitée et peu précise.

    +-

    Je décris de manière fiable mes productions plastiques, celles de mes pairs et des œuvres d’art étudiées en classe en utilisant un vocabulaire spécifique adapté.

    +

    J’utilise avec maîtrise le vocabulaire artistique spécifique, offrant des descriptions détaillées, nuancées et approfondies de mes réalisations plastiques, celles de mes pairs et les œuvres d’art proposées en classe.

    ++


    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets : création d’objets, intervention sur des objets, leur transformation ou manipulation à des fins narratives, symboliques ou poétiques ; la relation entre forme et fonction,

    La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre :

    • la réalité concrète d’une production ou d’une œuvre : le rôle de la matérialité dans les effets sensibles que produit une œuvre.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • 2.2 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.1 – Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    *Image mise en avant : SUV DS 7 Crossback Hybride Présidentiel Noir et Blindé – Série « Enflures », Gilles Touyard, 2022

  • De fil en fil

    De fil en fil

    Filer, étirer, tisser, entrelacer, mêler, nouer… De fil en fil, votre réalisation se révèle.

    #tissage #installation

    Votre choix du fil pour votre réalisation ne doit pas être anodin, car il témoigne d’une démarche, d’un processus : de la fibre au fil, du tressage au tissage naissent des outils, des savoir-faire, des formes, des architectures, des cultures, des réseaux… jusqu’à l’époque contemporaine où la fibre de l’Internet nous connecte au monde.

    Debbie SMYTH, Stag Head, 2014, 52,5 x 52,5 cm
    La série Shaded Works s’inspire de formes et de silhouettes et de scénarios banals souvent évoqués à partir de souvenirs de l’enfance de l’artiste. Le contour est tracé, puis progressivement l’espace négatif est rempli et ombragé avec des masses de fil, capturant le mouvement et laissant la forme positive ressortir avec un effet légèrement éthérée.
    Chiharu SHIOTA, Labyrinth Of Memory, 2012, installation, robes blanches, laines noires, La Sucrière, Lyon

    Références artistiques

    L’utilisation du fil textile réapparaît dans les démarches artistiques actuelles. D’ailleurs, en 2017 la Biennale de Venise et la Documenta remarquent cet engouement pour les médiums tressés, tissés ou noués.

    • Kitagawa UTAMARO, Le Tissage, XVIIIe siècle, estampe, Musée Guimet, Paris.
    • Johannes VERMEER, La Dentelière, peinture à l’huile, 24 x 21 cm, 1669-1670, Musée du Louvre, Paris.
    • ÉTIENNE-MARTIN (1913-1995), Le Manteau, 1962, tissus, passementeries, cordes, cuir, métal, enveloppe en toile de bâche et cuir, 160 x 200 x 30 cm.
    • Eva HESSE, Contingent, 1969, fibre de verre et latex sur gaze, 350 x 630 x 109 cm
    • Isa MELSHEIMER, Hyperboloïde, 2007, installation, fil à coudre, clous, dimensions variables. L’installation s’articule autour d’une forme hyperboloïde. Cette forme générée par la rotation de lignes parallèles autour d’un axe se déploie dans l’espace, créant un nouvel espace et suggérant une barrière légère et fragile.
    • Muriel BAUMGARTNER, Corset rouge n°1 (série Mes Broderies), 2009, dessin et broderie sur papier, 33 x 33 cm. « Mon travail est à la fois biologique et autobiographique. Il s’agit d’une transcription graphique d’une expérience de corps, de mon propre corps. »
    • Akio HAMATANI, W-Orbit, 2010, installation, diamètre : environ 400 cm, Maison de la culture du Japon, Paris
    • Julien SALAUD, Constellation du Faon, 2012, trophée de chevrette, clous, perles de rocaille, fil de coton, 60 x 25 x 35 cm.
    • Sten LEX, Rue de Bretagne, pochoir lacéré, 2012, street-art
    • Eliza BENNETT,  A Woman’s Work Is Never Done, 2012/ 2014, série photographique. « Comme support d’un canevas, je brode la couche supérieure de la peau de ma propre main à l’aide de fil pour créer l’apparence d’une main incroyablement usée. En utilisant la technique de la broderie traditionnellement employée pour représenter la féminité et l’appliquer à l’expression de son contraire, j’espérais remettre en question la notion préconçue selon laquelle le travail des femmes est léger et facile. »
    • Pae WHITE, Too much night, again, 2013, installation, fil, clous, dimensions variables
    • Debbie SMYTH, It’s a Small World, 2013, installation, fil noir, clous, dimensions variables.
    • Hinke SCHREUDERS, Works on paper #36, 2014, broderie sur papier marouflé sur toile de lin, 26 x 18 x 5,5 cm
    • Julien SALAUD, Fleuve Céleste, 2015, installation dans les Caves de la Maison Ackerman, plus de 65 000 clous et de 45 km de fil de coton tendu, dans une cave de 60 mètres de long sur 6 à 7 mètres de hauteur et de largeur, le tout à 25 mètres sous terre, projet issu de la résidence artistique « Ackerman + Fontevraud la Scène ». https://youtu.be/-M8tRME-eTY
    • Chiharu SHIOTA, Infinity, 2015, installation, fil noir, ampoules électriques, dimensions variables.
      « Les fils sont tissés l’un dans l’autre. Ils s’enchevêtrent, ils se déchirent, ils se dénouent, ils sont comme un miroir des sentiments. »
      L’artiste japonaise tisse de vastes environnements en fils de laine noirs qui emprisonnent des objets évocateurs — instruments de musique, robes de poupées, chaussures, lits. Ces objets, flottants, libérés de leur utilité première, nous renvoient à des visions poétiques et émouvantes. Ils convoquent des souvenirs, soulignent des absences. Le réseau graphique qui connecte les éléments évoque la puissance des liens interpersonnels, l’inévitable dépendance du sujet à ses racines. CHIHARU SHIOTA (chiharu-shiota.com)
    • Claire MORGAN, Murmurations, 2016, installation, polythène, nylon, plomb, acrylique, 500 x 1650 x 660 cm, Claire Morgan (claire-morgan.co.uk)

    Les Moires

    Dans la mythologie grecque, les Moires sont les divinités maîtresses de la destinée humaine. Ces trois sœurs filandières* président respectivement à la naissance, au déroulement de la vie puis à la mort.
    _ Clotho, signifiant « filer » en grec, paraît être la moins vieille. Elle fabrique et tient le fil des destinées humaines. Elle est souvent représentée vêtue d’une longue robe de diverses couleurs, portant une couronne formée de sept étoiles et tenant une quenouille qui descend du ciel vers la terre. La couleur qui domine dans ses draperies est le bleu.
    _ Lachésis, nom qui en grec signifie « sort » ou « action de tirer au sort », est celle qui déroule le fil et qui le met sur le fuseau. Ses vêtements sont quelquefois parsemés d’étoiles et autour elle un grand nombre de fuseaux sont dispersés. Ses draperies sont de couleur rose.
    _ Atropos, c’est-à-dire « inévitable » en grec, coupe impitoyablement le fil qui mesure la durée de la vie de chaque mortel. La plus âgée des trois sœurs est représentée proche de plusieurs pelotons de fil plus ou moins garnis, suivant la longueur ou la brièveté de la vie mortelle qu’ils mesurent.
     
    * filandière : femme qui file manuellement

    Pénélope

    Dans la mythologie grecque, Pénélope est l’épouse fidèle d’Ulysse dont elle a un fils, Télémaque. Pendant vingt années, elle tint tête aux prétendants qui affirmaient qu’Ulysse était mort. Pour gagner du temps face à l’insistance de ces nombreux courtisans, elle promit de choisir l’un d’entre eux quand elle aura achevé de tisser le linceul de son beau-père Laërte. Afin que la besogne perdure, elle défaisait la nuit ce qu’elle avait tissé le jour. Ce stratagème fut dénoncé par une de ses servantes. Elle était sur le point d’épouser l’un d’eux lorsque Ulysse déguisé revint enfin.

    • Pénélope à son métier et Télémaque, Skyphos à figures rouges, 440-435 av. J.-C., Chiusi, Italie (le skyphos est un vase à boire haut de 15 à 20 cm, généralement sans pieds).
    • John William WATERHOUSE, Pénélope et les prétendants, huile sur toile, 130×188 cm, 1912, Aberdeen Art Gallery and Museums, United Kingdom.

    Fil d’Arianne

    Dans la mythologie grecque, Ariane est la fille du roi de Crète Minos et de Pasiphaé et la demi-sœur du Minotaure.
    Séduite par Thésée venu tuer le monstre, elle aida celui-ci à s’échapper du Labyrinthe. C’est en effet le secours qu’elle apporta à Thésée qui permit à ce dernier d’obtenir la victoire sur le Minotaure : contre la promesse de l’épouser, elle lui fournit un fil qu’il dévida derrière lui afin de retrouver son chemin.


    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Chiharu SHIOTA, Counting Memories, installation : bureaux et chaises en bois, papier, laine noire, Silesian Museum, Katowice, Pologne.

  • Confinement

    Confinement

    Pour échapper à la fermeture des musée, à la désertion des rues et autres lieux habituellement vivants, je lis, je visionne, je surfe sur le Net et c’est ainsi que j’ai découvert, relayées sur les réseaux sociaux comme des symboles du ressenti du public face aux mesures prises pour lutter contre une pandémie, les œuvres de la série Espaces Dissimulés de José Manuel BALLESTER.

    C’est entre 2007 et 2010 que le peintre et photographe passionné de restauration de tableaux anciens, a réalisé cette série en photographiant des œuvres de premier plan puis en les retouchant pour en effacer les personnages révélant dès lors ce qui échappe au regard distrait et faisant du vide une source de beauté mélancolique.

    José Manuel BALLESTER, Le Palais Royal (d’après VÉLASQUEZ), 2009, 318,4 x 276 cm
    José Manuel BALLESTER, Le Radeau de la Méduse (d’après GÉRICAULT), 2010, 491 x 717 cm
    José Manuel BALLESTER, La Naissance de Venus (d’après BOTTICELLI), 2012, 173 x 277,5 cm

    José Manuel BALLESTER, série Espaces dissimulés (Ocultos espacios), impressions numériques sur toile, 2007-2010
    *Le Printemps (d’après BOTTICELLI), 2015, impression numérique sur toile, 203 x 314 cm, détail en bandeau

    https://www.josemanuelballester.com/